Tôt un matin, je me suis arrêté pour observer un essaim d'abeilles. Un peu intimidé par leurs mouvements frénétiques et leur bourdonnement intense, je me suis rappelé que si je ne fourrais pas mon nez dans leur ruche, je ne me ferais pas piquer. Si je choisissais de rester à une distance raisonnable d'une situation dangereuse, il ne m'arriverait rien.
Selon moi, c'est exactement la leçon que le détachement enseigne. C'est à moi de choisir. Lorsque je sens qu'une situation est dangereuse pour mon bien-être physique, mental ou spirituel, je peux mettre plus de distance entre moi et la situation. Parfois cela veut dire de ne pas trop m'impliquer dans un problème sur le plan émotif, parfois je peux quitter la pièce ou mettre un point final à une conversation. Et parfois j'essaie de mettre une distance spirituelle entre moi et l'alcoolisme d'une autre personne, ou son comportement. Cela ne veut pas dire que je cesse d'aimer cette personne ; cela veut dire seulement que je reconnais les risques que je cours pour mon bien-être personnel et que je choisis de prendre soin de moi.

Pensée du jour
Je sais maintenant comment mettre fin à une dispute en refusant simplement d'y participer, comment me tourner vers ma Puissance Supérieure pour demander de l'aide concernant toute chose que je suis impuissant à changer, comment dire « non » quand je veux dire non, et comment m'éloigner de la déraison plutôt que d'y plonger. Le détachement est un cadeau d'amour que je continue de m'offrir et d'offrir aux autres.

« Si un homme porte sa propre lanterne, il n'a pas à craindre les ténèbres. » Dicton hassidique

Al-Anon, Le Courage de Changer, 12 janvier , page 12


L’alcoolisme est un voleur. Il nous vole nos êtres chers. Il nous dérobe des possibilités d'emploi, des relations intimes, et notre sécurité physique. Dans le cas de ma mère, il a fini par lui voler sa vie. L’alcoolisme a dérobé de mon enfance la confiance et la sécurité. J'ai grandi en me sentant comme une illusion d'adulte — apparemment bien ajustée, j'étais intérieurement perdue et effrayée. Dans Al-Anon, j'ai appris que même si je n'ai jamais pris un verre, je me débats avec les conséquences de la maladie de l'alcoolisme. Elles peuvent me voler les joies offertes par chaque jour de ma vie. La négation me dérobe la capacité de voir ma situation sous un regard clair et honnête. Mon indépendance obstinée escamote les conseils et le réconfort que m'offre ma Puissance Supérieure. Le ressentiment sape l'amour et la bonne volonté dans mes relations avec les autres. Les soucis obsessifs rongent ma volonté d'accepter et d'apprécier la vie telle qu'elle se présente.
L’espoir me vient à travers les mots de la Deuxième Étape. Ma Puissance Supérieure peut me redonner ce que je croyais avoir irrémédiablement perdu — la raison et la sérénité. On ne me promet pas que ceux que j'aime trouveront la sobriété. Ce que l'on m'offre cependant, c'est le cadeau qui m'attendait sous la forme du programme Al-Anon, qui comble le vide laissé dans mon cœur et mon esprit par la maladie de l'alcoolisme. J'ai un programme que je peux mettre en pratique avec l'aide de ma Puissance Supérieure, Qui me rend ma santé mentale, émotionnelle et spirituelle, un jour à la fois.

Pensée du jour
Qu'est-ce que l'alcoolisme a soustrait de ma vie ? Qu'est-ce que ma Puissance Supérieure peut m'aider à retrouver ?

« Laisser votre Puissance Supérieure diriger votre vie, cela n'a-t-il pas plus de sens que de la laisser diriger par la maladie d'une autre personne ? » Passages favoris du Forum, Volume 4, page 102

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 12 janvier, page 12


Accepter

« Notre tout premier problème est d'accepter notre situation telle qu'elle est, de nous accepter tels que nous sommes et d'accepter ceux qui nous entourent comme ils sont. Ceci afin d'adopter une attitude d'humilité réaliste, sans laquelle aucun progrès véritable ne peut commencer. Il nous faudra constamment retourner à ce point de départ peu flatteur. C'est un exercice d'acceptation que nous pouvons pratiquer avec profit chaque jour de notre vie.
Pourvu que nous évitions avec soin de transformer cet inventaire réaliste de notre vie en une recherche fantaisiste d'alibis pour couvrir notre défaitisme ou notre inactivité, un tel inventaire peut devenir la source d'une saine émotivité et, par conséquent, de notre progrès spirituel. » Réflexions de Bill, page 44

Quand j'ai de la difficulté à accepter les gens, les lieux et les événements, je relis ce passage et je me sens libéré de toutes les peurs que m'inspirent les autres ou les situations dans lesquelles me place la vie. Cette réflexion me permet de me considérer comme un être humain toujours imparfait, et de recouvrer ma paix d'esprit.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 12 janvier, page 20


Les fausses pièces d'or



L'orgueil est la principale source des difficultés humaines, le principal obstacle à tout progrès véritable. L'orgueil nous entraîne à imposer, aux autres et à nous-mêmes, des exigences qu'on ne saurait satisfaire sans dénaturer ou mal utiliser les instincts que Dieu nous a donnés. Quand notre vie n'a plus d'autre objectif que de satisfaire notre instinct sexuel, notre besoin de sécurité ou notre ambition sociale, l'orgueil entre aussitôt en scène pour justifier tous nos excès.

