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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 31 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail. ( Jean Jaurès ) La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est définie négativement par l'absence de soumission, de servitude, de contrainte. Ainsi l'être humain est perçu comme indépendant. L'est-il vraiment ? Et définie positivement comme autonomie et spontanéité : les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres. « Écrire liberté au bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot : la liberté demeure. » ( Jean-Michel Wyl, Québec Banana State )

D'un point de vue sémantique ( l'étude scientifique de la signification des mots), nous pouvons ensemble considérer la liberté comme l'ensemble de possibilités (ou de contraintes) qui sont physiquement ou socialement applicables à un individu, mais excluant d'autres possibilités (ou faisant disparaître d'autres contraintes). Cela signifie que nécessairement, l'attribution d'une possibilité d'agir, rend impossible une ou plusieurs autres possibilités d'agir et modifie donc d'autant le champ de libertés d'un individu. Ou formulé autrement, poser des contraintes permet d'atteindre de nouvelles possibilités. La philosophie des lumières (au XVIIIe siècle, vers 1750) par exemple pose comme contrainte fondamentale que « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres », ou reformulé depuis : « La liberté des uns commence là où elle confirme celle des autres ».

« Ne vous inquiétez pas que le monde puisse toucher à sa fin aujourd'hui. C'est déjà demain en Australie. » ( Charles Schultz ) Depuis le début des temps, les gens se sont inquiétés de la fin du monde. Chaque génération a eu sa part de prophètes sombres, et chaque génération a cru que le pire allait lui arriver par exemple que leur nation serait en guerre et perdrait sa liberté. Pourtant, nous sommes toujours là, libres aujourd'hui, et en quelque sorte la progression de l'humanité se poursuit. La vie sur terre est toujours en évolution, et il y a toujours place pour de l'amélioration. Quelque chose ou quelqu'un est toujours en train de mourir, et quelque chose ou quelqu'un est tout le temps en train de naître. Pour nous-mêmes aujourd'hui de nous centrer sur une pseudo protection contre les dangers de demain, c'est passer à côté de la beauté de l'ici et de maintenant. Vivons pleinement aujourd'hui, et demain sera pris en charge en temps et lieu.

À l'approche de la nouvelle année, nous sommes souvent invités à dresser le bilan de l'année qui est derrière nous. Qu'avions-nous prévu de faire cette année ? Avons-nous été fidèles à nos objectifs et à nous-mêmes ? Quels dons, bénédictions et réveils spirituels avons-nous reçu ? Nous accueillons la nouvelle année avec une joyeuse anticipation. Peu importe ce qui s'est passé cette année, notre Puissance supérieure a le pouvoir de créer notre année qui vient selon Sa volonté. Nous ne sommes pas la même personne qui a commencé cette année qui se termine. Nous sommes plus sages, plus profondément humains et plus riches de belles expériences par Sa grâce.

Nous pouvons consacrer les premiers moments de cette nouvelle année à la gratitude, à la bénédiction et à la célébration. Nous pouvons écrire ce que nous voulons laisser derrière nous et ce que nous souhaitons emporter avec nous ( puis brûler ces notes ). Nous pouvons honorer ceux qui nous ont aimé et soutenu cette année en les remerciant de tout notre cœur. Avons-nous réalisé à quel point la grâce de notre Être suprême a été présente dans notre vie cette année et comment Dieu nous aime profondément ? Merci mon Dieu pour tous les dons et les bénédictions de cette année. Merci de marcher avec nous pour passer dans ce nouvel an, et aide-nous à voir et palper l'amour, la paix et la liberté partout où nous allons.

La liberté réside dans notre croyance qu'il y a un choix entre des objets ou des projets (tel ou tel moyen de transport, telle ou telle destination) et à un autre niveau, dans le choix entre deux orientations de l'âme (comme s'il pouvait en avoir deux), entre le bien et le mal, entre la lumière et l'obscurité : sortir de notre caverne ou y rester enfermé. Pour nous, notre Puissance supérieure est partout même dans cette prétendue caverne. Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent de nous donner la liberté de vivre ce que nous avons besoin d'apprendre, de devenir plus honnêtes et plus responsables en essayant de nous améliorer un petit peu et en mettant en pratique les principes du mode de vie des 12 Étapes, si c'est la volonté de Dieu. C'est ce que nous nous souhaitons pour aujourd'hui.

Bonne année 2012
Nous allons inclure d'autres messages ou réflexions quotidiennes.
Pour ceux et celles qui trouvent ça long tout lire ces textes,
nous n'avons pas à le faire, sauf si c'est nécessaire pour nous.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 31 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Les singes de la sagesse sont un symbole représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment en fait un pictogramme : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il semble de prime abord qu'il ne lui arrivera que du bien. Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.

Dans la philosophie orientale, la figure du Ying/Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre. Un peu comme l'adage qui nous entendons dans les meetings que nous avons les qualités de nos défauts : « On a toujours les défauts de ses qualités, rarement les qualités de ses défauts. » ( Herbert George Wells ) Ces trois singes peuvent aussi métaphoriquement évoquer le contraire de ce que nous leur faisons habituellement dire, et ainsi, ces trois comportements d'autocensure peuvent traduire une forme d'irresponsabilité ou de lâcheté :
- Ne pas vouloir voir ce qui pose problème
- Ne rien vouloir dire de ce que nous savons
- Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si » nous ne savions pas,
pour ne pas prendre le risque de changer quoi que ce soit, pour ne pas faire de vagues.

La sagesse désigne le savoir et la vertu d'un être. Elle caractérise celui ou celle qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions (vertus de tempérance, de modération et de justice), qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles. La sagesse est attribuée à celui ou celle qui prend des décisions raisonnables, au prix de ses propres intérêts parfois. Nous qualifions d'enfants sages ceux qui sont obéissants et discrets. Avec l'aide du mode de vie des Douze Étapes, nous devenons obéissants comme des enfants devant notre Père, ce Dieu tel que nous Le concevons et ainsi de plus en plus sages.

« Il est bien rare qu'on se corrige en voyant les défauts des autres. On se croit sans défauts ou, pour mieux dire, on se reconnaît ceux qu'on ne possède pas et l'on nie ceux qu'on a. » ( Hippolyte Lucas ) Le mode de vie nous apprend à mettre de côté nos vieilles habitudes et à en tirer des leçons pour être en mesure de connaître une nouvelle intimité avec les autres, avec le moment présent, avec nous-mêmes. La sagesse que nous avons ainsi acquise n'est pas le fruit de notre vertu ou de nos efforts ; notre compréhension dans la plupart de ces cas est venue de la souffrance que nous ont causée nos anciennes et souvent encore présentes folies. Notre Ps a de curieux moyens de nous faire cheminer. SAGESSE

Prière Ojibwa
Ô Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi. Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants. Je suis faible...je suis petit...j'ai besoin de ta sagesse et de ta force. Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères mais afin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil mon esprit pourra venir à toi sans honte.

Les fêtards ce soir qui célèbreront cette dernière soirée du calendrier civil ignorent souvent qu'ils honorent ainsi le pape Sylvestre Ier, mort en 335, sous le pontificat duquel l'Empire romain passa officiellement du paganisme au christianisme. Bonne Année pour ceux et celles qui vont passer la nouvelle année… en n'oubliant pas que pour les Australiens, ça sera déjà fait.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 30 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« L'heure qui semble la plus sombre est celle qui précède l'aube. » (Anonyme) La douleur est ce qui nous fait dire « j’ai mal », la souffrance est ce qui nous fait dire « je suis mal ». Plusieurs les confondent en disant que la souffrance est une douleur notamment morale, et la douleur une souffrance notamment physique. Il nous faut se rappeler cette double vérité que le corps souffre et qu’il y a des douleurs de l’âme. Demander à une personne où elle a mal, c’est chercher un problème à résoudre. Par contre, lui demander de quoi elle souffre, c’est lui offrir de parler de sa vie telle qu’elle la vit, dans son corps et dans son âme. Alfred de Musset a écrit : « L’homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » La douleur n’est pas une sensation comme les autres. Sa perception correspond à la prise de conscience d’une agression menaçant l’intégrité de notre corps. Prenons l’exemple d’une brûlure. Outre le bon réflexe qui consiste à retirer sa main du rond de poêle rouge, la peau émet un message : « Ici la peau, chaleur présente appel pressant au cerveau… »

Les douleurs physiques et la souffrance morale mobilisent de la même manière médecins et aidants respectueux de la vie. Devant certaines détresses, ni la morphine, ni les techniques les plus performantes ne peuvent tout faire. Elles ne peuvent rien sans un supplément d’amour. Cet amour, c’est auprès des membres des groupes d'entraide que nous allons la chercher et qu'ils nous le donnent, par leur simple présence, leur écoute, leur affection. Et l’amour, ça se partage !

Voici 5 pas à franchir pour se libérer de la douleur ou de la souffrance en les remplaçant par de l'amour :
1. Choisir un problème physique ou moral quelconque, et lui demander de nous adresser ses propres plaintes. Il s'agit de faire parler notre douleur ou notre souffrance.
2. Inviter notre corps douloureux ou notre âme à s'exprimer. Demander à la plainte la plus forte de s'avancer, et il est possible alors de s'y pencher en premier.
3. Focaliser sur la zone de notre corps - épaule, cou, dos, ventre... - ou de notre âme - mémoires affectives, ressentiment, honte... - que nous voudrions voir guérir, soigner et lui demander de nous exprimer de quelle manière elle se sent. Encourager cette partie de notre corps ou de notre esprit à nous exprimer toutes ses plaintes et à nous dire tout ce qui la gène, de façon ouverte et honnête, et sans rien retenir. Écouter et écriver tout ce qu'elle nous dit, prendre en note de chaque plainte, de chaque requête non prise en compte, de chaque sentiment de gêne qui monte lors de ce processus. Soyons au service de notre corps et/ou de notre esprit dans cet instant. Notre travail est simplement de noter. Autorisons-nous à faire preuve de créativité dans cette démarche.
4. Quand nous avons terminé d'écrire, nous pouvons lire notre texte tout haut, et tapoter les points douloureux, en les massant doucement. En réflexologie et en médecine de l'âme, certains points douloureux du corps font référence à une émotion qui s'exprime ainsi : l'insécurité financière affecte surtout le bas du dos, non loin de l'emplacement habituel du portefeuille. Faisons cela tout en lisant la plainte jusqu'au bout, puis utilisons une phrase de rappel comme par exemple : « Cette plainte de mon/ma ... (nom de la partie du corps ou de mon âme)... est aussi entendue par ma Ps. »
5. Écrire une lettre, notre réponse aux plaintes de notre corps ou de notre âme. C'est notre chance de répondre aux plaintes de notre corps et/ou de notre âme. Nous écrivons à cette partie de nous qui se plaint, ou nous y énonçons simplement nos intentions de nous occuper de ses inquiétudes. Nous pouvons vouloir commencer en acceptant de reconnaître les plaintes de cette partie en nous, et en lui montrant que nous reconnaissons ce qu'elle endure. Nous pouvons ensuite expliquer ce que nous avons l'intention de faire (des actions concrètes) pour régler ces problèmes. La solution se trouve toujours dans l'amour de soi et des autres. Nous pouvons terminer en honorant et bénissant cette douleur et/ou cette souffrance pour son rôle d'attirer notre attention et nous pouvons la remercier de ses services. S'il s'agit de quelque chose que nous pouvons changer, nous demandons à notre Ps de nous inspirer les démarches que nous pourrions entreprendre pour amorcer ce changement. Si au contraire nous n'y pouvons rien pour l'instant, nous confions le tout à notre Puissance supérieure et nous prions pour obtenir la bonne volonté de l’accepter.

Les groupes d'entraide nous apprennent à ne pas nous rebeller devant notre ou nos souffrances. Avec l'aide de notre Puissance Supérieure et du mode de vie, nous découvrons tous les jours qu'il y a en nous de magnifiques personnes qui n'ont pas besoin de bâtir leur identité sur la souffrance. Dieu nous apprend à nous laisser nous épanouir au lieu de nous cacher sous un masque de souffrance. Il nous donne de merveilleuses occasions de vivre, de progresser et d'être heureux. Dans notre rétablissement, les Douze Étapes avec l'aide de notre Puissance Supérieure sont indispensables voir nécessaires à notre sobriété. Notre résistance nous ramène à la douleur et à la souffrance. Et la douleur et la souffrance à ce merveilleux mode de vie et au bonheur. Khalil Gibran a écrit : « Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit. » Et voilà !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 29 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La critique peut se référer à une discipline, à une œuvre ou à une personne : une critique, dans la presse écrite ; la critique sociale ; la critique d'art est l'art de juger les œuvres de l'esprit. Critique vient du mot grec, kritik qui signifie « discernement et jugement » et ça s'applique habituellement à la valeur de quelque chose ou de quelqu'un. Critiquer, c'est blâmer depuis une position d'autorité pour amender ou pour corriger. Critiquer c'est aussi gronder, houspiller, réprimander, reprocher, censurer, abaisser la valeur de quelqu'un, et au figuré, passer un savon ou une pilule. Bien souvent, nous répétons pour d'autres, les critiques que nous avons entendu à notre égard.

Nous ne pouvons pas éviter de blesser ou de déterrer la hache de guerre par des paroles maladroites ou trop directes.

La critique peut-elle être constructive plus souvent que rarement ?
Qu'est-ce qui qui nous mènent à critiquer une personne en particulier autrement qu'en révélant nos ressemblances ?
Notre but est-il de nous soulager nous-même, de nous en prendre à cette personne pour nous sentir mieux pendant un moment ?
Souhaitons-nous aider cette personne à changer de comportement dans l’intérêt de tous, ce même comportement qui est semblable aux nôtres ?
Notre Ps nous indique-t-elle le lieu et le moment, puis les paroles comme celles de cette personne ?
Désirons-nous ménager cette personne ou notre critique peut-elle être exprimée de manière très directe, honnête ?
Pouvons-nous formuler nos phrases en « je »(C'est notre façon de voir les choses) ?
Pouvons-nous préciser ce qui nous pose un problème dans ce que la personne a fait (De faits et non des opinions. Nos commentaires visent un comportement, pas toute la personne) ?
Pouvons-nous ainsi exprimer nos émotions, si cela peut aider cette personne à comprendre l’importance de cette question à nos yeux ?
Accordons à cette personne la possibilité de nous répondre. Avons-nous peur du silence qui peut suivre en essayant de le remplir ?
Le clou s'enfonce par coups répétés et finit par tenir solidement. Pouvons-nous insister, au besoin en recourant à la technique du disque rayé ?
Pouvons-nous essayer de clore sur les forces de cette personne ?

Les critiques et les pensées négatives nous servent d'exutoire à nos souffrances (elles ne règlent jamais nos problèmes, elles ne font que nous en distraire). En partageant avec des membres en rétablissement, la plupart du temps, nous pouvons écouter ce que les autres disent d'eux et nous voir ainsi à travers leurs yeux et surtout dans leurs travers. Ce sont nos chemins de traverse, ces raccourcis que notre Ps veut bien nous inviter à prendre. En étant nous-mêmes en rétablissement, nous goûtons alors pleinement les sons et les couleurs de la vie, nous voyons distinctement la lumière et l'ombre, nous portons notre regard hors de notre petite personne, et nous découvrons le partage, la sérénité, la paix et la liberté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd'hui, le mot intimité a souvent des connotations sexuelles. C'est en fait beaucoup plus que cela. L'intimité signifie un partage total de la vie. Nous avons tous eu au moins une fois, ce désir de proximité, d'unité, de partage total de notre vie avec quelqu'un. Comme dans le film d'animation Là-Haut où Carl et Ellie partagent le même rêve et le même livre d'aventure. Nous aspirons tous à des moments manifestant l'amour, des moments de proximité et de tendresse, et fréquemment, arrivés au point critique, nous avons tout à coup peur de la proximité, nous avons peur de l'amour… Plus nous sommes proches de quelqu'un, plus grand est le risque d'être blessé. Ce sont les peurs de prendre un risque et de souffrir qui souvent nous empêchent de trouver une vraie intimité avec quelqu'un de lui manifester de la tendresse.

L'intimité est souvent représentée par le cœur. Nous n'avons pas toujours appris à nous en servir. La santé d'une relation reflète la capacité des partenaires à communiquer de façon véritable, au niveau du cœur. Nous qui avons grandi en milieu dysfonctionnel où les émotions étaient réprimées, avons de la difficulté face aux relations intimes. L'enfant en nous possède toutes les aptitudes requises pour renouer et reprendre sa croissance affective et spirituelle. Il suffit de le laisser s'exprimer. Aujourd'hui, l'enfant en nous est le centre de notre identité et de notre intimité, notre vrai moi.

Nous apprenons à faire confiance, à partager beaucoup de choses intimes avec notre parrain / marraine, à recevoir de l'amour et aussi à en donner. Nous prenons le risque d'être vulnérables ainsi en partageant tout de nous, en pratiquant l'acceptation et en nous rappelant que nos émotions agréables et désagréables vont passer avec le temps en les vivant. Roger Schutz a écrit dans Ta Fête soit sans fin : « En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut remplir. C'est là que Dieu nous rencontre. » Puisque la prière est l'acte ultime de l'intimité spirituelle avec Dieu, ne devrait-elle pas être l'activité centrale de toute notre vie ? La réponse à cette question est bien simple : Dieu est le metteur en scène.

Y a-t-il un secret dans notre intimité avec Dieu ? Quelle relation humaine est habituellement plus intime, plus familière, plus solide que celle d’un enfant avec sa mère, ou celle entre frères et sœurs ? Les relations que la Vie nous amène è partager dans les groupes d'entraide, dans les fraternités conduisent à une connaissance mutuelle pareille à nulle autre. Notre relation avec notre Puissance supérieure, avec Dieu peut atteindre de merveilleuses profondeurs : « Celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma sœur et ma mère. » Accomplir la volonté de Dieu dans nos vies nous conduit à une connaissance intime et à une relation privilégiée avec Dieu. « Faire la volonté de Dieu » est le moyen infaillible pour reconnaître le rôle de Dieu dans notre vie, pour être près de Lui. Nous pouvons reconstruire nos relations en amenant ces principes dans notre quotidien et en les partageant avec notre entourage familial, puis social si telle est Sa volonté.



Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 27 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le bouffon, fou du roi, ou fou est un personnage comique (comme Dany Turcotte dans l'émission Tout le monde en parle), dont la profession était de faire rire les gens. Les plus connus sont les fous des rois et des seigneurs. Il y a aussi des femmes « fous » ou « folles ». Les fous font rire. Ils divertissent, utilisent l'insolence et sont parfois conseillers. Sous François Ier, il y même eu une école de fous (comme la défunte École de l'humour). Les rois avaient leur bouffon attitré, seul personnage pouvant sans conséquence se moquer du souverain, quoique la satire constituât toujours un risque voire un péril pour l’artiste.

Dans les albums d'Hergé Les Cigares du pharaõn et Le Lotus bleu, les trafiquants de drogue que Tintin affronte utilisent un poison qui rend fou, appelé le radjaïdjah. Combien de nous ont utilisé ces poisons qui rendaient nos comportements toxiques et fous ? La folie désigne, en langage populaire, l'état d'une personne dont le discours et/ou les actions, le comportement ne semblent avoir aucun sens pour qui que ce soit. Elle peut être passagère ou perdurer, être provoquée ou, ce qui est moins sûr, exister à l'état de base. La folie n'est plus considérée comme un diagnostique médical plausible. La folie, en terme psychiatriques, recouvre plusieurs réalités et des termes plus spécifiques sont utilisés par les spécialistes (psychose, schizophrénie, catatonie, paranoïa, trouble bipolaire, alzheimer, etc.). Dans les sociétés premières, la folie, présente souvent un caractère sacré — le fou étant celui que les Dieux ont choisi. Il est devenu dans quelques cas exceptionnels synonyme d'intouchable, de tabou, de magique comme le personnage Babine de Fred Pellerin. Notre « douce » folie était la recherche constante d'une « folle » douceur pour nous apaiser... apaisement qui s'est révélé inatteignable. Ce radjaïdjah nous a conduit dans un bas-fond.

« Un bouffon est un sage qui a découvert très jeune que savoir rire de soi, c'est commencer à se découvrir. » ( Maurice Robert Lalonde, Ailleurs est en ce monde ) Nous devons notre libération de la dépendance active et / ou de la codépendance à la grâce d'un Dieu d'amour qui nous permet de nous révéler à nous-mêmes grâce à un nouveau mode de vie. Si notre Puissance supérieure peut accomplir ce miracle de nous délivrer de notre obsession ou compulsion, cette Puissance peut sûrement aussi nous libérer de toutes autres formes de folie. La folie de notre dépendance et / ou de notre codépendance s'estompe quand nous commençons à connaître des moments d'éveil spirituel dans notre rétablissement. Notre foi en une Puissance supérieure à nous-mêmes grandit à mesure que nous commençons à reconnaître que même notre type de folie n'est rien face à cette Puissance. Ça ne veut pas dire d'abandonner les soins psychiatriques, les médicaments ou les groupes d'entraide puisque ce ne sont que des moyens parmi d'autres que prend notre Puissance supérieure pour nous rétablir, pour nous inviter à savourer la vie en l'explorant pleinement, en y plongeant pour le simple plaisir de la goûter.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 26 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La solitude (de solus « seul ») est l'état, ponctuel ou durable, d'une personne seule, c'est-à-dire d'une personne qui n’est engagée dans aucun rapport avec autrui. Il y a de nombreuses façons de faire face à la solitude. La plus courante ( pas vraiment la meilleure ) c'est d'aller chercher à l'extérieur toute la sécurité que nous ne trouvons pas en nous-même. Cette stratégie est employée par beaucoup d'entre nous qui manquent plus ou moins profondément d'estime de soi. Ignorants toutes les immenses richesses dont nous disposons déjà sur le plan spirituel, nous devenons à ce moment dépendants de quelque chose d'extérieur à nous-mêmes. Sans aucun contact social ou affectif avec d'autres êtres humains, l'enfant ne se socialise pas (syndrome de l'enfant sauvage qui dans les cas extrêmes ne sait pas qui il est, ni d'où il vient... ) ou se socialise différemment comme l'histoire de Tarzan avec les grands singes.

Le sentiment de solitude est souvent vécu comme un manque, un vide à combler, une souffrance. Pour certaines personnes, la solitude peut être une démarche intérieure voulue comme celle choisie par les ermites et anachorètes, tandis que pour d’autres, elle est un boulet. Dans toutes les grandes confessions religieuses, la solitude est indispensable à l'exploration spirituelle que plusieurs appellent l'expérience mystique. Antoinette Mayrat définit la solitude de deux façons : la solitude objective et la solitude subjective. La solitude objective est un fait observable, c’est l’isolement qui est la privation de compagnie humaine, la mise hors du circuit social, l'ermitage ou le désert. Cette solitude est parfois choisie comme de se retirer dans une maison de retraite ou de réflexion. La solitude subjective est un phénomène du vécu qui échappe à l’observation et au contrôle. Elle est de l’ordre du sensible. C’est un état d’âme ressenti en mode émotionnel. Ce sentiment peut être douloureux et angoissant pour la personne qui l’éprouve. Plusieurs auteurs ont fait la différence entre un état d’isolement et le sentiment de solitude. L’état d’isolement correspond à la solitude objective, le sentiment de solitude à la solitude subjective. Un état d’isolement n’engendre pas nécessairement un sentiment de solitude. Celui-ci peut naître chez des personnes parfaitement bien entourées.

Pouvons-nous vaincre la solitude indésirable ou simplement la vivre comme une émotion désagréable ? Il y a un genre de solitude qui nous fait souffrir et ça se produit lorsque nous croyons résister à de telles circonstances, celles que notre gPs a prévu pour nous. Même si l'intention divine derrière la souffrance semble être de nous ramener vers notre Être suprême, nous pouvons mettre de côté la peur de regarder profondément en nous-mêmes et faire face à qui, à comment nous sommes, à nos espoirs, nos attentes et nos ambitions, nos limitations et nos craintes. Nous pouvons rompre la timidité qui nous isole en prenant l'initiative de tenter de nouvelles relations et d'élaborer de nouvelles stratégies pour les contacter et communiquer avec elles. Nous n'avons rien à perdre. La crainte du rejet est un élément dissuasif qui nous nuit dans le processus de nous faire de nouveaux amis ou connaissances. L'objectif est important, nous pouvons faire quelques petits pas. Il y a sûrement d'autres personnes qui peuvent être disposées à rencontrer quelqu'un comme nous. Lorsque nous nous refermons sur nous-mêmes, nous reconnaissons la défaite. Pour la plupart d'entre nous, la solitude nous fait mal, et nous nous sentons mieux avoir quelqu'un à qui parler et à qui partager notre intimité et notre mode de vie.

Comme résultat de notre rétablissement avec le mode de vie des Douze Étapes, nous savons que nous ne sommes plus seuls. Lorsque, nous avons le sentiment d'être une victime, lorsque ça fait yeark ! ou urk ! en dedans, nous pouvons y voir un signal d'alarme, un avertissement de notre Ps que la situation n'est pas dans notre meilleur intérêt et que maintenant nous pouvons faire des changements. C'est simple, la force qui nous pousse vers ces changements et qui nous remplit de joie de vivre, c'est notre Dieu d'amour.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 25 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Noël est la fête de la naissance de la lumière. Dans plusieurs traditions religieuses, c'est aussi la naissance d'un « sauveur » le soir de Noël ou du solstice d'hiver. Mithra et Krishna sont aussi nés ce soir-là, comme Jésus dans la tradition chrétienne. Ils naissent lors du solstice d’hiver, quasiment au cœur de la nuit la plus longue de l'année, au moment où l’on touche le fond de la nuit, au bout de l’année, là où tout semble mort. L'arrivée de la lumière est la promesse d'une libération. Et, c'est à ce moment que les journées vont commencer à s’allonger peu à peu. Comme si la lumière devait triompher petit à petit jusqu’à ce qu’elle atteigne l’autre pôle de l’année, le solstice d'été, à la fête de la naissance de Saint-Jean. Le moment du solstice est un moment qui nous permet de prendre conscience de la présence de l’esprit dans la matière, comme un éclair de lumière dans l’obscurité, comme une grande espérance dans un moment de bas-fond profond.

Aujourd'hui est un jour précieux et sacré pour bien des gens sur notre planète. C'est un jour où les grands de ce monde appellent un terme à la folie et où plusieurs reconnaissent la présence de la divinité. C'est un jour de joie et de gratitude et de célébration. C'est un jour pour être heureux. L'image du petit Jésus né dans une crèche symbolise le fait que Dieu est venu et se retrouve souvent dans un lieu d'humilité. La spiritualité ne cherche pas de fanfare, ni richesse de l'homme, encore moins d'honneurs, mais se retrouve souvent dans la simplicité d'un cœur ouvert. Le message le plus important de Noël, c'est que le Christ est né en chacun de nous. Lorsque nous interprétons un rêve, nous devons nous reconnaître dans tous les personnages, c'est vrai aussi pour les événements qui se produisent dans le rêve ou la magie extérieure que nous appelons la vie. La naissance du Christ est l'émergence d'une nouvelle conscience de notre propre sainteté.

Aujourd'hui, c'est notre anniversaire, et chaque jour c'est Noël. Dieu merci, Tu nous as invité à nous rappeler de notre nature divine. Mon Dieu, si Tu Le désires, débarrasse-nous de ce manteau de petitesse ou de grandiosité, et permet-nous de réclamer la vérité sur Ta présence dans cette crèche et dans nos coeurs : pour nous, nous sommes tous l'expression de cette gPs tout-amour et toute-bonté et tout ce qui semble Dieu, c'est ce que nous voyons, entendons. Le petit Jésus dans ses langes ne cherche pas notre culte, mais plutôt notre égalité. Il est notre frère qui est venu pour nous rappeler qui nous sommes vraiment. Nous croyons que nous sommes un avec le Fils de Dieu.

Merci la vie de nous offrir cette solution toute simple qui nous permet de nous rétablir ensemble dans le calme, tant dans notre tête, notre corps et notre cœur. Et le véritable calme est fait de sérénité, de syntonie, d'acceptation et de paix. C'est ce que nous nous souhaitons à chacun de nous tous en ce beau jour de Noël par la grâce de Dieu.

  • Anglais : Merry Christmas
  • Allemand : Fröhliche Weihnachten
  • Chinois : (shèng dàn kuài lè)
  • Espagnol : Feliz Navidad
  • Espéranto : Gojan Kristnaskon
  • Finnois : Hyvää Joulua
  • Grec : (Kala Hristougenna)
  • Kabyle : Nowel amegaz
  • Hawaien : Mele Kalikimaka
  • Hongrois : Boldog karàcsonyt
  • Italien : Buon Natale
  • Japonais : meri- kurisuma-su
  • Arabe : Milad majid wa aam said ! (Noël Béni et Joyeuse Année)
  • Luxembourg : Schéi Chrëstdeeg
  • Maori : Meri Kirihimete
  • Monégasque : Festusu Natale
  • Portugais : Feliz Natal
  • Islandais : Gledileg Jol
  • Norvégien : Gledelig Jul
  • Danois : Glædelig Jul
  • Suédois : God Jul
  • Néerlandais : Vrolijk Kerstfeest
  • Roumain : Craciun Fericit
  • Gaélique : Nollaig Shona Dhuit
  • Bulgare : Tchestito Rojdestvo Hristovo
  • Slovaque : Veselé Vianoce
  • Slovène : Srecen Bozie
  • Tagalog : Maligayang Pasko
  • Tahitien : Ia ora'na no te noere
  • Tchèque : Veselé vánoce
  • Polonais : Wesoych Swiat
  • Russe : (S rojd yèsst vom)

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 24 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Nos besoins regroupent les manques de nature biologique ou physiologique. Il s'agit de nécessités physiques, de besoins vitaux. Un de ces besoins est la présence de l'autre, tout aussi nécessaire à la vie que la nourriture. Le désir est un manque plus de nature psychologique. Le désir, c'est la recherche de la réduction d'une tension issue d'un sentiment ou d'une illusion de manque. En ce sens, nous ne désirons que ce dont nous manquons. Nous considérons l'objet désiré tantôt comme source de plaisir ou de contentement, voire de bonheur, tantôt comme source de souffrance, comme forme d'insatisfaction.

Psychologiquement, le désir est une tendance devenue consciente d'elle-même, qui s'accompagne de la représentation du but à atteindre et souvent d'une volonté de mettre en œuvre des moyens d'atteindre ce but. Le désir est à distinguer du besoin, qui renvoie au manque et à ce qui est utile pour le combler, et de la nécessité qui peut sembler être impersonnelle.

Nos désirs naturels peuvent être nécessaires ou tout simplement naturels : désirs de bonheur, de tranquillité du corps et de l'esprit, désirs de satisfaction de nos besoins vitaux et de plaisirs (nourriture, sommeil, sexualité, etc.). Nos désirs non naturels sont plus artificiels et souvent irréalisables : recherche constante de l'agréable (richesse, gloire) ou inatteignable comme le désir d'immortalité (comme celui que procure une fontaine de jouvence) pour le corps physique qui porte en lui-même la programmation de sa propre destruction ou finalité.

Notre mode de vie est aussi un art de vivre où les désirs sont des guides en vue de faire l'expérience en ce moment-ci, en cet instant présent du bonheur. La différence entre ce que nous voulons et ce dont nous avons besoin vient de l'intention de notre Ps. « L'important d'abord » signifie que nous allons mettre notre abstinence en première place, devant toute autre chose, si telle est Sa volonté.

Nous nous (à vous comme à nous) souhaitons de vivre une belle expérience spirituelle et continuer notre vie saine et heureuse employée à nous rendre utiles, si telle est Sa volonté pour chacun de nous en cette veille de Noël. Pour nous, tous nos désirs et nos besoins sont d'abord générés et ensuite comblés par notre Ps à sa guise. Alors merci Ps.

Joyeux Noël et Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 23 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Pablo Picasso a écrit « Rien ne peut être fait dans la solitude. » Lorsque nous sommes dans un bas-fonds émotif, nous sommes souvent affectés par une peur qui est souvent un des moteurs de recherche d'une âme sœur afin de se retrouver en couple. C'est aussi à ce moment-là que plusieurs identifient leur désir d'avoir un ou des enfants, parfois pour répondre en quelque sorte à ce slogan chrétien de la multiplicité : « Croissez, multipliez-vous et remplissez la terre ! » Cette peur de la solitude est très utile pour vivre l'expérience de la dualité et de la complémentarité.

Une autre forme de solitude au delà de tout est parfois provoquée ou ressentie par un contact souvent conscient avec l'unité. Ce contact a souvent pour source le divin en nous. Généralement plus difficile à vivre en couple, la dualité est ressentie parfois comme une prison alors que la vraie dualité entre deux êtres n'existe pas vraiment. C'est comme l'illusion de séparation entre nous et notre Ps qui est souvent importante dans notre vie mais qui se dissipe avec le mode de vie des Douze Étapes et l'unité.

La solitude permet l'introspection. Ce n'est pas le retour vers soi dans la lumière, retour vers la source unique puisque nous ne l'avons jamais quitté. « L'enfer est tout entier dans ce mot : solitude. » ( Victor Hugo ) La Bible et Le Coran parlent bien de la solitude comme le désert et la rédemption ('atonement' dans A Course in Miracles). La solitude invite aussi au recueillement, à se retrouver en présence de la lumière et à consacrer une période de temps dans la tranquillité pour réfléchir à sa véritable condition. Ce n'est que dans la solitude que nous puissions voir clairement au travers de ces illusions, laisser le vent frais de Dieu balayer le brouillard et restaurer la véritable confiance et la sécurité de vivre sous Sa gouverne.

Dans notre solitude avec Lui, Dieu nous remet à l'esprit que nous sommes incapables de vivre véritablement seuls. La solitude n'engage aucun rapport avec autrui, ni avec une énergie. Il n'y a pas de dualité. La dualité est, pour nous, illusion et source d’erreur étant donné qu’elle implique séparation et la séparation engendre la souffrance.

Le rétablissement nous rend abstinents et sobres ensemble. L'unité nous permet de vivre ensemble nos Étapes et nos Traditions. Le service nous permet de redonner gratuitement ce que nous avons reçu. L'un des grands cadeaux que nous avons reçu de la vie a été de nous rétablir dans l'unité des groupes d'entraide selon les principes du mode de vie. « La loi d'amour est la seule loi de vie ; la loi qui fait que chacun sent en soi l'immense unité humaine, et devient fort autant que tous ensemble. » ( Alphonse de Châteaubriant )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 22 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le mot volonté a plusieurs significations :

  • En droit, la volonté est un concept associé à l'intentionnalité.
  • En philosophie, volonté est un ensemble de tendances gouvernées par un principe rationnel. La volonté de puissance est une idée de Nietzsche qu'il décrit comme tout de la réalité, comme le nom de cette réalité. Pour lui, la volonté de puissance est un concept métaphysique qui caractérise l'être de l'étant. L'être, en lui-même, est un concept dénué de sens, « la dernière fumée d'une réalité qui s'évapore. »
  • En politique, la volonté populaire est le fondement de la démocratie.
  • En psychologie, la volonté est la capacité à accomplir des actes volontaires.
  • En théologie, la volonté de Dieu est la sanctification des fidèles. La sanctification est le processus par lequel une personne se libère du péché et devient pure et sainte par la rédemption. Être sanctifié signifie être mis à part pour Dieu. La sanctification est le fruit de la libération de la vieille nature et de l'abandon du vieil homme, ce qui n'est possible que par la volonté divine.
  • En spiritualité, la volonté de Dieu s'exprime à chaque moment présent de notre quotidien. Certains disent à chaque instant de l'éternité. « La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard. » Sous cette citation de Confucius, nous pouvons reconnaître que le hasard est l'œuvre de Dieu tel que nous le concevons : les hasards heureux étant ces « synchronicités », c’est-à-dire des évènements apparemment indépendants qui apparaissent simultanément et sont reliés par une signification qui quelquefois nous échappent et souvent nous apparaissent illogiques.
  • En rétablissement, il y a trois essentiels : l'honnêteté, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté. Notre volonté peut aussi sembler être déchaînée, jusqu'à ce que nous la reconnaissons comme conforme à la volonté de notre Ps. Merci chère Ps de nous donner une paix intérieure pour aujourd'hui et quelques crises pour nous aider è changer. Merci pour tous ces cadeaux : nos peurs et nos joies, nos inquiétudes et nos certitudes, les beaux et difficiles moments de notre vie. Merci de nous permettre de reconnaître la plupart de nos illusions de contrôle dans notre vie, de rendre notre volonté conforme à ta volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 21 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Durant les mois de novembre, décembre et janvier, plusieurs personnes subissent une sérieuse baisse d'énergie et n'ont plus la même motivation pour faire de l'activité physique ou mentale. La cause réside notamment dans l'absence de lumière en cette période des jours les plus courts et son effet sur la mélatonine, l'hormone du sommeil. Juste avant et après le solstice d'hiver, la diminution des heures d'ensoleillement, affecte l'humeur des personnes qui habitent dans l'hémisphère Nord et les rend généralement plus sombres !

À peu près chacun de nous est susceptible d'être au moins « un peu » affecté par la faible luminosité de nos courtes journées hivernales. Certains le sont d'une manière plus marquée, et deviennent pas mal dysfonctionnels. À peu près 3 à 5 % de la population, enfants comme adultes, les mois de grisaille riment avec déprime, avec manque d'entrain. Ces personnes souffrent de « dépression saisonnière » ou de « trouble affectif saisonnier ». Ces personnes sont sensibles aux modifications hormonales liées au manque d'ensoleillement, ce qui les amène à ressentir divers symptômes, notamment les suivants : fatigue chronique, irritabilité, tristesse, perte d'intérêt, manque d'initiative, troubles de concentration, baisse de la libido, besoin exagéré de sommeil, faim excessive, fringales de sucre, etc.

La fin de l'automne et le début de l'hiver marquent le sommet de la saison des jours courts ! Le solstice d'hiver que nous vivons aujourd'hui est bien un événement astronomique. Contrairement à l'impression que peuvent avoir les gens qui souffrent de dépression saisonnière et, surtout, leur entourage, il ne s'agit pas de paresse, ni de faiblesse de caractère. Il s'agit plutôt d'une maladie saisonnière, assez grave, mais pour laquelle il y a aujourd'hui des traitements simples et efficaces comme la luminothérapie. Il y en a peu qui accueillent l'arrivée des premiers froids et tempêtes de neige comme une bonne nouvelle. C'est aussi une des raisons pourquoi plusieurs deviennent des 'snowbirds'.

Le solstice d'hiver tombe généralement le 21 décembre et c'est le jour le plus court de l'année et le début officiel de l'hiver. Même si tout nous pousse à regagner notre confort douillet et pour certains, à nous mettre en hibernation, nous pouvons sortir et nous amuser dehors. Nous pouvons aller prendre une marche (en ce faisant, c'est le meilleur moyen de prévenir et de soigner la dépression) et nourrir les petits oiseaux dans un sentier boisé avec notre parrain ou notre marraine, avec notre conjoint(e). Nous réalisons que nous sommes des enfants du Père, de la vie, de l'amour. Nous sentons que notre esprit, notre corps et notre âme sont quotidiennement remplis d'un bonheur tout nouveau et d'une gratitude qui ne demandent qu'à s'exprimer librement. Et voici une petite pensée d'amour de Chloé Ste-Marie : http://www.youtube.com/watch?v=pg12Osf0c_U

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 20 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Dès que notre Ps nous invite à mettre en pratique les principes du mode de vie, nous goûtons comme récompense une paix d'esprit merveilleuse. Sans aucun effort de notre part, notre vie change : nos rapports avec les autres s'améliorent à la maison et au travail ; les gens nous sourient plus souvent, et nous nous rendons compte que c'est parce que, nous, nous leur sourions. Au début, il a fallu faire « comme si » et aujourd'hui, nous vivons grâce à Dieu une profonde paix intérieure qui irradie chez ceux et celles qui nous entourent.

Une membre nous racontait que le Dr Wayne W. Dyer a écrit qu'il croit qu'il existe dix secrets qui garantissent la paix intérieure.
Les voici avec quelques légères modifications significatives :
1er secret : Avoir un esprit ouvert à tout et attaché à aucune illusion

  • Croire que tout est possible par la grâce de Dieu
  • Renoncer totalement à ce à quoi nous sommes attachés (lieu, objet, personne)
  • Accueillir ce que nous offre notre Ps sans juger

2ème secret : Être à l'écoute de notre propre musique intérieure

  • Écouter notre cœur
  • Prendre des risques pour suivre nos passions
  • Savoir que l'échec est possible et qu'il ne faut pas en avoir peur

3ème secret : Nous ne pouvons pas donner ce que nous ne possédons pas

  • Changer ce que nous n'aimons pas en nous avec l'aide de notre Ps
  • S'aimer soi-même et se respecter
  • Trouver son but

4ème secret : Adopter le silence

  • Découvrir la valeur du silence
  • Intégrer plus de silence dans sa vie
  • Prendre consciemment contact avec Dieu tel que nous Le concevons

5ème secret : Renoncer à son histoire personnelle

  • Ne pas se raccrocher au passé
  • Vivre l'instant présent et accepter la réalité telle qu'elle est

6ème secret : Il est impossible de résoudre un problème avec le même esprit qui l'a créé

  • Accepter le monde tel qu'il est
  • Savoir qu'il existe un lien entre chaque individu, que nous sommes tous membres de la famille humaine

7ème secret : Il n'y a pas de ressentiment justifié

  • Recevoir l'opinion des autres même si elle est différente de la nôtre
  • Pardonner à ceux dont nous pensons qu'ils nous ont blessé

8ème secret : Traitons nous comme la personne que nous aimerions être

  • Faire partout place à l'inspiration, à la prière et la méditation

9ème secret : Chérissons le divin en nous

  • Notre Dieu d'amour est le metteur en scène de notre vie et du monde dans lequel nous vivons.
  • Exprimer notre gratitude le plus souvent possible

10ème secret : La sagesse consiste à éviter toute pensée affaiblissante

  • Notre esprit se nourrit avec des pensées de paix, d'amour, d'acceptation et de bonne volonté.

Nous allons vous révéler ce qui n'est plus un secret pour acquérir et maintenir la paix intérieure : après avoir fait « comme si » pendant un petit bout de temps, nous n'avons pas eu à faire « comme si » bien, bien longtemps.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 19 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

En cheminant dans la vie, nous sommes confrontés continuellement à la nécessité de faire des choix. C’est à la fois un privilège et une responsabilité. Car de nos choix dépendent nos relations, nos obligations, nos passions. Beaucoup de circonstances de la vie ne dépendent pas de nous. Notre attitude face aux surprises de la vie définit ce qu’il advient de notre existence et du sens que notre Ps veut bien lui donner. À l’heure du choix, nous sommes donc amenés à nous poser la question : Est-ce la volonté de Dieu ou quel choix Dieu m'invite à faire ou souhaite pour moi ?

Notre vie va toujours dans le sens de ce que Dieu désire pour nous. Il nous semble bien parfois qu'il y ait plusieurs possibilités qui s’ouvrent malgré tout. Dieu semble nous montrer clairement et spécifiquement ce qu’Il veut de nous, mais comment en être sûr ? Nous avons longtemps cru que nous allions de l’avant avec nos propres idées, nous demandant comment nous pouvions laisser à Dieu sa part ? Comment discerner la volonté de Dieu pour chacun de nous ? Et si nos idées même les plus farfelues, nos fantasmes quels qu'ils soient, nos créations étaient venus et viennent toujours de notre Ps ?

Plusieurs 'parlent' du silence de Dieu. Il est facile d’avoir l’impression que Dieu est absent et qu’Il ne répond pas lorsque nous Lui demandons de nous aider ou de nous indiquer précisément quel choix Il veut que nous réalisions. Et que dire de la surdité des hommes. Pourtant Dieu nous parle, il se sert du voisin, du membre assis à côté de nous dans une salle de réunion. Il s'agit d’écouter (et même l'écoute vient de Lui) et de discerner ce qu’Il veut bien nous communiquer. Pour plusieurs, la recherche de la volonté de Dieu est aussi la recherche de Dieu lui-même. Attention, il ne s'est pas perdu.

Ce que Dieu veut le plus nous concernant, c’est que nous acceptions le destin qu’Il nous offre, TOUT ce qu'Il nous donne. Dans notre monde de plus en plus matérialiste, la plupart des hommes se sentent assez souvent déconnectés de Dieu. Or, il est impossible d'être séparés de Dieu et il est tout aussi impossible de se reconnecter avec Dieu puisque nous ne sommes qu'un. Lorsque nous cherchons à connaître la volonté de Dieu, nous entrons très vite dans des débats de détails en oubliant que l’essentiel, c'est ce que Dieu veut, qu’Il est présent dans notre vie, qu'Il nous comble de Sa grâce ! « Le voyage est un retour vers l'essentiel. » ( Proverbe tibétain ) Paulo Coelho, romancier brésilien, connu pour son roman L'Alchimiste aborde la spiritualité à la manière d'un vaste conte où son personnage traverse beaucoup de frontières avant de découvrir que le contenu de sa légende personnelle se trouvait près de chez lui. L'alchimiste a aussi découvert que s'il écoutait son cœur, Dieu lui montrerait ce qu'il avait à faire sur terre.

Dieu nous aime tels que nous sommes. Il nous guide sur ce chemin de croissance spirituelle et personnelle. Dieu, un jour à la fois, nous transforme. Nous sommes invités à être responsables et lucides en faisant des choix adaptés. Devons-nous attendre des réponses précises et détaillées de la part de Dieu ? Qu’en est-il de ma liberté, du libre arbitre ? Dieu est la Présence dans nos vies. Pour plusieurs d'entre nous, Dieu est notre créateur, et il ne nous a pas créés pour être des pantins entre Ses mains. Il a fait de nous des êtres intelligents, responsables et libres. Si Dieu nous dicte le moindre de nos choix, qu'en est-il de tout le potentiel que Dieu a mis en chacun de nous ? Nous avons la capacité aujourd’hui de faire des choix dans les lignes de conduite de ce que Dieu attend de nous, c’est à Lui qu’en reviennent l’honneur et la gloire, parce que c’est Lui qui nous a créés à Son image et qu'Il continue de créer à travers tous nos choix.

La volonté de Dieu, c’est bon, agréable et parfait. Ça peut aussi faire yeark ou urk. Ça peut sentir mauvais, être désagréable et avoir l'air d'être imparfait. Vivre la volonté de Dieu est un acte de foi à double sens. Sa puissance créatrice est toujours à l’œuvre, nous pouvons qu'assumer des choix qui soient conformes à Sa volonté. Sa Présence ne peut pénétrer en nous, elle est déjà là. Beaucoup de membres des groupes d'entraide nous ont partagé souvent que le désir sincère de nous conformer à la volonté de Dieu, tous les jours, un jour à la fois est un cadeau de notre Puissance supérieure. Que tout dépend de cet Être suprême. Que tout ce qui est arrivé devait être en accord avec Sa volonté puisque telle est la volonté de notre Dieu d'amour, de cette Toute-Puissance. Nous avons choisi une force qui est tout amour, toute bonté, tout pardon. Pour nous, notre Ps ne peut être autrement. Pour vous, elle peut être telle que vous la concevez.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 18 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Merci chère Puissance Supérieure d'avoir mis sur notre chemin des êtres merveilleux pour nous p/marrainer, pour nous écouter, pour nous aider à cheminer. « C'est toujours un tort de donner des conseils mais en donner de bons vous sera pardonné. » ( Oscar Wilde ) Il existe une grande différence entre entendre et écouter. Entendre, c’est simplement capter les vibrations qui se produisent dans notre oreille. Écouter, c’est décoder ces vibrations au niveau de notre cerveau, de tout notre être pour que notre interlocuteur se sente entendu. Cette semaine, il y a quelqu'un qui affirmait qu'il pouvait entendre mais se disait incapable d'écouter.

Abstenons-nous de juger et de critiquer. Ne formulons aucune opinion avant d’avoir tout entendu et compris. Lorsque quelqu’un nous dit une chose avec laquelle nous ne sommes pas d’accord, nous sommes tentés de répondre aussitôt : « Wow ! Stop ! Je t'arrête tout de suite ! » Et ce n'est pas nécessaire. Il s'agit alors de reconnaître ce qui nous dérange dans ce qui vient d'être exprimé. Nous nous devons de laisser parler l’autre. Souvent, les gens ont simplement besoin de se vider. Lorsque nous répondons avant d’avoir écouté, nous formons généralement notre réponse sur des données erronées. Nous devons ne pas nous laisser distraire par quelques manies ou un trait de personnalité. Chaque fois que nous écoutons quelqu’un qui s’y prend mal pour exprimer ce qu’il a sur le cœur, nous nous devons de décoder le message. Nous pouvons demander : « Qu’est-ce que tu veux ou vous voulez me dire vraiment ? »

Gardons notre calme. Ne nous mettons pas sur la défensive. Il est inévitable de critiquer. Le seul moyen de ne jamais critiquer, c’est de ne jamais dire, faire ou être quoi que ce soit. Si nous sommes patients, nous sommes alors sages. Il nous faut être patients avec ceux et celles qui sont moins mûrs que nous.

Écoutons de façon active. Pour bien écouter, nous devons faire preuve de créativité dans les questions que nous allons poser. Nous pouvons saisir ce que veut nous dire notre interlocuteur en l’écoutant, mais pour vraiment comprendre son point de vue, nous devons poser des questions ouvertes qui révèleront ses pensées profondes en posant de la clarification : Qui ? Quoi ? Quand ? Comment ? Elles démontrent à l’autre qu’il a toute notre attention et que nous désirons vraiment savoir ce qu’il ou elle a à vous dire.

Reformulons et résumons ses dires. Avant de répondre à notre interlocuteur, nous devons être capables de lui redire ce dont il ou elle vient de nous faire part. Avant de lui proposer notre version des faits, il faut lui montrer que nous comprenons le sens de ce qu'il ou elle a à dire en reformulant ses propos. Il nous faut nous rappeler que nous entendons que ce que nous avons besoin d'entendre.

Merci pour ces membres qui nous servent de guide, qui nous aident à mettre en pratique le mode de vie spirituel, qui ont acquis et acquièrent encore aujourd'hui de l'expérience dans cette voie, qui nous enseignent quoi faire et ne pas faire pour nous rétablir. « On devrait toujours écouter les gens qui nous donnent des conseils. C'est souvent tout ce qu'ils ont à donner. Et cela forme contraste avec ce que l'on fera. » ( Gilles Vigneault, L'Apprenti Sage ) Et « Écouter, c'est encore ce qu'il y de mieux pour bien entendre. » ( Beaumarchais )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 17 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Chacun de nous a trouvé un sens nouveau à sa vie. À partir de quand pouvons-nous estimer que l'un de nous est rétabli ? Le rétablissement n’est pas le retour à un état antérieur. Bien que la fragilité peut encore être présente ( elle est même nécessaire pour plusieurs ), nous pouvons estimer qu’une personne est rétablie quand elle a
- retrouvé une qualité de vie qui donne de la dignité à son existence et à celle de ceux et celles qui l'entourent
- accepté ses limites et ne cherche plus à les transgresser continuellement
- retrouvé un sens à l’existence malgré sa maladie, sa dépendance
- un sentiment de profonde impuissance devant sa maladie, sa dépendance et qu'il existe pour elle une force plus grande qu'elle-même capable de l'aider à changer et qu'elle est déjà à l'œuvre dans presque tous les domaines de sa vie.

