Deux personnes très proches de moi étaient des alcooliques qui débutaient dans leur réhabilitation. Durant les années de consommation d'alcool, ma vie était devenue tellement entrelacée à leur vie et à leur comportement autodestructeur que j'avais perdu de vue l'idée que je pouvais être heureux même s'ils étaient déprimés, que je pouvais mener une vie sereine même s'ils recommençaient à boire. J'ai franchi un point tournant de mon rétablissement dans Al-Anon quand quelqu'un m'a dit : « Il va falloir que tu apprennes à t'en sortir, que les alcooliques s'en sortent ou non. »
À partir de ce jour, j'ai essayé de garder à l'esprit que j'avais ma propre vie et ma propre destinée à vivre. Après avoir séparé mon bien-être de celui des alcooliques, il m'a été plus facile de me détacher des décisions qu'ils prenaient quant aux comment et où, quand et avec qui ils vivraient leur vie. Parce que mon destin — ma vie même—n'était plus lié directement à leur destin, j'étais capable de les accepter pour ce qu'ils étaient et d'écouter leurs idées et leurs inquiétudes sans essayer d'exercer un contrôle. Grâce à Al-Anon, je peux concentrer mon énergie là où j'ai vraiment un certain contrôle — sur ma propre vie.

Pensée du jour
Mon temps est trop précieux pour le gaspiller en vivant dans le futur ou en m'inquiétant de choses sur lesquelles je n'ai aucun pouvoir. Aujourd'hui, je me bâtis une vie merveilleuse.

« À mesure que je m'efforce de me concentrer sur moi, je suis soulagé en constatant que je peux lâcher prise face aux problèmes des autres au lieu d'essayer de les résoudre. » Al-Anon est pour les enfants adultes des alcooliques

Al-Anon, Le Courage de Changer, 17 juillet, p. 199


La première limite que j'ai appris à établir dans mon rétablissement concernait ma façon de réagir aux sarcasmes. Quelqu'un avait entamé une discussion au sujet d'un conflit. Même si je m'efforçais en toute bonne foi d'en arriver à une solution mutuellement acceptable, j'essuyais des sarcasmes répétés. Après un moment, j'ai dit à mon interlocutrice que si ces sarcasmes continuaient, je refuserais de poursuivre les discussions jusqu’à ce qu'elle accepte de le faire d'une manière respectueuse et productive. Comme ce comportement désagréable continuait, je me suis levé et je suis allé m'occuper de ce que j'avais à faire. Après quelques épisodes semblables, les sarcasmes se sont faits plus rares dans mes discussions avec cette personne. Elle avait d'abord réagi avec colère, mais j'ai ensuite obtenu son respect quand mes gestes se sont harmonisés avec mes intentions. Toutefois, le résultat le plus important a été une plus grande estime de moi. Exprimer clairement ce que je juge acceptable est un des outils que j'utilise pour prendre soin de moi. Cela tombe dans la catégorie des choses que je peux changer, comme le dit la Prière de Sérénité. Pour établir des limites raisonnables et efficaces, il est important que je fasse la différence entre mes responsabilités et celles des autres. Là aussi, la Prière de Sérénité peut m'aider. Je peux ensuite décider des gestes que je poserai ou que je ne poserai pas. Je suis libre de prendre soin de moi de la manière que je juge nécessaire, que les autres apprécient ou non les choix que je fais.

Pensée du jour
Aujourd'hui, je prends soin de moi en établissant des limites raisonnables avec les gens qui m'entourent.

« Vous ne pouvez pas établir des limites tout en vous efforçant de ménager les sentiments des autres. » The Forum, septembre 2000, p. 28

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 17 juillet, p. 199


« Capitulation et examen de conscience »

Ce qui m'a stabilisé, c'est de chercher à donner, non à recevoir. À mon avis, c'est comme ça que fonctionne la sobriété émotive. Quand nous examinons toutes les choses qui nous dérangent, les grandes comme petites, nous trouvons toujours à la racine une dépendance malsaine et les exigences tout aussi malsaines qui en découlent. Puissions-nous toujours, avec l'aide de Dieu, renoncer à ces exigences qui nous entravent. Nous pourrons ainsi vivre et aimer librement. Nous pourrons peut-être également transmettre, à nous-mêmes et à d'autres le message de la sobriété émotive. Le Langage du Cœur, p. 250-251

Pendant des années, l'alcool a été la substance chimique qui modifiait mon état d'esprit et cette dépendance m'a rendu incapable d'interactions affectives avec les autres. Je me croyais tenu de ne compter que sur moi, d'être autosuffisant et très motivé dans un monde où l'on ne peut se fier à personne. Mais j'ai fini par perdre le respect de moi-même et me suis retrouvé totalement dépendant, incapable d'avoir confiance en moi ou de croire en quoi que ce soit. J'ai dû capituler et faire un examen de conscience, tout en échangeant avec des nouveaux, afin de pouvoir humblement demander de l'aide.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, p. 207


Informer le public ?

« Des AA bien connus du public disent parfois : ' Si j'affirme en public que je suis membre des AA, j'en attirerai beaucoup d'autres. ' Ils expriment ainsi l'idée que notre tradition d'anonymat est injustifiée — du moins pour eux.
« Ils oublient que lorsqu'ils buvaient, le prestige et la réussite sociale étaient leurs principaux objectifs. Ils ne réalisent pas qu'en enfreignant la règle de l'anonymat, ils entretiennent inconsciemment leurs anciennes et dangereuses illusions. Ils oublient que pour conserver l'anonymat, il faut souvent sacrifier son propre désir de puissance, de prestige et de fortune. Ils ne réalisent pas que si cette tendance se généralisait parmi les AA, le cours de notre histoire se modifierait ; nous sèmerions le germe qui détruirait notre propre Mouvement.
« Par contre, je suis heureux de signaler que si beaucoup ont été tentés — et j'en suis — peu de membres, en Amérique, brisent la règle de l'anonymat dans les médias. » Lettre, 1958

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p. 198


PENSÉE DU JOUR
Je dois faire mon inventaire écrit en profondeur, remontant le plus loin possible dans mes souvenirs parce que c'est là que se trouve la racine de mon problème. C'est durant l'enfance que j'ai développé un genre de comportement qui, selon ce que je croyais, me protégerait contre toute souffrance, m'assurerait d'une sécurité financière et émotive et m'obtiendrait l'approbation et les éloges des autres. La Quatrième Étape est un réducteur de l'ego. Pour atteindre cette étape, j'ai dû admettre que je n'avais pas été capable d'atteindre la paix d'esprit et l'équilibre émotif en utilisant mes vieux styles de comportements et de pensées.

MÉDITATION DU JOUR
Je demande à ma Puissance supérieure de comprendre qu'Elle acceptera mon effort sincère pour déceler mes points forts aussi bien que mes faiblesses.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je n'ai pas à faire les choses à la perfection pour que ma Puissance supérieure m'approuve !

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 17 juillet


Nous servir de nos « rêves de consommation »

« Acceptons-nous pleinement que chacune de nos tentatives de devenir abstinents ou de contrôler notre consommation a échoué ? » Texte de base, p. 25

La pièce est sombre. Vous avez le front couvert de sueur. Votre cœur bat à tout rompre. Vous ouvrez les yeux, convaincus que vous venez de foutre en l'air votre temps d'abstinence. Vous avez rêvé que vous consommiez : tout y était, comme dans la réalité, les gens, les lieux, les habitudes, le malaise au creux du ventre, tout. Il vous faut quelques instants avant de réaliser que ce n'était qu'un cauchemar et qu'en réalité il n'est rien arrivé. Peu à peu, vous vous calmez et vous vous rendormez.
C'est le lendemain qu'il vous faut examiner ce qui s'est vraiment passé la nuit précédente. Vous n'avez pas consommé hier soir... mais à quel point êtes-vous tentés de consommer aujourd'hui ? Avez-vous encore l'illusion de pouvoir contrôler votre consommation ? Savez-vous ce qui vous arriverait, sans l'ombre d'un doute, si vous preniez une seule fois de la drogue ? Qu'est-ce qui vous protège d'une vraie rechute ? Votre programme est-il solide ? Qu'en est-il de votre relation avec votre parrain (marraine), avec votre groupe d'appartenance et avec votre Puissance supérieure ? Les rêves de consommation ne sont pas nécessairement l'indication d'une faille dans votre programme ; rien n'est plus naturel pour un dépendant que de rêver de consommer. Certains d'entre nous considèrent ces rêves de consommation comme des cadeaux de leur Puissance supérieure pour qu'ils se souviennent de l'insanité de la dépendance active et qu'ils soient encouragés à renforcer leur rétablissement. Sous cet éclairage, nous pouvons être reconnaissants d'avoir de tels rêves de consommation. Même s'ils sont effroyables, ils peuvent s'avérer une bénédiction... si nous nous en servons pour renforcer notre rétablissement.

Juste pour aujourd'hui, j'examinerai mon programme personnel. Je parlerai à mon parrain (marraine) de ce que j'ai trouvé et je chercherai des façons de renforcer mon rétablissement.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 17 juillet, p. 209


La nature ne nous trompe jamais ; c'est nous-mêmes qui nous trompons. Jean-Jacques Rousseau

Ce n'est pas la nature qui est responsable de ma compulsion alimentaire. Les signaux de mon estomac sont les mêmes pour moi que pour les autres : ils m'avertissent que je dois me nourrir si je veux survivre. Or, lorsque j'ai commencé à manger pour satisfaire ma faim émotive, ce simple mécanisme s'est déréglé et je n'ai rien pu y faire avant de connaître l'abstinence chez les Outremangeurs Anonymes. Manger compulsivement a quelque chose de paradoxal : l'appétit est comblé mais la voracité s'intensifie.
Aujourd'hui, je vis selon les règles de la nature : je mange ce dont j'ai besoin, avec tout le plaisir, la satisfaction et la liberté auxquels Dieu me donne droit.

Pensée du jour : Les mangeurs normaux peuvent parfois se permettre de manger pour combler des besoins autres que physiologiques. Pour ma part, je m'abstiens de faire un tel usage de la nourriture.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p. 199


« Nous avons cherché par la prière et la méditation à améliorer notre contact conscient avec Dieu. » Onzième Étape

Après mon premier contact conscient avec ma Puissance supérieure, j'ai tenté de recréer ce lien afin de conserver ma sensation de flotter sur un nuage. Cela n'a pas duré très longtemps. En général, je me souvenais de demander à Dieu de m'aider uniquement après avoir trop parlé, après avoir fait les choses à ma manière ou essayé toutes les autres méthodes. J'ai acquis de l'humilité lorsque je me suis révélé incapable de faire ce qui me tenait le plus à cœur, soit intégrer Dieu dans tous les domaines de ma vie. Pourtant, je croyais en notre mode de vie. À quoi d'autre aurais-je pu m'accrocher ? L'humilité, la foi et le service m'ont fait revenir aux réunions pendant six ans au cours desquels je n'ai eu aucune perte de poids et parfois aucune abstinence continue. Mais je croyais tout de même que l'espoir contenu dans les promesses m'était aussi destiné, c'était inévitable. Alors comment se fait-il qu'à présent, j'aie une abstinence rigoureuse qui me fait perdre du poids ? Parce que je suis resté jusqu'à ce que le miracle se produise pour moi.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 17 juillet, p. 199


3. - Donc, selon que Je commence à éveiller en toi la conscience de ce que Je Suis au-dedans de toi, afin que ta conscience humaine devienne de plus en plus un conduit Impersonnel, par lequel Je puisse M'exprimer, Je te révélerai, graduellement, la Réalité de Mon Idée en dissipant, une par une, les illusions qui à travers les âges M'ont caché à toi, Me permettant de manifester par toi sur la Terre, Mes Attributs Célestes dans toute leur Perfection humainement Divine.

4. - Je ne t'ai donné, en tout cela, qu'une lueur de Ma Réalité. Mais, dans la mesure où ce qui t'a été révélé t'est compréhensible, il te sera donné davantage du dedans de toi et ceci sera bien plus merveilleux que ce qui t'a déjà été révélé.

La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p. 119-120


Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.