Pensées 23 juin 2012
Bonjour à toutes et à tous
Nous sommes des êtres résilients. Bien que la résilience soit à l'origine un terme pour expliquer la résistance des matériaux aux chocs, le terme vient du latin resilio, resilire, qui signifie littéralement sauter en arrière, d'où rebondir, résister (au choc ou à la déformation). La résilience est aussi un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté d'un traumatisme ou atteint d'une maladie chronique comme la dépendance ou la codépendance à prendre acte de l'événement traumatique ou à se dresser un plan d'action et à le mettre en pratique pour acquérir ou maintenir une forme de rétablissement grâce au mode de vie des Douze Étapes. Plusieurs membres de groupe d'entraide accueillent le nouveau ou la nouvelle en lui disant : « Et surtout ne lâche pas ! » quand il lui est plus facile et honnête d'avouer son impuissance, de consentir à cesser de se battre, à abdiquer devant cette maladie débilitante. Alors comment être résilient et reconnaître son impuissance ?
« Il ne faut jamais capituler, jamais abandonner parce que c'est une forme d'impuissance, la pire des calamités du monde. » ( Alice Parizeau, La Charge des sangliers ) C'est ce que nous croyions probablement tous avant d'atteindre un bas-fond et de découvrir la libération de la capitulation. À mesure que nous nous rétablissons avec le mode de vie des groupes d'entraide, de nouvelles et nombreuses occasions de capituler se présentent. Nous avons le choix ou bedon de lutter contre tout et tout le monde, ou bedon de nous rappeler les bénéfices de notre première capitulation et de cesser de lutter. Est-ce que cesser de lutter n'est pas renoncer à toute forme de résilience ? Est-ce que je peux m'asseoir dans la cour et seulement écouter les petits oiseaux chanter même en cette soirée de veille de la St-Jean ?
Un nombre incalculable de fois nous nous sommes dits que nous allions cesser le combat, que l'adversaire (notre dépendance et/ou codépendance) était intouchable, le combat inégal, le résultat connu d'avance et à chaque fois que nous mettions un genou ou deux par terre, un petit je-ne-sais-quoi, un génie ou un ange gardien nous titillait à l'oreille : Enfin, ouf ! Merci !
« Il faut sourire face à l'adversité, jusqu'à ce qu'elle capitule. » ( Og Mandino ) La majeure partie de nos malaises et désolations et nous pouvons presque dire toutes les souffrances que nous ressentons proviennent de notre résistance et non de notre capitulation, et surtout de notre illusion de séparation avec notre Être suprême. Et si cette résilience ou résistance était aussi un cadeau de notre Ps... dont le but ultime est de nous amener à cesser tous ces vains efforts à cause de la souffrance. De fait, lorsque nous abandonnons la lutte, la souffrance cesse et est remplacée par l'apaisement, la zénitude et la sérénité, par un contact conscient avec Dieu. Tout finit par s'arranger et, au bout d'un certain temps, notre vie s'améliore. Nous nous sentons comme lorsque nous avons abandonné l'illusion que nous pouvions contrôler notre consommation ou celle d'un être cher : soulagés, libres, disposés à changer et reconnaissants envers notre Puissance supérieure.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles