Pensées 27 décembre 2010
Bonjour à toutes et à tous
Le bouffon, fou du roi, ou fou est un personnage comique (comme Dany Turcotte dans l'émission Tout le monde en parle), dont la profession était de faire rire les gens. Les plus connus sont les fous des rois et des seigneurs. Il y a aussi des femmes « fous » ou « folles ». Les fous font rire. Ils divertissent, utilisent l'insolence et sont parfois conseillers. Sous François Ier, il y même eu une école de fous (comme la défunte École de l'humour). Les rois avaient leur bouffon attitré, seul personnage pouvant sans conséquence se moquer du souverain, quoique la satire constituât toujours un risque voire un péril pour l’artiste.
Dans les albums d'Hergé Les Cigares du pharaõn et Le Lotus bleu, les trafiquants de drogue que Tintin affronte utilisent un poison qui rend fou, appelé le radjaïdjah. Combien de nous ont utilisé ces poisons qui rendaient nos comportements toxiques et fous ? La folie désigne, en langage populaire, l'état d'une personne dont le discours et/ou les actions, le comportement ne semblent avoir aucun sens pour qui que ce soit. Elle peut être passagère ou perdurer, être provoquée ou, ce qui est moins sûr, exister à l'état de base. La folie n'est plus considérée comme un diagnostique médical plausible. La folie, en terme psychiatriques, recouvre plusieurs réalités et des termes plus spécifiques sont utilisés par les spécialistes (psychose, schizophrénie, catatonie, paranoïa, trouble bipolaire, alzheimer, etc.). Dans les sociétés premières, la folie, présente souvent un caractère sacré — le fou étant celui que les Dieux ont choisi. Il est devenu dans quelques cas exceptionnels synonyme d'intouchable, de tabou, de magique comme le personnage Babine de Fred Pellerin. Notre « douce » folie était la recherche constante d'une « folle » douceur pour nous apaiser... apaisement qui s'est révélé inatteignable. Ce radjaïdjah nous a conduit dans un bas-fond.
« Un bouffon est un sage qui a découvert très jeune que savoir rire de soi, c'est commencer à se découvrir. » ( Maurice Robert Lalonde, Ailleurs est en ce monde ) Nous devons notre libération de la dépendance active et / ou de la codépendance à la grâce d'un Dieu d'amour qui nous permet de nous révéler à nous-mêmes grâce à un nouveau mode de vie. Si notre Puissance supérieure peut accomplir ce miracle de nous délivrer de notre obsession ou compulsion, cette Puissance peut sûrement aussi nous libérer de toutes autres formes de folie. La folie de notre dépendance et / ou de notre codépendance s'estompe quand nous commençons à connaître des moments d'éveil spirituel dans notre rétablissement. Notre foi en une Puissance supérieure à nous-mêmes grandit à mesure que nous commençons à reconnaître que même notre type de folie n'est rien face à cette Puissance. Ça ne veut pas dire d'abandonner les soins psychiatriques, les médicaments ou les groupes d'entraide puisque ce ne sont que des moyens parmi d'autres que prend notre Puissance supérieure pour nous rétablir, pour nous inviter à savourer la vie en l'explorant pleinement, en y plongeant pour le simple plaisir de la goûter.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles