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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 31 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Les singes de la sagesse sont un symbole représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment en fait un pictogramme : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il semble de prime abord qu'il ne lui arrivera que du bien. Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.
Dans la philosophie orientale, la figure du Ying/Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre. Un peu comme l'adage qui nous entendons dans les meetings que nous avons les qualités de nos défauts : « On a toujours les défauts de ses qualités, rarement les qualités de ses défauts. » ( Herbert George Wells ) Ces trois singes peuvent aussi métaphoriquement évoquer le contraire de ce que nous leur faisons habituellement dire, et ainsi, ces trois comportements d'autocensure peuvent traduire une forme d'irresponsabilité ou de lâcheté :
- Ne pas vouloir voir ce qui pose problème
- Ne rien vouloir dire de ce que nous savons
- Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si » nous ne savions pas,
pour ne pas prendre le risque de changer quoi que ce soit, pour ne pas faire de vagues.

La sagesse désigne le savoir et la vertu d'un être. Elle caractérise celui ou celle qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions (vertus de tempérance, de modération et de justice), qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles. La sagesse est attribuée à celui ou celle qui prend des décisions raisonnables, au prix de ses propres intérêts parfois. Nous qualifions d'enfants sages ceux qui sont obéissants et discrets. Avec l'aide du mode de vie des Douze Étapes, nous devenons obéissants comme des enfants devant notre Père, ce Dieu tel que nous Le concevons et ainsi de plus en plus sages.
« Il est bien rare qu'on se corrige en voyant les défauts des autres. On se croit sans défauts ou, pour mieux dire, on se reconnaît ceux qu'on ne possède pas et l'on nie ceux qu'on a. » ( Hippolyte Lucas ) Le mode de vie nous apprend à mettre de côté nos vieilles habitudes et à en tirer des leçons pour être en mesure de connaître une nouvelle intimité avec les autres, avec le moment présent, avec nous-mêmes. La sagesse que nous avons ainsi acquise n'est pas le fruit de notre vertu ou de nos efforts ; notre compréhension dans la plupart de ces cas est venue de la souffrance que nous ont causée nos anciennes et souvent encore présentes folies. Notre Ps a de curieux moyens de nous faire cheminer.

SAGESSE — Prière Ojibwa
Ô Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants. Je suis faible...je suis petit...j'ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères mais afin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil mon esprit pourra venir à toi sans honte.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 30 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le phénomène de l’ami imaginaire est bien connu des psychologues. C'est souvent aussi déstabilisant pour les parents mais rarement pour l'enfant. Entre 3 et 5 ans, de nombreux enfants s'inventent un ami imaginaire. Ce personnage invisible est utile à l'enfant pour verbaliser ses émotions et partager des expériences. L'irruption soudaine de ce personnage fictif et invisible dans la famille est souvent inquiétante pour les parents. L'enfant se met à parler tout seul et à s'inventer des histoires abracadabrantes qui ont toutes pour point commun, le fameux ami imaginaire. « L’enfance, cette époque divine où l'on peut entrer dans la peau d'un personnage imaginaire, être son propre héros, danser et rêver en même temps. » ( Gilbert Keith Chesterton )
Tout est imaginaire, tout est Dieu. Damoclès se promenait avec son épée. Don Quichotte, l'amoureux fou et visionnaire pourfendait des moulins à vent avec une dulcinée dans son cœur. Les lecteurs plongent dans ces univers livresques et sont habités par les personnages de leurs romans ou bds. Les possédés convulsent avec leurs démons. Plusieurs d'entre nous, que certains appellent illuminés, conversent avec leur ange gardien. « Les dieux sont les amis imaginaires des adultes. » ( anonyme ) Ce phénomène chez les enfants ressemble beaucoup à celui d'une Puissance supérieure chez les adultes. Près des deux tiers des enfants d’âge préscolaire ont un ami imaginaire et le phénomène est tout à fait normal à l'âge de trois ans. Les psychologues sont unanimes sur ce point. Les enfants qui entretiennent des relations avec des copains imaginaires seraient moins dépendants des adultes, moins agressifs envers leurs camarades, plus coopératifs avec leurs professeurs et, aussi, que leur vocabulaire serait plus évolué. Un autre point sur lequel l’accord est unanime porte sur la grande diversité des amis imaginaires. Autrement dit, il n’y a pas de portrait-robot qui trace les traits de caractères typiques de l’ami imaginaire idéal. Chaque enfant idéalise son copain intime en conformité avec son propre caractère et selon sa propre imagination. Quelle ressemblance ! Pas de hasard !
Notre copain secret, notre Puissance supérieure, nous permet d'être abstinents aujourd'hui, d'être nous-mêmes, d'exprimer nos opinions, d'avoir l'esprit en paix, d'aimer et d'être aimés, de grandir spirituellement. En nous éveillant spirituellement à un ami imaginaire tel une Ps, quelquefois ça peut avoir un effet tout aussi déstabilisant pour la famille et notre entourage. La vie spirituelle que nous recevons ainsi en cadeau tous les jours de notre rétablissement ne demande qu'à s'exprimer, car « c'est seulement en le partageant que nous conservons ce que nous avons ».

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 29 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Selon la définition de Leibniz ( Spontaneum est cujus ratio est in agente ), est spontané ce dont le principe est dans l'agent. Plus simplement, ça veut dire qu'être doué de spontanéité, c'est être la source originelle d'actions et de manifestations. La spontanéité se produit par l'initiative propre d'un agent, sans être sous l'effet d'une cause extérieure, sans être une réaction ou une réponse à un stimulus quelconque. En psychologie et en anatomie, le réflexe est opposé à tout ce qui est spontané.
Selon Aristote, tous les êtres se meuvent spontanément par l'effet d'un désir intérieur qui les porte vers leurs causes finales, et c'est du concours de tous ces mouvements spontanés que résulte l'harmonie universelle. Pour plusieurs d'entre nous, la spontanéité peut aussi prendre origine dans notre Ps qui peut être la véritable source de nos gestes et actions, pensées et désirs.
La spontanéité est un comportement qui n’est pas réfléchi, qui est fait sans calcul. Les paroles, comme les gestes peuvent être spontanés, impulsifs, instinctifs, directs. La spontanéité est un trait de caractère extériorisé qui révèle un peu de la personnalité de l’individu ; elle est souvent synonyme d’aisance, de cordialité, de franchise, de naturel. C'est alors que nous pouvons la considérer comme étant une qualité. La spontanéité peut parfois s’apparenter à un manque de tact. L’impulsivité, quant à elle, caractérise un comportement qui est soumis à une poussée irrésistible ; il s’agit souvent d’un acte incoercible et soudain. L’impulsivité est communément associée à un comportement emporté, voire volcanique, un manque (ou même une absence) de contrôle de nos actes ou de nos paroles, ce qui bien souvent lui confère une connotation péjorative. Les actes héroïques ou de bravoure sont très généralement impulsifs, et nous entendons dans de telles occasions que cela révèle une grandeur d’âme.
Spontanéité et authenticité sont des qualités d'innocence et de paix. Progressivement cette innocence se perd souvent avec les expériences de la vie et les blessures qu'elles engendrent. L'innocence ne signifie pas forcément de la naïveté. À nous de prendre du recul face aux adversités, agressions, dépendances, corruptions et perversions et de rester nous-mêmes, de préserver ces qualités humaines qui viennent du cœur, et tout cela en bout de compte, nous révèle tels que nous sommes.
Les partages et témoignages nous apprennent à nous connaître, à découvrir notre façon d'être ou de penser à travers celles des autres, à nous accepter nous-mêmes, à nous laisser aller à la spontanéité, à nous ouvrir et à nous rapprocher des autres, à avoir le courage d'être nous-mêmes et à nous raconter sans maquiller la vérité.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

« Jamais la haine ne cesse par la haine ; c'est la bienveillance qui réconcilie. ( Bouddha ) La bienveillance envers soi est un des plus importants secrets de la sagesse. Il faut se regarder tout au fond de soi avec le regard le plus clair possible, un regard limpide, qui ne juge pas, qui ne juge plus. Dans les groupe d'entraide, il y a cette maxime qui nous invite à faire de même : Juge moins, Aime plus. C’est une vision compatissante qui doit aussi être portée sur soi-même. Nos défauts doivent ne plus nous faire souffrir, nous faire honte, car ce sont les nôtres et tout être humain sur cette terre en possède tout autant. Pour avoir ce regard compatissant sur soi-même, cet amour de soi, il est souvent utile de prendre une plume légère pour décrire un fait, et reconnaître que nous ne sommes que des êtres mortels, faillibles, des enfants de ce Dieu d'amour tel que nous Le concevons qui trébuchent quelquefois en cheminant. C’est dans cette douceur envers soi que se trouve la clé. Ensuite, nous pouvons ressentir l'amour des autres et de Dieu.
La vie amoureuse, c'est l'expression de cette douceur, de cette admiration et de ce respect envers soi et les autres. C'est le langage des désirs, des émotions, de la sensualité et de la sexualité. Dans certaines formes de sexualité, le manque d'amour envers soi va induire des rapports d'exigence, de violence, et parfois de perversité de type sado ou maso. Celui qui ne s'aime pas ne peut que tout accepter de l'autre et voir sa partenaire, son 'amoureuse', comme un simple objet de désir. Ainsi s'il traite l'autre comme l'objet de son propre plaisir, il n'a plus cette bienveillance envers soi ou les autres dans chacune de ses 'mamours'.
La bienveillance, c'est s'intéresser à soi-même. Le principal moyen d'y arriver c'est la méditation, car elle permet de nous observer, puis d'accepter la moindre de nos pensées et de nos émotions comme un cadeau divin. Il se développe alors une ouverture à la compassion. Nous parvenons ainsi à avoir envers nous-même de l'honnêteté, de la douceur et de la bonté, et à rester ouvert face à nous. Ce sentiment de compassion et de bienveillance peut alors s'étendre aux autres sans accrocs.
Nous nous traitons avec délicatesse et considération, et nous nous parlons à nous-mêmes avec la même bienveillance que nous mettons pour nous adresser aux autres. Nous avons la possibilité, le désir, la capacité et le temps de faire tout ce que Dieu nous confie, un jour à la fois. S'il nous manque une de ces quatre choses, alors nous attendons en toute humilité qu'elle vienne et nous admettons notre limite. C'est souvent ainsi que cette limite disparaît.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 27 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Trouvons le temps de méditer chaque matin de bonne heure. Si ce n'est pas fait aujourd'hui, nous n'avons qu'à nous y mettre. Lorsque nous commençons notre journée par la méditation, nous jouissons d’une tranquillité certaine et nous pouvons habituellement nous adapter rapidement aux différents événements. Ainsi, la plupart du temps lorsque nous commençons notre journée en centrant notre attention sur les choses spirituelles, nous allons vivre cette journée d’une manière étonnante. Lorsque la méditation devient une habitude, nous découvrons que nos réactions changent. Un homme est souvent à l’image de ce qu’il pense, de ce à quoi son corps, son cœur et son âme vibrent.
Nous pouvons nous retirer dans un endroit tranquille, à l’abri de tout dérangement. Par « tranquille » il est préférable d'entendre sans bruit, car le monde est rempli de sons, comme nous le constaterons de façon croissante, au fur et à mesure que nous développerons notre sensibilité ou qu'en vieillissant, un acouphène décide de nous accompagner. C'est souvent un lieu où nous pouvons nous isoler d’autrui, nous retrouver seul avec notre Ps.

Suggestions de méditation du matin :
— « Mon Dieu, nous T'abandonnons notre vie, notre volonté et notre amour aujourd'hui. Nous T'offrons toute cette journée et la souhaitons digne de ton amour. S'il Te plaît, dirige et protège notre famille, leurs familles ainsi que nos amis et donne-nous la santé. Dirige et protège aussi ceux envers qui nous avons des ressentiments et aide-nous à leur pardonner. Aide tous ceux qui ont besoin de réconfort et d'amitié. Aide-nous aussi à faire de notre mieux au travail avec efficacité, intelligence, patience, tolérance et énergie. Nous Te sommes très reconnaissants pour toutes tes bénédictions. »
— Ce matin, la méditation, c'est… « chaud » ! Ce mot surgi du silence n'était pas « tiède » … Et le cœur qui bat un rythme lent répendant en même temps cette chaleur et cette tiédeur ! C'est incroyable que nous puissions ainsi être amoureux comme ça, de tout son être et de son propre être. C'est incroyable que nous puissions ainsi être conscient de cette illusion de « vide », de ce manque d'émerveillement ! Puis, tout nous apparaît divin, beau. Tout est tout à coup parfaitement à sa place. Tout est relié à notre Ps, à notre Dieu d'amour. dans ce maintenant qui est l'éternel… instant présent ! Merci de tout cœur, de réchauffer ce qui est encore tiède…
— Merci, mon Dieu d'amour pour tout !

Comme le dit une amie : « Dieu, c'est la réponse — Alors c'est quoi ta question ? » Pour nous, Dieu tel que nous Le concevons est la réponse, la solution. Il est la solution pour retrouver la paix et la sérénité chaque fois que nous sommes perturbés. Il est présent et agit en nous à chaque moment présent, donc pour l'éternité. Dans Jean 14:6, l'apôtre fait dire à Jésus : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Pour l'instant, notre Ps nous invite la plupart du temps à méditer le cœur empli de gratitude en répétant simplement et aussi souvent qu'Elle Le désire : Merci mon Dieu !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 26 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Un recueil d'Arthur Schopenhauer L'art d'avoir toujours raison nous offre 38 stratagèmes presque tous honorables dont l'objectif ultime est de faire capituler nos adversaires. Selon cette œuvre posthume de ce philosophe, nous ne discutons pas pour faire surgir la vérité du « fond du puits » comme le disait Diogène, mais pour avoir raison ; le moteur n’est pas notre soif de savoir ou de vérité mais bien notre vanité innée ou construite. Son ouvrage a pour objectif de permettre au lecteur de triompher dans les futurs débats et controverses dans lesquels il ou elle s'engagera. Par contre, chacun de ces stratagèmes peuvent être considérés comme des moyens pacificateurs, ou des feintes de bon ou mauvais aloi pour esquiver les coups et blessures de nos adversaires. Ce sont des moyens qui nous gardent dans l'illusion d'avoir enfin le dessus dans un débat. Est-ce que nous avons vraiment besoin d'avoir raison ? D'entretenir cette illusion de contrôle ? Est-ce si important ?
Pour éviter de blesser quelqu'un, il faut distinguer la parole ou l'idée de la personne qui l'émet. Une personne est habituellement intègre et son être est immuable jusqu'à ce qu'une Ps se met en frais de changer cette dernière. En rétablissement surtout, nos pensées, de même que nos actions sont changeantes. Nous pouvons nous croire capables d'influencer la pensée de quelqu'un ou sa manière de se comporter. Nous ne pouvons jamais changer la personne elle-même. Les gens ont tendance à s'identifier à leurs idées et leurs réalisations de telle sorte que leurs personnalités se cristallisent autour d'une manière d'être alors qu'ils peuvent changer d'idée ou de comportement.
Dans un débat, c'est difficile de s'attaquer aux idées et non à la personne. Nos adversaires admettent volontiers que, sur le plan des idées, puisque l'expérience varie d'une personne à l'autre, chacun a droit à son opinion. Nous, comme tous et chacun, allons habituellement nous vexer assez facilement si nous avons l'impression d'être attaqué personnellement.
La pratique de la politesse, du respect de l'autre et de la diplomatie nous permet de laisser de la place aux autres, de parler le même langage, de parler en JE, d'écouter attentivement, de distinguer la pensée de la personne, d'avouer notre ignorance, d'utiliser l'humour, d'accepter nos torts, d'accorder le dernier mot, d'observer le silence, de respirer par le nez, de prendre en délibéré, de reconnaître notre manque d'intérêt ou notre fatigue et de tendre l'autre joue ou l'autre oreille, celle qui est près du cœur.
Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggèrent d'admettre notre propre impuissance, notre incapacité à contrôler quoique ce soit et de réclamer l'aide d'une Puissance supérieure à nous-mêmes, de reconnaître la faillite de notre certitude d'avoir toujours raison en admettant que nous avons tort, même si ce n'est que dans notre quête incessante d'avoir raison et aussi de réparer les dommages que nous avons causés en ce faisant.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 25 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

« Personne ne travaille mieux que lorsqu'il fait une seule chose. » ( Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels ) Bien des personnes veulent avoir une vie spirituelle. Pour plusieurs, il s’agit d’une recherche d’intériorité, d'une découverte de son essence, de son esprit. Cette quête peut se dérouler dans ou hors du cadre de toute religion, dans une nouvelle dimension du Sacré et par la découverte du Divin à l’intérieur de soi. Cette recherche prend souvent assise sur des pratiques connues et traditionnelles.
« Les gens ne devraient pas toujours tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire, ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être. » ( Maître Eckhart, Instruction Spirituelle ) Seuls ou en groupe, les pièges sont nombreux et bien des personnes ont l'illusion de stagner et quelquefois se découragent. Certains auteurs affirment qu'il existe en effet dans l’homme deux niveaux : la réalisation de la présence de la spiritualité en soi et le grand ménage mental et psychologique de notre personnalité pour enfin laisser plus de place à notre identité. Ces processus sont indépendants et se poursuivent graduellement grâce à notre mode de vie.
« La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle. » « Albert Schweitzer, Ma vie et ma pensée ) Merci pour la vie spirituelle, pour l'entraide et l'honnêteté envers nous-mêmes que nous suggère le mode de vie ; il nous rend capable de faire confiance à nos intuitions et d'être à l'écoute de nos émotions. Nous nous adressons à une source unique pour exprimer notre gratitude : notre Puissance supérieure. Nous pouvons confier nos difficultés à Dieu, dans l'absolue certitude que leur résolution viendra en Son temps et en Son lieu. Nous prenons aussi le temps d'écouter ce que Dieu attend de nous pour faire les pas qu'exige de nous cette résolution.

« Toi dont la voix s'entend
Dans le souffle de la brise,
Toi dont l'haleine donne vie au monde,
Nous avons besoin de ta force et de ta sagesse.
Fais que nous marchions dans ta beauté,
Que jamais nos yeux ne se lassent de contempler
Les ors et les pourpres du soleil couchant.
Aide-nous à lire les messages que tu as cachés
Dans les feuilles et les rochers.
Rends-nous sages, afin que nous saisissions
Ce que tu nous as enseigné.
Fais que nous soyons toujours prêts à venir à toi
Les mains propres et le regard clair.
Ainsi, quand la vie s'éteindra
Comme s'éteint le soleil couchant,
Sans honte, nos esprits pourront venir à toi »
( prière amérindienne )

« La foi c'est de monter la première marche, alors même que l'on ne voit pas l'ensemble de l'escalier. » ( Martin Luther King Jr ) La foi est au cœur de la spiritualité de la Troisième Étape. En pratiquant cette étape, nous confions notre vie et notre volonté à une force, une entité autre que nous. Appelons-la la Vie ou peu importe. L'important est de nous lancer dans cette part d'inconnu. Il a été longtemps difficile de supporter l'imprévu que la Vie nous offrait. Nous passions à côté des miracles que nous croyions qu’Elle avait prévu pour nous. La spiritualité nous a donné cette foi qui nous permet de plonger aujourd'hui malgré tous les risques que nous avons pu imaginer auparavant. Parfois nous tombons, puis nous nous relevons, nous nous engageons dans notre rétablissement et nous continuons à cheminer. Parfois nous reprenons notre ascension de cet escalier spirituel ( ce « stairway to heaven » ) à la première marche.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 24 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

L'humilité peut signifier entre autres choses :

  • Le sentiment de ne pas être grand-chose, d'être petit par rapport au monde qui nous entoure.
  • Une attitude par laquelle nous ne nous mettons pas au dessus des choses et des autres et par laquelle nous respectons ce dont le hasard, le destin ou Dieu, tel que nous Le concevons, nous a gratifié.

L'humilité est à distinguer de la fausse modestie. Cette dernière feint l'humilité afin d'attirer parfois encore plus de compliments. L'humilité consiste, sans méconnaître ses qualités, à admettre que l'on n'y est en fin de compte pas forcément soi-même pour grand chose.
L'humilité mène à la rectitude parce qu'elle veut obéir à l'ordre divin dont elle a reconnu la gouverne. La personnalité, le faux moi égoïste et orgueilleux n'a pas à céder sa place, elle ne l'a jamais eu si ce n'est qu'en illusion. C'est Dieu tel que nous Le concevons qui lui est tout et qui permet cette illusion, pour nous permettre de nous sentir comme enfant de Dieu.
L'humilité n'est pas une simple persuasion de l'esprit : c'est une attitude de l'âme. Non résistants à ce qui est, nous agissons en harmonie avec tout, puisque la pensée de nous croire séparés et de croire les autres tout autant séparés de Lui s'évapore sous la lumière divine.
En nous aimant chacun comme notre Puissance supérieure, Dieu tel que nous Le concevons nous aime, nous ouvrons de nouvelles portes, nous découvrons en nous un nouvel esprit qui nous donne du courage, de merveilleux moments dans chaque jour de notre vie et permet à l'humilité véritable et à la gratitude de s'épanouir en nous.

L'humilité
« L’humilité est une perpétuelle tranquillité du cœur. C’est n’avoir aucun problème.
C’est n’être jamais fâché ou vexé, irrité ou blessé. C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver.
C’est ne pas sentir les attaques des autres. C’est rester calme quand personne ne me louange.
Et si je suis blâmé ou méprisé, c’est trouver en moi un lieu béni, où je puisse me retirer, refermer la porte,
m’agenouiller devant mon Père en secret et être en paix, comme dans une mer profonde de calme,
quand tout autour de moi semble trouble. » ( Docteur BOB et les pionniers, p. 222 )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 23 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Nous avons un rêve…
« Aujourd'hui dans la nuit du monde, nous affirmons avec audace notre foi dans l'avenir de l'humanité.
« Nous refusons de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de construire une terre meilleure.
« Nous refusons de croire que l'être humain ne soit qu'un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans possibilité d'influencer en quoi que ce soit le cours des événements. Nous croyons fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l'espoir d'un matin radieux. La vie même vaincue provisoirement demeure toujours plus forte que la mort.
« Nous croyons qu'un jour, tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la santé de leur corps, l'éducation et la culture pour le développement de leur esprit, l'égalité et la liberté pour la vie de leur cœur.
« Nous croyons que la paix et la fraternité deviendront un jour la loi. Chaque homme pourra s'asseoir sous un arbre et personne n'aura plus de raison d'avoir peur. »
( Discours de Martin Luther King lors de la remise du prix Nobel de la paix )

« Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle. » ( Albert Einstein ) Un miracle, c'est un fait extraordinaire ou prodigieux d'ordre surnaturel qui est probablement une manifestation, une intervention spéciale et gratuite de Dieu adressant à celui ou celle chez qui Il se manifeste un signe sensible de Sa présence dans le monde. Ce miracle est nécessairement attribué à une Puissance divine. Les miracles ne sont pas explicables scientifiquement et ce pour deux raisons : la majorité des miracles sont souvent relatés dans des documents peu fiables sur le plan scientifique comme ceux signalés dans la Bible, la Torah ou le Coran et un miracle explicable scientifiquement n’est souvent plus considéré comme un miracle. Un miracle, c'est un rêve qui devient réalité. Nous avons entendu un membre dans un meeting affirmer : « Le possible est déjà fait. L'impossible est en train de se faire. Pour le miracle, faites confiance à votre Ps. »
Dans les groupes d'entraide, le miracle de l'abstinence s'est produit pour nous. Nous y avons découvert la spiritualité, cette partie nourricière et divine en nous-mêmes et, par la pratique des principes du mode de vie, elle s'affermit constamment ou est-ce vice versa ? Comme pour l'abstinence, les résultats que nous désirons le plus ardemment viennent généralement lorsque nous oublions de prendre la direction de notre vie et que nous confions notre vie aux soins d'une Puissance Supérieure qui en assume déjà la gouverne.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 22 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

« Chaque jour je t'aime davantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain. » ( Rosemonde Gérard, Les Pipeaux ) Il y a deux jours pour lesquels nous ne devrions pas nous tracasser, deux jours qui sont exempts de la crainte et de l'appréhension. L'un de ces jours est « HIER » — avec ses erreurs et ses soucis, ses fautes et ses bévues, ses maux et ses peines. HIER s'échappe à jamais de nos mains. Tout l'or du monde ne peut faire revivre HIER. Nous ne pouvons défaire un seul des actes posés ; nous ne pouvons retirer une seule des paroles prononcées. HIER n'est plus. Lorsque nous utilisons le conditionnel comme « J'aurais donc dû... », « J'aurais pu... », « Nous aurions... », cela indique à tous nos interlocuteurs que nous cherchons encore à changer le passé dans notre esprit comme si ça pouvait être autrement.
L'autre jour qui ne doit pas nous inquiéter c'est DEMAIN , avec ses misères possibles, ses fardeaux, ses larges espérances et ses pauvres accomplissements. DEMAIN est aussi hors de notre portée. DEMAIN, le soleil se lèvera dans toute sa splendeur ou derrière un écran de nuages. Jusqu'à cet instant, nous n'avons pas de prise sur DEMAIN, parce qu'il est encore à venir.
Il ne reste qu'un jour : « AUJOURD'HUI » entre les deux autres. Tout homme ou femme peut vivre un jour à la fois. C'est seulement lorsque nous ajoutons les fardeaux de deux moments redoutables : HIER et DEMAIN, que la tâche apparaît pénible. Ce ne sont pas les épreuves d'un jour qui nous rendent la vie difficile, c'est le remords ou la rancœur d'un incident qui est arrivé HIER et la crainte de ce que DEMAIN peut apporter ...

Les membres des groupes d'entraide nous partagent ce qui a fonctionné chez eux comme découper notre vie abstinente, en segments de vingt-quatre heures pendant lesquels nous mettons en pratique quelques principes du mieux que nous le pouvons, à nous retirer dans un endroit paisible en nous pour confirmer que l'issue de notre vie et de celle des autres est sous la gouverne de notre Puissance supérieure. Et comme Harmonium le chantait et le chante : « Aujourd'hui je dis bonjour à la vie. »

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 21 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Une boîte magique, une boîte à bon Dieu ? Il s’agit d’une boîte toute simple, de grandeur moyenne, où nous pouvons déposer notre correspondance avec Dieu. Lorsque nous avons un souci, un chagrin, une révolte, une requête pour nous-même ou pour un ami, nous l’écrivons sur une feuille de papier. Nous pouvons résumer et griffonner parce que Dieu sait tout de toute façon. Nous croyons que nous avons simplement besoin de Lui laisser un pense-bête. Nous Lui expliquons ce qui nous croyons être la cause du problème, ce que nous voudrions comme choix de solution et nous Lui laissons, en toute confiance, la réalisation de Sa solution. C’est Lui qui, en finale, décide quand, où, comment. Il est aussi libre aussi de prendre Son temps. Nous reconnaissons en toute humilité notre impuissance et Lui demandons de nous faire connaître Sa volonté et de nous aider à l’exécuter.
Les circonstances de la vie font que parfois les papiers s’empilent rapidement les uns au-dessus des autres et parfois il se passe beaucoup de temps avant que nous ayons à faire appel à Dieu. Au-dessus des papiers, nous pouvons placer notre liste de gratitudes et ainsi remercier Dieu de Sa bienveillance à notre égard. De temps en temps, nous pouvons soulever le couvercle de cette boîte magique à bon Dieu et nous en retirons les papiers qui n’ont plus besoin d’y être. Parce qu’un problème a reçu, entre-temps sa solution. Parce que le temps a estompé un chagrin, parce qu’une révolte s’est atténuée, parce qu’une turbulence s’est calmée ou que tout simplement la vie a continué son cours nous laissant apaisés, sereins, paisibles. Qu’importe que la boîte magique à bon Dieu soit en carton, en tôle ou encore en plastique. Nous pouvons la choisir avec amour ou de la décorer (facultatif) suivant notre personnalité. La magie, ce n’est pas que dans les tours accompagnés de formules comme « Hocus Pocus » ou « Abracadabra ». Nous pouvons aussi la retrouver dans une simple boîte : une « boîte magique à bon Dieu ».

Les groupes d'entraide nous suggèrent d'examiner honnêtement nos propres motifs et nos propres gestes, à nous écouter pour apprendre, à apprendre de notre corps, de notre âme et de notre Puissance Supérieure. L'honnêteté envers nous-mêmes est un excellent traitement contre ce qui nous fait souffrir et, particulièrement, contre la colère et le ressentiment, des émotions qui nous épuisent et qui peuvent nous détruire ou simplement colorer notre vie. Comme pour un casse-tête, plusieurs en sont à mettre les pièces à l'endroit, d'autres sont en train de séparer les couleurs et encore d'autres en sont aux nuances. Quelques-uns ont déjà une bonne idée des intentions de Dieu à leur égard en ayant assemblé par Sa grâce une bonne partie des morceaux du puzzle.
L'honnêteté envers nous-mêmes fait que nous nous sentons bien. Surtout si nous laissons nos soucis quotidiens dans la boîte de correspondance avec Dieu à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. L'honnêteté envers nous-mêmes nous fait aussi reconnaître les bénédictions de notre Puissance supérieure.

« Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de bénir notre regard pour qu'il soit clair comme la pleine lune.
Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de bénir nos pensées les plus secrètes
afin qu'elles soient pures et franches comme la glace du lac.
Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de bénir notre travail
qu'il soit fécond comme le maïs dressé dans Ton champ.
Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de bénir notre famille
ce qui fait qu'elle est joyeuse comme des loutres et travaillante comme Tes abeilles.
Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de bénir notre temps
pour qu'il coule calmement comme la rivière après la débâcle.
Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de bénir même nos larmes
T'assurant qu'elles soient douces comme celles de Tes érables au retour du corbeau.
Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de bénir notre vie et notre mort
nous reconnaissons qu'elles sont à jamais entre Tes mains puissantes et généreuses. »
( un message digne de la boîte magique à bon Dieu, adapté à partir de la Bénédiction solennelle des Premières Nations )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 20 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Pax vobis en latin, Que la paix soit avec toi, Salam alei kum en arabe, Shalom en hébreu. La paix (du latin pax) désigne habituellement un état de calme ou de tranquillité, une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit. Elle est surtout considérée comme un idéal à atteindre. Dans la mythologie grecque, Irène ou Eiréné, une divinité allégorique personnifiait la Paix. La colombe tenant une branche d'olivier est un symbole largement utilisé pour illustrer la paix.

Sociologiquement, la paix désigne l'entente amicale de tous les individus qui composent une société. Elle n'implique pas l'absence de conflit, mais une résolution systématiquement calme et mesurée de toute difficulté conséquente à la vie en communauté, en commençant principalement par le dialogue. En ce sens, la paix entre les nations est l'objectif ou un vœu pieux de nombreux hommes et d'organisations comme l'ONU. À contrario, certaines idéologies probablement poussées par des marchands de canon réprouvent la paix en émettant le postulat qu'elle aveulit les hommes, tandis que la guerre les exalte.

Psychologiquement la paix désigne l'état d'un esprit placide et serein et plus généralement de sentiments enthousiastes, et positifs. Elle est donc souhaitée pour soi-même et éventuellement pour les autres, au point de devenir des salutations comme celles au début de cette réflexion et comme celle-çi. « La paix dans le ciel, la paix sur la terre, la paix des eaux, la paix des plantes, la paix des arbres, la paix de l'univers, la paix de la paix, que cette paix vienne à nous. Chère Puissance supérieure, toi qui nous donne la paix, que cette paix nous réconforte aujourd'hui et nous renouvelle en ton amour. » (Échange de la Paix, tiré d'une prière hindoue)

Le mode de vie des groupes d'entraide nous apprend à nous renouveler, à ralentir, à respirer profondément, à prier abondamment et à faire confiance. Nous pouvons faire confiance à notre Puissance supérieure, aux principes du mode de vie ainsi qu'à nous-mêmes puisqu'à présent même si nous avions de la difficulté à y croire au début, nous sommes dignes de confiance, de paix et d'amour. Le mode de vie nous suggère de nous tourner vers une Puissance supérieure qui est en nous, dans quelques replis de notre cœur — c'est la Ressource intérieure insoupçonnée — pour acquérir le désir ardent de nous apaiser, de vivre les douze Étapes et de nous rétablir.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 19 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Notre Puissance supérieure et nous sommes plus grands que n'importe quel défi. L'illusion de séparation entre nous et Dieu nous amène quelques fois vers la souffrance sous une forme ou une autre, probablement dans le seul but de briser cette illusion et de nous ramener vers Lui. La confiance en un Dieu d'amour tel que nous Le concevons nous montre la majorité de nos problèmes sous leur vrai jour. Nous n'avons plus besoin de créer le chaos pour avoir l'impression que notre vie est excitante. Notre rétablissement nous fournit d'innombrables occasions de vivre de réelles et grandes émotions.
Nous pouvons humblement remercier Dieu de nous délivrer de la haine, de la honte, de la culpabilité et du mépris de nous-mêmes pour en venir à nous accepter et à nous aimer exactement tel que nous sommes, pareils comme Lui nous aime inconditionnellement. Chaque petit pas dans cette voie nous révèle la complétude, la santé et la sérénité présentes dans nos vies.

Note de gratitude : À la première réunion OA, le 19 janvier 1960, il y a 51 ans aujourd'hui, il y avait trois outremangeuses compulsives. Rozanne S. a créé Outremangeurs anonymes après avoir assisté à une réunion de Gamblers Anonymous avec un ami en 1958. Les histoires des joueurs compulsifs qu'elle a entendues chez GA ressemblaient avec son combat pour perdre du poids. Elle a établi un modèle personnel des Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs anonymes en se servant du programme des Alcooliques anonymes et de celui de GA qu'elle a plus tard rapproché de que Bill W. avait écrit. Rozanne et un groupe de voisines tenaient la première réunion le 19 janvier 1960 à Los Angeles, en Californie et depuis, OA aide des milliers de personnes à appliquer ces principes de rétablissement à la compulsion alimentaire. La naissance du mouvement est racontée par la fondatrice dans un livre qui est paru en français l'an passé : Au-delà de nos plus grands rêves.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 18 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Si nous nous résistons, nous battons, nous blessons ou nous exerçons des représailles contre ceux et celles qui ne supportent pas notre position ou juste pas d'accord avec nous, nos efforts pour vous prouver aux autres sont aussi inutiles que des balles perdues.
Aujourd’hui, nous pouvons remercier ceux et celles qui nous interpellent, car ils nous aider à découvrir d’autres avenues . La façon de transformer notre monde n'est pas de nous battre pour manipuler les gens ou des événements, mais plutôt de reconnaître que ces gens et des événements qui démontrent l'amour plutôt que la peur.
Si nous connaissons notre valeur, nous n'avons pas besoin de personne pour le confirmer, et si nous n'avons pas encore reconnu notre valeur, nous ne pourrons pas en gagner plus en amenant les autres à nous approuver. Merci Mon Dieu de nous permettre de nous souvenir que notre monde intérieur est l'endroit où le changement réel se produit. Merci de continuer à nous montrer la vérité sur nous-mêmes, que nous puissions partout manifester Ton amour. À l'opposé, il y a la maîtrise de soi qui est définie comme la faculté de contrôler différents éléments de notre vie. Ce que notre Ps éveille en nous, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et plusieurs croient aussi que la maîtrise de soi fait partie des bénédictions de notre Dieu d'amour. La maîtrise de soi concerne tout notre être : l'esprit, l'âme et le corps

  • la maîtrise de notre esprit : nos pensées, notre bonne volonté ...
  • la maîtrise de notre âme : nos sentiments, nos émotions, nos désirs
  • la maîtrise de notre corps : nos sens

La littérature des groupes d'entraide nous recommande de veiller à garder les portes de notre esprit ouvertes. Nous sommes faits de telle manière que nous avons accès à tout ce qui vient de l'extérieur et de l'intérieur. Nous sommes comme une maison dont il faut savoir ouvrir et fermer les portes et les fenêtres en fonction des circonstances. Nous découvrons des exemples presque tous les jours que nous ne pouvons pas nous permettre de croire que nous avons recouvré la maîtrise de l'une ou l'autre de nos compulsions et dépendances, sinon nous allons penser que nous avons recouvré la maîtrise de notre vie, et un tel sentiment peut être fatal pour notre rétablissement.

Petite allégorie sur la maîtrise de soi ...
« Il était une fois un petit garçon au tempérament impulsif. Un jour, son père, lui donnant un marteau et des clous, lui demanda de planter un clou dans la clôture derrière la maison, chaque fois qu'il perdrait son calme. Le premier jour, le garçon planta 17 clous dans la clôture. Par la suite, comme il apprenait à se dominer, le nombre de clous plantés diminua graduellement. Finalement, un jour vint où le garçon ne perdit pas son calme. Il en fit part à son père, qui l'invita dès lors à retirer un clou de la clôture chaque fois qu'il réussirait à se maîtriser pendant toute une journée. Les jours passèrent... À un moment donné, l'enfant, fier de lui, alla trouver son père pour lui dire qu'il avait réussi à arracher tous les clous. Ce dernier prit alors son fils par la main et le conduisit jusqu'à la clôture. Il le félicita pour sa grande volonté, mais il attira aussi son attention sur les trous laissés par les clous enlevés. Il lui expliqua alors que la clôture ne serait plus jamais la même et que les paroles blessantes, au même titre que les clous, laissaient des marques. Peu importe le nombre de fois où tu t'excuseras, la blessure sera toujours là. »

De même, si nous pensons que nous avons recouvré la maîtrise de notre vie par quelques méthodes plus faciles, plus douces (comme il est suggéré par certains auteurs de livres à succès), nous pouvons en venir à croire que nous avons retrouvé le contrôle sous quelque forme que ce soit. Et de là, il n'y a qu'un pas pour ne plus reconnaître notre impuissance face à l'une ou l'autre de nos compulsions et dépendances, et notre Première Étape prend le bord.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 17 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Se détacher, c'est accepter ce qui se passe dans notre vie. C'est aussi pardonner, c'est avoir confiance en soi et dans ce que nous voulons réaliser. C'est croire en soi et croire en quelque force plus grande que nous-mêmes. Le détachement, c'est renoncer à quelque chose d'important pour nous. Le détachement peut sembler être un problème lorsqu'il est utilisé pour renoncer à nos rêves, nos désirs et nos besoins, lorsqu'il sert de justification à notre apathie ou lorsqu'il est associé à des sentiments négatifs tels que le désespoir et l'abandon. Lorsqu'une personne a un grand nombre de peurs et de blocages, elle va parfois y renoncer afin de ne pas avoir à leur faire face. Il y a beaucoup de gens dans notre petit monde qui veulent bien changer des choses dans leur vie et qui en même temps ont peur de passer à l'action. Pour nous accepter nous-mêmes, il nous faut accepter ceux et celles qui nous entourent. Si nous nous détachons du problème par la grâce de Dieu, nous pouvons commencer à vivre dans la solution. La réponse c'est toujours « Dieu » peu importe la question.

Persévérer, c'est persister, demeurer ferme et constant dans un sentiment, dans une manière d’être ou d’agir, dans une résolution. Dieu sait à quel point les résolutions sont et ont été difficiles à tenir pour nous. Nous avions plutôt tendance à persévérer dans nos erreurs, dans nos refus, dans notre silence, dans nos dénégations, dans notre déni. Persister pour la plupart d'entre nous c'est résister et souffrir, c'est aussi durer en parlant des choses ou de nos écarts et rechutes. Grâce à la pratique du mode de vie et à la confiance que nous inspire notre Puissance supérieure, persévérer signifie maintenant assumer nos difficultés quotidiennes sans l'espoir de les éviter, de passer à côté. Persévérer signifie aussi croire que notre Puissance supérieure a déjà commencé à remplacer notre impatience par la bonne volonté d'accepter que tout ceci fait partie de notre rétablissement. Persévérer signifie croire que les solutions se présentent au rythme de Dieu.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 16 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Lorsque nous sommes disposés à apprendre, nous devenons plus aptes à recevoir l'amour de notre Ps, ce Dieu tel que nous Le concevons. Nous avons aussi l'assurance et la certitude que notre vie est en accord avec Sa volonté. Nous avons même de bonnes raisons d'être bons et justes, d'avoir une bonne éthique et morale et à la longue, de changer de comportement. Lorsque nous sommes disposés à apprendre, nous devenons malléables devant toute la force et toutes les bénédictions de notre Ps qui agit déjà dans tous les domaines de notre vie. Nous devenons sensibles aux murmures et aux intuitions, à ces messages divins.
Nous avons un ami décédé il y a un an déjà qui prenait des notes quotidiennement dans des journaux qu'il conservait précieusement. Il avait toujours un petit carnet et un merveilleux crayon pour y noter des impressions ou des pensées qui lui venaient parfois à l'esprit. Il essayait ensuite d'agir en fonction de ce qu'il y avait noté, de ces sentiments et de ces ressentiments. C'est très émouvant et sécurisant de croire que la petite voix douce de notre Ps est toujours à nos côtés pour nous enseigner ce que nous devons faire et où nous devons aller. Notre Dieu d'amour nous dit que lorsque nous tenons compte de ces incitations, nous en recevons souvent davantage. Si nous ne les suivons pas, ce n'est pas grave. Cependant, il arrive souvent que ces incitations se font de plus en plus évidentes.
La petite voix intérieure est souvent associée à la définition de l’intuition, et s’il ne s’agissait que de notre Ps qui nous envoie des messages ou des signes. Dans le fond, peu importe si nous croyons que l’intuition vient de notre subconscient ou d’un guide spirituel, une chose est sûre, nous pouvons nous attarder à écouter cette petite voix qui nous porte bon conseil. Souvent, plusieurs répètent que l’intuition peut nous induire en erreur, nous croyons qu’il n’y a pas de mauvaise interprétation puisque c’est notre Ps qui nous parle. La marge entre l’intuition et nos pensées est extrêmement mince puisque tout vient de Lui. L’origine de cette petite voix que certains d’entre nous entendons semble divine. En ce qui nous concerne, cette petite voix passe par nous et aussi par les autres.
Le changement se produit dans notre vie dans la mesure où notre Ps le désire et veut que nous soyons honnêtes ( honnêteté ), ouverts ( ouverture d'esprit ), et bien disposés ( bonne volonté ) ; ces attitudes sont des ingrédients importants d'une humble phase d'apprentissage, un peu comme apprendre à faire de la bicyclette avec des petites roues d'appui et une main secourable. Être disposés à apprendre signifie que nous admettons que nous ne savons pas tout. Cheminer sur le sentier de l'amélioration personnelle, de la progression plutôt que de la perfection, c'est le voyage de toute une vie.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 15 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

« Voici, comme est l'argile dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main (dit l'Éternel). » ( Jérémie 18, 6 ) Le potier d'abord prend une masse d'argile et la pétrit. Ensuite il la place sur le tour et lui donne sa forme. Une main à l'intérieur creuse, pousse la pâte, donne le volume désiré, tandis que l'autre main à l'extérieur retient, modèle, lisse, affine, galbe. Ainsi grâce à son savoir-faire, le potier tire un vase d'une masse inerte. Il purifie cette terre en la plaçant dans un four pour en faire un vase qui saura contenir tout l'amour qu'il lui a destiné.
Notre Ps est le potier, et nous sommes de l’argile entre ses mains et elle façonne divers vases avec cette argile, selon sa volonté, pour l’usage qu’elle veut faire de chacun de nous. Et il y en a qui se demandent encore comment ça se fait qu'ils aient tourné en rond une partie de leur vie... Certains semblent affecter d'un trouble psychique qui s'exprimerait par l'incertitude toujours constante du paradigme cœur / esprit. D'autres affirment que c'est leur lot quotidien d'être humains. Les personnes borderline (TPL — trouble de personnalité limite) sont sans arrêt dans le doute, partagées entre l'envie et la raison, tiraillées entre l'anticipation du plaisir et réfléchissant après coup à tout ce qui est déraisonnable dans cette réalisation.
Si aujourd’hui certains d'entre nous sommes des vases fissurés et sales, nous devons acceptés de reconnaître que certains d'entre nous sommes brisés, écrasés dans le mortier divin, pour ensuite devenir poussières pour qu’au contact avec la source d’eau vive qu’est ce Dieu tel que nous le concevons, nous devenions de l’argile prêts à être refaçonnés par notre Créateur. « La nature a des perfections pour montrer qu'elle est l'image de Dieu, et des défauts, pour montrer qu'elle n'en est que l'image. » ( Blaise Pascal ) Notre Puissance supérieure nous offre un cadeau : réussir à vivre abstinent jour après jour grâce aux Douze Étapes. Aujourd'hui, nous prenons plaisir à cette progression naturelle et ces changements qui se font au rythme de Dieu. « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » ( Ézéchiel 36:26 )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 14 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Lorsque l'explorateur portugais Magellan arriva à la Terre de Feu au XVIème siècle, les indigènes ont mis trois jours avant de pouvoir voir les navires ancrés dans la baie. Les bateaux étaient si étrangers à leur réalité que malgré leur taille imposante, ils leurs étaient invisibles. C'est seulement après qu'un des canoës des indigènes se soit écrasé contre la coque d'un des navires et que les indigènes soient montés à bord que les bateaux leurs sont devenus visibles. En gardant une ouverture d'esprit, nous pouvons être plus flexibles et mieux nous adapter au changement.
Avoir une ouverture d'esprit ne signifie pas tout accepter. Le processus d'acceptation nous donne la possibilité de décider quelles réalités nous désirons vivre et celles qui ne correspondent pas à qui nous sommes et qui nous désirons être. L'ouverture d'esprit nous aide à être plus tolérants envers les autres et comprendre toute la diversité qui nous entoure. Si nous sommes capables d'ouvrir notre esprit, nous pouvons également ouvrir notre cœur à la diversité et vivre en harmonie avec tous les êtres humains qui nous côtoient, ce qui est une nécessité si nous voulons nous rétablir ensemble. « Une oreille attentive est exceptionnelle aussi bien pour celui qui écoute que pour celui qui parle. Lorsque nous sommes reçus à cœur ouvert, sans être jugés, qu’on nous écoute d’une oreille intéressée, notre esprit s’ouvre. » ( Sue Patton Thoele )
Ouvrir notre esprit et notre cœur pour croire en une Puissance supérieure à nous-mêmes, en un Dieu qui est amour et confier à cette Puissance supérieure le soin de faire pour nous quelquefois ce que nous pouvons et tout le temps ce que nous ne pouvons faire pour nous-mêmes, de parler à Dieu et de lui poser des questions, comme pour apprendre à faire connaissance. Nous n'avons plus à nous servir de qui ou de quoique ce soit pour combler cette illusion d'espaces vides à l'intérieur de nous ; à présent, c'est Dieu qui nous comble. Même toute la gratitude qui nous inonde vient de Lui.
Ouvrir notre coeur spirituel, la partie divine de notre être, c'est découvrir la source de ce qui est vécu, notre propre source, notre véritable source divine, et en même temps, notre source physique où réside la flamme de vie de notre Être suprême. C'est l’unique voie, tout le reste n’est qu'un cheminement à travers des pierres d'achoppement et de gué. Où que nous nous trouvons, nous nous trouvons toujours dans ce centre, au coeur où réside notre source profonde. Et voilà notre coeur ouvert ! C'est notre Ps qui l'a ouvert un jour.
Nous devons renoncer à l'idée de séparation, et redécouvrir ce coeur où tout est un. Tout notre travail spirituel, quelle que soit la voie spirituelle que nous suivons est celui-ci : revenir à la source originelle, capituler et nous ouvrir à ce coeur spirituel où il n’y a rien à acquérir, juste à être. Quel que soit le nom que nous allons employer pour désigner notre Être Suprême, nous n'avons qu'à tendre l’oreille du coeur à ce qu’ils nous disent. Notre Ps agit par la lumière divine qui s’écoule en nous et en tous ceux et celles qui nous entourent !
Si nous lisons et écoutons avec la tête, certains croient que c’est avec notre mental que nous lisons et écoutons et que cela nous prive du sens réel de ce qu’ils nous transmettent. La lecture et l’écoute ne peuvent se faire que par le coeur et par l'esprit, dans le calme et la paix comme dans la crise et le malaise. Comment avons-nous pu croire que c’est notre mental qui intervient, le mental orgueilleux, aveugle et ignorant et qui le demeure tant qu’il n’est pas illuminé par la lumière divine qui a le coeur comme résidence ? Notre Ps a permis cette illusion de noirceur et d'ouverture de notre coeur, d'attirer et de centrer notre attention et notre amour sur Sa lumière. Alors nous nous apaisons, nous reconnaissons Sa présence.
« Ne t’en vas pas au dehors, rentre en toi-même ; au cœur de la créature habite la vérité. » ( Saint Augustin ) Notre Ps comprend ce que nous lui disons et même ce que nous ne lui disons pas. En fait, Dieu tel que nous Le concevons veille continuellement sur nous avec amour. Notre Puissance supérieure est notre ami, notre associé et cette force bienveillante qui s'exprime en nous.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 13 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

« L'état d'esprit que tu as à l'église ou dans ta cellule, emporte-le avec toi dans le monde, dans son agitation et son inconstance. » ( Maître Eckhart ) Au tréfonds de chacun de nous, il y a un merveilleux sanctuaire de l'âme, un lieu saint, un centre, une petite voix intérieur qui s'y fait entendre, et où nous pouvons revenir sans cesse. C'est là que l'Éternité frappe à la porte de notre cœur. Notre Ps nous réchauffe en nous faisant entrevoir la magnifique destinée qu'elle a prévu pour nous : que même dans la froidure de l'hiver, il y a cet été invincible en nous. Cette force nous appelle à trouver en elle ce foyer chaleureux. Obéir à ces appels, s'en remettre joyeusement, corps et âme, sans réserve, à cette lumière intérieure, c'est le commencement du rétablissement et de la vie véritable. C'est là que la vie créatrice cherche à naître en nous. Cette lumière intérieure nous éclaire sur le plan de Dieu et projette sur notre visage de vieilles ombres en même temps que de nouveaux reflets de Sa gloire.

C'est la « shekinah » de l'âme, la Présence de Dieu parmi nous, une lumière brillante et glorieuse, enveloppée dans une colonne de nuée et de feu. C'est Dieu qui se manifeste est en chacun de nous. Nous connaissons tous déjà cette présence et cette lumière, puisque c'est grâce à cette lumière en chacun de nous que nous sommes en rétablissement. Nous nous imaginons souvent que c'est l'homme qui prend l'initiative et Dieu lui répond. Et s'il n'y avait pas de séparation, si l'initiative partait de notre Ps bien vivante au-dedans de nous et que c'est la réponse qui vient tout aussi de nous. Dieu, tel que nous Le concevons, Celui qui nous aime, nous révèle Sa lumière et Ses ténèbres. Et tout ce que nous prenions pour notre propre initiative est en fait la réponse attestant de Sa présence en nous.

Il y a en dedans et au plus profond de nous un tel sanctuaire — un lieu de compassion, de sagesse et de paix. Tout ce que nous devons vivre comme dans une vie de plénitude repose dans ce sanctuaire. Souvent, nous cherchons en dehors de nous-mêmes, à la recherche de sens ou de sensations qui, selon nous, devraient nous donner une valeur ou compenser pour un manque d'amour.

À tout heure du jour, nous pouvons tous revenir à cette place, cet endroit apaisant — cette source d'intégrité et de divinité en nous. Notre contact conscient avec Dieu tel que nous le concevons est cette connexion à cette source intérieure qui se manifeste en nous. Grâce à la compassion et l'amour de notre Père, nous en venons à connaître notre vrai Soi, notre identité (l'âme humaine de Kant). Sur notre chemin de rétablissement, nous découvrons que la source divine est bien en nous, niché profondément dans ce sanctuaire intérieur qui nous attendait comme si nous revenions à la maison sans toutefois ne l'avoir jamais quitté.

Pour nous libérer des craintes de l’existence, de ces peurs et menaces que font peser sur nous certains individus, certaines situations, pour cicatriser toutes les blessures personnelles, un jour nous est révélé le principe de l'infini pardon, de l'infinie bonté et de l'infinie rédemption de notre Ps et de son amour. Nous sentons intimement le besoin de nous ouvrir à l'infinie miséricorde divine pour nous savoir radicalement compris dans la faiblesse de notre nature blessée et dans la force qui nous a été donnée de survivre à ces blessures et de les panser.

Notre Ps, cette source de tout don parfait place entre nos mains continuellement la sagesse, l'honnêteté, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté qui nous permettent d'être dignes de ce trésor immense qu'est l'amour, la clémence et la grâce de Dieu. Ou est-ce vice versa ?

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 12 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Personne ne peut nous enlever notre bonheur même si nous leur permettons et pas autrement que si notre Ps leur permet. Les autres peuvent dire toutes sortes de choses sur nous ou essayer de nous infliger ce que nous percevons comme nous faire du mal. Même si nous choisissons d'être blessés, personne ne peut nous voler notre bonheur. C’est notre Ps qui nous invite à ces choix qui déterminent notre bonheur, tout comme le leur. Quand nous nous sentons blessés par une autre personne, c’est une occasion de nous déconnecter, de nous décentrer de cette obsession, de retrouver notre Ps et Ses bénédictions partout où nous allons, même les jours sombres.
Si c'est notre Ps, Dieu tel que nous le concevons, qui porte notre propre lanterne, nous n'avons pas à craindre l'ombre et les ténèbres. Marcher dans cette lumière divine signifie que nous avançons avec confiance et conscience. Est-ce possible de cheminer autrement ? Vivre selon notre propre nature divine, c'est aussi vivre selon le divin en nous. Tout le monde a en lui la possibilité de prendre les chemins de lumière. Il paraît que les chemins sont multiples, il y en a un que Dieu a prévu pour nous et c'est celui qu'Il nous invite à prendre. C'est facile de savoir lequel quelques moments après que nous nous sommes engagés sur l'un de ces chemins, peu importe si ça fait hum-hum ou yeark en dedans. Cela dépend si nous sommes dans l'acceptation ou la résistance. Et le chemin que nous prenons, c'est bien celui que notre Puissance supérieure a prévu dans son plan.
Bien sûr, la plupart d'entre nous sommes dans cette lumière parce que nous suivons notre cœur même si nous n'avons pas tous conscience de notre appartenance au Tout, à la nature originelle et divine de soi et de tous et chacun. En cela, nous sommes tous dans la lumière que nous ne soyons ou non conscients de notre nature.
Alice Miller (et K. Stettbacher, son 'témoin éclairé') nous suggère de devenir des témoins éclairés en décrivant la situation où nous croyons retrouver ombres et ténèbres et ce que nous ressentons alors, en vivant et en exprimant nos sentiments, en remettant la situation en question et en exprimant nos besoins. Nous pouvons aussi avoir de la gratitude pour cet éclairage de notre Puissance supérieure.
Alice Miller propose qu’il existe une relation irréfutable entre l'illusion de manque de « nourriture affective », ce manque d'amour que nous ressentons et les maux dont notre corps souffre à l’âge adulte. Avec le temps, les émotions réprimées dans l’enfance (par peur des punitions, par la honte ou la culpabilité) se transforment en maladies et dépendances diverses. Pour rompre ce cycle malheureux, le témoin éclairé préconise de briser certains interdits même les plus forts, et en particulier celui de nous autoriser à ne pas aimer nos parents. Tout comme les victimes doivent cesser de trouver des circonstances atténuantes à leur bourreau, certains enfants blessés et survivants ont même le droit de rompre avec le commandement biblique : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Le témoin éclairé nous suggère quelque chose qui ressemble à briser les hautes murailles que nous avons élevées pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance. Si telle est la Volonté de notre Ps, il nous faut aussi abattre ce mur du silence, en nous-mêmes et dans le monde qui nous entoure, retrouver l’enfant méprisé, abandonné, trahi que nous étions jadis. Nous devons apprendre d’où viennent nos souffrances, et avoir confiance que nous pouvons en guérir par Sa grâce. Pour ouvrir les yeux sur ce que nous avons vécu enfant, nous avons besoin d’un témoin éclairé, un être conscient des répercussions des carences affectives précoces. En nous aidant à ouvrir les yeux, ce témoin éclairé vient à bout de notre cécité émotionnelle et des mythes qui se sont installés pour l'entretenir, et en même temps curieusement, il se libère aussi des siens. Pour nous, l'éclairage de ce témoin vient de notre Ps.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 11 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

« Le voleur a tout emporté
Sauf la lune
Qui était à ma fenêtre. » Haïki, Ryôkan, ermite, poète et calligraphe, (1759-1831)

« ... l'alcoolisme est un voleur parce qu'il vole tant de choses à ceux d'entre nous qui en sont affectés. » Al-Anon, Ouvrir notre cœur, transformer nos deuils, p.174 La folie de notre maladie est caractérisée par la répétition d'actes, qui au départ étaient susceptibles de provoquer du plaisir mais qui depuis sont devenues une dépendance à un objet matériel, à une illusion de contrôle ou à une substance consommée avec avidité comme dans les toxicomanies classiques, tel que l'alcoolisme, le tabagisme, comme aussi dans la codépendance et dans les addictions dites comportementales : troubles alimentaires, jeux compulsifs pathologiques, hypersexualité destructive, dépenses et achats impérieux, etc. La folie pour nous, c'est répéter ces mêmes gestes et nous attendre à des résultats différents.
Dans notre culture, bien que ça change de plus en plus, l'alcool constitue pour certains une bonne source d'évasion : le rêve devient possible. Par contre très vite, ce rêve se transforme en cauchemar et l'évasion en prison. Très nombreux sont les alcooliques actifs qui parlent de l'alcool au féminin. Ce n'est sans doute pas par hasard. L'alcoolique entretient pour ainsi dire presque une relation de jouissance quasi-sexuelle avec sa bouteille. Cette bouteille peu importe sa forme ou son contenu est très souvent utilisée comme anxiolytique : ce psychotrope endort en effet très rapidement les angoisses. Et à long terme, il les aggrave et les rend permanentes. Plusieurs substances ont ces effets pernicieux et néfastes. Il y a même une foule d'aliments qui ont les mêmes conséquences pour une foule d'entre nous. Les groupes d'entraide nous apprennent que c'est notre récompense de vivre la vie telle qu'elle est et qu'Il nous présente à chaque jour. Il n'y a certainement aucune crise aussi pleine de situations désagréables de souvenirs aussi pénibles que lorsque le voleur est passé dans nos vies. Probablement, que notre Être suprême a introduit ce voleur dans nos vies parce que telle est Son intention et Son plan pour nous. Et aujourd'hui, il n'y a certainement aucune aventure aussi stimulante ni aucun privilège aussi grand que de continuer à nous rétablir par la grâce de Dieu.
Il n'y a pas que les substances psychotropes qui semblent être des « voleurs du temps et d'amour ». Ces « chronophages » sont les appels téléphoniques imprévus ou très longs, les bavardages avec les amis qui viennent raconter leurs problème,

 les réunions fréquentes, les conflits mal gérés et qui perdurent. Nous sommes tous les jours plus ou moins perturbés dans nos activités par une masse de tels imprévus. Pourtant certains sont complètement dépassés alors que d’autres gèrent la situation avec beaucoup de calme et d’efficacité. Les voleurs de temps et d'amour internes existent aussi tout autant. Les voleurs les plus délicats à débusquer sont à l’intérieur de nous : les objectifs et priorités confus et changeants, le manque de planification de la journée, le perfectionnisme et les détails excessifs, le manque d’ordre et de classement, la difficulté à comprendre le changement, la difficulté à dire non, la fatigue, le stress et très souvent, la difficulté à prendre une décision. Nous pouvons demander à notre Ps d'éliminer ces quelques « voleurs de temps et d'amour » si telle est Son intention comme Il l'a fait et le fait chaque jour pour nous rétablir de nos folies et du temps perdu.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 10 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

« La cause de notre fatigue, de notre lourdeur, de notre manque d'entrain est bien souvent ce trop-plein qui nous vide, nous use, nous entraîne dans le tourbillon incessant de toujours plus se fatiguer à essayer de retrouver son énergie. » Dominique Loreau, L'art de l'essentiel, p.11 Souvent nous essayons d'en faire plus et nous finissons par ne pas terminer tout ce que nous avons commencé. Aujourd'hui est la seule journée que nous avons pour remercier notre Puissance supérieure, Dieu tel que nous le concevons de s'occuper de nous, d'être notre source d'énergie constamment renouvelable, et c'est tout ce dont nous avons besoin.

Nous sommes faits pour expérimenter le calme et vivre la paix. Nous faisons l’expérience de cette sérénité souvent lorsque nos émotions sont libérées et que les situations désagréables ne reviennent plus hanter notre mémoire. Lorsque nous investissons dans notre rétablissement, les Douze Étapes nous invitent à procéder au nettoyage des peurs et des phobies de notre vie, nous devenons plus sereins parce que nous pouvons nous apercevoir que nous sommes en train de réaliser Sa volonté. La paix peut devenir une réalité dans notre vie de tous les jours. Être en paix, c’est avoir reçu la grâce du pardon. Vivre en paix, c’est avoir reçu la grâce de nous accepter et de nous aimer. C’est aussi recevoir la grâce d’aimer presque tous les gens qui nous entourent inconditionnellement. Vivre une vie paisible renforce et permet à chacun de nous de changer ses habitudes belligérantes pour une attitude plus paisible et plus apaisante. Voilà un des effets « pervers » ou plutôt « revers » de la spiritualité.

Notre Ps nous donne comme bénédiction de vivre dans un monde d’une beauté extraordinaire, rempli d'êtres merveilleux. Ce monde renferme une somme infinie de beauté. Nous jouissons du changement des saisons (au creux des froids hivernaux, il faut s'en rappeler), du panorama de belles montagnes enneigées et de pistes de ski illuminées. Nous pouvons admirer ces plages merveilleuses et les belles rives le long du littoral du fleuve, même si elles sont recouvertes aujourd'hui d'un beau manteau blanc et froid. Nous avons la compagnie de plusieurs espèces animales sur notre planète, bien que plusieurs, nous aient quitté pour des cieux plus cléments en migrant comme les snowbirds. Nous pouvons percevoir la beauté des jours et des nuits. Nous pouvons observer et vivre parmi toutes les couleurs et les personnalités des gens de notre monde, tous de beaux enfants de Dieu comme nous. Nous avons tant de beauté dans ce monde que lorsque nous observons bien, nous ne voyons que beauté. Tout dépend de l'état de notre beauté intérieure et de l'intention de notre Être suprême.

Notre plus grande bénédiction de notre Ps, c'est nous-mêmes. Nous sommes uniques et individuels. Nous sommes différents de tout autre personne sur la Terre. Nous avons des aptitudes, des talents, des moyens, des pouvoirs et des habiletés. Nous n’avons qu’à nous exprimer à travers toutes ces bénédictions qui nous viennent de notre Être suprême. Toutes ces bénédictions sont accompagnées par la responsabilité de prendre soin de nous-même, de nos âmes compagnes ainsi que de notre prochain, si telle est Sa volonté. Remercions notre Ps de nous permettre de vivre de la gratitude pour toutes ces merveilleuses bénédictions. Notre plus grande responsabilité est de dire « Merci », d’aimer et de vivre en paix, en harmonie.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 09 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Les souffrances physiques auxquelles chacun de nous peut être confronté dans une situation de crise sont nombreuses et diverses : blessures, dépendance, fatigue, manque, faim… En outre, celles-ci peuvent s’accompagner de souffrances psychiques parfois bien plus dévastatrices : détresse, anxiété, panique, angoisse… Supporter des heures de privations, poursuivre la lutte contre une substance devant laquelle nous sommes désarmés, voir souffrir des êtres proches fragilisés malgré leur résistance et leur déni, ne sont évidement pas des phénomènes qui peuvent se maîtriser à force de pratique. Les personnes enclines à être exposé à ce genre de situations ne peuvent renforcer leur capacité de réaction face à ces évènements. C’est là tout le défi de l’abstinence et du rétablissement et c'est pourquoi ça prend une Puissance plus grande que nous.

Nombre de périls peuvent survenir dans la vie ordinaire et être fatals à celui ou celle qui n’a pas les ressources nécessaires pour y faire face ou pour capituler. C’est la loi de la survie du plus apte. La vie ou la mort peuvent se décider en quelques secondes - par exemple lors d’embolies massives, de collisions routières et la situation de crise peut aussi se prolonger sur des jours ou des vies entières – alcoolisme, dépendance, compulsion alimentaire, etc.

Curieusement la survie dans ces moments semble dépendre en très petite partie à la qualité de nos ressources mentales, à la pulsion de vie qui réside dans chaque individu. Il n’est bien sûr pas question de dissocier le corps de l’esprit, puisque c'est impossible mais simplement de pouvoir reconnaître le fait que dans certaines circonstances, il n’est plus possible d’échapper à la souffrance même avec quelques manœuvres du corps et vice versa. Au contraire, il s’agit de pouvoir encore amener le corps et le cœur à aller chercher de l'aide même en dépit de la souffrance, d’abandonner toute résistance et d’affirmer notre impuissance.

Notre résistance amène la souffrance et vice versa, la souffrance est synonyme de résistance. « ... les choses auxquelles je résiste persistent. » (page 19) Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir nous cœurs, à partager nos deuils. « La véritable source de mon intense souffrance n'était pas tant les deuils dont j'avais souffert, mais plutôt mes tentatives d'y faire face en essayant de contrôler les gens et les événements. » (page 19) Malheureusement pour plusieurs d'entre nous qui sont tannés de souffrir, « la réponse à la souffrance est dans la souffrance.» (Al-Anon, Ouvrir nos cœurs et transformer nos deuils, p.42) Heureusement pour nous tous, être écœurés ou tannés de souffrir fait partie de la première étape vers la libération. Nous avons tous été plus ou moins gratifiés de cette libération. Nous pouvons pardonner et oublier au point où nos souffrances, notre gêne ou notre culpabilité, peu importe le genre d’émotions désagréables que nous vivons, ne nous reviennent plus comme souvenirs pénibles. Nous pouvons nous pardonner à nous-mêmes. Nous avons cette grande capacité, et ceci est une bénédiction de notre Ps. Puis lorsque notre Ps efface de notre conscience les émotions et les situations désagréables, nous devenons libres d’aimer inconditionnellement.

Nous sommes bénis de joies, de pouvoir nous amuser. Chaque jour de notre vie, nous avons la capacité d’expérimenter le bonheur, le plaisir et la gaieté. Notre Dieu d'amour peut nous permettre de prendre plaisir dans les petites choses ordinaires : les petits oiseaux à la mangeoire, le lever et le coucher du soleil, la forêt du parc pas loin qui suit les abords de la rivière. Nous pouvons avoir du plaisir avec nos âmes compagnes, nos bien-aimés, à les admirer dans leurs réussites, leurs talents. Nous sommes habités par la possibilité de jouir de l’humour et de reconnaître ses vertus et ses bénéfices dans notre vie. Nous avons tous ce que nous avons besoin dans notre vie pour être heureux. Nous ne manquons de rien. Si nous ne sommes pas heureux aujourd’hui, alors regardons en nous pour découvrir grâce à la clairvoyance qu'y a déposé notre Ps ce qui nous éloigne de notre joie, là, maintenant.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 08 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

L'essentiel de la vie, c'est de vivre en harmonie avec notre environnement, nos proches, notre entourage, dans tous les domaines de notre vie publique ou privée et d'exprimer de l'amour à tout ce beau monde là le plus souvent possible. Nous avons cru longtemps que nous pouvions être nos propres guérisseurs de tous les maux qui nous affectaient. Nous avions tous ( ou presque ) trouvé une potion magique qui s'est avérée une / des substances et / ou des comportements toxiques. Nous avons tous dans notre rétablissement cru qu'il fallait taire notre tête pour laisser parler notre cœur. Comme si nous pouvions séparer l'une de l'autre... La guillotine servait à cela aux premiers temps de la République française.

La spiritualité et le rétablissement ne sont pas dissociables non plus. Ces deux inséparables nous permettent d’éliminer beaucoup des peurs imaginaires et paralysantes et plusieurs de nos comportements qui nous empêchaient d’acquérir de la confiance en soi et de cesser de nous geler ainsi. Par le biais de ce mode de vie et de cette croyance en une Ps, nous avons retrouvé l’énergie de vivre, nous avons redécouvert un sens à la vie. Nous sommes persuadés de bien vivre notre vie car nous avons un allié de taille, une Ps à nous-mêmes. Pour nous, cet allier de taille habite en chacun de nous et n'est pas imaginaire, extraterrestre ou fantomatique.

Cet allié, c’est notre esprit et notre cœur, notre âme et notre corps à tous et chacun, c’est là que réside notre énergie vitale, c’est là que se branche l'énergie créatrice de nos pensées, de nos paroles et de nos actes qui semblent inspirés. Nous sommes riches de cette énergie spirituelle qui est en nous. Les « ondes » du bonheur rayonnent dans la joie, l’amour, la santé, l’abondance, la concorde, la générosité, la paix, le bonheur qui règnent dans ce monde. Nous ne pouvons que les écouter, s'y syntoniser, les « vivre » intérieurement et les voir transparaître à travers nous et les autres. Voilà le cheminement qui nous est suggéré vers le mieux-être intérieur et qui mène à l’accomplissement et au rétablissement de tout être humain en accord avec la volonté divine.

Ensemble nous pouvons retrouver cet état originel, enfantin ou divin qui s'exprime en nous. Merci mon Dieu d'amour de nous permettre de redécouvrir ainsi de plus en plus cet esprit libre et pur, c'est-à-dire libéré graduellement de tous les carcans ou pierres d'achoppement du passé.

Nous sommes en train de devenir responsables. Nous apprenons chaque jour à écouter notre cœur, notre propre conscience, à mener une belle vie telle qu'elle est et comme beaucoup nous la peignent dans leurs témoignages. Les partages ou histoires personnelles dans les groupes d'entraide nous apprennent à nous libérer des misères, de la honte, des malhonnêtetés et de la culpabilité, à reconnaître nos succès, nos échecs, nos peines, nos joies et l'amour qui circule dans nos veines. Nous pouvons vivre une nouvelle vie aux possibilités infinies, que nous acceptions ou non de poursuivre notre libération et notre réveil spirituel grâce à la pratique des Douze Étapes. Nous allons jouir de toutes ces bénédictions que si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 07 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Nous avons déjà reçu une carte de souhaits de Noël où il était écrit sur la première page : Marchons ensemble en Sa présence au jour le jour de Son amour au pas à pas de Sa lumière et au cœur nous pouvions y lire :
Que le Seigneur te bénisse !
Qu'il fasse danser tes pieds et remplisse de force tes bras.
Qu'il remplisse ton cœur de tendresse et tes yeux de sourire.
Qu'il remplisse tes oreilles de musique et ton nez de parfums.
Qu'il remplisse ta bouche d'allégresse et ton cœur de joie.
Qu'il te donne sans fin la grâce du désert : le silence, l'eau fraîche, et une nouvelle espérance.
Qu'il renouvelle en nous tous, sans cesse, la force de donner un visage à l'espoir.
Que le Seigneur te bénisse !

Merci mon Dieu pour toutes les merveilleuses bénédictions dont nous sommes déjà comblés, pour ton infinie bonté qui nous embrasse tous. Toute bénédiction a besoin d'être accueillie avec amour. Chacun de nous est un enfant aimé de notre Puissance supérieure. Ayons de la gratitude pour ces nombreuses bénédictions. Nous sommes bénis par la vie. Une vie qui se renouvelle et qui change continuellement, une nouvelle naissance. Notre Dieu d'amour nous a fait plusieurs fois ce superbe cadeau, de merveilleuses bénédictions. Et ces autres êtres magnifiques qui viennent dans nos vies nous permettent de vivre une belle vie en changeant nos attitudes, nos pensées et nos croyances. Nous sommes bénis par cette nouvelle capacité d’aimer et d’être aimés. Nous tous, enfants de Dieu, possédons ce merveilleux cadeau. Lorsque nous grandissons, certains d'entre nous allons baigner dans l’amour des parents, amis, enseignants et proches. Lorsque nous sommes adultes, plusieurs d'entre nous vivons l’amour d’un conjoint, d’un compagnon ou d’une compagne. Lorsque nous devenons capables de nous aimer nous-mêmes, alors nous pouvons vraiment aimer les autres. Lorsque nous devenons parents, au début nous vivons l’amour de nos enfants. Aimer et être aimé est l’une des plus grandes bénédictions, parce que nous expérimentons l’amour tel qu’il est, tel qu’il vient à nous et tel qu’il émane de nous. Nous nous sommes imprégnés de l’amour des membres de nos groupes d'entraide, de notre Ps qui nous aime inconditionnellement.

Nous sommes gratifiés d’une connexion pleine et entière avec la Source à l’intérieur de nous. À travers ce lien, nous recevons la guidance intérieure pour accomplir Sa volonté. Il nous permet de garder ces lignes de communication vivantes par la prière et la méditation. Nous ne sommes plus seuls. Notre Dieu d'amour est bien là avec nous. Il nous respecte et nous aime assez pour nous laisser libre de faire appel à Lui quand nous en sentons le besoin ou de lui dire tout simplement merci pour ce qui nous arrive. Dans les moments où nous négligeons ces communications, notre Ps continue de nous aimer quand même. Tout ce qu’il nous faut, c’est de vouloir être en contact avec Lui et Il est là pour nous dès cet instant. Nous n'avons pas à Le rechercher, Il est là et permet à toutes sortes d'événements, de situations dont certains nous apparaissent comme de merveilleuses et miraculeuses bénédictions en train de se réaliser.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 06 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Il existe un lien solide entre la spiritualité et le rétablissement. La spiritualité a une signification différente pour chacun de nous. Voici quelques définitions de la spiritualité :

  • La spiritualité, c’est la qualité de ce qui est esprit ou âme, concerne sa vie, ses manifestations, sa transcendance.
  • La spiritualité, c'est la qualité d'un être qui est esprit, qui n'a pas de corps comme les anges... Dieu.
  • C'est la Vie de l'esprit — synonymes : mysticisme, mysticité, religiosité.
  • La spiritualité, c'est la qualité ou caractère religieux de quelqu'un ou quelque chose.
  • C'est la qualité de ce qui éveille à l'esprit, de ce qui est porteur de vie spirituelle.
  • La spiritualité, c’est d’être chacun en contact avec soi-même, avec les autres et avec notre Créateur. Souvent les rituels, les chants et les cérémonies nous aident à trouver un équilibre, à avoir une vie harmonieuse.
  • La spiritualité c’est la prière, la guérison, la lecture, l’écoute, la foi et l’espoir. C’est d’être en contact avec la Nature.
  • La spiritualité est la base du mieux-être ; c’est quelque chose de personnel qui nous relie au Grand Esprit (elle peut nous aider à trouver un but dans la vie – à trouver la Vérité).
  • La spiritualité, c’est l’acceptation d’une Puissance supérieure – d’une Puissance que nous pouvons prier et à qui nous pouvons demander aide et soutien. Cette Puissance, nous la remercions de toutes les choses que nous donne la terre ainsi que des nombreuses bénédictions qu’elle nous accorde. Nous la remercions de nous protéger et maintenir en santé.

Le mode de vie des groupes d'entraide nous apprend à nous détendre, à reconnaître que c'est notre Puissance supérieure qui génère et s'occupe de nos soucis, à ne pas nous croire maîtres de l'univers, « nombrils du monde ». L'énergie que nous économisons quand nous confions notre vie à Dieu tel que nous Le concevons peut nous servir à jouir de toutes les bonnes choses qu'Il nous permet de vivre aujourd'hui : l'amour, les sourires, la famille, les amis, la tendresse ou la nature... « Nous ne sommes pas des êtres humains dans un voyage spirituel. Nous sommes des êtres spirituels sur un parcours humain. » — " We are not human beings on a spiritual journey. We are spiritual beings on a human journey. " ( Stephen R. Cowey ) Alors bon cheminement !

« Ce ne sont pas les êtres parfaits qui ont besoin d’amour, ce sont les imparfaits. » ( Oscar Wilde ) Nous avons maintenant confiance que Dieu fait pour nous ce que nous n'avons pas réussi à faire tout seul. Et que Dieu fait aussi par nous ce que nous sommes capables de faire. Il sème en nous désirs et énergies. Il veut bien que nous demeurions et soyons impuissants devant notre dépendance et /ou notre codépendance aujourd'hui et le reste de notre vie. Il nous donne aussi tout ce qu'il faut pour mettre ( ou non ) en pratique le mode de vie des Douze Étapes. Stephen King a écrit : Go now. Our journey is done. And may we meet again, in the clearing, at the end of the path. — « Allons, notre cheminement en arrive à la fin. Puissions-nous nous rencontrer dans la clairière qui s'ouvre à la fin du sentier. » Nous croyons que notre cheminement n'est pas terminé et que la clairière est déjà ouverte devant nous et que nous sommes tous là. Merci à tous ceux et celles qui nous ont aidé à grimper jusque là.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 05 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Martin Luther a dit : « Celui qui a Dieu comme compagnon de route dans sa vie, rencontre toujours des hommes qui s'en rendent compte sans qu'il en parle.» Nous rencontrons souvent des personnes qui sont une incarnation de Sa présence. Nous nous sentons guidés souvent par les gens et les événements dans la mesure que nous sentons ou non la présence de notre Puissance supérieure. Nous n'avons même pas à demander d'être guidés. Il ne nous suffit même pas de prendre conscience et de sentir Sa présence. Ainsi si telle est Sa volonté, notre plus urgente nécessité est d'entrer en communion avec notre Puissance supérieure. Tout le reste nous vient par surcroît. Et notre contact conscient avec notre Puissance supérieure résulte uniquement du seul fait d'avoir pris conscience de Sa présence.

Notre Puissance supérieure s'adresse rarement à nous en paroles, mais passe tout le temps par les gens et par les événements. Arrêtons de nous agiter même si ce n'est qu'un instant. Ouvrons-nous à l'observation et à l'écoute, tant que faire se peut. Les Étapes des groupes d'entraide nous suggèrent qu'il y a une Puissance à laquelle nous pouvons faire appel ; quelqu'un ou quelque entité qui peut nous aider à maintenir notre équilibre dans tous les domaines de nos vies. La foi en cette Puissance supérieure à nous-mêmes nous donne la stabilité dont nous avons besoin dans notre vie. Notre Puissance supérieure est notre guide, nous trouverons force et aide même si nous nous donnons plus ou moins la peine de l'essayer.

« La source d'amour enfouie en nous est profonde, elle nous permet d'aider les autres à trouver le bonheur. Une parole, une action, une pensée peut atténuer la souffrance d'autrui et lui donner de la joie. » ( Thich Naht Hanh ) N'ayons crainte, car notre Ps est mieux disposée à nous écouter que nous ne sommes à l'interpeller ou même à la remercier pour sa présence dans nos vies. Suivons la voie que notre Ps nous trace et nous trouverons l'aide qui nous convient. Car ce sont nos désirs et besoins à tous et chacun qui Lui donnent la chance de nous aider et par nous d'aider les autres. « C’est chez autrui que tu trouveras un abri, et c’est chez toi qu’autrui trouvera le sien. » ( Proverbe Irlandais )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 04 janvier 2011

Bonsoir à toutes et à tous

Tout un chacun aspire à un état de paix et de sérénité. C'est ce que nous nous avons souhaité mutuellement et le plus souvent durant cette période des Fêtes qui est déjà terminée pour certains d'entre nous. Dans le calendrier grégorien, Noël est seulement le 6 janvier. L’état de paix et de sérénité aussi salvateur qu'il soit que nous avons souhaité à ceux et celles que nous aimons ne peut être que temporaire, se limitant bien souvent qu'à notre moment présent. La sérénité exprime et manifeste le calme profond de l’être soustrait à l'état passager de crise ou de chaos même présent par moments, loin des perturbations émotionnelles qui étaient au menu quotidien de notre passé. La sérénité n'est pas un état d’insensibilité au monde ambiant, évident chez les dépendants qui ne sont pas en rétablissement.

L’état de sérénité libère du brouillard produit par les souvenirs et notre mémoire, ne laisse pas de place dans notre esprit pour la critique, le sarcasme — qui ne sert souvent qu'à nuire et à blesser — et l’orgueil, ce puissant mirage de confiance en soi — qui exile tout être de la flamme et l’amour. Unis par le cœur et par le rétablissement, baignons tous ensemble en paix dans la sérénité... si telle est Sa volonté.

Grâce à notre Puissance supérieure qui nous accepte totalement et nous permet d'être exactement ce que nous sommes en ce moment, nous ressentons cet apaisement et cette quiétude. « Honorer la paix et la sérénité en nous » signifie remercier Dieu de s'occuper de nous en comblant tous nos besoins.

« Un homme en quête de sens priait quand l'infirme, le clochard et le vaincu passèrent près de lui. En les voyant, le saint homme plongea dans une profonde prière et dit : « Mon Dieu, comment un créateur aimant peut-il voir ces choses sans rien faire ? » Et après un long silence, Dieu répondit : « J'ai fait quelque chose, je t'ai fait, toi ». ( enseignement Soufi )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 03 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Deux moines marchaient côte à côte sur les abords d'une rivière en chemin vers un village en aval quand un orage éclata, et une crue-éclair a emporté les deux hommes dans la rivière. Un de ces moines fut pris de panique et a tenté de se frayer un chemin pour retourner à la terre ferme, et ils s'est noyé. L'autre homme s'est rendu compte que le torrent était hors de son contrôle et détendu, il s'est laissé la rivière le porter. À sa grande surprise, la rivière le déposa sur les rives du village vers lequel il se dirigeait, dans un temps beaucoup plus court qu'il ne l'aurait pris pour marcher.

Lorsque nous rencontrons une situation que nous ne pouvons pas contrôler, nous pouvons avoir confiance en notre Être suprême. Quand nous nous battons ou nous résistons, nous avons l'illusion de contrôle et de pouvoir. Admettre notre impuissance devant notre problème, c'est le premier pas du rétablissement. Les membres des groupes d'entraide nous ont souvent partagé que la souffrance est le point de départ de tout progrès spirituel, qu'il nous a fallu connaître la souffrance de notre dépendance et / ou de notre codépendance avant la joie de l'abstinence, et le bouleversement émotif avant la sérénité. Le mieux-être se manifeste habituellement dans bien des domaines de notre vie : travail, apprentissages et éducation, sécurité financière, vie familiale, logement, participation à la société, loisirs, santé, sécurité et environnement.

