Pensées 26 octobre 2011
Bonjour à toutes et à tous
Le commérage très souvent n'est qu'une excuse pour éviter de fixer notre attention sur nous. Les commérages, ce sont tous les cancans, les indiscrétions, les racontars, les médisances, les potins et potinages, les ragots. Un écrivain américain ironisait sur le phénomène ainsi : « Le commérage, c'est quand vous entendez dire du bien de quelqu'un que vous n'aimez pas. » ( Earl Joseph Wilson )
Que serait notre vie sans ces petits (ou grands) commérages ? Pour plusieurs, la vie semble assez intéressante chez leurs voisins et amis puisqu'ils aiment bien nous raconter les péripéties de leur quotidien. Le téléphone arabe n’a pas grand'chose d'arabe ! L’heure du thé anglais a toujours été l’occasion d’échanger des informations sur les autres, des 'gossips'. Il y aussi l’intérêt pour la vie des stars en Amérique, qui est plus qu’un phénomène social, c’est devenu une industrie de sensation qui pèse lourd en matière de profit surtout pour les paparazzi. Le commérage a grandi d’échelle et le monde entier nous est accessible.
Les émissions de télé réalité ont un franc succès auprès d’un très large auditoire avide de renouer avec la coutume humaine de se mêler des histoires des autres. Plus besoin d’épier à travers la fenêtre ou engager une conversation sympathique avec un voisin dans l’espoir de récolter les dernières nouvelles. La télé nous offre des émissions qui favorisent les cancans et les racontars, avec quelquefois un décor féerique. Les téléspectateurs peuvent même éliminer celui ou celle qui ne leur a pas donné assez de sensations.
« Celui qui écoute les médisances est encore plus coupable que celui qui les rapporte. »( Al-Fadl Ibn Sahl ) Le commérage est comme la médisance, l'ennemi mortel de la charité. La Dixième Tradition de notre mode de vie nous invite à ne pas répéter de moqueries malveillantes, des sarcasmes grossiers ou des critiques contre qui ou quoi que ce soit dans nos réunions ou ailleurs. Pour bien transmettre le message de rétablissement, nous n'avons pas à déprécier les autres. Souvent, quand nous déprécions quelque trait de personnalité chez quelqu'un, c'est qu'en dedans de nous, au plus profond de nous quelquefois, ce trait existe et sa présence nous choque.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
Je me souviens très clairement des paroles peu aimables des autres. Les critiques me bouleversaient. Les moqueries me paralysaient durant des jours. Il ne m'est jamais venu à l'idée qu'on abusait de ma crédulité ou que les paroles blessantes pouvaient être fausses. Tout le monde semblait savoir à quel point je n'étais pas correct et mon identité était étroitement liée à la honte. Mon estime personnelle sombrait de plus en plus profondément.
À mon tour, je traitais les autres avec cruauté. Je m'amusais follement à attaquer les défauts de caractère de quelqu'un d'autre quand j'étais en compagnie d'amis. Je me sentais mieux durant quelques minutes — mais pas pour longtemps et seulement aux dépens des autres. Le commérage n'a jamais enrichi le caractère de qui que ce soit. Ce n'était qu'une excuse pour éviter de fixer mon attention sur moi.
Pensée du jour
Plusieurs parmi nous avons tendance à réagir au lieu d'agir. Quand nous souffrons, nous pouvons avoir envie de frapper et de faire souffrir quelqu'un d'autre. Dans Al-Anon, nous apprenons qu'il est possible d'interrompre ce réflexe automatique assez longtemps pour décider quel comportement nous voulons vraiment adopter.
La méchanceté d'une autre personne n'est pas une raison pour que j'abaisse le niveau de mon propre comportement. Quand j'endosse la responsabilité de mes actes, sans me soucier de ce que les autres font, je deviens quelqu'un dont je peux être fier. Quand je me sens bien face à moi-même, il m'est beaucoup plus facile de ne pas me sentir visé personnellement par les insultes.
« Si quelqu'un vous lance du sel, cela ne vous fera aucun mal à moins que vous n'ayez une blessure. » Proverbe latin
Al-Anon, Le Courage de Changer, 26 octobre, p. 300
Quand j'étais enfant et que je demandais à ma mère la permission de faire quelque chose, elle me disait souvent « Demande à ton père ». Et mon père disait « Demande à ta mère ». Mes sœurs aînées se comportaient plus comme des parents que ma mère ou mon père, assumant souvent les tâches qui étaient négligées. Les questions de responsabilité et d'autorité étaient très confuses dans ma famille. Je ne savais jamais vraiment qui était aux commandes et je ne savais jamais à quoi m'en tenir.
Comme cela a été agréable d'arriver à Al-Anon et d'y trouver un groupe de personnes dont les comportements ne faisaient pas écho à la confusion de mon enfance. Différents membres de mon groupe d'appartenance s'offraient chaque mois pour animer les réunions, disposer la documentation, préparer les rafraîchissements et accomplir diverses autres tâches. D'autres membres étaient élus à des postes comme représentant de groupe ou trésorier. Les rôles et les responsabilités étaient bien définis, et chaque serviteur de confiance avait l'autorité nécessaire pour accomplir ses tâches. En cas de difficulté, le groupe pouvait faire appel à une personne bien précise selon la nature de l'obligation. De cette manière, les conflits étaient résolus de manière simple et bien organisée. En d'autres mots, le chaos avait rarement sa place. Voyez-vous ça !
À l'époque, je ne le réalisais pas, mais mon groupe mettait en pratique le Dixième Concept : « La responsabilité en matière de service est équilibrée par une autorité soigneusement définie et la double gestion est évitée. » Tout le monde savait qui était responsable de quoi. Personne n'essayait de faire le travail de quelqu'un d'autre, et tout le travail était fait quand il devait être fait. Des limites claires et précises — et la capacité d'accomplir ses tâches à l'intérieur de ces limites — ont rendu cela possible.
Pensée du jour
Si je faisais une liste de toutes les choses que je dois — et que je veux - faire aujourd'hui, combien de choses seraient de mon ressort et combien seraient du ressort de quelqu'un d'autre ?
« En mettant en pratique le Dixième Concept, nous établissons des buts précis et nous comptons les uns sur les autres pour les atteindre. » Les voies du rétablissement, p. 311
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 26 octobre, p. 300
Une autorité suprême
Dans la poursuite de notre objectif commun, il n'existe qu'une seule autorité ultime : un Dieu d'amour tel qu'il peut se manifester dans notre conscience de groupe. Les Douze Étapes et les Douze Traditions, p. 151 Quand on me demande d'accepter de légères responsabilités pour mes frères et sœurs, je prie Dieu de m'accorder la patience, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté pour écouter les gens que je guiderai. Je dois me rappeler que je suis leur serviteur de confiance et non leur directeur, leur professeur ou leur instructeur. Dieu guide mes paroles et mes actes et j'ai la responsabilité de tenir compte de ses suggestions. « Confiance » est mon mot d'ordre ; je fais confiance à ceux qui dirigent. Dans le mouvement des AA, je confie à Dieu le poste suprême de « metteur en scène ».
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 26 octobre, p. 308
Anonymat et sobriété
Les problèmes d'anonymat se multipliaient au même rythme que les groupes. Ébahis du rétablissement spectaculaire d'un frère alcoolique, il nous arrivait de discuter de son cas entre nous en dévoilant des détails intimes et bouleversants que son parrain seul aurait dû connaître. La victime ulcérée se plaignait avec raison qu'on avait trahi sa confiance.
Quand ces révélations se mettaient à circuler à l'extérieur du Mouvement, la crédibilité de notre engagement à l'anonymat était fortement ébranlée. Cela a fréquemment éloigné des candidats. Il était évident qu'il ne fallait pas révéler le nom d'un membre, s'il le désirait, non plus que son histoire.
Aujourd'hui, nous comprenons parfaitement que l'anonymat hermétique vis-à-vis du public est aussi vital au mouvement des AA que la sobriété absolue est vitale pour chacun de nos membres. Cette remarque n'est pas la voix de la crainte ; c'est la voix de la prudence dictée par une longue expérience.
1. Les Douze Étapes et les Douze Traditions, p. 208
2. Le mouvement des AA devient adulte, p. 352
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, p. 299
PENSÉE DU JOUR
Plus nous sommes capables d'accueillir sincèrement notre chagrin et d'y puiser des leçons, plus nous pourrons aussi expérimenter de grandes joies. Pourtant, accueillir notre peine demande beaucoup de courage. Nous essayons si souvent de soulager notre souffrance ou de lui résister. Il y a une leçon à tirer de chaque situation douloureuse. Notre volonté de nous ouvrir à un tel apprentissage nous amène en fin de compte à expérimenter une joie plus grande que celle que nous avions cru possible.
MÉDITATION DU JOUR
Je demande à Dieu de ne pas me décourager dans les moments pénibles, sachant que ma souffrance fera éventuellement place à la joie.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
La profondeur de ma peine reflète l'intensité de ma joie.
Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 26 octobre
Le chemin vers l’acceptation de soi
« Le chemin le plus sûr vers l'acceptation de soi-même passe par l'application des Douze Étapes de rétablissement. » I.P. N 19-FR, L'acceptation de soi-même
La dépendance était une source de honte pour plusieurs d'entre nous. Nous nous cachions des autres parce que nous étions convaincus que les gens nous rejetteraient s'ils découvraient qui nous étions vraiment. N.A. nous aide à apprendre l'acceptation de soi.
Plusieurs d'entre nous connaissent un grand soulagement du simple fait d'assister à des réunions, d'entendre d'autres dépendants partager certaines expériences de leur vie et de découvrir que d'autres ont ressenti ce qu'ils ressentent eux-mêmes. Lorsque d'autres personnes partagent honnêtement avec nous ce qu'elles sont, nous nous sentons libres d'en faire autant. En apprenant à dire aux autres la vérité à notre sujet, nous apprenons à nous accepter nous-mêmes.
La révélation de soi n'est toutefois qu'un début. Une fois que nous avons partagé avec d'autres ce qui nous rend mal à l'aise dans notre vie, nous avons besoin de trouver un nouveau mode de vie, et c'est là que les étapes interviennent. Nous développons notre conception d'une Puissance supérieure. NOUS faisons l'inventaire de notre vie en détail et nous discutons de notre inventaire avec notre parrain (marraine). NOUS demandons à Dieu tel que nous Le concevons de nous enlever nos défauts de caractère, ces déficiences qui sont la source de nos problèmes. NOUS assumons la responsabilité des choses que nous avons faites et nous faisons des amendes honorables. Et nous incorporons toutes ces règles de conduite dans notre vie de tous les jours, « appliquant ces principes à tous les domaines de notre vie ».
En travaillant les étapes, nous pouvons devenir des personnes fières d'elles-mêmes. NOUS pouvons aisément être francs à propos de nous-mêmes, puisque nous n'avons rien à cacher.
Juste pour aujourd'hui, je prendrai le chemin qui mène à l'acceptation de soi. Je ferai acte de présence, dirai la vérité et travaillerai les étapes.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 26 octobre, p.314
Tout homme qui voit ses propres défauts ne critique pas ceux des autres. James Ross
Les défauts que je trouve aux autres correspondent toujours aux miens. En effet, lorsque je remarque chez une autre personne une déficience particulièrement détestable, il y a fort à parier que je me reproche moi-même cette faiblesse.
Si je n'ai pas conscience de ce que je suis, mon comportement critique n'est qu'une diversion qui m'aveugle face à mes propres travers. Tant et aussi longtemps que je regarde les bêtises d'un autre, je ne me vois pas les miennes. Et pourtant, la seule personne que je puisse changer, c'est moi.
Lorsque je fais quotidiennement ma Dixième Étape, je me recentre sur moi-même et cela me montre comment remettre de l'ordre dans ma propre vie.
Pensée du jour : Je n'ai pas à m'occuper des travers des autres ; j'ai assez de pain sur la planche si je veux découvrir les miens.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p. 300
« D'ailleurs, la plupart des outremangeurs reconnaîtront que la peur, l'angoisse et l'inquiétude ont pris énormément de place dans leur vie. Elles nous ont empêchés de connaître la joie véritable et de réaliser nos rêves. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 42
Je me faisais un sang d'encre à cause de mon emploi. J'avais peur de ne pas être à la hauteur et d'être congédié. Je me répétais sans cesse que si seulement j'arrivais à me débarrasser de cette crainte, je pourrais être abstinent. Je me servais de ma peur pour esquiver la vérité, car peu importe mes heures supplémentaires, je ne travaillais pas convenablement. D'ailleurs, c'est justement parce que j'étais incapable d'accomplir toutes mes tâches pendant mes heures régulières que je devais faire des heures supplémentaires. Les aliments que je consommais me causaient des fringales continuelles et me maintenaient dans un état de léthargie.
En réalité, j'avais tout compris de travers : je devais d'abord être abstinent et non pas commencer par me débarrasser de ma peur. Je suis heureux de constater que nos deux vieux compères avaient raison, vous savez, ceux qui se plaisaient à dire : « Vous ne pouvez pas transformer vos agissements par la seule force de votre pensée ; vous devez agir différemment et, ce faisant, votre mentalité changera ». Je suis content d'avoir accepté le fait que je n'ai pas d'emprise sur mes émotions. Je peux tout de même changer mes comportements grâce au courage que Dieu me donne peu importe comment je me sens.
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 26 octobre, p. 299
13. - Ta vie ne sera plus centrée en toi-même, mais ton moi s'évanouira en se fondant dans tes autres Moi. Alors, tu donneras libéralement de ta vie, de ton entendement, de ta force et de ta substance, qui ne sont que des phases de Ma Vie ou de Mon Amour Impersonnel, que Je t'ai donnés seulement pour cet usage.
14. - Dans la personnalité de Jésus, le Christ, J'ai manifesté beaucoup d'Amour Impersonnel, assez pour t'inspirer, te donner le désir d'imiter Sa Vie et Sa Personnalité. Au moyen de cette inspiration et de cette lutte, tu éveilleras la Conscience du Christ en toi. Par cet éveil et par la compréhension que le Christ est le chemin, ou la porte qui ouvre et conduit à Moi, Je t'amènerai finalement au point où tu pourras entrer dans Ma Vie Impersonnelle et en devenir, consciemment, une « partie ».
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p. 183
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue
les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de trois ans
et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide.
Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe
qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique
ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider
à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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