Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs membres des groupes d'entraide qui vivent avec succès le mode de vie des 12 Étapes se rendent compte qu'ils ont des moments où ils ont l'impression d'être en manque de sobriété émotive. Le manque de sobriété émotive dans les groupes d'entraide est qualifié par les expressions ivresse sèche ou ivresse mentale. La psychologie parle plutôt de psychose ou de délire, c'est-à-dire d'une perte de contact avec la réalité (Délire : du latin de lira, hors du sillon, hors des rails, « déconnecté ».) En fait, la personne qui est atteinte d'une dépendance ou d'une codépendance et qui n'a pas consommé de nouveau ou répété les comportements toxiques et qui est ainsi affecté est habituellement déconnectée du mode de vie.

Supposons quelqu'un qui se présente en état d'ivresse dans un congrès des Alcooliques anonymes et qui est tout à fait sûr de ne pas être alcoolique. Il est bien saoûl dans un congrès des AA mais il n'est pas alcoolique. « Oh non, jamais de la vie ! » Il vient là uniquement pour voir ce qu'il pourrait faire pour aider un de ses copains qui a un petit problème de p-poisson ! A-t-il perdu contact avec la réalité ? Ne tient-il pas des propos bizarres ? N'est-il pas en état de psychose ? Une psychose dans ce cas-ci induite par une substance, l'alcool, la bouffe, le jeu ou par des comportements comme le contrôle. Pour acquérir cette sobriété émotive, il nous a fallu et nous faut encore de la maturité, de l'équilibre, de l'humilité dans nos relations personnelles, dans nos relations avec nos semblables et avec Dieu.

Certains d'entre nous se refusent à l'expérience des autres qui nous entourent. Certains membres cherchent encore la solution par leurs propres efforts. C'est un peu comme ramer dans une chaloupe avec une seule rame. D'autres semblent parler de leurs expériences et de l'esprit du mode de vie mais n'apparaissent pas le mettre en pratique dans tous les domaines de leur vie. C'est comme ramer dans une chaloupe avec une seule rame à la fois alternant d'un bord à l'autre. Si Dieu nous a délivrés de notre dépendance ou de notre codépendance, il peut en faire de même avec nos défauts si nous sommes prêts à ce que ce Dieu d'amour les élimine et si humblement nous Lui demandons de les faire disparaître.

Avec l'aide de Dieu et du mode de vie des groupes d'entraide, nous sommes libres de vivre et d'aimer ; nous sommes capables de faire ce qu'il faut pour atteindre une sobriété émotive. Aujourd'hui, nous prenons soin de nous en établissant des limites raisonnables avec les gens qui nous entourent et en rétablissant les liens qui ont été brisés avec ceux et celles qui nous entourent. Aujourd'hui, nous arrivons à exprimer assez clairement ce que nous croyons acceptable et inacceptable, agréable et désagréable, ce qui fait monter un yeark, un ok ou même un yum-yum !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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