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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 30 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« La confiance en soi est le premier secret du succès. » ( Ralph Waldo Emerson, La Confiance en soi ) La confiance est un élément clé dans nos relations avec autrui, surtout avec notre parrain — marraine. L'équation suivante « Confiance = Crédibilité + Fiabilité + Intimité » se vérifie ainsi. « Nous croyons en ce que cette personne dit à propos de ….» — Crédibilité d'autrui. « Nous pouvons faire confiance en cette personne … » — Fiabilité des actions d'autrui. « Nous nous sentons à l’aise de partager avec lui ou elle … » — Intimité.

Pour vivre confiants, nous devons trouver le moyen de dire la vérité, d'être rigoureusement honnête. Nous devons ne pas mentir ni même exagérer notre réalité. Nous allons éviter de dire des choses qui pourraient même s'avérer mensongères. Nous allons partager les émotions que nous vivons en les exprimant, en utilisant un langage corporel adéquat. Nous n'avons pas à savoir tout. Si nous ne connaissons pas la réponse, il vaut mieux le dire rapidement et directement. Nous sommes plus compétents que nous ne le croyons. Si nous ne croyons pas en notre potentiel, en cette force divine qui nous habite, il vaut mieux nous retirer. Nous devons aimer ce que nous faisons. Et tout ira comme si cela va de soi.

« Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. » ( Johann Wolfgang von Goethe, Faust ) Chacun des membres dans les groupes d'entraide a des qualités qu'il ou qu'elle peut partager avec les autres. Les expériences que nous partageons avec honnêteté aident d'autres dépendants ou codépendants à s'identifier suffisamment pour qu'ils commencent à se rétablir. Nous découvrons que nous avons tous des talents spéciaux à offrir à ceux et celles qui nous entourent. Nous avons de la gratitude pour ce mode de vie des Douze Étapes qui nous fait voir ce qui est réellement nécessaire dans nos vies : le contact avec une Puissance supérieure, l'intimité avec ceux et celles qui nous aiment pour ce que nous sommes, la confiance face aux choix que notre Ps nous inspire et les miracles qui en résultent.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 29 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Notre cheminement personnel passe par l’écoute de soi et des autres. Le mot « intuition » lui-même signifie « voir à l’intérieur ». L’intuition nous invite à regarder à l’intérieur de chacun de nous, à nous écouter, à écouter cette petite voix qui nous habite. Écoutons cette petite voix intérieure qui nous incite à faire, à dire des choses. Il s’agit de notre intuition, d'un message qui provient, nous le croyons, de notre Puissance supérieure. Écouter notre intuition est simple même aux premiers abords. C’est une chose aisée : Être à l’écoute et nous fier toujours à sa guidance, même lorsque notre mental nous affirme le contraire.

Comment différencier l’intuition de notre raison ? Notre première impression est toujours la bonne. Nous croyions que notre mental cherchait souvent à diviser tandis que l’intuition était union puisque elle est la voix du cœur. Tout cela avant que nous nous apercevions que nous ne sommes pas séparés. Nous pouvons nous fier à la première pensée qui nous vient à l’esprit. Est-ce que cette pensée est due au hasard ? Notre Ps peut nous envoyer des signes (un animal, un objet, un nuage que nous interprétons) une personne peut nous aider, une idée, une image qui nous apparaît, une vision, et même parfois clairement une voix intérieure. Nous pouvons être honnêtes chacun de nous envers nous-même et accepter que les autres ou que les signes nous montrent nos propres défauts pour ainsi effectuer un travail de reconstruction ou de réadaptation, si telle est la volonté de notre Ps.

Tant que nous n’aurons pas compris la leçon que notre Être suprême cherche à nous communiquer, nous revivons des situations similaires. L’intuition peut se manifester de différentes manières. C'est quelquefois un peu comme le jeu que nous jouions étant très jeunes du chaud et du froid. Dès que nous nous approchions du but, nous sentions cette chaleur. Il nous arrive de penser à un ami que nous n’avons perdu de vue depuis longtemps et quelques instants plus tard nous recevons un appel de sa part ou d'une autre personne qui nous demande des nouvelles de ce dernier. En voiture, nous sentons que nous devons aller tout droit et nous évitons un accident qui se produit dans une sortie sur notre route habituelle. Nous apprenons le lendemain qu’un accident a eu lieu à l'endroit où nous avons habitude de passer. Certains appellent ça des coïncidences, du hasard, la main de Dieu.

L’intuition peut nous faire ressentir des impressions, des sensations (des picotements, des tensions et en fait en vérifiant auprès de l'autre personne qui est là avec nous, elle nous dit que c'est vrai qu'elle a une tension à ce même endroit), des images qui nous apparaissent. Nous ne voyons plus la vie de la même manière. Nous avons l’impression que la chance nous sourit. S’ouvrir un peu plus chaque jour à ces messages de notre Ps nous permet ce contact conscient avec le divin en nous et ainsi de trouver le vrai sens de notre vie.

L'intuition éclaire notre chemin dans des situations qui auparavant étaient sombres et nous déroutaient. La prière et la méditation nous aident à continuer à rester en contact vivant avec notre Puissance supérieure et c'est Elle, cette petite voix intérieure qui guide et illumine notre vie aujourd'hui. Pour aujourd'hui, nous vivons ici et maintenant. Aujourd'hui, en cet instant, nous croyons que nous sommes tous des enfants de Dieu libres de vivre des émotions, de l'amour, de la dignité, de la bonté et de la beauté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Vivre pleinement dans le présent … prendre parfois le temps d’apprécier la vie
et tous les petits bonheurs qu’elle nous apporte au quotidien à sa juste valeur.
Vivre totalement dans le présent, c’est avoir l’esprit totalement centré
sur ce qui se passe ici et maintenant. C’est ne pas s’inquiéter au sujet
du futur ou regretter son passé. C’est laisser derrière soit toute
pensée parasite et se centrer uniquement sur ce que nous sommes
et ce que nous faisons maintenant. C’est accorder toute son attention
aux personnes avec qui nous sommes et à tout ce qui nous entoure
au lieu de diluer cette attention en pensant à ce qui allons faire
ensuite, demain ou plus tard. 100% de notre vie se déroule
au présent et le passé et le futur ne sont en fait que
des concepts. Ce qui nous permet de nous améliorer,
ce sont les actions que nous effectuons dans
le présent et non les rêves et fantasmes de
notre avenir ou les inquiétudes que nous
avons à propos de notre futur. Certains
disent que nous passons 90% de
notre vie à nous inquiéter pour
le futur ou à penser au passé.
Oust les « Si seulement »
puis simplement accepter
la réalité telle qu’elle est,
là, ici et maintenant.

Vivre notre situation actuelle,
en cessant de rêver à un futur
idyllique et de glorifier notre passé.
«Tu dois vivre dans le présent,
te lancer au-devant de chaque vague,
trouver ton éternité à chaque instant. »
( Henry David Thoreau ) Merci de vivre
chaque instant comme si c'était le premier,
à l'image de l'enfant qui découvre le monde,
en rampant, à quatre pattes puis en se relevant.
Merci de vivre la vie telle qu'elle se présente,
de vivre nos émotions dans toute leur intensité,
de nous permettre de se sentir en vie et de passer
consciemment à travers tous les événements de la vie
pour accéder à cette gratitude que nous T'exprimons.
Merci de nous permettre de découvrir que nous sommes
capables d'un amour désintéressé et confiant ce qui constitue
l'un des plus grands cadeaux que nous avons reçus et recevons
du mouvement. « Je sais à présent goûter la quiète éternité dans l'instant.»
( André Gide )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 27 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Qu'est-ce qui fait que nous nous sentons heureux ? Avons-nous des besoins, des attentes comme d'espérer un compliment, une attention, un baiser de notre conjoint ? Quelles que soient les conditions qui, dans notre imagination, doivent être réunies aujourd'hui pour que nous soyons heureux, personne ne peut nous imposer quoi que ce soit. Nous décidons la plupart du temps, et souvent de manière inconsciente, de ce qui nous rend heureux ou malheureux. Devons-nous assumer l'entière responsabilité d'être heureux ou malheureux ? En fait, nous pouvons décider d'être heureux « ici et maintenant » sans raison particulière.... tout de suite ! En fait notre Ps a souvent créé dans nos vies et dans nos esprits une multitude de raisons pour être malheureux et seulement quelques unes pour être heureux. Le paradoxe c'est que notre Ps désire que nous nous y cramponnions et que nous nous attachons à ces « bonnes raisons » qui nous tiennent éloignés du bonheur tant recherché, plutôt que de les abandonner au risque d'être heureux instantanément : « Moi ça me prend un char de l'année » — « Je veux une blonde, un chum et je ne ne veux plus être seul !»

Tant que nous continuons à croire que notre bonheur dépend de quelque chose extérieur dont nous n'avons pas le contrôle, nous ne pouvons être heureux. Nous devons nous préparer à vivre déceptions, frustration, colère, rage et ... ultimement maladies. À choisir entre avoir raison et être heureux, nous préférons bien souvent avoir raison. Comment est-ce que ça se fait que notre Ps nous amène dans ce chemin ? Il ou Elle nous amène à reconnaître Sa gouverne et nous croyons que notre Ps nous y guide pour que nous reconnaissions Sa volonté et Sa grâce dans tout, même dans es petites choses simples.

Plusieurs choses simples suffisent vraiment à nous rendre heureux : le fait d'être vivant, d'être en rétablissement et en bonne santé, d'avoir un bon contact avec une Puissance supérieure. Être heureux n'est pas une réaction à avoir face à une situation donnée, c'est un sentiment qui perdure quels que soient les lieux, les évènements et les personnes que nous rencontrons. Ces choses extérieures n'ont pas le pouvoir de contrôler notre état d'être, pas plus que nous. Nous pouvons vivre le moment présent même s'il n'est pas conforme à nos attentes et besoins, même s'il ne se produit pas exactement comme nous l'aurions préféré ou rêvé. Nous pouvons vivre chaque instant dans le confort et le pardon de Son amour.

Aujourd'hui nous pouvons affirmer que c'est tout à fait bien que nous ne sachions pas contrôler quoi que ce soit dans notre vie. Car la gouverne est entre bonnes mains, celle de notre Ps. Grâce aux autres dépendants et codépendants en rétablissement dans les groupes d'entraide auxquels nous participons ou qui font partie de ces belles fraternités, nous trouvons toujours une main pour nous aider à nous relever, nous épauler et nous encourager à recommencer. C'est le refrain dans notre vie aujourd'hui et ça chante !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 26 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Toutes les grandes découvertes sont faites par ceux qui laissent leurs émotions devancer leurs idées. » ( C. H. Parkhurst ) Nos émotions comme nos désirs sont souvent ambivalents et quelquefois contradictoires. Parfois elles génèrent des conflits dans notre propre moi et une harmonie est difficile à atteindre, tant leurs contradictions sollicitent notre orgueil ou nous fait peur. Les enfants arrivent plus souvent à dire leur ambivalence ou leurs vraies émotions : « Tu es vieux, papi, est-ce que tu vas mourir ? » Nous, les adultes, avons plus de réticences à reconnaître nos émotions agréables ou désagréables... ambivalentes ou non. Nous voulons que nos enfants grandissent... et nous voulons en même temps trop souvent qu'ils restent tout petits. Il est difficile pour beaucoup de parents de laisser une relation de prise en charge pour vivre une relation d'échanges d'égal à égal. Les nombreux conflits avec ces grands adolescents ou jeunes adultes prennent naissance dans la difficulté des parents à doser soins, échanges et à laisser les espaces nécessaires à la croissance de tous et chacun.

La dépendance et la codépendance freinent notre croissance émotive et spirituelle en nous dépouillant de notre énergie vitale, en nous donnant cette illusion de séparation, de manque d'amour. Et puis un jour, grâce à notre Ps, à Dieu tel que nous Le concevons, graduellement, le miracle du rétablissement se produit aussi dans nos vies. « Le plus beau sentiment du monde, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés. ( Albert Einstein ) Le rétablissement nous aide alors à nous ouvrir les yeux et le cœur, à reconnaître nos émotions, nos sentiments et ressentiments, à prendre conscience de ce que nous sommes, à être honnêtes envers nous-mêmes, à accepter ces vestiges de notre passé et à agir de notre mieux pour reprendre cette croissance qui avait été mise en veilleuse. « Si vous voulez être libre de vos émotions il faut avoir la connaissance réelle, immédiate de vos émotions. » ( Arnaud Desjardins ) Aujourd'hui est le premier jour du reste de notre vie, nous pouvons le passer à être libre de vivre nos émotions sans les geler de quelque façon que ce soit, si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 25 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Gracias a la Vida que me ha dado tanto ! ( Violeta Parra ) Quelle est la Volonté de Dieu au niveau pratique dans notre vie ? Notre Puissance supérieure veut-elle que nous faisions ceci ou cela ? Que veut-elle ? Il n'est pas toujours facile de déterminer quelle est la Volonté de Dieu au niveau pratique avant qu'un événement se produise. « La volonté de Dieu est un mystère. » (Éph. 1:9). Toutefois, Dieu nous « fait connaître le mystère de sa volonté ». Comment discerner quelle est la volonté de Dieu dans certains aspects de notre vie ? Comment être assuré d'agir selon la volonté de Dieu ? Nous trouvons que la volonté divine s'applique à chaque aspect de notre vie et qu'il est aisé de voir que dans tous les événements de la journée dans tous les domaines de notre vie s'est exprimée la volonté de ce Dieu tel que nous Le concevons. L'être humain réclame son indépendance et désire souvent agir à son propre gré, au point qu'il lui arrive de croire capable de déterminer pour lui-même qu'elle est la Volonté de Dieu.

En adhérant aux groupes d'entraide, en renonçant à l'illusion de notre volonté déchaînée et en demandant l’aide de notre parrain ou de notre marraine, le miracle s'est produit, un jour à la fois. Il ne s’agit pas d'un remède amer, mais d'un sursis quotidien proportionnel à notre désir d'avoir de la bonne volonté et d'être disposés à apprendre. Merci mon Dieu de nous donner aujourd'hui ce désir et cette prédisposition.

Petit à petit, nos défauts s'effritent, les obstacles s'écartent de notre route, notre chemin s'aplanit... jusqu'au prochain cahot, jusqu'à la prochaine pierre d'achoppement. Voilà les éléments de la croissance : patience, diligence et foi en une Puissance supérieure qui ne met devant nous que des cahots ou des pierres avec lesquels nous pouvons vivre.

Pour aujourd'hui, nous croyons que tout se passe selon un plan divin. Si nous ne savons pas quelle est la part de travail qui nous revient ou dans quelle direction nous devons aller, nous pouvons faire une pause pendant un instant, pour Le remercier de Sa gouverne et dans la certitude que la réponse nous viendra en Son temps et en Son lieu.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 24 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Le philosophe Madhvacharya a écrit que la grâce n'était pas un cadeau de Dieu, elle devait être gagnée et méritée. Pour un athée, dans une perspective naturaliste et rationaliste, le concept de la grâce divine apparaît être la même chose que le concept de la chance.

Le christianisme voit la grâce comme une faveur non méritée. La grâce divine est une description du caractère de Dieu, qui se manifeste par les dons de Dieu à l'humanité. La grâce décrit les moyens par lesquels ces dons sont accordées à nous, les êtres humains. Le principe de la grâce est synonyme de « salut ».

Le théologien J. I. Packer décrit la grâce de cette façon : « Qu'est-ce que la grâce ? La grâce du Nouveau Testament, c'est l'amour de Dieu en action chez les hommes qui ne méritent pas Son amour. Par la grâce, Dieu remue ciel et terre pour sauver les pécheurs qui ne pouvaient pas lever le petit doigt pour se sauver eux-mêmes. La grâce signifie que Dieu envoie son Fils unique pour mourir sur la croix afin que nous les coupables peuvent être réconciliés avec Dieu et reçus dans le ciel. » (Trad. libre)

La grâce de Dieu signifie pour nous que Dieu fait pour nous tout autant ce que nous ne pouvons pas faire pour nous-mêmes, que ce que nous faisons par Sa grâce et sous Sa gouverne. Notre Ps inonde notre vie de Sa grâce, faisant pour nous et à travers nous des choses que nous pouvons et ne pouvons pas faire seuls.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 23 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Nos émotions au début de notre rétablissement et au cours de notre actif étaient comme blancs ou noirs (nous aimions ou nous détestions) puis tranquillement ont passé à toutes les teintes de gris (nous aimons un peu, beaucoup, passionnément, à la folie …). Une autre dimension s'est ajoutée à la lumière de nos émotions : la couleur.

Si nous éprouvons un ressentiment, de la colère, de la rage, nous pouvons imaginer, visualiser une couleur rouge. Cette couleur est conforme à l’expression populaire « être rouge de colère ». Nous pouvons également observer manifestement à la surface du visage, un changement de couleur qui passe du rose au rouge écarlate parfois. Le corps, à ce moment, participe et vit l’intensité émotionnelle de la colère, de la rage.

Si tout va pour le mieux et que nous sommes sur un petit nuage de bonheur ; alors l’expression populaire « voir la vie en rose » peut s‘appliquer. Nous pouvons de même ressentir l’effet de la couleur rose sur nos émotions intérieures comme être sur un nuage rose... Dans l’expression « avoir une peur bleue » nous avons une autre couleur qui se manifeste également sur notre visage par un changement de teinte de la peau lorsque nous avons par exemple risqué d'être victime d'un accident.

De la même façon que les couleurs peuvent susciter des émotions comme le calme, la détente, la sérénité avec le vert, la réflexion intérieure ou la spiritualité avec le bleu. De même nous pouvons dire en retour que nos états émotionnels correspondent à telle ou telle couleur. Lorsque nous disons que nous « broyons du noir » cela signifie que nous sommes dans une obscurité intérieure, un mal être qui nous empêche de distinguer toute lumière d’espoir. Les couleurs sont souvent le reflet de l’état émotionnel de la personne au moment présent. Certains appellent cela l’aura.

Toutes les peines, la confusion, les joies que nous ressentons n'ont rien d'exceptionnel, elles font partie des couleurs de la vie. Nous rendons grâce à Dieu, le peintre qui se sert de ces couleurs, pour celles que nous avons vécues hier et pour celles que nous percevons aujourd'hui. Merci pour tous ces arcs-en-ciel !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 22 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Le plus grand don que Dieu, dans sa largesse, fit en créant, le plus conforme à sa bonté, celui auquel il accorde le plus de prix, fut la liberté de la volonté. » ( Dante ) Lorsque nous cherchons et recevons le don de croire en une Puissance supérieure, lorsque nous la découvrons au centre de notre vie et que nous lui accordons toute notre confiance, alors nous nous apercevons que ce Dieu d'amour nous a offert et nous offre une richesse étonnante de dons. Dans la vie de chaque jour, notre Ps nous donne l’envie de vivre, la joie, l’enthousiasme, la paix, la sérénité, l’amour, la liberté, la fidélité, l’espérance, la protection, la réussite dans nos projets, la conviction, l’assurance, la confiance, la connaissance, la compréhension, la sagesse, la lumière, la vérité. Elle nous donne un esprit d’amour, d’humilité, de justice, de fraternité et de compassion. Elle nous guide dans notre cheminement et nous éclaire sur notre parcours spirituel.

Elle nous transmet la force de vivre, d’avancer, de croire, d’aimer, de pardonner, d’affronter les difficultés, de surmonter les épreuves, de résister aux tentations, de persévérer. Même si nous ne lui faisons pas confiance tout à fait, elle peut diriger notre vie, nous transformer. Notre Dieu d'amour nous apporte la réussite après une série d'échecs, la victoire après une série de défaites. Il nous apprend à nous aimer et à aimer ceux et celles qui nous entourent car Lui nous aime tels que nous sommes.

Notre Ps nous apporte des réponses à nos questions dans nos prières et méditations. Elle nous redonne force et courage lorsque nous sommes abattus. Elle répond à nos besoins psychologiques, émotionnels, physiques, matériels et spirituels. Elle nous apprend à apprécier toutes les belles et bonnes choses qui nous entourent et qu’elle nous donne. Elle nous apprend aussi à être tolérant, à partager, à comprendre, à écouter, à servir, à pardonner, à aider, à secourir. Elle veille sur nous à chaque instant de notre vie, aplanit notre chemin, écarte de nous les dangers et éclaire notre route. Elle nous dispense ainsi tous les jours quantité de bienfaits et de bénédictions. Lorsque nous faisons le bilan de tous les bienfaits reçus, ceux-ci sont vraiment extraordinaires et ce ne sont pas uniquement des promesses concernant le futur, mais pour la plupart, il s’agit d’un apport immédiat et concret pour chaque jour. « N'aie pas peur de la vie. Crois que ta vie vaut la peine d'être vécue et ta foi fera le reste. » ( William James, tel que cité dans l'Aujourd'hui, p. 354 )

Le rétablissement est quelque chose qui grandit par le don. Nous le redonnons par la grâce de Dieu. En partageant notre rétablissement avec d'autres, en transmettant ces bienfaits spirituels avec amour, libres de toute attente et sans poser de conditions, nous Le remercions entre autres pour tous ces cadeaux.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 21 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La loi naturelle est faite pour le bonheur de l’homme. C'est étonnant qu'il en soit ainsi puisque la loi est souvent perçue comme restrictive. Elle nous interdit de faire ceci ou cela. Exemple au jardin d’Eden : « Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir ».

Ces écrits peuvent être considérées comme une loi, dans la mesure où elles indiquent d’abord à l’homme ses droits (« tu pourras manger de tout »), puis une limitation de ces droits (« tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance »). La loi est au service de la vie, puisqu’elle permet à l’homme de se nourrir et le met en garde contre l’irréversible, au cas où il ne se rend pas compte de ses limites. La loi a une double fonction. Elle élargit notre rayon d’action en attirant notre attention sur tout ce que nous avons le droit de faire. Et elle nous protège contre le chaos qui nous attend si nous dépassons ces limites. « Le chaos est le nom que l'on donne à tout ce qui produit la confusion dans notre esprit. ( George Santayana )

L'humilité signifie que nous nous reconnaissons comme des êtres humains ordinaires, quelquefois enclins à certaines folies, à certains écarts. L'humilité, cette grâce de notre Ps, nous libère de l'esclavage de l'égoïsme et de tous les artifices que notre personnalité semble avoir besoin pour survivre. Nous n'avons plus besoin de nous promener avec ces grosses façades de protection, nous croyant seuls responsables de nos réussites et de nos échecs. Nous pouvons maintenant croître sous la gouverne de cette force, de cet Être suprême que nous appelons Dieu. Merci chère Puissance supérieure de nous aider à nous libérer du chaos qui minait et perturbait nos vies, à reconnaître la sérénité, le courage et la sagesse qui nous entourent et à les intégrer dans notre vie, chaque jour, un moment à la fois.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 20 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La folie, c'est un trouble de la raison, un dérangement de l'esprit. La folie peut être incurable, héréditaire et douce. Par exagération, nous pouvons aimer à la folie, aimer éperdument. Nous pouvons aimer une personne à la folie. « C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. » ( Didier Érasme, Éloge de la folie ) Chacun a sa folie, sa douce folie. Les fleurs, les plantes sont une des douces folies de Gilles.

« Il y a toujours un peu de folie dans l'amour mais il y a toujours un peu de raison dans la folie. » ( Friedrich Nietzsche ) La folie signifie aussi un manque de jugement qui va jusqu'à l'extravagance ou l'acte par lequel il se manifeste. « Quelle folie de ne point songer à l'avenir ! » nous envoie un dénigreur du mode de vie, du slogan « un jour à la fois ». Que dire de ceux ou celles qui disent d'un sage qu'il n'a jamais fait que des folies. Et il y a aussi le proverbe « Les plus courtes folies sont les meilleures ».

Il y a aussi les joyeux membres de notre groupe d'entraide qui expriment une gaieté profonde ou manifeste leur amabilité et leurs folies en étant des êtres inspirés, des témoins éclairés, guidés dans un premier temps par la folie de la compulsion et puis par une Ps. Ces gais lurons nous disent mille folies. Certains débitent toutes les folies qui leur passent par l'esprit. Ils nous partagent leurs écarts de conduite, leurs folies de jeunesse. La liste de synonymes de « folie » est longue juste dans les «a» : aberration, absurdité, affolement, aliénation, amour, aveuglement. Einstein disait : « Le comble de l’absurdité, c’est de répéter les mêmes gestes constamment et de s’attendre à des résultats différents ». Nous avons déjà entendu ça ailleurs.

Servir notre Puissance supérieure, c'est servir la partie en nous qui est saine, forte et qui grandit en changeant les choses que nous sommes invités à changer. Rétablissement implique changement, et changement signifie faire les choses différemment. Plusieurs d'entre nous semblent résister à faire les choses différemment. Répéter les mêmes gestes et s'attendre à des résultats différents sont synonymes de folie. Il se peut que nous répétions certains gestes juste parce qu'ils nous sont familiers. Il faut du courage pour se lancer dans l'inconnu. Il faut aussi y reconnaître la présence d'une volonté divine, de Sa gouverne et de Sa grâce. « Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin. » ( Marguerite Yourcenar, Les Yeux ouverts )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 19 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La sérénité s'est infiltrée dans le chaos de notre vie le jour où nous avons accepté que ce qui nous arrivait faisait partie de la vie, et que Dieu tel que nous Le concevons nous aide tous les jours à surmonter ces difficultés, et plus encore.

S'il y a un jour où le cosmos a été créé, la flore, la faune et l’humanité ont suivi en même temps juste derrière le chaos. Nous sommes, ceux et celles qui sont en rétablissement ou en voie de l'être, des êtres hostiles au chaos qui, dans cet univers désorganisé qu'est la dépendance ou la codépendance, résistent ou persistent par la seule grâce d'une force qui les dépassent.

« L'alcool ne prolonge pas le rêve, il s'empresse de le chasser dès qu'il va l'atteindre. » ( Alain Grandbois, Avant le chaos ) Le jour même où nous nommons notre impuissance commence la sortie de ce drame même de notre existence. Dans cette identification se cache la reconnaissance que certains d'entre nous étions faits pour la domination, d'autres pour la soumission. Certains étaient soumis et se sont rebellés pour découvrir leur pleine liberté. Les autres dominants se sont aussi libérés de ce joug, de ces fardeaux qu'ils portaient.

L'apanage de la dépendance ou de la codépendance, un état de crise permanente détruit bien des vies ou des existences. « La conscience n'est dans le chaos du monde qu'une petite lumière, précieuse mais fragile. ( Louis-Ferdinand Céline ) Vouloir vivre dans le désordre ou le chaos, c’est parler de mort et de ténèbres : « le langage des os dans le tombeau », « c'est l'enfer ». La fraternité que nous trouvons dans les groupes d'entraide est précieuse. En partageant ce que nous vivons avec des membres qui ont vécu le même chaos, presque la même déprime, à peu près même bas-fond que nous, nous diminuons les fardeaux de la vie en nous rétablissant et nous augmentons les joies. « La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir. » ( Alain Grandbois, Avant le chaos )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 18 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Nous pouvons en venir à comprendre que, pour la plupart d’entre nous, le rétablissement de nos compulsions, dépendances ou codépendances n’est pas une expérience de « conversion » soudaine, de « flash » comme ce fut le cas pour Bill W. L’espoir peut nous revenir avec ou sans un éclair qui nous secoue et transforme notre façon d’être. L’espoir qu'il y a une force plus grande que nous est souvent le point tournant, il est habituellement et rapidement suivi par la volonté d’agir. Et ça, c'est un miracle pour nous.

Nous ne sommes pas en mesure de nous rappeler un moment précis où des lueurs d’espoir et de courage ont enfin transpercé la noirceur de notre réalité. Nous savons cependant, même lorsque nous avons abandonné tout espoir, qu’il nous reste encore ceux et celles qui nous aiment et qui ne nous ont pas abandonné, les membres des groupes d'entraide. Ils ne peuvent pas nous changer ni même nous relever. Ils étaient prêts à partager leurs souffrances et leur manière de s'en sortir — ensemble — avec nous. Ils conservent de l’espoir malgré tout ce que nous avons vécu. Leur amour pour nous est une invitation constante nous invitant à dépasser notre désespoir et notre apitoiement sur nous-mêmes.

Graduellement, nous en arrivons à entendre cette invitation, à y répondre et à l'offrir à d'autres puisque certains nous ont dit que c'est en donnant que nous recevons. C’est là, le miracle, ce moment où quelque chose change en nous. C’est comme une lueur dans le tunnel, une lumière visible au-delà de la noirceur. C’est le processus de rétablissement, à la fois né du mystère et de la grâce. L’espoir naît. Notre vie s'ouvre à la possibilité d’être aimé. ce long parcours ne nous amenait qu'à ce que nous cherchions depuis le début. Toute l'intelligence ne peut expliquer cette lueur d’espoir, cette petite flamme qui brille dans nos cœurs. Ceux et celles d’entre nous qui sont « rétablis », même ceux et celles qui se disent « en voie de rétablissement », savent que cette grâce est réelle. Nous la vivons.

Notre Puissance supérieure est une source d'amour et de force qui accomplit en nous un miracle permanent. Ce miracle est évident dès que les gens autour de nous partagent leur expérience, leur force et leur espoir.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 17 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Nous avons presque tous notre moment secret, cet événement parfois mystérieux de notre « première » rencontre avec une Puissance supérieure, ce Dieu tel que chacun de nous Le conçoit, avec la Vérité, la Bonté, l'Amour à travers l'accueil d'un autre, ces doux ou durs moments d'éternité qui touchent nos cœurs pour les ouvrir à cette force plus grande que nous-mêmes.

Dans cet éclatement de circonstances, à travers ce kaléidoscope qu'est notre réalité, notre quotidien, entre le temps qui se mesure (chronos) et le temps qui passe et qui se ressent (tempus), au cœur même de la dépendance, de la compulsion ou de la codépendance, nous avons un jour tout à coup le goût, le désir de cesser ces comportements, aliments ou substances toxiques. Nous avons envie de débarquer de cette course effrénée vers la mort, de prendre un temps pour célébrer la lenteur. Lentement « prendre le temps de laisser le temps faire son temps. » (auteur inconnu) Et dans cette lenteur vit cette paix retrouvée, qui permet de se mettre au service des autres sans pour autant se mêler de leurs affaires, d'établir une vraie relation à l’autre, d'écouter de façon active et authentique, de partager ensemble, membres de groupes d'entraide ou familiaux, d'autres moments d’éternité.

Merci mon Dieu de nous donner ce mode de vie des groupes d'entraide ( les 12 Étapes ) et les outils de rétablissement (entre autres dans OA, il y en avait 8 jusqu'à tout récemment : le plan alimentaire, le parrainage et le marrainage, les réunions, les appels téléphoniques, l'écriture, les publications, l'anonymat, les services et depuis quelques temps, en fait depuis la dernière Conférence d'Affaires des Services mondiaux, il y en a un neuvième que nous sommes invités d'appliquer à notre façon : le plan d'action ) afin de nous rétablir, un jour à la fois, pour le reste de notre vie, pour ce moment d'éternité c'est-à-dire pour aujourd'hui. Envers nous-mêmes et envers ceux et celles qui nous entourent là, maintenant, nous parlons et agissons avec délicatesse, compassion et considération par la grâce de Dieu.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 16 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd’hui, les premiers pas vers une acceptation de soi consistent à admettre et puis à accepter notre maladie que ce soit notre compulsion ou notre codépendance. Nous devons d'abord admettre notre maladie et tous les problèmes qui en découlent avant de pouvoir l'accepter et nous accepter ensuite comme êtres humains.

Ensuite, nous avons besoin de croire en une Puissance supérieure à nous-mêmes qui peut nous rendre la raison. Nous n’avons pas besoin de croire en une Puissance supérieure déterminée par qui que ce soit. Il nous faut croire en une entité qui peut nous aider. Sur le plan spirituel, s’accepter soi-même, c’est savoir qu’il est normal de souffrir, de faire des erreurs et de ne pas être parfaits.

Le chemin le plus sûr vers l’acceptation de soi passe par la mise en pratique du mode de vie des Douze Étapes. Maintenant que nous en sommes venus à croire en l’existence d’une Puissance supérieure, cette Ps peut nous donner le courage d’examiner honnêtement nos défauts et nos qualités. Bien qu’il s’agisse parfois d’un processus douloureux qui ne semble pas nous rapprocher de l’acceptation de soi, c'est nécessaire d’entrer en contact avec nos émotions et nos sentiments. Nous devons examiner nos actes et motivations et éventuellement commencer à en changer les aspects inacceptables et souvent désagréables.

Nos défauts font partie intégrante de nous-mêmes. Nos défauts ne nous sont enlevés que par la grâce de Dieu s'Il nous invite à vivre le mode de vie et à nous donner l'espoir que leur disparition soit aussi Sa volonté. Nos qualités sont des dons de notre Puissance supérieure. En apprenant à les vivre pleinement, notre acceptation de nous-mêmes grandit et notre quotidien s’améliore. Parfois, il se peut que malgré tout, l’apitoiement sur soi et l’orgueil nous submergent. Graduellement en venant à croire en une Puissance supérieure, nous recevons l’espoir, le courage, la force de changer et l'amour. « L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut. » ( Dominique Blondeau, Que mon désir soit ta demeure )

Nous n’avons plus besoin de rechercher autant l’approbation des autres puisque nous sommes satisfaits d’être nous-mêmes. Avec reconnaissance, nous avons la liberté de mettre en valeur nos qualités, de nous détacher avec humilité de nos défauts et de nous rétablir du mieux que nous le pouvons par la grâce de notre Dieu d'amour. S’accepter tels que nous sommes signifie que « ça va », que nous ne sommes pas parfaits et que nous pouvons nous améliorer. Nous n’oublions pas que le rétablissement de notre maladie est un processus de longue haleine. Le processus de rétablissement est presque aussi long sinon plus long que la maladie dans sa phase active. Pour la plupart, ça représente le travail de notre Ps le reste de notre vie, un jour à la fois. « Les plaisirs de la vie sont faits d'obscures victoires qui nous procurent nos petites satisfactions. » ( Billy Joel )

En s’acceptant, nous renonçons à rechercher la perfection et nous arrivons, peut-être pour la première fois, à accepter les autres dans notre vie inconditionnellement. Nos amitiés s’approfondissent et nous ressentons la chaleur et l’attention émanant de membres de notre groupe d'entraide qui partagent leur force et leur espoir.

À mesure que nous faisons l'expérience de l'abstinence et de la sobriété par la grâce de Dieu, notre aptitude à maintenir un certain équilibre s'améliore. Nous acquérons la capacité de laisser aussi les autres vivre leurs émotions, sans sentir le besoin de les juger ou de les sauver. Et nous assumons pleinement nos propres émotions dans toutes leurs couleurs et diversité. La vie n'est rien d'autre que la vie. La vie est telle qu'elle est. Et c'est tout ça ! En acceptant la vérité sur notre moment présent, nous avons pris conscience avec une joie profonde du cadeau extraordinaire que représente notre vie. Aujourd'hui, nous avons une attitude de gratitude.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 15 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Les dons de notre Puissance Supérieure prennent parfois des formes inhabituelles tout comme la nature même de notre Ps que nous choisissons d'appeler « Dieu », « Puissance supérieure », « Être suprême » ou tout autre nom. Parmi les dons les plus importants, il y a notre rétablissement et notre acceptation de nous-mêmes dans ce moment présent.

La non-acceptation de soi-même tel que nous sommes constitue un problème pour bon nombre d'entre nous. Cette déficience insidieuse est difficile à reconnaître et passe même souvent inaperçue. Beaucoup d’entre nous estimons que notre dépendance ou notre codépendance est notre unique problème, tout en niant le fait que nous avions perdu la maîtrise dans tous les domaines de notre vie. Ce déni peut continuer à nous miner même après avoir cessé de consommer ou après avoir cessé de nous occuper obsessivement des autres. Nombre de problèmes que nous rencontrons sur le chemin du rétablissement proviennent de notre incapacité à nous accepter profondément tels que nous sommes. Il se peut que nous ne reconnaissions même pas le fait que ce malaise constitue la source du problème car il se manifeste souvent sous d’autres formes.

Parfois, nous devenons par exemple irritables, insatisfaits, déprimés ou confus. Nous nous retrouvons peut-être en train d’essayer de changer ce qui nous entoure dans l’espoir de calmer les sentiments qui nous rongent intérieurement. En l’occurrence, notre expérience nous a montré qu’il valait mieux rechercher en nous la source de notre insatisfaction. Très souvent, nous découvrons que nous sommes trop durs envers nous-mêmes, que nous nous complaisons dans la haine et le rejet de soi. L'insatisfaction est un état de frustration (vécu affectif lié au fait que le désir n'est pas réalisé) ou de déception (dans ce cas le désir est réalisé mais la satisfaction obtenue n'est pas à la hauteur de la satisfaction escomptée). D'après le bouddhisme, le désir en tant qu'avidité est synonyme d'insatisfaction. Pour nous libérer de la souffrance, il est suggéré de nous libérer du désir. Et de même cette citation : « Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir. » ( Épictète )

Avant de connaître le mode de vie des Douze Étapes, la majorité d’entre nous passions notre vie dans le rejet de soi. Nous nous détestions tellement que nous n’avions qu’une idée en tête : changer de personnalité, devenir n’importe qui, mais surtout pas nous-mêmes. Incapables de nous accepter, nous recherchions alors l’approbation des autres. Nous voulions que les autres nous donnent l’amour et l’acceptation dont nous manquions envers nous-mêmes. Par contre, l’amour et l’amitié que nous donnions n’étaient jamais inconditionnels. Nous aurions fait n’importe quoi pour n’importe qui, simplement pour obtenir leur acceptation et leur approbation et nous en voulions à ceux qui ne répondaient pas à nos demandes et à nos attentes.

Comme nous ne pouvions pas nous accepter nous-mêmes, nous nous attendions à ce que les autres nous rejettent. Nous ne laissions personne approcher de trop près, de peur qu’en nous connaissant vraiment, ils ne puissent que nous détester. Pour éviter de nous retrouver dans une position vulnérable, nous faisions en sorte de rejeter les autres avant qu’ils n’aient le temps de nous rejeter. Les Douze Étapes vont nous permettre graduellement de nous aimer et de nous accepter tel que nous sommes. L'amour ne grandit pas autrement que lorsqu'il est partagé par la grâce de Dieu. Et, nous ne pouvons conserver ce don qu'en le redonnant généreusement si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 14 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

L’amour de soi est un sentiment qui s’acquiert et se construit dès notre plus jeune âge. Il influence notre façon d’être en relation avec les autres telle que Dieu tel que nous Le concevons Le veut bien. Nombre de gens dans notre société souffrent d’un manque d’amour, se déprécient et se ferment à leur entourage. Celui qui n’est pas en mesure de s’aimer est mal placé pour faire en sorte que l’on croit en lui et qu’on l’apprécie. Le manque d’amour que nous avons pu vivre dans notre enfance entraîne toutes sortes de problématiques. Certains individus, pour continuer d’exister, développent des dépendances, se tuent à petit feu, empoisonnent leur existence et celle de ceux et celles qui les entourent. Lorsque nous n’aimons pas quelqu’un, nous pouvons nous éloigner de lui, et lorsque nous ne nous aimons pas nous-même, nous sommes condamnés à nous subir. Au contraire, quelqu’un qui s’aime refuse le manque de respect à son égard et est souvent intolérant aux mauvais traitements.

Nous croyons que nous sommes tous et chacun des personnes spéciales. Puisque nous savons que nous sommes toujours aimés d'un Dieu, tel que chacun de nous Le concevons, nous n'avons pas besoin d'être préoccupés par la perception que les autres ont de nous. C'est merveilleux de viser à ce que nous nous aimions tous les uns les autres. Nous baignons dans l'amour de soi et des autres à la hauteur que notre Puissance supérieure Le désire pour nous. Avec l'aide de notre Puissance supérieure, nous pouvons plonger dans la vie, nous sentir pleinement en vie en ce moment même et apprécier ce sentiment et ce moment.

Nelson Mandela nous a donné ce poème intitulé :
Enfant de Dieu
« Notre plus grande peur n'est pas de ne pas être à la hauteur,
Notre plus grande peur est que nous sommes puissants au-delà de tout.
C'est notre lumière, pas notre obscurité, qui nous effraie le plus.
« Nous nous demandons :
' Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et merveilleux ? '
Mais en fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?
« Vous êtes un enfant de Dieu.
Votre petit rôle ne sert pas le monde,
il n'a rien de lumineux dans le fait de vous restreindre
pour éviter d'insécuriser les autres.
« Nous sommes nés pour manifester la gloire de Dieu qui est en nous
et lorsque nous laissons briller notre propre lumière,
nous autorisons inconsciemment les autres à en faire de même.
« En nous libérant de notre peur, notre présence libère automatiquement l'autre. »

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 13 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La grâce divine concerne toutes les choses que Dieu nous donne gratuitement, uniquement par faveur, sans dépendre de ce que nous pouvons demander, penser ou faire. La grâce de Dieu, source de lumière pour tous les hommes, nous guide à vivre dans le moment présent selon la sagesse, la justice et la bonté. Le mot grâce est la traduction du mot grec « charis ». Un charisme (charisma) est un don fait par grâce (charis). Dans le grec usuel, le mot « charisma » s'employait pour tout ce que chacun avait reçu gratuitement.

Nous avons des dons différents selon la grâce qui nous est ou nous a été donnée. L’apôtre Paul utilise aussi le mot « charisma » pour le pardon des péchés en le qualifiant de don gratuit. La véritable grâce, celle qui est exempte de tout esprit de calcul, d'un quelconque intérêt de la part de celui qui l'accorde, est celle de Dieu.

La grâce est l'œuvre de la pure volonté de Dieu ; elle procède de Son amour seul. Nous n'y pouvons rien et n'avons rien à faire pour la mériter. La grâce ne se reçoit pas que par la foi. Cela implique souvent que nous devenions conscients de nos défauts, que nous demandions humblement à Dieu de nous en libérer et que nous accueillons l'œuvre de Dieu en nous, pour vivre notre vie d'une manière saine.

« La chance ne joue aucun rôle dans le plan de Dieu. » ( Un Cours en Miracles ) Dans le film M. Destinée, James Belushi joue un homme qui désire que sa vie soit tout autre. Pendant de nombreuses années, Larry se remémore une situation pénible en jouant au baseball à l'école secondaire sous l'œil de dépisteurs des ligues majeures. Il sait que s'il avait frappé ce coup sûr, il aurait décroché un contrat professionnel, aurait reçu un revenu considérable, et épousé une femme aussi merveilleuse que celle de son patron. Puis Larry rencontre un chaman qui lui montre ce que sa vie aurait été comme s'il avait pris la route du succès. Alors que Larry est d'abord dans le « bonheur désiré », les exigences imposées à une personne riche et célèbre le rattrapent, et il se rend compte qu'il est maintenant dans un enfer, pas le paradis souhaité. Enfin, il prie pour retourner à sa vie ordinaire, qui, bien que médiocre, le rend heureux. La légende sur l'affiche du film nous interpelle : « Voulez-vous changer tout ce que vous avez pour tout ce que vous voulez ? »

Bien qu'il puisse être tentant de fantasmer sur comment tout cela aurait pu être différente si une décision clé de notre passé avait tourné une autre façon, le plan de Dieu s'est en fait avéré dans notre meilleur intérêt. À un niveau profond, notre âme sait ce qui va servir au mieux notre destin, et les situations que nous vivons sont en harmonie avec la volonté de Dieu. Ne perdons pas un instant en regrettant les erreurs du passé ou en souhaitant qu'il en soit autrement. Nous sommes tous à notre place sur ce chemin. Nous ne pouvons pas nous perdre, car Dieu est avec nous.

Nous sommes convaincus que notre expérience personnelle est essentiellement semblable à celle de tout membre des groupes d'entraide qui met assidûment en pratique notre programme de rétablissement et ses principes, le mode de vie des Douze Étapes. La grâce qu'il ou qu'elle reçoit vient aussi de Dieu. Nous Le remercions de nous avoir fait découvrir notre impuissance devant certaines substances toxiques pour nous, certains comportements tout aussi toxiques, devant nos émotions et devant la vie. Et que nous avions perdu la raison et que notre Ps pouvait nous aider à retrouver la santé. Nous Le remercions de rendre notre volonté conforme à la Sienne.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 12 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Pour ne pas mourir, tous les enfants maltraités du monde vont totalement ou presque réprimer les abus et maltraitances, les privations, contusions et confusions qu'ils subissent ou ont subis parce qu'autrement l'organisme de l'enfant n'est pas capable de faire face à l'ampleur de la douleur subie. C'est seulement une fois adulte que ces enfants maltraités ont d'autres possibilités pour soigner leurs ressentiments. Si ils n'utilisent pas ces possibilités, alors ce qui était une fonction de répression nécessaire pour survivre peut être transformée en une dangereuse force destructrice et autodestructrice qui va étouffer encore ces ressentiments. Alice Miller a fait la preuve que, dans la carrière des tyrans et des abuseurs, leurs fantaisies réprimées de vengeances peuvent conduire à des atrocités indescriptibles. D'un autre côté, certains en viennent au rétablissement après des années de résistances, de résilience et de souffrances.

Le rétablissement nous a ouvert de nouveaux horizons et le mode de vie nous a donné des outils pour les explorer. Les groupes d'entraide nous offrent un environnement sécuritaire où nous pouvons ressentir et vivre les ressentiments, les émotions agréables et désagréables qui sont encore enfouies en nous et qui ne demandent qu'à s'exprimer. Le bébé qui se traîne à quatre pattes explore son espace ; c'est un crime contre nature de gêner et d'étouffer cette curiosité et cet enthousiasme qui l'animent, ce désir avide de connaître les choses du monde. Lorsque nous gelons nos émotions, nous étouffons cette même expression de la vie. Lorsque nous sommes abstinents, la vérité et la réalité nous frappent de plein fouet.

Pour soigner un ressentiment, il y a un texte dans le Gros Livre qui suggère un moyen très efficace de s'en libérer. Wynn C. L. a écrit qu'elle faisait du ressentiment envers sa mère depuis vingt-cinq ans. Ce ressentiment lui a fourni des excuses pour ses échecs matrimoniaux, ses échecs personnels, ses complexes et, bien sûr, son alcoolisme. Elle a lu dans une revue un article écrit par un homme du clergé très en vue ( Sam Shoemaker ) : « Si vous faites du ressentiment et si vous voulez vous libérer, si vous priez pour la personne ou pour la chose que vous ne supportez pas, vous serez libéré. Si vous demandez dans vos prières que tout ce que vous voulez pour vous-même leur soit accordé, vous serez libre. Priez pour leur santé, leur prospérité et leur bonheur, et vous serez libéré. Même quand vous ne le voulez pas vraiment, quand vos prières ne sont que des paroles et que vous ne les pensez pas véritablement, faites-le quand même. « Faites-le chaque jour pendant deux semaines et vous remarquerez que vous en êtes venus à croire en ce que vous dites et à vraiment le vouloir pour eux, et vous constaterez que vous ressentez maintenant de la compassion, de la compréhension et de l'amour alors qu'auparavant, vous étiez amers et pleins de ressentiment et de haine. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., Témoignages (14) Libérée de l'esclavage, pp. 613-616 )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 11 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Notre Puissance supérieure nous aide à ployer au gré du vent de la vie, à prendre le risque d'être vulnérables et à nous libérer de notre rigidité. La rigidité émane souvent de la résistance et la souffrance apparaît alors. Ou était-ce vice versa, la poule ou l'œuf ...?

Avant de découvrir le mode de vie des Douze Étapes, certains d'entre nous supportent la souffrance sans avoir aucune idée du précieux de cette souffrance. Ils traversent l’épreuve de la souffrance sans gratitude. Ils peuvent même murmurer, rouspéter, se plaindre continuellement en espérance du jour de la délivrance ou de l'abstinence. Ils n’acceptent pas la discipline, les leçons venant des épreuves, de la souffrance. Au lieu de cela, ces derniers prient demandant que cette souffrance disparaisse au plus vite, avant même d’en profiter spirituellement. Dans quelle mesure étions-nous prêts à souffrir ? Plusieurs se demandent : Combien de cette souffrance est-elle choisie, acceptée librement ? Ou nous sombrons dans de l’apitoiement ou de la justification : « C't'a cause de...». Il est toujours possible de souffrir énormément sans pour cela accepter volontairement cette souffrance. La plupart du temps c'est « chiant » de souffrir. Une acceptation de la souffrance est quelque chose de beaucoup plus profond que la souffrance elle-même et quelquefois ne vient pas même dans le rétablissement.

Certains ne vivent presque pas d’adversités dans leur vie et d'autres sont plongés dans de grandes détresses et angoisses. Dieu exige de nous certaines choses et que pour rencontrer ces exigences nous devons être prêts à ne pas résister à la souffrance. Aussitôt que nous rencontrons des difficultés, un prix difficile à payer, nous nous retirons et abandonnons. Lorsque notre Dieu tel que nous Le concevons permet à une affliction de venir à nous, nous n'avons pas à fuir, à nous en sauver. Nous croyons que la personne souffrant beaucoup dans une grande mesure reçoit aussi toute la grâce de Dieu et celle-ci passe par l’aide d’un frère ou d'une sœur du mouvement qui souffre encore. S'il ou elle souffre réellement mais n’a pas cédé à la souffrance et traverse l’expérience dans la résistance, c'est qu'il ou elle n’a pas tiré les leçons divines de la souffrance. Les leçons de la souffrance ne peuvent être remplacées par la souffrance elle-même.

Dieu est présent dans toutes les circonstances et Il nous place dans les contextes qui font ressortir le meilleur de chacun de nous. Même si certains moments de croissance peuvent nous apparaître pénibles, et que nous nous sentons comme une cheville carrée dans un trou rond, la vie nous rappelle que nous avons quelquefois ce rôle à jouer dans le grand plan de Dieu et que les résistances et souffrances en font aussi vraiment partie. Dieu tel que nous Le concevons nous place dans les contextes qui font ressortir le meilleur de chacun d'entre nous.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 10 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« L'esprit est l'essence véritable de dieu et n'est pas séparé de l'essentialité de dieu mais est uni à lui, comme la lumière l'est au soleil. » Auteur inconnu Le soleil est ce cercle qui est le moyen le plus élégant pour symboliser ou exprimer l’enveloppement, la stabilité et l’unité. Le cercle est un des symboles de l’humanité le plus répandu et nous le retrouvons à toutes les époques dans l’art spirituel de toutes les cultures. Le soleil (ou le cercle) est un des archétypes de l’unité sans rupture de l’esprit. Rappelons-nous la définition de Dieu attribuée à Hermès Trismégiste : « Dieu est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part. »

Le cercle intérieur est connecté à un cercle extérieur à quatre quadrants. Le petit cercle représente le microcosme, notre corps-esprit, notre soi limité. Le grand cercle représente le macrocosme, le corps et l'esprit infini de l’univers. Les quatre quadrants sont les lieux des formes ordinaires, des énergies vitales, des processus mentaux qui affectent le microcosme et le macrocosme, le fini et l’infini, la matière et l’esprit. Les autochtones d’Amérique du Nord, comme les Tibétains, situent leur place au centre d’un cercle sacré, de leur communauté baignant et entouré d'une spiritualité comme dans notre cercle de guérison (voir la photo sur notre site : http://www.centredelavie.qc.ca). Ce cercle peut être physique et énergisant comme ces « medecine wheel » autochtones ou tangible et impersonnel comme il se retrouve auprès des membres et des groupes d'entraide auxquels nous participons. Nous entendons parfois dire que nous avons un cercle d'amis. La plupart ont laissé une pierre symboliquement dans ce cercle pour se défaire d'une pensées obsessive ou d'un ressentiment qui traînait depuis longtemps. Certains y ont laissé des souvenirs ou des blessures de leur enfance.

Nous avons besoin quelquefois des illusions de notre enfance. Par contre en y renonçant et en étant en paix avec ces souvenirs aujourd'hui, nous entrons en contact avec nous-mêmes pour vivre en ce jour dans une joie incomparable nous ainsi rapprochant du « soleil de l'esprit ». Ce moment est tout un présent.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 09 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard. » ( Confucius ) La volonté ne fonctionne pas pour une personne qui vit une dépendance. Son idée de la volonté, c'est de se cogner le nez à multiples reprises et de persister à répéter les mêmes gestes dans l'espoir d'avoir des résultats différents. C'est aussi difficile pour elle que de se soulever du sol en tirant sur ses lacets. Un dépendant est en difficulté au moins sur deux niveaux. Premièrement, il y a une différence physique permanente dans la façon dont le corps et l'esprit d'un dépendant réagit à la substance dont il se sert pour se geler. Et d'autre part, quelque chose dans son inconscient bloque toute tentative d'arrêter de boire, de consommer, de manger avec excès, etc.

Si vous avez failli mourir à chaque fois que vous avez mangé des fruits de mer, alors vous pouvez simplement arrêter de manger des fruits de mer. Ça semble une solution bien simple à ce problème. Mais, ce genre de solution ne semble pas fonctionner chez un dépendant, parce que sa volonté ne fonctionne pas quand il essaie d'arrêter de boire, de consommer ou de manger avec excès.

Ce qui est nécessaire est un substitut fiable pour la volonté, et c'est là que l'idée d'une Puissance supérieure prend toute une signification. Quand le problème est assez important et le bas-fond apparaît (et c'est la même chose pour les codépendants lorsqu'ils veulent cesser de vouloir contrôler les choses et veulent se mêler de leurs affaires), ils en viennent à reconnaître que, sans une sorte d'intervention divine, tout espoir d'abstinence est perdu. Souvent c'est là qu'ils commencent à chercher de l'aide en dehors d'eux-mêmes.

Et étonnamment, c'est au plus profond de leur être qu'ils découvrent Dieu, sous l'aspect spirituel d'une Puissance supérieure. Cette Ps génère alors le désir et la bonne volonté de se rétablir. « La Bonne Volonté est la Volonté de Dieu. » ( Baden-Powell ) Même l'athée se tourne souvent vers son groupe d'entraide ou un parrain pour cette aide extérieure. En même temps que l'ego malade du dépendant perd son emprise et se dégonfle, la Puissance supérieure qui a toujours été là, semble alors entrer alors en action dans ce qui est perçu comme un profond mystère. Et c'est difficile de savoir si c'est la poule qui vient avant l'œuf...

