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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 30 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Les glurges sont des canulars circulant principalement sur Internet, au travers de lettres-chaînes que vous ne devez briser et que vous devez transmettre par courriel ou par Face de bouc, le destinataire étant alors invité à le renvoyer à un maximum de ses contacts. Nous les trouvons également sous la forme de rumeurs propagées de manière orale et c'est de cette manière que prennent naissance les légendes urbaines. Un glurge est une histoire sirupeuse, souvent mélodramatique, qui va jusqu'à provoquer la nausée ou mettre mal-à-l'aise le lecteur. Le terme glurge est une onomatopée anglaise imitant le vomissement que l'exagération du côté exemplaire d'une telle histoire inspirerait. Le terme a été inventé par un contributeur du site Snopes dans les années 1990. Cet exemple de triste glurge circule sur le web depuis 1998 et nous en recevons une version chaque année :
Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'œil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie poupée contre lui. Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : « Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ?»
La dame lui répondit avec un peu d'impatience : « Tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter. » Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes, puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.
Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée.
« C'est la poupée que ma petite sœur désirait plus que tout pour Noël, elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait. » Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement : « Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite sœur se trouve maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte ». Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. « Elle est partie au paradis. Papa dit que maman va aller au paradis bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur ». Mon cœur s'est presque arrêté de battre.
Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit : « J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin. »
Puis il m'a montré une photo de lui, prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant : « Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas ... J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur. » Puis il baissa la tête et resta silencieux.
Je fouillai dans mon sac à mains, en sortis quelques billets et je demandai au petit garçon : « Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ? » — « OK, dit-il, il faut que j'en ai assez. » Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura : « Merci mon Dieu pour m'avoir donné assez de sous. » Puis il me regarda et dit : « J'avais demandé à Dieu de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches... » Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignais en poussant mon panier.

Je terminais mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ? Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa sœur était tellement grand, tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a enlevé ses deux êtres chers…



Tous les moyens sont-ils bons pour lutter contre l'alcool au volant ? Devons-nous lutter contre l'abus d'alcool et l'alcoolisme ? Quant à l'histoire touchante de ce glurge, elle semble s'inspirer d'une chanson des années 70 intitulée « Roses For Mama » de C.W. McCall et n'a rien d'authentique. Avant d'envoyer un texte à un de vos contacts posez-vous la question : Est-ce qu'une chaîne de pourriels a une utilité réelle… comme ici dans la lutte contre les conducteurs ivres ? Même l'organisation texane, et maintenant internationale, MADD ( Mères contre l'alcool au volant ) n'utilise pas de tels procédés et passe beaucoup de temps à démentir de telles campagnes.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La vie est un perpétuel changement et nous demande de nous adapter constamment à des situations nouvelles. Notre adaptation aux changements est souvent possible même en présence d'une insécurité profonde ou d'un climat de crainte. « Il n'existe rien d'immuable excepté le changement. » ( Bouddha ) Bouddha rappelait à ses moines de remettre en question même ses propres enseignements. L’évolution perpétuelle de chacun nous amène souvent à devoir abandonner les méthodes, techniques et maîtres qui nous ont servi jusque là, et aussi les croyances qu'ils portent ou que nous portons.

Dans nos relations interpersonnelles, nous pouvons tenter de voir l’autre, si ce n’est d’un œil neuf à chaque fois, du moins comme un être en perpétuelle évolution, et lui donner à chaque rencontre le bénéfice d'une certaine évolution, même si elle est imperceptible. À un niveau plus global, l’humanité évolue en permanence, et la conscience du monde est à chaque instant renouvelée. Aussi, nous croyons que nous devons garder le changement comme perpétuel à notre esprit, afin de savoir nous y adapter en permanence au présent. C’est peut être aussi ce que veulent nous dire les vieux membres et les sages lorsqu’ils nous invitent à vivre l’instant présent. Le chemin intérieur n'est en aucun cas tout tracé, il consiste d'avantage à surfer sur les vagues que la vie nous offre, en nous adaptant à chaque instant aux nouvelles circonstances.

Plus nous retrouvons de la confiance en la vie, en notre Ps, plus nous en venons à croire que notre Puissance supérieure prend soin de nous en toutes circonstances. Toutes les fois qu'une situation nouvelle se produit dans notre vie, qu'il y a un déséquilibre momentané, nous recherchons la paix et la confiance plutôt que l'insécurité et l'angoisse. Le changement est essentiel à la vie et aller dans ce même sens revient à accepter que nous participons d'abord en nous soumettant au déséquilibre et ainsi au grand mouvement de la vie.

La vie est en perpétuel changement. À mesure que tranquillement nous cheminons, nous prenons conscience que les gens qui nous ont blessés et bien souvent qui nous ont aussi aimés à leur façon dans notre enfance faisaient du mieux qu'ils pouvaient avec ce qui leur avait été donné. Tout en cheminant, nous rencontrons aujourd'hui des gens qui nous blessent, bien souvent qui nous aiment et qui ravivent les blessures d'antan. En mettant en pratique le mode de vie, toutes ces émotions et ces souvenirs pénibles s'apaisent doucement. Notre cheminement est guidé dans une direction par la grâce et la gouverne de notre Ps et c'est cette force qui nous rend prêts à changer et à prendre certaines mesures.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 29 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« Tout change continuellement. Vous devez l'accepter et agir en conséquence. » ( Swami Prajñanpada ) Nous entendons souvent dire qu'il y a une solution à presque tous nos problèmes... probablement à la plupart de nos problèmes : c'est l'acceptation. Quand nous sommes perturbés, c'est souvent parce que nous ne pouvons accepter une personne, un endroit, une chose, une situation ou des évènements de notre vie. Dr Elisabeth Kübler-Ross en travaillant aves des personnes endeuillées a décrit les cinq phases du deuil, du déni à l'acceptation, qui s'appliquent à tous nos deuils, y compris les plus anodins. Vérifions ça chacun chez nous : rappelons-nous, par exemple, notre dernière cuite, notre dernière frénésie alimentaire ou de contrôle. Eh bien, il y a de fortes chances pour que nous soyons passés par chacun de ces cinq stades ! Dans la réalité, les choses ne sont jamais aussi claires que dans la théorie, et les cinq stades ne se suivent pas gentiment à la queue leu leu. Nous pouvons voir surgir du déni en pleine phase de marchandage. Et la révolte peut faire résurgence au beau milieu de ce que nous prenions pour de l'acceptation. Cela ne veut pas dire que cette dernière n'ait pas existée et cela signifie qu'elle n'est pas encore solidement ancrée dans notre vie. Par contre, une fois l'acceptation vraiment installée, il peut se produire la chose suivante : même ayant définitivement renoncé à nous remettre à boire ou à nous geler, la maladie peut libérer en nous une énorme énergie qui peut, éventuellement, nous faire connaître une rechute passagère comme l'ivresse mentale.

La sérénité est présente que lorsque nous acceptons l'élément qui nous dérange exactement tel qu'il est et doit être en ce moment présent. La pleine acceptation de nos erreurs et préjugés, de nos problèmes et de nos illusions nous amène à en rire. Rien, absolument rien ne se produit dans l'univers de Dieu, tel que nous Le concevons, par erreur. Nous nous apercevons plus de la présence de Dieu lorsque nous faisons taire le monde extérieur autour de nous et que nous nous connectons avec notre monde intérieur, ce sanctuaire où nous ressentons l'amour profond de Dieu pour nous et pour tous, source de toute acceptation. C'est toujours très apaisant. C'est presque comme si nous sentions une force qui nous étreint d'une manière très douce et très aimante. Nous nous sentons grandement purifiés, nourris et pacifiés. Quand nous nous centrons dans cet espace, il n'y a pas de jugement ou quelque chose qui puisse nous distraire de la paix et de la joie que nous pouvons y ressentir.

L’acceptation, c'est d'abord un autre cadeau de notre Ps qui vient bien souvent longtemps après l'admission de la présence d'un problème ou d'une dépendance. C'est une façon de vivre et de laisser vivre qui nous permet de reconnaître la volonté de notre Puissance supérieure dans tous les moments de nos vies, même ceux qui font yeark ou qui sont tristes, pénibles !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La vie est un perpétuel changement et nous demande de nous adapter constamment à des situations nouvelles. Notre adaptation aux changements est souvent possible même en présence d'une insécurité profonde ou d'un climat de crainte. « Il n'existe rien d'immuable excepté le changement. » ( Bouddha ) Bouddha rappelait à ses moines de remettre en question même ses propres enseignements. L’évolution perpétuelle de chacun nous amène souvent à devoir abandonner les méthodes, techniques et maîtres qui nous ont servi jusque là, et aussi les croyances qu'ils portent ou que nous portons.

Dans nos relations interpersonnelles, nous pouvons tenter de voir l’autre, si ce n’est d’un œil neuf à chaque fois, du moins comme un être en perpétuelle évolution, et lui donner à chaque rencontre le bénéfice d'une certaine évolution, même si elle est imperceptible. À un niveau plus global, l’humanité évolue en permanence, et la conscience du monde est à chaque instant renouvelée. Aussi, nous croyons que nous devons garder le changement comme perpétuel à notre esprit, afin de savoir nous y adapter en permanence au présent. C’est peut être aussi ce que veulent nous dire les vieux membres et les sages lorsqu’ils nous invitent à vivre l’instant présent. Le chemin intérieur n'est en aucun cas tout tracé, il consiste d'avantage à surfer sur les vagues que la vie nous offre, en nous adaptant à chaque instant aux nouvelles circonstances.

Plus nous retrouvons de la confiance en la vie, en notre Ps, plus nous en venons à croire que notre Puissance supérieure prend soin de nous en toutes circonstances. Toutes les fois qu'une situation nouvelle se produit dans notre vie, qu'il y a un déséquilibre momentané, nous recherchons la paix et la confiance plutôt que l'insécurité et l'angoisse. Le changement est essentiel à la vie et aller dans ce même sens revient à accepter que nous participons d'abord en nous soumettant au déséquilibre et ainsi au grand mouvement de la vie.

La vie est en perpétuel changement. À mesure que tranquillement nous cheminons, nous prenons conscience que les gens qui nous ont blessés et bien souvent qui nous ont aussi aimés à leur façon dans notre enfance faisaient du mieux qu'ils pouvaient avec ce qui leur avait été donné. Tout en cheminant, nous rencontrons aujourd'hui des gens qui nous blessent, bien souvent qui nous aiment et qui ravivent les blessures d'antan. En mettant en pratique le mode de vie, toutes ces émotions et ces souvenirs pénibles s'apaisent doucement. Notre cheminement est guidé dans une direction par la grâce et la gouverne de notre Ps et c'est cette force qui nous rend prêts à changer et à prendre certaines mesures.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

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Pensées 27 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« La reconnaissance est la mémoire du cœur. » ( Hans Christian Andersen ) Être reconnaissant c'est reconnaître que nous sommes redevables à un tiers qui nous a procuré un bienfait. La reconnaissance est une opération de l'esprit : c'est une évaluation, un jugement, un remerciement. Cette appréciation est toujours accompagnée d'une certaine dose de contentement. La reconnaissance suscite aussi de l'affection. Le bienfait reçu de cette personne (ou d'une entité comme une Ps ) est si précieux à nos yeux que nous aimons cette personne ou cette entité de nous l'avoir procuré. La reconnaissance implique toujours un mouvement pour souligner l'importance de ce que nous avons reçu. C'est une expérience qui génère de la générosité. Il y a une certaine subtilité dans la différence entre la reconnaissance et la gratitude. Elle se manifeste aussi dans la nécessité d'expression ou de réaction. Ainsi, nous avons l'impulsion d'exprimer notre reconnaissance pour parachever notre expérience. Dans le cas de la gratitude, c'est différent : nous avons l'impression ou le besoin de dédommager ou de compenser pour rétablir l'équilibre. C'est comme si dans le cas de la reconnaissance, nous nous devons à nous-même d'être expressif alors que dans le cas de la gratitude, nous devons quelque chose à quelqu'un pour réussir à avoir une impression d'équité.

Être reconnaissant envers une autre personne pour ce que nous sommes grâce à elle, pour ce que nous possédons, est bien plus q'une vertu ou qu'une qualité. La gratitude est un état d'esprit permettant de reconnaître que nous sommes redevables pour ce que nous possédons, pour ce que les autres font de nous à leur contact. La gratitude est le sentiment que nous éprouvons devant tous les cadeaux de la vie, chaque service rendu, une bénédiction avec laquelle nous ressentons de la reconnaissance. Notre attitude de gratitude nous amène si telle est Sa volonté, à une forme de bonheur, de beaux moments présents.

La gratitude est l'inverse du regret et du désespoir et aussi une forme de reconnaissance à l'égard d'une personne vis-à-vis de laquelle nous nous sentons obligés. Il n'y a dans la gratitude souvent qu'une impression d'obligation qui ne s'avère pas nécessaire. La gratitude nous permet d'apprécier ce que nous avons plutôt que des objets inaccessibles de nos désirs. La gratitude un jour nous envahit, nous murmurons un remerciement dans une méditation et/ou dans une petite prière. La gratitude nous permet d'apprécier si telle est Sa volonté la qualité et la richesse de l'échange et du partage. Notre Ps démarre ainsi avec nous notre journée et nous guide à chacun de nos pas sur le chemin de l'heureuse destinée et de la plénitude même quand il fait encore nuit.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 26 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Quiconque est, directement ou indirectement, lié à la vie d'une personne atteinte d'une maladie comme l'alcoolisme ou toute autre forme de dépendance est embarqué avec la personne atteinte dans une série de mécanismes de défense et de survie dont le principal est le déni. Le déni c'est lorsque nous faisons ce que nous disons que nous ne ferons pas, ou nions ce qu'ils ont fait ou ce que nous avons fait. Il y a trois types fréquents de réactions à ces situations et nous pouvons jouer à différents moments l'un ou plus d'un de ces rôles : le secoureur, la victime et le provocateur. Ces trois types de réactions sont de bons exemples de codépendance.

Le secoureur prive l'alcoolique ou le dépendant du processus de l'apprentissage par la correction de ses propres erreurs et le conditionne à croire qu'il trouvera toujours un protecteur qui viendra à sa rescousse, même si les secoureurs soutiennent avec insistance qu'ils ne lui porteront plus jamais secours. Ils l'ont toujours fait et la personne atteinte croit qu'ils le feront toujours. De telles opérations de sauvetage peuvent avoir un caractère tout aussi compulsif que le fait de boire, de se geler ou de répéter des comportements toxiques ou destructifs.

La victime est souvent une personne en lien d'autorité ou un compagnon de travail et permet à l'alcoolique ou le dépendant de continuer à boire, à manger, à jouer ou à consommer compulsivement d'une manière irresponsable sans perdre son emploi.

Le provocateur est souvent le conjoint. Cette personne est blessée et bouleversée par ces épisodes répétés d'excès de ces comportements ; mais elle réussit à sauvegarder l'unité familiale malgré tous les ennuis engendrés par la maladie. Par contre, cette personne provocatrice reporte dans son mariage ou sa vie de couple, son amertume, son ressentiment, sa peur et son mal, et devient ainsi sournoisement la source de la crise. Les bourreaux comme les victimes se nourrissent de violence physique ou émotionnelle. « ... aussi bien la victime que le bourreau finissent par subir les conséquences des actes de violence, de l'oppression et de la brutalité. Pourquoi ? Parce que ce que vous faites aux autres, vous le faites à vous-même. » ( Eckhart Tolle, Nouvelle Terre, p.135 )

Le seul moyen qui s'offre un jour à nous, que nous soyons secoureur, victime ou provocateur ou la personne atteinte d'une maladie comme l'alcoolisme ou la dépendance, c'est de sauter en bas du carrousel de la négation, c'est de prendre le risque de trouver une solution d'aide pour nous-même. Chaque jour et même s'il continue à tourner en rond, nous descendons du carrousel qui lui ne s'arrête pas. La volonté de Dieu nous invite à choisir le rétablissement. Chaque jour, nous sommes émerveillés par la sagesse et la simplicité du mode de vie des Douze Étapes.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 25 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le crocodile est incapable comme nous tous de lâcher sa prise. Quand il attaque une proie et qu'il mord cette dernière, il ouvre grand ses mâchoires et il ne lâche pas prise à moins que ses crocs ne se brisent. Si ses crocs se cassent, ses crocs repoussent assez rapidement par la suite. Quand il a refermé sa mâchoire sur sa proie ou son ennemi, il ne lâche pas sa prise. Ses crocs recourbés comme des hameçons ne peuvent pas être retirés une fois enfoncés. Quand il perd un croc, un autre repousse aussitôt juste derrière. Sa bouche en comporte 48 en permanence. Avant de nous enfoncer dans une tentative de contrôle quelconque, nous pouvons nous demander si nous ne sommes pas un peu « croco » ou juste « accro ».

Lâcher prise est devenu dans notre société, synonyme de calme ou d'attitude zen. Pourtant, lâcher prise, ce n’est pas que relaxer. Ce n'est pas que du détachement. Ça suppose pour certains une approche souple de la vie demandant du courage pour s'abandonner à une force, à un Être suprême, puisque c'est impossible de faire l'expérience du vide, de la séparation et de se confier en même temps à cette Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous en venons en fait à faire graduellement l'expérience de la complétude de cette Présence divine.

Notre Ps nous invite à accepter un paradoxe, de tout perdre et de tout gagner en même temps. Notre attitude d'humilité n'est pas nécessaire pour que l'événement s'accomplisse en nous. L'expression Lâcher prise signifie pour certains « laisser s'accomplir », sans nous occuper de nos représentations, projections, désirs ou préjugés pour accepter ce qui est et nous confier librement à ce Dieu tel que nous Le concevons pour qu'Il nous aide à retrouver la raison.

Quand nous pensons à lâcher prise, nous pouvons nous rappeler qu’il y a un ordre naturel dans la vie — un enchaînement d'événements prévus par notre Puissance supérieure. Quand nous avons l'illusion d'avoir prise et aussi de lâcher prise devant une situation, notre Ps nous donne l'occasion de reconnaître que la vie se déroule selon son plan, que nous n'avons jamais eu prise, seulement l'illusion de prise, de mainmise, de contrôle. Imaginons que nous tenons nos mains, nos poings serrés. Un peu comme le crocodile, serrons très fort pendant plusieurs minutes jusqu'à nous retrouver avec des jointures blanches, nos mains ressentent alors d’intenses et douloureuses crispations. Puis lâchons cette tension, lâchons notre 'prise'. Ouvrons les poings. Nous ressentons immédiatement un intense soulagement.

Lorsque nous cherchons à appliquer ce principe de lâcher prise à notre mental, la question et la réponse peuvent sembler obscures. Pourtant, c’est bien simple et en même temps inexplicable, il suffit d'ouvrir notre esprit si telle est Sa volonté et de continuer de recevoir ce que notre Ps a prévu dans son plan pour nous et pour aujourd'hui.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 24 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

L'abstinence est le renoncement volontaire et durable à la satisfaction d'un appétit ou d'une envie. Dans la plupart des cas, le terme désigne l'abstention de rapports sexuels, d'alcool, de tabac voire de certains aliments ou types de nourriture ou d'une pratique addictive, toxique ou destructrice. Selon le dictionnaire, le mot s'abstenir signifie « se priver volontairement de ». Pour les Outremangeurs Anonymes, le mot abstinence signifie « l'action de s'abstenir de manger compulsivement ainsi que de s'abstenir des comportements alimentaires compulsifs tout en travaillant à atteindre ou à maintenir un poids santé ». Pour les Alcooliques Anonymes, le mot abstinence signifie se priver de boire de l'alcool sous toutes ses formes. Le rétablissement est bien plus que la simple abstinence. Malgré la définition faussée des dictionnaires du mot sobriété, les publications des groupes d'entraide nous invitent à une démarche qui mène un pas de plus que la simple abstinence. Le rétablissement est le résultat de l'application du programme des Douze Étapes des groupes d'entraide. La plupart d'entre nous en sommes venus à croire que la pratique quotidienne de l'abstinence est essentielle à notre rétablissement. Pour nous, le rétablissement et l'abstinence conjointement nous mènent à la sobriété.

Le rétablissement n’est pas une fin en soi, ni un résultat. Le rétablissement ne veut pas dire que nous sommes guéris. En fait, notre rétablissement est dû à une acceptation plus profonde de nos limites. Et cette acceptation arrive un jour comme un cadeau inattendu. Maintenant, nos maladies représentent moins, pour nous, une occasion de désespoir qu’un potentiel unique dont nous disposons. C’est là le paradoxe du phénomène du rétablissement : en acceptant ce que nous ne pouvons pas faire ou être, des buveurs, des mangeurs normaux, etc., nous découvrons qui nous pouvons être et ce que nous pouvons faire.

Le rétablissement n’élimine pas la souffrance et les difficultés. Il est plutôt marqué par la transition de la souffrance à la sérénité. Alors que nous étions plongés dans la maladie, nous vivions sans espoir. La maladie comportait pour nous une douleur uniquement porteuse de plus de douleurs encore. Et cette douleur semblait ne mener nulle part. Lorsque notre Ps a permis de nous laisser sans espoir et nous a juste donné un moment présent qui ne suscite que notre reconnaissance peu importe ses aléas, notre souffrance a enfin laissé la place à une paix intérieure : même si nous ressentions encore une grande douleur comme lors d'une ivresse mentale ou sèche, nous connaissions aussi une paix parce que cette douleur nous faisait enfin avancer vers de nouveaux progrès.

Nous remercions Dieu et les groupes d'entraide de nous avoir donné et de continuer à nous donner en cadeau l'abstinence, ce mode de vie des Douze Étapes et le miracle quotidien de notre rétablissement. Le miracle de l'abstinence est plus grand que chacun de nous. La spiritualité est cette partie divine et nourricière de notre entité. La pratique des Douze Étapes nous libère de nos motivations toxiques et autodestructrices. La spiritualité devient le centre de notre vie. Notre ego ne croit plusqu'il est le centre de l'univers. De toute façon, nous avons plein de gratitude que Dieu se soit servi de notre ego malade et de celui des autres qui forment notre famille élargie pour nous amener jusqu'ici et maintenant.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 23 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Un ami nous a fait parvenir cette citation attribuée à l'empereur Marc-Aurèle dont une partie ressemble étrangement à la prière de Sérénité attribuée à Reinhold Niebuhr : « Je suis plutôt impressionné de mesurer l'intérêt des gens que je rencontre pour une compréhension de la vie qui ait du sens et aide concrètement à transformer ce qu'on peut transformer, accepter ce qu'on ne peut transformer et avoir la sagesse de distinguer l'un de l'autre. » Nos journées sont riches des cadeaux que nous fait notre Dieu d'amour. S'il veut que nous sachions les découvrir et les vivre, nous allons être éblouis et heureux de tant de bénédictions. Bénir vient de mots latins : « bene dicere » qui signifient « dire du bien ». Dieu nous bénit, Il dit du bien de nous ... Qu'est-ce qu'Il peut faire d'autre ? Puisqu'Il nous aime… comme un père aimant ses enfants le fait. Il pense du bien de nous, il dit du bien de nous. Il ne voit en nous que ce qui est bien…Peut-être qu'il n'y a que du bien en nous ? Bénir ( dire du bien ) est le contraire de maudire (dire du mal ). Nous sommes ce que nous disons et avec la pensée et la parole nous sommes le reflet de la réalité que Dieu veut que nous arborons. Plusieurs cherchent avec des exercices compliqués pour revenir aux petits gestes du quotidien pour y découvrir tout simplement les intentions qui viennent du coeur, de notre côté divin.

Nous allons être alors reconnaissants devant Dieu, même confiants parce que tous les jours Il renouvelle ses cadeaux. « La vie est un cadeau si merveilleux que tout être généreux ne peut avoir qu'une ambition, l'offrir.» ( Jean Giraudoux ) Être sous la bénédiction de Dieu tel que nous Le concevons n'équivaut pas à couler une vie facile. La vie que nous vivons présentement est la meilleure que nous avons à vivre pour aujourd'hui.

La vie est une bénédiction et primitivement la bénédiction avait la signification d'une force de salut. Bénir quelqu'un, c'est le doter d'une forme de salut. En d'autres circonstances, la salutation que les êtres humains se transmettent entre eux correspond à une simple bénédiction comme l'hommage que nous rendons à Dieu ou à la gratitude envers un bienfaiteur. La source de toute bénédiction est divine et à l'origine de toute vie. Elle s'adresse toujours à tous les êtres humains et a pour objectif d'assurer leur bonheur. Pour la plupart des gens, les signes de la bénédiction sont une longue vie, la fécondité, la paix et la prospérité. Quand nous nous exclamons devant une personne qu'elle est bénie, nous reconnaissons sa réussite et son bonheur comme le résultat d'une action merveilleuse de Dieu.

Tout est don de Dieu, même les plus petites choses et c'est l'ensemble de ces petits présents qui fait une vie belle et sobre. Nos prières sont souvent un simple merci, et ces prières conviennent aussi bien en période de besoin et de détresse qu'en période d'abondance et de joie, aussi bien durant la tempête que dans le calme qui suit la tourmente.
Merci pour la nuit paisible qui vient de se terminer.
Merci pour Tes bénédictions.
Merci pour nos trois petites filles, ces perles de nos enfants.
Merci pour les étoiles qui persistent encore faiblement.
Merci pour le lever de soleil flamboyant d'un horizon à l'autre.
Merci pour le silence. Merci pour le temps que Tu nous as donné.
Merci pour la vie. Merci pour Ta grâce. Merci d'être ici et là, mon Dieu.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 22 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Albert Einstein a écrit : « Celui qui ne sait plus s'étonner est pour ainsi dire mort ; ses yeux sont éteints ». De par sa nature à conceptualiser et à généraliser, notre raisonnement tend à nous présenter un monde cristallisé ou pétrifié. Notre esprit cherche à cataloguer, répertorier, à identifier au détriment de la singularité de chaque expérience ou événement, et parfois au prix de l’émerveillement... Chaque manifestation de la vie est absolument unique et s’insère dans un vaste et merveilleux processus universel, dans le grand tissu vivant qu'est notre humanité. « Le sens de l'émerveillement est un gage de bonheur car la vie, pour peu qu'on sache lui forcer la main, ne refuse jamais à l'homme les occasions de s'émerveiller. » ( Ginette Guirion, Quarante ans et toujours en 3ème année )

L’émerveillement se produit hors des sentiers du connu, lorsque le regard n’est plus sous le joug de concepts figés. Il est la reconnaissance du miraculeux dans « l’ordinaire » du quotidien, la perpétuelle redécouverte d’une vie éternellement naissante. Il est l’ouverture vers l'intérieur, la brèche par laquelle nous sommes inondés de la lumière de la spiritualité. Nous émerveiller, c’est laisser la vie pétiller et apparaître sous un regard naïf et lumineux en même temps. Il ne faut laisser le nuage qui nous oblige à froncer les sourcils cacher le feu qui habite dans nos yeux. « Le bonheur pour une abeille ou un dauphin est d'exister. Pour l'homme, c'est de le savoir et de s'en émerveiller. » ( Jean-Yves Cousteau )

Merci chère Puissance supérieure de mettre de l'abstinence et du rétablissement dans notre façon de vivre et de nous donner le bonheur de connaître une vie simple, agréable, sage, bonne et juste. Notre Dieu d'amour a choisi de nous faire évoluer vers une réalité saine, joyeuse et pleine d'espoir qui nous remplit d'émerveillement, de gratitude et de respect admiratif. « La tendresse est respect et émerveillement de libre connaissance à travers la fibre de la fidélité… » ( Rina Lasnier, Miroirs ) Nous émerveiller de la vie implique de nous sentir dans ce courant de la vie ( Go with the flow ! ) et déjà cela est merveilleux. Nous émerveiller c'est préserver un regard neuf à chaque instant de notre vie... c'est célébrer ce moment en exprimant notre tendresse à un être cher.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 21 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Chaque expérience et chaque événement de la journée sont des outils précieux qui peuvent nous aider à nous réaliser. Les doux moments et les moments difficiles sont les outils avec lesquels Dieu nous façonne.

La prière n’est pas la façon d’obtenir ce que nous voulons. C'est plutôt la façon de nous préparer mentalement, spirituellement à devenir ce que Dieu veut que nous soyons. Non pas ce que chacun de nous désire et veut mais ce que Dieu veut pour chacun de nous. Même Jésus aurait lui-même dit cette prière : « que ma volonté ne se fasse pas mais la sienne » (Luc 22.42). En fait, prier c’est aussi consentir à nous laisser façonner par Dieu. Cela implique une disponibilité, du temps, une ouverture d’esprit, le désir de devenir ce que Dieu veut que nous soyons. Et tout ça vient déjà de Lui. Prier, c’est nous mettre à la disposition de Dieu pour Le laisser faire en nous ce qu’Il veut qui s'y passe aujourd'hui. À travers la prière, Dieu désire nous placer dans une position d'acceptation et de gratitude pour les changements qu'Il effectue en nous.

Peu importe où nous en sommes aujourd'hui, la prière et la méditation nous aident à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous Le concevons. L’un des grands avantages de notre mode de vie, c’est que nous pouvons ne pas essayer de comprendre Dieu, qui ou quoi qu’il ou qu'elle soit. Il se peut aussi que notre relation avec notre Puissance supérieure soit tellement fructueuse que nous n’éprouvions pas le besoin de comprendre comment s'articule cette relation.



Par la prière et la méditation, nous pouvons continuer d’améliorer notre contact conscient avec Dieu, de connaître sa volonté à notre égard et de recevoir la force de l’exécuter. De cette façon, plusieurs de nos pierres d'achoppement ont été transformées en pierres de gué. Par la grâce de Dieu et pour aujourd'hui, nous jouissons d'une vie équilibrée et abstinente, même si quelquefois notre barque semble être bousculée par vents violents et de fortes marées d'automne.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 20 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le 20 novembre, c'est la journée mondiale de l'enfance et c'est l'occasion de sensibiliser l'opinion publique à la cause de la protection de l'enfance. Mais c'est également une journée festive où des animations dans de nombreux pays visent à faire se rencontrer les enfants. La date du 20 novembre a une portée symbolique puisqu'il s'agit de la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration des droits de l'enfant le 20 novembre 1959 et de la Convention relative aux droits de l'enfant le 20 novembre 1989.

La Déclaration des droits de l'enfants met l'accent sur le fait que l'enfant doit être respecté dans son individualité en tant qu'être humain, mais également protégé par sa famille et la société durant la période de fragilité que constitue son enfance. Il y est affirmé que « L'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d'amour et de compréhension. »

Même si la famille est le cadre naturel de cet épanouissement, la société toute entière a un devoir d'assistance envers les enfants pour lesquels ce cadre naturel serait défaillant. Par delà la volonté d'affirmer le droit des enfants à grandir dans un climat serein et protecteur, cette Déclaration pose également les bases d'une société plus fraternelle et solidaire. En effet, un des postulats qui fonde la Déclaration des droits de l'enfant est que « l'humanité se doit de donner à l'enfant le meilleur d'elle-même ». L'enfant représente l'avenir de l'humanité, et de l'éducation qu'il reçoit résulte notre futur à tous : « Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d'amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment qu'il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables ».

La souffrance de l'enfant fait naturellement partie de sa vie comme l'air, la respiration, l'amour et pour plusieurs, ne s'apaise souvent que dans la mort. La souffrance n'est pas faite pour limiter notre vie ou nous limiter nous-mêmes que si tel est le plan divin. Elle est souvent le signe de notre résistance ou de notre recherche de vengeance. Notre Puissance supérieure se sert de la souffrance et/ou de la résistance pour attirer notre attention, pour nous mener vers un mode de vie plus sain et pour nous rétablir. Ce ne sont que d'autres façons de nous rappeler que notre Ps est toujours là pour nous offrir des occasions de grandir. Qu'est-cce que nous pouvons faire chacun de nous pour apaiser la souffrance d'un ou de plusieurs enfants aujourd'hui ? Et si cet enfant est aujourd'hui devenu un adulte, que pouvons-nous faire pour l'aider à trouver la paix ?

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 19 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« La chose la plus importante en communication, c'est d'entendre ce qui n'est pas dit » ( Peter Drucker ) Le dialogue donne accès aux autres et à l’apprentissage. Dès son plus jeune âge, le langage verbal et le non-verbal sont transmis à l’enfant dans l’univers familial. C’est grâce à eux que l’enfant apprend à construire des relations, à parler avec ses pairs et avec les adultes, à résoudre les conflits. Le langage s’apprend et nécessite d’être exercé. Les jeunes enfants apprécient les activités qui mettent en jeu le langage : essayer différents sons, associer des syllabes pour créer des mots amusants, tester la signification des mots ou recourir parfois à des « gros mots » afin d’observer leur effet sur les adultes. Enfin, le langage est un instrument qui nous permet, à nous parents, d’accompagner et de guider nos enfants. Ainsi ils apprennent à écouter, à obéir, à s’exprimer et à dire « Je t'aime ! ». La parole permet d’établir des règles de vie commune. Ce qui est dit doit être écouté, compris et respecté.

Si les comportements humains s'expliquaient surtout par la logique, comment pourrait-il y avoir encore des dépendants et des codépendants, des excessifs et des obsédés de toute sorte ? Ni la raison ni la pensée positive ne peuvent venir à bout de nos problèmes émotifs. Et Dieu sait que plusieurs ont essayé et s'essayent encore aujourd'hui. La logique ne sert à rien lorsqu'il s'agit des craintes de toute sorte qui n'ont pas apparemment aucun fondement dans la réalité. Nous ressentons ce que nous ressentons, non pas ce que notre tête nous dit que nous devrions ressentir. Notre obstination à essayer de maîtriser nos émotions par la raison conduit à l'échec, à la frustration et à chercher à les anesthésier, à les geler avec quelques substances ou comportements destructeurs et toxiques.

Le langage du cœur est un outil de communication précieux que nous transmettons aussi à nos enfants. Notre langage du cœur vient d'abord de notre Puissance supérieure. Elle nous a appris et nous apprend encore chaque jour ce que nous sommes, ce que la vie signifie, que nous sommes d'origine divine, que notre destin est fixé dans un plan divin et qu'il existe un amour infini en nous et en chacun d'entre nous. Le langage du coeur ne ment jamais, ne trompe jamais. Le langage du coeur se reconnaît partout quelque soit la langue du communicateur, quelque soit son lieu d'origine. Le langage du coeur n'a pas de frontières. La sincérité des paroles, des gestes ou d'un regard s'y retrouvent toujours dans ce langage qui dépasse les limites du visible, de la raison et de la logique.

La prière et la méditation ne sont pas logiques et pourtant elles sont efficaces. Là où l'intelligence rationnelle et la pensée scientifique échouent, nous mettons notre foi en une source d'aide qui échappe à notre intellect. Et curieusement, nous recevons tout ce dont nous avons besoin. Dans les groupes d'entraide, nous apprenons à prêter attention au langage du cœur, à ce qui est dit et aussi à ce qui n'est pas dit.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 18 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le rire peut être provoqué par les chatouilles, une blague, une histoire drôle ou de l'humour venant d'une autre personne, le stress, la nervosité, l'inconfort, le rire d'autres personnes et le gaz hilarant. Très peu de choses sont connues sur le fonctionnement du rire dans le cerveau. Nous pouvons dire qu’il a des points communs avec le bâillement qui se produit lorsque l'organisme a besoin d'oxygène. Le rire est involontaire — c'est difficile de rire vraiment sur commande, ça se fait, ça s'apprend en rigolothérapie ou en yoga du rire. Le rire est contagieux : il y a de ces boîtes à rire qui se déclenchent parfois n’importe où en provoquant une hilarité générale. Le rire n’est pas un phénomène lié au langage, puisque le bébé humain rit bien avant de savoir parler. Si un parent fait « coucou » en se cachant derrière ou sous une serviette ou un cadre de porte, l'enfant s'éclate d'un rire franc. Contrairement à ce que nous pouvons penser, le rire n’est pas toujours une réaction à un mot d’esprit. Il peut même être déclenché par des choses tragiques, des phrases anodines ou des attitudes équivoques. Au salon funéraire à la suite de la mort de ma mère, mon frère m'a fait éclater d'un rire intense en commentant le boa noir que portait dignement une tante à nous. La tension était telle que ç'a déclenché un rire qui nous a permis une relâche saine.

Rire sans raison, c'est affirmer la joie comme notre état naturel : nul besoin d'attendre une blague pour rire. C'est aussi apprendre à trouver notre bien-être à l'intérieur de nous, plutôt que de le chercher par les possessions, le pouvoir, et l'approbation des autres. Le délire ajoute une coche et une dimension d'espièglerie au rire. Ce n'est pas seulement l'action de rire qui compte, mais l'attitude qui l'accompagne : une ouverture à voir le monde à travers les yeux d'un enfant, dans l'émerveillement, où le monde se découvre en jouant. Une attitude qui peut ressembler à du « délire » aux yeux de l'adulte sérieux. Cette capacité de voir le merveilleux dans tout ce qui nous entoure, permet d'aborder la vie avec les yeux du coeur. Le rire a des vertus thérapeutiques popularisées de plus en plus par la rigolothérapie et par le yoga du rire (Dr Madan Kataria), en introduisant des dimensions spirituelles et créatrices.

John Fitzgerald Kennedy a dit : « Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, arrangeons-nous au mieux avec la troisième. » C'est vrai que tout ce qui nous apparaît logique est d'origine humaine et que tout ce qui semble illogique a probablement une source divine. Malgré tout ce qui peut perturber notre stabilité émotive aujourd'hui, nous prenons le temps de célébrer et d'honorer la vie, de nous divertir, de rire et de profiter de la vie. Nous prenons soin de nous et de bien vivre. Aujourd'hui, nous remercions notre Puissance Supérieure de s'occuper de tout ça et de tout le reste.

« Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette inéluctable occurrence, nous n'avons qu'un instrument : le rire. » Cette citation d'Umberto Eco nous rappelle que c'est l'instant présent qui importe. Le seul et le meilleur moment est vraiment ici et maintenant. Il est peut-être à venir comme plusieurs le désirent. Nous n'en savons rien. Pour nous, le meilleur moment, c'est celui que nous vivons présentement tout espoir d'un meilleur, d'un plus plaisant, apaisant ou amusant nous fait renier la valeur de celui que nous vivons. Merci à tous ceux et celles qui comblent notre mémoire de souvenirs de fou rires mémorables et libérateurs lors de réunions de groupes d'entraides où l’idée de rire nous gagne tous un peu plus chaque jour.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 17 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Nous pouvons considérer l'échec et le succès, le génie et la folie, la création, l'imagination et la nature, le ciel et la terre à leur juste valeur. Pour nous, ils sont les résultats de l'intention de notre Puissance supérieure pour nous pour aujourd'hui. Et ainsi, nous ne sommes plus jamais seuls.

Antoinette Mayrat a défini la solitude ainsi : « C’est un état d’âme, vécu sur un mode émotionnel, douloureux, angoissé. Ce n’est pas être seul, c’est se croire seul et ressentir cette solitude comme le malheur d’être séparé des autres, perdu, abandonné, réduit à soi-même. ... La solitude, effective ou subjective, lèse un besoin fondamental de l’être humain, le besoin d’appartenance ; besoin d’être intégré à un tout, d’exister pour autrui. » Puis elle décrit de deux sortes de solitudes : la solitude objective et la solitude subjective. Pour Antoinette Mayrat,

  • la solitude objective est un fait observable, c’est l’isolement qui est la privation de compagnie humaine, la mise hors du circuit social. Cette solitude est parfois choisie par la personne qui désire laisser son logement et se retirer dans une maison d’accueil, par exemple, mais elle est subie si la personne est forcée de se retirer dans un endroit qu’elle n’a pas choisi.
  • la solitude subjective est un phénomène du vécu qui échappe à l’observation et au contrôle. Elle est de l’ordre du sensible. C’est un état d’âme ressenti sur un mode émotionnel. Ce sentiment peut être douloureux et angoissant pour la personne qui l’éprouve. Plusieurs auteurs ont fait la différence entre un état d’isolement et le sentiment de solitude. L’état d’isolement correspond à la solitude objective, le sentiment de solitude à la solitude subjective. Un état d’isolement n’engendre pas nécessairement un sentiment de solitude. Celui-ci peut naître chez des personnes parfaitement bien entourées.

« Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. » ( Guy de Maupassant, La Solitude ) La solitude (de solus « seul ») est l'état, ponctuel ou durable, d'une personne seule, c'est-à-dire d'une personne qui n’est engagée dans aucun rapport ou relation avec autrui. L'isolement et la solitude étaient recherchés par les ermites et anachorètes, mais la privation sensorielle peut même aller jusqu'à affecter le psychisme. L'isolement au trou est une punition même lors d'un emprisonnement. Pour nous, la solitude est l'émotion sentie à la suite d'un rejet ou d'un abandon significatif de notre enfance et aussi de semblables ressentiments que nous pouvons revivre à tous moments dans notre vie adulte. L'isolement est plus une situation ou un état physique que la vie nous amène à expérimenter. Plusieurs personnes peuvent être isolés sans se sentir seules puisqu'elles sont accompagnées de leur Ps dans chaque pas que nous franchissons.

Une bonne stratégie pour rompre la solitude est de se satisfaire du moment présent et donc de qui nous sommes et de ce que nous avons. Les personnes qui optent pour cette stratégie d'un jour à la fois se distinguent des autres par une bonne estime de soi. En général, elles se connaissent assez bien ou sont en train d'y arriver à la suite d'un important inventaire personnel et d'une fréquente remise en question. Plus que de vouloir rompre la solitude, ces personnes l'acceptent telle qu'elle est voire même éprouvent un grand plaisir de se retrouver avec elles-mêmes. Ainsi au cœur de nous-mêmes, nous découvrons cette force, ce Dieu d'amour qui nous habite, qui se manifeste et qui nous invite alors à partager et communiquer avec les autres. Cet Être suprême nous accompagne partout et nous pouvons revenir dans ce havre de paix intérieure à tout moment quand nous le désirons par la prière et la méditation. Nous ne sommes plus jamais seuls ! À tous et chacun, merci d'être là !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 16 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La plupart d'entre nous sommes prêts à tout pour nous rétablir (comme nous avons déjà entendu dire : assis tout nu dans une fontaine publique pour attirer l'attention afin de distribuer des brochures, pas sûr). Nous sommes aussi prêts à vivre tous les jours selon les Douze Étapes des groupes d'entraide afin de pouvoir conserver notre rétablissement si c'est la volonté de Dieu pour nous aujourd'hui. Nous le remercions pour ces cadeaux quotidiens que sont la patience, la tolérance, le respect et l'amitié des autres membres de ces fraternités. Dans les groupes d'entraide, l'unité est la valeur la plus précieuse. L'unité présuppose la tolérance sans recherche de domination ou de reconnaissance. « La tolérance ne devrait être qu'un état transitoire. Elle doit mener au respect. Tolérer c'est offenser. » ( Johann Wolfgang von Goethe, Maximes et réflexions ) La tolérance doit aussi porter sur ce qui trouble notre santé émotive, et nous apprendre à devenir notre propre meilleur ami, à nous aimer nous-même puis à tendre la main et notre amour aux autres.

Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la tolérance, du respect de la liberté d'autrui, de ses manières de penser et d'agir, de ses opinions et croyances. Cette journée à l'initiative de l'Unesco est l'occasion de promouvoir une valeur qui se doit d'être commune à toute société : la tolérance. Clef de voûte des droits de l'homme, de la multiplicité et de la démocratie, elle s'avère incontournable pour la survie de toutes les communautés de chaque région du monde entier. L'intolérance se reconnaît à cette attitude hostile ou agressive à l'égard de ceux et celles dont nous ne partageons pas ni les opinions ni les croyances. Cette forme d'intransigeance ou de mesquinerie peut aller jusqu'à de la violence physique, verbale et psychologique.

Heureusement pour la plupart d'entre nous, le mode de vie nous amende et doucement fait de nous des êtres plus faciles à vivre et assez plaisants à côtoyer. Pour les autres le processus est plus long et nous aide à développer plus de tolérance jusqu'à ce que nous développions du respect pour tous et chacun. Deux citations nous illustrent bien comment la tolérance est nécessaire dans nos relations : « L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi. » ( Eugène Beaumont, Penséier II ) — « S'il fallait tolérer chez les autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable. » ( Georges Courteline, La philosophie de Georges Courteline )



Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 15 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Les joueurs de hockey ou de football nous disent parfois qu'ils donnent leur 110% et quelquefois ne peuvent pas livrer la marchandise sur la glace ou sur le terrain. Ils peuvent nous raconter toutes sortes de promesses un peu comme certains politiciens, mais peuvent-ils joindre le geste à la parole ? En d'autres termes, peuvent-ils appuyer leurs paroles par des actes ? Indépendamment de ce que nous pouvons penser de lui, Muhammed Ali pouvait très bien parler pour parler puis agir dans le même sens !

Le mot « babine », surtout employé au pluriel, désigne la lèvre pendante de certains animaux et, par extension et familièrement, les lèvres d'une personne. Au Québec, nous avons quelques expressions savoureuses utilisant ce mot comme « Là, mon vieux, va falloir que les bottines suivent les babines !» Il nous faut passer de la parole à l'acte. En anglais ça donne : « Talk the talk but also walk the walk » (Que nos bottines suivent nos babines !). Une expression américaine dit aussi éloquemment : « Put your money where your mouth is. » Et depuis quelques temps, nous avons aussi Babine, le chef d'œuvre du conteur Fred Pellerin qui nous amène dans l'univers virtuel du fou de son petit village Saint-Élie-de-Caxton, dans la région de la Mauricie. Il y avait bien avant la babineuse, terme dont Félix Leclerc affublait une femme qui parlait beaucoup. Et pour plusieurs, la mémoire serait située à l'intérieur des babines puisque dès qu'ils oublient quelque chose, ça se retrouve sur le bout de leurs lèvres.

Dieu nous a fait tel que nous sommes. Le nouveau ou la nouvelle qui se présente dans un groupe d'entraide est à l'écoute de ceux et celles qui non seulement peuvent parler du mode de vie, mais aussi de ceux et de celles qui le vivent. Il est quelquefois plus facile de prêcher de donner l'impression que nous mettons le programme en pratique qu'il ne l'est de le vivre. Personne n'est à l'abri de ce piège ! Qui, après avoir prêché aux autres et démontré que lui-même marchait sur l'eau est devenu un naufragé ?

Les mots « talk the talk » (Exprimer le bon discours) portent en eux de nobles intentions et « walk the walk » (Mettre en pratique notre discours) sont l'expression d'une vie honnête et authentique. Quand est-ce que nos mots ou paroles sont le reflet de nos comportements ? Certains témoignages nous racontent des histoires et des choses merveilleuses qui semblent inspirées de la sagesse divine. Si nous voulons dire aux autres quoi faire pour nous rétablir, nous ne devons pas oublier de joindre le geste à la parole, de vivre cette 'vérité' que nous venons d'exprimer.

L'influence que nous pouvons avoir sur les autres avec quelquefois nos grosses bottes sales (ou nos souliers qui ne veulent pas rester en place) en pratiquant le mode de vie dans notre quotidien est beaucoup plus grande que tout ce que nous pouvons faire ou dire pour les changer. Nous avons appris que tout rapprochement avec notre Puissance supérieure était impossible puisque la séparation n'est que virtuelle. Nous avons aussi appris en nous rétablissant ensemble que le lâcher prise était tout aussi impossible puisque nous n'avions jamais eu prise si ce n'est que pour supporter nos illusions.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 14 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Nous sommes reconnaissants d'être en vie et bien vivants. Nous allons faire quelque chose aujourd'hui pour manifester notre reconnaissance pour l'honnêteté, l'espoir, la foi, le courage, l'intégrité, la bonne volonté, l'humilité, la discipline personnelle, l'amour, la persévérance, la conscience spirituelle, le service et les divers deuils de nos expériences passées que nous amènent notre Ps et la pratique des Douze Étapes par Sa grâce.

Dans les groupes d'entraide nous entendons souvent des membres se moquer de notre désarroi en nous lançant : Accepte ! Voyons, accepte ! Comment faire pour accepter et les petits bobos, et les grands chagrins ? Accepter de n'être plus comme avant. Accepter de ne pas savoir. Accepter le mystère, la différence, l'inconnu. Accepter d'être seul (e), même en couple ou en famille. Accepter de partager, toutes nos richesses et notre tristesse, et accepter d'être heureux (ses). Accepter le vieillissement comme faisant partie de la vie comme dans la ménopause / l'andropause. Accepter de ne pas être aimés autant que nous le voudrions et vice versa de ne pas aimer tout autant. Accepter sa propre folie puis l'injustice et la folie dans le monde. Accepter ce que nous ne pouvons pas changer, pour mieux canaliser l'énergie dans ce que nous pouvons changer, en étant vigilants et en ayant confiance en l'amour inconditionnel de notre Ps, sans dogmes ni obligation, avec responsabilité et honnêteté. Surtout avoir la sagesse de discerner ce qui peut être changé de ce qui ne l'est pas... De la toute-puissance sacrifiée de notre personnalité, nous pouvons ainsi admettre notre défaite, puis toucher au bonheur en vivant notre mode de vie dans ce moment présent.

C'est l'histoire de beaucoup de dépendants et de codépendants et c'est aussi la roue qui tourne… acteurs dans le plan divin de notre quotidien, ici et maintenant. Accepter permet aussi de respecter ce que la nature, la vie, Dieu tel que Le concevons nous offre pour aujourd'hui ! Ce que nous sommes est un cadeau de la vie. Notre cadeau à la vie, c'est d'exprimer notre gratitude pour ce que nous sommes en train de vivre.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 13 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Émouvants ces témoignages qui parlent de solitude, de bas-fonds, d'entraide et de spiritualité, ces récits mettent en scène des personnages que nous pourrions croiser dans la rue sans les voir. Pourtant, force est de reconnaître que chacune des histoires de ces perdants magnifiques, vient nous chavirer le cœur par le drame qui a bouleversé leur existence. Tout en nous faisant rire de bon cœur quelquefois par le ridicule et cet humour noir avec lesquels ces personnes souffrantes tentent parfois d'échapper à la sourde angoisse qu'apporte la dépendance ou la codépendance, elles nous amènent à découvrir comment l'entraide et notre Ps, ces forces issues de notre faiblesse commune peuvent paradoxalement nous aider à nous rétablir de cette maladie.

L'absence de sens de l'humour dans certains témoignages et certains groupes dévalorise le message. Pour plusieurs, la maladie, c'est sérieux. Ça ne veut pas dire que le rétablissement doit l'être. Le rôle de l’humour nous fait prendre conscience de notre humanité. Bien plus, le sens de l'humour est à la fois la plus pénétrante de nos capacités et la plus humaine de nos aptitudes : — nos capacités tournées vers la contemplation ou la perception du monde des hommes — nos aptitudes, celles qui nous permettent de le manipuler ou de le faire exister. Le monde des hommes est fondamentalement absurde et incompréhensible. C’est comme si extraire le comique de l’absurde de nos souffrances liées à la compulsion alimentaire, à l'alcoolisme ou à la codépendance et le reconnaître lorsqu'il se présente, nous aide à survivre et à ne pas tomber dans l'ironie, le sarcasme et le cynisme. Seuls ceux qui sont meurtris profondément et souffrent encore énormément n'arrivent pas à rire de leurs malheurs. La pratique du mode de vie et notre Ps graduellement met un baume sur des blessures qui ont laissé de vilaines cicatrices.

Merci de faire partie de cette chaîne humaine de la vie. Nous avons tous besoin les uns des autres. Nous remercions notre Ps pour tout ce que la vie a à nous offrir et tout ce que le rétablissement peut fournir aujourd'hui. Aujourd'hui, nous prions, non pour demander à Dieu tel que nous Le concevons de nous guider quotidiennement, mais plutôt pour le remercier pour tout et pour avoir mis et mettre en ce moment présent toute cette gratitude et cette gaieté dans nos cœurs. Merci de placer sur notre chemin ces clowns tristes, bien souvent des augustes, qui nous racontent comment l'humour et l'amour ont envahi leurs vies en se rétablissant.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 12 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« En l'an de grâce …, … » — Lorsque les médiévaux, Gwendolyne et cie, écrivaient un document, ils débutaient ce dernier ainsi. La grâce et le charisme sont pour plusieurs deux synonymes. Nous appelons « charisme » le prestige, le charme ou l'ascendance d'une personne sur ses interlocuteurs ou sur son entourage. Le charisme vient souvent avec la prestance, la fascination exercée et la capacité de susciter de l'admiration. Ces qualités sont plus souvent naturelles qu'acquises par un travail sur soi, et ne sont pas liées à la fonction occupée. Les synonymes sont l'aura, le leadership.

Le charisme, c’est « une qualité qui permet à son possesseur d’exercer un ascendant, une autorité sur un groupe ». Comme dans le titre du livre qui raconte l'arrivée des AA au Québec, L'ascendant d'un ambassadeur, c'est plutôt le charisme que l'autorité que Dave B. dégageait. Cette « qualité » peut se composer de plusieurs compétences qui peuvent se développer. La première compétence, c’est de savoir agir. Par exemple, avoir une vision claire de notre situation, grâce à l'intuition et aux messages intérieurs ou extérieurs de notre Ps. Un autre talent, c'est d'obtenir de ceux et celles qui nous entourent les informations dont nous avons besoin et d'être capable de les écouter. Puis une autre qualité, c'est de savoir communiquer. Nous pouvons partager ce que nous vivons en donnant des témoignages suffisamment proches du vécu de tous et chacun. Enfin grâce au génie de notre Dieu d'amour, il nous faut incarner notre vécu dans nos messages. Grâce à notre voix, notre regard, notre gestuelle, nos témoignages reflètent une certaine implication émotionnelle, de l'honnêteté dans notre discours et le rôle de notre Ps dans notre rétablissement.

Notre Puissance supérieure nous permet de découvrir peu à peu la nature de la relation qui existe entre nous. Nous apprenons graduellement que nous pouvons toujours compter sur Lui. Aujourd'hui, nous vivons une bien belle vie. Nous remercions Dieu pour tout ce qu'Il a pu imaginer et imagine encore pour nous faire grandir, pour nous faire reconnaître son amour et sa grâce à travers chaque moment de la journée. La grâce divine en elle-même, concerne toutes les choses que Dieu nous donne gratuitement, uniquement par amour, indépendamment de nos œuvres.

Le mot grâce vient du mot grec « kharis ». Un charisme (kharisma) est un don fait par grâce (kharis). Dans le grec usuel, on employait le mot « kharisma » pour tout ce que l’on avait reçu gratuitement. Le charisme est la qualité d'une personne qui séduit, influence, voire fascine les autres par ses discours, par sa richesse intérieure et par ses actions. Dans les groupes d'entraide, l’usage le plus fréquent de l'expression « grâce de Dieu » se rapporte aux dons accordés quotidiennement à chacun de nous par notre Ps : notre abstinence et sobriété, une belle vie. Le règlement 62 aussi commence par « De grâce, ne vous prenez pas au sérieux. »

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 11 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd'hui, c'est le jour du coquelicot, blanc (www.echecalaguerre.org) ou rouge ( www.legion.ca ), le jour du souvenir, c'est l'anniversaire de l'armistice de la première guerre mondiale, signée à onze heures, un onzième jour du onzième mois de 1918 à 05:15 du matin. Un armistice est un traité signé par plusieurs gouvernements mettant fin à des hostilités armées en temps de guerre et se doit d'être renouvelé puisqu'il implique une durée, un espace de temps déterminé. Ça ne met pas fin officiellement à la guerre. C'est le jour qui marque officiellement la fin de ce conflit ; il est souvent considéré comme une fête nationale pour les pays sortis vainqueurs d'un conflit armé. Ce n'est pas un occasion de célébrer quoi que ce soit. C'est juste qu'une suspension des hostilités après un accord entre les belligérants. Pour une personne dépendante ou codépendante, son armistice arrive le jour de sa capitulation devant ses efforts pour se sortir seul de cette maladie chronique, incurable et éventuellement mortelle qui nous affecte et qui dérange beaucoup de personnes autour de nous.

L'alcoolisme est reconnue comme une maladie depuis près de cinquante ans. Comme pour de nombreuses autres formes d’excès en matière de consommation de substances (la toxicomanie et la compulsion alimentaire entre autres) ou de pratiques d’activités tout aussi toxiques comme la codépendance, le sexolisme et le jeu compulsif, la notion de maladie est pertinente dans le processus de rétablissement. Elle met aussi de côté le problème du désir et de la volonté. La volonté déchaînée a joué un rôle important pour amener le dépendant ou le codépendant dans une forme de bas-fond. La notion d’addiction suppose l'incapacité de décider pour celui (ou pour celle) atteint de ne pas répéter ces comportements toxiques. La notion de capitulation vient de la reconnaissance de son impuissance et du simple désir de vouloir cesser ces excès et cette forme d'automutilation.

La capitulation, comme un coup de foudre, est spontanée et c'est un cadeau immense d'une force supérieure à nous-mêmes qui agit dans nos vies. Nous croyons que graduellement, notre Puissance supérieure, après nous avoir amené jusque là, a transformé notre capitulation en acceptation. Dieu tel que nous Le concevons prend bien soin de nous chaque jour en rendant notre vie plus légère, en nous libérant de cette folie qui consistait à répéter les mêmes gestes et à nous attendre à des résultats différents. En nous permettant de nous amuser ou d'alléger certaines situations qui auparavant se seraient révélées déraisonnables, destructrices ou toxiques, notre Dieu d'amour nous invite à signer la fin de ce conflit, la suspension des hostilités entre notre « propre » identité et notre personnalité « sale » et avec le temps, y mêler un peu de légèreté. Nous pouvons arborer ou afficher cet armistice que Dieu a signé pour nous et avec notre maladie.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 10 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Notre vie a de l'importance. Il est important que nous l'honorions et que nous nous souvenions de nos expériences même les plus blessantes ou traumatisantes. Notre Puissance supérieure va trouver le baume apaisant qu'il nous faut. Nous les remettons ensuite à Dieu, Qui les utilisera pour en aider d'autres lorsque que nous partagerons notre expérience, notre force et notre espoir.

Ensemble, nous partageons toutes les ressources nécessaires et utiles au développement d'une identité saine et de relations harmonieuses. Les témoignages brisent le silence, éclatent nos résistances à nous agripper à des défauts, à toutes les facettes de notre ego malade, à notre illusion de séparation avec ce Dieu, tel nous Le concevons. Notre Ps nous permet alors de courir le risque de nous mettre à nu, de nous vider de tout ce qui fait encore yeark en nous. Et dans nos fraternités, il y a tout le temps des cœurs tendres et de grandes oreilles pour recevoir ces confidences. Merci !

Chaque être est une entité de valeur, et notre Ps fait émerger le plus triste et le meilleur des facultés qui nous animent. Il y a dans les recoins de notre mémoire des trésors d'images et de souvenirs. Le bonheur de toucher, d'observer les formes, la centration avec laquelle l'enfant entreprend un chef d'œuvre dans son carré de sable ou dans son livre à colorier, tous ces souvenirs nous invitent inévitablement à réaliser notre quotidien où chaque heure a son sens et chaque geste de la vie est honoré. En vivant chaque moment, il s'en dégage une magie, celle de l'esprit créateur par rapport à la main exécutrice. C'est le pont, la jetée que jette notre Être suprême pour que nous ressentions ce lien d'amour qui nous unit à tous et chacun d'entre nous. Nos témoignages racontent comment nous étions, ce qui s'est passé un jour et comment nous sommes aujourd'hui. Ils permettent à des nouveaux membres de s'identifier et de découvrir des moyens pour sortir de l'emprise toxique de cette maladie, pour nous rétablir un jour à la fois. Ils nous offrent un nouveau regard sur soi et sur l'œuvre de notre Ps dans notre cheminement.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 09 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Marc-Aurèle nous a laissé dans son recueil Pensées pour moi-même : « Voici la morale parfaite : vivre chaque jour comme si c'était le dernier ; Ne pas s'agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant. » Or, ça marche miraculeusement de faire « comme si » la vie est merveilleuse. Et curieusement pour nous et pour des milliers d'entre nous, elle l'est devenue ! Ce changement d'attitude est un miracle : ce fait extraordinaire ou surnaturel, qui ne peut être attribué qu'à une Puissance supérieure. Lorsque nous faisons « comme si », plusieurs croient que c'est une façon de nous mentir à nous-même ou de tricher les autres. Lorsque nous faisons « comme si », nous transformons une idée, une intuition en action et nous faisons des expériences merveilleuses. Même si nos parents ont souvent répété que nous ne devions pas devenir des 'feignants' ( fainéants ). Un prof aussi nous traitait de « béotiens » (ignorants, incultes, lourdauds. Il utilisait aussi ce terme pour parler de nous comme des personnes profanes dans au moins un domaine et qui parfois, voulaient lui faire croire être tout autres en feignant d'être à la hauteur de ses attentes).

Pour être heureux, le mode de vie nous suggère de vivre pleinement chaque moment présent, chaque vingt-quatre heures, en profitant de chacune de nos journées, ne rien regretter et faire tout ce que nous pouvons pour que chaque journée soit la meilleure possible. Certains jours offrent quand même leur lot de détresse et de tristesse car la vie est ainsi faite. Comment profiter des bons moments si ceux-ci ne sont pas mis en opposition avec les plus difficiles ? Nous pouvons vivre chaque jour comme si c’était le dernier et nous nous endormons souvent le soir le cœur léger et lorsque une ombre semble s’abattre sur nous, nous n'avons pas à être effrayés. Nous pouvons toujours percevoir Sa présence et reconnaître Sa volonté.

« Vivre intensément ne signifie pas vivre chaque jour comme si c’était le dernier mais comme si c’était le premier. » ( Paul Carvel, Jets d’encre ) Nous faisons semblant comme si la vie est merveilleuse, nous pouvons feindre l'étonnement jusqu'à ce que ça devienne vrai, nous pouvons simuler notre bonheur jusqu'à ce qu'il devienne réalité. Puis un jour, nous avons cessé de feindre le bonheur depuis que ce dernier est présent dans notre vie.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 08 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Notre croissance spirituelle est dans les mains de Dieu tel que nous le concevons. Beaucoup de gens mêlent croissance personnelle et évolution spirituelle. Pourtant la différence est immense et en même temps pas évidente à définir ou à préciser. L'un et l'autre viennent de notre petit bout de chemin en compagnie de notre Ps et des petits pas que notre Ps nous invite à faire et la somme de deux est la croissance spirituelle. La croissance spirituelle nous permet de découvrir par la grâce de Dieu de nouvelles attitudes intérieures et extérieures pour nous sentir mieux dans notre peau. Par exemple, la croissance à l'aide des Étapes nous aide graduellement à retrouver la raison, à prendre notre place, à foncer dans la vie, à nous pardonner et aller de l'avant, à nous faire confiance, à retrouver l'estime de soi, etc… Si telle est Sa volonté, ça nous aide à alléger notre vie, à devenir de meilleures personnes, à vivre plus en harmonie avec nous-même et avec les autres. Sous Sa gouverne, ça nous permet aussi de nous bonifier et de remplir notre vie de Lumière, de chaleur, d'amour, de beauté et de joie.

Si nous reconnaissons nos peurs et nos doutes, si nous identifions nos blessures affectives nous allons grandir spirituellement. Aller à la rencontre de nous-même, c’est faire la paix avec nous-même, même si nous ne connaissons pas les causes de notre mal-être. Nous sortons presque tous de l’enfance avec des blessures affectives plus ou moins profondes. Nous avons, à un moment ou à un autre, vécu des événements qui nous ont blessés, chagrinés. La peine, la déception ou la frustration éprouvée est restée enfouie et jette parfois une ombre sur notre paix intérieure. Ce dont nous avons besoin pour soigner nos blessures, c’est de faire une introspection afin d’amener au niveau de notre conscient nos blessures du passé et de les exorciser. Nous sommes extrêmement sollicités par le travail, la consommation, une connexion internet, et nous ne accordons que peu de temps pour la réflexion, la prière et la méditation.

La prière et la méditation quotidiennes célèbrent notre contact avec la Source, avec la Lumière, avec la Vie. Avec la présence de ce Dieu d'amour dans notre vie, nous sommes assurés d'atteindre chaque étape quotidienne du voyage, de vivre au maximum chaque moment présent, et nous lui en sommes reconnaissants. Notre croissance spirituelle est le progrès que nous connaissons spirituellement dans notre cheminement. De même que les plantes sont habituellement entretenues par le jardinier (arroser, sarcler, biner, ajouter du compost, mettre du fumier), notre vie est faite de courtes saisons et d'un long parcours spirituel dont le jardinier et le guide est notre Ps.

Notre Ps nous épanouit comme Il le fait d'une semence recouverte dans un bon terreau qui y pousse bien alors qu'elle pourrait tout aussi bien germer et se développer différemment dans une rocaille ou au milieu des ronces. Aujourd'hui, Sa présence a étendu ses racines dans un bon sol généreux et profond. Notre Ps est aussi le jardinier qui non seulement sème dans notre cœur, ce jardin qui donne une belle récolte de fleurs et de fruits mûrs, colorés d'émotions, remplis de Son énergie, de Son amour et de Sa présence.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 07 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Guy et Huguette nous ont envoyé un ange d'abondance avec cette belle phrase : « Oublie ton passé, qu'il soit simple ou composé, et participe à ton présent pour qu'ensuite ton futur soit plus-que-parfait ! »

De nombreuses surprises nous attendent encore aujourd'hui dans les groupes d'entraide. La plupart d'entre nous y avons appris que nous nous étions servis de notre codépendance ou dépendance pour éviter des problèmes plus profonds qui nous auraient anéantis n'eût été des excès ou des obsessions dans lesquels la vie nous a propulsés. Nous nous sommes rendus compte que nous avions beaucoup plus de problèmes que nous ne l'aurions cru au départ. Les membres des groupes d'entraide nous ont dit que nous allions faire face à nos problèmes ensemble afin de nous rétablir ensemble par la grâce d'un Dieu d'amour. Ils nous ont dit que la vie ne serait jamais parfaite, et nous non plus. La perfection est une notion assez abstraite. Le mot perfection vient du latin per - ficio, ficio venant du verbe facere : faire et per signifiant littéralement jusqu'au bout. Parfait signifie donc ce qui est fait jusqu'au bout, totalement. Comment des êtres imparfaits pourraient-ils eux-mêmes définir la perfection ? La perfection est souvent considérée comme un idéal, un objectif irréalisable vers lequel nous devons tendre. Il est convenu que celle-ci n'existe pas, tout du moins sur cette terre. Sous prétexte que ce monde est, dans l'ensemble, berceau de l'imparfait, toute perfection y est inexistante. Ce monde n'est pas imparfait, c'est notre perception de ce monde qui est probablement imparfaite.

Et beaucoup disent naïvement que la perfection se reconnaît au moindre coup d'oeil, car la perfection est évidente. La perfection est tellement différente du reste, tellement remarquable, qu'elle est immédiatement reconnue comme telle, à l'unanimité. La notion de perfection est fortement liée à notre notion personnelle de la spiritualité. Si, pour nous, Dieu est parfait tel que nous Le concevons et qu'il habite en chacun de nous, nous sommes probablement capables de perfection. Le seul fait que nous soyons conscients de l'existence même de la perfection signifie que nous avons le potentiel pour devenir parfait. En fait, la perfection caractérise un être ou un objet idéal, c'est-à-dire qui réunit toutes les qualités et qui n'a pas de défaut. Selon Thomas d'Aquin, seul Dieu est absolument parfait dans l'ordre de toutes choses.

Toute autre perfection est relative. Le sens même du mot perfection implique que quelqu’un détermine quand « la fin » ( « l’achèvement », le « bout du bout » ) a été atteinte. Notre Ps, notre Dieu d'amour, est de toute évidence pour nous, la perfection en haute définition., en plus de 3D (en nous permettant de nous dégriser, de dédramatiser notre détresse et de découvrir en nous plein de douceurs et d'amour)

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 06 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« L’humilité est une perpétuelle paix du cœur. C’est n’avoir point de trouble, c’est n’être jamais fâché ou vexé, irrité ou endolori. C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver, de ne rien ressentir comme étant dirigé contre moi. C’est rester calme quand personne ne me louange et si je suis avili ou méprisé, c’est trouver en moi un lieu béni où je puisse me rendre, refermer la porte, m’agenouiller devant mon père en secret, être en paix comme au sein d’une mer profonde et calme, quand tout autour de moi semble trouble… » (épitaphe du Dr Bob)

L'humilité peut signifier plusieurs choses : — Le sentiment de ne pas être grand-chose, d'être petit par rapport au monde qui nous entoure — Une attitude par laquelle nous ne nous mettons pas au dessus des choses et des autres et par laquelle nous respectons ce dont le hasard, le destin ou Dieu, tel que nous Le concevons, nous a gratifié.

L'humilité est à distinguer de la fausse modestie. Cette dernière feint l'humilité afin d'attirer parfois encore plus de compliments. L'humilité consiste, sans méconnaître nos qualités, à admettre que nous n'y sommes en fin de compte pas forcément nous-même pour grand chose. Dieu, tel que nous Le concevons, est le véritable maître d'œuvre.

L'humilité est la vertu ou la qualité opposée à l'orgueil, à la suffisance et à l'arrogance. La personne humble est celle qui reconnaît ses limites et ses fragilités, comme en fait foi la prière de ce psalmiste : « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je me tiens en paix et en silence ; comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. » ( Psaume 131, 1-2 )

Être modeste ou humble signifie que nous avons acquis et sommes en train d'acquérir une vision réaliste de nous-mêmes et de notre place dans le monde. Nous en venons un jour à la fois grâce à notre Puissance supérieure à un état de conscience fondé sur un regard réaliste et sur l'acceptation de presque tous les aspects de nous-mêmes. Nous ne nions pas nos qualités, pas plus que nous n'accentuons nos défauts. Chaque jour, nous nous acceptons de plus en plus honnêtement tels que Dieu tel que nous Le concevons nous a faits.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 05 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La médecine et ses pharmacopées font courir le risque de réduire le malade à sa maladie. Plusieurs affirment que le mode de vie des groupes d'entraide restreint la personne atteinte à sa maladie. La douleur du malade tout comme sa souffrance sont assez souvent ramenées à un dysfonctionnement cérébral, immunologique ou héréditaire. La philosophie d'intervention de réduction de méfaits cherche en vain à distancer le malade de sa maladie.

Georges Canguilhem, philosophe et épistémologue français 1904-1995, a défini la maladie comme un « effort de la nature en l’homme pour obtenir un nouvel équilibre ». La maladie est réellement une « autre allure de la vie ». Cet autre état implique l’ensemble de l’organisme au sein duquel, « toutes les fonctions sont interdépendantes et tous leurs rythmes sont accordés ». En ce sens, l’état de maladie impose à l’homme de vivre une « autre vie, même au sens biologique de ce mot » et à l’organisme de modifier ses allures antérieures. G. Canguilhem affirmait aussi que :
- la maladie est un phénomène qualitatif anormal,
- l’état de santé tient le sujet dans l’inconscience de son corps : la santé, c’est » l’innocence organique »,
- la définition de la maladie par la conscience est celle qu’en donne le malade, et non celle du médecin. C’est le malade qui ne se sent pas normal, c’est à dire non identique à son passé où il était bien.

La guérison était, pour Georges Canguilhem, « la reconquête d’un état de stabilité des normes physiologiques ». Cependant, « aucune guérison n’est un retour à l’innocence physiologique car il y a irréversibilité de la normativité biologique ». Ainsi, « guérir c’est se donner de nouvelles normes de vie, parfois supérieures aux anciennes», mais jamais identiques. La santé pour cet auteur se définissait ainsi :
- la « possibilité de dépasser la norme habituelle » mais aussi de surmonter des crises et de « tolérer des infractions à la norme habituelle »,
- la possibilité d’ « instituer de nouvelles normes en réponse à des situations nouvelles ».
C’est « pouvoir tomber malade et s’en relever ; c’est un luxe biologique », une capacité d’adaptation. La médecine d'aujourd'hui doit traiter autant le malade que la maladie.

Aujourd’hui, avec le stress des temps modernes, la concurrence et la recherche d'une place au soleil, la compassion est effectivement rare. De la compassion pour la souffrance, nous allons toujours en trouver, c’est l’un des instincts premiers de l’homme. Même si le partage de la joie augmente la joie dans le monde comme le disait Oscar Wilde, le partage de la souffrance ne diminue celle-ci que si elle est attachée à un message d'espoir, de rétablissement. Ça ne peut rendre une personne plus apte à endurer le mal, puisque le mal demeure surtout si c'est une maladie sournoise, chronique et fatale comme l'alcoolisme, la compulsion alimentaire, etc. La compassion pour un alcoolique ou pour un outremangeur ne le guérit pas. Le mode de vie peut l'aider à se rétablir, à développer un réveil spirituel.

Nous n'avons plus à croupir dans la souffrance d'hier ni à chercher à nous en dérober et à la fuir en la transformant en honte, en apitoiement ou en ressentiment. Les leçons du passé font partie intégrante de chacun de nous. Notre Puissance supérieure les utilise pour nous aider à mieux nous comprendre, à mieux comprendre ceux et celles qui souffrent encore et quelquefois à ne rien y comprendre puisque telle est Sa volonté. Notre Puissance supérieure est en fait le fondement de notre rétablissement. Dieu tel que nous Le concevons est aussi une source intérieure et effervescente de directives spirituelles à laquelle nous arrivons à puiser parfois. Il est impossible d'empêcher ce flot ininterrompu de grâce qui nous envahit tous continuellement.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 04 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

L'amour est avant tout une émotion, un sentiment envers un être ou une chose qui pousse la personne qui le ressent à adopter un comportement, plus ou moins rationnel, l'entraînant principalement à rechercher une proximité pouvant être tendre, physique, passionnée, intellectuelle, spirituelle, même imaginaire, vis-à-vis de l'objet de cet amour.

L'amour peut être, selon la situation, faible, fort ou obsessionnel. Selon ces critères, ce sentiment comme tous les autres ne peut être contrôlé par la personne qui le ressent. L'amour est le flot d'énergie de la vie qui nous habite et c'est ce lien qui unit une personne à une autre. L'amour que nous donnons et l'amour que nous recevons, telle est l'essence de la vie. L'amour est le pain de la vie, notre pain quotidien. L'amour est le dénominateur commun universel qui nous relie à toutes les personnes qui nous entourent : notre famille, nos amis, les membres de nos groupes d'entraide et notre Ps.

Pour la plupart des 'ours', il y a trois conditions non-négociables au véritable amour : l’admiration, le respect et la confiance. Le désir sexuel et le rêve, c'est la garniture sur le gâteau. Ces trois éléments doivent converger vers une seule et même personne et cela, de façon réciproque. Admiration réciproque — Respect réciproque — Confiance réciproque. Et la durée, toute une vie, une éternité... Ouch ! Lourd contrat jusqu'à ce que nous ramenions ça à un jour à la fois.

Quand deux amoureux se vouent une admiration, un respect et une confiance réciproques, les prises de bec et désaccords peuvent toujours être présents mais leurs divergences d’opinion s’expriment plus calmement. Admirer son âme compagne ne signifie pas que celui-ci soit toujours en accord avec nos propres idées, envies, opinions et gestes. Le couple est composé de deux êtres humains, faillibles, imparfaits et différents. Aimer ne signifie pas fusionner avec l’autre et ni penser exactement comme lui. Aimer par contre implique être absolument en accord avec le fait que notre âme compagne doive être traitée avec respect. Et si nous éprouvons envers cette personne de l’admiration, du respect, la confiance coule alors entre ces deux tourtereaux. L'amour est le pain de la vie et c'est ce qu'il y a de plus nourrissant pour chacun de nous.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 03 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Pour aujourd'hui, nous acceptons « la réalité de la vie » quelle qu'elle soit durant ce 24-heures. Le rétablissement, comme la vie elle-même, contient souvent une part de souffrances et une part de joies. Il est important de partager honnêtement autant les unes que les autres avec tous ceux et celles qui nous entourent et qui sont capables de recevoir nos confidences, afin qu'ils et qu'elles sachent que nous demeurons abstinents par la grâce de Dieu quoi qu'il arrive dans son plan divin.

Ceux et celles qui ne peuvent recevoir nos confidences car ils ou elles s'en servent pour nous exploiter sont d'abord des enfants de p..., puis tranquillement à mesure que notre ressentiment s'apaise, ils deviennent des enfants de Dieu manipulateurs. La manipulation n'est pas seulement l'affaire des gourous et des sectes. La manipulation consiste à entretenir l'illusion en cherchant à contrôler quelqu'un à son insu, en l'amenant à agir comme nous l'entendons et en utilisant une stratégie qui passe le plus souvent par les sentiments. Il existe une petite manipulation, celle du quotidien insidieuse, rusée : en famille, au travail, dans nos relations, et les effets ne sont pas moins redoutables à long terme. Certains de ces manipulateurs se glissent dans nos réunions de groupes d'entraide. Ce sont pour la plupart des êtres malades encore très souffrants. Il est préférable de ne pas confier nos confidences à une personne qui va s'en servir pour nous harceler sur le plan moral.

Voici les principaux jeux caractéristiques d'un manipulateur : — culpabiliser les autres au nom d'un lien affectif — mettre en doute les qualités des autres — semer la zizanie et la suspicion — se placer en victime pour que nous le plaignions ( pauvre de petit moi ) — se placer en position de victime dès que quelque chose lui échappe ou ne fonctionne pas comme il le souhaite ( très égocentrique ) — prétendre que c'est à cause de nous qu'il est comme ça — utiliser la stratégie de la double contrainte : il envoie deux ou plus de deux messages qui sont complètement contradictoires pour nous déstabiliser. Tout le monde utilise ce genre de stratagème à un moment ou un autre. Le manipulateur l'utilise consciemment, à des fins précises comme pour satisfaire son illusion de contrôle. Comment se fait-il que c'est ce qui « ping » à nos yeux et qui attire notre attention ? Est-ce que c'est parce que Dieu veut notre attention et se sert de cette personne pour nous aider à notre croissance ?

Dieu tel que nous Le concevons met ces personnes sur notre chemin dans un but précis : que probablement nous nous rétablissions ensemble et même si c'est contraignant, telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 02 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« Dureté et rigidité sont compagnons de la mort. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie. » ( Lao-Tseu ) Le changement implique souplesse et vulnérabilité. Le changement nous permet d'évoluer au cours des différents moments de notre développement comme être humain. Le cours de notre vie résulte d'une interaction entre notre corps, notre âme et le corps et l'âme des autres qui nous entourent. Nous avons tous tendance à évaluer chaque jour de notre vie en deux pôles, en une combinaison d'éléments positifs et négatifs. La croissance spirituelle évolue lorsque nous cessons de juger ces éléments comme positifs ou négatifs. Chaque nouvel état de crise nous invite à grandir en raison des questions et des réalités nouvelles auxquelles nous devons faire face. Notre Puissance supérieure ne nous a pas fait de points forts ( vertus ) et de points faibles ( défauts ). La perception d'une dissonance entre les deux n'est là que pour engendrer la croissance à travers des crises passagères. Chaque crise personnelle que nous traversons est d'abord une pierre d'achoppement puis devient une pierre de gué, un tournant de notre vie : nos décisions inspirées par notre Ps engendrent alors ou la progression ou la stagnation. La croissance n'est pas que le résultat d'une interaction entre chacun d'entre nous et les autres.
Nos progrès sont guidés par la volonté de notre Ps. Nous sommes tous des élèves à la grande école de la vie. Thomas Fuller dans Compagnon du Devoir a écrit : « Tout est difficile avant d'être simple. » Nous grandissons et aidons nos compagnons et compagnes de voyage à progresser en leur manifestant un amour qui ne demande rien en retour. Bien sûr parmi nous, il y a des compagnons et compagnes de voyage qui nous le rendent bien. Certains dont plusieurs sont originaires du Saguenay nous invitent à réviser le règlement 62 (Les Douze Étapes et les Douze Traditions, AAWS, p. 171) en nous rappelant : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! »

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 01 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« On appelle 'bonheur' un concours de circonstances qui permette la joie. Mais on appelle joie cet état de l'être qui n'a besoin de rien pour se sentir heureux. ( André Gide ) Le rétablissement nous libère du cauchemar de l'égocentrisme, des conflits et de l'insécurité qui se trouvent au cœur de notre maladie. Nous nous éveillons à une nouvelle réalité : tout ce qui vaut la peine d'être possédé ne peut être conservé qu'en le partageant.

« Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage. » ( Albert Schweitzer ) Le partage implique une mise en commun, une communication au sein du groupe pour informer les autres membres et ainsi évoluer en fonction des autres en s'adaptant à la situation. Une poignée de main, un «hug», une main sur l'épaule, une petite tape dans le dos, un sourire, un bon mot, de l'écoute, tendre l'oreille et le cœur, faire un compliment honnête, tout acte de bienveillance, sont tous des actes d'amour et de partage de notre joie intérieure, de bonnes heures de partage.

Oscar Wilde dans son livre L'Homme et son âme devant la société a écrit : « Il ne faut pas oublier que, tandis que le partage de la joie en accroît l'étendue sur cette terre, le partage de la douleur n'en diminue pas la somme. » Et malgré tout dans un témoignage récemment, nous avons entendu : « Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin. » En cherchant un peu nous avons découvert que c'est aussi une perle de sagesse de Jacques Boularan, dit Jacques Deval. Aujourd'hui nous pouvons nous amuser. Aujourd’hui, nous éprouvons de la gratitude pour notre nouvelle vie, et nos prières sont des actions de grâce. Merci à chacun de vous et de nous.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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