Pensées 09 mars 2010
Bonjour à toutes et à tous
« Nous avons les défauts de nos qualités. » Définitivement tordu et usé, cet argument fait souvent sourire. Personne n'est parfait ! Nous avons tous nos petits défauts, même si nous avons souvent du mal à l'admettre. Si nous supportons très bien certains, d'autres nous gâchent franchement la vie.
Défauts : individualiste, excessivement centré sur soi-même, mesquin, égoïste, lâche, impulsif, impatient, trop franc, jaloux, possessif, rancunier, inflexible, nerveux, tendu, indiscret, inconstant, superficiel, lunatique, susceptible, dépendant, orgueilleux, autoritaire, importun, intolérant, inquiet, pessimiste, sévérité matérialiste, influençable, obsessionnel, cachottier, entêté, hyper idéaliste, irréfléchi, incompréhensif, irresponsable, fataliste, avare, contrariant, insensible, naïf... Que cachent les défauts des autres ? Les nôtres ! Dieu se sert des autres pour nous en apprendre plus sur chacun de nous.
Qualités : Gentil, loyal, digne de confiance, fidèle en amour, fidèle en amitié, compréhensif, énergique, courageux, entreprenant, enthousiaste, sûr de soi, dynamique, franc, patient, sérieux, chaleureux, serein, déterminé, adaptable, communicatif, rusé, affectueux, protecteur, prudent, intuitif, imaginatif, généreux, créatif, large d'esprit, tolérant, modeste, assidu, sens du pratique, analytique, diplomate, poli, facile à vivre, sociable, romantique, charmeur, séduisant, optimiste, honnête, discipliné, consciencieux, plein d'humour, amical, indépendant, original, inventif, compatissant... Que cachent les qualités des autres ? Les nôtres ! Et Dieu se sert aussi des autres pour nous en apprendre plus sur nos qualités. Et nous avons, bien sûr, les qualités de nos défauts.
Dieu se manifeste dans le changement, et rien ne nous oblige à vivre avec le handicap de nos défauts que si c'est Sa volonté. Il nous a présenté des étapes à suivre, qui conduisent à une recherche spirituelle et à la liberté. Accueillons le changement, c'est-à-dire la libération des défauts qui gênent notre rétablissement. Accueillons aussi la paix intérieure, la capitulation, le calme après la tempête. Vive cette accalmie ou petite gêne !
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
J'ai souvent beaucoup de mal à savoir quelle est ma volonté et quelle est celle de Dieu. Je sens que la sérénité m'échappe alors qu'une guerre se déroule dans mon esprit et que de fortes voix me pressent de prendre une direction ou une autre.
Le doute est un compagnon inévitable de la recherche spirituelle. Je ne possède pas de livre d'instructions, alors je dois continuer d'explorer et de mettre en question mes perceptions. Je sais que lorsque je ressens un besoin désespéré d'agir, c'est habituellement ma volonté qui fait pression, et lorsque je ressens une calme certitude, c'est habituellement celle de Dieu qui se manifeste. Mais la plupart du temps, je n'ai pas d'indication aussi claire. Qu'arrive-t-il alors ? J'attends parfois que la clarté se fasse ou j'essaie d'écouter plus attentivement afin d'être guidé ; je peux parler de ma confusion et avoir recours à la sagesse des autres ; ou je peux simplement faire un choix, passer à l'action et voir ce qui arrive. Plus de choses me seront révélées le temps venu, peu importe mon choix. Étant donné que j'ai remis ma volonté et ma vie à Dieu, tout choix que je fais peut servir à exécuter Sa volonté.
Pensée du jour
Aujourd'hui, je me rappellerai que l'incertitude n'est pas un défaut mais une occasion de progresser. Tout ce que je fais, tout ce qui croise mon chemin — gens, situations, idées — a le potentiel de contribuer à ma croissance et à ma compréhension. Aujourd'hui seulement, je ne suis pas obligé de connaître la nature de cette contribution.
« Il y a plus de foi dans un doute honnête, croyez-moi, que dans la moitié de toutes les professions de foi. » Lord Alfred Tennyson
Al-Anon, Le Courage de Changer, 9 mars, p.69
Al-Anon me dit que je n'ai pas à accepter les comportements inacceptables. Il m'a fallu beaucoup de temps pour découvrir à quoi ressemblait un comportement acceptable ou même désirable, et ainsi déterminer ce qui est inacceptable. Je crois fermement que mes difficultés dans ce domaine ont beaucoup à voir avec le fait d'avoir grandi au contact de l'alcoolisme. Puisque j'avais rarement vu ce qu'est un comportement acceptable, je croyais que les comportements inacceptables étaient quelque chose de normal. Ce n'est qu'en arrivant à Al-Anon que j'ai découvert une meilleure façon de vivre. J'ai particulièrement de la difficulté à apprendre à discerner les critiques blessantes des commentaires constructifs. Une suggestion qui m'aide, c'est de tenir compte de la source. Ceci m'aide à ne pas accorder la même importance à tout ce qu'on dit à mon sujet. Si je reçois des commentaires constructifs de ma marraine, une personne que je sais ancrée dans le programme, j'écoute attentivement ce qu'elle a à me dire. Si l'alcoolique qui fait partie de ma vie me critique de manière agressive, je tiens compte de la source. En d'autres mots, je me rappelle que c'est l'alcool qui parle, et non la personne que j'aime. Il n'y a pas de raison que j'accorde le même poids aux paroles de l'alcoolique qu'à celles de ma marraine. En tenant compte de la source, je me rappelle qu'il faut me détacher et placer les principes au-dessus des personnalités. Je n'ai pas à gaspiller mon énergie à faire du ressentiment envers une personne qui me parle à travers le brouillard de cette maladie insidieuse. Ce faisant, je peux me demander. « Est-ce si important ? » Tenir compte de la source me rappelle aussi d'avoir de la compassion pour la personne qui se débat sous le poids de la maladie de l'alcoolisme. Pour moi, tenir compte de la source est un aspect important du programme à l'œuvre.
Pensée du jour
Parmi les personnes faisant partie de ma vie, quelles sont celles dont les paroles méritent qu'elles me tiennent à cœur ?
« Quand des paroles cruelles jaillissent de la bouche d'une autre personne, ivre ou sobre, Al-Anon m'aide à me rappeler que des choix s'offrent à moi. » Le Courage de changer, p. 297
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 9 mars, p. 69
Ne plus faire à ma tête
Nous avons décidé de confier notre volonté et nos vies aux soins de Dieu tel que nous Le concevions. Les Douze Étapes et Les Douze Traditions, p.40
Malgré toute la bonne volonté du monde, comment peut-on confier sa volonté et sa vie aux soins de Dieu tel qu'on le conçoit ? En cherchant à répondre à cette question, j'ai pris conscience de la sagesse de la Troisième Étape qui comporte deux parties.
Bien des fois, j'aurais pu mourir ou être blessé à l'époque où je buvais, mais cela n'est jamais arrivé. Je devais être protégé par quelqu'un ou par quelque chose. Je crois que ma vie a toujours été sous la protection de Dieu. Lui seul décide du nombre de jours qu'il me sera donné de passer sur cette terre.
La question de la volonté (ma volonté ou celle de Dieu) est pour moi la partie la plus difficile de l'Étape. Ce n'est qu'après avoir beaucoup souffert sur le plan émotif, en tenant sans succès de me rétablir tout seul, que j'accepte enfin de m'en remettre à la volonté de Dieu. La capitulation, c'est comme le calme après la tempête. Quand ma volonté est en accord avec celle de Dieu à mon égard, je trouve la paix intérieure.
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 9 mars, p. 77
Encore un effort
« Même si je sais combien tu dois être blessé et désolé par cette rechute, je te prie de ne pas trop t'en faire parce que tu as perdu temporairement la paix intérieure. Aussi calmement que possible, recommence à pratiquer le programme des AA, particulièrement la méditation et l'examen de conscience.
Puis-je te conseiller aussi de considérer la culpabilité excessive pour ce qu'elle vaut. Ce n'est qu'une sorte d'orgueil inversé. Il est bien de regretter ce qui est arrivé, mais non d'entretenir de la culpabilité.
Il se pourrait que cette rechute ait été provoquée par des sentiments injustifiés de culpabilité dus à de prétendus manquements moraux, et tu devrais sûrement examiner cette possibilité. Mais même dans ce cas, tu ne devrais pas te blâmer pour une défaillance ; tu ne peux être puni que si tu refuses d'essayer de t'améliorer. »
Lettre, 1958
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.68
PENSÉE DU JOUR
Pourrais-je passer toute une journée, tout un vingt-quatre heures sans « essayer d'améliorer et de contrôler qui que ce soit, à part moi » ? Cela ne paraît pas une tâche difficile. Après tout, je suis la seule personne que je puisse changer. Jusqu'à présent, pourquoi ai-je dépensé tant d'énergie à essayer de changer les autres ? Comment puis-je savoir ce qui est bon pour une autre personne ? La plupart du temps, je ne sais pas ce qui est bon pour moi. Aujourd'hui, j'essaierai très fort d'accepter les autres, peu importe leur comportement. Aujourd'hui, je me concentrerai sur mes qualités, bonnes ou mauvaises, et je laisserai l'autre personne être elle-même, c'est-à-dire un être humain qui a des points faibles. Si cet engagement personnel que je prends ne vaut que durant cinq heures aujourd'hui, peut-être qu'il durera six heures demain et ainsi j'aurai franchi un autre pas de géant vers la sérénité.
MÉDITATION DU JOUR
Aide-moi à Te laisser apporter toute amélioration à la race humaine.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Tout au long de ce jour, j'accepterai les autres tels qu'ils sont, humains, tout comme moi, et j'accepterai qu'ils ont droit à leur nature humaine.
Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 9 mars
De petites choses
« Autrefois, nous transformions des situations simples en problèmes ; d'un rien, nous faisions une montagne. » Texte de base, p.111
Faire des montagnes d'un rien semble être notre spécialité. Vous avez déjà entendu dire que, pour un dépendant, une crevaison est un événement traumatisant. Et que dire de ceux parmi nous qui oublient jusqu'au dernier de leurs principes dès qu'ils sont confrontés à un mauvais conducteur ? Ou songez à cet ouvre-boîtes qui ne veut pas fonctionner, oui, celui que vous venez de jeter par la fenêtre du deuxième étage ! Nous pouvons nous identifier à ceux et celles qui s'exclament : « Mon Dieu, donne-moi la patience… immédiatement ! »
Non, ce ne sont pas les contrariétés majeures qui nous mettent hors de nous-mêmes. Les grands malheurs, tels un divorce, une mort, une maladie grave ou la perte d'un emploi, peuvent nous abattre, bien sûr, mais nous leur survivons. L'expérience nous a appris qu'il nous fallait faire appel à notre Puissance supérieure et aux autres, pour réussir à traverser les grandes crises de la vie. Ce sont les petites choses, les constants défis à vivre au jour le jour sans consommer de drogue, qui semblent affecter plus fortement la majorité des dépendants dans leur rétablissement.
Quand les petites choses nous tombent sur les nerfs, la Prière de la sérénité peut nous aider à remettre les choses en perspective. Nous pouvons tous nous rappeler que le fait de « confier » ces petits problèmes à notre Puissance supérieure nous donne la paix de l'esprit et une vision renouvelée de la vie.
Juste pour aujourd'hui, je travaillerai ma patience. J'essayerai de ne pas réagir hors de toute commune mesure et je cheminerai avec ma Puissance supérieure toute la journée.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 9 mars, p.73
La faute, la vraie, est de commettre des fautes sans les corriger. Confucius
Comme Bill W. l'affirme dans le Gros Livre, la colère, le ressentiment, la jalousie et l'envie sont « le luxe douteux des gens normaux ». Pour moi, outremangeur, c'est du poison. Si je ne prends pas garde à mes défauts, ma maladie refait surface. Or, le retour de la compulsion alimentaire signifie la mort spirituelle et émotive sinon physique. Ai-je négligé le mode de vie ? M'arrive-t-il de laisser mon ego provoquer des discussions ou de bouder silencieusement dans une attitude de mépris ? Est-ce que je donne facilement dans la critique mordante ? Ce sont là des pièges dangereux. Ils peuvent détruire ma capacité de penser et d'agir utilement.
Je sais que je peux changer, que rien ne m'oblige à vivre avec le handicap de mes défauts. J'ai des Étapes à suivre et elles conduisent à la liberté.
Pensée du jour : Je suis prêt à changer, à être libéré des défauts qui gênent mon rétablissement.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.69
« Le rétablissement est le résultat de l'application du programme des Douze Étapes des Outremangeurs Anonymes. » L'abstinence, un engagement, page 1
L'abstinence est pour moi quelque chose de très simple. Il s'agit de m'abstenir d'outremanger compulsivement et de poursuivre mon cheminement dans le programme. La compulsion alimentaire, c'est lorsque je flâne dans ma cuisine en enfournant de la nourriture dans ma bouche sans même y réfléchir. La compulsion, c'est ne pas lire, écrire, appeler ou me servir des autres outils. La compulsion, c'est lorsque je ne mets pas les Étapes en pratique et que je ne parle pas à ma Puissance supérieure. L'abstinence, c'est manger des repas équilibrés, me servir des outils OA, mettre les Étapes et les Traditions en pratique, parrainer et offrir d'autres services. Puisque n'importe quel aliment peut déclencher chez moi le désir d'outremanger, je n'ai pas une liste d'aliments proscrits qui encadre mon abstinence. En fait, ce qui sape mon abstinence, c'est plutôt l'action de manger compulsivement, soit lorsque je mange mes émotions, que je me gave ou que je cède à mes fringales. Le rétablissement se fait à trois niveaux : physique, spirituel et émotif. Si je me contente de l'aspect physique (l'adhésion à mon plan alimentaire), je me prive de deux cartes importantes de mon rétablissement.
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 9 mars, p.69
11. - Mais, chaque cellule est entourée de millions d'autres cellules. Chacune accomplit intelligemment son propre travail, évidemment dirigé par la conscience unie de toutes ces cellules qui forment une intelligence-groupe dominant et dirigeant ce travail. Cette intelligence-groupe est, apparemment, l'intelligence de l'organe que forment les cellules comprises en lui. De même, il y a d'autres intelligences-groupes en d'autres organes, chacune contenant des millions de cellules et tous ces organes forment ton corps physique.
12. - Tu sais maintenant que tu es l'être intelligent qui dirige le travail des organes de ton corps, que cette direction soit effective, consciente ou inconsciente, quant au mode d'exécution. Chaque cellule, chaque organe est, réellement, un point focal de cette Intelligence directrice. Lorsque cette Intelligence se retire définitivement de l'organisme, les cellules se séparent, ton corps physique meurt et cesse d'exister comme organisme vivant.
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.44
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons,
visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles
sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue
les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de deux ans
et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide.
Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe
qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique
ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider
à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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