Quand j'ai entendu dire qu'Al-Anon était un programme où nous apprenons à nous concentrer sur nous-mêmes, je me suis demandé ce que les gens penseraient de moi si j'agissais selon ce principe. Ils penseraient sûrement que je manque d'égards, que je suis peu soucieux des autres et indifférent. C'était ce que je reprochais aux alcooliques dans ma vie ! Je ne voulais pas être ainsi. J'essayais plutôt de faire pour les autres des choses qui semblaient empreintes d'amour et de générosité, même quand je n'en avais pas le goût. Je ne comprenais pas pourquoi je faisais si souvent du ressentiment après avoir posé de tels gestes.
Mes efforts pour être désintéressé en essayant de faire plaisir à tout le monde, sauf à moi-même, étaient inefficaces. Je me concentrais sur leur réaction plutôt que sur ce qu'il me semblait bon de faire. Il n'y avait rien d'inconditionnel dans cette façon de donner. Mon parrain m'a aidé à voir que si je prêtais davantage attention à moi-même et m'appliquais à faire ce que je pensais être le mieux, je serais libre de donner sans condition. Alors je pourrais être vraiment généreux.

Pensée du jour
Le programme Al-Anon est efficace quand je me concentre sur moi, que j'assiste à de nombreuses réunions Al-Anon et que j'accorde la priorité à mon rétablissement. À mesure que je deviens de plus en plus moi-même, je suis plus apte à traiter les autres avec amour et respect.

« Nous sommes plus aptes à aider les autres lorsque nous avons nous-mêmes appris comment parvenir à la sérénité. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions Al-Anon, Le Courage de Changer, 30 mars, p.90


En grandissant dans ma famille marquée par l'alcoolisme, j'avais développé beaucoup de confusion en ce qui concerne les relations interpersonnelles et l'intimité. Je désirais connaître l'intimité, mais j'étais terrifié dès que je me retrouvais dans une relation quelconque.
Mon père n'était pas en mesure de me faire vivre l'expérience de l'amour et de l'intimité dont j'avais besoin. jusqu'à ce que j'arrive à Al-Anon, j'éprouvais du ressentiment à ce sujet. En mettant en pratique les Étapes et en leur permettant d'agir sur moi, j'en suis venu à comprendre que mon père ne m'avait pas donné l'amour dont j'avais besoin parce qu'il ne l'avait pas en lui. Lui aussi, il avait de la difficulté avec l'intimité.
Aujourd'hui, j'apprends à entretenir la plus grande des relations intimes avec moi-même. À moins de vivre l'intimité avec moi-même en me traitant avec compassion, bienveillance, confiance, acceptation et amour, je ne peux pas être le mari, l’ami, le fils ou le père que je désire devenir.
L’intimité implique que je partage mes peurs et mes secrets les plus intimes en espérant que l'autre personne les acceptera. Un tel comportement me semble dangereux. J'ai grandi en ne faisant confiance à personne ; par contre, je sais que si je continue de faire ce que j'ai toujours fait, j'obtiendrai encore ce que j'ai toujours obtenu. Je veux changer.



Pensée du jour
Partager les aspects les plus intimes de moi-même dans un environnement Al-Anon sûr, c'est un risque que je suis prêt à prendre.

« ... J'ai appris à me connaître et à m'accepter. » Comment Al-Anon oeuvre pour les familles et les amis des alcooliques, p. 295

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 30 mars, p. 90


La conscience du groupe

...parfois le bien est l'ennemi du mieux... Le mouvement des AA devient adulte, p. 125

Ces mots s'appliquent à nos trois legs AA : Rétablissement, Unité, Service. Puissent-ils rester gravés dans mon esprit et ma vie à mesure que j'avance « sur le chemin de l'Heureux Destin » (Gros Livre, p. 186). C'est grâce à la conscience du groupe que les paroles citées plus haut ont été rappelées à notre cofondateur Bill W., qui les a souvent répétées par la suite. Elles lui ont fait voir l'essence de notre Deuxième Tradition : « Nos chefs ne sont que des serviteurs de confiance, ils ne gouvernent pas. »
Dans nos discussions en groupe, je crois que nous ne devrions jamais nous contenter de ce qui est « bien », mais viser à atteindre le « mieux ». Cette recherche en commun n'est qu'un exemple parmi d'autres de la présence d'un Dieu d'amour, tel que nous le concevons, qui s'exprime par la conscience du groupe. Ce sont des expériences comme celle-là qui m'aident à rester dans le droit chemin du rétablissement. J'apprends à combiner initiative et humilité, responsabilité et gratitude, et donc à goûter les joies d'un mode de vie vécu vingt-quatre heures à la fois.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 30 mars, p. 98


Revois ta journée !

Avant de nous mettre au lit le soir, nous passons notre journée en revue de façon constructive. Avons-nous été égoïstes ou malhonnêtes ? Avons-nous éprouvé du ressentiment, de la peur ? Devons-nous des excuses à quelqu'un ? Avons-nous gardé pour nous-mêmes quelque chose dont nous aurions dû discuter tout de suite avec une autre personne ? Avons-nous été bons et bienveillants avec chacun ? Y a-t-il quelque chose que nous aurions pu mieux faire ? Avons-nous pensé à nous-mêmes la plupart du temps ? Avons-nous cherché à être utiles aux autres, à apporter quelque chose dans la vie ?
Toutefois nous devons prendre garde de ne pas tomber dans l'inquiétude, le remords ou la réflexion morbide, car cela nuirait à notre action auprès des autres. Une fois notre examen de conscience terminé, nous demandons à Dieu de nous pardonner nos erreurs et de nous indiquer quelles mesures correctives nous devons prendre.
Les Alcooliques Anonymes, p. 79

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p.89


PENSÉE DU JOUR
Quand je suis préoccupé par mon impatience ou mon perfectionnisme, je peux méditer la devise : « Agir aisément ». Quand je sème des graines dans mon jardin, je ne vais pas les déterrer chaque jour pour voir à quel rythme elles grandissent. De la même façon, quand je m'investis dans mon groupe ÉA, nourri par l'expérience, la force et l'espoir de mes camarades membres, je peux me permettre tout le temps nécessaire à ma croissance : elle se manifestera pas à pas chaque jour.

MÉDITATION DU JOUR
Je demande à Dieu de ne pas être trop entreprenant et d'être satisfait de mon rythme naturel de croissance.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je suis nourri par un jardin fertile (mon groupe) et réchauffé par la chaleur de mon esprit (ma Puissance supérieure). Je vais m'épanouir à ma propre façon et à mon propre rythme.

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 30 mars


Être centré sur Dieu

« Au fur et à mesure que nous devenons moins centrés sur nous-mêmes et plus centrés sur Dieu, notre désespoir se transforme en espoir. » Texte de base, p. 117

Quel don magnifique que l'espoir ! Avant d'arriver à Narcotiques Anonymes, plusieurs d'entre nous vivaient dans le désespoir le plus absolu. Nous étions convaincus que notre sort était de mourir de notre maladie.
Beaucoup de membres rapportent avoir vécu sur un « nuage rose » durant leurs premiers mois dans le programme. Nous avons cessé de consommer, nous nous sommes fait des amis et la vie semble remplie de promesses. Tout va très bien. Puis la réalité s’installe. La vie est toujours la vie : il peut arriver que nous perdions notre emploi, que nos associés nous quittent, que nos amis meurent, que nous tombions malades. L’abstinence ne garantit aucunement que la vie sera toujours conforme à nos désirs.
Lorsque la réalité de la vie telle qu'elle est s'installe, nous nous tournons vers notre Puissance supérieure et nous nous rappelons que la vie est ainsi faite. Mais quoi qu'il arrive dans notre rétablissement, nous n'avons pas à désespérer, car il y a toujours de l'espoir. Cet espoir réside dans notre relation avec notre Puissance supérieure.
Cette relation, telle qu'exprimée dans la citation, se développe avec le temps : « Peu à peu nous devenons (...) plus centrés sur Dieu. » Comme nous comptons de plus en plus sur la force de notre Puissance supérieure, les conflits de la vie n'ont plus à nous entraîner dans l'océan du désespoir. Comme nous nous centrons davantage sur Dieu, nous nous centrons moins sur nous-mêmes.

Juste pour aujourd'hui, je compterai sur ma Puissance supérieure. Qu’importe ce qui m’arrivera, j’accepterai que ma Puissance supérieure me fournisse les ressources nécessaires pour le vivre.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 30 mars, p.94


La colère est un court moment de folie. Horace

Je dois prendre garde à mon attitude face à la colère. Je sais qu'il est sain de me « réapproprier » mes sentiments, et que je dois d'abord reconnaître que je suis furieux, si je veux composer avec cette émotion aussi puissante que destructrice. Cependant, il faut du temps pour atteindre l'équilibre ; parfois, je vais carrément d'un extrême à l'autre. Lorsque j'explose de rage contre quelqu'un et que j'explose, je sens que j'ai perdu la maîtrise de moi-même ; mais le programme m'enseigne que je peux réparer mes torts. Lorsque je n'ai pas le courage d'exprimer verbalement ma colère, je peux m'en libérer par écrit ou en partageant mon émotion avec quelqu'un. Il ne me reste plus alors qu'à me pardonner.
Ce qui est extraordinaire, c'est qu'au fur et à mesure que je progresse dans mon mode de vie, je trouve de moins en moins de raisons de me fâcher.

Pensée du jour : Pour moi, l'attitude saine devant la colère n'est pas de me la cacher. C'est de n'avoir aucun besoin de réagir avec colère contre les gens, les choses ou les événements.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p.90


« Un autre élément très efficace de notre programme est notre engagement. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 120

Lorsque je suis arrivée chez les OA, le service m'effarouchait.
Je me trouvais toutes sortes d'excuses pour ne pas m'y mettre : « Je suis trop nouvelle », « Je ne connais pas assez bien le programme pour faire cette tâche-là », « Cela va prendre un temps précieux que je pourrais accorder à ma famille ou à mon travail » et, la meilleure : « Auparavant, j'ai donné trop de mon temps et de moi-même à d'autres organismes. Comme je suis incapable de contribuer sainement, je vais maintenant faire très attention. »
Afin de pouvoir récolter les bienfaits du service, j'ai dû franchir les obstacles que j'avais érigés moi-même pour saboter mes tentatives de me rétablir. J'ai dû proposer mes services sans réserve même si je ne croyais pas avoir assez d'expérience, de rétablissement ou d'équilibre pour m'impliquer dans une mesure appropriée. Je croyais que je me facilitais la tâche en refusant de servir, mais en réalité, je me compliquais la vie en me privant d'un outil essentiel à mon rétablissement.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 30 mars, p.90


11. - « Ce que tu PENSES en ton CŒUR (intérieurement) se réalisera ».

12. - Détends-toi et médite ces paroles pour qu'elles se gravent fermement dans ton esprit.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p.55


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.