Pensées 23 septembre 2011
Bonjour à toutes et à tous
Nos émotions au début de notre rétablissement et au cours de notre actif étaient comme blancs ou noirs (nous aimions ou nous détestions) puis tranquillement ont passé à toutes les teintes de gris (nous aimons un peu, beaucoup, passionnément, à la folie …). Une autre dimension s'est ajoutée à la lumière de nos émotions : la couleur.
Si nous éprouvons un ressentiment, de la colère, de la rage, nous pouvons imaginer, visualiser une couleur rouge. Cette couleur est conforme à l’expression populaire « être rouge de colère ». Nous pouvons également observer manifestement à la surface du visage, un changement de couleur qui passe du rose au rouge écarlate parfois. Le corps, à ce moment, participe et vit l’intensité émotionnelle de la colère, de la rage.
Si tout va pour le mieux et que nous sommes sur un petit nuage de bonheur ; alors l’expression populaire « voir la vie en rose » peut s‘appliquer. Nous pouvons de même ressentir l’effet de la couleur rose sur nos émotions intérieures comme être sur un nuage rose... Dans l’expression « avoir une peur bleue » nous avons une autre couleur qui se manifeste également sur notre visage par un changement de teinte de la peau lorsque nous avons par exemple risqué d'être victime d'un accident.
De la même façon que les couleurs peuvent susciter des émotions comme le calme, la détente, la sérénité avec le vert, la réflexion intérieure ou la spiritualité avec le bleu. De même nous pouvons dire en retour que nos états émotionnels correspondent à telle ou telle couleur. Lorsque nous disons que nous « broyons du noir » cela signifie que nous sommes dans une obscurité intérieure, un mal être qui nous empêche de distinguer toute lumière d’espoir. Les couleurs sont souvent le reflet de l’état émotionnel de la personne au moment présent. Certains appellent cela l’aura.
« Le rire se termine vite. L'émotion, on l'emmène avec soi. C'est un peu pareil qu'entre faire l'amour et être amoureux. » ( Gérard Jugnot ) Toutes les peines, la confusion, les joies que nous ressentons n'ont rien d'exceptionnel, elles font partie des couleurs de la vie. Nous rendons grâce à Dieu, le peintre qui se sert de ces couleurs, pour celles que nous avons vécues hier et pour celles que nous percevons aujourd'hui. Merci pour tous ces arcs-en-ciel !
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
Un de mes défauts de caractère consiste à rendre la pareille devant un comportement qui me touche directement — à réagir aux insultes par plus d'insultes, à la rudesse par de la rudesse. Je n'avais jamais songé à agir autrement jusqu'à ce que je commence à me rendre à mon travail avec un membre Al-Anon de longue date. Chaque jour, quand mon amie arrêtait pour acheter le journal du matin, la personne derrière le comptoir répondait d'un ton bourru et hostile. Peu importe avec quelle rudesse elle était traitée, mon amie se comportait immanquablement avec courtoisie. J'étais outrée ! Al-Anon ne nous dit-il pas que nous ne sommes pas obligés d'accepter un comportement inacceptable ? J'ai fini par lui en parler.
Elle m'a dit qu'étant donné que c'était le seul kiosque à journaux des alentours, elle préférait se détacher de ce comportement plutôt que de se passer de son journal du matin. Elle m'a expliqué qu'elle était impuissante devant l'attitude des autres, mais qu'elle n'avait pas à leur permettre de l'inciter à abaisser ses propres valeurs. Autant que possible, elle choisit de traiter tous les gens qu'elle rencontre avec courtoisie. Les autres sont libres de faire leurs propres choix.
Pensée du jour
Aujourd'hui, je ferai en sorte que « ça commence par moi ». Je ne suis pas obligé d'accepter un comportement inacceptable ; je peux commencer par ne pas me permettre ce même comportement. Je peux choisir de me comporter avec courtoisie et dignité.
« ... ma liberté et mon indépendance ne dépendent vraiment d'aucun acte de défi ou de confrontation. Elles dépendent de mes propres attitudes et sentiments. Si je réagis constamment, je ne suis jamais libre. » Al-Anon est pour les enfants adultes des alcooliques
Al-Anon, Le Courage de Changer, 23 septembre, p. 267
Je souffrais d'un besoin compulsif d'être parfaite que j'avais développé en grandissant avec une mère alcoolique. J'avais constaté qu'essayer d'être parfaite était le meilleur moyen de défense contre sa colère. Il n'y avait aucune façon de prévoir ce qui allait irriter ma mère, et je croyais que des comportements et des accomplissements parfaits pourraient me protéger de ses réactions menaçantes.
Une amie qui avait remarqué l'habitude destructrice que j'avais de me critiquer moi-même m'a fait part d'une bévue qu'elle avait faite un beau matin. Au lieu de verser son jus d'orange dans un verre, elle l'avait versé dans son café comme si c'était de la crème. Elle savait que si j'avais commis la même bévue, je me serais vertement reproché mon imperfection, et elle avait bien raison. J'étais complètement déconcertée par la manière dont elle faisait fi de cette erreur. Je l'enviais d'avoir pu simplement jeter son mélange de jus et de café pour s'en faire un autre. Comment pouvait-elle rire si facilement de cet incident ? Je ne savais pas comment me traiter avec autant de bienveillance et d'indulgence.
Il y a un outil Al-Anon en particulier qui m'a aidée à mettre la leçon de mon amie en pratique dans ma propre vie. Entendre et relire souvent le slogan « Est-ce si important ? » m'a aidée à intégrer cette question dans ma vie quotidienne. J'ai finalement compris que verser du jus d'orange dans un café n'entraîne aucune conséquence grave. J'ai appris à distinguer les comportements ayant des conséquences graves de ceux qui n'en ont pas. J'ai finalement compris que nos actes sont une question de responsabilité, et non de jugement. J'ai maintenant appris à être aussi bienveillante à mon égard que je le suis à l'égard des autres.
Pensée du jour
Quel est le baromètre que j'utilise pour répondre à la question « Est-ce si important ? »
« La plupart du temps, je constate que ce que j’aurais pu considérer comme un désastre est en réalité sans importance. » Le Courage de changer, p. 228
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 23 septembre, p. 267
J'étais une exception
(Bill W.) me dit, doucement et simplement : « Crois-tu que tu es des nôtres ? » Alcoholics Anonymous, 3e Éd., p. 413
À l'époque où je buvais, je me croyais une exception. Je croyais que j'étais au-dessus des obligations courantes et que je pouvais en être dispensé. Je ne me rendais pas compte que cette attitude me donnait en contrepartie l'impression de ne jamais avoir de place nulle part. À mes débuts dans le mouvement, je ne m'identifiais aux autres que par mon alcoolisme. Quel merveilleux réveil ce fut pour moi de m'apercevoir que si des êtres humains faisaient de leur mieux, je ne faisais pas autre chose moi-même ! Toutes les peines, la confusion, les joies qu'ils ressentent n'ont rien d'exceptionnel, mais font également partie de ma vie, comme de celle de tout le monde.
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 23 septembre, p. 275
Remercier
Bien qu'il me soit encore difficile d'accepter chaque jour la douleur et l'angoisse en toute sérénité — comme ceux qui sont plus avancés que moi sur la voie spirituelle — je peux tout de même dire merci pour la douleur du moment.
Je trouve la bonne volonté qu'il faut pour prendre cette attitude en me rappelant les leçons des souffrances passées — des leçons qui m'ont procuré les bienfaits dont je jouis actuellement. Je me rappelle comment les angoisses de l'alcoolisme, les souffrances nées de la révolte et de l'orgueil contrarié m'ont souvent conduit à la grâce divine et à une liberté nouvelle. Grapevine, mars 1962
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p. 266
PENSÉE DU JOUR
Je suis un coupable impénitent ! Le Programme des Douze Étapes m'aide à me sortir de ce penchant. Lentement, mes yeux s'ouvrent à la vérité de mon comportement et je comprends comment ce comportement nourrit ce penchant. Dans le passé, j'inondais mes journées de : « Je dois faire », « j'ai à faire » et « je devrais faire », de sorte que chaque soir, je me sentais exténué et coupable de ce qui n'avait pas été fait. Chaque matin commençait avec les restes de culpabilité découlant de mon comportement du jour précédent. Le futur m'apparaissait comme une répétition du passé : pas assez de temps pour atteindre l'accomplissement parfait de chaque devoir et de chaque désir. Dans la mise en pratique du Programme, je suis devenu conscient de mon penchant et du tort qu'il me faisait. Cette prise de conscience est suivie par l'acceptation, le pardon et ensuite l'action.
