Pensées 03 janvier 2011
Bonjour à toutes et à tous
Deux moines marchaient côte à côte sur les abords d'une rivière en chemin vers un village en aval quand un orage éclata, et une crue-éclair a emporté les deux hommes dans la rivière. Un de ces moines fut pris de panique et a tenté de se frayer un chemin pour retourner à la terre ferme, et ils s'est noyé. L'autre homme s'est rendu compte que le torrent était hors de son contrôle et détendu, il s'est laissé la rivière le porter. À sa grande surprise, la rivière le déposa sur les rives du village vers lequel il se dirigeait, dans un temps beaucoup plus court qu'il ne l'aurait pris pour marcher.
Lorsque nous rencontrons une situation que nous ne pouvons pas contrôler, nous pouvons avoir confiance en notre Être suprême. Quand nous nous battons ou nous résistons, nous avons l'illusion de contrôle et de pouvoir. Admettre notre impuissance devant notre problème, c'est le premier pas du rétablissement. Les membres des groupes d'entraide nous ont souvent partagé que la souffrance est le point de départ de tout progrès spirituel, qu'il nous a fallu connaître la souffrance de notre dépendance et / ou de notre codépendance avant la joie de l'abstinence, et le bouleversement émotif avant la sérénité. Le mieux-être se manifeste habituellement dans bien des domaines de notre vie : travail, apprentissages et éducation, sécurité financière, vie familiale, logement, participation à la société, loisirs, santé, sécurité et environnement.
Avons-nous un contrôle réel sur notre sentiment de bonheur ? Non ! Pouvons-nous faire croître ce sentiment et le maintenir avec les années ? Se servant des grands penseurs de l'humanité, de Confucius à Aristote en passant par saint Thomas d'Aquin, la psychologie moderne a identifié des vertus fondamentales qui, lorsqu'elles sont vécues fréquemment, nourrissent et entretiennent le bonheur. Ces qualités fondamentales sont la sagesse et la connaissance, le courage, l'amour de l'humanité, la justice, la tempérance et la spiritualité.
Le bonheur véritable se confond-il avec le mieux-être ? Le plaisir est une sorte de surplus gracieux qui parachève le mieux-être. Le plaisir ne peut constituer le désir suprême en vertu de sa nature ponctuelle et éphémère. L'hédonisme est une doctrine philosophique selon laquelle la recherche du plaisir et l'évitement du déplaisir constituent des impératifs catégoriques. C'est la recherche du plaisir au dessus de toutes autres valeurs. Qu'est-ce qui nous pousse vers l'hédonisme? C'est notre besoin immense d'apprécier, de trouver satisfaction dans la sensualité et la sexualité, et c'est aussi le besoin presque aussi grand d'être apprécié, de se savoir estimé par au moins une personne que nous estimons en retour.
Le véritable mieux-être signifie pour nous de nous réveiller ce matin avec le sentiment frais et joyeux que nous donne l'abstinence de la veille et du moment présent. Le véritable mieux-être, c'est aussi toutes ces petites occasions de remercier Dieu comme celles d'entendre les oiseaux chanter, d'aller marcher, de respirer consciemment le doux souffle de la vie, d'être transportés par la beauté de la nature, d'aimer le moment présent, de nous aimer nous-mêmes, d'aimer les gens qui nous entourent et d'être toujours reconnaissants de la vie.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles