Pensées 23 février 2010
Bonjour à toutes et à tous
Mystérieux et merveilleux, ce paradoxe de rétablissement : la force surgissant d'une défaite complète et d'une impuissance totale ; la perte de notre ancien mode de vie pour en trouver un nouveau (Les Douze Étapes). Et ce divin et illogique paradoxe de la spiritualité : nos défauts et nos échecs étant tout autant des bénédictions de Dieu que nos succès et nos talents.
Affronter nos peurs nous donne du courage, aider une personne en détresse augmente notre capacité de nous aimer. Admettre que la souffrance fait partie de la croissance de cette personne et de la mienne nous rend plus heureux, capables de nous détacher avec amour. Considérer les côtés sombres de nos vies nous apporte de la lumière, accepter nos faiblesses et capituler devant une Puissance supérieure nous procure une force imprévue, une capacité d'écoute inattendue et en même temps, de nous affirmer lorsque ça nous apparaît nécessaire. Le miracle, c'est que, pour conserver tous les dons reçus comme notre rétablissement, il faut les transmettre à d'autres. Notre Dieu met sur notre chemin des personnes souffrantes pour nous guider dans ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.
Pour les transmettre à d'autres, nous pouvons faire comme le suggère ce proverbe espagnol : « Si j'avais mille âmes, je te les donnerais toutes ; je n'en ai qu'une, prends-la mille fois. » Certains sont brusques quand ils transmettent le message. Nous préférons une approche souple, simple, laissant même les autres patauger un bout de temps dans leur problème jusqu'à ce que ces personnes nous demandent une aide spécifique. Certaines personnes quelquefois rebelles ne désirent pas « être dirigées » avec fermeté. Nous croyons qu'il est mieux d'attendre qu'elles soient prêtes à s'aider elles-mêmes. Nous ne sommes pas efficaces quand nous permettons à un membre de se servir de nous, à moins que la volonté de notre Ps soit le moteur de cette démarche.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles