Le cœur me serre quand debout, devant mon frigo, je le relis. Certes, que tout dépend de ma dynamique au moment où je bouscule mon ressenti de mère.

Même si je reste secrète depuis longtemps, mes filles sont toujours malades dans leur consommation.

Mon silence ne cache rien de positif.

Rien qui nourrit ce besoin de les voir se réaliser dans certains domaines de leur vie. Impuissante, je m’accroche en lisant ce qu’elles m’offrent dans leur descente.

Quand je lis cette parcelle de mots

« Elle te rappellera tout l’amour, qui s’épanouira toujours en moi, grâce à toi. »

Seigneur, je sais trop bien que la drogue, la boisson n’aident pas à l’épanouissement de l’amour.

__Au contraire, elles sont responsables de la distance qui prend de plus en plus de place dans nos interactions familiales.__

Pour être honnête, ces mots dessinent ce que j’ai perdu depuis 1998.

Et malgré toutes mes prières de foi, les méchantes « la drogue et la boisson» ont pris ma place.

Dois-je essayer d’interpréter son cadeau avec le cœur d’une mère comblée? Mais comment puis-je trouver dans mon moi malade, la capacité de me mentir devant ma réalité de merde?

Merci ma fille pour ce cadeau empoisonné,



Ta mère qui t'aime,

Lee