Pensées 10 mars 2010
Bonjour à toutes et à tous
Pour les chevaliers autrefois, la courtoisie était un idéal de conduite à tenir à l’égard des dames et des demoiselles. C'était un code basé sur l'honneur qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami. En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret tout en devenant sa suzeraine.
La courtoisie est aussi recherchée chez les automobilistes sur les routes du Québec. Un sondage réalisé en 2008 par la SAAQ a révélé que 87 % des titulaires de permis de conduire estiment que le manque de courtoisie au volant est un problème important au Québec. Agir avec courtoisie contribue à instaurer un climat de respect et de prudence sur les routes et à améliorer le bilan routier.
Faire montre de courtoisie, c'est traiter les autres comme nous voudrions l'être. Nous pouvons agir avec courtoisie, même si nous sommes en colère, ou sous le coup d'une blessure, tout en restant fidèles à ce que nous croyons être la vérité. La courtoisie n'a rien à voir avec le fait d'avoir tort ou raison. C'est essentiellement une question de respect de soi, d'où naît le respect des autres. Alfred Jarry a écrit dans Les Jours et les Nuits : « Dieu en vain tu ne jugeras est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir. »
La courtoisie s'apprend à la maison, par l'exemple des parents qui traitent leurs enfants poliment. Montrer de la courtoisie aux enfants est riche de dividendes, le premier étant l'estime de soi que cette attitude permet aux petits de développer. « Un homme courtois ne marche pas sur l'ombre de son voisin. » (Proverbe chinois)
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles