Pensées 25 janvier 2011
Bonjour à toutes et à tous
« Personne ne travaille mieux que lorsqu'il fait une seule chose. » ( Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels ) Bien des personnes veulent avoir une vie spirituelle. Pour plusieurs, il s’agit d’une recherche d’intériorité, d'une découverte de son essence, de son esprit. Cette quête peut se dérouler dans ou hors du cadre de toute religion, dans une nouvelle dimension du Sacré et par la découverte du Divin à l’intérieur de soi. Cette recherche prend souvent assise sur des pratiques connues et traditionnelles.
« Les gens ne devraient pas toujours tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire, ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être. » ( Maître Eckhart, Instruction Spirituelle ) Seuls ou en groupe, les pièges sont nombreux et bien des personnes ont l'illusion de stagner et quelquefois se découragent. Certains auteurs affirment qu'il existe en effet dans l’homme deux niveaux : la réalisation de la présence de la spiritualité en soi et le grand ménage mental et psychologique de notre personnalité pour enfin laisser plus de place à notre identité. Ces processus sont indépendants et se poursuivent graduellement grâce à notre mode de vie.
« La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle. » « Albert Schweitzer, Ma vie et ma pensée ) Merci pour la vie spirituelle, pour l'entraide et l'honnêteté envers nous-mêmes que nous suggère le mode de vie ; il nous rend capable de faire confiance à nos intuitions et d'être à l'écoute de nos émotions. Nous nous adressons à une source unique pour exprimer notre gratitude : notre Puissance supérieure. Nous pouvons confier nos difficultés à Dieu, dans l'absolue certitude que leur résolution viendra en Son temps et en Son lieu. Nous prenons aussi le temps d'écouter ce que Dieu attend de nous pour faire les pas qu'exige de nous cette résolution.
« Toi dont la voix s'entend
Dans le souffle de la brise,
Toi dont l'haleine donne vie au monde,
Nous avons besoin de ta force et de ta sagesse.
Fais que nous marchions dans ta beauté,
Que jamais nos yeux ne se lassent de contempler
Les ors et les pourpres du soleil couchant.
Aide-nous à lire les messages que tu as cachés
Dans les feuilles et les rochers.
Rends-nous sages, afin que nous saisissions
Ce que tu nous as enseigné.
Fais que nous soyons toujours prêts à venir à toi
Les mains propres et le regard clair.
Ainsi, quand la vie s'éteindra
Comme s'éteint le soleil couchant,
Sans honte, nos esprits pourront venir à toi »
( prière amérindienne )
« La foi c'est de monter la première marche, alors même que l'on ne voit pas l'ensemble de l'escalier. » ( Martin Luther King Jr ) La foi est au cœur de la spiritualité de la Troisième Étape. En pratiquant cette étape, nous confions notre vie et notre volonté à une force, une entité autre que nous. Appelons-la la Vie ou peu importe. L'important est de nous lancer dans cette part d'inconnu. Il a été longtemps difficile de supporter l'imprévu que la Vie nous offrait. Nous passions à côté des miracles que nous croyions qu’Elle avait prévu pour nous. La spiritualité nous a donné cette foi qui nous permet de plonger aujourd'hui malgré tous les risques que nous avons pu imaginer auparavant. Parfois nous tombons, puis nous nous relevons, nous nous engageons dans notre rétablissement et nous continuons à cheminer. Parfois nous reprenons notre ascension de cet escalier spirituel ( ce « stairway to heaven » ) à la première marche.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
Avant que je ne découvre Al-Anon, je me servais souvent des problèmes des autres comme excuses pour éviter mes obligations. Je me délectais des situations dramatiques d'une autre personne et j'en parlais à chaque occasion. Ma vie personnelle semblait de plus en plus banale et mes problèmes paraissaient ridicules.
Par conséquent, il m'était très difficile de me concentrer sur moi à mes débuts dans Al-Anon. Quand j'assistais aux réunions, je voulais parler de l'alcoolique, mais personne ne semblait intéressé. Les membres me ramenaient toujours à moi — comment je me sentais, ce que je faisais, ce que je voulais.
J'ai découvert que je m'intéressais beaucoup trop aux autres parce que j'avais une très piètre opinion de moi-même. Ma marraine m'a aidée à voir que lorsque j'agissais comme si la vie d'une autre personne était plus importante que la mienne, je me faisais du tort. Il fallait que cela cesse si je voulais apprendre à apprécier ma propre expérience. J'ai commencé à développer mon estime personnelle quand je me suis concentrée sur moi. Il m'a fallu de la pratique, mais grâce au soutien que j'ai obtenu au cours des réunions, je me suis sentie plus à l'aise. J'ai appris à parler de moi-même et à considérer que mes sentiments, mes réalisations et mes préoccupations étaient valables et avaient de l'importance.
Pensée du jour
Aujourd'hui, si je suis tenté de commérer ou de créer un drame autour de la vie de quelqu'un d'autre, je me poserai la question suivante : « Que se passe-t-il dans ma vie ? »
« Nous parlons du rôle que nous avons joué dans nos problèmes et comment nous changeons d'attitude et de façon d'agir en appliquant le programme Al-Anon à notre vie. » Ici, parlons Al-Anon
Al-Anon, Le Courage de Changer, 25 janvier , page 25
Aujourd'hui, apprendre à jouer et à m'amuser fait partie de mon rétablissement du mal familial de l'alcoolisme. Jouer ? Qu'est- ce que c'est ? Enfant de parents ayant eux aussi grandi au contact de l'alcoolisme, j'ai été élevée pour devenir travailleuse et ambitieuse. Aujourd'hui, je découvre ce que jouer signifie. La chienne que je viens d'adopter m'y aide. Chaque soir, sans faute, elle m'amène un de ses nombreux jouets pour que nous jouions. Nous nous assoyons au milieu de la salle de séjour et nous nous tiraillons, nous pourchassons et jouons à la cachette.
Il y a des années, je m'étais lancé le défi de jouer une fois par semaine. Je ne savais pas vraiment comment m'y prendre, mais je voulais bien essayer. J'ai commencé par en discuter avec ma marraine. Nous avons cherché des outils du programme qui pourraient m'aider à me mettre dans le bon état d'esprit pour jouer, comme « Lâcher prise et s'en remettre à Dieu », « Se hâter lentement », et confier ma personne et mes problèmes à ma Puissance Supérieure, avec la Troisième Étape. J'ai aussi observé mes amis quand ils jouaient. J'ai fini par me trouver des jouets favoris et j'ai appris à rire ouvertement et de bon cœur.
Comme je m'amuse aujourd'hui ! Je n'ai peut-être pas beaucoup joué étant enfant mais, en tant qu'adulte, je rattrape le temps perdu. Je me demande si, par l'entremise de ce charmant quadrupède qui fait maintenant partie de ma famille, ma Puissance Supérieure n'essaie pas de me dire que j'ai besoin de jouer plus d'une fois par semaine. Maintenant, j'ai compris le message. Ma chienne s'attend à ce que je joue avec elle chaque soir, et cette attente n'est pas négociable. Ma chienne m'aide dans mon rétablissement.
Pensée du jour
M'amuser fait partie de mon rétablissement, un jour à la fois.
« Comme je crois de moins en moins devoir toujours faire quelque chose d'utile pour justifier mon existence, je donne maintenant de la place au délassement, à l'enthousiasme et au ravissement dans ma vie. » De la survie au rétablissement, page 185
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 25 janvier, page 25
L'entraide
Voici ce qui est vraiment dit à chaque buveur immodéré : « Dès que tu te dis toi-même membre des AA, tu l'es... personne ne peut te l'interdire. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions, page 157 Pendant des années, chaque fois que je réfléchissais à la Troisième Tradition (« Le désir d'arrêter de boire est la seule condition pour être membre des AA »), je croyais qu'elle ne valait que pour les nouveaux et les assurait que personne ne pourrait interdire la porte des AA. Aujourd'hui, je me sens à jamais reconnaissant de la croissance spirituelle que m'a apportée cette Tradition. Je ne recherche pas les personnes qui sont de toute évidence différentes de moi. En mettant l'accent sur la seule similitude que j'ai avec les autres, la Troisième Tradition m'amène à rencontrer et à aider toutes sortes d'alcooliques, comme ils m'ont aidé. Charlotte, qui est athée, m'a enseigné un meilleur code de morale et d'honneur ; Guy, qui est d'une autre race, m'a montré la patience ; Vincent, qui est homosexuel, m'a inspiré la vraie compassion par son exemple ; la jeune Mélanie dit que le fait de me voir aux réunions, avec trente ans de sobriété, l'incite à revenir. La Troisième Tradition nous assure que nous trouverons ce dont nous avons besoin : l'entraide.
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 25 janvier, page 33
Ne pas s'arrêter
Dans les premiers jours des AA, je me souciais fort peu de l'absence de progrès dans certains domaines de ma vie. Il y avait toujours cette excuse : « Après tout, me disais-je, je suis bien trop occupé avec des affaires beaucoup plus importantes ». C'était là une façon presque parfaite de me sentir assuré et content de moi.
Combien parmi nous oseraient déclarer : « Bravo ! Je suis abstinent et heureux. Que puis-je vouloir ou faire de mieux ? Je suis bien comme je suis ». Nous savons qu'une telle suffisance se paie inévitablement par une rechute suivie tôt ou tard d'un réveil brutal. Nous devons progresser, autrement nous reculons. Pour nous, le statu quo n'est valable que pour aujourd'hui, jamais pour demain. Il nous faut changer, nous ne pouvons nous permettre d'arrêter.
1. Grapevine, juin 1961
2. Grapevine, février 1961
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, page 25
PENSÉE DU JOUR
Avant de connaître ÉA, je prenais sur moi le poids émotif de la douleur de ceux que j'aime quand ils étaient blessés. Pendant des jours, j'étais obsédé par l'idée de trouver le moyen ou l'idée magique qui résoudrait leur problème sur-le-champ. Maintenant, je comprends que je n'ai pas ce pouvoir et cette connaissance, je remets donc immédiatement à Dieu la situation difficile des autres. Et, je me dis que si Dieu veut que je sois utile dans une situation, cela va venir naturellement, sans obsession et sans volonté de ma part. La plupart du temps, Dieu m'inspire de donner à la personne qui souffre amour et compassion et non une solution directe à ses problèmes.
MÉDITATION DU JOUR
Aide-moi, s'il te plaît, à lâcher prise devant les situations auxquelles je m'accroche solidement.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
« Lâcher prise » est le premier pas à faire pour affronter une situation devant laquelle je me sens impuissant.
Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement, 25 janvier
Un cadeau supplémentaire
« Tous les jours, nous voyons cela se produire parmi nous. Ce revirement miraculeux est la preuve du réveil spirituel. » Texte de base, page 63
À leur première réunion, nous les voyons arriver défaits, intérieurement brisés. Leur souffrance est évidente et leur désir d'aide n'en est que plus manifeste. Ils vont chercher un porte-clés de bienvenue et retournent s'asseoir secoués par cet effort.
Nous les revoyons, et ils semblent plus à l'aise. Ils se sont trouvé un parrain (marraine) et assistent à des réunions tous les soirs. Ils ne soutiennent toujours pas notre regard, mais, durant les partages, ils se reconnaissent et hochent la tête. Nous remarquons une étincelle d'espoir dans leurs yeux et, lorsque nous les encourageons à revenir, ils ont un sourire timide.
Quelques mois plus tard, ils se tiennent droit. Ils ont appris à regarder les gens dans les yeux. Ils travaillent les étapes avec leur parrain (marraine) et, ainsi, se rétablissent. Nous les écoutons partager leur expérience au cours d'une réunion. Nous rangeons les chaises avec eux après la réunion.
Quelques années plus tard, ils sont conférenciers dans un congrès. Ils ont une personnalité magnifique, remplie d'humour. Ils sourient en nous voyant, ils nous serrent dans leurs bras et nous disent qu'ils n'auraient jamais pu y arriver sans nous. Et ils comprennent lorsque nous leur disons : « Nous non plus, sans vous. »
Juste pour aujourd'hui, je me réjouirai en assistant au rétablissement d'un autre.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 25 janvier, page 27
Si un aveugle conduit un autre aveugle, les deux tomberont dans le fossé. Évangile selon Saint Matthieu
Qu'il s'agisse de régimes ou de style de vivre, j'ai demandé conseil à tous ceux qui semblaient avoir des solutions à mes problèmes. Or, au lieu de trouver des réponses, j'ai récolté de nouvelles difficultés, parfois pires que les premières. En bout de ligne, j'ai perdu un peu plus de ma piètre estime de moi.
C'est chez les Outremangeurs Anonymes que j'ai découvert l'autonomie. L'honnêteté envers moi-même que m'enseigne le mode de vie me permet de faire confiance à mes intuitions et d'être à l'écoute de mes émotions. Je ne suis plus attiré par les personnes qui prétendent savoir ce qui me convient le mieux. Désormais, ma Puissance supérieure est ma seule ressource en la matière.
Pensée du jour : Lorsque je suis indécis, je pratique la Troisième et la Onzième Étapes afin de confier mon problème à Dieu, dans l'absolue certitude que la réponse me viendra. Je peux en parler à mon parrain, ma marraine ou toute autre personne en qui j'ai confiance, mais je prends aussi le temps d'écouter ce que Dieu attend de moi.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 25
« Si nos prières sont restées autrefois sans écho, c'est peut-être simplement que nous n'étions pas destinés à trouver tout seuls le remède à notre maladie. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 18
Je suis de ceux et celles qui ont prié Dieu régulièrement afin qu'Il les débarrasse de leur obésité et qu'Il leur permette de continuer à outremanger. Je priais pour que vienne le jour où je serais différent, sans comprendre que c'est la première bouchée compulsive qui déclenche la maladie. Je mangeais aussi en secret en m'assurant que tout le monde soit sorti de la maison pour que je puisse me gaver. Aujourd'hui, les OA me donnent la chance de me retrouver avec des partenaires de rétablissement qui connaissent la souffrance provoquée par l'excès de nourriture. Les OA me permettent de me rétablir de ma compulsion alimentaire. Je n'ai plus besoin de vivre dans l'isolement car il existe des gens qui comprennent ma maladie. Quel miracle ! Je n'ai plus besoin de rester seul car j'en suis venu à croire en une force plus grande que la mienne et je partage la camaraderie des autres outremangeurs compulsifs.
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 25 janvier, page 25
43. - Te nourrissant de la manne du désert, pour que tu puisses te rappeler, apprécier et désirer ardemment, le Pain de l'Esprit.
44. - Je t'ai maintenant amené au bord du Jourdain qui te sépare de ton Divin Héritage.
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, page 21
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue
les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans
et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide.
Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe
qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique
ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider
à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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