« Chaque groupe Al-Anon n'a qu'un but : aider les familles des alcooliques. » Cette phrase fait partie de notre Cinquième Tradition, mais comment allons-nous l'appliquer ? « En pratiquant nous-mêmes les Douze Étapes. » Nous devons apprendre à nous aimer avant de pouvoir vraiment aimer les autres. Lorsque nous nous occupons de nos propres besoins spirituels, nous donnons aux autres la possibilité de voir en nous ce quelque chose de spécial qu'ils peuvent désirer pour eux-mêmes. Un bon exemple est le meilleur sermon. La partie suivante de cette Tradition dit : « en encourageant et comprenant nos parents alcooliques. » Nous pouvons tous faire preuve de plus d'amour. Savoir que l'alcoolisme est une maladie peut nous aider à réagir avec compassion plutôt qu'avec hostilité. Finalement, « en accueillant et réconfortant les familles des alcooliques », nous reconnaissons que l'amour centré uniquement sur nous-mêmes et notre petit cercle familial nous garde isolés. Nous avons une foule d'occasions d'aimer parce que nous faisons partie de la famille Al-Anon.

Pensée du jour
Aujourd'hui, je m'exercerai à la compassion. Je ferai d'abord preuve de bonté et d'amour envers moi-même, mais je ne m'arrêterai pas là. J'étendrai cette compassion aux autres. Je suis un être humain parmi d'autres. Quand j'offre de l'amour inconditionnel, en définitive il m'est remis au centuple.

« L'amour est patient et bon, l'amour n'est ni jaloux ni vantard, il n'est ni arrogant ni brusque, l'amour ne s'impose pas. » La Bible

Al-Anon, Le Courage de Changer, 20 décembre, p. 355


Me détacher avec amour était un comportement qui, selon moi, ne ferait jamais partie de mon rétablissement, même si je savais que le ressentiment que j'éprouvais pour avoir eu un parent alcoolique me détruisait. En dépit des conséquences négatives de mon amertume, je ne pouvais pas imaginer ma vie sans elle. Que serais-je sans ressentiment ?
Quand j'ai fini par en avoir assez de souffrir, Al-Anon m'a offert des outils que je pouvais intégrer dans ma vie. Écouter les autres donner leur témoignage aux réunions, lire la documentation Al-Anon, m'impliquer dans les services et participer à des ateliers et à des assemblées Al-Anon, tout cela a contribué à me donner une nouvelle façon de voir les choses. Cette perspective nouvelle m'a donné la possibilité de devenir une personne différente, une personne meilleure, capable d'apprécier la sérénité de l'acceptation. Simplement dit, j'en suis lentement venue à réaliser que mon père alcoolique avait été incapable de satisfaire mes attentes. À sa manière, et à la mesure de ses capacités, il m'avait offert de l’amour, les choses essentielles, et du soutien dans tous mes projets. Finalement, au lieu de voir un verre complètement vide, j'ai vu que mon verre était partiellement rempli. J'ai réalisé que mes années d'enfance auraient pu être bien pires qu'elles ne l'avaient été.
Le décès récent de mon père m'a montré que, à un certain moment, j'avais commencé à l'aimer avec détachement. Un sentiment de libération m'a envahie en réalisant que j'avais laissé aller l'amertume et le ressentiment, que je croyais devoir durer toujours. Au lieu de cela, je me sens maintenant libérée des ressentiments, et j'ai espoir en l'avenir.

Pensée du jour
Quel rôle les attentes que j'avais étant enfant jouent-elles dans mes difficultés en tant qu'adulte ?

« Les relations interpersonnelles faussées à cause de l'alcoolisme et de ses effets sur le buveur et sur nous ne se redressent pas du jour au lendemain. Il n'est pas sage d'espérer trop, trop vite. » Voici Al-Anon, p. 9

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 20 décembre, p. 355


La récompense du don

Car c'est bien là une forme de générosité qui ne demande vraiment rien en retour. L'alcoolique n'attend de son frère souffrant ni argent ni même affection. Et voilà que par le divin paradoxe de cette forme de générosité, il a déjà touché sa récompense, que son frère en ait profité ou non. Les Douze Étapes et les Douze Traditions, p. 125

Grâce à la Douzième Étape, j'ai fini par comprendre la récompense qu'apporte un don qui n'exige rien en retour. Au début, je m'attendais à voir l'autre se rétablir, mais je me suis vite rendu compte que les chose ne se passaient pas ainsi. Ayant accepté de ne pas voir tous les appels de la Douzième Étape automatiquement couronnés de succès, j'étais prêt à recevoir les récompenses que procure un don désintéressé.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 20 décembre, p. 363


PENSÉE DU JOUR
Nous sommes habitués à l'idée que la mort suit la vie. Une logique moins évidente, mais très visible dans la nature est que la vie suit la mort. La semence doit mourir pour devenir plante. La chenille doit mourir pour que naisse le papillon. Les vieilles habitudes doivent mourir avant que de nouvelles prennent forme. Dans tous ces cas, tout doit arriver au bon moment. Alors le « vieux » fait place au « nouveau ». Comme le vieux se soumet à cette « mort », Notre Puissance supérieure nous donne une vie nouvelle. À mesure que nous mettons en pratique le Programme, nous préparons le terrain pour une nouvelle vie et nous apprenons à reconnaître le bon moment.

MÉDITATION DU JOUR
Comme je soumets à la mort mes vieux comportements, je Te prie de me mener à un nouveau mode de vie avec de nouveaux comportements.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
J'abandonne et je laisse Dieu agir.

Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement, 20 décembre


Triompher de l’égocentrisme

« En vivant les étapes, nous commençons à nous départir de notre égocentrisme. » Texte de base, p. 120

Plusieurs d'entre nous sommes arrivés au programme convaincus que nos sentiments, nos désirs et nos besoins étaient de la plus haute importance pour tout le monde. Nous avions eu un comportement égoïste et égocentrique toute notre vie, et nous croyions que c'était la seule façon de vivre.
Cet égocentrisme ne disparaît pas du simple fait que nous ayons cessé de consommer de la drogue. Nous assistons peut-être à notre première activité N.A. avec la certitude que tous les gens qui sont dans la salle nous regardent, nous jugent et nous condamnent. Il se peut que nous exigions que notre parrain (marraine) soit prêt à nous écouter quand nous le voulons, et il se peut que celui-ci nous rappelle alors gentiment que le monde ne gravite pas autour de nous. Plus nous insisterons pour être le centre de l'univers, moins nous serons satisfaits de nos amis, de notre parrain (marraine) et de tout le reste.
La libération de l'égocentrisme peut s'obtenir en se concentrant davantage sur les besoins des autres et moins sur les nôtres. Quand les autres ont des problèmes, nous pouvons leur offrir notre aide. Quand les nouveaux ont besoin qu'on les accompagne aux réunions, nous pouvons aller les chercher. Quand nos amis sont seuls, nous pouvons passer du temps avec eux. Quand nous trouvons que nous ne sommes pas aimés ou que nous sommes ignorés, nous pouvons offrir à quelqu'un d'autre l'amour et l'attention dont nous avons besoin. En donnant, on obtient beaucoup plus en retour : c'est là une promesse sur laquelle nous pouvons compter.

Juste pour aujourd'hui, je partagerai le monde avec les autres, sachant qu'ils sont aussi importants que moi. Je nourrirai mon esprit en donnant de moi-même.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 20 décembre, p. 372


Garde d'abord la paix en toi ; ensuite, tu pourras aussi l'apporter aux autres. Thomas à Kempis

Dès que je commence à mettre en pratique les principes du mode de vie, j'obtiens comme récompense immédiate une paix d'esprit miraculeuse, sans précédent pour moi. Sans même que je ne m'y efforce, ma vie se met à changer : mes rapports avec les autres s'améliorent à la maison et au travail, les gens me sourient plus souvent, et je me rends compte que c'est parce que moi, je leur souris. Même pendant une discussion, la paix intérieure que j'éprouve profondément fait en sorte que je ne suis pas le même qu'avant. En effet, j'arrive maintenant à exprimer mon désaccord sans me montrer désagréable.
Voilà comment le programme OA me permet d'apporter la paix aux autres. Il m'est impossible de profiter égoïstement de ma sérénité. Elle irradie du plus profond de mon être sans que j'aie à dire un mot ou à lever le petit doigt. Pensée du jour : Je suis prêt à tout faire pour maintenir ma sérénité, et c'est ainsi que je peux influencer les personnes nerveuses ou querelleuses que je connais.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p. 355


« Suis-je ( ... ) porté(e) à m'occuper des besoins de tout le monde, des miens ? Est-ce que je fais généralement porter le blâme sur les autres ? » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 41

Autrefois, je croyais que je devais permettre aux autres d'influencer mes choix alimentaires selon leurs attentes. Or, chez les OA, j’ai appris qu'à moins d'être nourrie de force, c'était moi qui choisissais ce que je mangeais, J'ai dû reconnaître alors que jamais personne ne m'avait persuadée de manger quoi que ce soit que je ne voulais pas. J'ai également constaté que la plupart des gens sont trop préoccupés pour remarquer ce que les autres mangent. D'ailleurs, les quelques personnes qui se sont attardées sur mes choix alimentaires avaient elles-mêmes des problèmes de dépendance.
Par exemple, un jour, une connaissance m'a fortement incitée à manger des aliments que je ne consommais plus. Je me suis rendu compte qu'elle avait elle-même perdu la maîtrise de son alimentation. Si je l'avais accompagnée dans son gavage, je me serais fait du tort et je ne l'aurais pas aidée. Il vaut mieux être un exemple d'espoir. À présent, lorsque quelqu'un commente mes choix en matière de nourriture, je réponds que je me sens mieux lorsque je respecte mon plan alimentaire. Personne n'a jamais réagi en m’incitant à faire quelque chose qui pourrait me nuire.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 20 décembre, p. 355 15. - Quand tu pourras faire ceci, le changement qui se produira dans ta personnalité et dans celle des êtres que tu chéris t'émerveillera, jusqu'à ce que tu sois capable de Me voir, à travers leurs personnalités humaines, de Me voir, Moi, ton propre et intime Moi Impersonnel, Me refléter en leurs regards.

16. - Quand tu pourras Me voir ainsi, alors les Cieux s'ouvriront pour toi. Tu ne verras plus de défauts en ton frère. Tu n'entendras plus d'inharmonies autour de toi. Tu ne sentiras plus d'impressions de dureté venant de qui que ce soit. Car, tu sauras que Moi, l'Un Impersonnel, au-dedans de l'autre, Je Suis la source de toute perfection, de toute harmonie, de toute bonté désintéressées. J'attends seulement que la personnalité humaine le reconnaisse et qu'elle s'élimine pour laisser Ma Lumière briller et resplendir dans toute la Gloire de Mon Idée Divine.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p. 216


Vivre sans alcool
20 — Se souvenir de sa dernière cuite

Il n'y a pas d'erreur typographique. Nous avons employé le mot « cuite » plutôt que « verre », comme vous le verrez plus loin.
Prendre un « verre » est une expression qui, pour des millions de personnes depuis des siècles, évoque et fait miroiter des moments agréables.
Selon notre âge et les circonstances qui ont entouré nos premières expériences avec l'alcool, nous avons tous des souvenirs et des espoirs variés (des angoisses, parfois) à la pensée d'une bière froide, d'un « double », d'un gin tonic, d'un whisky suivi d'une bière, d'une gorgée de vin, et de quoi encore...
Lorsque nous avons commencé à boire, prendre un verre apportait les résultats prévus. Si nous en prenions assez souvent, nous avons naturellement cru qu'un verre donnait toujours satisfaction, qu'il se soit agi du besoin de nous conformer à un rite religieux, d'étancher notre soif, de souligner un événement social, de nous détendre, de nous stimuler ou de nous procurer un quelconque plaisir.
Par exemple, un finlandais de 55 ans qui se voit offrir un verre se rappellera sans difficulté de la bouffée de chaleur qui le submergeait dans sa jeunesse quand, par temps froid, il prenait un verre de vodka ou d'eau-de-vie.
Une jeune femme y verra plutôt une élégante coupe de champagne en cristal, des décors enchanteurs, de nouveaux vêtements, un nouvel amant. Une autre personne se remémorera la gorgée prise à même le goulot d'une bouteille cachée dans un sac brun tendu par son voisin, un jeune barbu en jeans, alors que la musique rock résonnait sous un éclairage psychédélique qui projetait ses rayons dans des nuages de fumée mystérieuse, provoquant l'hystérie générale. Un membre des AA dit associer un verre d'alcool au goût d'une pizza accompagnée de bière. Une veuve de soixante-dix-huit ans se rappelle toujours le 'lait de poule' au sherry qu'elle a commencé à boire à l'heure du coucher dans le foyer où elle habitait.
Bien que tout à fait naturelles, ces images mentales peuvent aujourd'hui nous induire en erreur. C'est la façon dont certains d'entre nous ont commencé à boire et si notre histoire alcoolique se résumait à cela, il est peu probable que nous ayons pu développer un gros problème d'alcool.
Par contre, si nous analysons sans crainte et en profondeur toute notre expérience alcoolique, nous découvrons que les derniers mois ou les dernières années n'ont jamais recréé ces moments absolus, magiques, malgré nos tentatives répétées pour les retrouver.
Au contraire, infailliblement, nous buvions jusqu'à dépasser cette mesure ensuite aboutir dans quelque pétrin. Il pouvait simplement s'agir d'un malaise intérieur, d'un sentiment insidieux que nous buvions trop, mais aussi de querelles conjugales, de problèmes d'emploi, de maladies ou d'accidents graves, d'ennuis légaux ou financiers.

En conséquence, quand il nous vient à l'esprit de prendre « un verre », nous avons maintenant de nous rappeler toute la kyrielle des conséquences déclenchées par « un seul verre ». Nous poursuivons cette vision jusqu'au bout, jusqu'à notre dernière et misérable cuite et ses malaises du lendemain.
Quand un ami nous offre « un verre », il entend normalement nous proposer un verre ou deux de politesse. Mais si nous prenons soin de nous remémorer toute la souffrance rattachée à notre dernière cuite, nous ne sommes pas dupes de notre ancienne conception « d'un verre ». Pour nous, et à partir de maintenant, l'implacable vérité physiologique est qu'un verre équivaut sans contredit à une cuite tôt ou tard, et aux troubles qui en découlent.

Prendre un verre n'évoque plus pour nous la musique, les éclats de rire et la galanterie, mais la maladie et le malheur.
Un membre des AA s'exprime ainsi : « Je sais maintenant que je ne pourrai jamais plus m'arrêter quelques minutes dans un bar pour prendre un verre et déposer un dollar sur le comptoir. Ce verre pourrait me coûter mon compte en banque, ma famille, ma maison, ma voiture, mon emploi, ma santé mentale, et probablement ma vie. Le prix est trop élevé, le risque trop grand. »
C'est de sa dernière cuite qu'il se souvient, et non de son premier verre.

Alcooliques Anonymes, Vivre sans alcool (moyens éprouvés par les membres des AA pour ne pas boire), pp. 56-57


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile. Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires. Bon rétablissement pour toutes et tous ! Bonne journée ! Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.