Pensées 30 novembre 2011
Bonjour à toutes et à tous
Les glurges sont des canulars circulant principalement sur Internet, au travers de lettres-chaînes que vous ne devez briser et que vous devez transmettre par courriel ou par Face de bouc, le destinataire étant alors invité à le renvoyer à un maximum de ses contacts. Nous les trouvons également sous la forme de rumeurs propagées de manière orale et c'est de cette manière que prennent naissance les légendes urbaines. Un glurge est une histoire sirupeuse, souvent mélodramatique, qui va jusqu'à provoquer la nausée ou mettre mal-à-l'aise le lecteur. Le terme glurge est une onomatopée anglaise imitant le vomissement que l'exagération du côté exemplaire d'une telle histoire inspirerait. Le terme a été inventé par un contributeur du site Snopes dans les années 1990. Cet exemple de triste glurge circule sur le web depuis 1998 et nous en recevons une version chaque année :
Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'œil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie poupée contre lui. Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : « Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ?»
La dame lui répondit avec un peu d'impatience : « Tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter. » Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes, puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.
Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée.
« C'est la poupée que ma petite sœur désirait plus que tout pour Noël, elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait. » Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter.
Il me répondit tristement : « Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite sœur se trouve maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte ». Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. « Elle est partie au paradis. Papa dit que maman va aller au paradis bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur ». Mon cœur s'est presque arrêté de battre.
Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit : « J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin. »
Puis il m'a montré une photo de lui, prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant : « Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas ... J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur. » Puis il baissa la tête et resta silencieux.
Je fouillai dans mon sac à mains, en sortis quelques billets et je demandai au petit garçon : « Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ? » — « OK, dit-il, il faut que j'en ai assez. » Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura : « Merci mon Dieu pour m'avoir donné assez de sous. » Puis il me regarda et dit : « J'avais demandé à Dieu de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches... » Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignais en poussant mon panier.
Je terminais mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ? Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa sœur était tellement grand, tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a enlevé ses deux êtres chers…
Tous les moyens sont-ils bons pour lutter contre l'alcool au volant ? Devons-nous lutter contre l'abus d'alcool et l'alcoolisme ? Quant à l'histoire touchante de ce glurge, elle semble s'inspirer d'une chanson des années 70 intitulée « Roses For Mama » de C.W. McCall et n'a rien d'authentique. Avant d'envoyer un texte à un de vos contacts posez-vous la question : Est-ce qu'une chaîne de pourriels a une utilité réelle… comme ici dans la lutte contre les conducteurs ivres ? Même l'organisation texane, et maintenant internationale, MADD ( Mères contre l'alcool au volant ) n'utilise pas de tels procédés et passe beaucoup de temps à démentir de telles campagnes.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
Toute personne qui joue un rôle dans notre vie a quelque chose à nous apprendre. Les autres peuvent nous servir de miroir, reflétant nos qualités et nos défauts. Ils peuvent nous aider à régler les conflits de notre passé qui n'ont jamais été résolus. Ils peuvent servir de catalyseurs, éveillant en nous ce qui a besoin de faire surface afin que nous puissions nous en occuper.
Les autres peuvent aussi apprendre de nous. Nous sommes tous reliés les uns aux autres. Voilà notre grande force.
Donc, quand je deviens impatient durant un témoignage lors d'une réunion, ou quand le manque d'attention d'un être cher me blesse, ou quand je suis en désaccord avec les choix d'une autre personne, je considérerai la possibilité que j'ai devant moi mon professeur ou mon miroir. Et je demanderai à ma Puissance Supérieure de m'aider à percevoir les cadeaux que ces situations renferment.
Pensée du jour
Une des raisons pour lesquelles j'assiste aux réunions Al-Anon, c'est pour apprendre à développer des relations saines, aimantes avec moi-même et avec les autres. Je reconnais que j'ai besoin des autres. J'accueillerai ceux que ma Puissance Supérieure mettra sur mon chemin aujourd'hui.
« Le roseau est faible et se brise facilement ; mais des roseaux réunis en fagots sont forts et difficiles à briser. » Le Midrache
Al-Anon, Le Courage de Changer, 30 novembre, p. 335
En écoutant les autres raconter leur histoire pendant les réunions Al-Anon, j'ai découvert que je m'impose des exigences irréalistes. Je m'attends à être moins faillible que quiconque. J'ai acquis ce défaut de caractère étant enfant, à force d'essayer de contrôler mon père alcoolique en m'efforçant de lui faire plaisir ou de l'apaiser. Cette attitude, aussi illusoire fut-elle, m'aidait peut-être à l'époque, mais aujourd'hui cela ne fonctionne plus. Un tel perfectionnisme ne sert qu'à perpétuer mon mécontentement et ma piètre estime de moi.
Comment puis-je croire que je suis différent de tout le monde ? M'efforcer de faire de mon mieux, c'est une chose, mais c’est tout autre chose de me punir moi-même lorsque les résultats ne répondent pas à mes attentes élevées. Je suis humain, après tout. Cela fait partie de notre nature d'avoir des défauts et des limites.
Dans ma quête maladroite de l'excellence, je me comporte souvent comme si mon slogan personnel était « Si ça vaut la peine de le faire, ça vaut la peine de le faire en grand ». Par conséquent, je manque habituellement de temps pour finir bien des projets. Au lieu de cela, ils se languissent à divers niveaux d'inachèvement parfait. Je dois penser continuellement à « Ne pas compliquer les choses », et j'y réussis un peu mieux. Récemment, pour la première fois de ma vie, je me suis entendu dire « Bon, ça va comme ça. »
La Septième Étape dit « Nous Lui avons humblement demandé de faire disparaître nos déficiences ». Pour ce faire, je dois reconnaître ma condition d'être humain, y compris mon perfectionnisme. Être humble, c'est accepter ma place dans l'univers. Il est irréaliste de s'attendre à la perfection de la part d'un être imparfait vivant dans un monde imparfait. La seule perfection que je puisse espérer atteindre, c'est d'être parfaitement imparfait.
Pensée du jour
Une erreur par jour me permet de tenir mon perfectionnisme à l'écart. Aujourd'hui, je m'efforcerai d'apprécier mon humanité.
« Le rappel amical de ma marraine : « Le progrès, non la perfection », m'encourage à avoir foi en moi. » Comment Al-Anon œuvre pour les familles et les amis des alcooliques, p. 323
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 30 novembre, p. 335
Une protection pour tous
— Sur le plan personnel, l’anonymat permet aux membres de ne pas être reconnus comme alcooliques, ce qui souvent est une garantie d’une importance particulière pour les nouveaux.
— Au niveau de la presse, de la radio, de la télévision et du cinéma, l’anonymat fait ressortir l’égalité de tous les membres dans le mouvement en mettant un frein aux ambitions de ceux qui pourraient autrement chercher à se servir de leur appartenance à AA pour se faire reconnaître et obtenir pouvoir et richesse. Le sens de l’anonymat, p. 5
L’attrait est la force même des AA. Le miracle de la sobriété continue des alcooliques membres du mouvement le confirme, jour après jour. Il serait dommageable pour le mouvement de faire sa promotion en rendant publique, dans les médias, à la radio ou à la télévision, l’appartenance à AA de personnalités célèbres. La sobriété est une chose fragile. Si l’une ou l’autre de ces personnalités avait une rechute, les observateurs en concluraient que notre mouvement n’est pas très fort, et ils pourraient mettre en doute la véracité du miracle du siècle. Notre association n’est pas anonyme, mais ses membres le sont.
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 30 novembre, p. 343
PENSÉE DU JOUR
Le risque d'aimer fait peur à chacun de nous. Il faut du courage. Nous aimerions que l'amour que nous ressentons pour une autre personne soit réciproque. Quand quelqu'un ne nous rend pas notre amour, nous pouvons nous sentir rejetés. Le rejet blesse. Si nous nous sommes sentis aimés par quelqu'un pendant un certain temps et que cette personne se retire ou, pire encore, meurt, nous ressentons la plus profonde des blessures. Cette douleur peut nous fermer à l'amour. Cependant, si nous nous refusons d'être vulnérables, nous perdons tellement plus et une partie de nous-mêmes meurt.
MÉDITATION DU JOUR
Je demande à Dieu de comprendre que le seul moyen de continuer à me découvrir moi-même est d'aller vers les autres.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
J'apprécie la valeur et la bienveillance dans mes relations aujourd'hui, car aujourd'hui est tout ce que j'ai.
Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 30 novembre
Partager le vrai moi
« Partager avec les autres nous empêche de nous sentir seuls et isolés. » Texte de base, p. 104
L'intimité est le partage de nos pensées et de nos émotions les plus profondes avec un autre être humain. Plusieurs d'entre nous rêvent de l'affection et de la camaraderie qu'apporte l'intimité, mais tout cela ne vient pas sans effort. Dans notre dépendance, nous avons appris à nous protéger des autres, de crainte qu'ils ne menacent notre consommation. En rétablissement, nous apprenons comment faire confiance aux autres. L'intimité exige que nous laissions tomber nos défenses. Si nous voulons ressentir le rapprochement que comporte l'intimité, nous devons permettre aux gens de s'approcher de nous, de ce que nous sommes vraiment.
Si nous voulons partager la partie la plus profonde de nous-mêmes avec les autres, il faut que nous ayons d'abord une idée de ce qu'elle est vraiment. Nous examinerons régulièrement notre vie pour découvrir qui nous sommes réellement, ce que nous voulons réellement et comment nous nous sentons réellement. Ensuite, en nous fondant sur l'inventaire régulier de nous-mêmes, nous de-vrons être aussi complètement et aussi méthodiquement honnêtes que possible envers nos amis.
L'intimité fait partie de la vie et, par conséquent, de la vie abstinente. Or, l'intimité, comme toute autre chose en rétablissement, a son prix. L'examen minutieux de soi que l'intimité nécessite peut-être un travail ardu. Et l'honnêteté totale requise par l'intimité peut comporter ses propres complications. L'intimité apporte cependant une libération de l'isolement et de la solitude qui vaut amplement l'effort.
Juste pour aujourd'hui, je cherche la libération de l'isolement et de la solitude que l'intimité apporte. Aujourd'hui, j'apprendrai à connaître « mon vrai moi » en faisant un inventaire personnel, et je m'exercerai à être tout à fait honnête avec quelqu'un d'autre.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 30 novembre, p. 350
Le hasard est peut-être le pseudonyme que Dieu prend quand il ne veut pas signer. Anatole France
Les gens au seuil de l'agonie qui se réveillent un jour complètement rétabis ne croient pas aux coïncidences.
Nous restons estomaqués, émerveillés et stupéfaits quand nous entendons des témoignages où le retour à la santé — à la vie elle-même — repose sur un hasard inimaginable, sur une série d'événements tellement incroyables qu'on en douterait en d'autres circonstances.
Il y a des membres qui ont annulé une gastrectomie parce que, entre la date où l'intervention avait été prévue et celle de leur hospitalisation, ils ont connu les OA. Il y a ceux à qui le médecin ne donnait que peu de temps à vivre, et qui nous ont parlé de véritables bas-fonds où leur déchéance physique était pratiquement totale. Eux aussi ont connu les OA et sont maintenant en voie de rétablissement.
Pensée du jour : La force si puissante qui m'a conduit chez les OA veut aussi me conduire à la réalisation des promesses de ce programme.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., p. 335
« Par la prière et la méditation, nous restons en contact avec une exceptionnelle source d'énergie spirituelle qui nous fournit tout ce nous avons besoin pour nous réaliser pleinement. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 116
Je me lève à l'obscurité, tout juste avant l'aube, afin de m'aligner sur le pouvoir du soleil levant. Grâce à un mélange de prière, de méditation, de lecture et d'écriture, j'imagine que les gens et événements se trouvent à l'horizon. Puis, je m'assois en silence tout en m'imprégnant de la procession de couleurs qui se transforment, passant de la nuit à l'aube, tandis que la lumière nourrit mon âme et apaise mes émotions. Je m'émerveille de voir chaque journée m'offrir davantage de possibilités de réaliser mon potentiel dans tous les domaines de ma vie. De simples prières telles « Que Ta volonté soit faite » et « Merci mon Dieu » m'aident à garder ma bonne humeur matinale toute la journée et toute la nuit. Mais c'est uniquement en m'abstenant de manger compulsivement à long terme que j'ai découvert cette nourriture spirituelle. Mon plus grand potentiel dépasse les limites de ma propre vie ; il se manifeste dans le service aux autres.
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 30 novembre, p. 335
57. - « À chaque jour suffit sa peine ».
58. - Te faut-il encore d'autres commandements ou des promesses plus définies que celles-ci, toi qui t'es consacré à Moi et te prétends Mon Disciple ?
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, p. 202-203
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de quatre ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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