Je ne peux atteindre « l'humilité aujourd'hui » dans la mesure où je saurai éviter le marécage de la culpabilité et de la révolte, et aussi cette belle contrée, parsemée des pièces d'or de l'orgueil. C'est entre ces extrêmes que je peux trouver la voie de l'humilité et y demeurer. Un inventaire moral s'impose donc, afin de savoir quand je quitte la route.

1. Les Douze Étapes et les Douze Traditions, page 57
2. Grapevine, juin 1961

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, page 12


PENSÉE DU JOUR
Je suis devenu plus courtois et j'ai arrêté de penser que c'était correct de blesser les gens autour de moi. Il est devenu plus facile de dire des choses comme : « Excuse-moi, je ne voulais pas te blesser ». Je suis devenu conscient que d'autres personnes autour de moi sont aussi sensibles que je le suis. Comme la Neuvième Étape m'y invite, j'ai réparé mes torts directement envers les personnes que j'avais lésées chaque fois que c'était possible. La peur et l'orgueil ont rendu cela difficile et j'ai eu à accepter de courir ce risque. C'est devenu plus facile à mesure que mes excuses étaient acceptées. Certaines personnes étaient mortes et d'autres avaient déménagé, alors j'ai donc demandé à Dieu de m'aider à réparer mes torts. Faire amende honorable nous libère des sentiments de culpabilité.

MÉDITATION DU JOUR
Mon Dieu, accorde-moi s'il te plaît le courage, l'honnêteté et le bon sens d'être capable de m'excuser sincèrement et avec amour en ne m'oubliant pas moi-même.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
N'importe qui peut être blessé, y compris moi-même.

Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement, 12 janvier


Le réveil spirituel

« Ayant connu un réveil spirituel comme résultat de ces étapes... » Douzième Étape



« Comment savoir que j'ai connu un réveil spirituel ? » Pour beaucoup d'entre nous, le réveil spirituel se fait graduellement. Peut-être que notre première prise de conscience spirituelle est aussi simple qu'une nouvelle façon d'apprécier la vie. Peut-être, un jour découvrirons-nous le chant des oiseaux tôt le matin. La simple beauté d'une fleur peut nous rappeler qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes est à l'œuvre autour de nous.
Notre réveil spirituel est souvent quelque chose qui grandit avec le temps. Nous pouvons faire des efforts vers une plus grande conscience spirituelle simplement en vivant notre vie. Par la prière et la méditation quotidiennes, nous pouvons persister dans nos efforts pour améliorer notre contact conscient avec notre Puissance supérieure. Nous pouvons nous laisser guider par notre voix intérieure. Nous pouvons demander à d'autres dépendants leur expérience de la spiritualité. Nous pouvons prendre le temps d'apprécier le monde autour de nous.

Juste pour aujourd'hui, je réfléchirai aux réveils spirituels que j'ai connus. Je m'efforcerai de penser à Dieu. Je prendrai le temps d'apprécier l'œuvre de ma Puissance supérieure.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 12 janvier, page 14


Bien souvent, le grand ennemi de la vérité n'est pas le mensonge — délibéré, forcé et malhonnête — mais le mythe, persistant, insidieux et irréaliste. John F. Kennedy

J'ai acquis ma dépendance à la nourriture dans le but de survivre et de me débrouiller face à des situations difficiles de mon passé . Deux mythes s'imposèrent alors : d'abord, que je devais éviter la souffrance à tout prix, et ensuite, que je pouvais m'en soulager impunément en outremangeant. Ces deux mythes m'étaient utiles autrefois, mais aujourd'hui, c'est de la folie.
Plus je suis prêt accepter la vérité qui m'est révélée grâce au mode de vie, plus les mythes auxquels je m'accrochais désespérément perdent de leur crédibilité. Je ne pense plus besoin de m'anesthésier ; je peux prendre le temps de vivre mes émotions. Je ne crois pas que quelque chose ne tourne pas rond si je ne suis toujours heureux.

Pensée du jour : Plus j'accepte la réalité, plus je vis aisément et sereinement.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 12


« Chaque matin, je renouvelle mon abandon à Dieu, l’admission de mon impuissance et mon engagement à être abstinent au moyen des Première, Deuxième et Troisième Étapes. C'est un moment de silence, un nouveau départ, une nouvelle journée. » Lifeline Sampler, page 69

Que vais-je faire aujourd'hui ? Vais-je gaspiller ma journée en contemplant mes erreurs du passé ou en imaginant ce que l'avenir me réserve ? Vivre dans l'instant présent est souvent difficile. Une fois que j'ai lâché prise sur hier et sur demain, je peux profiter à fond de ma journée d'aujourd'hui. Planifier et rêvasser ne changera rien à ce que ma Puissance supérieure me réserve pour demain. Ainsi, je confie tout cela à Dieu et j'ai la certitude qu'Il prendra soin de moi. Cela me donne la liberté d'accepter le cadeau du présent. Ce qui compte réellement, c'est ce que je vais faire aujourd'hui. Je ne peux être heureux que si je passe la journée d'aujourd'hui dans l'acceptation reconnaissante de qui je suis, de ce que j'ai et de ce que je peux faire en ce moment pour m'améliorer. Aujourd'hui finira par devenir demain, et ce, sans que je ne me fasse de souci ou que j'interfère avec les intentions de ma Puissance supérieure. Pourquoi ne pas vivre comme si demain n'était qu'un autre mot du dictionnaire ? Pourquoi ne pas vivre aujourd'hui ?

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 12 janvier, page 12


17. - QUI SAIT TOUTES CHOSES,

18. - Et qui toujours sut et qui toujours fut.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, page 17


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile. Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.