Bonjour à toutes et à tous

Notre méthode ne nous propose quasiment que la rigoureuse honnêteté : faire ce que nous avons à faire, exécuter un jour à la fois de petites tâches indispensables, et laisser notre Puissance supérieure prendre soin de tout, gérer tout ça.

Il y a une forme de violence verbale qui se cache sous un masque de rigoureuse honnêteté. Certaines paroles peuvent être blessantes tout en étant toujours rigoureusement honnêtes. Le problème avec ces paroles n’est pas qu'elles sont « rigoureuses » mais plutôt « honnêtes ». Lorsque nous blessons les autres par nos paroles c'est qu'elles sont le reflet de notre hostilité, de notre envie ou de notre jalousie, plutôt que notre honnêteté. Les personnes blessées, visées par ces propos souvent non sollicités, par ces paroles inutilement cruelles et prétendument franches, réagissent avec vigueur. Nous aggravons parfois la situation en ajoutant : « Qu’est ce qui te prend ? C'est pour ton bien et je cherche à être rigoureusement honnête », laissant sous-entendre par là, que nos remarques auraient dû être accueillies avec gratitude.

L’honnêteté et l’intégrité vraies sont à la base d’une saine relation. Elles gagnent à être utilisées avec tact, empathie et sensibilité. Comme le dit Patrick Huard dans un de ses monologues au sujet de ses relations avec les femmes, quelquefois c'est mieux « de fermer sa gueule ». La « prétendue » honnêteté ne fait pas que masquer nos ressentiments, notre envie et notre jalousie, elle est aussi quelquefois une justification pour la cruauté mentale et elle corrompt les relations de couple et amicales. Il n'y a pas beaucoup de façons d’émettre notre avis sans nécessairement blesser d'aucun. Il parfois est préférable de filtrer avec notre parrain avant de nous adonner à la rigoureuse honnêteté. Nous pouvons oser être vulnérable avec notre partenaire de vie, c'est l'amour à l'état pur pour soi et l'autre. Le couple nous fait faire des choses que seul, nous n'y arriverions pas.

Notre maladie, notre dépendance et/ou notre codépendance a réussi à nous convaincre que nous n'avions plus de problèmes, malgré l'évidence pour tous et chacun dans notre environnement. Notre personnalité dépendante et/ou codépendante, qui souffre de ce mal de vivre nous transporte constamment dans l'illusion d'hier et de demain même lorsque nous sommes en rétablissement. Dans le continuum entre l'harmonie et la discorde, notre maladie semble nous diriger vers le chaos. Entre la solution et le problème, le déni, ou quelquefois l'ivresse mentale, nous cachent toute résolution possible. Notre tête raisonne et semble cacher le problème, le coeur a mal et cherche une solution. La souffrance profonde issue des blessures du passé qui ne sont pas soignées revient continuellement à la surface. C'est comme la bulle d'air qui cherche à atteindre la surface, la boule qui nous étouffe qui ne cherche qu'à sortir de nous. Et devant ces crises, nous ne savons plus où donner de la tête. C'est alors que nous allons essayer des méthodes plus faciles, plus douces. La ruse de notre personnalité et de notre maladie, c'est de nous avoir fait vivre de l'irréel et de nous attirer vers un fun que nous avons eu en consommant, en nous gelant, en adoptant et en répétant des comportements toxiques qui nous ont amené vers l'évasion et vers la fuite.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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