Qu'arrive-t-il quand je m'agrippe fermement à quelque chose ? Je détourne la tête. Je ferme les yeux très fort. Je serre tellement les poings que j'en ai mal aux jointures. Mes ongles s'enfoncent dans mes paumes. Je m'épuise. Je souffre !
D'un autre côté, quand j'ai confiance que Dieu me donnera ce dont j'ai besoin, je lâche prise. Je regarde en avant. J'ai les mains libres pour des activités saines, agréables et bénéfiques. Je trouve des réserves d'énergie insoupçonnées. Mes yeux s'ouvrent sur de nouvelles possibilités dont plusieurs ont toujours été là.
Avant de me plaindre que je souffre, je ferais peut-être bien de m'examiner. Je serai peut-être surpris de la somme de souffrance dont je peux m'exempter simplement en lâchant prise.

Pensée du jour
Comment Dieu peut-il me donner quelque chose si je ne suis pas disposé à recevoir ? Quand je m'agrippe à un problème, à une peur ou à un ressentiment, je me ferme à l'aide qui est à ma disposition. Aujourd'hui je relâcherai mon emprise sur certaines choses. Aujourd'hui je « lâcherai prise et je m'en remettrai à Dieu ».

« Tout ce qu'il me fallait, c'était un soupçon de bonne volonté pour ouvrir un tant soit peu mon poing crispé, et les miracles se produisaient. Voilà Dieu tel que je Le conçois aujourd'hui. » Tel que nous Le concevions...

Al-Anon, Le Courage de Changer, 28 mars, p.88


Le plus merveilleux cadeau que j'ai reçu d'Al-Anon, c'est de pouvoir me sentir en sécurité. Tant d'aspects du programme contribuent à me donner le sentiment de protection dont j'avais tellement besoin, mais que je n'ai jamais obtenu dans ma famille alcoolique.
En grandissant avec des parents alcooliques, j'avais l'impression que nous étions tous des enfants. Quand je revenais de l'école, ma mère était souvent inconsciente sur le divan. Mon père rentrait ivre à la maison, il réveillait ma mère, et ils commençaient à se disputer. Je m'occupais habituellement de la maison et je m'assurais que mes jeunes frères faisaient leurs devoirs. Dans un petit coin de mon cœur, il y avait toujours cette peur que quelque chose d'affreux allait se produire.
Al-Anon s'est avéré une expérience tellement différente. Même si je n'ai pas de « parents » dans Al-Anon, j'y reçois tant de choses qu'on associe habituellement à ceux-ci : constance, structure, et dévouement. Peu importe où je me rends pour assister à une réunion, je trouve toujours la même structure réconfortante, avec la formule de bienvenue, les témoignages et la formule pour clore la réunion. Quand j'ai peur de prendre une mauvaise décision, je sais que la Huitième et la Neuvième Étape m'aideront à réparer mes torts et à effacer mon ardoise. Les Étapes m'offrent des conseils, tandis que les Traditions et les Concepts de service m'assurent que ces Étapes et les autres éléments du programme ne seront pas aisément déformés. Ces trois Héritages sont pour moi des ancrages solides sur lesquels je peux compter et m'appuyer. Et puis il y a les accolades et les encouragements que je reçois des autres membres. Ils me comblent de l'acceptation et de l'affection auxquelles j'ai toujours aspiré. Finalement, il y a cette relation particulière entre ma marraine et moi, qui m'offre une intimité nourrissante pour mon âme.

Pensée du jour
Effectivement, plus on est nombreux, plus on est en sécurité, particulièrement à une réunion Al-Anon !

« Après avoir souffert seuls des conséquences de cette cruelle maladie, la fraternité Al-Anon est une abondante et enrichissante source de compassion et de soutien à laquelle nous ne nous attendions pas. » Comment Al-Anon œuvre pour les familles et les amis des alcooliques, p. 11

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 28 mars, p. 88


Égalité

Nous devons admettre dans nos rangs tous ceux qui souffrent d'alcoolisme. Dès lors, nous ne pouvons exclure quiconque désire se rétablir. De plus, l'adhésion aux AA n'est conditionnelle à aucune contribution monétaire ou conformité à quelque règle. Dès que deux ou trois alcooliques se rassemblent pour leur sobriété, ils peuvent se considérer comme un groupe des AA pourvu qu'en tant que groupe, ils ne soient associés à aucun autre organisme. Les Alcooliques Anonymes, p. 328

Avant d'entrer dans les AA, j'avais souvent l'impression que je ne « cadrais » pas avec les gens qui m'entouraient. « Ils » avaient habituellement plus (ou moins) d'argent que moi et mes opinions ne collaient pas avec les « leurs ». Les nombreux préjugés auxquels je faisais face dans ma vie sociale ne faisaient que me confirmer à quel point certains bien-pensants étaient hypocrites. Chez les AA, j'ai trouvé le mode de vie que je cherchais.
Aucun membre n'est meilleur que le voisin ; nous ne sommes que des alcooliques qui essaient de se rétablir de l'alcoolisme.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 28 mars, p. 96


La pierre d'angle

Exposés comme nous l'étions à la destruction par l'alcool, nous avons mis peu de temps à ouvrir notre esprit aux choses spirituelles. En ce sens, l'alcool a eu sur nous un important effet de persuasion ; il nous a finalement forcés à devenir raisonnables.

D'abord, nous avons dû cesser de jouer à Dieu, car cela ne donnait rien. Ensuite, nous avons décidé que dorénavant Dieu serait le metteur en scène de la pièce qu'est notre vie. Il est le directeur et nous sommes ses agents. Ce concept, simple comme la plupart des bonnes idées, a été la clé de voûte de l'arche nouvelle et triomphante qui s'ouvrait sur notre liberté.

1. Les Alcooliques Anonymes, p. 44
2. Les Alcooliques Anonymes, p. 57

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.87


PENSÉE DU JOUR
Nous désirons, pour la plupart, être connus et compris à fond et pourtant nous résistons à ce dévoilement de nous-mêmes, puisque ce dévoilement s'accompagne de la peur de perdre. Cette peur peut se manifester dans des questions comme : « Qu'arrivera-t-il si l'être que j'aime meurt ou s'il s'en va ? Comment vais-je survivre ? » La perte ne sera pas aussi grande et ne me blessera pas autant si je ne m'investis pas tant. Souvent, nous sommes inconscients qu'après des moments intimes, nous reprenons nos distances en devenant ennuyés, irrités ou en colère par peur de perdre le contrôle de notre vie. Nous pouvons être certains que notre peur de l'intimité est normale, mais blessante si nous lui permettons de nous contrôler.

MÉDITATION DU JOUR
Je demande à Dieu de me rappeler qu'à moins d'accepter le risque d'une perte, je vais demeurer seul et vide.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Pour laisser quelqu'un m'aimer, j'ai besoin d'être vulnérable. Pour être vulnérable, je dois abandonner le contrôle. Je résisterai donc à me refermer ou à fuir.

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 28 mars


Faire face à nos émotions

« Nous pouvons craindre qu’être en contact avec nos émotions déclenche une avalanche de douleur et de panique. » Texte de base, p. 38

Lorsque nous consommions, plusieurs d'entre nous étaient incapables ou peu disposés à ressentir de nombreuses émotions. Si nous étions heureux, nous consommions pour être plus heureux. Si nous étions en colère ou déprimés, nous consommions pour masquer ces émotions. En perpétuant cette façon de faire durant toute notre dépendance active, nous sommes devenus si confus émotionnellement que nous n'étions plus sûrs de ce qu'étaient les émotions normales.
Après un certain temps en rétablissement, nous nous apercevons que les émotions que nous avions refoulées remontent soudainement à la surface. Il se peut que nous découvrions que nous ne savons pas comment identifier nos émotions. Ce que nous ressentons comme de la rage n'est peut-être que de la frustration. Ce que nous percevons comme une dépression suicidaire peut être simplement de la tristesse. C'est en de tels moments que nous avons besoin de demander l'aide de notre parrain (marraine), ou d'autres membres N.A. Assister à une réunion et parler de ce qui se passe dans notre vie peut nous aider à faire face à nos émotions plutôt que de les fuir par peur.

Juste pour aujourd'hui, je ne m'enfuirai pas devant les émotions désagréables que je pourrais ressentir. Je me servirai du soutien de mes amis en rétablissement pour m'aider à faire face à mes émotions.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 28 mars, p.92


Que ton intérêt porte sur l'action seulement, jamais sur ses résultats. Bhagavad-Gita

Pourquoi mon poids m'obsède-t-il encore ? Je suis abstinent, je tente mettre le programme en pratique, mais je ne peux renoncer au pèse-personne. J'éprouve une véritable panique à l'idée d'arrêter de surveiller constamment mon poids. Qu'arrivera-t-il si j'engraisse ? Et si je ne me pèse jamais, comment saurais-je si j'ai pris du poids ?
La difficulté, c'est que j'essaie de pratiquer le programme sans m'abandonner. Mais est-ce possible ? Si j'examine les trois premières Étapes, il est clair que ceux qui les ont écrites, et les millions de membres qui les ont mises en pratique, ont fait la preuve que le rétablissement n'est possible qu'en confiant nos vies déréglées à une puissance extérieure à nous. Si je dis que je crois en une Puissance supérieure, je peux faire un pas de plus et Lui confier mon poids. Je peux m'efforcer d'agir
— m'abstenir et mettre les Étapes en pratique
— en confiant les résultats à Dieu.

Pensée du jour : Si j'arrête de surveiller mon poids, Dieu s'en occupera à son heure. Je prie pour bien vouloir lâcher prise.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.88


« Parce que nous avons traité notre entourage avec amour, nous voilà réellement sur la voie spirituelle. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 96

L'un des principaux effets de la Neuvième Étape est de générer de l'intimité. En effet, en raison de l'ouverture et de la vulnérabilité que cette Étape exige, je développe une intimité accrue avec la personne concernée. De plus, je suis tellement solide, ouverte et courageuse pendant tout le processus que cela me branche directement sur mon âme. J'ai une relation plus intime avec moi-même, c'est-à-dire avec la partie la plus noble de ma conscience, celle qui coexiste avec ma Puissance supérieure.
Lorsque je mets les Étapes en pratique, je suis consciente de l'intimité que je vis avec ma Puissance supérieure, avec les autres et avec moi-même. C'est peut-être pour cela que c'est tout le processus qui compte, et pas seulement les résultats.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 28 mars, p.88


7. - D'abord, Je vais te donner la Clé de tous les mystères qui, pour l'instant, te cachent le Secret de Mon Être.

8. - Lorsque tu sauras faire usage de cette Clé, elle te permettra d'accéder à toute Sagesse, à tout Pouvoir, au ciel (esprit subjectif) et sur la terre. Oui, elle te donnera accès au Royaume des Cieux (esprit Divin), et alors tu n'auras plus qu'à y entrer pour devenir, consciemment, UN avec Moi.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.54


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.