Pour nous, l'abstinence est un état de corps et la sobriété un état d'esprit. Et comme le corps et l'esprit ne sont pas séparables sinon dans la mort, ça vient souvent mais pas tout le temps ensemble. Notre Puissance supérieure nous en fait cadeau aujourd'hui et il ou elle nous donne aussi le désir de tout faire pour y arriver et la conserver. Notre Puissance supérieure fait pour nous ce que nous sommes incapables de faire nous-mêmes et fait par nous ce que sommes capables d'accomplir.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 08 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd'hui, notre Puissance supérieure contribue à notre croissance spirituelle. C'est quasi impossible à comprendre. Comme le répétait souvent feu Gilbert B. : ce qui est humain nous apparaît logique et ce qui nous semble illogique est probablement divin. Nous ne sommes pas qui nous croyons être vraiment. Une des citations qui nous touche beaucoup a été écrite par Teilhard de Chardin et dit : « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine. »

Nous avons une approche spirituelle et illogique de la réalité. Notre confort matériel est souvent l'objet de notre attention. Notre vie intérieure ou spirituelle passe assez souvent après. C'est comme si nous voulions monter la toiture d'une construction sans d'abord solidifier les fondations et sans ériger de murs. Cette manière de procéder est vouée à l'échec. La grande majorité des gens en général ne réalisent pas à quel point l'épanouissement de la vie intérieure est nécessaire. Même les religions semblent avoir perdu l'essentiel de leur message et nous donnent une fausse idée de ce qu'est la spiritualité. La spiritualité est tout le portrait alors que la religion semble n'être qu'un cadre autour du portrait. La spiritualité est la démarche qui nous permet de nous relier à nous-mêmes, à ce que nous sommes profondément.

Le jour où nous prenons conscience intimement de cette citation par la grâce de notre Dieu d'amour, notre vie se transforme. Notre quête spirituelle prend une petite pause, se garde une petite « zen » ( lire gêne ). Le temps de l’exploration et de la découverte d’un monde impersonnel et infini s’amorce. Toutes les particules de ce que nous croyons être notre moi s'entrechoquent pour se dissoudre dans un immense feu d’artifices, une lumière grandiose qui dissipe tous nos ténèbres et illusions. Ce que nous croyons être moi cesse d’exister, ce que nous sommes émerge, empreint encore de certaines croyances qui vont se définir ou disparaître. Tout simplement le « nous » commence à revêtir notre identité tout en la l'exprimant dans sa plus intime nature sans toutefois en arriver à la comprendre.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 07 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La morale plutôt que nous encadrer souvent nous étouffe et va même jusqu'anéantir notre être, nos valeurs profondes, nos choix et nos goûts. Nombreuses sont les personnes dont l’épanouissement est bloqué par de fausses croyances. Si c'est la volonté de Dieu, ces personnes peuvent arriver à se libérer de ces chaînes invisibles. Nos barrières culturelles intrinsèques à la morale sont bien souvent énormes et difficiles à surmonter. Ce qui est ok dans certains pays, ne l'est pas dans d'autres. Le personnage qui incarne Thomas More un noble anglais dans le film A Man for All Seasons a répondu cette perle aux gens qui voulaient qu'il s'associe à un roi véreux. Il a été invité par ces gens à signer un serment d'allégeance « au nom de la camaraderie. » Il leur a répondu : « Quand vous irez au ciel après avoir suivi votre conscience, et que j'irai en enfer pour ne pas avoir suivi la mienne, vous joindrez-vous à moi par camaraderie ? »

Le regard et surtout le jugement des autres décuplent notre incapacité à franchir cet obstacle et à assumer pleinement nos véritables choix. Qui y a-t-il de si important dans l’approbation des autres ? Qu'est-ce qui fait que nous ne pouvons pas vivre pleinement nos désirs, nos fantasmes ? Nous pouvons apprendre à nous centrer, à nous ancrer et c'est ce qui nous permet de vivre pleinement le moment présent ici et maintenant et ainsi de faire abstraction des opinions des autres. Nous apportons souvent des jugements de valeurs à travers nos différents périples et cheminements.

Nous cherchons dans notre tête comment dire ce que nous avons à dire sans ressentir le jugement des autres. Alors nous tournons et retournons la phrase plusieurs fois, de différentes façon jusqu'à satisfaction. Si nous ne réfléchissons pas à cela, peut-être que la phrase vient tout naturellement sans que nous ayons à faire aucun effort après seulement quelques inspirations calmes.

Pour plusieurs cette difficulté d'expression verbale se répercute aussi dans l'écrit. Ça peut être gênant pour qui voue une grande passion pour l'écriture, pour ce merveilleux outil de rétablissement. Dans les groupes d'entraide, nous avons appris que nous n'avons pas à juger qui que ce soit, surtout pas nous-mêmes. Comme nous apprenons surtout par l'exemple, l'exemple des membres qui nous y accueillent et ne nous jugent pas est essentiel.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 06 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Je mettrai mes lois dans leur cœur et je les inscrirai dans leur intelligence. » ( Hébreux 10.11-18 ) Notre Ps est à la source même de notre vie, dans notre cœur. Elle ne nous empêche pas de faire ceci ou cela… La morale est inscrite au plus profond de nous-mêmes, à la source dans tout notre être, dans notre cœur. Ce cœur nouveau dans lequel sont gravés les éléments de cette morale naturelle qui va influer toute notre vie.

Spirituellement, notre Ps nous guide avec des balises intérieures, elle inonde toute notre vie, puisqu’en nous il y a cette Source nouvelle. La morale naturelle est écrite au plus profond de mon âme et c'est là que se trouve aussi notre Ps. Il ne nous reste plus qu'à reconnaître notre Ps est la lumière née de la lumière, l’amour issu de l’amour. Notre Ps est donc la vie même qui nous fait partager la vie qui nous vient de notre Dieu d'amour. Il est l’amour et il est aussi la paix qui nous garde en paix avec nous-mêmes, avec les autres. Celui qui vit dans l’amour découvre en l’autre l’œuvre immense et belle de notre Dieu d'amour. Il réalise que chacun reçoit le don de manifester l’amour en vue du bien de tous, que nous sommes les uns et les autres membres d’un même corps qui est notre Dieu d'amour et que dans ce corps il n’y a aucun membre inutile. Chacun, par la grâce qui est la sienne, est le reflet de la beauté et de la bonté de notre Dieu d'amour, chacun est l’expression de son amour pour l’humanité tout entière. Tout n’est plus que joie, vie, amour et paix. Or là où est notre Ps, là est la liberté de penser, de reprendre, de corriger, d’exhorter, de bâtir, de changer, de maintenir, car tout part de l’amour et tout va à l’amour.

Il ne nous reste plus qu'à remercier notre Ps de nous introduire dès aujourd’hui à cette liberté, assouplir en nous ce qui est mou ou raide, réchauffer en nous ce qui est brûlant ou froid, et redresser ce qui en nous nous apparaît croche ou faussé. Merci chère Puissance Supérieure de parler directement à notre cœur et à notre raison, de nous permettre de maintenir un meilleur contact avec vous, de prendre le temps de profiter du moment présent, de devenir les personnes que vous voulez que nous soyons, d'être reconnaissants pour tout aujourd'hui.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 05 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Nous sommes si préoccupés (c'est-à-dire prévenus) en notre faveur que souvent ce que nous prenons pour des vertus n'est que des vices qui leur ressemblent, et que l'amour-propre nous déguise. » ( La Rochefoucault, Maximes ) L'une des premières choses que nous devons avoir, c'est d'être honnête et de la rigoureuse honnêteté procèdent quatre vertus :
— La prudence, par laquelle connaître toutes choses, ayant mémoire du passé, ordonner au présent et pourvoir à l'avenir. Par la prudence, nous n'agissons pas n'importe comment.
— La justice, laquelle conserve toutes choses en leurs égalités et rend à chacun ce qui lui appartient. Par la justice, nous voyons comment agir.
— La force, un mépris des douleurs et travaux par grandeur et courage. Par la force, nous sommes capables d'agir.
— La tempérance, c'est de vivre la modération en toutes choses, de s'abstenir de toutes substances ou comportements toxiques pour nous ou pour les autres. Par la tempérance, l'action n'est jamais excessive. Agir aisément !



« L'aveuglement des hommes est le plus dangereux effet de leur orgueil : il sert à le nourrir et à l'augmenter, et nous ôte la connaissance des remèdes qui pourraient soulager nos misères et nous guérir de nos défauts. » ( La Rochefoucault, Maximes ) Merci mon Dieu de nous donner cette capacité de ressentir nos émotions, tant les agréables que les désagréables, d'être capables pour aujourd'hui, de les vivre honnêtement et même d'apprécier ces couleurs de la vie, tous ces cadeaux que Tu nous donnes. L'acceptation de ce que nous sommes et de tout ce que Tu nous permets d'avoir accès nous empreint d'une dignité naturelle exempte de toute imposture qui ressemble de plus en plus à l'humilité.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 04 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« La soif, au pluriel, est la quête désespérée de la quiétude. » ( Marie-Claire Blais, Soifs) Ceux et celles qui sont pris dans une phase active de la maladie ne se contentent pas que de « gérer » les situations, ils se plaisent aux crises, aux états d'exception. Ils s'y sentent dans du connu, « dans le plus parfait contentement ». En effet, ils sont dans une agitation permanente. Ils vivent dans la défiance continuelle. L'état de crise est une recherche de sommet de ce qui à l'intérieur leur permet de s'épanouir. La crise, c'est l'occasion de vivre une urgence absolue. C'est le moment où nous pouvons suspendre tous nos principes de survie et de rétablissement, faire ce que nous voulons. Les membres des Alcooliques anonymes qui ont cessé de boire réfèrent à cet état de crise à de l'ivresse sèche ou de l'ivresse mentale. L'état de crise permet de faire disparaître toute contrainte. Il devient facile de les faire sauter comme cela est possible en temps de guerre et de se comporter comme si nous étions en guerre. Il devient plus facile aussi de suspendre tous les principes par nécessité de la crise. L'idéal pour ces personnes qui souffrent est de stigmatiser, de mettre en œuvre l'état de crise permanent avec de temps à autre des « supers crises », des « supers urgences ». Dans ces moments, il devient encore plus facile d'essayer de surveiller, de punir, de contrôler, d'ignorer tout ce qui peut permettre d'ouvrir les yeux, de regarder son semblable, sa propre vie....soi... de délaisser ses meetings, son mode de vie, son rétablissement.

