Pensées 31 janvier 2010
Bonjour à toutes et à tous
Les singes de la sagesse sont un symbole représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment en fait un pictogramme : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il semble de prime abord qu'il ne lui arrivera que du bien. Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.
Dans la philosophie orientale, la figure du Ying/Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre. Un peu comme l'adage qui nous entendons dans les meetings que nous avons les qualités de nos défauts : « On a toujours les défauts de ses qualités, rarement les qualités de ses défauts. » ( Herbert George Wells ) Ces trois singes peuvent aussi métaphoriquement évoquer le contraire de ce que nous leur faisons habituellement dire, et ainsi, ces trois comportements d'autocensure peuvent traduire une forme d'irresponsabilité ou de lâcheté :
- Ne pas vouloir voir ce qui pose problème
- Ne rien vouloir dire de ce que nous savons
- Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si » nous ne savions pas,
pour ne pas prendre le risque de changer quoi que ce soit, pour ne pas faire de vagues.
La sagesse désigne le savoir et la vertu d'un être. Elle caractérise celui ou celle qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions (vertus de tempérance, de modération et de justice), qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles. La sagesse est attribuée à celui ou celle qui prend des décisions raisonnables, au prix de ses propres intérêts parfois. Nous qualifions d'enfants sages ceux qui sont obéissants et discrets. Avec l'aide du mode de vie des Douze Étapes, nous devenons obéissants comme des enfants devant notre Père, ce Dieu tel que nous Le concevons et ainsi de plus en plus sages.
« Il est bien rare qu'on se corrige en voyant les défauts des autres. On se croit sans défauts ou, pour mieux dire, on se reconnaît ceux qu'on ne possède pas et l'on nie ceux qu'on a. » ( Hippolyte Lucas ) Le mode de vie nous apprend à mettre de côté nos vieilles habitudes et à en tirer des leçons pour être en mesure de connaître une nouvelle intimité avec les autres, avec le moment présent, avec nous-mêmes. La sagesse que nous avons ainsi acquise n'est pas le fruit de notre vertu ou de nos efforts ; notre compréhension dans la plupart de ces cas est venue de la souffrance que nous ont causée nos anciennes et souvent encore présentes folies. Notre Ps a de curieux moyens de nous faire cheminer.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles