Pensées 10 mars 2011
Bonjour à toutes et à tous
Pour les chevaliers autrefois, la courtoisie était un idéal de conduite à tenir à l’égard des dames et des demoiselles. C'était un code basé sur l'honneur qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami. En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret tout en devenant sa suzeraine. Vive la reine !
« La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre, c'est un espèce de charme par où l'on se fait aimer de tout le monde. » ( Jacques Deval, Afin de vivre bel et bien ) Faire montre de courtoisie, c'est traiter les autres comme nous voudrions l'être. Nous pouvons agir avec courtoisie, même si nous sommes en colère, ou sous le coup d'une blessure, tout en restant fidèles à ce que nous croyons être la vérité. La courtoisie n'a rien à voir avec le fait d'avoir tort ou raison. C'est essentiellement une question de respect de soi, d'où naît le respect des autres. Alfred Jarry a écrit dans Les Jours et les Nuits : « Dieu en vain tu ne jugeras est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir. » Puisque nous sommes faits à Son image...
La courtoisie s'apprend bien souvent à la maison, par l'exemple des parents qui traitent leurs enfants, leurs propres parents et les voisins poliment. Montrer de la courtoisie aux enfants est riche de dividendes, le premier étant l'estime de soi que cette attitude permet à nos petits monstres de développer. C'est ce qui va leur servir à prendre des risques, de se respecter et de respecter les côtés lumineux et sombres des autres. « Un homme courtois ne marche pas sur l'ombre de son voisin. » (Proverbe chinois) Vivre et laisser vivre nous apprend aussi la tolérance et la courtoisie.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles