Bonjour à toutes et à tous

Fitzhugh Dodson a écrit que tout se joue chez chacun de nous avant six ans. Nous sommes, tous, porteurs de blessures ramassées dans notre enfance. Ce sont encore quelquefois des blessures ouvertes, tatouées ou présentes dans notre mémoire affective. Issues de situations inachevées qui côtoient des souvenirs limpides ou confus, anesthésiés ou refoulées, ces blessures de notre enfance nous ont transformés parfois en écorchés vifs. Quelquefois, une telle blessure a son origine dans un événement, un geste parfois banal, une parole incongrue, un ressenti ou un sous-entendu et a été vécue comme de la violence. Le présumé agresseur ne nous a pas fait nécessairement violence, mais nous pouvons en avoir ressenti l’impact, comme une meurtrissure. Dans certains cas d'inceste, l'agresseur est seulement plus cajoleur, enjôleur, séducteur et plus affectueux que les autres adultes dans notre vie. La blessure n'en est que plus profonde.

Dans notre vie relationnelle d’adulte, nous sommes capables d'entretenir les blessures de notre enfance comme des rites de notre histoire familiale, à travers des rencontres et des relations qui sont toxiques pour nous et auxquelles, nous nous accrochons. Notre Ps nous mène à notre difficulté dans le but de nous orienter vers des rencontres vivifiantes qui vont tout doucement apaiser nos blessures, éviter leur retour dans notre vie affective et amoureuse.

L'enfant intérieur, l'enfant éternel ou divin, le « Petit Prince » sont des termes à l'origine issus de la psychanalyse jungienne. Pour Carl Gustav Jung, l'enfant intérieur est, dans ce cadre théorique, la part enfantine de l'homme et de la femme. Il s'agit pour lui d'un archétype de l'inconscient collectif.

Il y a toujours un enfant blessé, divin, humilié, survivant et surdoué en chacun de nous. Un enfant intérieur susceptible de se réveiller, de se faire entendre, de se manifester dans presque toutes les situations d’une vie d’adulte et de réactiver des sensibilités douloureuses. Il y a aussi en chacun de nous un enfant avide d’émerveillements, de découvertes et d’enthousiasmes, un enfant curieux, désireux d’entrer dans un mouvement d’étonnements et de croissance, un enfant susceptible de se relier à la dignité, à la beauté ou à l'amour. Dans notre rétablissement, cet enfant en nous s'éveille, stimulé par l’émotion qui est né d’un événement, et qui s'apaise par la qualité d’un regard, d’une écoute, ou l’accueil d’un membre de notre groupe d'appartenance. Remercions notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons aujourd'hui, d'être capable d'écouter et d'apprécier davantage l'enfant qui vit en chacun de nous, et qui est cette partie en nous qui veut faire confiance. Nous avons besoin de faire confiance si nous désirons nous ouvrir à nous-mêmes et à la vie, et si nous voulons nous rétablir.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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