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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 05 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Nous sommes si préoccupés (c'est-à-dire prévenus) en notre faveur que souvent ce que nous prenons pour des vertus n'est que des vices qui leur ressemblent, et que l'amour-propre nous déguise. » ( La Rochefoucault, Maximes ) L'une des premières choses que nous devons avoir, c'est d'être honnête et de la rigoureuse honnêteté procèdent quatre vertus :
— La prudence, par laquelle connaître toutes choses, ayant mémoire du passé, ordonner au présent et pourvoir à l'avenir. Par la prudence, nous n'agissons pas n'importe comment.
— La justice, laquelle conserve toutes choses en leurs égalités et rend à chacun ce qui lui appartient. Par la justice, nous voyons comment agir.
— La force, un mépris des douleurs et travaux par grandeur et courage. Par la force, nous sommes capables d'agir.
— La tempérance, c'est de vivre la modération en toutes choses, de s'abstenir de toutes substances ou comportements toxiques pour nous ou pour les autres. Par la tempérance, l'action n'est jamais excessive. Agir aisément !



« L'aveuglement des hommes est le plus dangereux effet de leur orgueil : il sert à le nourrir et à l'augmenter, et nous ôte la connaissance des remèdes qui pourraient soulager nos misères et nous guérir de nos défauts. » ( La Rochefoucault, Maximes ) Merci mon Dieu de nous donner cette capacité de ressentir nos émotions, tant les agréables que les désagréables, d'être capables pour aujourd'hui, de les vivre honnêtement et même d'apprécier ces couleurs de la vie, tous ces cadeaux que Tu nous donnes. L'acceptation de ce que nous sommes et de tout ce que Tu nous permets d'avoir accès nous empreint d'une dignité naturelle exempte de toute imposture qui ressemble de plus en plus à l'humilité.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 04 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« La soif, au pluriel, est la quête désespérée de la quiétude. » ( Marie-Claire Blais, Soifs) Ceux et celles qui sont pris dans une phase active de la maladie ne se contentent pas que de « gérer » les situations, ils se plaisent aux crises, aux états d'exception. Ils s'y sentent dans du connu, « dans le plus parfait contentement ». En effet, ils sont dans une agitation permanente. Ils vivent dans la défiance continuelle. L'état de crise est une recherche de sommet de ce qui à l'intérieur leur permet de s'épanouir. La crise, c'est l'occasion de vivre une urgence absolue. C'est le moment où nous pouvons suspendre tous nos principes de survie et de rétablissement, faire ce que nous voulons. Les membres des Alcooliques anonymes qui ont cessé de boire réfèrent à cet état de crise à de l'ivresse sèche ou de l'ivresse mentale. L'état de crise permet de faire disparaître toute contrainte. Il devient facile de les faire sauter comme cela est possible en temps de guerre et de se comporter comme si nous étions en guerre. Il devient plus facile aussi de suspendre tous les principes par nécessité de la crise. L'idéal pour ces personnes qui souffrent est de stigmatiser, de mettre en œuvre l'état de crise permanent avec de temps à autre des « supers crises », des « supers urgences ». Dans ces moments, il devient encore plus facile d'essayer de surveiller, de punir, de contrôler, d'ignorer tout ce qui peut permettre d'ouvrir les yeux, de regarder son semblable, sa propre vie....soi... de délaisser ses meetings, son mode de vie, son rétablissement.

Avec notre Puissance supérieure qui guide notre vie, nous goûtons aujourd'hui la quiétude, la joie et la tranquillité d'esprit d'une belle vie. Et c'est la plus belle que notre Ps a choisi pour nous aujourd'hui. Tout un cadeau...

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 03 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Soyons optimistes : la médecine a découvert beaucoup plus de remèdes qu'il n'y a de maux. » ( Alfred Camus ) Heureusement que dans les cas de l'alcoolisme, la médecine s'est avérée impuissante. Le Dr. William Duncan Silkworth, M.D. (aussi connu sous le surnom de « Silky » surnom repris familièrement par Bill W. et par des milliers d'alcooliques traités par lui) de l'hôpital Towns a suggéré à Bill de faire moins de sermons et de parler aux alcooliques que l'alcoolisme était une maladie progressive, incurable et mortelle. En décembre 1934, après sa troisième cure à cet hôpital Towns de Manhattan, Bill a connu un expérience spirituelle profonde, comme il n'en avait jamais éprouvée. Sa dépression et son désespoir ont disparu alors, et il se sentait libéré et en paix. Bill a cessé de boire à ce moment et a passé le reste de sa vie à donner ce cadeau de la libération de cette obsession mentale et de cette allergie à l'alcool. Il a manifestement redistribué cette paix à bien d'autres alcooliques (et par ricochet à des milliers de personnes souffrant de maladies et dépendances similaires). Bill a aussi fait connaître au Dr Silkworth comment lui et une centaine d'autres étaient actuellement rétablis de cette maladie. Les racines du mouvement AA et du mode de vie des 12 Étapes avaient été plantées.

« Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri. » ( François Hertel, extrait de Six femmes, un homme ) « Faire comme si » est un des slogans souvent entendus dans les groupes d'entraide. Et spirituellement, ça marche tout autant. Le rétablissement est un cadeau que nous avons reçu d'une Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous sommes sur la bonne voie et nous avons le cœur rempli de gratitude, de joie et de confiance en soi, par la grâce de Dieu et du mode de vie. Et nous avons agi comme si... Le rétablissement est ce retour à la santé qui est tout un cadeau. Pour les pessimistes, il faut nous rappeler que « La santé est un état précaire qui ne laisse présager rien de bon. » ( Jules Romains, extrait de Knock ou le triomphe de la médecine ).

C'est aussi l'anniversaire de notre fils Gildas aujourd'hui, une autre merveilleuse raison d'avoir de la gratitude pour un cadeau aussi précieux.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 02 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« On donne des conseils, mais on n'inspire point de conduite. » ( François de La Rochefoucauld ) Quand un membre d'un groupe d'entraide que nous aimons bien ressasse ses soucis dans un mini-partage, nous voulons lui donner un conseil. Fais ceci, fais cela... Cela part d'un bon sentiment : apporter de l'aide à quelqu'un qui en a besoin, un « dentiste » qui en arrache. Mais nous sommes souvent très déçus. Les conseils sont mal reçus, mal perçus, pas écoutés, pas adoptés ! Alors comment faire pour bien donner des conseils ? Tout d'abord, savoir qu'un conseil ne doit jamais être donné pour être suivi ! Cela peut paraître paradoxal, et bien, c'est ainsi. Celui qui reçoit doit rester libre d'écouter, de penser et de décider lui-même. Sinon, le conseil ne sera pas perçu comme tel, mais comme un ordre. Et un ordre, ça donne plutôt envie de se rebiffer surtout pour être encore un tantinet égocentrique et rebelle !

« On donne facilement des conseils ; ça amuse beaucoup celui qui les donne et ça n'engage à rien celui qui les reçoit. » ( Alphonse Karr ) Un conseil ne peut pas être donné comme un avis personnel. « À mon avis, la solution, c'est ça... » Ou « Si j'étais à ta place, je crois que je réagirais ainsi... » Dans de telles situations, ça nous donne bonne intention de chercher à relativiser notre conseil, c'est toujours le point de vue d'une personne, un autre éclairage — le nôtre. Ce n'est pas forcément l'unique ou même une voie à suivre. C'est celle que nous devrions nous-mêmes prendre.

Un conseil même qui nous apparaît bénéfique peut ne pas l'être pour l'autre à qui il est destiné. Un conseil peut ouvrir la prison de l'autre. Si cette personne se débat dans une situation difficile, c'est bien qu'elle est enfermée dans des idées reçues, des limites invisibles. Notre conseil peut lui ouvrir une porte, une fenêtre, une issue. Pas le ou la peinturer dans un coin, et non lui imposer une direction inévitable. Sinon, la personne que nous voulons aider continue à se sentir prisonnière.

De la part de celui qui prodigue un conseil, l'humilité est indispensable : nous ne sommes pas à la place de l'autre. Nous n'avons pas sa personnalité, nous ne connaissons pas toute son histoire de vie , ni les tenants ou les aboutissants de ses gestes et actions. Nous ne vivons pas avec sa famille immédiate, avec son entourage. Alors, même si cette personne fait le contraire de ce que nos conseils lui suggèrent, ils lui auront peut-être été utiles à faire un choix ! Pensons toujours aussi à ajouter : « Tu es le seul ou la seule à savoir ce qui est bon pour toi. » La plupart du temps, la plupart d'entre nous donnons des conseils à la pelle, et nous les acceptons à la cuillère.

Enfin, le conseil idéal est une ouverture comme « Je te fais cette suggestion, et il existe certainement mille autres solutions auxquelles nous n'avons pas pensé… » Cette ouverture d'esprit stimule les capacités de l'imagination, de l'intuition, de l'intelligence à trouver des voies qui n'apparaissent pas à première vue. Et l'une de ces voies est sûrement la bonne…

« Celui qui donne un bon conseil, construit d'une main, celui qui conseille et donne l'exemple, à deux mains ; mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d'une main et détruit de l'autre. » ( Francis Bacon ) Juste pour aujourd'hui, les conseils dont nous avons besoin sont à notre portée. Ce sont ceux que nous cherchons à prodiguer si généreusement aux autres pour leur propre bien. Nous sommes les premiers qui avons besoin de les entendre. Noblesse oblige.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 01 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Voici comment se vit habituellement la codépendance :
- Le codépendant est dominé par un ou plusieurs comportements compulsifs.
- Le codépendant est marqué et blessé par la manière dont les choses étaient dans sa famille dysfonctionnelle d'origine.
- L'estime de soi (et aussi la maturité) du codépendant est très basse.
- Un codépendant est certain que son bonheur dépend des autres.
- Un codépendant se sent démesurément responsable envers les autres.
- La relation d'un codépendant avec son conjoint ou avec une autre personne importante est teintée ou endommagée par un manque d'équilibre entre la dépendance et l'indépendance.
- Le codépendant est maître dans l'art du déni et du refoulement.
- Le codépendant se soucie de choses qu'il / elle ne peut changer et peut chercher continuellement à les changer.
- Principalement, la vie d'un codépendant est ponctuée d'extrêmes.
- Enfin, un codépendant recherche continuellement quelque chose qui manque ou qui est absent dans sa vie, quelque chose qui est extérieur à lui-même.

Ces 10 traits enferment les codépendants dans trois réactions qui semblent influencer notre vie de tous les jours :
- Nos concepts de la famille et de la vie adulte sont façonnés par notre enfance, et nous sommes portés à répéter l'expérience familiale que nous nous rappelons, même si c'est le dernier de nos désirs.
- En plus de répéter l'expérience vécue dans l'enfance, celle-ci semble teinter la plupart de nos choix et même la manière dont nous percevons les choses.
- La pensée logique et rationnelle ne peut altérer les deux premiers items. L'enfant d'un alcoolique devenu adulte se jure à lui-même : « Je ne marierai jamais un ivrogne ni ne soumettrai ma famille à la souffrance que j'ai endurée.» Cet enfant devenu adulte choisira presque invariablement un partenaire alcoolique ou quelqu'un qui est dysfonctionnel de manière similaire (comme un ergomane) en dépit de toutes ses bonnes intentions, en dépit de la connaissance acquise du dysfonctionnement. La raison et la logique semblent s'envoler droit par la fenêtre, bannies par la chanson de la sirène séduisante ou ahurissante du passé.

Nos amis membres de groupes d'entraide nous inspirent de la gratitude et à prendre soin de soi. Prendre soin de nous nous démontre que nous acceptons l'amour que notre Puissance supérieure éprouve à notre égard. Grâce à notre Dieu d'amour, nous avons remplacé la recherche d'un contrôle par le respect (respect = rester en paix) et l'intimité, la réserve méfiante par la chaleur et l'égoïsme par le don de soi-même. Nous avons de la reconnaissance envers tous ces membres en rétablissement, non seulement à cause de nos progrès et de notre présente abstinence et sobriété, mais aussi pour la saine amitié que nous y partageons.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 31 août 2010

Bonjour à toutes et à tous

« La codépendance peut être définie comme une intoxication aux gens, aux comportements ou aux choses. La codépendance est l'illusion d'essayer de contrôler des sentiments intérieurs en contrôlant les gens, les choses et les événements à l'extérieur. Pour le codépendant, le contrôle ou le manque de contrôle sont centraux à chaque aspect de la vie. » (Hemfelt, Minirth, Meier, Love is a choice)

La codépendance définit le problème d'aimer, donner trop pour les mauvaises raisons. Elle décrit la tendance d'aimer afin d'être aimé, de s'occuper des autres afin qu'on s'occupe de nous, de donner afin de recevoir, de plaire aux autres afin d'être accepté ou dorloter et calmer les autres afin d'éviter les conséquences. La plupart d'entre nous ont des tendances naturelles à être codépendants puisque nous avons grandi dans une famille dysfonctionnelle. Mais pour certains, la codépendance devient un style d'interaction puissante et toxique pouvant blesser profondément les gens et détruire les relations.

Quand notre motif premier d'aimer quelqu'un vient de notre besoin désespéré d'amour, cela devient dommageable. Nous tendons à donner beaucoup de nous-mêmes afin de nous assurer que les autres nous aiment. Parfois nous nous faisons violence et nous nous blessons nous-mêmes parce que nous ne savons pas dire non quand nous devrions dire non. « La codépendance est vraiment un cri du cœur blessé pour obtenir l'amour. » ( Alfred Ells )

Le codépendant peut être accroché à une autre personne. Dans cette codépendance interpersonnelle, le codépendant devient empêtré dans l'autre personne d'une manière si élaborée que le sens de soi — l'identité personnelle — est sévèrement restreint, envahi par l'identité et les problèmes de l'autre personne. De plus, les codépendants sont comme un robot balayeuse devenu fou qui aspire tout sur son passage, non seulement les autres mais aussi les substances chimiques (alcool, drogues) ou les choses — l'argent, la nourriture, la sexualité, le travail. Ils luttent sans arrêt afin de remplir le grand vide émotionnel à l'intérieur d'eux-mêmes, ce sont comme des « trous de beignes ».

Essayer de changer les autres est ordinairement futile, insensé, et dénote assurément d'un manque d'amour. Et aussi un manque de confiance en ce plan divin de notre Puissance supérieure. Aujourd'hui au lieu de présumer que ce sont « eux » qui constituent le problème, nous pouvons nous regarder et voir ce qui peut être changé en nous et remercier notre Ps pour tous les changements qui sont déjà en train de s'opérer. Les capacités de toute femme ou tout homme sont aussi grandes que Sa Puissance supérieure.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 30 août 2010

Bonjour à toutes et à tous

Une partie de notre vie s'est passée à mettre de la distance entre nous-mêmes et le calme et la paix à l'intérieur de nous. Nous avons pelleté des nuages entre nous et notre Puissance supérieure à un point tel que nous pouvions même croire en une séparation entre nous et Elle. La Onzième Étape de notre mode de vie nous sert à dissiper cette brume sèche et à nous voir nous-mêmes et notre relation à ce Dieu Tel que nous Le concevons dans une lumière claire et sereine, comme lorsque le soleil apparaît derrière les nuages. La 11e Étape solidifie notre liaison entre nous et notre Puissance Supérieure par la prière et la méditation...bien qu'elle n'ait jamais été faible ou diminuée si ce n'est dans l'illusion.

Chaque personne doit en venir à sa propre conception de ce que signifie pour lui ou pour elle la prière. La prière est pour certains comme une perception plus élevée de l'intuition. D'autres la voient comme le fait de communiquer avec la composante supérieure de soi ou avec un Dieu d'amour. Certaines personnes, peut-être, ont eu de difficultés à amorcer cette nouvelle communication avec une Puissance supérieure tant l'illusion de séparation a été forte. Certains considèrent encore difficile, voir impossible, de prier même après quelquefois des années dans le mouvement. Les personnes ayant des difficultés à prier peuvent aussi demander de l'aide ou des suggestions aux membres de leur fraternité. Un parrain ou une marraine peut être d'une aide particulièrement utile à cette phase en partageant son expérience, sa force et son espoir.

Il n'y a pas de prières correctes, de bonnes manières de prier ou d'endroits idéals pour prier — et partout, nous recherchons la volonté de Dieu. Certaines personnes ressentent qu'elles prient mieux si elles sont en position à genoux ou en état d'humilité devant leur Puissance supérieure. L'expérience de la plupart d'entre nous démontre qu'il est utile soit de commencer notre journée par une forme de prière, soit en demandant à Dieu de guider et de diriger notre pensée et nos actions, soit en Le remerciant.

Plusieurs d'entre nous ont prié Dieu seulement pour lui demander des choses ou des résultats bien précis. Comment pouvons-nous revendiquer un résultat précis alors que nous ne connaissons pas ce qui est bon pour nous ou pour les autres ? Aussi longtemps que nous demandons des résultats détaillés, nous ne nous confions pas et nous ne nous abandonnons pas à Dieu. Qu'en est-il de « Que votre volonté soit faite et non la mienne » ? Nous obtenons toujours beaucoup plus que tout ce que nous aurions pu imaginer. Au lieu de demander ce que nous voulons et ce dont nous croyons avoir besoin, nous dirigeons l'emphase à nous offrir nous-mêmes à Dieu. Comme serviteurs consentants, nous sommes prêts à exécuter des tâches conformes à la volonté de Dieu. Bien souvent, il ne nous reste plus qu'à dire merci. Merci !

Le mode de vie des Douze Étapes nous apprend à ralentir, à apprécier notre environnement et tranquillement à vivre en harmonie avec tous ceux et celles qui en font partie. Nous pouvons ressentir profondément les images et le rythme de la vie, leur permettre de nourrir notre âme tout en faisant confiance à notre Puissance supérieure pour s'occuper de tout ce qui vit ou bronze sous le soleil quand il y en a.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 29 août 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Il est toujours stupide de donner des conseils, mais en donner de bons est absolument fatal. » (Oscar Wilde) Quand une personne que nous aimons nous partage ses soucis, nous voulons lui donner notre avis. « Tu peux faire ceci ou faire cela…» Cela part d'un bon mouvement : apporter de l'aide à quelqu'un qui en a besoin. Nous sommes souvent très déçus. Les conseils sont mal reçus, mal perçus, pas écoutés, pas adoptés ! Alors comment faire pour bien donner de bons conseils ?

Premièrement, un conseil ne doit jamais être donné pour être suivi ! Cela peut paraître paradoxal. Celui qui reçoit doit être libre d'écouter, de penser et de décider lui ou elle-même. Sinon, le conseil ne sera pas perçu comme tel, mais bien comme un ordre. Et un ordre pour des rebelles comme nous, ça donne plutôt envie de se rebiffer !

Un conseil ne peut pas toujours être donné comme un avis personnel : « À mon avis, voici la solution que je te propose. » Ou « Si j'étais à ta place, je réagirais ainsi. » Ça relativise le conseil. C'est le point de vue d'une personne, un autre éclairage, et pas forcément l'unique voie à suivre. Dans ce cas, nous faisons cadeau de notre point de vue, nous permettons à l'autre de regarder différemment la situation, de prendre de la distance. Et ça, bien souvent, ça peut l'aider.

