Pensées 20 mars 2011
Bonjour à toutes et à tous et bon printemps
« Demain est la chose la plus importante de la vie. Il nous arrive à minuit encore tout propre. Quand il arrive il est parfait, et il se blottit dans nos mains en espérant que l'on a tiré quelque leçon de la veille. » ( John Wayne ) C'est un tantinet contradictoire avec l'esprit du moment présent. Demain n'existe pas vraiment. « Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. » ( René Barjavel ) Le bonheur n’est pas demain, ni ailleurs… Le bonheur c’est ce moment présent inattendu auquel nous voulons que ressemblent tous les autres.
Aujourd'hui, c'est l'équinoxe du printemps astronomiquement à 23 h 20 UTC (à Québec, longitude = 71° 18' ouest, latitude = 46° 48' nord, HAE : 18 h 20 ) et le printemps nous arrive rempli d'espoir après presque 90 jours d'hiver. Plusieurs confondent les mots « espoir » et « espérance ». « Espérance » dérive du participe présent du verbe « espérer ». « Espoir » a un sens plus général, voire plus indéterminé qu’« espérance », qui est pour plusieurs une vertu théologale. Pour nous, l'espoir est la foi et la confiance en l'amour. « Le drame réel et insoutenable est que la femme épouse l'homme en espérant qu'il va changer, et il ne change pas, alors que l'homme épouse la femme en espérant qu'elle ne changera pas, et elle change. » ( Jean Dion, Le Devoir - 22 Décembre 2001 )
Dans la religion chrétienne, les vertus théologales (comme la foi, l'espérance et la charité) sont des vertus ayant Dieu pour objet. Elles font partie des moyens que Dieu prend pour opérer certains changements en nous. Elles adaptent les facultés de l’homme à leur participation à la nature divine. Elles sont les conséquences de la grâce. Elles disposent l'homme à vivre en relation avec ce Dieu d'amour tel que chacun de nous Le conçoit. Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à découvrir une Puissance supérieure à la force de notre dépendance et/ou de notre codépendance — une Puissance déterminée à préserver la vie. Il nous suffit de croire qu'une telle Puissance supérieure existe. En venir à croire qu'une Puissance bienveillante supérieure à notre dépendance et/ou à notre codépendance existe, nous donne assez d'espoir et d'amour pour demeurer abstinents aujourd'hui, un jour à la fois.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
L'estime de soi est un des sujets traités dans notre guide de la Quatrième Étape, Plan pour notre progrès. En mettant cette Étape en pratique, en faisant un inventaire moral, sérieux et courageux de moi-même, j'ai découvert que j'ai toujours jugé ma valeur en fonction de mes réalisations, ou de ce que les autres disaient de moi. Cela voulait dire que je devais travailler tout le temps, ou que je devais être constamment le centre d'attention. Au mieux, mon sentiment de satisfaction était passager.
Dans la Quatrième Étape, j'ai constaté qu'une partie de mon estime personnelle peut être basée sur ma capacité d'aimer les autres. Dire un bon mot, écrire une note d'appréciation, ou simplement prendre quelques minutes où je laisse de côté mes pensées habituelles pour apprécier un autre être humain enrichit toute ma journée. Peu importent mes réalisations, j'ai le pouvoir de me sentir bien avec moi-même, que les autres reconnaissent ou non ma valeur.
Pensée du jour
Il n'en tient qu'à moi de rechercher les occasions appropriées de partager mon amour avec ceux qui m'entourent. De cette façon, je souligne un de mes traits de caractère les plus positifs sans rien attendre en retour. Faire un compliment à quelqu'un du fond du cœur, ou remercier sincèrement pour une gentillesse, peut être la plus belle chose qu'il m'est possible de faire pour moi aujourd'hui.
« Il est difficile de rendre un homme misérable alors qu'il a le sentiment de sa valeur personnelle et qu'il se réclame d'une affinité avec le Dieu merveilleux Qui l'a créé. » Abraham Lincoln
Al-Anon, Le Courage de Changer, 20 mars, p.80
Une des méthodes adoptées par ma famille pour affronter la démence de l'alcoolisme a été de bannir certains membres de la famille. Une telle décision n'est jamais flagrante, et on ne donne jamais d'explication. Ceux qui sont bannis se retrouvent tout simplement exclus de la famille pendant un certain temps. Découvrir le rôle changeant que j'ai joué dans cette dynamique a été un élément important de ma Quatrième Étape. Au fil des années, j'ai été tour à tour l'un des juges, l'agneau sacrifié, et l'un des lyncheurs.
