L'alcoolisme au sein d'une famille tend à promouvoir la négligence de soi. Par conséquent, je n'ai jamais appris à prendre soin de moi quand je ne me sentais pas bien. Même quand j'avais une forte fièvre, je vaquais à mes occupations comme je le faisais tous les jours. Me comporter autrement me semblait de la complaisance et de la faiblesse.
Dans Al-Anon, j'ai eu la chance de découvrir une façon différente de prendre soin de moi. Je vois les autres membres s'accorder une attention spéciale quand ils sont malades. Ils se reposent quand ils se sentent fatigués. Ils prennent parfois une journée de congé. Ils ont une alimentation équilibrée. Ils consultent un médecin quand cela semble approprié.
En suivant l'exemple d'autres membres Al-Anon, j'apprends à accepter que je ne peux pas toujours me sentir en excellente forme physique, j'apprends à réagir avec plus d'amour. Ce n'est qu'un domaine de plus où je laisse aller mes attentes dénuées de réalisme. Peut-être que la maladie est un moyen que ma Puissance Supérieure utilise pour me dire d'être bon pour moi.

Pensée du jour
Je ne suis pas un robot. Il m'arrive parfois de tomber malade, ou d'être fatigué ou préoccupé. Je ferai un effort pour apprendre ce que je peux faire pour m'aider à me sentir mieux.

« ... il est crucial de s'appliquer à prendre soin de nous-mêmes, particulièrement durant les périodes de tension. » ... dans tous les domaines de notre vie

Al-Anon, Le Courage de Changer, 25 février, p.56


« Ça commence par moi » est un des slogans Al-Anon que l'on entend souvent aux réunions. Pour moi, « Ça » représente transmettre le message d'Al-Anon à ceux qui en ont besoin, tel que le suggère la Douzième Étape. Étant donné que j'ai un défaut de caractère particulier, je pense toujours savoir ce qui est bon pour les autres, j'apprécie particulièrement ce que ce slogan ne dit pas. Il ne dit pas que je dois convertir les autres à ma façon de penser. Cette modeste déclaration me suggère simplement de partager ce que je peux de mon expérience, de ma force et de mon espoir. Comment cette information sera accueillie, c'est hors de mon contrôle.
Si on me pose une question directe au sujet d'Al-Anon, je peux répondre. Si une personne me fait des confidences au sujet de ses difficultés avec un ami ou un parent alcoolique, je peux l'informer de l'existence du programme Al-Anon. Si je veux, je peux aller plus loin et expliquer comment ce programme m'a aidée. Si l'autre personne ne semble pas intéressée ou si elle rejette ma suggestion, je peux m'élever au-delà de la réaction et faire de mon mieux pour incarner les principes du programme : lâcher prise et m'en remettre à Dieu, et me détacher avec amour. Il est vrai que lorsque l'étudiant est prêt, le maître apparaît. Je dois simplement me rappeler que je ne suis pas le maître. Je ne suis que le véhicule utilisé par ma Puissance Supérieure pour transmettre ce message d'espoir et de rétablissement. Qui entendra ce message, cela relève de Dieu.

Pensée du jour
Ma façon de réagir devant le manque d'intérêt d'une personne pour Al-Anon peut contribuer à transmettre le message du rétablissement beaucoup mieux qu'un témoignage personnel détaillé.

« Le problème, c'est que ceux qui ont besoin d'Al-Anon n'en veulent pas toujours. Nous pouvons partager notre expérience, notre force et notreespoir et être un bon exemple de rétablissement dans Al-Anon en mettant en pratique ses principes dans tous les domaines de notre vie. » Les voies du rétablissement, p. 229

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 25 février, p. 56


La leçon des échecs

Dans le plan divin, rien n'est gaspillé. À travers l'échec, nous prenons une leçon d'humilité, probablement douloureuse, mais nécessaire. Réflexions de Bill, p. 31

Comme je suis reconnaissant, aujourd'hui, de savoir que tous mes échecs passés, sans exception, m'ont permis d'arriver là où je suis maintenant. L'expérience est venue par la souffrance, et la souffrance m'a rendu docile. J'ai recherché Dieu, tel que je le conçois, et il a partagé avec moi ses précieux dons. Grâce à l'expérience et à l'obéissance, j'ai connu la croissance, puis la gratitude. Et ce fut enfin la paix d'esprit d'une vie sobre et ouverte aux autres.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 25 février, p. 64


Face à la critique

Il nous arrive parfois d'éprouver un choc, de la surprise et de la colère lorsque les gens critiquent les AA. Nous pouvons être troublés au point de perdre le bénéfice d'une critique constructive. Ce genre de ressentiment nous empêche de nous faire des amis et ne donne aucun résultat positif. Voilà sûrement un domaine où nous pouvons nous améliorer.

Il est donc évident que l'harmonie, la sécurité et l'efficacité à venir d'AA dépendront en grande partie de notre capacité à conserver une attitude totalement pacifique et dépourvue d'agressivité dans toutes nos relations publiques. C'est un devoir exigeant pour nous qui, quand nous buvions, étions enclins à la colère, à l'hostilité, à la rébellion et à la hargne. Et, même si nous sommes sobres maintenant, les anciens comportements nous habitent encore, jusqu'à un certain point, toujours prêts à exploser à la moindre excuse. Mais ça, maintenant, nous le savons et c'est pourquoi j'ai confiance que, dans nos relations publiques, nous aurons toujours l'élégance de nous retenir.

1. Grapevine, juillet 1965
2. Les Douze Concepts, p. 86

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.56


PENSÉE DU JOUR
Si j'ai mis en oeuvre le Programme depuis si longtemps que je crois que les moments difficiles sont terminés et que je peux contrôler ma vie et mes émotions, je suis alors fort probablement à deux cheveux d'une rechute. Personne n'est à l'abri d'une rechute. Si je pense que je n'ai plus besoin d'aide, je suis peut-être déjà en difficulté. Je serai toujours impuissant devant mes émotions. Mais tant et aussi longtemps que je prendrai soin de moi et que je m'occuperai de mes attitudes négatives, je pourrai avoir la sérénité.

MÉDITATION DU JOUR
Je demande à Dieu de tirer joie et fierté de ma stabilité émotive, mais je demande aussi à ma Puissance supérieure de me protéger de la suffisance.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je suis impuissant devant mes émotions.

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 25 février


Malades dans la mesure de nos secrets

« ll serait malheureux d'avoir écrit tout cela notre inventaire pour le ranger ensuite dans un tiroir. Ces détauts grandissent lorsque nous les gardons sous silence et meurent lorsque nous les étalons au grand jour. » Texte de base, p. 40

Combien de fois avons-nous entendu dire que nous ne sommes malades que dans la mesure de nos secrets ? Bien que plusieurs membres choisissent de ne pas se servir des réunions pour raconter les détails intimes de leur vie, il est important que chacun de nous trouve ce qui marche le mieux pour lui. Qu'en est-il de ces comportements que nous avons conservés dans notre rétablissement et dont nous aurions honte s'ils étaient découverts ? Que sommes-nous prêts à révéler et à qui ? Si nous ne nous sentons pas à l'aise pour partager certains détails de notre vie dans une réunion, vers qui nous tournerons-nous ?
Nous avons trouvé la réponse à ces questions dans le parrainage (marrainage). Bien qu'il faille du temps pour bâtir une relation avec un parrain (marraine), il est important pour nous d'en venir à faire suffisamment confiance à cette personne pour être complètement honnête avec elle. Nos déficiences n'ont de pouvoir que si elles demeurent cachées. Si nous désirons en être délivrés, nous devons les dévoiler. Les secrets ne restent secrets qu'en autant qu'ils ne sont pas partagés avec un autre être humain.

Juste pour aujourd'hui, je vais dévoiler mes secrets. Je vais m'entraîner à être honnête avec mon parrain (marraine).

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 25 février, p.59


Être étranger à soi-même, c'est aussi être étranger aux autres. Anne Morrow Lindberg

Je suis devenu une étrangère à moi-même quand j'ai constaté que j'étais impuissant devant mes habitudes alimentaires destructrices. Est-il étonnant que j'aie vécu de l'isolement, que mes relations avec les autres aient rarement été ce que j'aurais voulu qu'elles soient ?

Il se peut que j'aie progressé dans la connaissance de moi-même avant de connaître le Mouvement, mais seuls les OA m'ont permis de combler toutes les lacunes. Le mode de vie ne se contente pas de me donner les moyens de me voir et de m'accepter comme je suis ; il va beaucoup plus loin. Le vrai miracle des Douze Étapes, c'est de remplacer ma misérable indépendance par une dépendance face à une puissance infaillible, et de transformer mes comportements autodestructeurs en de saines habitudes de vie.
Aujourd'hui, il n'y a pas de fossé entre ce que je veux faire et ce que je fais effectivement. Je suis abstinent. Je suis en contact avec mes émotions et avec la réalité. Je peux me tourner vers les autres et être l'ami, l'époux ou l'épouse, le père ou la mère, le frère ou la soeur que je voudrais moi-même avoir.

Pensée du jour : Ma priorité absolue est d'avoir une conscience toujours plus grande de moi-même, des autres et de Dieu. Afin d'y parvenir, je suis prêt à être abstinent et à suivre les suggestions des Douze Étapes.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.56


« Nous allons cesser de rendre les autres responsables de toutes nos difficultés y compris de notre compulsion. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 54

Aïe ! Cette idée m'a durement touchée. Pendant plusieurs années, j'ai trouvé chaque jour un « coupable » à blâmer pour ma compulsion alimentaire et ma vie déréglée. Je choisissais cette personne en fonction de la situation qui avait déclenché ma compulsion alimentaire : ce pouvait être mes parents, ma sœur, mon mari, mes enfants, mon patron, mes collègues, mes amis ou mes ennemis. En d'autres mots, tout ce qui m'empêchait de réaliser mes désirs pouvait me faire outremanger. Aujourd'hui, je reconnais que la compulsion alimentaire est un choix, et non un résultat entraîné par l'action d'une force extérieure à moi-même.
Aujourd'hui, je sais que ma Puissance supérieure peut m'aider à faire des choix raisonnables dans tous les domaines de ma vie : il suffit que je le Lui demande. Grâce à la Puissance supérieure qui est entrée dans ma vie, je ne suis plus à la merci de nombreux dictateurs.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 25 février, p.56


11. - C'est Moi qui te poussai à marcher, te guidant par une faible lueur de Moi te permettant de l'apercevoir au loin, d'une façon confuse dans ta conscience.

12. - C'est Moi qui te détournai du droit chemin par la vision que Je te donnai de moi dans quelque visage enchanteur, un beau corps, un plaisir enivrant, ou dans une ambition insatiable.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.36


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Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gillessur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.