Pensées 02 juillet 2012
Bonjour à toutes et à tous
« L'amour n'est pas inaccessible, il est possible ! Notre besoin d'aimer n'est pas une mystification, éveillant en nous le désir d'un amour inaccessible, infini, éternel, vite écrasé par nous limites et nos failles humaines. On ne nous a pas trompés, l'amour est possible ! » et « L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. » ( deux citations de Jean Vanier ) Pour nous rétablir, il faut aussi être prêts à faire des choses ordinaires comme notre simple mode de vie, en apprenant à être tendres d'abord nous-mêmes avec chacun de nous, puis avec ceux et celles qui partagent notre vie. Nous sommes spirituels quand notre Dieu d'amour permet que cette tendresse s'exprime envers Lui. Nous ne pouvons devenir plus spirituels, plus tendres, plus amoureux que s'Il y consent. En vouloir plus, était-ce ne pas reconnaître que ce qu'Il nous donne est suffisant ou était-ce reconnaître que c'est insuffisant ? Ce que nous vivons, nous ou les autres comme spiritualité, ne se mesure pas puisque telle est l'expression de Sa volonté.
« Les hommes sont prêts à tout pour faire l'amour, y compris aimer. Les femmes sont prêtes à tout pour être aimées, y compris faire l'amour. » Anonyme Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggère comme méthode de rétablissement d'être prêts à tout, de renoncer pour aujourd'hui seulement à ce qu'il y a de toxique dans notre vie comme d'anciens amis, d'anciennes activités, nos anciennes habitudes alimentaires et certains endroits que nous fréquentions autrefois à moins d'avoir une seule bonne raison de le faire et d'être capables d'y amener notre parrain/marraine sans problème. Nous sommes prêts à faire absolument tout ce qui est nécessaire pour demeurer abstinents et sobres, si telle est la volonté de Dieu pour aujourd'hui.
Nous entendons souvent dire : Amène ton corps dans les groupes d'entraide, Dieu fera les trois quarts qui restent. Nous croyons que c'est Lui qui nous y conduit dès le départ et qu'Il habite déjà ce corps. Cette illusion de séparation persiste même dans de tels pseudo slogans. Pour aujourd'hui, nous avons chacun notre propre cheminement. Nous sommes reconnaissants de fraterniser avec d'autres qui, comme nous, ont connu les affres de la dépendance et / ou de la codépendance et apprennent ensemble à redécouvrir l'amour pour soi et pour les autres, à vivre ou à mettre en pratique les principes spirituels du rétablissement.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles