Pensées 30 janvier 2011
Bonjour à toutes et à tous
Le phénomène de l’ami imaginaire est bien connu des psychologues. C'est souvent aussi déstabilisant pour les parents mais rarement pour l'enfant. Entre 3 et 5 ans, de nombreux enfants s'inventent un ami imaginaire. Ce personnage invisible est utile à l'enfant pour verbaliser ses émotions et partager des expériences. L'irruption soudaine de ce personnage fictif et invisible dans la famille est souvent inquiétante pour les parents. L'enfant se met à parler tout seul et à s'inventer des histoires abracadabrantes qui ont toutes pour point commun, le fameux ami imaginaire. « L’enfance, cette époque divine où l'on peut entrer dans la peau d'un personnage imaginaire, être son propre héros, danser et rêver en même temps. » ( Gilbert Keith Chesterton )
Tout est imaginaire, tout est Dieu. Damoclès se promenait avec son épée. Don Quichotte, l'amoureux fou et visionnaire pourfendait des moulins à vent avec une dulcinée dans son cœur. Les lecteurs plongent dans ces univers livresques et sont habités par les personnages de leurs romans ou bds. Les possédés convulsent avec leurs démons. Plusieurs d'entre nous, que certains appellent illuminés, conversent avec leur ange gardien. « Les dieux sont les amis imaginaires des adultes. » ( anonyme ) Ce phénomène chez les enfants ressemble beaucoup à celui d'une Puissance supérieure chez les adultes. Près des deux tiers des enfants d’âge préscolaire ont un ami imaginaire et le phénomène est tout à fait normal à l'âge de trois ans. Les psychologues sont unanimes sur ce point. Les enfants qui entretiennent des relations avec des copains imaginaires seraient moins dépendants des adultes, moins agressifs envers leurs camarades, plus coopératifs avec leurs professeurs et, aussi, que leur vocabulaire serait plus évolué. Un autre point sur lequel l’accord est unanime porte sur la grande diversité des amis imaginaires. Autrement dit, il n’y a pas de portrait-robot qui trace les traits de caractères typiques de l’ami imaginaire idéal. Chaque enfant idéalise son copain intime en conformité avec son propre caractère et selon sa propre imagination. Quelle ressemblance ! Pas de hasard !
Notre copain secret, notre Puissance supérieure, nous permet d'être abstinents aujourd'hui, d'être nous-mêmes, d'exprimer nos opinions, d'avoir l'esprit en paix, d'aimer et d'être aimés, de grandir spirituellement. En nous éveillant spirituellement à un ami imaginaire tel une Ps, quelquefois ça peut avoir un effet tout aussi déstabilisant pour la famille et notre entourage. La vie spirituelle que nous recevons ainsi en cadeau tous les jours de notre rétablissement ne demande qu'à s'exprimer, car « c'est seulement en le partageant que nous conservons ce que nous avons ».
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
En vivant dans le contexte de l'alcoolisme, j'ai appris que les projets pouvaient changer à tout moment et que les règlements variaient au même rythme. J'ai développé une profonde méfiance envers tout et tout le monde, parce que je ne pouvais compter sur rien.
Comme résultat, je me suis souvent retrouvé à sauter sur n'importe quelle occasion sans y réfléchir. Mes actes masquaient un sentiment de désespoir : « Je serais mieux de saisir cette occasion maintenant c'est peut-être ma seule chance. » Al-Anon me montre une approche différente : je peux vivre « un jour à la fois ». Je peux baser mes choix sur ce que je crois bon pour moi aujourd'hui, plutôt que sur ce que j'ai peur de perdre un jour ou l'autre dans l'avenir. Je peux « penser » avant de réagir à mes peurs et me rappeler de « me hâter lentement ».
Si aujourd'hui je me sens incapable de faire une certaine chose, j'ai confiance qu'une autre occasion se présentera si c'est une chose que je dois faire. Il n'est pas nécessaire que ce soit maintenant ou jamais, tout ou rien.
Pensée du jour
Aujourd'hui, je n'ai pas à être limité par mes anciennes peurs. Je peux faire plutôt ce qui me semble bien. Je ne suis pas obligé de suivre chaque suggestion ni d'accepter chaque offre que je reçois. e peux étudier les options qui se présentent et prier pour être guidé afin de choisir ce qui est le mieux pour moi.
« Nous pouvons tous être guidés, et en écoutant avec humilité, nous entendrons la parole qui nous convient... Placez-vous au milieu du courant de force et de sagesse qui circule dans votre vie. Alors, sans effort, vous êtes poussé vers la vérité et un contentement parfait. » Ralph Waldo Emerson
Al-Anon, Le Courage de Changer, 30 janvier , page 30
L’alcoolique était obsédé par l'alcool, et j'étais obsédée par l'alcoolique. J'épiais, je surveillais, je contrôlais, et j'exerçais mon besoin de me sentir blessée. J'éprouvais de l'apitoiement, de la gêne, de la supériorité, du ressentiment, et de la colère. Tout cela obsédait tour à tour mon cœur et mon esprit. Je me demandais pourquoi je me complaisais dans ces comportements et ces sentiments épuisants, qui ne parvenaient qu'à me faire sentir encore plus misérable.
Dans Al-Anon, j'ai commencé à réaliser que l'abattement et la tristesse, même s'ils étaient familiers et, dans une certaine mesure, confortables, étaient en fait facultatifs. La sérénité est possible si je modifie mes attitudes, mes attentes, et ma façon de réagir. Aujourd'hui, je veux exercer ma capacité d'être heureuse, de me sentir calme, et bonne.
Une de mes façons favorites de transformer mes attitudes, c’est d'utiliser le slogan « Est-ce si important ? » Je ferme les yeux et j'examine ma situation dans un contexte plus vaste, parfois même universel. D'abord, j'imagine mon petit appartement, puis ma ville. Je visualise mon état, puis mon pays, comme si je les voyais sur une carte. Le monde entier m'apparaît ensuite. Si c'est nécessaire, j'étends ensuite ma vision au système solaire et à la Voie lactée. Je pense à tous les êtres vivants qui habitent ce vaste monde, et je me demande : « Est-ce si important ? » Plus mon univers s'élargit, plus nous rapetissons, mes problèmes et moi. Dans le grand ordre des choses, ce qui me préoccupe ne changera probablement pas le monde. Cet exercice de visualisation m'aide à réaliser si quelque chose est vraiment important, et cela me permet de me détendre et d'apprécier les choses agréables qui sont présentes dans ma vie.
Pensée du jour
Parfois, le bonheur et la sérénité ne sont qu'une question de perspective.
« Nous demander ' Est-ce si important ? ' peut nous aider à garder notre sang froid dans les moments de tension. De cette manière, nous pouvons ménager notre énergie pour les choses qui ont vraiment de l'importance. » Alateen, un espoir pour les enfants des alcooliques, p. 63
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 30 janvier, page 30
Être libéré et être libre...
Nous connaîtrons une nouvelle liberté... Les Alcooliques Anonymes, page 94
La liberté, pour moi, c'est être à la fois libéré et libre. Je suis d'abord libéré de l'esclavage de l'alcool. Quel soulagement ! Puis, je me sens progressivement libéré de la peur — la peur des gens, de l'insécurité économique, de l'engagement, de l'échec, du rejet. Ensuite, je commence à me sentir libre. Je suis libre de choisir d'être abstinent aujourd'hui, libre d'être moi-même, libre d'exprimer mon opinion, d'avoir l'esprit en paix, d'aimer et d'être aimé, libre de grandir spirituellement. Mais comment atteindre à toute cette liberté ? Il est dit dans le Gros Livre qu'avant d'avoir reconnu même la moitié de mes torts, je découvrirai une liberté « nouvelle » ; il ne s'agit pas de l'ancienne liberté de faire ce qui me plaisait, sans égards pour les autres, mais de cette nouvelle liberté qui me permet de vivre pleinement ma vie. Quelle joie d'être libéré et d'être libre !
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 30 janvier, page 38
Se libérer d'une « cuite sèche »
« Parfois, nous sommes déprimés. Je devrais le savoir pour avoir été moi-même champion de cuites sèches. Même si les causes apparentes faisaient partie du problème — des événements déclencheurs qui précipitaient la dépression — j'ai tout lieu de croire que les causes sous-jacentes étaient beaucoup plus profondes.
« Intellectuellement, je pouvais accepter mon état. Au plan émotif, je ne le pouvais pas.
« À ce problème, il n'y a certainement pas de solutions miracles. Mais une partie de la réponse consiste sûrement à faire des efforts constants pour mettre en pratique toutes les Douze Étapes des AA. »
Lettre, 1954
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, page 30
PENSÉE DU JOUR
Quand je vois des cartes de souhaits disant : « Joyeux anniversaire de la part d'un copain inconnu » ou « Meilleurs vœux de la part d'un copain inconnu », cela me fait sourire. J'ai un copain secret, qui n'envoie pas de carte pour des occasions spéciales et qui rend chaque jour unique à la condition que je Lui présente mes demandes et Lui abandonne mes problèmes. Mon copain secret, c'est ma Puissance supérieure et chacun peut L'avoir comme ami. Ma responsabilité consiste à commencer chaque jour en remettant ma vie entre ses mains et en Lui demandant la sérénité et l'acceptation pour aujourd'hui. Si, dans ma hâte de commencer ma journée, je ne prends pas le temps de m'abandonner à ma Puissance supérieure, je me rends vite compte que la journée ne sera pas bonne. C'est alors pour moi le moment d'agir.
MÉDITATION DU JOUR
Je demande de toujours me rappeler qu'il n'est jamais trop tard dans la journée pour remettre ma vie entre tes mains.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Les cartes de souhait sont toujours spéciales mais les journées réussies sont la spécialité de mon Copain secret.
Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement, 30 janvier
Redonner
« Nous devons donner gratuitement et avec gratitude ce qui nous a été donné gratuitement et avec gratitude. » Texte de base, page 61
Dans le rétablissement, nous recevons beaucoup de cadeaux. Le plus grand de ces cadeaux est probablement le réveil spirituel qui commence lorsque nous cessons de consommer et qui grandit chaque jour où nous appliquons les étapes à notre vie. Cette nouvelle étincelle de vie en nous est le résultat direct de notre nouvelle relation avec une Puissance supérieure, relation initiée et cultivée par les Douze Étapes. Doucement, à mesure que nous avançons dans notre programme, le rayonnement du rétablissement dissipe les ténèbres de notre maladie.
L'une des façons dont nous exprimons notre gratitude pour les cadeaux du rétablissement est d'en aider d'autres à découvrir ce que nous avons trouvé. Il y a plusieurs façons de le faire : en partageant dans les réunions, en répondant à un appel de Douzième Étape, en acceptant l'engagement d'être parrain (marraine), en se portant volontaire pour le service H & P ou en répondant à la ligne téléphonique d'entraide. La vie spirituelle que nous avons reçue dans notre rétablissement demande à être exprimée, car « c'est seulement en le partageant que nous conservons ce que nous avons ».
Juste pour aujourd'hui, le cadeau du rétablissement s'accroît lorsque je le partage. Je trouverai quelqu'un avec qui le partager.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 30 janvier, page 32
Nous passons nos plus belles années à espérer ce qui est à venir. William Hazlitt
Quel gaspillage que de passer sa vie à attendre ! D'ailleurs, les événements ont-ils jamais été à la hauteur de mes espoirs ? Rarement. Les déceptions me donnaient des raisons de me plaindre, de broyer du noir et, évidemment, de chercher refuge dans la nourriture.
Grâce aux OA, je vis aujourd'hui, maintenant, dans l'instant présent. Il n'y a que cela de vrai. Hier est un souvenir et demain n'est pas arrivé. Je veux goûter le moment présent pour ce qu'il est. En prenant conscience de la vie qui bat autour de moi, je pourrai entendre sa musique, éprouver sa chaleur et sa douceur, sentir la présence de l'autre. La peur disparaît en même temps que s'évanouit le besoin de tout contrôler. Alors, je m'abandonne et je confie à Dieu le soin de diriger ma vie.
Pensée du jour : Au sein du Mouvement OA, je retrouve cette capacité que j'avais, enfant, de goûter les plaisirs tout simples : avec confiance, j'explore les joies du moment présent, je les accepte et je les savoure.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 30
« À l'évidence, nous n'avions plus toute notre raison : longtemps après avoir constaté combien notre maladie nous affligeait, nous continuions à chercher remède dans la nourriture. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 12
Je me souviens du temps où quelques bouchées de plus m'apportaient du réconfort ou du soulagement, il y a de cela plusieurs années. Or, mon désir de revivre cette expérience s'est soldé en rages de nourriture encore plus fréquentes et plus considérables qu'auparavant. Au bout du compte, j'ai fini par reconnaître qu'il y avait peut-être là quelque chose d'anormal. Mais de carrément fou ? Je n'en étais pas convaincue.
Était-ce fou de manger jusqu'à un tel point de satiété que le fait d'exploser m'aurait soulagée, de me purger avec des laxatifs pour ne pas engraisser après m'être gavée et de manger avec une telle frénésie que j'en aie des coupures aux lèvres et à l'intérieur de la bouche ? Était-ce fou de continuer tout de même de manger jusqu'à la dernière miette ? Était-ce de la folie de me priver de nourriture pendant quelques jours après m'être gavée, un peu comme pour me punir de ce que j'avais fait ? Était-ce fou de manger les aliments qui me causaient des migraines et des crises de rage et de cesser de vivre afin de pouvoir manger sans cesse ?
Je dois répondre oui à toutes ces questions. J'en suis convaincue.
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 30 janvier, page 30
5. - Essaie d'imaginer mentalement, que le Moi qui parle ici, en ces pages, est ton intime Moi, le plus Élevé et le plus Divin, qui exhorte et dirige ton esprit et ton intellect humains, que tu dois considérer, pour le moment, comme étant une personnalité distincte, ou séparée, de toi. Ton esprit humain est constitué de telle manière qu'il ne peut rien accepter qui ne soit conforme à ce qu'il a expérimenté ou appris jusqu'alors et que ton intellect ne considère comme raisonnable.
Ainsi, en t'adressant à lui, tu emploies, précisément, les termes et les expressions qui expliquent le plus clairement à ton intellect, la vérité qu'il doit comprendre, avant que ton esprit puisse s'éveiller à la compréhension de ce que tu veux exprimer.
6. - La vérité est que ce JE SUIS est toi-même, ton intime et vrai Moi. Jusqu'à présent ton esprit humain a été à tel point absorbé par la tâche de fournir à ton intellect et à ton corps toutes sortes de satisfactions égoïstes que, jamais, il n'a pu trouver le temps de se lier à ton Moi réel, son véritable Seigneur et Maître. Au lieu de cela, tu t'es tellement intéressé aux plaisirs de ton corps et de ton intellect, et laissé affecter par leurs souffrances, que tu en es venu a croire que Toi, tu es ton intellect et ton corps. En conséquence, tu M'as oublié, Moi, ton Moi Intime et Divin.
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, pages 24-25
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue
les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans
et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide.
Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe
qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique
ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider
à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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