Pensées 30 novembre 2010
Bonjour à toutes et à tous
Les glurges sont des canulars circulant principalement sur Internet, au travers de lettres-chaînes que vous ne devez briser et que vous devez transmettre par courriel, le destinataire étant alors invité à le renvoyer à un maximum de ses contacts. Nous les trouvons également sous la forme de rumeurs propagées de manière orale et c'est de cette manière que prennent naissance les légendes urbaines. Un glurge est une histoire sirupeuse, souvent mélodramatique, qui va jusqu'à provoquer la nausée ou mettre mal-à-l'aise le lecteur. Le terme glurge est une onomatopée anglaise imitant le vomissement que l'exagération du côté exemplaire d'une telle histoire inspirerait. Le terme a été inventé par un contributeur du site Snopes dans les années 1990. Cet exemple de triste glurge circule sur le web depuis 1998 : Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'œil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie poupée contre lui. Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : « Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ?» La dame lui répondit avec un peu d'impatience : « Tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter. » Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes, puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée. « C'est la poupée que ma petite sœur désirait plus que tout pour Noël, elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait. » Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement : « Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite sœur se trouve maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte ». Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. « Elle est partie au paradis. Papa dit que maman va aller au paradis bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur ». Mon cœur s'est presque arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit : « J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin. » Puis il m'a montré une photo de lui, prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant : « Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas ... J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur. » Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouillai dans mon sac à mains, en sortis quelques billets et je demandai au petit garçon : « Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ? » — « OK, dit-il, il faut que j'en ai assez. » Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura : « Merci mon Dieu pour m'avoir donné assez de sous. » Puis il me regarda et dit : « J'avais demandé à Dieu de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches... » Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignais en poussant mon panier. Je terminais mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ? Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa sœur était tellement grand, tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a enlevé ses deux êtres chers... Tous les moyens sont-ils bons pour lutter contre l'alcool au volant ? Devons-nous lutter contre l'abus d'alcool et l'alcoolisme ? Quant à l'histoire touchante de ce glurge, elle semble s'inspirer d'une chanson des années 70 intitulée « Roses For Mama » de C.W. McCall et n'a rien d'authentique. Avant d'envoyer ce texte à un de vos contacts posez-vous la question : Est-ce qu'une chaîne de pourriels a une utilité réelle dans la lutte contre les conducteurs ivres ? Même l'organisation texane, et maintenant internationale, MADD ( Mères contre l'alcool au volant ) n'utilise pas de tels procédés et passe beaucoup de temps à démentir de telles campagnes.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles