« Reviens » est un mot qu'on entend souvent aux réunions Al-Anon. Pourquoi est-ce si important de revenir aux réunions ? Parce que plusieurs d'entre nous étions tellement habitués à nous disputer avec la personne alcoolique ou à la fuir que nous avons trouvé réellement difficile de ne rien faire pour accélérer le processus de notre rétablissement. Nous voulions avoir des réponses ou passer à l'action tout de suite. Cependant, nous avons ressenti juste assez d'apaisement lors de notre première réunion pour revenir une autre fois. Et encore et encore. Nous avons lentement appris à nous calmer, à écouter et à nous rétablir.
Peu importe depuis combien d'années nous mettons le programme Al-Anon en pratique, nous devons toujours nous rappeler de persévérer. Les périodes difficiles vont et viennent, même après nombre d'années de rétablissement dans Al-Anon. Avec chaque nouveau défi, plusieurs d'entre nous avons encore besoin de nous rappeler qu'« il n'y a pas de situation trop difficile pour être améliorée ni de malheur trop grand pour être soulagé ».

Pensée du jour
Si aujourd'hui je me sens découragé, je me tournerai vers les bases du programme Al-Anon. J'assisterai à une réunion, je téléphonerai à ma marraine ou à mon parrain, je retournerai à la Première Étape. Si je persévère dans Al-Anon, je sais que ma situation s'améliorera, un jour à la fois.

« Si je veux vraiment apprendre à être heureux et à vivre en harmonie dans mon environnement et dans mes relations avec les gens, Al-Anon peut m'apporter quelque chose. » Al-Anon un jour à la fois

Al-Anon, Le Courage de Changer, 17 novembre, p. 322


Quand je ressens le besoin de faire du travail de service, je prie pour connaître la volonté de Dieu à mon égard afin de m'assurer que je ne désire pas simplement manipuler, contrôler, ou éviter quelque chose. Mon sens des responsabilités est très aiguisé. C'est pour moi un défi constant que d'examiner mes décisions à travers les lentilles de la santé et de l'équilibre.
Il y avait un certain temps que je désirais m'impliquer dans Alateen, mais je ne savais pas trop comment m'y prendre. Je voulais également soigner les blessures accumulées en grandissant au contact de l'alcoolisme. Pouvait-il y avoir un lien entre ces deux choses ? M’engager auprès des adolescents serait-il une sage décision pour moi ?
Dieu tel que je Le conçois arrangeant les choses à sa façon, un groupe Alateen en institution avait besoin d'un guide. J'ai accepté cette fonction. Je n'aurais jamais pu prévoir que je recevrais bien plus d'un groupe d'adolescents souffrants que je ne pourrais jamais leur donner. En les écoutant raconter leur histoire, des sentiments refoulés pendant mon enfance ont refait surface — culpabilité, colère, honte, et abandon — et j'ai lentement commencé à guérir.
Au début, les adolescents se méfiaient de moi. Plus je partageais mon expérience, ma force et mon espoir dans mes rapports avec eux, plus ils ont appris à me faire confiance. Nos rapports ont ensuite commencé à produire des résultats. En utilisant les outils Al-Anon et l'aide de ma Puissance Supérieure pour cicatriser les pénibles sentiments reliés à mon passé, il m'est devenu plus facile d'offrir à ces jeunes gens un environnement honnête et rempli d'espoir où s'épanouir. J'ai appris que je reçois toujours plus que je donne.

Pensée du jour
Le rétablissement signifie souvent que je permets aux autres de toucher mon cœur et mon esprit autant sinon plus que je ne les touche moi-même.

« Quand je commence à avoir le moral à plat, comme il m'arrive parfois même si je mène une vie stable maintenant, ces membres Alateen me donnent des ailes. » Guide du parrainage Alateen, p. 7

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 17 novembre, p. 322


Vaincre la solitude

Tous les alcooliques, presque sans exception, sont tourmentés par la solitude. Même avant que notre alcoolisme s'aggrave et que les gens commencent à s'éloigner de nous, nous avons presque tous éprouvé le pénible sentiment de ne pas être tout à fait à notre place . Réflexions de Bill, p. 90

L’angoisse et le vide intérieur que j’ai souvent ressentis sont de moins en moins fréquents dans ma vie actuelle. J’ai appris à me débrouiller avec la solitude. Ce n’est que quand je suis seul et calme que je peux communiquer avec Dieu ; quand je suis agité il ne peut m’atteindre. S’il est bon de pouvoir maintenir un contact conscient avec Dieu en tout temps, il est absolument vital que je maintienne ce contact par la prière et la méditation quand tout semble aller mal.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 17 novembre, p. 330


Les fruits de la prière



Dès que l'incrédule fait l'essai de la prière, il peut commencer à additionner les résultats. S'il persiste, il est presque certain de ressentir plus de sérénité et de tolérance, moins de crainte et de colère. Il acquerra une sorte de courage calme, dépourvu de tension. Il pourra considérer l'« échec » et le « succès » à leur juste valeur. Les difficultés et les malheurs commenceront à l'instruire plutôt que de le détruire. Il se sentira plus libre et plus raisonnable.
La pensée qu'il ait pu s'hypnotiser par autosuggestion deviendra ridicule. Son sens d'orientation et de direction se développera. Ses anxiétés commenceront à s'atténuer. Sa santé physique devrait s'améliorer. Des choses merveilleuses et inattendues commenceront à se produire. Ses relations tendues avec sa famille et le monde extérieur s'amélioreront de façon inattendue.
Grapevine, juin 1958

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p. 321


PENSÉE DU JOUR
Combien de fois ai-je dit « Ce n'est pas que je suis en colère, mais... » ? Et pourtant, mes actes montrent bien que c'est de la colère que je ressens. Notre Programme nous apprend à connaître nos émotions. J'apprends, un jour à la fois, à découvrir ce que je ressens et à arrêter de nier que c'est cela que je ressens. Il est normal de ressentir des émotions. Elles m'indiquent ce qui se passe en moi. Le Programme ne m'apprend pas à ne pas nier le senti de mes émotions mais me montre à agir face à elles. Est-ce que je nie encore mes émotions ?

MÉDITATION DU JOUR
Avec Ton aide, puis-je commencer à T'abandonner quotidiennement mes émotions désagréables ?

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Il est normal d'avoir des émotions.

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 17 novembre


Traverser la souffrance

« Nous n'avons plus jamais besoin de consommer car, peu importe ce que nous ressentons, toutes les émotions finissent toujours par passer. » Texte de base, p. 102

Vous souffrez comme jamais auparavant. Vous sortez du lit après une nuit d'insomnie, vous parlez à Dieu mais vous ne sous sentez toujours pas mieux. « Ça va passer », dit une petite voix. « Quand ? » vous demandez-vous en marchant de long en large et en marmonnant, puis vous continuez votre journée.
Vous sanglotez dans votre auto et vous montez le volume de la radio au maximum pour ne pas entendre vos propres pensées. Mais, vous vous rendez directement au travail et ne songez même pas à consommer de la drogue.
Vous avez l'impression de brûler en dedans. Au moment précis où la douleur devient insoutenable, vous devenez engourdis et silencieux. Vous vous rendez à une réunion et vous souhaiteriez être aussi heureux que les autres membres ont l'air de l'être. Malgré cela, vous ne faites pas de rechute. Vous pleurez encore un peu et vous appelez votre parrain (marraine). Vous vous rendez chez un ami sans même remarquer le magnifique panorama, tellement votre paysage intérieur est morne. Il se peut que vous ne vous sentiez pas mieux après être allé chez votre ami, mais, au moins, vous n'êtes pas allé voir un de vos anciens contacts.
Vous écoutez une Cinquième Étape. Vous partagez dans une réunion. Vous consultez le calendrier et vous réalisez que vous êtes restés abstinents une autre journée.
Puis, un jour, vous vous réveillez, vous regardez dehors et vous réalisez qu'il fait un temps magnifique. Le soleil brille. Le ciel est bleu. Vous prenez une grande respiration, souriez encore. Vous savez que, oui, tout finit par passer.

Juste pour aujourd'hui, peu importe comment je me sens aujourd'hui, je continuerai mon rétablissement.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 17 novembre, p. 337


Le plus grand besoin de l'homme est celui de surmonter son isolement, de quitter la prison de sa solitude. Erich Fromm

Si la condition humaine est faite d'une solitude endémique, comme les outremangeurs compulsifs ressentent plus profondément encore leur marginalité !
Les gens mangent pour le plaisir de la chose, pour se mêler aux autres, pour faire passer le temps ou simplement pour se réconforter. À titre de personnes obsédées par la nourriture, nous avons mis beaucoup de temps et d'énergie à essayer de devenir des mangeurs normaux. Or, en bout de ligne, nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvions nous permettre d'écart en aucune circonstance ; une bouchée de trop et nous nous mettions à manger, et ce, bien au-delà des limites de l'appétit, de la convivialité et même de la santé mentale.
Pour se rétablir chez les OA, il faut d'abord et avant tout reconnaître que nous ne sommes pas — et que nous ne serons jamais — des mangeurs normaux.

Pensée du jour : Non, je ne suis pas comme les autres membres de ma famille, ni comme mes amis ou mes compagnons de travail qui ne sont pas des outremangeurs. Par contre, il y a des milliers de personnes comme moi chez les Outremangeurs Anonymes.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p. 322


« L'humilité exclut l’idée d'une quelconque échelle sur laquelle les gens occuperaient des barreaux plus ou moins élevés, selon leur valeur Elle place chacun exactement là où il va, ( ... ) à la même place que tout le monde, en harmonie avec Dieu. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 72

Sur mon lit se trouve un petit ours en peluche prénommé « Être ». Ses yeux aimables me sourient sous sa douce fourrure brune, tandis que ses bras, tendus vers moi, m'invitent à profiter de sa présence bienveillante. Il me rappelle sans cesse l'humilité, Dieu et le sentiment d'être « incluse ». Avant d'arriver chez les OA, je connaissais bien l'humiliation qu'entraînent l'obsession de la nourriture et la compulsion alimentaire. Mais aujourd'hui, je connais quelque chose de mieux, l'humilité, qui consiste à être en harmonie avec Dieu et à m'accepter telle que je suis dans l'instant présent. Lorsque mon estime de moi-même est mauvaise et que je me sens déprimée ou inférieure, je me coupe de ma Puissance supérieure. De même, lorsque mon image de moi est grandiose, vaniteuse ou supérieure, je m'éloigne de Dieu.
Dieu existe dans l'espace vaste et coloré entre les pôles extrêmes de la dépression et de la vanité. Dans ce lieu mitoyen, avec Dieu à mes côtés, je suis libre d'être authentique et de me sentir « incluse ». Je serre mon petit ours en peluche contre mon cœur et je murmure son nom, « Être ». Il symbolise l'humilité véritable et la présence de Dieu, tout en me rappelant de me contenter d'ÊTRE.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 17 novembre, p. 322


31. - Sache que Je manifeste en toi ces pouvoirs, aussi vite que tu peux les supporter et être fort.

32. - L'erreur que tu commets consiste à essayer de te développer par toi-même.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p. 197-198


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile. Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de deux ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.