Mon travail sur la Huitième et la Neuvième Étape s'est avéré une puissante catalyse qui m'a permis de voir les membres de ma famille en tant que créatures de Dieu dont je ne peux corriger les défaillances, mais dont le charme et la force en font des maillons dans une chaîne d'amour. J'ai travaillé fort pour les voir sous cet angle ; j'ai écrit une lettre à chacun d'entre eux leur exprimant les dons que je vois en eux ainsi que les liens particuliers qui nous unissent. J'ai espoir que découvrir et exprimer ces liens contribuera à réparer les dommages que j'ai pu causer en participant à notre coutume de bannir certains membres de notre famille.
Grâce à ces Étapes, je découvre dans ma famille des amitiés fondées sur qui nous sommes vraiment, plutôt que sur notre conformité à un code familial artificiel. Je découvre aussi des façons de me détacher avec amour et respect de ceux qui empruntent des chemins que je préfère éviter. Quoi qu'il en soit, j'apprends à vivre ces rapports au présent au lieu de gaspiller mes énergies à rêver d'un passé meilleur.
Pensée du jour
Une statue prend différents aspects selon l'angle sous lequel on l'observe. Si je change l'angle sous lequel j'observe les membres de ma famille, ils peuvent aussi prendre des aspects différents.
« Laisser la porte ouverte pour permettre à une relation de reprendre vie s'est aussi avéré une approche efficace. » Les voies du rétablissement, p. 101
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 20 mars, p. 80
Amour et tolérance
L'amour et la tolérance envers les autres, voilà notre code. Les Alcooliques Anonymes, p. 95
Je me suis aperçu que je devais toujours pardonner aux autres, peu importe les circonstances, si je voulais faire de réels progrès spirituels. L'importance cruciale du pardon ne me paraît pas évidente à première vue, mais mes études m'ont appris que tous les grands maîtres spirituels insistent fortement sur ce point.
Je dois pardonner les blessures, non seulement en paroles ou pour la forme, mais dans mon cœur ; non pour le bien de la personne en cause, mais pour mon propre bien. La rancoeur, la colère, le désir de voir quelqu'un puni, sont des sentiments qui font pourrir l'âme. Ils m'enchaînent à mes difficultés et à d'autres problèmes qui n'ont rien à voir avec mon problème fondamental.
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 20 mars, p. 88
Qui est responsable ?
« Un groupe des AA, ne peut se charger de tous les problèmes personnels de ses membres, encore moins de ceux des non-alcooliques qui nous entourent. Le groupe, par exemple, n'est pas un médiateur dans les relations conjugales et il ne fournit pas non plus d'aide financière personnelle à qui que ce soit.
Même si un membre est quelquefois aidé par des amis membres des AA, il n'en conserve pas moins la première responsabilité dans la solution de ses problèmes et dans sa croissance vers la maturité. Un groupe des AA qui essaierait de fournir ce genre aide perdrait complètement son efficacité et ses énergies.
C'est pourquoi la sobriété — la libération de l'alcool — grâce à l'enseignement et à la pratique des Douze Étapes, demeure le seul but du groupe. Si nous n'observons pas ce principe fondamental, nous courons certainement à notre perte, et si nous disparaissons nous ne pourrons plus aider personne. » Lettre,1966
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.79
PENSÉE DU JOUR
Une des particularités de la maladie émotive est le refoulement et la suppression des émotions. Les émotions sont jugées erronées ou mauvaises et la force de la volonté sert à nier et à éviter ces émotions. Ceci nous conduit à une charge croissante de souffrance émotive et de confusion. Identifier et libérer des émotions est l'une des étapes essentielles pour recouvrer la santé émotive. Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises et ne sont pas à juger et à condamner. On doit en faire l'expérience et les exprimer d'une façon appropriée. Je ne dois pas me sentir coupable de la manière dont je me sens. Je suis responsable de décider d'accepter mes émotions et de les gérer d'une façon appropriée. Est-ce que je serai un amis pour mes émotions aujourd'hui ?
MÉDITATION DU JOUR
Mon Dieu, aide-moi, s'il te plaît, afin que je Te laisse me guider et me fortifier dans l'apprentissage de l'équilibre de ma vie émotive.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
J'opte pour l'acceptation, l'expérience ou l'expression ; plutôt que la condamnation, le refoulement et la suppression.
Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 1er mars
Une Puissance supérieure
« La plupart d'entre nous n'ont pas de difficultés à admettre que la dépendance était devenue une force destructrice dans leur vie. Nos meilleurs efforts n'ont abouti qu'à l'escalade dans la destruction et le désespoir. À un certain point, nous avons réalisé que nous avions besoin de l'aide d'une Puissance supérieure à notre dépendance. » Texte de base, p. 31
La plupart d'entre nous savent sans l'ombre d'un doute que leur vie n'était que destruction. Apprendre que nous avons une maladie qui s'appelle la dépendance nous aide à comprendre la source ou la cause de cette manie destructrice. Nous pouvons reconnaître que la dépendance est une puissance qui a dévasté notre vie. Lorsque nous franchissons la Première Étape, nous admettons que la force destructrice de la dépendance est plus grande que nous. Nous sommes impuissants face à elle.
À ce moment, notre seul espoir est de trouver une Puissance supérieure à la force de notre dépendance — une Puissance déterminée à préserver la vie et non à la supprimer. Nous n'avons ni à la comprendre ni même à la nommer ; il nous suffit de croire qu'une telle Puissance supérieure pourrait exister. Croire qu'une Puissance bienveillante supérieure à notre dépendance puisse exister nous donne assez d'espoir pour demeurer abstinents, un jour à la fois.
Juste pour aujourd'hui, je crois en l'existence possible d'une Puissance plus grande que ma dépendance.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 20 mars, p.84
L'échec est impossible. Susan B. Anthony
Le Gros Livre nous dit : « Nous avons rarement vu faillir à la tâche celui qui s'est engagé à fond dans la même voie que nous. » L'adverbe « rarement » a été contesté, mais la raison de son emploi semble évidente : faire des affirmations péremptoires violerait le principe le plus fondamental des Douze Étapes.
Il n'en reste pas moins que parmi les membres OA, il s'en trouverait bien peu pour nier que tout ce que l'on croit possible l'est effectivement. M'engager dans le mode de vie avec l'impression que je vais échouer, c'est non seulement me nuire cruellement mais également me préparer à l'échec de façon quasiassurée.
Ceux qui misent sur la croyance que l'échec est impossible, mettent de leur côté des forces éminemment supérieures.
Pensée du jour : Le mode de vie fonctionne pour tous ceux qui le veulent et qui y croient.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.80
« Immédiatement après le partage de notre inventaire avec un autre être humain, nombre de sentiments, d'émotions ou d'impressions peuvent monter en nous, comme l'humilité ou une sensation de soulagement ou d'exaltation. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, pages 60 et 61
Après avoir terminé ma Cinquième Étape, nombre de mes peurs se sont atténuées, mon attitude a changé et mes défauts m'ont moins troublée. Il a suffi que je révèle mes défauts à une confidente de confiance pour que ces changements se produisent. Auparavant, je croyais que mes émotions les plus sombres me rendaient différente des autres. Or, après la Cinquième Étape, j'ai mieux senti ma place dans le monde. Pour la première fois, j'ai pris conscience des difficultés des autres et j'ai senti dans mon cœur de la compassion à leur égard. J'ai compris que personne n'était meilleur ou pire que son prochain. Ne méritions-nous pas tous le bénéfice du doute ?
J'avais beaucoup de chemin à faire, mais d'autres membres avant moi avaient tracé la voie à suivre et j'ai consenti à demander des indications. Sans la barrière de la honte, ma route ne me semblait plus aussi solitaire et désolée.
« Mon Dieu, donne-moi la bonne volonté de voir en mes imperfections un moyen de me rapprocher des autres et de Toi. »
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 20 mars, p.80
33. - Tout pouvoir et son emploi ne dépendent que d'une plus ou moins grande connaissance et compréhension de l'emploi de Ma Volonté.
34. - Ta Volonté et tous tes pouvoirs ne sont que des phases de Ma Volonté que J'atténue, afin qu'Elle s'adapte à ta capacité d'en user.
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.49
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue
les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans
et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide.
Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe
qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique
ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider
à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.