CDLV WeBlogue

Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 31 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

L'Halloween, la journée traditionnelle pour faire peur à l'aide de masques et de déguisements. Une grande partie de notre vie, nous avons porté de ces masques et montré une fausse façade au monde pour protéger notre moi, notre enfant intérieur blessé, notre vraie identité. Stephen King, le spécialiste du roman macabre, a écrit : « Les monstres sont réels, et les fantômes sont réels également. Ils vivent en nous, et parfois, ils gagnent. »

Notre tâche en nous rétablissant par la grâce de Dieu est le dégonflement de notre personnalité, une manière de retirer notre lourde armure étincelante, nos masques fascinants. Nous n'avons plus besoin de nous déguiser en « mi-carêmes » et d'avaler toutes sortes de choses toxiques pour nous donner une fausse sécurité. Aujourd'hui, nous pouvons sainement nous amuser et lâcher notre fou.

Aux Îles de la Madeleine, à Natashquan et à l'Île aux Grues, les enfants et les adultes qui courent l' Halloween sont surnommés les « mi-carêmes ». La tradition est également vivante dans certaines régions de l'Acadie. Les gens confectionnent des costumes avec de vieux habits et utilisent bas de laine, carton, toile et autre matériel pour fabriquer des masques tout aussi originaux qu'inusités ! Seuls ou en petits groupes, les habitants des villages se promènent de porte en porte munis d'instruments de toutes sortes, cloches ou tout autre attirail pouvant servir à faire du bruit et ainsi attirer l'attention.

Les origines de la célébration de l'Halloween remontent à la fête celtique de Saman, Samhain, ou Samonios chez les Gaulois. Les Celtes, qui ont vécu il y a 2000 ans dans la zone qui est maintenant l'Irlande, le Royaume-Uni, et le nord de la France, célèbrent leur nouvelle année le 1er Novembre. Cette journée a toujours marqué la fin de l'été, des récoltes et le début des jours plus courts, du froid d'hiver, une période de l'année souvent associée à la mort par l'homme. Les Celtes croyaient que, la nuit avant la nouvelle année, la frontière entre le monde des vivants et des morts devenait floue. Dans la nuit du 31 octobre, ils célébraient Samhain et croyaient que les fantômes des morts revenaient sur terre.

Pour commémorer l'événement, les Druides érigeaient et allumaient d'énormes feux de joie, où les gens se rassemblaient pour brûler une petite partie du fruit de leurs récoltes et quelques animaux en sacrifice aux divinités celtes. Pendant la célébration, les Celtes portaient des costumes, composés généralement de têtes d'animaux et de peaux. Quand la fête était finie, ils allumaient le feu du foyer familial, qu'ils avaient éteint plus tôt ce soir-là, à partir du feu sacré pour les protéger pendant l'hiver à venir.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 30 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Un sanctuaire est en général un lieu souvent consacré par une religion comme Lourdes, Fatima et Medjugorje. « Les hommes ont banni la divinité d'entre eux ; ils l'ont reléguée dans un sanctuaire ; les murs d'un temple bornent sa vue ; elle n'existe point au delà. » ( Diderot, Pensées philosophiques ) Et en chacun de nous, il y a un merveilleux sanctuaire, un lieu divin où une voix se fait régulièrement entendre. Certains disent une petite voix, d'autres ont fait l'expérience de messages vibrants et quelquefois tonitruants. À chaque méditation, à chaque moment de la journée, nous pouvons nous y retrouver assez aisément. Chaque jour, l'Éternité frappe à chaque battement de notre cœur et s'exprime dans tous les moments de notre vie. Elle nous réchauffe en nous faisant vivre une plus ou moins magnifique destinée, elle nous appelle à trouver en nous notre véritable chaleur qui émane de Sa présence. Obéir à ces appels, s'en remettre joyeusement, corps et âme, sans réserve, à cette Lumière qui est bien intérieure. Pour nous, c'est la Vie.



C'est aussi un foyer d'énergie renouvelable et une source sans fin, c'est une vie créatrice qui renaît spirituellement et continuellement en nous. Cette lumière intérieure est la preuve vivante de la présence de Dieu tel que nous Le concevons et projette sur notre visage de belles ombres et de nouveaux reflets de Sa gloire. C'est une semence toute frémissante de vie que nous ne pouvons étouffer.

Notre relation plus intime avec une Ps se manifeste dans ce sanctuaire où l'âme est profondément cachée, où la lumière intérieure ne pâlit pas et brûle comme une flamme perpétuelle, où des sources d'eau vive semblent jaillir incessamment, jour après jour et heure après heure, constantes, purifiant toutes choses. Si nous sommes profondément en contact avec la lumière, si vraiment nous sommes enclins à une vie spirituelle, les lueurs de ces moments d'éternité se transforment en une lumière qui brille en ne vacillant que légèrement. Cette lumière qui rayonne de notre sanctuaire intérieur devient une lumière pour la vie de tous les jours, éclairant notre cheminement, guidant nos pas même ceux qui sont incertains.

Nous n'avons pas besoin de comprendre notre Puissance supérieure, nous n'avons qu'à Lui faire confiance. La lune brille parce que le soleil y projette sa lumière. La lumière de notre Ps brille en nous et nous fait le cadeau de quelques éclairs de conscience et de clarté qui parfois semblent émaner du tréfonds de notre être.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 29 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Les groupes d'entraide qui utilisent les Douze Étapes comme programme de rétablissement se basent sur un mode de vie spirituel, non religieux, qui convient à toute personne, quelle que soit sa croyance ou absence de croyance. Nous parlons d'une Puissance supérieure à nous-mêmes qui peut nous aider. Chacun est libre de définir cette Puissance, cette force ou entité spirituelle dans ses propres mots et à sa façon. Nous évitons toute discussion sur une croyance religieuse particulière. Dans les groupes d'entraide, nous entendons souvent « Prends ce qui te plaît et laisse le reste ».

Quelle que soit notre croyance, peu importe la façon dont nous décidons d'appeler notre force intérieure plus grande que nous, cela n'a pas d'importance. Cette force spirituelle est si personnelle que nous ne pouvons nous sentir bien que si cette Puissance supérieure consent à ce que nous vivions en harmonie avec elle. Nous pouvons l'appeler selon notre croyance : Allah, Dieu, Univers, Puissance supérieure, la Vie, Intelligence Universelle... ou autre.

Imaginons simplement que la Vie nous présente un plat de fruits, libre à nous de prendre ce qui nous convient, ce que nous aimons. Ce qui est bon pour les uns, peut ne pas l'être pour d'autres... Nous ne cheminons pas tous dans le même sens. Écoutons cette petite voix intérieure, la petite voix de notre âme, disent plusieurs. Certains vont dire pas « celle de notre tête, de notre mental ». Il n'y a pas de différence. Ce n'est pas nécessaire de ressentir l'énergie de cette force en soi. C'est en venant à mieux nous centrer nous-même, à améliorer notre contact conscient avec notre Ps que nous allons apprendre à mieux discerner ces liens qui nous unissent aux autres.

La nature est notre guide sur terre. Lorsque nous éprouvons un manque ou un besoin, nous pouvons nous tourner vers la nature et lui demander avec confiance de nous redonner le sens de complétude que nous croyons nous faire défaut à certains moments. Pour nous sentir en harmonie, il n'est pas essentiel que nous prenions le temps de nous accorder aux vibrations de notre force intérieure. Être vivant, c’est se sentir uni aux vibrations de l’univers. Toucher un rocher, nous adosser sur un arbre et nous laisser imprégner de sa force, nous pouvons ressentir le calme que cela nous apporte. Jouer dans la terre, dans le jardin, dans des pots avec des plants et des fleurs, cela nous procure un tel apaisement.

Pour nous, notre Puissance supérieure est plus qu'à nos côtés. Elle habite en nous. Elle a toujours nos intérêts à cœur puisqu'elle est nos intérêts. Elle nous encourage et guide nos mains et nos pensées vers la vérité à chacune de nos inspirations et intuitions puisqu'Elle est la vérité. Grâce à Elle, nous vivons le moment présent et nous le savourons pleinement. Tout est possible avec l'aide de Dieu, tel que nous Le concevons. Merci Ps !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 28 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Dans les groupes d'entraide, nous n'apprenons pas comment rendre les autres heureux. Nous pouvons y arriver souvent en les laissant être et en les acceptant tels qu'ils sont. Il est dans notre meilleur intérêt de traiter les autres comme nous aimons être traités. Nos paroles et nos actes s'adressent toujours à nous. Les conseils comme les mots d'amour que nous servons aux autres sont généralement ceux que nous avons besoin d'entendre. Si nous reconnaissons la beauté, la bonté, la dignité et l'amour chez les autres, c'est que tout cela est déjà bien là en nous. « Il est toujours stupide de donner des conseils, mais en donner de bons est absolument fatal. » ( Oscar Wilde, Le Portrait de Mr. W. H. )

« Il est plus facile de donner un conseil aux autres qu'à soi-même. » ( Nahman de Braslaw ) La capacité à donner des conseils d'une manière positive et constructive est un art quasi impossible à raffiner. Si nous jugeons bon malgré tout de donner un conseil nous pouvons le faire avec efficacité et compassion ainsi, ...
1. ...écoutons d'abord. Les questions sont souvent plus complexes qu'il n'y paraît au départ. Nous entendons dire souvent que celui qui pose une question a souvent déjà une réponse en tête. En écoutant d'abord, nous ouvrons un espace pour permettre à cette personne de mieux décrire la situation et pour nous de mieux comprendre souvent le non-dit de la situation. Quelquefois ce qui est recherché n'est peut-être que la connexion, l'attention et l'écoute.
2. ...demandons l'accord de l'autre. Un conseil non sollicité peut être une cause majeure de conflit avec nos amis ou avec des membres de notre groupe d'entraide. Ça peut être vu comme une intrusion dans les affaires d'un autre. Ça pourrait aussi être irrespectueux, comme signifiant qu'une personne est incapable de subvenir à ses besoins et de résoudre ses propres problèmes. Et si nous croyons que c'est notre Ps qui survient aux besoins de tous et chacun, il se peut que ce Dieu d'amour se serve de nous pour éclairer cette personne.
3. ...offrons simplement le meilleur de nous-même. Nous offrons nos expériences, nos forces et notre espoir, et nous faisons confiance à notre Puissance supérieure et à celle de cette personne pour discerner ce qui est bon pour lui ou pour elle. Nous remercions notre Puissance supérieure de nous guider, de nous fortifier et de nous permettre d'être sereins et sages aujourd'hui si telle est Sa volonté. Comme un rayon de soleil concentré par une loupe, notre Ps a allumé le feu de l'abstinence et de la sobriété dans des millions de cœurs, y compris dans les nôtres. Notre Ps permet aussi que ce feu rayonne et réchauffe par Sa lumière et Sa chaleur.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 27 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La peur est une réaction physiologique : L'adrénaline est libérée dans le sang, la fréquence des battements du cœur augmente, tout comme le rythme de la respiration et le taux de sucre dans les muscles, tout pour se préparer comme nos ancêtres à la lutte contre le tigre à dents d'acier. Sur le plan psychologique, la peur est une émotion, un ressenti corporel face à quelque chose réel ou virtuel que nous interprétons comme un danger. Cette peur se traduit souvent par un recul, un repli sur soi, une fuite.

Il est souvent difficile voire impossible d'oublier les expériences que nous avons vécues et qui ont été pénibles et parfois traumatisantes, ces rencontres avec un dragon. Il est plus difficile de continuellement nous en rappeler. Il nous arrive de n'en percevoir que des brides parce que notre mémoire nous protège encore.

« Les contes de fées ne sont pas responsables de l’apparition de la peur chez les enfants, ou de quelques formes de craintes ; les contes de fées n’offrent pas à l'enfant une idée de ce qu’est le mal ou l’horreur ; tout ça, c’est déjà dans l'enfant, parce que c’est aussi déjà présent dans notre univers. Les contes de fées ne développent pas chez l'enfant sa première représentation d’êtres maléfiques ou malicieux. Les contes de fées développent chez l'enfant sa première et étonnante idéation de l'éventuelle défaite de tels maléfices ou malices. Le jeune enfant connaît intimement le dragon et ça, depuis que son imagination a vu le jour en lui. Ce que les contes de fées lui fournissent c’est un valeureux et preux chevalier comme St-Georges pour tuer ce dragon. » ( Gilbert Keith Chesterton, Tremendous Trifles, chapitre XVII The Red Angel, trad. libre )

Dès la naissance, le bambin a peur de certains bruits, de tomber, de perdre l'équilibre. Ce sont des peurs qui disparaissent au fil du temps, avec la maturité. Mais certaines craintes laissent parfois des traces et restent toute la vie. Tous les enfants ont peur de l'obscurité, du loup dans le garde-robe, des monstres sous le lit, des voleurs. C'est un passage obligatoire de l'enfant. Mais les enfants ont également des peurs acquises, comme la peur du « bone setter » ( le fameux bonhomme sept-heures) ou la peur des chiens, souvent transmises par leur mère (parce qu'elle exprime ses émotions). Ces peurs apparaissent souvent à la suite d'une expérience désagréable. Si l'enfant revêt une armure protectrice à la suite d'un ou de plusieurs traumatismes ou blessures profondes, il aura besoin d'aide pour s'en détacher, la retirer et se montrer à nouveau vulnérable, digne d'amour, de beauté et de joie. Avec une Ps dans son camp, un St-Georges, il est possible de tuer le loup qui se cachait dans le garde-robe, de sortir le monstre sous ou dans le lit, d'être en paix malgré nos souvenirs.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 26 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Le commérage n'est qu'une excuse pour éviter de fixer notre attention sur nous. Les commérages, ce sont les cancans, les indiscrétions, les racontars, les médisances, les potins et potinages, les ragots. « Le commérage, c'est quand vous entendez dire du bien de quelqu'un que vous n'aimez pas. » ( Earl Joseph Wilson )



Que serait notre vie sans ces petits (ou grands) commérages ? Pour plusieurs, la vie semble assez intéressante chez leurs voisins et amis puisqu'ils aiment bien nous raconter les péripéties de leur quotidien. Le téléphone arabe n’a pas grand'chose d'arabe ! L’heure du thé anglais a toujours été l’occasion d’échanger des informations sur les autres, des 'gossips'. Il y aussi l’intérêt pour la vie des stars en Amérique, qui est plus qu’un phénomène social, c’est devenu une industrie de sensation qui pèse lourd en matière de profit surtout pour les paparazzi. Le commérage a grandi d’échelle et le monde entier nous est accessible.

Les émissions de télé réalité ont un franc succès auprès d’un très large auditoire avide de renouer avec la coutume humaine de se mêler des histoires des autres. Plus besoin d’épier à travers la fenêtre ou engager une conversation sympathique avec un voisin dans l’espoir de récolter les dernières nouvelles. La télé nous offre des émissions qui favorisent les cancans et les racontars, avec quelquefois un décor féerique. Les téléspectateurs peuvent même éliminer celui ou celle qui ne leur a pas donné assez de sensations.

« Celui qui écoute les médisances est encore plus coupable que celui qui les rapporte. » ( Al-Fadl Ibn Sahl ) Le commérage est comme la médisance, l'ennemi mortel de la charité. La Dixième Tradition de notre mode de vie nous invite à ne pas répéter de moqueries malveillantes, des sarcasmes grossiers ou des critiques contre qui ou quoi que ce soit dans nos réunions ou ailleurs. Pour bien transmettre le message de rétablissement, nous n'avons pas à déprécier les autres. Souvent, quand nous déprécions quelque trait de personnalité chez quelqu'un, c'est qu'en dedans de nous, au plus profond de nous quelquefois, ce trait existe et sa présence nous choque.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 25 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« À quoi nous servirait la chance d'être nés humains si nous n'avions pas les moyens de vivre comme des êtres humains. » ( Saikaku Ihara ) La beauté, la force, la position sociale, le nom, l'appartenance, le caractère, l'intelligence etc., sont des données superficielles et changeantes de l'être humain. C'est la coquille sociale et culturelle de l'homme, élaborée pour structurer une vision de l'humanité. L'être humain a avant tout une profondeur spirituelle. Il est aussi une entité spirituelle. Il est entièrement raccordé à l'univers dont il dépend fondamentalement. L'homme est le fruit d'une création ou d'une évolution totalement merveilleuse dont l'intention se situe au cœur même de l'univers.

Grâce à notre nature spirituelle, nous sommes autre chose qu'une simple structure de chair. Autre chose qu'un simple assemblage d'organes ou qu'une simple constitution d'atomes. Si l’enracinement de nos boutures n’est pas profond, elles risquent la mort par la sécheresse au cœur de l'hiver. Il en est de même pour nous, quand les temps sont favorables, à la fin de l'été par exemple, notre jardinier spirituel tout aussi en profondeur arrose régulièrement notre spiritualité par le flux de contraintes et d'expériences pour nous amener à apprécier la paix et la sérénité intérieures. Comme pour le cycle de la terre, la vie spirituelle ne peut stagner trop longtemps comme elle se prépare à le faire déjà. Il faut en tirer les leçons, agir ici et maintenant.

À la fin de cette saison haute en couleurs, l’harmonie et la lumière sont alors à leur sommet. Nous reconnaissons que nous sommes profondément enracinés dans nos convictions et nous bâtissons dans un terreau riche les pousses de demain. Accrochées aux ramures, les fleurs ont donné des fruits. Et progressivement de nouveaux bourgeons vont se former pour l'année qui vient. Les derniers désherbages de ces mauvaises herbes folles qui sont encore présentes dans notre esprit (défauts, pensées stériles ou irrationnelles, ressentiments, etc.) sont effectués pour ne pas laisser de graines qui pourraient germer au printemps prochain.

Le temps de la moisson et des récoltes est terminé. La moisson a été belle et bonne. Merci cher jardinier spirituel. C’est au moment de leur mort que les feuilles, les fruits, les arbres deviennent les plus jolis. Ils remplissent ainsi leur mission, celle de nourrir l’être humain et son environnement. Après des périodes intenses où nous avons beaucoup donné pour notre cheminement et notre rétablissement, l’hiver approche et notre Ps nous amène à ces moments de gratitude et nous invite à poursuivre cette croissance intérieure.

Plus nous remarquons la nature de nos comportements, plus nous avons le goût de changer. Qui a stimulé cet éveil si ce n'est notre Ps ? Il existe en chacun de nous un trésor inestimable d’une splendeur bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Ce joyau est d’une grandeur infinie, d’une durée éternelle. C’est aussi d'un potentiel illimité. Nous pouvons voir ce joyau. Un miroir est suffisant, c’est nous. Nous en tant que Lumière, Amour et Joie. Nous dans la totalité de notre être et dans l'unisson avec le divin en nous. Rien de ce qui existe n’est étranger à cette unité, tout est en nous.

Grâce au mode de vie nous avons découvert notre véritable nature. Nous passons notre vie à découvrir les cadeaux de notre Ps, à communier avec le divin dans toutes ses formes. De belles choses se produisent lorsque nous écoutons les témoignages des autres membres et lorsque nous partageons notre expérience, notre force, notre espoir. Nous reconnaissons nos propres symptômes. Merci mon Dieu de nous donner cette qualité d'écoute et de partage pour continuer ce processus de croissance.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 24 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La résilience, c'est l'aptitude de chaque individu et des systèmes dans lesquels il gravite (les familles, les groupes et les collectivités) à vaincre l'adversité ou une situation de risque. Cette aptitude évolue avec le temps ; elle est renforcée par les facteurs de protection chez l'individu ou dans le système et le milieu ; elle contribue au maintien d'une bonne santé ou à l'amélioration de celle-ci. La résilience définit la capacité à se développer même dans des environnements ou des situations toxiques et pourris.

« La résilience, c'est l'art de naviguer dans les torrents. » ( Boris Cyrulnik, interview avec Antoine Spire, Mai 2001 ) La résilience est cette capacité que nous avons de rebondir, une qualité que nous devons au fait d’avoir surmonté l’épreuve d’un passé difficile. C’est cette qualité qui permet à ceux et celles qui ont eu à la forger dans leur enfance parviennent à affronter les vicissitudes de la vie. Porter une attention spéciale à notre manière d'écouter et à notre manière d'interpréter ce que nous entendons et ce que nous voyons chez ceux et celles qui nous entourent, cela aide à notre rétablissement puisque c'est notre Ps qui nous guide ainsi et nous donne cette résilience.

« Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d'organiser une autre manière de comprendre le mystère de ceux qui s'en sont sortis : la résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit d'adversité. » ( Boris Cyrulnik, interview avec Antoine Spire - mai 2001 ) La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme ou une maladie débilitante comme la dépendance ou la codépendance, à prendre acte de l'événement ou de la suite de circonstances traumatiques pour ne plus vivre dans ce bas-fond. La résilience est alors rendue possible grâce à la méditation, à la prière, à l'encadrement chaleureux des membres d'un groupe d'entraide et à la gouverne d'une Ps. Bien que nous ayons tous une capacité innée de rétablissement et de croissance, nous n'avons pas besoin de nous forcer à changer pour nous rétablir. Tout ce que nous avons à faire, c'est d'avoir de l'honnêteté, de l'ouverture d'esprit et de la bonne volonté. Quand notre Puissance supérieure est prête à nous donner ces qualités essentielles, les changements s'effectuent facilement.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 23 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Dans un film produit par la MGM « Stigmates », il a un message qui est dit avoir été révélé par Padre Pio sous le nom de l’Évangile selon Jésus :
« Le royaume de Dieu est en toi et tout autour de toi
Pas dans les édifices de bois et de pierres
Fends le morceau de bois et je suis là.
Soulève la pierre et tu me trouveras. »
Et dans l'évangile de Thomas, découvert en 1945, à Nag-Hammadi, dans le désert égyptien, le logia 77 va comme suit :
« Jésus disait :
Je suis la Lumière
qui illumine tout homme.
Je suis le Tout.
Le Tout est sorti de moi
et le Tout est parvenu à moi.
Fendez du bois, je suis là.
Soulevez une pierre,
vous me trouverez là. »

En 1945, aux environs de Nag-Hammadi en Haute-Égypte, un paysan découvre en labourant son champ cinquante-trois parchemins écrits en copte, une langue proche des anciens hiéroglyphes égyptiens. Parmi ces textes, il y a un évangile, rédigé par un certain Didyme Jude Thomas. L'Évangile de Thomas ne raconte pas l'histoire de Jésus mais c'est plutôt une collection de « logia » ou de « paroles nues » accolées les unes aux autres. Ce document est apocryphe : c'est un texte qui semble inspiré par Dieu mais qui ne fait pas partie du canon biblique juif ou chrétien. Par contre, ce texte nous indique que le Royaume, la présence de Dieu en nous, n'est pas à chercher à l'intérieur seulement ou à l'extérieur seulement ; il nous invite à sortir de l'illusion de la séparation entre notre Ps et nous. Et en ce seul sens, ce document nous semble fondé et légitime.

Plus nous écoutons, plus nous apprenons. Notre Puissance supérieure agit et nous parle à travers les gens et les événements. Notre cheminement dépend de ce que nous apprenons et de ce que nous faisons de tous ces messages.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 22 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Nous croyons que notre maladie est toujours présente. Bien que notre Ps ne nous ait jamais quitté, certains événements et circonstances nous invitent à nous ramener vers notre Puissance supérieure et accepter les choses telles qu'elles sont, et non comme ce que nous souhaiterions qu'elles soient. Nous pouvons vivre nos émotions et les sentiments qui émanent de notre quotidien, en parler, les mettre sur papier, brûler ce papier — et regarder disparaître tranquillement leur impact désagréable au cours de la journée.

Allégorie d'un fermier tirée de la tradition Zen Il était une fois un simple fermier qui avait perdu son unique cheval blanc. Alors que son voisin déplorait son malheur, il restait imperturbable. « Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou une mauvaise chose. Nous verrons bien » , dit-il avec un sourire énigmatique. Plusieurs jours plus tard, son cheval réapparut accompagné de cinq étalons sauvages qu'il avait rencontrés en chemin. Son voisin se réjouit de sa bonne fortune mais il ne semblait pas très enthousiaste. « Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou une mauvaise chose. Nous verrons bien », répéta-t-il. La semaine suivante, alors qu'il essayait de monter et d'apprivoiser l'un des étalons, son fils unique bien-aimé tomba et se cassa la jambe. Son voisin tout aussi attentionné en était chagriné mais le fermier, qui réconforta et soigna pourtant son fils, ne s'inquiétait pas pour l'avenir. « Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou une mauvaise chose. Nous verrons bien », commenta-t-il. À la fin du mois, un seigneur de la guerre arriva dans le village du fermier et enrôla tous les jeunes gens valides afin de combattre dans ce qui s'est révélé être sa dernière expédition. Quant au fils du fermier, il resta à la campagne alors que les fils de tous et chacun dont celui du voisin périrent à la guerre.

La vie ressemble à un voyage et les émotions et sentiments peuvent nous donner l'impression de naviguer sur une mer déchaînée où il est impossible de maîtriser les hauts et les bas des grandes vagues. Cette allégorie est une illustration de l'attente paisible et de la confiance en un Être suprême. C'est un peu l'effet boule de neige comme dans la théorie du chaos, très peu de causes peuvent avoir beaucoup d'effets. Si nous ne pouvons pas maîtriser le sens du vent, nous pouvons quand même orienter le sens de notre voile pour accomplir la volonté de Dieu tel que nous Le concevons.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 21 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Qu'est-ce qui se passe parfois en nous lorsque la Vie nous fait un vrai beau cadeau ?
Nous nous posons parfois les questions suivantes :
- Est-ce que nous méritons ce cadeau ?
- Sommes-nous capables de recevoir ce cadeau ?
- Est-ce que ce cadeau en est vraiment un ?
- Est-ce que ce cadeau ne va pas s’envoler ?
- Quel va être pour nous le prix de ce cadeau ?
- En monnaie émotionnelle, psychologique, matérielle ?
- Allons-nous savoir déballer ce cadeau ?
- Allons-nous être dignes de ce cadeau ?
- Que faire de ce cadeau en fait ?
- Dois-je remercier pour ce cadeau en faisant un à mon tour ?
- Comment remercier ?

Nous pouvons identifier chacune des émotions toxiques cachées derrière chaque réponse à ces questions qui montent à la surface. Regardons ce qui se cache derrière ces peurs : expériences passées, programmations toxiques, épouvante face à l’inconnu, traumatismes enfouis... Commençons par observer cette peur face à nous, par la regarder, la reconnaître (« naître à nouveau avec elle »), l’apprivoiser... qu’elle puisse nous quitter enfin sereinement !

Le jeu en vaut la chandelle ! Pour accueillir joyeusement les cadeaux de la vie, sans blocage ou peur, en prenant le risque de vivre l’expérience, pour savoir enfin recevoir à tous les niveaux de notre être, pour remercier Dieu de nous permettre de vivre ce moment présent. La joie, l'appréciation et la gratitude pour la qualité de notre vie, ce sont des cadeaux de la vie elle-même. Aujourd'hui, ce petit moment d'éternité, est le seul instant du seul jour que nous ayons à vivre.

« Un honnête homme qui a eu une vie très simple et très humble, vient de mourir et arrive devant Saint-Pierre. Celui-ci l'accueille et commence par lui expliquer qu'en fait il n'y a ni paradis ni enfer. Mais St-Pierre voit bien que l'homme n'arrête pas de regarder ce qui se trouve derrière lui : une montagne de cadeaux. Ce dernier lui demande s'il a des questions à lui poser. L'homme répond : Oui ! C'est quoi tous ces cadeaux qui sont derrière vous mon bon Saint-Pierre ? St-Pierre le regarde, attristé, et lui dit : Ça ? Cette montagne de cadeaux emballés et tous plus beaux les uns que les autres ? Ce sont tous les cadeaux que la vie te destinait, et que tu n'as jamais pris le temps de recevoir ! » Sachons trouver dans la vie, chaque cadeau qu'elle nous offre à sa manière, prenons le temps de les voir et de les recevoir, et remercions la Vie. Belle journée à chacun de nous, pleine de cadeaux inestimables de la Vie.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 20 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Pour aujourd'hui, nous sommes reconnaissants d'avoir la liberté de vivre comme notre Puissance supérieure le choisit. « Dieu est Dieu du cœur humain » (Fr. de Sales, TAD L 1, ch. 15). Toute personne a une valeur divine à Ses yeux. Tout ce qu’est et vit quelqu’un doit être pris en compte parce que chaque personne partage la vie même de Dieu. L’humanité entière a été choisie de tout éternité pour communiquer avec Dieu, c’est-à-dire de participer, de vibrer à cet échange d’amour ! Pas à peu près, l’humanité, c'est nous !

« Dieu vous a fait éclore de ce rien, pour vous rendre ce que vous êtes sans qu’il eût besoin de vous, mais par sa seule bonté. Regardez attentivement l’être que Dieu vous a donné ; car c’est le premier être du monde visible, capable de vivre éternellement et de s’unir parfaitement à sa divine Majesté. » ( Fr. de Sales, IVD 1ère partie, ch. 9, 1ère méditation « De la création ») En termes du moment : nous sommes là par pure bonté, nous recevons une vie qui ne demande qu’à grandir, à s’épanouir, à éclore. Regardons avec admiration et respect cet être humain, capable de spiritualité, de vie grâce à ce Dieu rempli de bonté ! Dieu prend soin de l’humanité – et donc, chaque personne humaine en particulier. Dieu tel que nous Le concevons reconnaît la dignité que seul l’Amour nous donne à chacun de nous personnellement. Et à chacune et chacun que nous rencontrons et même à ceux et celles qui éveillent chez nous des émotions et des ressentiments.

Tout homme et toute femme est digne, parce qu’il ou elle est une enfant aimé de son père divin. Si, au cœur et aux yeux de ce Dieu rempli de bonté et d'amour tel que nous Le concevons, tout homme a valeur infinie, alors notre vie, notre action, notre amour ont pour base et pour but à la fois, l’amour de nos frères et sœurs en rétablissement et de nous-mêmes. Nous avons deux mains : que l’une serve à tenir la main de notre Ps et que l’autre serve à tenir la main de nos frères et sœurs dans le mouvement et ailleurs comme dans notre famille élargie. Nous sommes comme les éléments d'une grande chaîne, d'un pont et en même temps, des passeurs de vie sur ce pont. Ainsi la Vie passe par chacun de nous !

Nous pouvons ainsi apprécier les petits cadeaux de la vie que certains passeurs nous communiquent. Plus nous devenons conscients de la beauté qui nous entoure, plus il nous est plus facile d'apprécier la beauté en nous. Il en est de même pour la dignité, la bonté et l'amour. Nous rendons grâce à Dieu pour tout ça.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 19 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Notre vie est une suite de moments présents. Nous les habitons l'un après l'autre en savourant la plénitude de chacun. Le plus bel événement de notre vie, c'est ici et maintenant. Nous goûtons chaque instant de notre vie en nous disant que c'est le premier du reste de notre vie. Cela ne nous empêche pas de faire des projets. Savourer le présent permet de ne pas être déçu si les choses ne tournent pas comme nous le souhaitons. Chaque nouvel événement devient une opportunité à saisir. La vie est une longue vague sur laquelle nous surfons.

Plusieurs croient que la souffrance que nous vivons dans le présent est le résultat d'une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est, la résistance étant une forme de jugement et de négativité. L’intensité de la souffrance dépend alors du degré de résistance au moment présent. Bien souvent, plusieurs d'entre nous semblent chercher à nier le moment présent et à s’en échapper. Il y a encore une forme d'illusion et de recherche de contrôle dans cette croyance que plus nous sommes à même de respecter et d’apprécier le moment présent, plus nous sommes libérés de la douleur, de la souffrance et de la recherche du contrôle dans quelque domaine de notre vie que ce soit.

Pourquoi plusieurs ont-ils tendance à nier l’instant présent ou à y résister ? Parce que plusieurs d'entre nous ne peuvent fonctionner sans conserver l'illusion de contrôle en marquant aussi la présence du temps, et le passé et le futur. Ces personnes perçoivent donc l’aléatoire et l'intemporel instant présent comme menaçant.

Tout ce que nous avons à faire, c’est de mettre le mode de vie des 12 Étapes en pratique. Dieu merci pour les membres qui sont passés avant nous et qui nous montrent la voie à suivre. Certains nous montrent aussi ce qu'il ne faut pas faire pour se rétablir. Dieu merci, il y a certains jours où c'est maintenant notre tour d'en aider quelques-uns. Oui, c’est vrai, les groupes d'entraide nous ont sauvé la vie, et nous en sommes aujourd’hui reconnaissants et en rétablissement.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 18 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Tous et chacun, nous sommes des personnes importantes et dignes de valeur éprouvant encore des difficultés à la suite des événements apparemment insensés qui se sont produits bien souvent dans notre enfance. Aujourd'hui, nous remercions notre Ps de nous donner l'humilité d'être prêts à tout pour apaiser notre souvenance, pour soigner souvent les souffrances qui y sont liées et pour conserver notre abstinence. Ça fait partie du processus de rétablissement à long terme dans lequel nous sommes engagés dans ce processus qui demande répétition et pratique. Le proverbe allemand « Die übung macht den meister. » ( traduit par : « C'est en forgeant qu'on devient forgeron. » — « Practice makes perfect. » ) décrit bien ces petits pas et notre progression dans ce processus.

La pratique est l'acte de répéter un comportement de plus en plus aisément, ou de se livrer à une activité plusieurs fois, dans le but de nous améliorer. Les équipes sportives se préparent par des pratiques. Jouer d'un instrument de musique demande ainsi beaucoup de pratiques. La pratique et la répétition sont parties d'une méthode d'apprentissage et d'acquisition de connaissances et d'habiletés. La répétition, c'est comme enfoncer un clou avec un marteau : à chaque coup, ça entre un peu plus.

« C'est en forgeant qu'on devient forgeron » signifie que plus nous pratiquons, meilleurs nous allons devenir. Si nous voulons devenir bons, alors nous devrons nous entraîner autant que possible. La pratique implique de faire quelque geste régulièrement. La recherche de la perfection c'est d'être présentement ce que nous pouvons être et faire au meilleur de nos habiletés par la grâce de Dieu. Nous sommes sur la voie de devenir bons dans ce que nous faisons, en pratiquant souvent, si telle est la volonté de Dieu tel que nous Le concevons. Notre Ps semble parfois nous répéter : « Vas-y, fais-le de nouveau et refais-le encore ! et les membres de nos groupes nous lancent « Reviens, ça marche... avec beaucoup d'amour ! »

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 17 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Merci mon Dieu de nous offrir constamment Ton épaule pour nous y appuyer. Tu es présent à travers tous les membres des groupes d'entraide qui nous offrent écoute, amour et compassion. Tu es tout aussi présent chez les personnes souffrantes qui nous côtoient, dont quelques-unes sont en ivresse mentale et qui sont déjà sur la pente abrupte de la rechute.

L'ivresse mentale, en anglais, est ce phénomène décrit par les expressions : « dry drunk » (ivresse sèche) et « white knuckling » (jointures blanches, phénomène qui se produit quand nous gardons les poings serrés comme lorsque nous désirons résister à une rechute ou un écart à notre abstinence). Ces expressions proviennent autant des centres de traitement aux États-Unis ainsi que du mouvement des Alcooliques Anonymes. Le terme de syndrome d'ivresse mentale est utilisé chez les personnes ayant un problème de dépendance et qui sont en voie de rétablissement. Il consiste en une substitution de la substance psychotrope par une pensée obsessionnelle ou un comportement quasi maniaque. La personne se détache ainsi de ses affects par des comportements de recherche de plaisir ( qu'elle n'atteint pas ) et surtout de fuite.

Les principales différences entre un comportement d¹ivresse mentale et un comportement sain, sont : l¹excès, l¹impulsivité, la compulsivité, l'humeur changeante, l'obsession, un ennui chronique, une nostalgie récurrente, une pensée rigide, une grandiosité dans les agissements et dans la perception de soi ( retour de l'égocentrisme, l'égotisme et de l'égoïsme ), une forte tendance à la rationalisation de même qu'une préoccupation constante à fuir la réalité.

Cette fuite de la réalité peut se refléter dans de nombreux comportements :

  • L¹excès de travail ( les workaholics, les excès de ménage ou de frottage, le dévouement ou le bénévolat excessif )
  • La sexualité compulsive ( masturbation compulsive, pornographie, donjuanisme )
  • La nourriture ( crises de boulimie, consommation effrénée de sucreries )
  • La spiritualité ( éloignement de la réalité à travers l¹ésotérisme, les sectes, les phénomènes paranormaux )
  • L¹argent (jeu compulsif, achats compulsifs)
  • L'entraînement sportif ou musculaire excessif
  • Idées obsessionnelles comme la recherche permanente d'un état de crise

Certains signes physiques peuvent aussi indiquer une ivresse mentale :

  • Fatigue anormale
  • Insomnie
  • Transpiration excessive
  • Raideurs musculaires
  • Yeux rouges ou plaques rouges sur le corps

L¹ivresse mentale indique que la personne n¹est pas en mesure de faire face à la réalité de façon saine et constructive. Elle est un signe avant-coureur de récidive pour ceux et celles qui n'ont pas connu de bonnes périodes d'abstinence, de rechute pour une personne au prise avec des problèmes de dépendance et qui a vécu de beaux moments de paix et de sérénité dans la sobriété. Curieusement, la recherche démontre que les codépendants peuvent autant sinon plus souffrir d'ivresse mentale et étonnamment, leurs symptômes d'ivresse mentale sont les mêmes.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 16 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Ça semble évident : nous sommes impuissants à changer les circonstances de notre vie.

Présentement nous utilisons notre temps à faire quelque chose de bon pour nous. Quand nous nous traitons avec amour et tendresse, nous sommes en mesure de faire face aux défis que la vie apporte. « Sans la tendresse L'amour ne serait rien. » ( Marie Laforêt, paroles de sa chanson La tendresse )

Le désir d'amour et de tendresse émane d'un besoin vital et est ancré dans le c¦ur de tous et chacun. Même si notre culture le valorise particulièrement ces temps-ci, il correspond incontestablement à un trait de tout être humain. Les jeunes le cultivent de plus en plus tôt. Sur les bancs ou dans les sentiers d'un parc, les amoureux jeunes et vieux se regardent toujours avec attendrissement.

« Tendresse » vient de tendre. L'adjectif dit la merveille qui advient lorsque le c¦ur de l'homme et de la femme, de dur qu'il semblait être, devient sensible, vulnérable. Le c¦ur de pierre ne peut cesser d'être un c¦ur de chair. Chair et tendresse ont cela de commun : la vulnérabilité. Dans la tendresse, deux êtres humains entrent en résonance et se reconnaissent comme vulnérables.

« Qu'est-ce donc que toute notre tendresse ? Rien. ‹ qu'une petite vague qui racle sur la terre et s'en retourne à la haute mer. » ( Léon-Paul Fargue, Poèmes ) La tendresse aussi se vit dans la proximité, le rapprochement. L'autre personne devient proche, sensiblement et réellement, fragile et forte à la fois, porteuse de la palpitation impressionnante de la vie. Un pont est jeté au-dessus de l'abîme qui semblait les séparer. Sans se confondre alors, l'amour et la tendresse s'entretiennent mutuellement. L'être chair devient cher ou chère en même temps.

Tout cela arrive comme une grâce, comme un cadeau, habituellement dans la gratuité. La tendresse est beaucoup moins limpide lorsqu'elle est recherchée. L'expression de tendresse envers une autre personne est presque toujours une quête de tendresse envers soi. Elle est quête de reconnaissance, de confirmation de sa valeur, d'une plus grande estime de soi, d'une plus grande sécurité sur le plan affectif. « L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. » ( Jean Vanier )

Aujourd'hui nous avons l'occasion de nous sentir bien. Notre Puissance supérieure prend soin de nous. Aujourd'hui nous la remercions pour tout, pour l'état de notre esprit, de notre corps, de notre c¦ur et de notre âme. Une partie de notre rétablissement consiste à respecter nos besoins, à cesser de lutter, à se détendre et à dire merci pour tout cet amour et cette tendresse.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 15 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs d'entre nous associent la prière et la méditation à des moyens d'obtenir un pardon, une réponse, la réalisation d'un v¦u, un signe qui émanerait de l'énergie divine. Peu importe la sincérité de notre geste ou de notre c¦ur, ce sont des expériences spirituelles. Plusieurs d'entre nous croient en différentes prières (prières ou demandes d'action de grâce ou une simple communication avec notre Être suprême). Pour certains la prière et la méditation ne ne constituent finalement qu'une pensée ou qu'un acte magique. Pour d'autres, ce sont une série d'exercices pour progresser, pour entreprendre un parcours ésotérique, alchimique même, pour subir une transformation intérieure. Nous pouvons nous abandonner à cette énergie divine qui nous habite, qui dépasse tout entendement. Tous, nous y avons accès, sans autre distinction ou restriction que la bonne volonté de poursuivre notre cheminement pas-à-pas, avec notre Puissance supérieure pour guide.

Nous avons répété souvent que la différence entre la prière et la méditation c'est que pendant la prière, nous demandons à Dieu quelque chose, et pendant la méditation, Dieu nous parle. Quand nous prions, il est quasi impossible de prier de manière désintéressée. La confiance que nous avons en notre Ps fait que tout ce qui se passe ou nous arrive nous sommes guidés par Dieu tel que nous Le concevons dans notre rétablissement. Il semble quelques fois totalement inutile de prier pour quelque chose pour soi-même ou pour les autres. Par exemple, une personne peut prier Dieu d'être relevée de sa propre souffrance, alors qu'une autre peut voir sa propre souffrance comme un don de Dieu pour réaliser quelque dessein divin. Et qui suis-je pour prier Dieu de soulager les autres de leurs souffrances ? Nous ne connaissons pas les intentions de Dieu. Et si ce qui se passe était Sa volonté ? Qui suis-je pour dire que Sa gouverne n'a pas de sens ?

La méditation est plus souvent vide de désirs égoïstes, d'attentes limitées. Nous sommes comblés sans limite avec la gouverne de Dieu, d'inspiration, de lumière et d'amour. Nous pouvons nous asseoir tranquillement dans un lieu plus ou moins sacré, nous détendre et nous centrer. Nous pouvons demeurer silencieux, détachés, sans commentaires, ni jugements. Comme c'est souvent le cas, il y a des moments où ça ne marche pas et au lieu de nous chicaner nous-même, nous pouvons nous reprendre à un autre moment.

La méditation et la prière sont des habitudes pour nous, des moyens de nous libérer de nos défauts paralysants et de garder le contact avec notre Être suprême. Au cours de la journée, nous pouvons souvent penser ou agir avec une certaine spontanéité, en acceptant la vie pour ainsi dire sans réserve, malgré les pépins que parfois nous rencontrons. Nous arrivons presque à dire merci pour tout, tout le temps.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 14 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« ...du plus profond de la nuit noire, on peut voir l'aube se lever. » ( Jean Ferrat ) Souffrir de solitude n¹est pas une simple image ! Dans la revue Science, oct. 2003, des chercheurs californiens ont démontré que le fait d¹être rejeté d¹un groupe peut faire aussi mal qu¹une véritable douleur physique. Pour montrer cette relation, ils ont placé des étudiants dans un appareil d¹Imagerie par Résonance Magnétique. Puis ils leur ont fait croire qu¹ils jouaient à un jeu en réseau avec d¹autres personnes. Lorsque l¹étudiant cobaye se faisait exclure par les autres joueurs, les scientifiques ont constaté que la zone du cerveau qui s¹activait est la même que lorsque nous éprouvons une douleur physique. Selon eux, la souffrance provoquée par le rejet est ainsi aussi forte que celle d¹une réelle sensation physique. Pour les chercheurs, toute forme d¹exclusion sociale serait ainsi très douloureuse : divorce, pose d¹un lapin à un rendez-vous, etc. L¹homme serait donc programmé pour vivre en communauté, sous peine de souffrir énormément.

Nous pouvons réagir à la solitude et à l¹ennui. Nous pouvons apprendre à accepter notre sort et facilement trouver notre petit bonheur. Nous pouvons nous rappeler que, lorsque nous donnons aux autres, nous oublions la solitude et l¹ennui que nous ressentions. Nous oublier pour penser aux autres est un excellent moyen de nous sentir bien avec nous-même sauf pour les codépendants qui s'en servent pour fuir, pour se fuir.

Voici une liste de suggestions pour réagir à la solitude et à l¹ennui : 1. Faire une liste de nos amis et de nos connaissances. Revoir une de ces personnes ou communiquer avec quelques-uns d'entre eux est un excellent moyen de nous désennuyer. 2. Sortir de la maison, sortir de notre petit milieu douillet. Parler aux gens dans un Tim Horton par exemple, nous intéresser aux petites banalités de la vie. 3. Identifier les causes de notre ennui, de notre solitude. « Depuis quand est-ce que nous nous ennuyons ? Y a-t-il eu un événement déclencheur ? Avons-nous délaissé quelqu'un qui nous était précieux ? Avons-nous délaissé quelque chose qui nous tenait à c¦ur ? » 4. Identifier nos intérêts et passer à l¹action. Un conférencier bien connu répète souvent peut-être parce qu'il a lui-même besoin de l'entendre : « Embarque, bouge, crée, produis, invente, visite des gens, fais du bénévolat, mais, pour l¹amour du ciel, bouge ! » 5. Apprendre à nous donner du temps. Beaucoup de gens s¹ennuient parce que la routine les conduit dans le même cul-de-sac. Ou alors, nous sommes tellement épris de notre carrière que nous délaissons notre propre famille et nos amis. Nous pouvons gérer notre temps afin de nous permettre des loisirs et une vie équilibrée. 6. Faire la part des choses et séparer les vrais amis des connaissances. Les amis sincères sont rares et nous pouvons les compter sur les doigts d¹une main. 7. Il est normal de s¹ennuyer de temps à autre. Il est bon de nous retrouver en tête-à-tête avec nous-même ; il suffit de l¹accepter et de ne pas nous en faire outre mesure. Profitons-en pour aller au cinéma, pour faire du sport, pour visiter des amis, bref, pour faire ce qui nous plaît ou même pour ne rien faire. 8. Ne pas faire exprès de cultiver l¹ennui ou la solitude. Évitons donc, dans ces moments-là, d¹écouter de la musique triste, rétro, western, de nous entourer de photos ou d¹objets qui nous rappellent de mauvais souvenirs, ou de fréquenter des endroits où nous ne connaissons personne. La présence d¹un petit animal ‹ comme un chat ou un chien ‹ dans notre vie de tous les jours peut aussi égayer notre quotidien. Un petit animal ne demande qu¹à aimer et être aimé en retour.

Nous ennuyer et être seul, c¹est normal, ça arrive à tous et chacun. Nous pouvons mener une vie équilibrée, active et sobre... pas du tout ennuyeuse ! Pour aujourd'hui, nous sommes reconnaissants des amitiés que notre Puissance supérieure nous a données dans les groupes d'entraide et les services. Grâce à elles, nous ne souffrons plus de solitude. Pour aujourd'hui seulement, nous cheminons sur la route du rétablissement et que dire de plus, c'est exactement là que nous voulons être.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 13 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Quand nous nous retrouvons envahis par une impression de stagnation et de confusion, nous pouvons prendre du recul, revenir en arrière à l'Étape précédente, nous accorder le temps de réfléchir et nous en remettre une force, une Ps qui connaît véritablement l'objectif d'ensemble.

Si nous pouvons faire quelque chose, agissons. Si nous ne pouvons rien, vivons simplement l'instant présent, sans regret ni recherche de crise, de chaos ou de catastrophe imminente.

La plupart de nos craintes ne se réalisent jamais. Nous avons le droit et le devoir de profiter de chaque instant de bonheur sans le gâcher par nos inquiétudes et nos préoccupations. Le présent nous appartient. Vivons chaque moment qui passe pour ce qu'il est et non pour ce qu'il aurait pu être... ou ce qu'il sera. « Il n'y a personne qui soit née sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. » (un vieux moine bouddhiste, un des Dalaï Lama)

Grâce au mode de vie des groupes d'entraide, notre attitude face à la vie s'est profondément modifiée. Ce mode de vie nous ouvre quotidiennement de nombreuses perspectives grâce à notre Puissance supérieure ; grâce à elle, nous avons la solution à presque toutes les questions et à quasi tous les besoins que nous pouvons avoir, nous allons d'un pas léger et nous nous aimons. Notre Pas semble toutefois laisser quelques questions et besoins en suspens, sans réponses ou non satisfaits. Nous pouvons malgré tout apprendre à être bons et tolérants envers nous-mêmes. Merci mon Dieu tel que nous Le concevons pour une belle journée d'attitudes de gratitude et d'actions de grâce !

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 12 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Pour le baron d’Holbach, un matérialiste du XVIIIe siècle, « le bonheur est avant tout un plaisir dont nous souhaitons la durée ». En effet pour la plupart d'entre nous, le bonheur se mesure habituellement avec ces deux caractéristiques : la longueur et l’intensité. Un bonheur bref ( une bonne heure, par exemple ) est quand même une suite de petits plaisirs. Entre plaisir et bonheur, il n’y a qu’une différence de durée, pas de nature. Le bonheur et le plaisir ne sont qu'une seule et même chose. Notre corps ne supporte qu’une intensité limitée de plaisir, au delà d’un certain seuil, la douleur s'installe. Avec le temps nous découvrons une méthode pour user des plaisirs de la vie. Nous développons un art de vivre dans l’usage du plaisir qui nous donne le maximum de bonheur. Nous remercions notre Ps de nous donner de petits et grands plaisirs, de petites et grandes douleurs pour nous permettre de mieux apprécier notre bonheur d'aujourd'hui.

Chaque être humain souhaite connaître le bonheur et éviter la souffrance. Pourtant, que nous regardions notre propre vie ou celle de ceux et celles qui nous côtoient, nous constatons que la souffrance est présente partout et que le bonheur auquel nous aspirons tous semble souvent rester inaccessible ou éphémère pour plusieurs. Quand nous sommes en visite, si le milieu ne nous apporte pas des « heures de plaisir », c'est qu'en dedans de nous il y a un malaise qui nous pointe vers une solution.

Merci chère Ps pour tout et surtout pour tout ce qui nous apporte du bonheur ou de la sérénité dans notre vie. Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de nous permettre aujourd'hui d'être exactement là où Vous désirez que nous soyons, de nous faire vivre la quiétude, l'amour, la joie et la confiance, de nous permettre de nous abandonner complètement à Votre volonté, de nous rendre prêts à prendre le risque de ressentir tous ces sentiments, même les désagréables comme la colère, la tristesse, la peine et la peur.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 11 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Être prêts à aider et à nous faire aider est une des clés de notre rétablissement. Bien sûr qu'il n'y a personne au monde exactement comme nous ( voir 'Nous sommes tous différents', Réflexions de Bill, p. 281) mais avec Dieu comme Ps et en nous impliquant tel que notre Ps nous y invite comme membres dans un ou plusieurs groupes d'entraide, nous ne sommes plus seuls. Nous ne comprenons pas comment ça marche vraiment. Ce que nous savons c'est que dans notre cas, un, ce n'est pas assez.

Nous avons appris que nous avons besoin d'un peu de détachement émotionnel pour continuer à aider d'autres personnes en rétablissement. Nous n'abandonnons ces personnes proches de nous, c’est simplement une solution de survie que de se détacher du problème.

En apparence, cela peut sembler dur et nous comprenons que tout le monde ne puisse approuver ce détachement. Nous faisons notre part en partageant et en essayant d’être des témoins éclairés. La vérité c'est que les gens ne veulent pas être éclairés que jusqu'au moment où ils souhaitent être éclairés. Nous devenons irritables quand quelque chose commence à fouetter notre conscience avant que nous ne soyons prêts à recevoir cette réalité. Nous ne souhaitons pas non plus nous sentir moins prêts lorsque nous faisons face aux aléas de notre petite vie quotidienne. Tous nous pouvons maintenir seulement un certain nombre de boules dans les airs en même temps. Et quelques personnes sont plus douées que d'autres à cet égard... comme les artistes du Cirque du Soleil.

La plupart d'entre nous ont commencé à composer avec leur dépendance envers les autres. Ou, du moins, plusieurs entrevoient les vulnérabilités inhérentes à leurs propres dépendances. Nous avons probablement commencé tous et chacun à reconnaître et à soigner nos dépendances avec un mode de vie spirituel. Pour certains d'entre nous, ça va jusqu'à réaliser une rupture avec les rapports malsains que nous entretenons avec les autres.

La plupart d'entre nous ont une stabilité émotionnelle solide comme une épine dorsale à laquelle nous pouvons avoir recours même dans une situation qui autrement incite qui que ce soit à la panique. C'est comme si un peu de métal parcourait notre épine dorsale, aidant à des personnes en crise à passer au travers des situations pénibles ou effrayantes.

Nous pouvons planter la graine et même l'inviter à pousser par exemple... nous tenir au-dessus de la graine et lui demander de pousser ne fait pas surgir pour autant une rangée de plants. Et ces graines jetées sur le sol non cultivé ou dans un sol exempt de n'importe quel type de matière organique ne sont pas des graines gaspillées... et nous n'avons pas perdu notre temps puisque, pendant ce temps, nous, nous sommes restés abstinents.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 10 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Le chocolat a des effets positifs contre les états dépressifs. Selon Michel Montignac, décédé le 26 août cette année, la consommation de chocolat noir (c'est lui qui a inventé la règle du 70 % sans aucune recherche clinique) limite aussi les risques de crise cardiaque (sauf pour l'outremangeur compulsif dont c'est un aliment déclencheur). Une équipe de cardiologues grecs ont aussi démontré sur 17 volontaires sains, que la consommation d’une petite barre de chocolat noir provoque, durant les trois heures qui suivent, un assouplissement des vaisseaux sanguins. D’autres études notamment aux États-Unis et en France ont abouti aux mêmes résultats. D'autres équipes de chercheurs américains et français ont aussi valorisé l'apport pour la circulation d'un verre quotidien de vin rouge.

Ce qu’il faut savoir, c’est que pour un outremangeur ou un alcoolique de tels problèmes comme la rigidification de ses artères et le risque d’infarctus sont déjà bien présents dans sa vie qui est déjà remplie de toutes sortes de tracas, d'ennuis et de désœuvrements. Attention il est impossible pour un outremangeur ou un alcoolique de se livrer à « son péché mignon » car la consommation excessive de ces substances toxiques pour lui entraîne des conséquences néfastes et nuisibles pour son cœur, son foie et tous les organes de son corps, et aussi pour sa famille et son entourage. Comme le soulignent des médecins émérites et des universitaires aux curriculum imposants : « Manger un petit morceau de chocolat ou boire un petit verre de vin rouge dans le cadre d’un régime alimentaire quotidien est probablement bon pour la santé... » sauf qu'il leur faudrait ajouter « sauf si la dépendance est déjà installée chez eux alors l'abstinence a bien meilleur goût ».

Nous dépendons d'une force, d'une Puissance plus grande que la nôtre. C'est notre guide dans notre cheminement. Nous cherchons à garder un contact conscient avec ce Dieu tel que nous le concevons qui assume notre gouverne. Il nous invite à partager notre expérience, notre force et notre espoir avec ceux et celles qui souffrent de la même maladie que nous. Merci chère Puissance supérieure de nous aider à connaître ce qu'il y a de bien et de bon pour nous et à distinguer ce qui est suffisant de ce qui est superflu, qu'il s'agisse de nourriture ou d'autre chose. Merci pour tous ces cadeaux que Vous nous offrez.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 09 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Qu'est-ce que c'est que ça, le langage des fleurs ? Chaque fleur peut être associée à l'expression d'un sentiment. La couleur de la fleur joue beaucoup dans la signification personnelle que chacun de nous lui donnons. Certaines significations s’accentuent en fonction du ton ou des nuances de la couleur. Par exemple, tous les fleuristes même ceux à la retraite comme Gérard vous diront qu'une rose rouge peut signifier l’amour et que plus le rouge est foncé, plus le sentiment de passion que nous désirons communiquer se veut intense.

L'orange est une couleur qui exprime l'excitation, l'exubérance et l'enthousiasme. Une fleur orange est une déclaration de vitalité. Souvent associé au soleil, les fleuristes nous disent aussi qu'un bouquet qui contient des fleurs orange transporte nos pensées et exprime notre passion pour la vie, la satisfaction, la confiance et l’optimisme. C'est l'une des couleurs dominantes de la saison et surtout de l'Halloween.

Dans un autre jardin, le rôle tout aussi coloré d’un enfant est d’être un enfant. Nous devons lui donner tous les moyens pour vivre sa vie d’enfant, pour se socialiser, s’épanouir et vivre. L'enfant est souvent confronté et menacé par toutes sortes de dangers, de violences d’ordre sexuel, physique, psychologique ou affectif. L’enfant blessé risque de devenir un adulte en souffrance, une souffrance qu’il peut diriger contre lui-même ou contre les autres. L'enfant blessé, plein de bleus, d'ecchymoses même seulement psychologiques a beaucoup de difficultés à retrouver une passion pour la vie, à se sentir satisfait, à être confiant et optimiste. Cet enfant a tendance à avoir les bleus, à être déprimé, morose, taciturne et à broyer du noir qui ne lui appartient pas. L'adulte ou l'enfant qui l'a blessé lui enlève, lui vole jusqu'à ce que la blessure soit pansée et cicatrisée, la capacité d'exprimer véritablement sa joie, son émerveillement, son amour, d'être ce petit bouton de fleur qui va s'ouvrir, s'épanouir et exprimer l'exubérance de ses couleurs.

Mettre en pratique le mode de vie des groupes d'entraide nous a appris que nous avions une façade pour protéger l'enfant blessé en nous. Heureusement que notre Ps a diminué l'ampleur de cette façade ou de cette armure protectrice et a permis à notre enfant doué de survivre, de recommencer à s'émerveiller, à jouer, à aimer et à exprimer sa joie de vivre et ses couleurs.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 08 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

La vie est un miracle ! Tout ce que nous pouvons faire, c'est vivre notre vie un jour à la fois en faisant confiance au plan divin. Nous ne sommes pas aux commandes et c'est une belle journée pour rendre grâce et pour exprimer notre gratitude envers notre Ps.

La gratitude est un sentiment affectueux envers un bienfaiteur, ou quelqu'un dont nous sommes l'obligé. D’après la racine latine du mot, c'est la reconnaissance d'un service, d'un bienfait reçu. Être dans la gratitude, ce n'est pas seulement être reconnaissant ou bien simplement « avoir de la gratitude », c'est plutôt accepter d’entrer dans un état de gratitude et développer cette sorte d'état de grâce. Ce n'est donc pas seulement montrer de la gratitude pour une action qui éveille notre reconnaissance, c'est plutôt tendre à être dans un état de gratitude et d'émerveillement.

On prête à Einstein cette belle phrase : « L'homme qui a perdu la faculté de s'émerveiller et d'être frappé de respect est comme s'il était mort. » C'est une belle invitation à être de véritables êtres vivants habités par l’émerveillement, la gratitude et la joie. Dans nos relations quotidiennes, les conséquences de la présence ou de l'absence de gratitude sont bien souvent évidentes. La gratitude produit en ceux et celles qui l’expriment, et également en ceux et celles qui reçoivent des expressions de la gratitude d'autres personnes de l’émerveillement, de la gratitude et de la joie. Nous recevons ces marques d'attention comme une affirmation que nous valons la peine d'être ainsi gratifiés. Si nous exprimons alors notre reconnaissance, nous reconnaissons implicitement ou explicitement que la relation avec celui ou celle qui nous donne de son temps, de l'écoute attentive, son soutien, est bel et bien un cadeau, que cette relation a de la valeur pour nous et qu'elle est même précieuse à nos yeux.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 07 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Il y a quelques années, Jean L., un ontarien aujourd'hui décédé, membre d'un groupe d'entraide nous a présenté ce principe spirituel qui nous a été et nous est encore aujourd'hui très bénéfique : Le principe spirituel qui sous-tend la Dixième Étape — « tout malaise, quelle qu'en soit la cause, est l'indice qu'en nous-mêmes quelque chose ne va pas » — ne souffre aucune exception.

L'irritabilité est le propre de tous les êtres sensibles. Pour ne plus souffrir, nous avons cherché à être engourdis, anesthésiés, quelquefois jusqu'à devenir de véritables morts-vivants. En portant attention à nos malaises physiques et à nos états d'esprit aujourd'hui abstinents et en rétablissement, nous nous apercevons que notre souffrance est quasi récurrente. Nous sommes assez souvent la proie d'un malaise physique ou mental dans des situations qui se répètent ou avec ces mêmes personnes qui provoquent une réaction semblable. C'est un signal que notre Ps se sert pour attirer notre attention. Elle se sert de cette personne, de cette situation qui quelquefois fait « yeark !» pour nous amener au changement. Et si c'était juste s'exprimer pour dire que nous en avons assez de subir et de répéter cette situation.

Plus nous nous habituons au plaisir, plus nous en sommes reconnaissants, et plus nous nous habituons au chaos, plus nous en devenons tout aussi dépendants. Cette addiction pernicieuse entraîne des soucis, des craintes, des souffrances, d'où ce caractère souvent permanent de la souffrance qui semble nous empêcher de vivre dans l'instant présent et d'être bien. En étant pleinement présents, nous sommes synchronisés, plus attentifs et réceptifs entre notre souffrance et avec la souffrance de plusieurs êtres qui nous entourent. En effet, lorsque nous identifions les causes ailleurs qu'en nous, c'est plus « safe » ainsi, moins menaçant ainsi, moins exigeant. À l'aide de notre Ps, nous en venons à chercher avec l'aide d'un témoin éclairé ce qui est initie ce malaise dans les comportements des autres qui nous dérangent. Et puis nous allons découvrir avec notre parrain — marraine, les changements qui s'imposent et comment remercier ceux et celles qui nous perturbent.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 06 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Peu importe la direction que nous prenons, notre Puissance supérieure nous accompagne. Notre expérience nous a démontré que peu importe la Puissance supérieure que nous choisissons, c'est Elle qui assume ou participe comme élément principal à la gouverne et à la direction de nos vies.

Notre compréhension personnelle de « Dieu » ou de notre Puissance supérieure nous renvoie souvent à l'expression de la Vie. Nous trouvons que notre identité comme être vivant, est beaucoup plus tangible si elle est personnifiée avec un grand nombre de nos qualités humaines comme les caractéristiques de Dieu décrites dans les Psaumes. La miséricorde et la rédemption sont les deux principales caractéristiques dans ces louanges adressées à ce Dieu qui est pour nous Amour.

Le concept de Vie apparaît plus évident lorsque nous nous rendons compte que nous sommes tous liés à la vie. Rien n'est fragmenté, séparé, divisé, comme nous le faisons avec nous-mêmes, avec tout le reste dans l'univers même Dieu. Notre concept de Puissance supérieure nous ramène à cet esprit qui fait appel à ce qu'il y a de meilleur, de plus profond en nous, que nous allons puiser la force, le courage que lorsque nous sommes dans un bas-fond. C'est au moment où nous capitulons dans ce moment de détresse, où nous reconnaissons nos limites que nous retrouvons cette étincelle, cette lumière qui va nous aider à revivre, à renaître. La première expression de cette Puissance supérieure, nous la découvrons dans notre mode de vie à travers l'esprit d'unité, de tolérance, de compréhension, d'amitié qui sont les assises de nos groupes d'entraide. Par les réunions, par les contacts que nous avons avec les membres, nous réapprenons à vivre, à découvrir ces richesses en nous et à les éveiller chez les autres. L'étincelle de vie qui survivait en nous est réanimée par l'esprit de fraternité qui règne dans les groupes.

La vie est une puissance extraordinaire. Nous sommes quelquefois habitués à toutes les merveilles de la nature. Nous voyons toute cette profusion de vie et d'énergie dans les plantes, les insectes, les animaux, les êtres humains. Notre Puissance supérieure peut être issue tout simplement d'un profond attachement à la vie. Elle peut être cette confiance que nous nous faisons mutuellement et qui nous fait vivre les uns avec les autres ce rétablissement. Merci d'être là !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 05 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Nous remercions notre Dieu d'amour de la compassion et du temps qu'Il nous donne pour apprécier tous les précieux cadeaux que le rétablissement nous apporte. Un dicton Ojibway, une des Premières nations, dit : « Parfois, nous sommes affligés et soudain, le ciel s'éclaircit et nous recevons de l'aide. » Nous sommes tous essentiels au rétablissement de tous et chacun. Par l'entraide, nous nous soutenons mutuellement. Nous avons tous le privilège de jouer un petit rôle dans ce processus.

Le mot «Totem » vient aussi des Indiens Ojibway de l'Amérique du Nord. Ce dernier n'a pas qu'une forme de sculpture verticale comme un immense tronc d'arbre planté dans le sol et sculpté, arborant (c'est le cas de le dire) des symboles d'animaux. C'est aussi un être mythique généralement d'espèce animale, parfois végétale considéré dans les sociétés traditionnelles comme l'ancêtre éponyme d'un clan et auquel les membres du clan, de la bande rendent un culte. Le « totem » de chacun peut désigner aussi la représentation d'une force plus grande qu'eux, qui les habite et qui est aussi de leur Puissance supérieure.

Pour aujourd'hui, nous nous efforçons de jouir de notre contact conscient avec Dieu tel que nous Le concevons, Le remerciant de nous guider et de nous donner la force dont nous avons besoin pour vivre en harmonie avec l'univers.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 04 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Notre Puissance Supérieure nous invite à continuer notre cheminement spirituel en nous donnant quotidiennement le désir de changer. Aujourd'hui, nous prenons des risques, sachant que Dieu nous aime et nous guide dans ce processus de découverte de la spiritualité.

Cette quête spirituelle nous appelle à une transcendance, à un dépassement de notre petit moi, une voie qui procède d'un absolu intérieur et extérieur, un merveilleux chemin que chacun découvre un jour dans un groupe d'entraide, à travers les Douze Étapes qui vont nous mener à une plus ou moins lente maturation, possiblement à actualiser notre potentiel d'être humain à part entière.

Pour certains, ce chemin intérieur est une voie difficile. Il faut ce faire en étant sous la gouverne d'une Ps. Si nous souhaitons avancer sur ce chemin, notre Ps va d'abord ouvrir notre cœur et élargir notre esprit. Ce sont là, les premiers pas sur ce cheminement.

Ce cheminement en spirale décrit par Vernon E. Johnson dans I'll Quit Tomorrow qui progressivement est fait d'avancées et de reculs où alternent des cycles de repli sur soi et de participation au monde qui nous entourent, où se suivent des phases de crises, de luttes et d'angoisses puis des phases d'éclaircies, de détente et de sérénité où nous apprenons à vivre honnêtement avec soi et à traverser les évènements et circonstances de notre quotidien. Ce cheminement où nous en venons très progressivement à vivre en paix, en joie et sans doute aussi en intelligence de cœur et d'esprit est accessible à tous. La volonté de Dieu nous mène exactement là où Son amour veut nous voir et peut nous protéger.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 03 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« La main de Dieu est visible sur les choses humaines, mais cette main même a une ombre qui nous cache ce qu'elle accomplit. » ( Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins) La prière des OA « Main dans la main » représente l'unité et peut refléter plusieurs autres situations. Main dans la main, nous pouvons déplacer des montagnes, surmonter beaucoup de nos problèmes ensemble. Main dans la main est un geste que nous faisons ensemble, qui inspire en nous la quiétude, la confiance, l’amour, l’apaisement, l’appartenance. Se tenir par la main, c'est un geste très simple, par lequel ceux et celles qui sont amoureux se prodiguent de l'affection. Nous pouvons tout dire avec la main dans la main. Une petite caresse du pouce qui explore la surface de la peau, apaise la main, lui témoigne de l'affection, la calme comme pour la rassurer qu’elle est entre de bonnes mains. L'énergie transmise en serrant cette main dans la nôtre est inimaginable, c’est le prolongement de notre spiritualité, de notre intimité par le toucher. Quoi de plus beau que de manifester avec ses mains, l'amitié, la douceur, la compréhension ou tout simplement juste serrer cette autre main tout doucement et même affectueusement. « Il faut voir dans les événements la main de Dieu, sans jamais oublier que c'est son cœur qui guide sa main. » ( Charles Gay ) C’est magique de montrer son amour et son amitié, main dans la main.



Main dans la main (Rozanne S.)
...faisons ensemble ce que n'avions jamais pu réussir tout seul.
Plus jamais nous ne perdrons espoir,
car nous ne comptons plus sur notre volonté défaillante.
À partir de maintenant, nous travaillons ensemble.
Main dans la main, nous formons une chaîne qui trouve sa force
dans une puissance plus grande que la nôtre.
Et dans cette chaîne nous attendent une compassion
et un amour plus doux que tout ce que nous avons pu imaginer.

Lorsque nous nous sentons bien intérieurement, nous sommes en paix avec toutes les circonstances extérieures qui façonnent notre vie. Nous sommes capables de trouver la tranquillité en nous-mêmes et au creux de la main d'une autre personne à notre gauche et d'une autre à notre droite formant un cercle de guérison, un groupe d'entraide nous permettant de nous rétablir ensemble. Cette paix, cette sérénité sont des cadeaux quotidiens de notre Ps. Nous pouvons les partager en formant cette chaîne, main dans la main. Comme l'orant en prière, une main tendue vers une autre personne qui veut saisir une part de grâce se transforme en une main qui partage.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 02 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Nos émotions génèrent toutes sortes de confusions dans nos corps et dans nos esprits. Nous ne distinguons pas toujours clairement la colère de l'hostilité et de l'agression. La colère se définit comme une émotion forte de détresse ou de désagrément en réponse à une provocation particulière d'une sorte ou d'une autre. Elle est distincte de l'hostilité qui implique une attitude mentale antagoniste plus pénétrante et persistante. Un comportement est hostile en termes soit de colère non exprimée dans le passé, soit de colère qui a été exprimée et qui n'a pas procuré le changement désiré. Il y a aussi une distinction à faire entre une agression et la colère. L'agression est définie comme quelque comportement dirigé envers une autre personne (ou envers la propriété d’une autre personne) avec l’intention de faire du mal.

La culpabilité mène à une forme de reconnaissance d'un état de fait, et motive les individus à avouer leurs torts, à s’excuser, à faire des amendes honorables, ou à réparer leurs torts, alors que la honte suscite le désir de se cacher ou de taire un délit ou un tort, de se faire très petit, ou de disparaître. Un sentiment de honte nourrit une colère ultérieure, une rage qui revêt un aspect humiliant, afin de tenter de se soulager temporairement de cette expérience affaiblissante qu'est la honte. Dans la mesure où la honte implique habituellement un être qui désapprouve, qu’il soit réel ou imaginaire, et que cette désapprobation se soit produite ou fut imaginée, cette rage est alors facilement dirigée envers les autres, ceux ou celles que nous supposons être responsables.

L’envie implique traditionnellement que nous nous sentions inférieurs par rapport aux autres. L'envie se produit lorsque les autres détiennent ce que nous ne possédons pas nous-mêmes. L’envie est associée à des sentiments d’infériorité, de convoitise, de ressentiment et de mauvaise volonté, parfois accompagnés de culpabilité. La jalousie, quant à elle, se produit nécessairement au sein de relations impliquant un trio de personnes (et vient avec une petite estime de soi). Dans ce contexte, intervient la peur de perdre au profit d’un rival ou d'une rivale une relation à laquelle la personne attache une grande importance. Les émotions associées sont la peur d’une perte, l’anxiété, la méfiance, et souvent la colère envers la trahison réelle ou présumée.

La rage est identifiée comme une angoisse transformée en une honte. C'est un instinct fondamental au même niveau que la peur, l’agression et le désir sexuel. La rage est profondément installée dans les gènes humains au cœur même de notre instinct de survie. La rage remonte à la surface pour nous défendre contre une menace ressentie ou réelle, et donc la rage peut être vécue comme l’expérience d’une menace terrifiante. Nous vivons la rage en la ressentant à travers tout notre esprit et notre corps. La rage refoule ainsi toutes les autres émotions, et peut déclencher des souvenirs appartenant à l’inconscient, des souvenirs clés d’humiliation.

La souffrance émotionnelle est une amie ; elle nous indique que ça ne tourne pas rond au niveau de nos émotions. La douleur physique est un indice que quelque chose ne va pas dans notre corps et plusieurs le croient, aussi dans nos émotions. Comme de plus en plus de gens et de professionnels de la santé suggèrent que la colère refoulée est un des facteurs d'origine de bien des cancers, il est plutôt sain de la ventiler. En posant les gestes appropriés à l'aide des Douze Étapes, la souffrance, les malaises et les symptômes débilitants de la maladie disparaissent graduellement. En fait, nous croyons que cette souffrance émotionnelle (et physique à la suite de cet ancrage des émotions et comme résultats de leurs blocages et tensions) et le mode de vie nous ramènent à nous centrer sur notre Puissance supérieure, qui ne nous avait pas abandonnés. Dieu nous accompagne tout le temps. Nous ne sommes pas séparés de Lui. Il nous soutient dans les moments difficiles et Il guide nos pas pour nous sortir de nos difficultés. Il est aussi là tout aussi présent dans les bons moments. Il n'y a pas de limite pour notre Ps.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »

Pensées 01 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs d'entre nous ont fait l’expérience de situations assez traumatisantes. Ces situations sont aussi souvent accompagnées de grandes émotions. Cette douleur émotionnelle est liée à certains blocages et congestions, blessures et tensions qui ne sont pas évacuées ou drainées. La douleur émotionnelle si elle n'est pas exprimée s'imprime presque tout le temps dans notre corps en créant des tensions et douleurs physiques.

Pour libérer ces blocages, nous pouvons examiner nos fausses croyances et pensées irrationnelles souvent à la base de ces blocages. En repensant aux situations du passé et en résistant aux changements qui nous sont ainsi suggérés, nous replongeons dans un état désagréable de douleur physique et émotionnelle. En cherchant à éviter à tout prix une douleur émotionnelle, nous en créons une autre qui manifeste notre résistance. C'est un problème commun à tout le monde. Est-ce que nous avons le choix ou une alternative autre que de choisir une telle réaction à une situation donnée ? Est-ce que la volonté divine s'exprime ainsi jusque là ?

Une relation entre deux personnes tout comme une personne dépendante peut être enfermée dans un processus destructeur ou dysfonctionnel. La forme extrême d'une telle habitude toxique est la dépendance qui se développe à une substance très toxique que la cigarette, l’alcool, la drogue et la bouffe, ou encore dans des comportements tout aussi toxiques comme le jeu compulsif ou la codépendance. Le problème principal de briser une habitude malsaine qui devient assez rapidement une maladie réside dans le désir même de la résistance et dans le déni de notre impuissance à y arriver. La plupart d'entre nous ont essayé par nos propres moyens de cesser de consommer, d'arrêter de nous geler ou de nous mêler de nos affaires sans succès. Ceux et celles qui ne se sont pas adonnés à une forme de contrôle durant leurs activités toxiques vont tenter de le faire dans leur rétablissement. Aussitôt qu’ils ou elles ont un répit, ces derniers retombent dans leurs vieux patterns. Comment jouir de la vie quand nous sommes constamment les poings fermés et serrés au point d'en voir les jointures blanches, quand nous cherchons à lutter contre ces substances et comportements par nos propres moyens ?



Pour briser une habitude aussi toxique, nous devons admettre notre impuissance et en venir à croire qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes peut aussi nous aider à retrouver la raison, à supprimer cette accumulation d'énergie toxique qui se retrouve dans la colère, le ressentiment, la peur, partout dans notre corps, dans nos émotions, dans notre mental. Cette énergie forme littéralement un champ d’énergie toxique. C’est pourquoi ça prend une force supérieure, un Être suprême pour purifier ces énergies, et soudain, l’intensité de la douleur émotionnelle associée au passé se trouve réduite.

Aujourd'hui, nous pouvons maintenant nous souvenir de ces situations du passé sans être bouleversés par la douleur ou la souffrance. Le bouleversement intérieur causé par l’intensité de la douleur émotionnelle qui accompagne les pensées du passé nous amène à notre Première Étape. Si nous pouvons regarder subjectivement (objectivement c'est impossible) la situation, notre Ps nous permet aussi de voir la solution et de résoudre nos problèmes de relations ou autres car nous ne sommes plus aussi impliqués émotionnellement. C’est là l’immense potentiel du mode de vie qui nous permet de reconnaître notre impuissance à enlever, à se débarrasser de cette énergie toxique, d'examiner les situations de souffrances de notre passé sous un angle nouveau et ainsi prendre une meilleure décision basée sur une vision claire apportée par la pratique des Douze Étapes.

La souffrance émotionnelle nous donne un point de comparaison pour nos moments de bonheur. Nous ne saurions apprécier la joie si nous ne connaissions pas la souffrance. Pour aujourd'hui, nous acceptons la souffrance et la joie comme parties essentielles de la vie et les émotions comme les couleurs de cette dernière. Reconnaître que notre vie est incontrôlable est le premier pas pour passer à la Deuxième Étape : en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous aider à retrouver la raison, l'honnêteté, l'humilité et l'équilibre émotif et spirituel.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

Lire la suite »