Chez les groupes d'entraide, nous nous aidons en nous écoutant les uns les autres et en partageant nos expériences, notre force et notre espoir plutôt qu'en nous donnant des conseils. Et s'il nous arrive d'en donner, nous savons que c'est à nous qu'ils s'adressent en premier et à qui ils conviennent parfaitement. Il ne nous reste plus qu'à mettre ces conseils que nous avons prodigués si cordialement, en pratique aujourd'hui. En fait, notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons, se sert des autres pour nous aider à progresser.

Une parabole au message semblable a souvent fait partie de notre éducation : « Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, ne la vois-tu pas ! Comment peux-tu dire à ton frère : Mon frère, attends, que j'enlève la paille qui est dans ton œil, moi qui ne vois pas la poutre qui est dans le mien ? Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l'œil de ton frère. »

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 août 2010

Bonjour à toutes et à tous

Nous arrive-t-il de nous permettre de bons éclats de rire ? Rions-nous gentiment de nos travers et de nos erreurs ? Aimons-vous les bonnes blagues, les histoires drôles ? La meilleure thérapie est celle par le rire ! L’humour génère le plaisir, la détente et le bien-être. Il contribue à la santé autant physique que mentale. Un fait est sûr, dans notre vie, nous verrons peu de personnes mourir de rire.

Le médecin Patch Adams a travaillé pendant plus de treize ans dans sa clinique populaire en privilégiant l'humour comme médicament prépondérant. Pour lui, la joie, l'amour et la compassion servent de remèdes efficaces pour les humains. « Tâche de voir ce que personne ne voit. Vois ce que les autres choisissent de ne pas voir, par peur, conformisme et paresse mentale. Change ton regard sur le monde, découvre-le. » ( Docteur Patch ) Le sens de l’humour nous amène à prendre la vie du bon côté. Il représente un bon outil pour apprendre à dédramatiser ou à alléger un climat orageux, à nous détendre et même, à créer des liens cordiaux et affectifs. Hunter 'Patch' Adams est un véritable révolutionnaire dans sa façon d'appréhender le monde. Il estime que c'est par l'amour et la compassion qu'il faut approcher les personnes malades. C'est peut être pourquoi nous nous amusons souvent beaucoup dans nos groupes d'entraide. L'« histoire du gars... » devient nos témoignages qui nous permettent de rire de situations cocasses où la maladie nous a amené.

Si nous avons à partager notre vie soit avec une personne pessimiste, détestable et portée à la revanche, soit avec une autre optimiste et animée d’un bon sens de l’humour, où irait notre préférence ? « Plus on est de fous, plus on rit ». Et c’est bien connu également que « celui qui ne vaut pas une risée ne vaut pas grand-chose ». Au lieu de nous plaindre et de nourrir une colère ou une déception, certains d'entre nous mettent en valeur leurs talents d’humoristes. Ils arrivent à prendre un peu de distance et à diminuer leurs tensions en racontant certaines de leurs mésaventures comme des situations marrantes dans lesquelles ils se donnent un rôle qui n'était pas hilarant au départ.

Si un bon sens de l’humour peut balayer une mésentente ou soulager une atmosphère tendue, n’allons pas croire que tout est permis et que nous pouvons utiliser l’humour à toutes les sauces. Chaque plaisanterie n’est pas nécessairement drôle. Nous pouvons rire de tout, mais pas avec tout le monde. Nous moquer de la malchance des autres n’est guère appréciable. Ou encore, à tourner régulièrement tout au ridicule, nous finissons par devenir superficiels, agaçants et même parfois antipathiques. Il est tout aussi regrettable de voir certaines personnes utiliser l’humour pour masquer ce qu’elles ressentent vraiment ou pour s’empêcher de parler des problèmes réels. Quant à l’humour noir, le sarcasme et le cynisme, les trois sont évidemment à éviter dans les groupes d'entraide et ne font que nous blesser et léser tous et chacun dans toutes nos relations interpersonnelles.

Merci Dieu, tel que nous Te concevons, d'améliorer notre santé émotive en nous donnant des cadeaux, des traits de personnalité qui nous font nous sentir bien avec nous-mêmes et font que ceux et celles qui nous entourent se sentent bien aussi. Le sens de l'humour en est un sur cette liste. Les meilleures personnes sur lesquelles l'utiliser, c'est nous-mêmes. Rire de nous-mêmes nous aide à être humble et à nous accepter même quand nous faisons une gaffe. Quand les autres ont le moral bas et que nous pouvons les faire rire, nous en bénéficions tous. Merci chère Ps de nous aider à développer notre sens de l'humour et à apprécier le rôle du rire dans nos vies. Dieu est en fait un guérisseur et le rire est l'une des ordonnances de Dieu. Quelle aventure merveilleuse que le mode de vie des groupes d'entraide !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 27 août 2010

Bonjour à toutes et à tous

Dieu tel que nous Le concevons bénit nos choix sans condition. Dieu peut même bénir n’importe lesquels de nos choix les plus farfelus ! Est-ce que Dieu aime à bénir les choix que nous faisons parce que l'idée même d'un choix vient de Lui ? Certains choix pour certains peuvent sembler risqués, ridicules pour d’autres, inutiles pour celui ou celle que ça dépasse ! Tout le monde peut donner son avis, et certains peuvent même sembler être contradictoires. Les choix viennent de Dieu, ils peuvent nous paraître illogiques puisque divins ! Quels choix ferons-nous aujourd'hui ? Sans doute sur notre route une occasion se présentera, n’hésitons pas, soyons résolus, déterminés, forts de Sa grâce ! La durée du rétablissement varie d’une personne à l’autre. Certains deviennent abstinents physiquement, sobres émotivement rapidement. Pour d’autres, il faudra des années pour se rétablir, être délivrés de leurs obsessions, et accepter de s’engager dans les œuvres que Dieu a préparées pour chacun d’entre nous aujourd'hui.

Aujourd'hui, nous voulons faire des choix courageux ; merci de nous aider aujourd’hui quand l’occasion va nous en être donnée, d’être à la hauteur par Ta grâce. Merci mon Dieu de nous permettre de choisir le rétablissement, de choisir la vie, de Te choisir. Chaque jour, Tu nous invites à décider ce que nous voulons vivre et être libres. Tant que nous vivons, avec Toi, nous continuons d'apprendre à vivre. Juste pour aujourd'hui, nous choisissons la vie en choisissant le rétablissement et nous prenons soin de nous dans ces moments de grâce.

La nuit des deux lunes
Malheureusement, on nous promettait un spectacle à couper le souffle : deux lunes dans le ciel ! Selon Jean-Marie Hameury, directeur adjoint de l'Institut National des Sciences de l'Univers, la seule explication rationnelle à ce message abracadabrantesque vient d'un évènement astronomique datant du 27 août 2003. En effet, ce jour-là « la distance entre les deux planètes était à son minimum absolu » (soit 56 millions de kilomètres) et Mars est apparue comme... très brillante. Le chercheur précise que si jamais deux corps aussi massifs que la Terre et Mars étaient aussi proches que le décrit le message, cela amènerait immanquablement à une collision entre les deux... En conclusion, la nuit du 27 août, nous pouvons dormir sur nos deux oreilles ou faire ce que bon vous semble. Il ne se passera finalement rien de plus que tous les autres soirs et nous aurons beau écarquiller les yeux, nous ne verrons toujours que notre bonne vieille lune, seule et unique. Même après avoir vérifié sur des sites d'astronomie, nous nous sommes faits prendre.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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