MÉDITATION DU JOUR
Aide-moi à me concentrer sur la Troisième Étape aujourd'hui. Cette Étape me rappelle constamment que Ta volonté à mon égard n'a pas « d'arrière-goût » de culpabilité.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Me sentir coupable est une complaisance qui me blesse toujours et m'empêche de jouir du moment présent. Je choisis de m'en libérer.
Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 23 septembre
Le commérage
« En accord avec les principes de rétablissement, nous nous efforçons de ne pas juger, de ne pas mettre des étiquettes et de ne pas moraliser. » Texte de base, pp. 13-14
Avouons-le, dans Narcotiques anonymes, nous vivons dans une sorte de cage en verre. Les autres membres en savent plus sur notre vie privée que quiconque auparavant. Ils savent avec qui nous passons notre temps, où nous travaillons, quelle étape nous travaillons, combien d'enfants nous avons, et ainsi de suite. Et ce que les membres ne savent pas, ils se l'imaginent probablement.
Nous pouvons être malheureux quand les autres font du commérage sur notre compte. Mais, si nous nous retirons de la fraternité et si nous nous isolons pour échapper aux commérages, nous nous privons également de l'amour, de l'amitié et de l'expérience unique de rétablissement que les autres membres ont à offrir. Le meilleur moyen pour faire face aux commérages est de tout simplement accepter les choses telles qu'elles sont, de nous accepter nous-mêmes tels que nous sommes et de vivre notre vie selon les principes du rétablissement. Plus nous nous sentirons ancrés dans notre programme personnel et dans nos décisions, plus nous nous sentirons guidés par notre Dieu d'amour, moins l'opinion des autres nous dérangera.
Juste pour aujourd'hui, je me suis engagé à m'impliquer dans la Fraternité N.A. L'opinion des autres n'influencera pas mon engagement dans le rétablissement.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 23 septembre, p. 279
Mépriser aujourd'hui, c'est prouver qu'on n'a rien compris d'hier. Maurice Maeterlinck
Si j'aime la journée d'aujourd'hui, c'est parce que mon mode je vie m'a donné une profonde compréhension et une immense gratitude pour ce qui j'ai vécu hier. Lorsque je regarde ce que j'étais, j'ai l'impression d'avoir triomphé de l'indigence spirituelle et du désespoir pour accéder à ma foi nourricière d'aujourd'hui.
Le bourgeonnement de ma vie actuelle - mon abstinence, ma belle apparence et ma joie de vivre — a pris racine dans ma vie d'hier : les excès alimentaires, l'embonpoint, la dépression et l'état maladif de mon corps, de mon âme et de mon cœur.
Je rends grâce à Dieu pour ce que j'étais hier et pour ce que je suis aujourd'hui.
Pensée du jour : S'il m'arrive d'être nostalgique en pensant à hier, ce n'est jamais au détriment d'aujourd'hui.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p. 267
« Mais que devons-nous dire à Dieu dans nos prières ? Ce qui nous vient à l'esprit. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 109
Autrefois, je croyais que le Dieu que j'avais choisi ne voulait pas m'entendre déblatérer ni Lui parler de mes peurs, de ma colère, ou de mon insécurité. Mais maintenant que je suis en rétablissement. Ma conception de Dieu est celle d'un Être aimant, compréhensif et qui a le sens de l'humour. Mon Dieu est toujours prêt à m’aimer tel que je suis, même lorsque je n'y arrive pas moi-même. À présent, je sais à quel point je suis en paix lorsque je m'abandonne complètement et que je n'ai ni le besoin ni le désir de contrôler qui ou quoi que ce soit. Enfin, grâce à ma Puissance supérieure, je sais que peu importe comment je formule mes prières, je peux Lui confier mes problèmes et n'outremanger sous aucun prétexte !
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 23 septembre, p. 267
31. - Parce que le Je Suis de Mon ministre et le Je Suis de chaque disciple sont Un, un en conscience, un en compréhension, un en amour et un en dessein, lequel dessein est l'accomplissement de Ma Volonté.
32. - Ce Je Suis est entièrement Impersonnel. Il ne connaît ni le temps, ni l'espace, ni des entités différentes, mais, utilise simplement les personnalités du ministre et des assistants, ainsi que la circonstance du contact personnel, comme un moyen de donner une voix à Mon Idée qui toujours lutte au-dedans pour s'exprimer, matériellement.
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p. 160-161
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue
les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans
et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide.
Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe
qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique
ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider
à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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