Avec notre Puissance supérieure qui guide notre vie, nous goûtons aujourd'hui la quiétude, la joie et la tranquillité d'esprit d'une belle vie. Et c'est la plus belle que notre Ps a choisi pour nous aujourd'hui. Tout un cadeau...

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 03 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« Soyons optimistes : la médecine a découvert beaucoup plus de remèdes qu'il n'y a de maux. » ( Alfred Camus ) Heureusement que dans les cas de l'alcoolisme, la médecine s'est avérée impuissante. Le Dr. William Duncan Silkworth, M.D. (aussi connu sous le surnom de « Silky » surnom repris familièrement par Bill W. et par des milliers d'alcooliques traités par lui) de l'hôpital Towns a suggéré à Bill de faire moins de sermons et de parler aux alcooliques que l'alcoolisme était une maladie progressive, incurable et mortelle. En décembre 1934, après sa troisième cure à cet hôpital Towns de Manhattan, Bill a connu un expérience spirituelle profonde, comme il n'en avait jamais éprouvée. Sa dépression et son désespoir ont disparu alors, et il se sentait libéré et en paix. Bill a cessé de boire à ce moment et a passé le reste de sa vie à donner ce cadeau de la libération de cette obsession mentale et de cette allergie à l'alcool. Il a manifestement redistribué cette paix à bien d'autres alcooliques (et par ricochet à des milliers de personnes souffrant de maladies et dépendances similaires). Bill a aussi fait connaître au Dr Silkworth comment lui et une centaine d'autres étaient actuellement rétablis de cette maladie. Les racines du mouvement AA et du mode de vie des 12 Étapes avaient été plantées.

« Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri. » ( François Hertel, extrait de Six femmes, un homme ) « Faire comme si » est un des slogans souvent entendus dans les groupes d'entraide. Et spirituellement, ça marche tout autant. Le rétablissement est un cadeau que nous avons reçu d'une Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous sommes sur la bonne voie et nous avons le cœur rempli de gratitude, de joie et de confiance en soi, par la grâce de Dieu et du mode de vie. Et nous avons agi comme si... Le rétablissement est ce retour à la santé qui est tout un cadeau. Pour les pessimistes, il faut nous rappeler que « La santé est un état précaire qui ne laisse présager rien de bon. » ( Jules Romains, extrait de Knock ou le triomphe de la médecine ).

C'est aussi l'anniversaire de notre fils Gildas aujourd'hui, une autre merveilleuse raison d'avoir de la gratitude pour un cadeau aussi précieux.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 02 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« On donne des conseils, mais on n'inspire point de conduite. » ( François de La Rochefoucauld ) Quand un membre d'un groupe d'entraide que nous aimons bien ressasse ses soucis dans un mini-partage, nous voulons lui donner un conseil. Fais ceci, fais cela... Cela part d'un bon sentiment : apporter de l'aide à quelqu'un qui en a besoin, un « dentiste » qui en arrache. Mais nous sommes souvent très déçus. Les conseils sont mal reçus, mal perçus, pas écoutés, pas adoptés ! Alors comment faire pour bien donner des conseils ? Tout d'abord, savoir qu'un conseil ne doit jamais être donné pour être suivi ! Cela peut paraître paradoxal, et bien, c'est ainsi. Celui qui reçoit doit rester libre d'écouter, de penser et de décider lui-même. Sinon, le conseil ne sera pas perçu comme tel, mais comme un ordre. Et un ordre, ça donne plutôt envie de se rebiffer surtout pour être encore un tantinet égocentrique et rebelle !

« On donne facilement des conseils ; ça amuse beaucoup celui qui les donne et ça n'engage à rien celui qui les reçoit. » ( Alphonse Karr ) Un conseil ne peut pas être donné comme un avis personnel. « À mon avis, la solution, c'est ça... » Ou « Si j'étais à ta place, je crois que je réagirais ainsi... » Dans de telles situations, ça nous donne bonne intention de chercher à relativiser notre conseil, c'est toujours le point de vue d'une personne, un autre éclairage — le nôtre. Ce n'est pas forcément l'unique ou même une voie à suivre. C'est celle que nous devrions nous-mêmes prendre.

Un conseil même qui nous apparaît bénéfique peut ne pas l'être pour l'autre à qui il est destiné. Un conseil peut ouvrir la prison de l'autre. Si cette personne se débat dans une situation difficile, c'est bien qu'elle est enfermée dans des idées reçues, des limites invisibles. Notre conseil peut lui ouvrir une porte, une fenêtre, une issue. Pas le ou la peinturer dans un coin, et non lui imposer une direction inévitable. Sinon, la personne que nous voulons aider continue à se sentir prisonnière.

De la part de celui qui prodigue un conseil, l'humilité est indispensable : nous ne sommes pas à la place de l'autre. Nous n'avons pas sa personnalité, nous ne connaissons pas toute son histoire de vie , ni les tenants ou les aboutissants de ses gestes et actions. Nous ne vivons pas avec sa famille immédiate, avec son entourage. Alors, même si cette personne fait le contraire de ce que nos conseils lui suggèrent, ils lui auront peut-être été utiles à faire un choix ! Pensons toujours aussi à ajouter : « Tu es le seul ou la seule à savoir ce qui est bon pour toi. » La plupart du temps, la plupart d'entre nous donnons des conseils à la pelle, et nous les acceptons à la cuillère.

Enfin, le conseil idéal est une ouverture comme « Je te fais cette suggestion, et il existe certainement mille autres solutions auxquelles nous n'avons pas pensé… » Cette ouverture d'esprit stimule les capacités de l'imagination, de l'intuition, de l'intelligence à trouver des voies qui n'apparaissent pas à première vue. Et l'une de ces voies est sûrement la bonne…

« Celui qui donne un bon conseil, construit d'une main, celui qui conseille et donne l'exemple, à deux mains ; mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d'une main et détruit de l'autre. » ( Francis Bacon ) Juste pour aujourd'hui, les conseils dont nous avons besoin sont à notre portée. Ce sont ceux que nous cherchons à prodiguer si généreusement aux autres pour leur propre bien. Nous sommes les premiers qui avons besoin de les entendre. Noblesse oblige.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 01 septembre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Voici comment se vit habituellement la codépendance :
- Le codépendant est dominé par un ou plusieurs comportements compulsifs.
- Le codépendant est marqué et blessé par la manière dont les choses étaient dans sa famille dysfonctionnelle d'origine.
- L'estime de soi (et aussi la maturité) du codépendant est très basse.
- Un codépendant est certain que son bonheur dépend des autres.
- Un codépendant se sent démesurément responsable envers les autres.
- La relation d'un codépendant avec son conjoint ou avec une autre personne importante est teintée ou endommagée par un manque d'équilibre entre la dépendance et l'indépendance.
- Le codépendant est maître dans l'art du déni et du refoulement.
- Le codépendant se soucie de choses qu'il / elle ne peut changer et peut chercher continuellement à les changer.
- Principalement, la vie d'un codépendant est ponctuée d'extrêmes.
- Enfin, un codépendant recherche continuellement quelque chose qui manque ou qui est absent dans sa vie, quelque chose qui est extérieur à lui-même.

Ces 10 traits enferment les codépendants dans trois réactions qui semblent influencer notre vie de tous les jours :
- Nos concepts de la famille et de la vie adulte sont façonnés par notre enfance, et nous sommes portés à répéter l'expérience familiale que nous nous rappelons, même si c'est le dernier de nos désirs.
- En plus de répéter l'expérience vécue dans l'enfance, celle-ci semble teinter la plupart de nos choix et même la manière dont nous percevons les choses.
- La pensée logique et rationnelle ne peut altérer les deux premiers items. L'enfant d'un alcoolique devenu adulte se jure à lui-même : « Je ne marierai jamais un ivrogne ni ne soumettrai ma famille à la souffrance que j'ai endurée.» Cet enfant devenu adulte choisira presque invariablement un partenaire alcoolique ou quelqu'un qui est dysfonctionnel de manière similaire (comme un ergomane) en dépit de toutes ses bonnes intentions, en dépit de la connaissance acquise du dysfonctionnement. La raison et la logique semblent s'envoler droit par la fenêtre, bannies par la chanson de la sirène séduisante ou ahurissante du passé.

Nos amis membres de groupes d'entraide nous inspirent de la gratitude et à prendre soin de soi. Prendre soin de nous nous démontre que nous acceptons l'amour que notre Puissance supérieure éprouve à notre égard. Grâce à notre Dieu d'amour, nous avons remplacé la recherche d'un contrôle par le respect (respect = rester en paix) et l'intimité, la réserve méfiante par la chaleur et l'égoïsme par le don de soi-même. Nous avons de la reconnaissance envers tous ces membres en rétablissement, non seulement à cause de nos progrès et de notre présente abstinence et sobriété, mais aussi pour la saine amitié que nous y partageons.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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