Nous trouvons ces caractéristiques communes dans presque tous les cas de rétablissement :
a. Une redéfinition et une expansion de son image de soi
Quand quelqu’un souffre de dépendance, il devient souvent incapable de réaliser ce qu’il voulait devenir. Ses excès de consommations et/ou ses abus et comportements destructeurs et toxiques deviennent ses préoccupations premières et provoquent souvent le déni. Accepter de prime abord le diagnostic formel d'être dépendant à vie, c'est quasiment impossible. Le progrès n’est possible pour nous et pour notre famille que si nous arrivons tous à faire le deuil de l’image idéale que nous avions de nous-mêmes. L'acceptation est un cadeau divin, c'est comme un train qui vient et qui va sans crier gare. Les groupes d’entraide avec d’autres personnes souffrant de mêmes troubles sont très importants pour nous rétablir, pour nous reconnaître nous-mêmes dans ces autres malades. b. Une autre relation à un Être suprême : lui faire confiance
La spiritualité lui permet aussi de découvrir que la réalité ne se borne pas à la vie sur terre, mais existe aussi ailleurs comme dans la vie intérieure. Elle peut aussi s’associer avec la nature, à des valeurs de solidarité, d’entraide. Cet élément est explicitement présent dans le mode de vie des Douze Étapes. c. Le grand ménage intérieur
Par rapport au sentiment d’impuissance totale qu’éprouvent beaucoup de personnes souffrant de dépendance, celles qui « s’en sortent » ont pu faire un inventaire – au niveau personnel, interpersonnel, social ou communautaire. Cette recherche d'harmonie qui s'étend tout autour de nous, fait partie de la réparation de nos torts. d. La relation aux autres s'améliore.
Nous ressentons le besoin de redonner ce que nous avons reçu. La personne, avec l'aide de sa Ps, a besoin de rétablir ses relations avec
- sa famille
- ses pairs (surtout avec des personnes qui ont vécu des expériences semblables).
La recherche montre que plus la personne est capable d’établir au moins une relation saine, plus elle est avancée sur la route du rétablissement.

Nous voyons d'autres personnes s'engager sur la route du rétablissement et en partageant avec elles la joie de cette merveilleuse aventure qu'est ce mode de vie des Douze Étapes, ça nous donne une énergie telle que notre vie prend chaque jour ce sens nouveau. « S'éloigner de soi-même est un moment de grâce ! Un chemin vers les autres. » ( Gilles Vigneault, L'Apprenti Sage )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 16 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Le hasard est un mot qui vient de l'arabe hal-zahr signifiant à l'origine « dés ». Ayant pris la signification de chance, il désigna jusqu'au XIIe siècle un jeu de dés. C'est la métaphore qui charge ce mot de significations ombrageuses, et notamment de celle de danger. Déjà perceptible dans le mot hasardeux, ce nouveau sens est devenu le noyau sémantique de l'anglais 'hazard'. « Le hasard est le pseudonyme de Dieu lorsqu'il ne voulait pas signer. » ( Anatole-François Thibault, dit Anatole France / 1844-1924) — « Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito. » ( Albert Einstein / 1879-1955) — "A coincidence is a miracle in which God wishes to remain anonymous." ( Dr. Gerald Jampolsky )

Le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque efficient, sinon de causes, au moins d'une reconnaissance de cause à effet d'un événement. Nous parlons de hasard : — quand nous nous retrouvons dans une situation imprévue ( J'ai rencontré Sylvain à l'épicerie par hasard. ) — quand nous ne savons pas ce qui s'est ou va se passer ( C'est le hasard qui décide de tout. ) — quand nous ne souhaitons pas entrer dans le détail des causalités pour toutes sortes de raisons ou que nous ne les connaissons pas. Deux incertitudes sont connotées par le terme : incertitude sur les causes (si causes il y a), et sur les conséquences (si conséquences il y a). Le hasard est, depuis l'antiquité, exprimé différemment lorsqu'il consiste en une expérience spirituelle subjective. Nous parlons alors de providence, de destin, de congruence, de synchronicité, de fatalité, etc.

Chaque vingt-quatre heures est précieux puisque notre vie et notre volonté nous viennent d'une Puissance qui met à notre disposition toute sa sagesse, toute sa bonté, tout son amour. Nous pouvons faire confiance à Dieu et le remercier de nous guider. Notre mode de vie, c'est la simplicité même. Tout ce que nous avons à faire, c’est de remercier notre Puissance supérieure de nous guider aujourd'hui et aujourd'hui uniquement, de faire de nous des instruments de sa paix. « Le hasard est souvent heureux pour ceux qui se sont bien préparés à le recevoir. » ( Gilles Vigneault, L'Apprenti Sage )

Chère Puissance supérieure, nous nous inclinons devant le mystère de votre sagesse. Nous allons cesser dès maintenant d'essayer de manipuler quoi que ce soit dans notre vie, et nous avons confiance que vous nous gardez au bon endroit au bon moment, que vous nous suggérez quoi écrire et répondre aux bonnes personnes pour la bonne cause, la vôtre. Nous sommes reconnaissants de toute votre amour qui nous inonde tous et chacun. Nous nous réjouissons de la sagesse aimante de Dieu dans nos vies.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 15 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs d'entre nous se sentent coupables s'ils ne font pas quelque chose pour ne pas avoir pu régler leur problème avant qu'ils ne dégénèrent en catastrophe. Être incapables de lâcher prise et de vivre du détachement, ce n'est pas la même chose. Pour nous, c'est impossible de lâcher prise puisque nous n'avons pas prise sur quoi que ce soit. Parce que nous n’avons pas de solutions immédiates dans des situations de crise, nous nous inquiétons, nous tournons en rond, nous doutons de nous-mêmes. Malheureusement, la plupart du temps le problème reste sans solution parce que les méthodes que nous utilisons pour le solutionner ne fonctionnent pas. Le refus de laisser aller cette illusion de prise et de se détacher nous empêche de découvrir de nouvelles méthodes pour solutionner nos problèmes.

Souvent ce que nous croyons être un problème, ce n'est qu'un symptôme d'autre chose. La peur de l’engagement est peut-être le fruit d'une croyance inconsciente comme croire que l’amour est une sorte de sentence de prison à vie ou qu'une relation implique de la dépendance affective. Nous ne pouvons faire face à une peur car elle est irrationnelle et encore moins bien la contrôler. Nous pouvons par contre passer à l'action même si nous avons peur. « Donnez-moi... le courage de changer les choses que peux… » Afin de solutionner définitivement une peur, il est nécessaire d'identifier et de changer les croyances quelquefois conscientes mais surtout inconscientes qui la génèrent. La même chose peut se produire avec le doute, l'inquiétude et les autres blocages et résistances dans notre vie. La psychologie émotivo-rationnelle suggère de changer les croyances conscientes & inconscientes qui produisent nos peurs. C'est comme fermer le robinet devant ce débordement émotif que nous pouvons contenir. À qui avons-nous demandé le courage de changer ?

Ces fausses croyances ne sont pas à l'origine de notre situation de crise. Pour certaines personnes le détachement, c'est accepter ce qui se passe dans leur vie. Pour d'autres, la réponse ou l'art de se détacher, c'est de pardonner. Pour encore d'autres, c'est d'avoir confiance en Dieu, tel que chacun de nous Le conçoit et dans ce qu'Il veut réaliser à travers chacun de nous. Enfin pour plusieurs, c'est de croire en soi, en sa force de volonté, en son libre arbitre et ça c'est fatiguant, même épuisant.

Le détachement manque son coup quand il s'agit de renoncer à quelque chose d'important pour nous. Nous ne pouvons vraiment renoncer à nos rêves, à nos désirs et à nos besoins. Lorsqu'une personne a un grand nombre de peurs et de blocages face à la réalisation de ses rêves, désirs et besoins, elle va seulement refuser de changer afin de ne pas avoir à faire face à cette montagne de peurs et de blocages. Plusieurs d'entre nous veulent changer des choses dans notre vie et en même temps, nous avons parfois peur de passer à l'acte. Le défaitisme se manifeste alors par des expressions comme « À quoi ça sert » — « Je n'y arriverai jamais ! » — « Je ne peux rien y faire » — « Ça ne marchera pas de toutes façons ». Est-ce que c'est du détachement ou de la résignation, du retrait, de l'apathie ? Est-ce que notre Ps est vraiment à la hauteur de réaliser ces changements ?

Dans le Cours en Miracles nous y découvrons que le passé est quelque chose de fini. Nous n'y avons plus accès. Le pardon et le détachement sont tous les deux nécessaires. Il est possible de nous détacher de qui ou de quoique ce soit avec amour plutôt que d'essayer de changer ce qui ou ce quoique ce soit. Notre ressentiment n'est là bien souvent que pour nous amener à prendre soin de nous-mêmes avec amour. Nous pouvons ainsi nous détacher de presque n'importe quelle obsession concernant les gens, les endroits, ou les choses, si telle est Sa volonté. Nous changer est un si grand défi que cela occupe notre Puissance supérieure à temps plein.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 14 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La chiromancie est supposément l'art de percevoir les choses au travers des lignes de la main. Elle utiliserait les différences des mains pour établir des prédictions comme clés de notre destinée. Les voyantes utilisent principalement la main gauche pour leur indiquer notre potentiel. Pour elles, le pouce correspond à la force de caractère, l'index à l'ambition et au leadership, le majeur à la vertu, l'annulaire à l'imagination et l'auriculaire à la sociabilité. La chiromancie est une pratique divinatoire qui est très codifiée en ce que veulent bien signifier les lignes de vie, de tête et du coeur. Nous croyons que les voyantes sont très bonnes pour saisir les non-dits chez les personnes assez naives pour leur tendre la main et leur porte-feuille. La mère de Gilles tirait dans les feuilles de thé, toujours avec bonté.

« On a besoin de ses mains pour dire les choses que la parole ne traduit pas. » ( Anne Hébert, Le torrent ) Nos ancêtres européens 'parlaient' avec leurs mains, gesticulant sans cesse. Les italiens disent agir avec « la mano ». Loin de la 'Mano vera', la « main noire » qui symbolisaient la mafia italo-américaine qui est devenue la 'pieuvre', la Cosa Nostra, la mano représente la main, la main avec laquelle le chef réussit de bons plats et séduit notre palais. C'est cette touche magique que nos grands-mères ont presque toutes manifesté, cette habileté de tourner quelque repas ordinaire en quelque chose de merveilleux. Les cuisiniers qui ont 'la mano' savent comme par instinct quand les pâtes sont 'à la dente'. Ils ont cette sagesse parce qu'ils ont l'expérience et qu'ils ont porté une attention spéciale à ce qu'ils font. Ils ajoutent l'ingrédient qui bonifie la sauce.

Plusieurs jardiniers ont aussi 'la mano'. Ils savent où couper pour faire une bouture et quand planter. Ils font leurs semis quand la lune est sur le déclin parce que les semis faits à la nouvelle lune sortent avec beaucoup d'énergie mais perdent de la vigueur en maturant trop vite et s'étiolant. Tout ce que ces pouces verts touchent se développe bien et fleurit. Plusieurs massothérapeutes ont aussi 'la mano'. Ils savent adoucir nos contractures, nos crispations mentales et faire circuler l'énergie bloquée par certaines émotions. Ils nous permettent de nous libérer de la plupart de nos spasmes et problèmes physiques. Certains sont à la fois jardiniers et massothérapeutes. Certains disent qu'ils ont un peu petit côté zen hors de l'ordinaire... ou n'est-ce qu'une petite gêne ?

« Les problèmes les plus importants de la vie apparaissent comme insolubles. On ne peut pas les résoudre, on peut seulement les dépasser. » ( Carl Gustave Jung ) Einstein a dit toutefois : « Tout problème sans sa solution est un problème mal posé. » Nous remercions notre Ps, Dieu de nous guider et de pouvoir attendre son heure et sa façon, reconnaissant que le problème et la solution sont toujours entre Ses mains. Est-ce que ce serait là le vrai sens de 'la mano' ? Merci chère Ps de nous aider à voir clairement ce que nous devons faire, de nous donner la plupart du temps des directives claires et de nous inviter à tendre la main à quelqu'un qui souffre tout en demeurant détachés, sans attendre de résultats.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 13 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

« MERDE »
Lorsqu'étendue par ci et par là,
et au terreau mêlée, 
tourne en compost et
fait pousser le grain 
pour faire le pain

que nous aimons sentir et bouffer.
Poème de Palmer Black, San Diego

Dans notre jardin, même si tout y est au ralenti présentement, rien ou presque ne se perd ! Même le compost était il n'y a pas longtemps des végétaux qui sont désormais en décomposition, tout cela étant encore bien lent et malgré tout vivant, même sous la neige. Dans l'économie divine, chacun retrouve tout ce qu'il perd, égare ou laisse de côté. 'Donnons et nous recevrons', 'aimons et nous serons aimés' sont des proverbes qui accompagnent la vie et certaines circonstances. Le moment présent exige que ce soit ici et maintenant. Tout ce qui peut et doit se régler immédiatement n'attend pas qu'il y ait prescription. Perdre ses biens peut faire partie de ces retournements destinés à rétablir un équilibre. Ça fait surtout partie intégrale du plan de Dieu tel que nous le concevons. Nous donnons et nous recevons, ce qui est juste et équilibré comme le Yin et le Yang. Et si nous recevons, nous pouvons croire que nous avons aussi à donner en partage ce qui est à notre portée et selon nos capacités.



La codépendance se développe quand il y a dans notre environnement immédiat un problème d'alcoolisme ou une autre forme de dépendance ou de maladie chronique chez un membre de sa famille même élargie, chez un copain ou un ami. Dans notre beau pays de neige, il n'y a pas beaucoup de personnes qui échappent à cette maladie puisqu'un alcoolique affecte au moins quarante personnes autour de lui et que dire des dépendants, des outremangeurs, des joueurs, etc. Que des personnes aussi enchaînées que nous l'étions — et que nous le sommes encore par moment — par notre dépendance et aussi notre codépendance puissent nous en rétablir un jour à la fois, voilà bien la preuve qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes, Dieu tel que le concevons, nous couronne de grâce, d'amour et de tendresse. Merci, cher Dieu d'amour.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 12 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Chaque jour, notre cheminement avec le mode de vie des groupes d'entraide est source d'espoir et de vie pour nous et pour plusieurs dépendants et codépendants. Thomas S. Eliot a écrit : « Nous explorons sans relâche et nos voyages prennent fin lorsque, parvenus là d'où nous étions partis, nous découvrons cet endroit pour la première fois. » Le poète Joachim du Bellay écrivait d'un bien célèbre enfant prodigue : « Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage — Et puis est revenu, plein d'usage et raison — Vivre entre ses parents, le reste de son âge. »

Quelquefois, nous avons à la fois le cœur triste et heureux. Nous ne savons pas comment expliquer ce que nous ressentons comme de l'ambiguïté… Nous pouvons désirer chanter et pleurer, faire la fête et nous retrouver seul, vilipender ou railler la vie et en même temps, admirer toujours davantage dans l'émerveillement les belles choses que Dieu crée pour nous dans notre moment présent.

La joie est une émotion très importante sur le chemin de la vie. Elle est faite d’une composante physique ( d'excitation, de rire, de sourire, de détente ) et d'une autre psychologique (d'ouverture, de pensées merveilleuses, de désir…). Cette composante psychophysiologique s’enracine aussi dans le monde des valeurs, ces choses importantes par dessus tout et qui nous font participer à ce qui est plus grand que nous, notre spiritualité, dans mon cœur, notre âme et notre corps. La peine n'est qu'une perception personnelle d'absence, de manque de joie.

Ce qui nous permet de dépasser les douleurs, les doutes, les peurs et les incertitudes de notre quotidien, se manifeste parfois exceptionnellement sous la forme d'une douce et belle fleur, d’une blancheur étonnante et d’un parfum envahissant qui s'épanouit sous nos yeux. L'eau et l'engrais qui nourrissent cette fleur, c’est l’amour et le jardinier qui l'arrose doucement, c’est Dieu. Il suffit de nous abandonner à Lui, de tout vivre ça avec une profonde confiance en Sa gouverne. Il nous tient dans Ses bras avec une douceur maternelle et nous berce légèrement. La tranquillité dissout la fatigue. Il ouvre la route sur notre chemin et Il arrose Ses fleurs et ne les laisse pas flétrir. Certains jours, Il nous invite à poser quelques petits gestes pour Lui dans ce sens.

Notre rétablissement et notre croissance personnelle sont des voyages de découverte de soi. Les cartes et les phares dont nous avons besoin se retrouvent dans notre mode de vie : les Douze Étapes, les Douze Traditions, les Douze Promesses et même les Douze Concepts. Nos parrains / marraines et même tous ceux et celles qui nous accompagnent dans cette aventure sont nos guides. Pour pleinement apprécier notre cheminement, le souvenir des paysages d'hier ne doit pas nous empêcher de voir ceux d'aujourd'hui bien que ce processus soit nécessaire pour ne pas trébucher sur les mêmes pierres d'achoppement. Dans le voyage de la vie, c'est le voyage et non la destination qui importe, un peu comme si c'était la vie qui venait à notre rencontre. Nous sommes la destination de chaque instant et notre pendule ou coucou n'indique jamais que le moment présent. Nos boussoles pointent vers le seul endroit que nous ne puissions jamais atteindre, celui où nous sommes déjà. La seule vraie liberté dont nous pouvons jouir se vit dans l'instant présent. Notre seule destination est dans l'ici et le maintenant. Merci chère Puissance supérieure de nous permettre de continuer à progresser si bien entourés.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 11 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La plupart d'entre nous voient et semblent comparer leur rétablissement à un cheminement sur le sentier de la vie ou à un tour de montagnes russes rempli d'aventures et de mésaventures ou encore pour faire simple comme nous le disions hier, à un voyage. Le rétablissement est un voyage continu, et la route que nous suivons le plus souvent ensemble est précisément le mode de vie des Douze Étapes.

Hier est hier, aujourd'hui est bien aujourd'hui et demain, nous ne serons là que demain, ce demain qui est un autre jour, ce lendemain où les beignes seront gratuits à partir de minuit. Devons-nous vivre avec hier, sachant que nous aurons tant de lendemains à vivre pleinement un jour ? Aujourd'hui n'est aujourd'hui que parce qu'il y a eu hier, des expériences, des blessures, des peines et des joies ? Tous les instants de notre vie sont liés les uns avec les autres. Pour le metteur en scène, il n’y a pas de trou, de 'blanc' dans l’espace temps. Chaque jour apporte son lot de joies et de peines, plus ou moins profondes, plus ou moins indélébiles, chaque jour nous charge d’émotions, nous charge d'énergies, d'attentes, mais surtout, chaque jour s’écrit sur les bases des précédents et chaque jour constitue les fondations des lendemains… surtout le jour de notre anniversaire.

Qu’y pouvons-nous ? Pas grand chose, à part être guidés pour faire des choix. Sous la gouverne de notre Ps, nous allons choisir les bonnes ou mauvaises bifurcations sur notre chemin. Comme dans une grande randonnée, mais après tout, c’est celle de la vie, nous sommes sur un sentier, et nous cheminons. Parfois, il y a un chemin sur le côté, gauche ou droit, de travers, sentier de pierre, de pierres de touche, d'achoppement ou de gué, ou un chemin apaisant. À chaque fois la petite voix intérieure, cette présence qui nous invite à continuer tout droit, à prendre ce chemin-çi plutôt que celui-là, à quitter ce chemin que nous empruntons depuis déjà quelques temps et qui semble mener nulle part, à cheminer sous Sa gouverne.

Dans notre vie, même si la carte semble tracée d'avance, nous hésitons et parfois nous restons immobiles plutôt que de changer. Parfois nous changeons pour un chemin semble-t-il plus agréable, plus attirant. Parfois, certains vieux membres ont laissé des traces sur les murs et sur l'écorce des arbres pour guider les suivants. Ces balisages sont là pour nous permettre de belles randonnées sans risquer de nous perdre en chemin.

Dans notre rétablissement, il y a surtout le bonheur de ne pas avancer seul, de croiser longuement et longtemps au cœur de notre expérience des chemins déjà empruntés par d'autres. Partages, témoignages vécus sur les sentiers de la vie, et quelquefois, main dans la main, être tour à tour le guide de l’autre, avancer à plusieurs jusqu’à notre but ultime : en aider d'autres à cheminer. Avancer non pas pour avancer mais pour gravir ensemble ce que nous voyons comme une montagne. L’horizon se dégage enfin, le soleil luit même à l'ombre de ces chaînes et au creux de ces escarpements. Encore quelques mètres, quelques kilomètres et même avec une infinité de petits pas tant il est si bon de marcher ainsi, d’un pas égal, d’une même envie, d’un même rythme. Continuons de marcher ensemble ainsi. C’est si bon, si agréable de partager la découverte du moment présent, d’aller sans revenir, d’échanger et bâtir ensemble, en cheminant ensemble.

À notre arrivée dans le mouvement nous voyons et entendons souvent nous témoigner comment ils et elles ont affronté courageusement des circonstances toxiques et dévastatrices, nous donnant ainsi le courage et la bonne volonté de rester abstinents, et pour plusieurs, sobres un jour de plus. Les exemples de ceux et celles qui ont déjà exploré cette route du rétablissement nous servent de guide. Leurs messages et soutien nous indiquent les points de repère des Douze Étapes, et nous invitent à les vivre ensemble et à faire confiance en la sagesse collective qu'elles contiennent. Nous n'emportons rien comme bagage, ce dont nous avons besoin nous est fourni au moment opportun dans chaque détour de notre cheminement. L'expérience, l'espoir et la force des membres des groupes d'entraide nous ont appris que le plus grand bonheur de la vie est notre engagement à voyager ensemble en nous rétablissant. Allez voir comment il y a des anges parmi nous et que nous les voyons pas nécessairement : http://www.gamaniak.com/video-7557-change-for-a-dollar.html

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 10 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

JOURNEE MONDIALE DES DROITS DE L'HOMME — La journée mondiale des droits de l'homme a été instaurée en souvenir de l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme par l'Assemblée Générale des Nations Unies. Cela se passait le 10 décembre 1948, au palais de Chaillot à Paris. Ce texte, proposé par l'ONU en partie en réaction aux atrocités commises lors de la seconde guerre mondiale, établissait de façon universelle les droits inaliénables constitutifs de la dignité humaine. Il y a encore du chemin à faire de ce côté-là.

L'article premier stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». Merci de respecter les droits des enfants, les droits des femmes et des hommes dans notre quotidien.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ou est-ce Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Pourquoi mettre en évidence l'existence d'une alternative plus simple, quand en gardant compliquée une situation, cela entretient une crise, une controverse ? Pourquoi faire fade quand on peut faire pimenté ? Parfois, nous essayons de comprendre le comment du pourquoi ou est-ce le pourquoi du comment. Le seul problème, c'est que ca manque un peu de laisser faire, de laisser aller... En anglais, le slogan suivant est souvent répété comme la dernière phrase du Dr Bob à Bill W. : 'Keep it simple, stupid !' (dont l'acronyme est KISS et la traduction littérale est : « Ne complique pas tout, idiot ! »)

Pour Platon, l'esprit de n'importe qui, fût-il esclave, contenait déjà tout le savoir possible et le travail de communication et d'écoute et toute forme d'enseignement consistaient dès lors à le mettre au jour. Descartes écrivit son discours de la méthode en français et non en latin, la langue savante de l'époque, de manière à être compris, et surtout des femmes, disait-il. Leibniz, qui fut avec Newton parmi les cerveaux le plus productifs de leur temps, se faisait fort d'expliquer les grandes lignes de sa pensée (pourtant parfois assez complexe) à n'importe quel honnête homme en un quart d'heure.

Merci mon Dieu de nous permettre de demeurer vraiment présent à nous-mêmes et aux autres en restant simple et en refusant de rendre compliquée la pratique de notre sobriété et du mode de vie dans un esprit de fraternité.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 09 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Partager une expérience personnelle, c'est la principale façon d'influencer les autres. Dieu met sur notre chemin des personnes qui nous invitent par leur exemple à faire des changements. Habituellement ce sont des gens qui mettent leurs bottines en action en même temps et dans le même sens que leurs babines. En anglais, nous entendons cette expression : Talk the talk but walk the walk !

Les élèves d'Aristote parlaient philosophie tout en marchant avec lui, d'où leur surnom : « péripatéticiens ». Nous supposons que ces philosophes ont été les premiers à vivre cette expression et à la courte version « Walk the talk ». Il y aussi des versions modernes de ces vieux dictons tels que «Les actes sont plus éloquents que les paroles. » et en anglais « Practice What You Preach ». Beaucoup d'anglophones condensent maintenant tout cela sous « Walk the Talk », qui introduit rapidement le sens de l'action dans le discours. Une histoire illustre bien jusqu'où ça peut aller : « Un matin, un cochon et une poule voient un itinérant qui titube le long de la route. La poule dit : 'Nous devrions lui donner à manger et exprimer notre compassion, cette sorte d'amour qui n'a pas de prix. Ce hobo a vraiment l'air mal en point et affamé. Le cochon lui dit : « Bonne idée ! » La poule suggère de lui faire à déjeuner et de lui donner des œufs et du bacon. Le cochon lui répondit : « Pour moi et/ou un membre de ma famille, le prix à payer pour joindre ce grand geste de bonté à l'idée de l'aider est quand même assez élevé. »

'Marcher pour marcher' est presque toujours accompagné de 'Parler pour parler'. Le sens commun de cette expression nous invite à soutenir nos paroles par nos actions. Il s'agit d'un dicton américain du 20ème siècle qui vient de divers vieux dictons tels que « Talk is cheap ». Nous utilisons l'une de ces expressions comme réponse ou comme réaction à ce qui est considéré comme de la vantardise. Au Royaume-Uni, c'est 'all mouth and no trousers' , littéralement 'toute bouche et pas de pantalon' qui a court. George Bernard Shaw a laissé entendre que « parler » (la parole, les babines) était en soi une alternative inefficace à « marcher » ( l'action, les bottines ) : « Celui qui le peut, agit. Celui qui ne le peut pas, l'enseigne. » ( George Bernard Shaw, Man and Superman )

Benjamin Franklin est réputé pour avoir inventé le dicton proverbial « Well done is better than well said » ( 'bien fait est mieux que bien dit' ). Il a aussi cette vieille citation du journal Les Nouvelles Mansfield, Ohio, édition de juin 1921 : « Although he has no gilded medals upon his bosom, Howard Herring of the North American Watch company, walks the walk, and talks the talk, of a hero today. » ( 'Bien qu'il ne dispose pas de médailles d'or sur sa poitrine, Howard Harengs de l'organisation North American Watch, il marche et il parle le discours comme un véritable héros d'aujourd'hui.' )

C'est en fait espérer que les actions de tous et chacun vont suivre les paroles ou les promesses des autres et les nôtres. Une chose est sûre : il nous faut autant de babines que de bottines (sauf pour les unijambistes) ou est-ce l'opposé : autant de bottines que de babines. Il est utile de partager ce que nous désirons accomplir puis de nous mettre en action, d'agir aisément par la grâce de notre Dieu d'amour. Peu importe l'ordre dans lequel Dieu veut que ça sorte en premier, les bottines et ensuite les babines ou encore, les babines puis les bottines.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 08 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

L'humour est une forme d'esprit qui cherche à mettre en valeur avec drôlerie le caractère ridicule, insolite ou absurde de certains aspects de notre réalité. L'humour dissimule parfois sous un air plus ou moins sérieux une raillerie caustique ; ça devient alors du sarcasme et c'est habituellement moins drôle. L'humour est une forme d'expression permettant de dégager certains aspects cocasses ou insolites de la réalité, destinée généralement à inciter à sourire en se moquant doucement des travers des autres (ironie, moquerie, sarcasme) ou de soi-même (autodérision, rire de soi-même), en ridiculisant ou parodiant des faiblesses plus générales du genre humain. L'humour de notre parrain nous permet souvent de briser notre déni par rapport à ce qui nous arrive et de prendre du recul et du détachement par rapport à ce que nous ressentons et vivons comme l'enfer.

« L’humour est partie intégrante de la vie spirituelle. Si celle-ci se fait pesante, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Notez que, même en termes physiques, plus on s’approche du centre de la Terre, moins il y a de ' gravité '. Pourquoi n’en irait-il pas de même avec ce centre de l’Univers qui se trouve là, en nous. » ( Douglas Harding ) Cette lumineuse citation de Douglas Harding nous offre une compréhension éclairée, une voie de réflexion sur les liens qui unissent l'humour et la spiritualité. Il est vrai que parfois, les austérités de certaines personnes peuvent nous induire en erreur sur le rapport à la joie de vivre, à la gaieté et au rire. Au même titre, d'autres avec ce qui nous apparaît comme un humour égotiste et avec ce que nous jugeons comme manquer de respect à autrui ou déchirer sa chair (sarcasme) semblent rater l'objectif premier de l'humour. Souvent rire de nous-même commence par se moquer des autres car les problèmes des autres sont souvent plus évidents chez les autres que chez soi. Le rire des autres et de soi se veut un moyen de défense et de protection pour nous préserver de notre angoisse de vie, parfois de notre abstinence angoissée.

Quand un journaliste demande au Dalaï Lama quel est son passe-temps préféré, il répond : « Rire ! » Nous avons tous connu ou vu ces êtres accomplis aux yeux ronds comme les enfants, pleins d'énergie, pétillants de joie de vivre malgré leur âge, le sourire aux lèvres, prêts à croquer la vie, à jouir pleinement de l'instant présent. À leur contact, ces êtres décapent notre esprit de toutes les idées préconçues, de toutes souffrances qui sont parfois des complaintes, reflets de nos blessures et de notre ego malade. Ils nous poussent à relativiser nos petits soucis, à rire de nous-même, à cultiver l'autodérision et ne pas nous prendre au sérieux. Leur humour est rarement cassant. S'ils nous font mal parfois, c'est qu'ils visent à briser nos chaînes (qui ressemblent tellement bien aux leurs), à nous sortir de cette prison que certains nomment l'ivresse mentale.

Nous sommes très heureux que notre vie soit entre les mains bienveillantes de notre Puissance supérieure. Elle met sur notre chemin des comédiens et des humoristes qui se trouvent parmi nous dans nos groupes d'entraide. Rions un peu et nous nous en portons tous très bien ainsi.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 07 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Rien n'est plus simple que de s'arrêter un instant, de se pencher et de regarder une petite fille comme l'une des nôtres pour mesurer l'incroyable sens de l'émerveillement de l'être humain. Tout la fascine, la captive, l'enthousiasme. Son petit corps tout entier crie de joie, de surprise à chaque découverte d'un mot nouveau, d'une chenille ou d'une belle roche. Elle veut toucher, saisir au point de l'écraser, sentir cette fleur, goûter la présence de cet insecte, s'approprier du jouet d'un autre enfant, s'enrober des couleurs d'un vêtement de déguisement. Dans une quarantaine d'années, nous verrons si elles peuvent encore s'apercevoir de la couleur des yeux de la serveuse (et ils ne sont pas verres d'eau).

Ginette Quirion a écrit dans son livre Quarante ans et toujours en 3ème année : « Le sens de l'émerveillement est un gage de bonheur car la vie, pour peu qu'on sache lui forcer la main, ne refuse jamais à l'homme les occasions de s'émerveiller. » Nous nous souhaitons d'être capables d'émerveillement comme les enfants le sont surtout à l'approche des Fêtes. « Comme une rose, un enfant, c'est à la fois fragile et solide ; ça émerveille et ça étonne !» (Roland Delisle) Nous sommes déjà remplis de ce sentiment fait d'étonnement, de gratitude et de vénération envers une Puissance supérieure à nous-mêmes. La sérénité, c'est l'assurance de l'amour inconditionnel de notre Puissance Supérieure à notre égard. C'est l'acceptation de chacun de nous qui nous vient bien avant de sentir l'étreinte approbatrice de la Vie et de Dieu. Aujourd'hui, nous avons de la valeur, nous sommes Ses enfants. Nous avons été créés pour donner et recevoir de la joie et de l'amour. Chacun de nous sommes des personnes uniques, spéciales et merveilleuses dans notre humanité bien ordinaire, une sorte de voyants émerveillés, de rêveurs magnifiques, de témoins éclairés. Pour le devenir, notre Ps nous invite à redécouvrir l'enfant divin en nous, émerveillé devant les fleurs, les insectes, les roches ou juste les rais de lumière où dansent quelques brins de poussière tout comme le rétablissement, la paix, l'implication dans les services et les simples tâches journalières.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 06 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Aimer et se sentir aimé, ce n'est rien moins que de rendre hommage à la vie. « Aimer c'est donner ce que l'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas... » ( Jacques Lacan ) Un homme a besoin de se sentir aimé, une femme également, mais son besoin réside plus dans le simple fait de prononcer une phrase comme « Je t'aime ». La sagesse populaire dit que lorsque nous ne savons plus pourquoi nous aimons quelqu'un, le sentiment n'est plus. Je t'aime... je ne sais pas pourquoi... et c'est sans doute pour ça que je t'aime... Le lien d'amitié et d'amour entre deux êtres ne peut se réaliser que si les deux sont en contact avec leur cœur. Cependant, la plupart du temps, nous ne nous rendons pas compte que nous sommes en connexion véritable avec les gens qui nous entourent. De plus, les années et les blessures que notre cœur a subies nous ont souvent refermé sans même que nous nous en sommes rendus compte. Si ces blessures n’ont pas été identifiées et soignées, le lien véritable avec d’autres personnes ne peut pas être sain. Les conséquences sont nombreuses mais celles le plus souvent entendues sont « Je suis seul », « Personne ne m’aime », « Personne ne prend soin de moi » et cela va jusqu’à « Je m’arrange tout seul », « Je n’ai besoin de personne », etc.

Nous tombons éventuellement dans un rôle de victime : par peur de répéter une situation où le lien s’est éventuellement terminé d’une façon négative dans le passé, nous nous enfermons dans une bulle de protection. Nous pensons alors que cette bulle va nous éviter de nous faire à nouveau vivre une situation qui pourrait avoir d'autres conséquences souffrantes.

Le cheminement pour arriver à retrouver le lien avec soi-même et, donc, avec les autres, est différent pour chaque personne et le mode de vie des Douze Étapes est un bon moyen d'y arriver pour la plupart. Être en lien véritable est un réel bonheur quand nous sentons, dans notre cœur, le lien avec l’autre, quand cette douce chaleur paisible et sécurisante, envahissante parfois, qui ne fait pas peur mais juste du bien, nous remplit. « Quand ça fait mium, mium. » C’est le bonheur de sentir notre propre cœur connecté à celui d’une autre personne, sans aucune attente, sans effort, sans peur et sans envahissement, dans ce que Jeannette appelle l’Amour avec un grand A. Chaque instant que nous vivons peut être celui d'un petit bonheur, il suffit juste de nous permettre de les ressentir un à la fois… si telle est la volonté de notre Dieu d'amour.

Dans les groupes d'entraide, les mains et les bras des membres s'enlacent, pour devenir le « nous ». Ces présences terriblement nécessaires quand la vie semble est à son plus bas ne sauraient soulager l'illusion de vide et de séparation que nous pouvons vivre par moments. Et la Vie se manifeste alors comme par enchantement, quelqu'un plonge la main sous les flots où nous sommes en train de nous noyer et soudain nous agrippons cette main et nous sortons la tête de l'eau... cette énergie vitale qui nous fait renaître... qui nous est transmise. Nous pouvons remercier et rendre hommage à ces mains tendues qui nous soutiennent et permettent de nous rétablir...

L'essentiel n'est pas que de se sentir aimant mais aussi de se sentir aimer… d'être attendri mais aussi de faire la tendresse. Quand tout cela est possible c'est que notre cheminement est bien sur la bonne voie...

Notre dépendance et/ou notre codépendance ne nous laissent qu'un répit quotidien. La priorité dans la vie de tout dépendant et/ou de tout codépendant doit être de remercier sa Ps pour ce répit quotidien, pour l'amour et la tendresse que nous retrouvons dans les groupes d'entraide et dans nos familles en rétablissement. Merci mon Dieu de nous procurer la nourriture d'amour et de tendresse dont dépend chaque jour notre santé spirituelle.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 05 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous,

Nos chances de nous maintenir dans cette nouvelle dimension, celle de l'espoir, de l'amour et de la paix, seront directement proportionnelles à la grâce de notre Puissance supérieure. Notre sincérité, notre sérieux et notre dévouement que nous mettons dans la pratique des Douze Étapes des groupes d'entraide soignent bien notre ego malade dans la mesure où Dieu tel que nous le concevons a de telles intentions et s'occupe des résultats.

Beaucoup d'entre nous vivent encore dans un monde de souffrances et de solitude comme des prisonniers derrière les barreaux. Le temps des fêtes accentue les sentiments et les moments de tristesse et quelques fois de désespoir. La plupart d'entre nous ont plus d'une dépendance ( alcool, drogue, jeu, bouffe, codépendance, dépendance affective et sexuelle, etc et bien souvent plus de deux ). La majorité des dépendants en « tôle » ou en liberté ignorent leur problème en tout ou en partie ou vivent carrément dans le déni. Merci mon Dieu de placer les bonnes personnes auprès de chacun de nous pour nous guider, pour nous écouter, pour nous permettre d'identifier notre problème, pour briser cette négation, pour provoquer chez nous un réveil spirituel et pour nous montrer le chemin du rétablissement.

Le 5 décembre est dédié à l'engagement volontaire ou volontarisme. L'ONU a décrété depuis 1985 le 5 décembre : Journée mondiale du bénévolat. L'objectif était et demeure la promotion du travail des bénévoles qui œuvrent au développement économique et social, aussi bien au niveau local, national qu'international. Le bénévolat se définit comme étant l'art de « consacrer son temps libre en mettant au service des autres son énergie et ses compétences.» C'est exactement ce qui se produit dans les groupes d'entraide lorsque des membres partagent gracieusement ce qu'ils ont reçu gratuitement.

Le mot bénévolat vient du latin benevolus, bonne volonté, venant de bene, bien et velle, vouloir. Le bénévolat désigne une activité de services envers autrui, de son plein gré et sans rémunération. Les actions de bénévolat, qui ne sont pas une simple adhésion, s'exercent en général dans le cadre d'une association, d'un syndicat ou d'une structure publique, éventuellement dans une entreprise privée à vocation sociale. Le bénévole donne ainsi de son temps libre à une action qui l'intéresse ou qu'il souhaite encourager. Le bénévolat se distingue du volontariat par un statut très informel et par l'absence de rémunération. Cependant, même le bénévole peut être dédommagé des frais liés à son activité (déplacement, hébergement, achat de matériel...). Merci pour toute cette bonne volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 04 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Il importe de reconnaître en nous la présence de Dieu. Il est facile d'identifier Sa présence (constante, que nous en soyons conscients ou non). Nous ne pouvons contrôler notre souffle de vie, nos inspirations et nos expirations... Et de fait, c'est un des meilleurs moyens de découvrir Sa présence : en se centrant sur ce mouvement du souffle en nous. La vie, malgré toutes nos angoisses passées et quelques inquiétudes présentes... est passionnante et merveilleuse, amusante, astucieuse et attachante.

Il y a une manière très simple de prier. Elle consiste à dire intérieurement un mot tout en restant tranquillement assis. La prière va ici s’appuyer sur un seul mot. L’idéal est de prendre le nom par lequel nous nous adressons spontanément à ce Dieu d'amour dans notre vie, cette Puissance supérieure telle que nous La concevons : Père, Abba, Jésus, Seigneur, Dieu… Il n’est pas nécessaire de nous poser beaucoup de questions sur le choix de ce mot. Il n’y a pas un mot qui soit meilleur qu’un autre. Il est cependant important que l’usage de ce mot soit naturel, spontané, et qu’il soit un nom de Dieu, de préférence à une idée ou un qualificatif de Dieu comme « Amour » ou « Bonté ». Le truc, c'est d'utiliser spontanément ce qui monte pour nous adresser à notre Être suprême.

Celui qui prie ainsi engage tout son être dans un mouvement d’amour envers Dieu tel qu'il Le conçoit pendant qu’il répète intérieurement ce mot, ou ce nom. Puis, nous n'avons qu'à faire 'comme si' et recommencer. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Le sens du mot n’a pas beaucoup d’importance, nous n'avons pas à en goûter toutes les significations, toutes les harmoniques. L’essentiel est de se tourner vers notre Dieu d'amour, de sentir Sa présence par ce mot. Ce mot peut-être tout simplement — Merci !

Il arrive quelques fois que nous pouvons ne pas sentir Sa présence. Ce que nous ressentons alors dans notre bas-fonds ou dans une période d'ivresse mentale, c’est plutôt une absence, une séparation de Dieu. C’est peut-être que nous n’avions pas appris à vraiment reconnaître cette présence. La prière pourtant facile n’est pas une chose automatique.

Quand nous désirons prier, nous remercions cette Force de nous éclairer. Nous faisons le silence, le silence du Dr Sam Shoemaker. Les Douze Étapes ont été écrites par Bill W. qui a eu un guide vers une découverte de la prière et de la vie spirituelle : le pasteur épiscopal (anglican) Samuel Shoemaker. Dr. Sam, comme on l'appelait affectueusement dans les membres AA, a eu un impact profond sur le réveil spirituel de Bill W. et sur le développement des aspects spirituels du mode de vie. Bill W. raconte dans Le mouvement des AA devient adulte, comment il s'était rendu avec son ami Ebby à la Calvary Mission du Dr Sam à New York.

Faisons le vide dans notre esprit et laissons Dieu se manifester en nous, si telle est Sa volonté. Ne pensons à rien d’autre. N’écoutons même pas le silence. Chut... fermons les yeux. C'est tout. Notre Ps nous invite à puiser à même la grâce et la capacité de nous aimer et d'aimer les autres exactement tels que nous sommes en ce moment précis. Notre âme n'a jamais été vide et notre Ps, notre Dieu d'amour, l'a toujours remplie de Sa présence. Nous avons crû que nous étions seuls séparés de sa grâce et de son amour. Nous croyons que Dieu a permis tout cela pour nous faire découvrir combien nous sommes comblés aujourd'hui.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 03 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Pour sortir du cycle toxique et infernal de la dépendance (à l’alcool, à la nourriture, etc) ou pour enrayer ses problèmes émotionnels, sexuels ou financiers, il y a divers moyens. C’est sur un de ces chemins de rétablissement que se situent les fraternités anonymes utilisant les Douze Étapes. Depuis la création du premier groupe AA en 1935, le succès de ce genre de thérapies ne se dément pas. Nous pouvons compter à ce jour des milliers de groupes anonymes à travers le monde. Avec une même méthode universelle, ces fraternités réunissent des personnes qui seules ne peuvent demeurer abstinentes et nous y apprenons qu'« Ensemble nous pouvons. » De nombreux autres groupes d’entraide pour toutes sortes de dépendances ont vu le jour. Elles sont propres à chaque problème et il en existe une multitude (plus de 552 fraternités différentes en fait — dès mars 2008) qui ont demandé à AA d'utiliser et de modifier leurs Douze Étapes et Douze Traditions.

Toutes les fraternités fonctionnent presque sur les mêmes principes et les mêmes règles de base :%% - l’anonymat : cette règle est intouchable.%% - la gratuité : les groupes sont financés par les membres. Ceux-ci choisissent de donner ou pas une contribution du montant qu’ils désirent.%% - le parrainage, l’entraide : le rétablissement d’une dépendance implique le développement et le maintien d'une relation avec une autre personne, un témoin éclairé et partant de là, avec soi-même. - les douze étapes : elles n’ont pas changé depuis la fin des années trente. Elles sont utilisées comme outil thérapeutique dans les réunions partout dans le monde entier. Elles sont habituellement lues à chaque début de réunion et rappellent ce qui rend possible le rétablissement. Elles décrivent les attitudes et les changements de comportements considérés comme essentiels pour cheminer et nous en sortir. Elles nous introduisent à une spiritualité qui nous est propre et qui est définie par tous et chacun tel que nous voulons bien La concevoir et la mettre en pratique.

Merci mon Dieu pour toutes ces réunions de groupes d'entraide où les membres atteints par les mêmes maladies n'ont pas à donner d'explications, ni à se défendre, ni à essayer d'être ce qu'ils ne sont pas. Nous n'avons qu'à y être nous-mêmes, qu'à partager nos folies, nos peines et nos joies, à nous aider les uns les autres, entre frères... dont plusieurs souffrent encore soit d'une abstinence angoissée, soit d'une ivresse sèche soit dans le silence, le retrait, l'isolement, soit en cherchant un refuge dans d'autres substances ou comportements tout aussi toxiques. Notre Ps nous guide et nous remplit de compassion et de générosité pour faire ensemble ce que nous ne pouvons réussir seuls.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 02 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs croient que nous ne sommes pas programmés à l’avance. Que nous avons à nous déterminer nous-mêmes et à façonner ainsi, par notre libre arbitre, notre avenir. Vivre apparaît ainsi comme une entreprise risquée, une aventure périlleuse exigeant une somme d'énergie importante pour contrôler tous les aléas. Vivre, c’est aussi courageusement nous mettre en route vers un pays inconnu, nous ouvrir audacieusement à la nouveauté du plan divin. C'est ce qui particulièrement se produit lorsque nous nous ouvrons à notre vie spirituelle.

Le véritable libre arbitre… Plusieurs circonstances de la vie nous forcent à nous ajuster – que ce soit les deux mains sur le volant ou dans les divers domaines de notre vie d'être humain. Bien souvent, nos attentes ont l'apparence d'être légitimes et justifiées. Nous avons toutes les raisons du monde d’être déçus ou frustrés. La question n’est pas d'avoir raison et de ressentir plein de colère et de mécontentement. C'est plutôt de savoir quel prix nous sommes prêts à payer pour nous opposer ou résister aux événements, à tout ce qui arrive. Le célèbre philosophe indien, J. Krishnamurti a écrit : « Voulez-vous connaître mon secret ? Mon secret, c'est que je me ne préoccupe pas de ce qui arrive. » Le véritable libre arbitre, c’est d’avancer à notre rythme. Être en harmonie avec ce qui est, c'est être en lien sans résistance intérieure avec ce qui se produit. Rappelons-nous l'histoire d'Hakuin qui n'a pas été perturbé par les aléas de la vie. Nous pouvons adapter notre rythme intérieur en fonction de la réalité, sans même d'espoir de pouvoir la changer. C’est en fait accepter d’être là où nous sommes pour aujourd'hui. C’est tout simplement mettre notre joie de vivre en priorité, avec souplesse et humilité. C'est tout aussi simplement de réaliser que lorsque nous résistons à ce qui arrive nous sommes à la merci de ce qui arrive et que nous avons l'impression fallacieuse que le monde détermine notre bonheur ou notre malheur. La différence entre la satisfaction d’être bien où nous sommes et le chagrin (ou dépit) d'être mal où nous sommes est tellement mince en comparaison de l’allégresse qui nous habite lorsque nous en venons à aimer inconditionnellement où nous sommes… puisque c'est là que notre Ps veut que nous soyons.

Et la qualité de notre vie peut être considérée sous plusieurs aspects : il a plusieurs dimensions qui nous unissent organiquement les uns aux autres. La dimension spirituelle de notre vie concerne notre relation à Dieu. Pour les chrétiens, la vie spirituelle désigne proprement la vie dans l’Esprit. « Puisque l’Esprit est votre vie, que l’Esprit vous fasse aussi agir ? » (Ga 5, 25). Avec l'aide de notre Puissance Supérieure, nous vivons une des grandes aventures de la vie. En appliquant les principes du mode de vie dans toutes nos activités et en les transposant dans tous les domaines de notre vie, nous constatons aujourd'hui que nous sommes la plupart du temps en contact avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 01 décembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

En mettant les Douze Étapes en pratique, nous avons commencé à vivre comme résultat un réveil spirituel. Un fait étonnant, c'est un même réveil spirituel qui nous a fait d'abord découvrir les Étapes. Est-ce que c'est la poule ou l'œuf qui est venu en premier ?

Le paradoxe de l'œuf et de la poule est l'un des plus anciens et le plus représentatif des cercles vicieux : « Qu'est-ce qui est apparu en premier : l'œuf ou la poule ? » Si on nous répond « C'est l'œuf », nous demandons « Mais qui a pondu cet œuf ? ». Si on nous répond « C'est la poule », nous demandons « Mais cette poule sort bien d'un œuf, non ? ». Le paradoxe vient du fait qu'aucune réponse ne parait satisfaisante. Selon les scientifiques, les oiseaux sont des « dinosaures transformés » et spécialisés. Dans la mesure où les dinosaures étaient des ovipares, la question devient alors : « Qu'est-ce qui est apparu en premier : l'œuf ou le dinosaure ? » La science offre peu d'éléments de réponses... Si les poissons ont pondu des œufs bien avant que les poules n'existent, nous pouvons dire que c'est l'œuf qui est apparu en premier. En effet, cela signifie que toutes les évolutions qui ont conduit à la poule sont sorties d'un œuf. En définitive, la question reste floue et sans réponse : « Quelle est l'origine de l'œuf, de la sexualité, de la vie ? »

Et Dieu créa la poule. Ce paradoxe qui tourmente l’humanité et les philosophes en herbe depuis la nuit des temps est empreint d'une évidence : l’œuf a devancé la poule. La clé de cet énigme millénaire se trouve dans le fait que le matériel génétique n'évolue pas ou presque ou son évolution n'est pas perceptible durant la vie d'un organisme vivant. Par conséquent, le premier oiseau à devenir une poule a dû d'abord exister en tant qu'embryon à l'intérieur d'un œuf. Il est possible de conclure que la première matière vivante membre de l'espèce doit être cet œuf. L'œuf était nécessairement avant la poule. Le premier poulet a dû sortir d'un œuf pondu par une autre espèce. Et c’était bien un œuf de poule puisqu’il contenait un embryon de poulet. Reste encore à savoir si l’idée de l’œuf de poule se définit par rapport à son contenant ou au parent. Les professeurs de philosophie peuvent encore ruminer là-dessus et nous 'pondre' de belles réflexions. Ces débats sont souvent stériles et 'couvent' des éléments d'ivresse mentale.

Eh voilà ! Ça fait huit ans déjà que nous avons repris l'envoi de ces pensées quotidiennes en y ajoutant un dessin avec une pensée qui fait toujours ou presque partie du texte d'une réflexion. Il y a quelques irréductibles qui nous accompagnent tous les matins depuis plus de douze ans. Merci à la vie qui nous permet cela. Durant ce mois important pour notre abstinence et notre sobriété, nous avons inclus un chapitre du livre Vivre sans alcool à tous les jours. C'est aussi l'anniversaire des envois de dessins en pièces jointes, aujourd'hui, nous commençons la huitième édition.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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