Avons-nous un contrôle réel sur notre sentiment de bonheur ? Non ! Pouvons-nous faire croître ce sentiment et le maintenir avec les années ? Se servant des grands penseurs de l'humanité, de Confucius à Aristote en passant par saint Thomas d'Aquin, la psychologie moderne a identifié des vertus fondamentales qui, lorsqu'elles sont vécues fréquemment, nourrissent et entretiennent le bonheur. Ces qualités fondamentales sont la sagesse et la connaissance, le courage, l'amour de l'humanité, la justice, la tempérance et la spiritualité.

Le bonheur véritable se confond-il avec le mieux-être ? Le plaisir est une sorte de surplus gracieux qui parachève le mieux-être. Le plaisir ne peut constituer le désir suprême en vertu de sa nature ponctuelle et éphémère. L'hédonisme est une doctrine philosophique selon laquelle la recherche du plaisir et l'évitement du déplaisir constituent des impératifs catégoriques. C'est la recherche du plaisir au dessus de toutes autres valeurs. Qu'est-ce qui nous pousse vers l'hédonisme? C'est notre besoin immense d'apprécier, de trouver satisfaction dans la sensualité et la sexualité, et c'est aussi le besoin presque aussi grand d'être apprécié, de se savoir estimé par au moins une personne que nous estimons en retour.

Le véritable mieux-être signifie pour nous de nous réveiller ce matin avec le sentiment frais et joyeux que nous donne l'abstinence de la veille et du moment présent. Le véritable mieux-être, c'est aussi toutes ces petites occasions de remercier Dieu comme celles d'entendre les oiseaux chanter, d'aller marcher, de respirer consciemment le doux souffle de la vie, d'être transportés par la beauté de la nature, d'aimer le moment présent, de nous aimer nous-mêmes, d'aimer les gens qui nous entourent et d'être toujours reconnaissants de la vie.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 02 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Pour développer notre patience, plusieurs croient qu'il faut que nous soyons blessés que ce soit volontairement ou non par quelqu’un afin que nous ayons l’occasion de pratiquer notre tolérance. De telles personnes décrites comme siphons d'énergie sont tout de même des enfants et des instruments de Dieu comme nous. Elles viennent dans nos vies pour tester notre résistance d’une manière assez spéciale. Fondamentalement, la patience nous protège de notre propre résistance. La patience permet au temps de faire son temps, et de donner naissance à notre résilience : c'est notre capacité d'adaptation, de retourner à un état d'équilibre et d'harmonie après le passage d'une crise mineure.

La tolérance se manifeste en ayant un esprit ouvert à l'égard des opinions et des pratiques qui diffèrent de la nôtre. C'est l'occasion de résister à l'inconfort ou la détresse. La patience supporte avec sérénité la provocation ou les retards. Être patient ou tolérant est une affaire de pratique. Quotidiennement nous avons l'occasion de pratiquer l'une ou l'autre de ces qualités. Certains jours, nous y réussissons mieux que d'autres souvent en fonction de ce qui se passe dans notre réalité personnelle ou des désirs de notre Ps. Avoir de la compassion et de l'amour pour ce qui se passe dans la réalité personnelle d'une personne est l'expression vivante de la patience et de la tolérance.

Nous perdons souvent notre patience quand nous réagissons à des circonstances qui semblent en dehors de notre contrôle. Remarquons que les circonstances de la vie sont toujours hors de notre contrôle. Bien sûr, le temps est hors de notre contrôle, les catastrophes et les accidents sont hors de notre contrôle. Nous impatienter révèle souvent qu'il y a quelque chose en dessous qui nous chicotte. La peur est souvent la principale cause du comportement de nos impatiences. En réalité, la peur est souvent la principale cause de l'intolérance. Et si notre Puissance supérieure se servait même de cette peur pour nous inviter au changement, à la flexibilité plutôt qu'à la rigidité, à la souplesse plutôt qu'au durcissement, à l'amour qui est un amalgame des deux ?

Nous avons peur de l'inconnu. Nous nous trouvons dans l'incapacité à tolérer quelqu'un dont les croyances sont si différentes que la nôtre. Il nous fait peur alors nous les jugeons. Nous avons peur car nous ne comprenons pas leur réalité. Nous devenons impatients parce que nous avons des points de vue divergents et au lieu d'embrasser cette différence... alors vive la différence ! 'Live and Let Live !' Vivre et laisser vivre ! Être patient et tolérant, c'est une pratique qui s'étend à l'infini dans notre vie consciente. Ça inclut même d'être patient et tolérant envers ceux et celles que nous percevons comme pas patients et intolérants. Et oui, c'est le vieil adage, « lorsque vous pointez votre doigt vers quelqu'un il y a trois doigts qui pointent vers vous. » Si nous sommes en interaction avec de nombreuses personnes qui sont impatients ou intolérants, alors nous pouvons prendre le temps de nous observer pour trouver où nous avons jugé les autres et où nous avons des réactions semblables dans un cadre différent. Grâce à cette pratique de profond regard sur soi, notre Ps nous permet d'acquérir plus de tolérance et de patience. Chacun de nous a une vraie nature qui se nourrit d'amour. Plus nous pensons et agissons comme si nous étions en amour avec la vie et tout le monde qui nous entoure, plus la tolérance et la patience vont devenir évidentes dans toutes nos interactions et dans tous les moments de notre quotidien. Nous sommes tous des êtres humains. Nous avons l'honneur que chaque jour est une occasion d'aimer pleinement. Notre Ps développe en nous notre nature compatissante.

Les groupes d'entraide nous apprennent à tirer patience, tolérance ou peu importe ce dont nous avons besoin de notre Puissance supérieure, à surmonter nos difficultés et à sourire malgré tout assez souvent en leur présence. Ils nous ont appris à identifier nos défauts et nos qualités dans ceux et celles que nous reconnaissons chez les autres. Ils nous montrent également comment, en mettant les Étapes en pratique dans une perspective de changement, nous pouvons dépendre humblement de notre Puissance supérieure. Nous cheminons tous ensemble vers le rétablissement.

Sommes-nous comme Louis XIV qui affirmait : « J'ai failli attendre » ? Sommes-nous patients dans la vie ( tant au niveau personnelle que professionnelle) ? Est-ce que nous attendons, non pas lascivement, mais parce que « tout vient à point à qui sait attendre », que les choses viendront naturellement et que pour nous, la patience est une vertu ? Ou au contraire, faisons-nous en sorte de bousculer les choses ou de les provoquer afin d'obtenir ce que nous voulons tout de suite, parce que la patience est un manque de courage ? À son roi Jean de La Fontaine a répondu : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » ( Jean de La Fontaine, Fables : Le Lion et le Rat ) Au fil des épreuves et des expériences de la vie, notre Ps va prendre les moyens pour nous assagir. En vieillissant, nous nous rendons bien compte que le temps nous est compté et qu'en même temps, il nous faut faire confiance au temps. Cela suppose que la vie nous invite à assumer nos responsabilités en son temps et en son heure ! Cela suppose que nous n'avons pas uniquement qu'à regarder passer le train, que nous n'avons pas à reporter au lendemain ce que nous avons à faire en ce jour-même. Cela suppose que nos engagements l'ont été dans le bons sens, et sont dans la bonne direction... celle de Dieu, tel que nous Le concevons. Est-ce que notre Ps nous a fait le cadeau au moins de l'idée de ce que le temps règle beaucoup de problèmes, qu'il solutionne beaucoup de choses ? En outre de faire preuve de patience, nous pouvons aussi Lui faire confiance.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 01 janvier 2011

Bonjour à toutes et à tous

Hic en latin un adverbe de lieu qui signifie ici ; nunc en latin un adverbe de temps qui signifie maintenant. Ici et Maintenant veut dire en Son lieu et en Son temps. En son temps et lieu veut aussi dire à point nommé, précisément, à propos, à temps, en temps et lieu, en temps utile, en temps voulu, pile, à pic, au bon moment. Dans notre contexte actuel, c’est souvent une formule qui traduit une impatience fébrile : « Je veux tout, tout de suite et ici ! Je veux que mes désirs soient satisfaits ici et maintenant ! » C’est aussi l'attitude de l’enfant qui tape du pied et chiale pour obtenir tout de suite l'objet de son désir au centre d'achats. Comment pouvons-nous vivre dans le désir et nous refuser la patience du temps ? C’est absurde, le désir et le temps ne sont pas séparables. En voici deux exemples :

Ariane Moffatt
JE VEUX TOUT

Je veux tout

Toi et les autres aussi

Au 4 coins de ma vie

Sur les cœurs il n’y a pas de prix

Je veux tout

Tout de suite et ici

Je veux tout

L’image claire et la floue

Sur les sentiments illimités

Je travaille pour l’amour sans rendez-vous

Je veux voler sans me faire attraper

Le vide je vais le remplir

De bon ou de mauvais souvenirs

Le vide je veux le remplir

Avant que mon âme s’assèche et que je craque


Je veux tout

Le silence et les promesses

Le rigide et la souplesse

Je veux tout

L’anarchie et la sagesse

Ton sourire et puis tes fesses

Je veux tout
Toi et tout tes amis

Pour tracer mes jours et mes nuits

Sur les cœurs il n’y a pas de prix


Je veux tout

Tout de suite et ici

Je veux tout

Tout de suite et ici

Le vide je vais le remplir

De bon ou de mauvais souvenirs

Le vide je veux le remplir

Avant que mon âme s’assèche et que je craque

Je veux tout

Toi et les autres aussi

Au quatre coins de ma vie

Sur les cœurs il n’y a pas de prix

Je veux tout

Tout de suite et ici

Je veux tout

Tout de suite et ici

( voir le clip : http://www.dailymotion.com/video/x9klee_ariane-moffatt-je-veux-tout_music )

Angèle Arsenault
JE VEUX TOUTE TOUTE TOUTE LA VIVRE MA VIE

Je veux toute toute toute la vivre ma vie
Je ne veux pas l'emprisonner
Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)

Laissez-moi donc faire si je saute en l'air
Laissez-moi exagérer
Laissez-moi rire si j'ai envie de rire
Mais laissez-moi me tromper
Laissez-moi pleurer si j'ai du chagrin
Laissez-moi me relever
Laissez-moi vous quittez au petit matin
Mais laissez-moi vous aimer

Je veux toute toute toute la vivre ma vie
Je ne veux pas l'emprisonner
Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)

Laissez-moi visiter tous les pays
Laissez-moi me promener
Laissez-moi choisir ma sorte de vie
Mais laissez-moi la trouver
Laissez-moi le droit de changer ma vie
Laissez-moi recommencer
Laissez-moi aller au bout de ma folie
Mais laissez-moi m'arrêter

Je veux toute toute toute la vivre ma vie
Je ne veux pas l'emprisonner
Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)

Laissez-moi partir si j'ai envie de m'en aller
Laissez-moi couper tous les liens
Laissez-moi même vous abandonner
Mais laissez-moi trouver mon chemin
Laissez-moi crier si j'ai envie de crier
Laissez-moi me défouler
Laissez-moi tranquille laissez-moi laissez moi
Mais laissez-moi exister

Je veux toute toute toute la vivre ma vie
Je ne veux pas l'emprisonner
Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)
Je veux toute toute toute la vivre ma vie
Je ne veux pas l'emprisonner
Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)

Nous apprenons encore aujourd'hui à travers toutes sortes de situations ou de circonstances à cesser de nous attendre à un soulagement instantané, à en arriver à croire que là où nous sommes aujourd'hui c'est exactement là où notre Puissance Supérieure veut que nous soyons. L’ici et maintenant est sans doute entré dans nos vies dès notre naissance et il ne nous a pas quitté depuis, même si nous avons quelquefois l'illusion de pouvoir être ailleurs (hier et demain).

Nous reprenons ce matin les Réflexions de Bill et la Vie impersonnelle depuis le début. Nous nous souhaitons à toutes et à tous une belle, bonne et heureuse année 2011, un jour à la fois. Merci cher Dieu d'amour de répandre paix et amour dans tous nos cœurs et dans ceux de chacun de nos parents et amis.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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