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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 03 février 2012

Bonjour à toutes et à tous

La sérénité mentale et émotionnelle est de plus en plus associée à la santé cardiovasculaire et peut même contribuer à réduire l'obstruction des artères. Le premier pas vers la sérénité, c'est curieusement abandonner toute recherche de contrôle des événements stresseurs contrairement à ce que le chercheur montréalais Hans Selye avait proposé. Le stress a été identifié comme un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, tout de suite après les facteurs héréditaires (infarctus, angine de poitrine, hypertension, accidents vasculaires cérébraux, etc...). Pour nous, le fait de chercher à contrôler notre stress est au moins aussi grave que de fumer et peut même provoquer une tension artérielle élevée. Toute tentative de contrôle donne naissance au stress ou l'entretient chez nous et aussi chez ceux et celles qui sont soumis à nos contraintes, à nos entraves et à toute cette coercition.

Le stress, de fait, augmente la fréquence cardiaque et la tension artérielle. Il induit la sécrétion d'adrénaline qui peut provoquer des troubles du rythme (« arythmies »). Il fait monter le taux de cholestérol. Il provoque un excès de coagulation du sang qui contribue à la formation de caillots dans les artères de cœur. Enfin, le stress réduit la capacité du système immunitaire à faire face aux infections. Les auteurs, Jacques Lafleur et Robert Béliveau ont produit un questionnaire utile dans leur livre : Les quatre clés de l'équilibre aux Éditions Logiques, 1994 ( http://www.psychomedia.qc.ca/stress1.htm ).

La sérénité n'est pas forcément nous dépouiller de tout stress, de toute émotion. La sérénité est plutôt ce sentiment libérateur de sécurité et de paix intérieure qui nous permet de vivre notre vie aussi pleinement et aussi passionnément que nous le voulons, parce qu'elle puise à une source d'énergie et de sagesse, intarissable, généreuse et disponible en tout temps : une Puissance supérieure. Lorsque nous confions une difficulté à notre Puissance supérieure, nous finissons toujours par sentir et par savoir que la présence divine en nous et chez les autres connaît la racine et la réponse. Allez voir la prière de la Sérénité si ça vous chante : http://www.youtube.com/watch?v=g0NKhzkR4rA

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 02 février 2012

Bonjour à toutes les marmottes et à tous les siffleux

Le jour de la marmotte (Groundhog Day en anglais et « marmotte », c'est aussi le surnom de Denise qui aime bien dormir) est célébré le 2 février en Amérique du Nord et symbolise notre empressement à marquer la fin de l'hiver. Selon la tradition, ce jour-là, certains amateurs de sensations fortes observent l'entrée du terrier d'une marmotte et pas n'importe quelle marmotte. Si la marmotte émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux comme aujourd'hui à Québec, l'hiver finira bientôt, mais si la marmotte voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l'hiver sera tardif. Certaines petites villes d'Amérique du Nord ont une marmotte célèbre prédisant la météo à venir, telles que : Wiarton Willie, la marmotte albinos de la péninsule de Bruce en Ontario, Phil de Punxsutawney, en Pennsylvanie aux É-U (rendue célèbre par le film Un jour sans fin), General Beauregard Lee, honorée par l’Université de Géorgie en qualité de « docteur ès prévisions météorologiques », Chuck de Staten Island, Dave de Dunkirk, Mel de Malverne, Sam de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse et Fred, notre marmotte nationale dans le petit village Val-D'espoir en Gaspésie. Il y en a une aussi moins connue des médias au Parc Maizerets à Québec plus intelligente car elle demeure dans son terrier jusqu'au printemps où elle sera bien nourrie par les visiteurs habituels. Shubenacadie Sam, pour sa part, passe en réalité l'hiver sans hiberner pour une meilleure mise en scène médiatique. La seule marmotte qui a souvent une voix discordante en ce 2 février est Spanish Joe, une marmotte de la région d'Ottawa morte il y a près de 20 ans. Selon le propriétaire de la marmotte empaillée, le conseiller municipal de Spanish de la région Nord-est de l'Ontario, Rick Story, Spanish Joe lui envoie des messages psychiques depuis l'au-delà. S'il affirme que cette année, la marmotte n'a pas vu son ombre alors l'hiver sera court.

Les organisateurs du « jour de la marmotte » affirment que les prévisions des rongeurs sont précises dans 75 à 90 p. 100 des cas. Cependant, les archives météorologiques prouvent que le taux de succès de la marmotte est très faible. Les données météorologiques des 30 à 40 dernières années pour 13 villes du Canada révèlent qu'il y a autant de jours ensoleillés le 2 février que de jours couverts. Durant cette période, les prévisions de la marmotte ne se sont avérées justes que dans 37 p. 100 des cas, c'est-à-dire que les hivers sont demeurés froids pendant plusieurs semaines après l'apparition d'une ombre nette le 2 février, ou qu'ils sont devenus beaucoup plus doux que d'habitude alors que ce jour-là était trop nuageux pour que l'on puisse voir une ombre. Les prévisions de la marmotte sont cependant erronées près des deux tiers des années : soit qu'elles sont contraires à ce qu'elles auraient dû être, soit que l'hiver se prolonge normalement. Dans ce cas, un taux de précision de 33 p. cent peut être le fruit du hasard. Un résultat de 37 p. 100 n'est donc pas significatif.

 Source : L'encyclopédie canadienne — ( Nous croyons que ce sont des miss et monsieur météo qui ont calculé ces statistiques et même que leurs résultats sont habituellement plus probants ).

La tradition veut que si la marmotte voit son ombre et retourne dans son terrier le 2 février, l'hiver dure encore six semaines. Dans le cas contraire, l'hiver durerait quatre semaines. Comme la marmotte se tourne habituellement vers le soleil comme pour lui rendre hommage, c'est alors présage de beaux temps. Le mode de vie des groupes d'entraide nous apprend que nous n'avons rien à craindre parce que nous pouvons en tout temps nous tourner vers notre Puissance supérieure et visualiser l'amour de Dieu qui nous enveloppe comme une chaude lueur.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 01 février 2012

Bonjour à toutes et à tous

Le terme français « Dieu » vient du latin deus, qui signifie « lumière du ciel ou du jour » et aussi de dei qui veut dire « luire, briller ». « Dieu a créé l’homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur. » ( Georg Christopher Lichtenberg, Le miroir de l’âme ) Dans le film La vie est belle de Roberto Benigni, Guido, son personnage d'apprenti serviteur se demandait jusqu’où il devait s’incliner pour saluer ses clients. Son oncle juif lui a simplement répondu : « Servir, c’est l’art suprême ; Dieu est le premier serviteur. Dieu est au service des hommes mais il n’est pas l’esclave de l’humanité. » Dieu est notre serviteur à tous ! Dieu ne fait pas tout ce que nous lui demandons.

Plusieurs d'entre nous croient souvent que c'est à Dieu d'agir. Comme si c'était un personnage extérieur à nous, dans l'au-delà, qui, à lui seul, un peu comme Superman, peut intervenir directement sur les événements qui se produisent si nous Lui en faisons la demande. Dieu, de toute évidence, a un plan. Et si c'est le cas, nous ne sommes pas vraiment libres dans le sens que la plupart des gens définissent la liberté. Pour plusieurs de ces gens, nous sommes plutôt des esclaves, des robots au service d'une autorité devant laquelle nous sommes forcés de nous incliner pour l'honorer. Si Dieu existe, pourquoi aurait-Il besoin de nos prières pour se manifester ? Puisque l'intention de Dieu tel que nous Le concevons est foncièrement bonne, tous les gestes que nous allons poser avec ou sans efforts pour être bienveillants, justes, honnêtes, en agissant « comme si » sont naturellement bons. Alors nous allons percevoir l'œuvre de Dieu prendre forme dans nos gestes, nos pensées, les gestes et les pensées des autres et les événements qui s'en suivent. Comme nous ne connaissons pas les intentions de notre Ps, quelquefois nous décodons ce qui nous arrive comme quelque chose de mal, pour nous apercevoir plus tard que ça devait se passer ainsi.

Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggère de rechercher notre propre conception de Dieu, d'agir « comme si » Dieu existe. Nous n'avons rien à perdre si ce n'est notre faux orgueil, nos obsessions, nos compulsions et toutes les illusions anti-vie rattachées à notre maladie. Si Dieu existe, Il nous est supérieur. Il nous aime assez pour nous rendre la raison à chaque jour et pour nous permettre d'apprécier la vie. Avec Sa gouverne, nous pouvons compter sur Lui pour Sa lumière, Sa bonté, Son amour et Sa paix.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 31 janvier 2012

Bonjour à toutes et à tous

Les singes de la sagesse sont un symbole représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment en fait un pictogramme : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il semble de prime abord qu'il ne lui arrivera que du bien. Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.

Dans la philosophie orientale, la figure du Ying/Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre. Un peu comme l'adage qui nous entendons dans les meetings que nous avons les qualités de nos défauts : « On a toujours les défauts de ses qualités, rarement les qualités de ses défauts. » ( Herbert George Wells ) Ces trois singes peuvent aussi métaphoriquement évoquer le contraire de ce que nous leur faisons habituellement dire, et ainsi, ces trois comportements d'autocensure peuvent traduire une forme d'irresponsabilité ou de lâcheté :
- Ne pas vouloir voir ce qui pose problème
- Ne rien vouloir dire de ce que nous savons
- Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si » nous ne savions pas,
pour ne pas prendre le risque de changer quoi que ce soit, pour ne pas faire de vagues.

La sagesse désigne le savoir et la vertu d'un être. Elle caractérise celui ou celle qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions (vertus de tempérance, de modération et de justice), qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles. La sagesse est attribuée à celui ou celle qui prend des décisions raisonnables, au prix de ses propres intérêts parfois. Nous qualifions d'enfants sages ceux qui sont obéissants et discrets. Avec l'aide du mode de vie des Douze Étapes, nous devenons obéissants comme des enfants devant notre Père, ce Dieu tel que nous Le concevons et ainsi de plus en plus sages.

« Il est bien rare qu'on se corrige en voyant les défauts des autres. On se croit sans défauts ou, pour mieux dire, on se reconnaît ceux qu'on ne possède pas et l'on nie ceux qu'on a. » ( Hippolyte Lucas ) Le mode de vie nous apprend à mettre de côté nos vieilles habitudes et à en tirer des leçons pour être en mesure de connaître une nouvelle intimité avec les autres, avec le moment présent, avec nous-mêmes. La sagesse que nous avons ainsi acquise n'est pas le fruit de notre vertu ou de nos efforts ; notre compréhension dans la plupart de ces cas est venue de la souffrance que nous ont causée nos anciennes et souvent encore présentes folies. Notre Ps a de curieux moyens de nous faire cheminer.

Prière Ojibwa sur la sagesse (pour ceux et celles qui le désirent)
Ô Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi. Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants. Je suis faible...je suis petit...j'ai besoin de ta sagesse et de ta force. Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères mais afin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même. Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit. Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil mon esprit pourra venir à toi sans honte.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 30 janvier 2012

Bonjour à toutes et à tous

Le phénomène de l’ami imaginaire est bien connu des psychologues. C'est souvent aussi déstabilisant pour les parents mais rarement pour l'enfant. Entre 3 et 5 ans, de nombreux enfants s'inventent un ami imaginaire. Ce personnage invisible est utile à l'enfant pour verbaliser ses émotions et partager des expériences. L'irruption soudaine de ce personnage fictif et invisible dans la famille est souvent inquiétante pour les parents. L'enfant se met à parler tout seul et à s'inventer des histoires abracadabrantes qui ont toutes pour point commun, le fameux ami imaginaire. « L’enfance, cette époque divine où l'on peut entrer dans la peau d'un personnage imaginaire, être son propre héros, danser et rêver en même temps. » ( Gilbert Keith Chesterton )

Tout est imaginaire, tout est Dieu. Damoclès se promenait avec son épée. Don Quichotte, l'amoureux fou et visionnaire pourfendait des moulins à vent avec une dulcinée dans son cœur. Les lecteurs plongent dans ces univers livresques et sont habités par les personnages de leurs romans ou bds. Les possédés convulsent avec leurs démons. Plusieurs d'entre nous, que certains appellent illuminés, conversent avec leur ange gardien. « Les dieux sont les amis imaginaires des adultes. » ( anonyme ) Ce phénomène chez les enfants ressemble beaucoup à celui d'une Puissance supérieure chez les adultes. Près des deux tiers des enfants d’âge préscolaire ont un ami imaginaire et le phénomène est tout à fait normal à l'âge de trois ans. Les psychologues sont unanimes sur ce point. Les enfants qui entretiennent des relations avec des copains imaginaires seraient moins dépendants des adultes, moins agressifs envers leurs camarades, plus coopératifs avec leurs professeurs et, aussi, que leur vocabulaire serait plus évolué. Un autre point sur lequel l’accord est unanime porte sur la grande diversité des amis imaginaires. Autrement dit, il n’y a pas de portrait-robot qui trace les traits de caractères typiques de l’ami imaginaire idéal. Chaque enfant idéalise son copain intime en conformité avec son propre caractère et selon sa propre imagination. Quelle ressemblance ! Pas de hasard !

Notre copain secret, notre Puissance supérieure, nous permet d'être abstinents aujourd'hui, d'être nous-mêmes, d'exprimer nos opinions, d'avoir l'esprit en paix, d'aimer et d'être aimés, de grandir spirituellement. En nous éveillant spirituellement à un ami imaginaire tel une Ps, quelquefois ça peut avoir un effet tout aussi déstabilisant pour la famille et notre entourage. La vie spirituelle que nous recevons ainsi en cadeau tous les jours de notre rétablissement ne demande qu'à s'exprimer, car « c'est seulement en le partageant que nous conservons ce que nous avons ».

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 29 janvier 2012

Bonjour à toutes et à tous

Selon la définition de Leibniz ( Spontaneum est cujus ratio est in agente ), est spontané ce dont le principe est dans l'agent. Plus simplement, ça veut dire qu'être doué de spontanéité, c'est être la source originelle d'actions et de manifestations. La spontanéité se produit par l'initiative propre d'un agent, sans être sous l'effet d'une cause extérieure, sans être une réaction ou une réponse à un stimulus quelconque. En psychologie et en anatomie, le réflexe est opposé à tout ce qui est spontané.

Selon Aristote, tous les êtres se meuvent spontanément par l'effet d'un désir intérieur qui les porte vers leurs causes finales, et c'est du concours de tous ces mouvements spontanés que résulte l'harmonie universelle. Pour plusieurs d'entre nous, la spontanéité peut aussi prendre origine dans notre Ps qui peut être la véritable source de nos gestes et actions, pensées et désirs.

La spontanéité est un comportement qui n’est pas réfléchi, qui est fait sans calcul. Les paroles ( comme les gestes ) peuvent être spontanées, impulsives, instinctives, directes. La spontanéité est un trait de caractère extériorisé qui révèle un peu de la personnalité de l’individu ; elle est souvent synonyme d’aisance, de cordialité, de franchise, de naturel. C'est alors que nous pouvons la considérer comme étant une qualité. La spontanéité peut parfois s’apparenter à un manque de tact. L’impulsivité, quant à elle, caractérise un comportement qui est soumis à une poussée irrésistible ; il s’agit souvent d’un acte incoercible et soudain. L’impulsivité est communément associée à un comportement emporté, voire volcanique, un manque (ou même une absence) de contrôle de nos actes ou de nos paroles, ce qui bien souvent lui confère une connotation péjorative. Les actes héroïques ou de bravoure sont très généralement impulsifs, et nous entendons dans de telles occasions que cela révèle une grandeur d’âme.

Spontanéité et authenticité sont des qualités d'innocence et de paix. Pour plusieurs, cette innocence se perd souvent avec les expériences de la vie et les blessures qu'elles engendrent. Pour nous, c'est notre Ps qui nous forge tels qu'Il Le ou La désire. L'innocence ne signifie pas forcément de la naïveté. À nous de prendre du recul face aux adversités, agressions, dépendances, corruptions et perversions et de rester nous-mêmes, de préserver ces qualités humaines qui viennent du cœur, de notre Ps et tout cela en bout de compte, nous révèle tels que nous sommes, tel qu'Il veut bien que nous soyons.

La spontanéité est l’une des plus nobles fiertés, des plus hautes qualités de l'être humain. C’est un élan, une sorte de légèreté, un espoir qui nous habite une seconde, une idée qui nous fait tendre la main, qui nous fait essayer. C'est une issue qui apparait dans un monde parfois très sombre, qui jaillit d'une fissure dans le mur de notre caverne (ou au bout du tunnel) en laissant passer un jet de lumière. Les partages et témoignages de ces êtres de lumière, nous apprennent à nous reconnaître, à découvrir notre façon d'être ou de penser à travers celles des autres, à nous accepter nous-mêmes, à nous laisser aller à la spontanéité, à nous ouvrir et à nous rapprocher des autres, à avoir le courage d'être nous-mêmes et à nous raconter sans maquiller la vérité.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 janvier 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Jamais la haine ne cesse par la haine ; c'est la bienveillance qui réconcilie. ( Bouddha ) La bienveillance envers soi est un des plus importants secrets de la sagesse. Il faut se regarder tout au fond de soi avec le regard le plus clair possible, un regard limpide, qui ne juge pas, qui ne juge plus. Dans les groupe d'entraide, il y a cette maxime qui nous invite à faire de même : Juge moins, Aime plus. C’est une vision compatissante qui doit aussi être portée sur soi-même. Nos défauts doivent ne plus nous faire souffrir, nous faire honte, car ce sont les nôtres et tout être humain sur cette terre en possède tout autant. Pour avoir ce regard compatissant sur soi-même, cet amour de soi, il est souvent utile de prendre une plume légère pour décrire un fait, et reconnaître que nous ne sommes que des êtres mortels, faillibles, des enfants de ce Dieu d'amour tel que nous Le concevons qui trébuchent quelquefois en cheminant. C’est dans cette douceur envers soi que se trouve la clé. Ensuite, nous pouvons ressentir l'amour des autres et de Dieu. La vie amoureuse, c'est l'expression de cette douceur, de cette admiration et de ce respect envers soi et les autres. C'est le langage des désirs, des émotions, de la sensualité et de la sexualité. Dans certaines formes de sexualité, le manque d'amour envers soi va induire des rapports d'exigence, de violence, et parfois de perversité de type sado ou maso. Celui qui ne s'aime pas ne peut que tout accepter de l'autre et voir sa partenaire, son 'amoureuse', comme un simple objet de désir. Ainsi s'il traite l'autre comme l'objet de son propre plaisir, il n'a plus cette bienveillance envers soi ou les autres dans chacune de ses 'mamours'.

La bienveillance, c'est s'intéresser à soi-même. Le principal moyen d'y arriver c'est la méditation, car elle permet de nous observer, puis d'accepter la moindre de nos pensées et de nos émotions comme un cadeau divin. Il se développe alors une ouverture à la compassion et aussi à son expression, la tendresse. Nous parvenons ainsi à avoir envers nous-même de l'honnêteté, de la douceur et de la bonté, et à rester ouvert face à nous. Ce sentiment de compassion et de bienveillance peut alors s'étendre aux autres sans accrocs. Il s'exprime alors en délicatesses. « La délicatesse des gestes révèle celle des sentiments. » ( Proverbe africain )

Nous nous traitons avec délicatesse et considération, et nous nous parlons à nous-mêmes avec la même bienveillance que nous mettons pour nous adresser aux autres. Nous avons la possibilité, le désir, la capacité et le temps de faire tout ce que Dieu nous confie, un jour à la fois. S'il nous manque une de ces quatre choses, alors nous attendons en toute humilité qu'elle vienne et nous admettons notre limite. C'est souvent ainsi que cette limite disparaît.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 27 janvier 2012

Bonjour à toutes et à tous

Il nous est souvent suggéré de trouver le temps de méditer chaque matin de bonne heure. Si ce n'est pas encore fait aujourd'hui, nous n'avons qu'à nous y mettre. Lorsque nous commençons notre journée par la méditation, nous jouissons d’une tranquillité certaine et nous pouvons habituellement nous adapter rapidement aux différents événements. Ainsi, la plupart du temps lorsque nous commençons notre journée en centrant notre attention sur les choses spirituelles et en dissipant toute illusion de séparation, nous allons probablement vivre cette journée d’une manière étonnante. Lorsque la méditation devient une habitude, nous découvrons que nos réactions changent. Un homme est souvent à l’image de ce qu’il pense, de ce à quoi son corps, son cœur et son âme vibrent.

Nous pouvons nous retirer dans un endroit tranquille, à l’abri de tout dérangement. Par « tranquille » il est préférable d'entendre sans bruit, car le monde est rempli de sons, comme nous le constaterons de façon croissante, au fur et à mesure que nous développerons notre sensibilité ou qu'en vieillissant, un acouphène décide de nous accompagner. C'est souvent un lieu où nous pouvons nous isoler d’autrui, nous retrouver seul avec notre Ps.

Suggestions de méditation du matin :
— « Mon Dieu, nous T'abandonnons notre vie, notre volonté et notre amour aujourd'hui. Nous T'offrons toute cette journée et la souhaitons digne de ton amour. S'il Te plaît, dirige et protège notre famille, leurs familles ainsi que nos amis et donne-nous la santé. Dirige et protège aussi ceux envers qui nous avons des ressentiments et aide-nous à leur pardonner. Aide tous ceux qui ont besoin de réconfort et d'amitié. Aide-nous aussi à faire de notre mieux au travail avec efficacité, intelligence, patience, tolérance et énergie. Nous Te sommes très reconnaissants pour toutes tes bénédictions. » — Ce matin, la méditation, c'est… « chaud » !
Ce mot surgi du silence n'était pas « tiède » …
Et le cœur qui bat un rythme lent répendant
en même temps cette chaleur et cette tiédeur ! C'est incroyable que nous puissions ainsi être
amoureux comme ça, de tout son être et de son propre être.
C'est incroyable que nous puissions ainsi être conscient
de cette illusion de « vide », de ce manque d'émerveillement !
Puis, tout nous apparaît divin, beau.
Tout est tout à coup parfaitement à sa place.
Tout est relié à notre Ps, à notre Dieu d'amour.
dans ce maintenant qui est l'éternel… instant présent !
Merci de tout cœur, de réchauffer ce qui est encore tiède…
— Merci, mon Dieu d'amour pour tout !

Comme le dit une amie : « Dieu, c'est la réponse — Alors c'est quoi ta question ? » Pour nous, Dieu tel que nous Le concevons est la réponse, la solution. Il est la solution pour retrouver la paix et la sérénité chaque fois que nous sommes perturbés. Il est présent et agit en nous à chaque moment présent, donc pour l'éternité. Dans Jean 14:6, l'apôtre fait dire à Jésus : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Pour l'instant, notre Ps nous invite la plupart du temps à méditer le cœur empli de gratitude en répétant simplement et aussi souvent qu'Elle Le désire : Merci mon Dieu !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 26 janvier 2012

Bonjour à toutes et à tous

Un recueil d'Arthur Schopenhauer L'art d'avoir toujours raison nous offre 38 stratagèmes presque tous honorables dont l'objectif ultime est de faire capituler nos adversaires. Selon cette œuvre posthume de ce philosophe, nous ne discutons pas pour faire surgir la vérité du « fond du puits » comme le disait Diogène, mais pour avoir raison ; le moteur n’est pas notre soif de savoir ou de vérité mais bien notre vanité. Son ouvrage a pour objectif de permettre au lecteur de triompher dans les futurs débats et controverses dans lesquels il ou elle s'engagera. Par contre, chacun de ces stratagèmes peuvent être considérés comme des moyens pacificateurs, ou des feintes de bon ou mauvais aloi pour esquiver les coups et blessures de nos adversaires. Ce sont des moyens qui nous gardent dans l'illusion d'avoir enfin le dessus dans un débat. Est-ce que nous avons vraiment besoin d'avoir raison ? D'entretenir cette illusion de contrôle ? Est-ce si important ? Pour éviter de blesser quelqu'un, il faut distinguer la parole ou l'idée de la personne qui l'émet. Plusieurs croient que la personnalité ou l'ego d'une personne est habituellement immuable jusqu'à ce qu'une Ps décide de changer cette dernière. En rétablissement surtout, nos pensées, de même que nos actions sont changeantes. Nous pouvions nous croire capables d'influencer ou de manipuler la pensée de quelqu'un ou sa manière de se comporter dans notre actif. Nous ne pouvons jamais vraiment changer la personne elle-même. Les gens ont tendance à s'identifier à leurs idées et leurs réalisations de telle sorte que leurs personnalités se cristallisent autour d'une manière d'être alors qu'ils peuvent changer d'idée ou de comportement s'ils cessent de résister et si telle est la volonté de leur Ps.

Dans un débat, c'est difficile de s'attaquer aux idées et non à la personne. Nos adversaires admettent volontiers que, sur le plan des idées, puisque l'expérience varie d'une personne à l'autre, chacun a droit à son opinion. Nous, comme tous et chacun, allons habituellement nous vexer assez facilement si nous avons l'impression d'être attaqué personnellement.

La pratique de la politesse, du respect de l'autre et de la diplomatie nous permet de laisser de la place aux autres, de parler le même langage, de parler en JE, d'écouter attentivement, de distinguer la pensée de la personne, d'avouer notre ignorance, d'utiliser l'humour, d'accepter nos torts, d'accorder le dernier mot, d'observer le silence, de respirer par le nez, de prendre en délibéré, de reconnaître notre manque d'intérêt ou notre fatigue et de tendre l'autre joue ou l'autre oreille, celle qui est près du cœur.

Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggèrent d'admettre notre propre impuissance, notre incapacité à contrôler quoique ce soit et de réclamer l'aide d'une Puissance supérieure à nous-mêmes, de reconnaître la faillite de notre certitude d'avoir toujours raison en admettant que nous avons tort, même si ce n'est que dans notre quête incessante d'avoir raison et aussi de réparer les dommages que nous avons causés en ce faisant.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 25 janvier 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Personne ne travaille mieux que lorsqu'il fait une seule chose. » ( Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels ) Bien des personnes veulent avoir une vie spirituelle. Pour plusieurs, il s’agit d’une recherche d’intériorité, d'une découverte de son essence divine, de son esprit. Cette quête peut se dérouler dans ou hors du cadre de toute religion, dans une nouvelle dimension du Sacré et par la découverte du Divin à l’intérieur de soi. Cette recherche prend souvent assise sur des pratiques connues et traditionnelles, comme un retour aux sources.

« Les gens ne devraient pas toujours tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire, ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être. » ( Maître Eckhart, Instruction Spirituelle ) Seuls ou en groupe, les pièges sont nombreux et bien des personnes ont l'illusion de stagner et quelquefois se découragent. Certains auteurs affirment qu'il existe en effet dans l’homme deux niveaux : la réalisation de la présence de la spiritualité en soi et le grand ménage mental et psychologique de notre personnalité pour enfin laisser plus de place à notre identité. Ces processus sont indépendants et en même temps inter-reliés et ils poursuivent graduellement leur épanouissement grâce à notre mode de vie.

« La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle. » ( Albert Schweitzer, Ma vie et ma pensée ) Merci pour la vie spirituelle, pour l'entraide et l'honnêteté envers nous-mêmes que nous suggère le mode de vie ; il nous rend capable de faire confiance à nos intuitions et d'être à l'écoute de nos émotions. Nous nous adressons à une source unique et impersonnelle pour exprimer notre gratitude : notre Puissance supérieure. Nous pouvons confier nos difficultés à Dieu, dans l'absolue certitude que leur résolution viendra en Son temps et en Son lieu. Nous prenons aussi le temps d'écouter ce que Dieu attend de nous pour faire les pas qu'exige de nous cette résolution.

« Toi dont la voix s'entend
Dans le souffle de la brise,
Toi dont l'haleine donne vie au monde,
Nous avons besoin de ta force et de ta sagesse.
Fais que nous marchions dans ta beauté,
Que jamais nos yeux ne se lassent de contempler
Les ors et les pourpres du soleil couchant.
Aide-nous à lire les messages que tu as cachés
Dans les feuilles et les rochers.
Rends-nous sages, afin que nous saisissions
Ce que tu nous as enseigné.
Fais que nous soyons toujours prêts à venir à toi
Les mains propres et le regard clair.
Ainsi, quand la vie s'éteindra Comme s'éteint le soleil couchant,
Sans honte, nos esprits pourront venir à toi. »
(prière amérindienne)

« La foi c'est de monter la première marche, alors même que l'on ne voit pas l'ensemble de l'escalier. » ( Martin Luther King Jr ) La foi est au cœur de la spiritualité de la Troisième Étape. En pratiquant cette étape, nous confions notre vie et notre volonté à une force, une entité autre que nous. Appelons-la la Vie ou peu importe. L'important est de nous lancer dans cette part d'inconnu. Il a été longtemps difficile de supporter l'imprévu que la Vie nous offrait. Nous passions à côté des miracles que nous croyions qu’Elle avait prévu pour nous. Notre Ps ou la Vie nous a donné cette spiritualité, cette foi qui nous permet de plonger aujourd'hui malgré tous les risques que nous avons pu imaginer auparavant. Parfois nous tombons, puis nous nous relevons, nous nous engageons dans notre rétablissement et nous continuons à cheminer selon Sa volonté. Parfois nous avons l'illusion de reprendre notre ascension de cet escalier spirituel ( ce « stairway to heaven » ) à la première marche.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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