La confusion peut se révéler un bienfait de Dieu. En revoyant des périodes de mon passé où je voulais désespérément une solution immédiate, je constate que souvent je n'étais pas prêt à agir. Quand j'étais vraiment prêt, le renseignement dont j'avais besoin était là, à ma portée.
Lorsque j ai trop de choix avant que le temps ne soit venu d'agir, j'ai tendance à me servir de ces options uniquement pour me torturer. C'est pourquoi aujourd'hui, quand je suis confus, j'essaie de considérer cela comme une grâce. Ce n'est peut-être pas encore le temps d'agir.
Je pense que faire face à la confusion peut ressembler au fait de cuisiner. Si le pain n'est pas cuit, je ne le sors pas du four et ne soutiens pas qu'il est temps de le manger. Je le laisse finir de cuire. Si je n'ai pas encore vu de solution claire à un problème, je peux avoir confiance qu'elle apparaîtra quand le temps sera venu.

Pensée du jour
Je remercierai ma Puissance Supérieure pour l'expérience que je vis aujourd'hui, quelle qu'elle soit, et même si je sens troublé ou confus. Je sais que chaque expérience peut receler un cadeau. Tout ce que j'ai à faire, c'est d'être disposé à regarder ma situation à la lumière de la gratitude.

« Toute chose a ses merveilles, même la noirceur et le silence, et j'apprends à y trouver du contentement, quel que soit l'état dans lequel je me trouve. » Helen Keller

Al-Anon, Le Courage de Changer, 14 février, p.45


Ma femme et moi faisions notre marche matinale lorsque la conversation s'est tournée vers les mauvais traitements que lui avait infligés sa mère alcoolique, pendant son enfance et son adolescence. J'avais déjà entendu cette histoire ; mais, cette fois- là, cela m'a fait penser à ma propre mère. Elle ne buvait pas, mais c'était une personne dure qui essayait de me contrôler par des paroles coléreuses et humiliantes. J'ai dit à ma femme qu'elle avait au moins l'alcool pour expliquer les mauvais traitements infligés par sa mère ; ma mère me maltraitait même si elle ne buvait pas. Ma femme a alors essayé de me dire quelque chose, et je lui ai dit « Oui, mais... » Elle a de nouveau essayé de parler, et je lui ai encore dit « Oui, mais... » Nous avons ensuite marché en silence ; j'avais « gagné » ce petit échange verbal.
Je me suis soudainement souvenu que ma femme m'avait déjà expliqué que, parfois, elle a seulement besoin que quelqu'un l'écoute. Elle ne veut pas qu'on règle son problème ou qu'on la console ; elle a tout simplement besoin d'être entendue. Je me suis souvenu des nombreuses fois où j'avais donné mon témoignage pendant les réunions Al-Anon, et comme je me sentais bien, comme cela était bénéfique de se faire entendre et d'être reconnu. Je me suis doucement rappelé qu'il valait mieux écouter que comparer. Comment ai-je fait amende honorable à la fin de notre marche ? J'ai enlacé ma femme et j'ai reconnu son besoin d'être écoutée. Je l'ai laissée parler aussi longtemps qu'elle en ressentait le besoin, et je l'ai écoutée aussi longtemps qu'elle en avait besoin.

Pensée du jour
Les réunions Al-Anon m'apprennent et me permettent d'expérimenter et de mettre en pratique les outils qui transforment en ponts les barrières qui entravent la communication.

« Écouter vraiment, cela voulait dire être ouvert auxautres, libéré de mes propres attitudes. » Having Had a Spiritual Awakening..., p. 21

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 14 février, p. 45


Attentes ou exigences ?

« Il faut graver dans l'esprit de chaque alcoolique qu'il peut se rétablir indépendamment de qui que soit. La seule condition est de mettre sa confiance en Dieu et de mettre de l'ordre dans sa vie. » Les Alcooliques Anonymes, p. 111

Les attentes constituent un sujet fréquemment discuté dans les réunions. Il est normal de s'attendre à progresser, à recevoir de bonnes choses dans la vie, à être bien traité par les autres. Par contre, ces attentes tournent mal quand elles deviennent des exigences. Il se peut que je ne sois pas à la hauteur de ce que je souhaite être, que les événements prennent une tournure que je n'aime pas, que les autres me laissent tomber parfois. Dans ces moments-là, que puis-je faire ? Pleurer de rage ou m'apitoyer sur mon sort ? Me venger et envenimer la situation ? Ou m'en remettre à la puissance de Dieu et le prier de combler de sa grâce le pétrin dans lequel je me retrouve ? Lui demander de m'indiquer ce que je dois apprendre ? Est-ce que je continue de bien faire ce que j'ai appris à faire, peu importe les circonstances ? Est-ce que je prends le temps de partager avec d'autres ma foi et les bienfaits que j'en retire ?

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 14 février, p.53


Nos compagnons

Aujourd'hui, la grande majorité parmi nous accueille favorablement toute nouvelle lumière qui peut être projetée sur la maladie mystérieuse et déroutante de l'alcoolisme. Nous faisons bon accueil à de nouvelles connaissances valables, qu'elles proviennent d'un laboratoire, du bureau d'un psychiatre ou d'un spécialiste des sciences sociales. Nous nous réjouissons de toute forme d'éducation qui renseigne adéquatement le public et modifie les anciens préjugés envers le buveur.
De plus en plus, nous considérons tous ceux qui travaillent dans le domaine de l'alcoolisme comme nos compagnons de marche vers la lumière. Nous nous rendons compte que nous pouvons accomplir tous ensemble ce que nous ne pourrions jamais réaliser dans la division et dans la rivalité.

Grapevine, mars 1958

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.45


PENSÉE DU JOUR
Aujourd'hui est un jour spécial célébré par les amoureux en Amérique du Nord. Le coeur, ce symbole, est présent dans tous les magasins depuis des semaines. Les amoureux s'échangent des cartes, des fleurs, des friandises. Nous appelons amis et parents pour leur dire : « Bonjour, je pense à toi. » Chacun s'occupe de l'autre d'une manière spéciale en ce jour. Nous faisons un effort pour être gentils avec les amis et les étrangers. En bref, c'est une journée consacrée à l'amour. Pourquoi seulement un jour dans l'année? Je peux vivre dans cette attitude d'amour pendant deux jours, pendant trois jours et ainsi de suite. Dans le passé, j'avais peur de montrer mon amour par crainte d'être rejeté. Ce n'est plus aussi difficile que ça l'était. J'ai vu jusqu'à quel point l'amour m'est nécessaire.

MÉDITATION DU JOUR
Aide-moi à ne pas avoir peur de partager mon amour et mon amitié tout au long de l'année.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Le manque d'amour me fait beaucoup plus de mal que l'abondance d'amour.

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 14 février


Honnêteté et spiritualité

« Chaque personne a le droit de croire en un Dieu comme elle l'entend, en toute liberté. Et c'est précisément parce que nous avons ce droit que nous devons faire preuve d'honnêteté dans notre croyance pour grandir sur le plan spirituel. » Texte de base, p.33

Dans les réunions, en prenant un café, dans nos conversations avec notre parrain (marraine), nous entendons nos amis N.A. parler de la façon dont ils conçoivent leur Puissance supérieure. Il serait facile de « suivre le courant » et d'adopter les croyances de quelqu'un d'autre. Mais, de même que quelqu'un d'autre ne peut se rétablir à notre place, de même sa spiritualité ne peut se substituer à la nôtre. Nous devons honnêtement chercher une conception de Dieu qui nous convienne vraiment.
Plusieurs d'entre nous entament cette recherche par la prière et la méditation pour ensuite continuer avec leurs expériences en rétablissement. Y a-t-il eu des occasions où nous avons reçu une force plus grande que la nôtre pour faire face aux épreuves de la vie ? Lorsque nous avons demandé à être guidés dans des moments difficiles, l'avons-nous été ? Quelle est cette Puissance qui nous guidait et nous fortifiait ? Quelle genre de Puissance recherchons-nous ? En considérant les réponses à ces questions, nous aurons une conception assez claire de notre Puissance supérieure pour nous sentir capables de Lui confier notre volonté et notre vie.
Une conception empruntée peut faire l'affaire un certain temps mais, à long terme, nous devons nous faire notre propre conception d'une Puissance supérieure, car c'est cette Puissance qui nous soutiendra dans notre rétablissement.

Juste pour aujourd'hui, je cherche une Puissance supérieure à moi qui puisse m'aider à grandir sur le plan spirituel. Aujourd'hui, je vais examiner mes croyances honnêtement et adopter ma propre conception de Dieu.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 14 février, p.48


L'amour infantile suit le principe : « Je suis aimé parce que je suis aimé. » L'amour parvenu à maturité suit le principe : « Je suis aimé parce que j'aime. » Erich Fromm

Souvent, la croissance émotive commence lors de notre toute première réunion OA. Or, comme plusieurs outremangeurs compulsifs ont une image très négative d'eux-mêmes, c'est une expérience particulièrement touchante pour eux que de sentir l'acceptation inconditionnelle qu'on leur témoigne aux réunions.
Ce premier contact nous permet de nous accepter et de parvenir à accepter et à aimer les autres sans condition, sans rien attendre en retour.
Comme le disait un jour un conférencier OA : « Peu m'importe de savoir si tu m'aimes ; moi je t'aime. » Pensée du jour : Est-ce que je témoigne de l'amour et de l'acceptation aux autres sans m'assurer d'abord qu'ils m'aiment et qu'ils m'acceptent ?

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.45


« ( ... ) la Douzième Étape est une incitation à reprendre les Étapes tous les jours, pour le reste de notre vie, car le véritable rétablissement n'est possible qu'au prix de progrès continus. Ainsi, nous devons toujours chercher à affiner notre conscience spirituelle pour demeurer éveillés et dynamiques sur ce plan. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 119

J'ai connu un réveil spirituel en mettant les Douze Étapes en pratique. Si je continue de pratiquer ces principes tout au long de la journée, je serai libéré de mon esclavage face à la nourriture. Comme le dit le Gros Livre des Alcooliques Anonymes, je crois que je jouis d'un sursis quotidien qui dépend du maintien de ma forme spirituelle.
Je suis profondément reconnaissant envers ma Puissance supérieure de m'avoir libéré de mon obsession alimentaire et de l'avoir remplacée par la bonne volonté nécessaire pour me servir des outils de ce programme, Grâce aux outils, j'arrive à me plier aux exigences de la vie. Je sais aujourd'hui que peu importe ce qui m'arrive, je ne peux compter sur la nourriture pour soulager ma peine ou pour me « remonter le moral ». J'en suis venu à comprendre que rien n'arrive par erreur dans l'univers de Dieu. Ce que je peux faire de mieux aujourd'hui, c'est m'atteler à ma prochaine tâche puisque tout finit par passer.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 14 février, p.45


35. - C'est l'acte conscient et naturel de la Sagesse intérieure qui est en eux, par lequel Ma Sagesse, coopérant avec Ma Volonté, fait parvenir à maturité le fruit à Mon Idée qui se manifeste dans la fleur et dans le poussin.

36. - La fleur et le poussin décidèrent-ils quoi que ce soit par eux-mêmes ?

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.29


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de deux ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.