Pensées 01 février 2010
Bonjour à toutes et à tous
Dans le film La vie est belle de Roberto Benigni, Guido, son personnage d'apprenti serviteur se demandait jusqu’où il devait s’incliner pour saluer ses clients. Son oncle juif lui a simplement répondu : « Servir, c’est l’art suprême ; Dieu est le premier serviteur. Dieu est au service des hommes mais il n’est pas l’esclave de l’humanité. » Dieu est notre serviteur à tous ! Dieu ne fait pas tout que ce que nous lui demandons.
Plusieurs d'entre nous croient souvent que c'est à Dieu d'agir. Comme si c'était un personnage extérieur à nous, dans l'au-delà, qui, à lui seul, un peu comme Superman, peut intervenir directement sur les événements qui se produisent si nous Lui en faisons la demande. Dieu, de toute évidence, a un plan. Et si c'est le cas, nous ne sommes pas vraiment libres dans le sens que la plupart des gens définissent la liberté. Pour ces gens, nous sommes plutôt des esclaves, des robots au service d'une autorité devant laquelle nous sommes forcés de nous incliner pour l'honorer. Si Dieu existe, pourquoi aurait-Il besoin de nos prières pour se manifester ? Puisque l'intention de Dieu tel que nous le concevons est foncièrement bonne, tous les gestes que nous allons poser avec ou sans efforts pour être bienveillants, justes, honnêtes, en agissant « comme si » sont naturellement bons. Alors nous allons percevoir l'oeuvre de Dieu prendre forme dans nos gestes, nos pensées, les gestes et les pensées des autres et les événements qui s'en suivent. Comme nous ne connaissons pas les intentions de notre Ps, quelquefois nous décodons ce qui nous arrive comme quelque chose de mal, pour nous apercevoir plus tard que ça devait se passer ainsi.
Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggère de rechercher notre propre conception de Dieu, d'agir « comme si » Dieu existe. Nous n'avons rien à perdre si ce n'est notre faux orgueil, nos obsessions, nos compulsions et toutes les illusions anti-vie rattachées à notre maladie. Si Dieu existe, Il nous est supérieur. Il nous aime assez pour nous rendre la raison à chaque jour et pour nous permettre d'apprécier la vie. Avec Sa gouverne, nous pouvons compter sur Lui pour Sa bonté, Son amour et Sa paix.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
Je pensais que si je cessais de secourir l'alcoolique dans ma vie, sa consommation d'alcool cesserait. Quand sa consommation d'alcool a semblé augmenter au lieu de diminuer, encore une fois j'ai pensé que j'avais fait quelque chose de mal. J'essayais encore de contrôler l'alcoolisme et ses symptômes. Al-Anon m'a aidé à apprendre que je suis impuissant. Je ne peux empêcher une personne alcoolique de boire. Si je choisis de cesser de contribuer au problème, je le fais parce qu'il semble que ce soit la bonne chose à faire, quelque chose qui m'aidera à me sentir mieux face à moi-même.
Quand je change mon comportement, le comportement de ceux qui m'entourent peut aussi changer, mais il n'y a aucune garantie que le changement sera à mon goût. Aujourd'hui, j'apprends à faire des choix parce qu'ils sont bons pour moi, non à cause des effets qu'ils peuvent avoir sur les autres.
Pensée du jour
Il m'est difficile de cesser d'agir comme je le faisais dans le passé. Mais avec le soutien d'Al-Anon, je peux être la personne qui brisera le scénario habituel. Je peux choisir de faire ce que je pense être bien — pour moi.
« Tu dois t'assurer de vivre chaque jour d'une façon qui, selon toi, te fera apprécier ta vie... » Jane Seymour
Al-Anon, Le Courage de Changer, 1er février, p.32
Mes meilleures idées et mes meilleurs efforts se sont avérés insuffisants pour me rendre la raison. Ma vie était devenue complètement incontrôlable. Dans Al-Anon, j'ai entendu dire qu'une Puissance supérieure à moi-même pourrait rétablir l'ordre dans ma vie. J'ai commencé à ouvrir mon esprit à cette possibilité.
Pour moi, la Deuxième Étape concerne l'espoir. C'est le processus qui me permet de me libérer de tout problème qui me tracasse. Cela me permet de faire autre chose, d'aller ailleurs lorsque ma vie devient incontrôlable. J'apprends à regarder plus loin que le bout de mon nez pour trouver des réponses.
Pour moi, en venir à croire est un processus. D'abord, j'en viens à croire que les autres ont la foi, que leur croyance en une Puissance Supérieure fait une certaine différence dans leur vie. Je perçois de la paix, de l'amour et de la joie chez de nombreuses personnes présentes aux réunions, et je désire ardemment acquérir les mêmes qualités. Graduellement, mon esprit s'ouvre à la possibilité que je peux, moi aussi, connaître la sérénité. À la longue, je consens à croire, mais même cela ne vient que par étapes. Bien souvent, je dois demander à ma Puissance Supérieure de me disposer à consentir. Puis finalement je crois.
L’euphorie s'empare de moi. La porte d'une nouvelle réalité s'ouvre toute grande. je réalise que cette révélation n'est qu'un début. La raison ne m'est pas rendue instantanément. Toutefois, la Deuxième Étape me donne l'espoir de pouvoir être guérie maintenant que je connais — et que je crois en — la Source de toute guérison. Ma Puissance Supérieure est là pour moi dès que je choisis de vivre la foi, la raison, et la guérison.
Pensée du jour
La phrase « Nous en sommes venus à croire » me rappelle que la foi est un processus, et non un événement, qui permet à la raison de se relever.
« Le principe spirituel fondamental introduit dans la Deuxième Étape, lequel suggère qu'il existe une Puissance supérieure à nous-mêmes, offre l'espoir de recouvrer la raison, que nous vivions ou non au contact de l'alcoolisme en phase active. » Les voies du rétablissement, p. 18
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 1er février, p. 32
Pour recouvrer la raison
« Aussitôt, en douceur et petit à petit, la Deuxième Étape a commencé à s'infiltrer dans ma vie. Je puis préciser dans quelle circonstance ni à quel jour je me suis mis à croire en une Puissance supérieure à moi-même, mais aujourd'hui, il est certain que cette foi, je l'ai.» Les Douze Étapes et les Douze Traditions, p.30-31
« Nous en sommes venus à croire ! », J'affichais ma foi quand j'en avais envie ou quand je voulais sauver les apparences, mais je n'avais pas vraiment confiance en Dieu. Je ne croyais pas qu'il s'occupait de moi. Je persistais à essayer changer ce que je ne pouvais pas changer. Puis peu à peu, écœuré, j'ai fait volte-face. Je lui disais : « Puisque tu es tout-puissant, occupe-toi de ça. » Et c'est ce qu'il a fait. J'ai commencé à recevoir des réponses à mes problèmes les plus graves, parfois à des moments inattendus comme en me rendant au travail, en mangeant ou en dormant. Je me suis rendu compte que ces solutions ne venaient pas de moi mais qu'elles m'étaient fournies par une Puissance supérieure. J'en suis venu à croire.
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 1er février, p.40
Responsabilité morale
« Certains s'opposent tout à fait à la position des AA qui soutiennent que l'alcoolisme est une maladie. À leur avis, ce concept enlève aux alcooliques leur responsabilité morale. Tout membre des AA sait que cela n'est pas vrai. Nous n'utilisons pas le concept de la maladie pour dégager nos membres de leur responsabilité. Au contraire, nous soulignons la gravité de cette maladie pour persuader celui qui en souffre de son obligation morale de recourir aux Douze Étapes pour se rétablir.
Dans les premiers temps de son alcoolisme, le buveur est souvent coupable d'irresponsabilité. Mais lorsqu'il commence à éprouver un besoin compulsif de boire, il ne peut plus être considéré comme entièrement responsable de son comportement. Il est victime d'une obsession qui le condamne à boire et sa sensibilité physique à l'alcool le conduira immanquablement à la folie et à la mort.
Par contre, lorsqu'il est amené à prendre conscience de son état, il est contraint d'accepter le programme de réhabilitation morale des AA. »
Causerie, 1960
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.32
PENSÉE DU JOUR
Nous avons peur de l'échec et aussi de la réussite. La réussite nous rend responsable envers nous-mêmes et envers les autres. La meilleure manière de faire face au succès est de l'offrir à notre Puissance supérieure avec gratitude. Nous pouvons aussi avoir peur de nous « cogner le nez » encore. Qu'est-ce que le monde va penser? Nous pouvons très bien penser que nous devons offrir une certaine image de nous-mêmes, mais il n'en est rien. Même si nous trébuchons et tombons, il nous sera alors donné la force de nous relever encore. Nous acquerrons plus d'humilité, nous tirerons des leçons de nos chutes et nous deviendrons plus forts.
MÉDITATION DU JOUR
Je demande de prendre conscience que Tu es avec moi pour m'aider à faire face au succès.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
L'attitude de reconnaissance nous permet de garder le succès dans sa véritable perspective.
Émotifs Anonymes, Aujourd’hui seulement, 1er février
Les épreuves
« Nous nous sentions différents... C'est seulement après la capitulation que nous commençons à surmonter les effets aliénants de notre maladie. » Texte de base, p.29
« Mais vous ne comprenez pas ! » disions-nous en bredouillant et en cherchant à nous couvrir. « Dans mon cas, c'est différent ! C'est vrai que la vie est dure pour moi ! » Cette excuse nous avait servi maintes et maintes fois au temps de notre dépendance active, soit pour échapper aux conséquences de nos actes, soit pour éviter de nous plier aux règles qui s'appliquaient à tous les autres. Ces propos nous ont peut-être échappé lors de notre première réunion. Nous nous sommes même peut-être encore tout récemment surpris à les répéter en pleurnichant.
Il y en a tellement parmi nous qui se sentent différents ou uniques. En véritables dépendants, nous sommes capables de nous servir d'à peu près n'importe quoi pour nous aliéner nous-mêmes. Pourtant, il n'y a aucune excuse valable pour nous faire échouer dans notre rétablissement. Il n'y a rien, ni la maladie, ni la pauvreté, rien qui puisse faire que le programme ne s'applique pas à nous. Des milliers de dépendants ont pu se rétablir malgré les épreuves auxquelles ils étaient confrontés. En pratiquant le programme, leur conception de la spiritualité a évolué malgré ou peut-être justement à cause de ces épreuves.
Ce qui nous arrive et nos différences individuelles n'ont rien à voir avec le rétablissement. Si nous renonçons à notre caractère unique et si nous nous abandonnons à ce simple mode de vie, nous finirons inévitablement par sentir que nous faisons partie de quelque chose. Et ce sentiment d'appartenance nous donnera la force de faire face à la vie et à ses épreuves.
Juste pour aujourd'hui, je vais renoncer à mon caractère unique et adopter les principes que je partage avec tant d'autres dans mon rétablissement. Mes épreuves ne m'empêchent pas de me rétablir ; elles m'y incitent plutôt.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 1 février, p.35
Celui qui a gardé Dieu pour ami n'a rien perdu. Thomas Fuller
Plusieurs nouveaux membres OA sont aussi réceptifs à l'idée d'avoir Dieu pour ami qu'il le serait à l'idée de léviter environ une heure par jour. Dans la publication Outremangeurs Anonymes, on raconte qu'un nouveau venu, un athée, se faisait du souci à l'idée d'agir hypocritement en « faisant comme si » Dieu existait.
« Grands dieux non ! » lui répliqua son parrain. « Tu pourrais être glouton, voleur et égotiste — un être foncièrement méchant. Tu pourrais sentir mauvais, être moche, mais nous ne voudrions jamais que tu agisses en hypocrite... Ça, non ! »
Dès lors, cet homme a consenti à faire ce qu'on lui suggérait. Il a adopté une Puissance supérieure telle qu'il la concevait, il a perdu tout son poids et continue de se rétablir, plus de douze ans plus tard, chez les Outremangeurs Anonymes.
Pensée du jour : En recherchant ma propre conception de Dieu, je n'ai rien à perdre si ce n'est que ma vanité, mon obsession alimentaire, mon embonpoint et toutes les illusions meurtrières qu'engendre la maladie.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.32
« Nous en sommes venus à croire qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous rendre la raison. » Deuxième Étape
Après avoir passé 21 ans chez les OA, je commence à considérer la Deuxième Étape comme un « processus ». Lorsque je suis arrivée chez les OA, je croyais en Dieu, mais je ne voyais pas comment Il pouvait me rendre la raison. J'ai peiné pendant des années à essayer de m'en sortir toute seule : je commençais des régimes que je ne finissais pas, je prévoyais des façons de me récompenser et de me punir, je me fixais des buts que je n’atteignais jamais. J'échouais sans cesse.
C'est seulement lorsque j'ai renoncé à mes vieilles croyances et que j'ai ouvert mon esprit à de nouvelles façons de penser que j'ai compris ce que voulait dire « Nous en sommes venus à croire qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes ( ... ) ». Cela signifie que Dieu m'est supérieur, qu'Il m'aime assez pour me rendre la raison si je le Lui demande quotidiennement et que je peux compter sur Lui pour le faire. Ma tâche consiste à Lui confier quotidiennement ma nourriture. Sa tâche consiste à me rendre la raison dans ma façon de manger et de vivre. Les résultats ne m'appartiennent pas ; ils appartiennent à Dieu. À présent, je passe d'une vie centrée sur moi à une vie centrée sur Dieu.
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 1er février, p.32
9. - Maintenant, afin que tu puisses arriver à faire abstraction totale de ton esprit et de ses pensées, de ton corps et de ses sensations, pour que tu puisses Me sentir au-dedans de toi-même, il est nécessaire que tu obéisses et suives assidûment Mes instructions ci-après.
10. - Assieds-toi et détends-toi, sans faire aucun mouvement, recherche la position qui détende ton corps, tes muscles. Quand tu te sentiras complètement reposé, détendu, décontracté, pénètre-toi mentalement du sens de ces paroles :
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.25-26
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons,
visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles
sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue
les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de deux ans
et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide.
Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe
qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique
ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider
à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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