Une des conséquences de l'alcoolisme, c'est que plusieurs d'entre nous avons nié ou sous-estimé nos talents, nos sentiments, nos réalisations et nos désirs. Dans Al-Anon, nous apprenons à connaître, à apprécier et à exprimer notre véritable personnalité. La créativité est un moyen puissant de faire valoir la personne que nous sommes. Elle constitue l'énergie spirituelle qui nourrit notre vitalité. C'est un moyen de remplacer notre façon de penser négative par une action positive.
Chacun de nous déborde d'imagination, mais il faut souvent de la pratique pour la découvrir et la mettre à l'œuvre. Néanmoins, tout ce que nous faisons différemment peut être de la créativité — construire une bibliothèque, essayer un nouvel assaisonnement sur un légume, adopter une approche différente en ce qui a trait à notre budget, peindre avec les doigts, trouver la solution de divers problèmes, tambouriner sur le bord d'une table le rythme d'une mélodie. L'énergie créatrice réside à l'intérieur de nous et tout autour de nous, qu'il s'agisse de composer un chef-d'œuvre ou de plier du linge.
Tout acte original affirme notre engagement face à la vie. Notre programme nous encourage à reconnaître nos réalisations et à vivre chaque jour pleinement. Quand nous créons, nous nous enracinons fermement le présent et nous nous démontrons que ce que faisons est important.

Pensée du jour
Aujourd'hui, je me servirai du don précieux de l'imagination. Ainsi, je me détournerai de la négativité, de la peur et des doutes sur moi-même et je célébrerai plutôt la vie.

« Faites ce que vous pouvez, avec ce que vous avez, là où vous êtes. » Theodore Roosevelt

Al-Anon, Le Courage de Changer, 10 février, p.41


Dans ma famille, j'ai longtemps joué le rôle de la personne qui s'occupait de tout et qui réglait tout. J'étais la mère attentive que ma propre mère n'avait jamais eue. J'avais la responsabilité de prendre soin d'elle au niveau émotif et souvent même physique. J'étais un enfant très vigilant, toujours sur mes gardes de peur que quelque chose de terrible ne se produise.
En progressant dans Al-Anon, il m'est apparu évident que ma véritable responsabilité était de prendre soin de moi-même. J'ai commencé à réaliser qu'en m'occupant de tout et en contrôlant, je nuisais en fait aux autres, leur dérobant peut-être des occasions d'apprendre et de progresser. J'ai décidé d'essayer de me détacher avec amour. Pour moi le détachement ne signifie pas abandonner les autres. Cela signifie que je m'occupe de mes propres affaires et que je ne détiens pas toutes les réponses ou toutes les solutions.
Il n'a pas été facile pour ma famille d'accepter les changements que j'ai effectués. Ma nouvelle façon de faire les choses suscite souvent de l'opposition, des tentatives de manipulation, et parfois même des pleurs, pour m'inciter à reprendre mon ancien rôle. Dans certains cas, mes changements ont suscité un plus grand respect dans mes relations familiales, un respect qui permet une meilleure acceptation mutuelle et une plus grande liberté pour chacun d'entre nous, d'être la personne proposée par Dieu.

Pensée du jour
Il n'est pas facile de changer mon rôle à l'intérieur de ma famille. Certains voudront peut-être que je redevienne comme avant ; par contre, d'autres apprécieront le nouveau moi. Aujourd'hui, je ferai ce que je peux pour me sentir bien dans ma peau tout en permettant aux autres de prendre ce qui leur plaît et de laisser le reste.

« Je ne peux pas être tout pour tout le monde, mais je peux être une personne spéciale pour certaines personnes. » De la survie au rétablissement, p. 284

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 10 février, p. 41


Je ne suis pas le metteur en scène

« Lorsque nous sommes devenus alcooliques, brisés par un malheur auto-imposé impossible à retarder ou à éviter, nous avons dû courageusement faire face à un choix : ou Dieu est toute chose, ou Il n'est rien; ou Dieu existe, ou Il n'existe pas. Quel serait ce choix ? » Les Alcooliques Anonymes, p. 60

Aujourd'hui je choisis Dieu. Il est tout, et cela me remplit de gratitude. Quand je me prends pour le metteur en scène, j'empêche Dieu d'intervenir dans ma vie. Je prie pour me souvenir de cette pensée quand je me laisserai reprendre par mon égoïsme.
Ce qui compte le plus, aujourd'hui, c'est que je sois prêt à grandir selon des principes spirituels, et que Dieu est tout. Quand je tentais d'arrêter de boire tout seul, je ne réussissais jamais ; avec Dieu et les AA, ça marche. Voilà une pensée fort simple pour un alcoolique compliqué.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 10 février, p.49


Conditions d'admission ?

Vers 1943 ou 1944, le bureau central demanda aux groupes de lui faire parvenir leurs conditions d'admission. Lorsqu'elles nous sont arrivées, nous en fait l'inventaire. En réfléchissant sur ces nombreuses règles, nous sommes arrivés à une conclusion étonnante.
Si toutes ces règles avaient été en vigueur partout à la fois, il aurait été pratiquement impossible à un alcoolique d'entrer dans les AA. Les neuf dixièmes de nos plus anciens et meilleurs membres n'auraient pu jamais pu réussir !

Finalement, l'expérience nous avait appris qu'enlever toutes ses chances à un alcoolique signifiait parfois prononcer sa sentence de mort et souvent le condamner à la misère à tout jamais. Qui pouvait oser se constituer juge, jury et bourreau de son propre frère malade ?

1. Grapevine, août 1946
2. Les Douze Étapes et les Douze Traditions, p. 159-160

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.41


PENSÉE DU JOUR
Quand nous parlons avec des amis qui appliquent le Programme, nous devons toujours nous rappeler de respecter leurs confidences. Pour la même raison, nous ne devons pas hésiter à leur rappeler notre besoin d'intimité (anonymat). Il nous est si facile de parler de détails intimes avec des amis ÉA que nous pouvons parfois oublier de garder secrets ces confidences. Il y a plusieurs avantages à garder ces conversations libres et faciles : nous apprenons à être honnêtes, nous n'avons pas à nous occuper de la peur du ridicule ou de la condamnation et nous avons l'occasion de nous en rendre compte lorsque nous nous leurrons nous-mêmes.

MÉDITATION DU JOUR
Aide-moi à être un confident digne de confiance, quelqu'un à qui d'autres personnes voudront se confier.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je respecte l'intimité de l'autre.

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 10 février


Le plaisir

« L'idée que nous nous faisons du plaisir n'est plus la même dans notre rétablissement. » Texte de base, p.132

Avec le recul, plusieurs d'entre nous se rendent compte que, lorsqu'ils consommaient, l'idée qu'ils se faisaient du plaisir était plutôt bizarre. Certains d'entre nous s'habillaient chic et se dirigeaient vers la boîte de nuit la plus proche. Nous dansions, nous buvions et consommions de la drogue jusqu'au lever du soleil. Quelquefois, il y avait des bagarres à main armée. Ce que nous appelions du plaisir nous paraît plutôt de la folie à présent. Aujourd'hui, notre notion de plaisir a changé. Maintenant, le plaisir pour nous c'est une promenade au bord de la mer en regardant s'ébattre des dauphins dans le soleil couchant. Le plaisir, c'est d'aller à un pique-nique N.A. ou d'assister à un divertissement lors d'un congrès N.A. Le plaisir, c'est de mettre ses beaux habits pour aller au banquet sans craindre que n'éclate une bagarre à main armée pour déterminer qui a fait quoi à qui. Grâce à une Puissance supérieure et à la Fraternité de Narcotiques Anonymes, l'idée que nous nous faisons du plaisir a complètement changé. Aujourd'hui, lorsque nous sommes debout pour voir le soleil se lever, c'est ordinairement parce que, la veille, nous nous sommes couchés tôt et non parce que nous venons de sortir d'une boîte de nuit, les yeux rougis par une nuit de drogue. Si nous n'avions reçu que ça de Narcotiques Anonymes, ce serait déjà assez.

Juste pour aujourd'hui, je vais avoir du plaisir dans mon rétablissement !

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 10 février, p.44


Tout ce qui est humain recule nécessairement s'il n'avance pas. Edward Gibbon

Pour un outremangeur compulsif comme moi, le fait de stagner dans ma croissance émotive signifie régresser spirituellement et constamment céder du terrain à ma maladie.
Pour avancer, je n'ai besoin que de conscience et de bonne volonté. Ce n'est pas compliqué. Je n'ai rien à calculer, aucun plan à élaborer. Tout ce qu'il me faut, c'est le désir de changer.
Pour me rétablir, je dois d'abord m'accepter comme je suis. C'est en regardant mes bons et mauvais côtés et en acceptant qu'ils font partie de moi que mes défauts commencent à perdre leur emprise et à laisser place au changement.

Pensée du jour : Faire de mon mieux pour être abstinent et pour mettre le programme en pratique, c'est tout le progrès dont j'ai besoin.

Outremangeurs Snonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.41


« Comme c'est bon d'être libéré de la peur de soi. » Avant de prendre la première bouchée compulsive, rappelons-nous que...

Lorsque ma maladie était évolutive, tenter de me faire confiance était aussi irréalisable que de pousser une corde pour qu'elle grimpe à un arbre. Aujourd'hui, je suis reconnaissant d'avoir une Puissance supérieure sur qui je puisse compter pour me guider dans l'honnêteté et la vérité.
Désormais, je ne compte plus sur ma propre volonté défaillante. Grâce à la prière de la Onzième Étape, j'apprends à connaître la volonté de Dieu et je m'y conforme. De plus, j'accueille l'amour de Dieu que me transmettent mes camarades OA en rétablissement.
Lorsque la peur me prend au cœur, je me rappelle que la crainte et la foi sont incompatibles. Lorsque j'ai peur de moi, des autres ou de la vie, cela me rappelle d'approfondir ma foi. Cela signifie que je dois m'abandonner, prier et méditer davantage. Ainsi, avec conscience et gratitude, je reçois encore plus d'amour de Dieu à travers ma famille, mes amis et la Fraternité.
Je fais encore des erreurs, mais je n'ai plus peur de mes pensées, de mes actions ou de ma maladie parce que je fais confiance à ma Puissance supérieure.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 10 février, p.41


27. - Mais, cette Connaissance, ou cette Réalisation, par laquelle tu te rendras compte de la Réalité, de la Vérité ici expliquée, ne viendra pas immédiatement.

28. - Elle peut ne venir qu'après de longues années et, cependant, elle peut venir demain.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.29


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gillessur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.