Pensées 09 septembre 2011
Bonjour à toutes et à tous
« La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard. » ( Confucius ) La volonté ne fonctionne pas pour une personne qui vit une dépendance. Son idée de la volonté, c'est de se cogner le nez à multiples reprises et de persister à répéter les mêmes gestes dans l'espoir d'avoir des résultats différents. Nous avons entendu dire que c'est aussi difficile pour elle que de se soulever du sol en tirant sur ses lacets. Un dépendant est en difficulté au moins sur deux niveaux. Premièrement, il y a une différence physique permanente dans la façon dont le corps et l'esprit d'un dépendant réagit à la substance ou aux comportements toxiques dont il se sert pour se geler. Et d'autre part, quelque chose dans son inconscient bloque toute tentative d'arrêter de boire, de consommer, de manger avec excès, etc.
Si vous aviez failli mourir à chaque fois que vous avez mangé des fruits de mer, alors vous pouvez simplement arrêter de manger des fruits de mer. Ça semble une solution bien simple à ce problème. Mais, ce genre de solution ne semble pas fonctionner chez un dépendant, parce que sa volonté ne fonctionne pas quand il essaie d'arrêter de boire, de consommer ou de manger avec excès. Pour le diabétique, renoncer au sucre semble une grosse montagne impraticable et inaccessible.
Ce qui est nécessaire est un substitut fiable pour la volonté, et c'est là que l'idée d'une Puissance supérieure prend toute sa signification. Quand le problème est assez important et que le bas-fond apparaît (et c'est la même chose pour les codépendants lorsqu'ils veulent cesser de vouloir contrôler les choses et veulent se mêler de leurs affaires), ils en viennent à reconnaître que, sans une sorte d'intervention divine, tout espoir d'abstinence est perdu. Souvent c'est là qu'ils commencent à chercher de l'aide en dehors d'eux-mêmes.
Et étonnamment, c'est au plus profond de leur être qu'ils découvrent Dieu, sous l'aspect spirituel d'une Puissance supérieure. Cette Ps génère alors le désir et la bonne volonté de se rétablir. « La Bonne Volonté est la Volonté de Dieu. » ( Baden-Powell ) Même l'athée se tourne souvent vers son groupe d'entraide ou un parrain pour cette aide extérieure. En même temps que l'ego malade du dépendant perd son emprise et se dégonfle, la Puissance supérieure qui a toujours été là, semble alors entrer alors en action dans ce qui est perçu comme un profond mystère. Et c'est difficile de savoir si c'est la poule qui vient avant l'œuf...
Pour nous, l'abstinence est un état de corps et la sobriété un état d'esprit. Et comme le corps et l'esprit ne sont pas séparables sinon dans la mort, ça vient souvent mais pas tout le temps ensemble. Notre Puissance supérieure nous en fait cadeau aujourd'hui et il ou elle nous donne aussi le désir de tout faire pour y arriver et la conserver. Notre Puissance supérieure fait pour nous ce que nous sommes incapables de faire nous-mêmes et fait par nous ce que sommes capables d'accomplir.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles