Pensées 15 décembre 2011
Bonjour à toutes et à tous
Plusieurs d'entre nous se sentent coupables s'ils ne font pas quelque chose pour ne pas avoir pu régler leur problème avant qu'ils ne dégénèrent en catastrophe. Être incapables de lâcher prise et de vivre du détachement, ce n'est pas la même chose. Pour nous, c'est impossible de lâcher prise puisque nous n'avons pas prise sur quoi que ce soit. Parce que nous n’avons pas de solutions immédiates dans des situations de crise, nous nous inquiétons, nous tournons en rond, nous doutons de nous-mêmes. Malheureusement, la plupart du temps le problème reste sans solution parce que les méthodes que nous utilisons pour le solutionner ne fonctionnent pas. Le refus de laisser aller cette illusion de prise et de se détacher nous empêche de découvrir de nouvelles méthodes pour solutionner nos problèmes.
Souvent ce que nous croyons être un problème, ce n'est qu'un symptôme d'autre chose. La peur de l’engagement est peut-être le fruit d'une croyance inconsciente comme croire que l’amour est une sorte de sentence de prison à vie ou qu'une relation implique de la dépendance affective. Nous ne pouvons faire face à une peur car elle est irrationnelle et encore moins bien la contrôler. Nous pouvons par contre passer à l'action même si nous avons peur. « Donnez-moi... le courage de changer les choses que peux… » Afin de solutionner définitivement une peur, il est nécessaire d'identifier et de changer les croyances quelquefois conscientes mais surtout inconscientes qui la génèrent. La même chose peut se produire avec le doute, l'inquiétude et les autres blocages et résistances dans notre vie. La psychologie émotivo-rationnelle suggère de changer les croyances conscientes & inconscientes qui produisent nos peurs. C'est comme fermer le robinet devant ce débordement émotif que nous pouvons contenir. À qui avons-nous demandé le courage de changer ?
Ces fausses croyances ne sont pas à l'origine de notre situation de crise. Pour certaines personnes le détachement, c'est accepter ce qui se passe dans leur vie. Pour d'autres, la réponse ou l'art de se détacher, c'est de pardonner. Pour encore d'autres, c'est d'avoir confiance en Dieu, tel que chacun de nous Le conçoit et dans ce qu'Il veut réaliser à travers chacun de nous. Enfin pour plusieurs, c'est de croire en soi, en sa force de volonté, en son libre arbitre et ça c'est fatiguant, même épuisant.
Le détachement manque son coup quand il s'agit de renoncer à quelque chose d'important pour nous. Nous ne pouvons vraiment renoncer à nos rêves, à nos désirs et à nos besoins. Lorsqu'une personne a un grand nombre de peurs et de blocages face à la réalisation de ses rêves, désirs et besoins, elle va seulement refuser de changer afin de ne pas avoir à faire face à cette montagne de peurs et de blocages. Plusieurs d'entre nous veulent changer des choses dans notre vie et en même temps, nous avons parfois peur de passer à l'acte. Le défaitisme se manifeste alors par des expressions comme « À quoi ça sert » — « Je n'y arriverai jamais ! » — « Je ne peux rien y faire » — « Ça ne marchera pas de toutes façons ». Est-ce que c'est du détachement ou de la résignation, du retrait, de l'apathie ? Est-ce que notre Ps est vraiment à la hauteur de réaliser ces changements ?
Dans le Cours en Miracles nous y découvrons que le passé est quelque chose de fini. Nous n'y avons plus accès. Le pardon et le détachement sont tous les deux nécessaires. Il est possible de nous détacher de qui ou de quoique ce soit avec amour plutôt que d'essayer de changer ce qui ou ce quoique ce soit. Notre ressentiment n'est là bien souvent que pour nous amener à prendre soin de nous-mêmes avec amour. Nous pouvons ainsi nous détacher de presque n'importe quelle obsession concernant les gens, les endroits, ou les choses, si telle est Sa volonté. Nous changer est un si grand défi que cela occupe notre Puissance supérieure à temps plein.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles