Pensées 04 juillet 2012
Bonjour à toutes et à tous
L'approche systémique voit l’être humain comme un système composé de sous-systèmes (ex. : système cognitif (de pensée), système digestif) qui interagissent et contribuent ensemble à faire fonctionner la machine humaine. L’homme est en relation avec d’autres êtres humains (des systèmes ayant des sous-systèmes) et un environnement (composés de systèmes et de sous-systèmes). Un groupe par exemple est un ensemble de systèmes et sous-systèmes en interaction qui convergent vers une vision commune et qui permettent de passer à travers des situations chaotiques et toxiques : comme se rétablir ensemble d'une maladie aussi débilitante, chronique et fatale que la dépendance ou la codépendance. L'approche systémique suppose l'application du concept de système à la définition et à la résolution de problèmes communs. C'est curieusement après analyse que nous reconnaissons que cette approche scientifique est la plus proche de notre approche spirituelle qui nous voit tous comme faisant partie d'un tout, d'une communauté dont les membres sont animés et guidés par un Être suprême. Il ne manquait à cette approche que le moteur, cet élément primordial, une Puissance supérieure telle que chacun de nous La conçoit.
L'approche spirituelle du mode de vie des groupes d'entraide, la plupart du temps suffit pour nous guider à travers n'importe quelle situation ou presque. Si non, nous nous devons de consulter des professionnels pour aller chercher de l'aide extérieure. Lorsque nous vivons de bonnes situations de crise, nous respirons profondément, nous méditons et récitons une prière, nous appliquons les principes que notre mode de vie nous donne : l'honnêteté, l'ouverture d'esprit, le sens des responsabilités, le pardon, la confiance et tout le reste. En nous rétablissant, nous n'avons plus besoin de fuir. Nous devons quand même quitter un chaos ou une situation toxique, cesser une substance, un aliment déclencheur ou un comportement compulsif qui nous détruit lorsque notre abstinence et notre intégrité personnelles nous semblent menacées. C'est comme enlever sa main qui s'approche d'un rond de poêle rouge... Combien de coups d'ailes de papillon ont permis ces crises et chaos ? Et qui est-ce qui gouverne tous ces coups d'ailes de papillon ?
Nous nous réjouissons du progrès que nous faisons tous ensemble maintenant par la grâce de notre Dieu d'amour à chacun, la source de notre joie de vivre et de notre rétablissement.
Merci la Vie !!!
Denise et Gilles
La Troisième Tradition me rappelle deux aspects d'Al-Anon qui me sont chers. Premièrement, je sais que je peux assister à une réunion n'importe où dans le monde et m'attendre à ce que le groupe n'encourage aucune affiliation. Les membres n'essaieront pas de me faire accepter une religion, un programme d'un centre de traitement, une thérapie, une idée politique, ni quoi que ce soit d'autre. Si un membre de la fraternité discute d'un de ces sujets avec moi, je suis libre de prendre ce qui me plaît et de laisser le reste.
Deuxièmement, je sais que je remplis la seule condition requise pour faire partie d'Al-Anon : il y a un problème d'alcoolisme chez un parent ou un ami. Je ne suis pas obligé de me vêtir, d'agir, de parler, de travailler d'une certaine façon ni d'éprouver certains sentiments pour adhérer à la fraternité. Je ne suis pas obligé de croire ou de ne pas croire. Je suis libre d'être moi-même. C'est un programme où nous sommes acceptés tels que nous sommes.
Pensée du jour
Sans être dilué et sans obligation de ma part, Al-Anon m'a apporté du soutien quand j'en ai eu besoin. J'espère transmettre le programme dans le même esprit.
« La Troisième Tradition explique à mes amis Al-Anon et à moi-même deux façons de 'ne pas compliquer les choses'. La première consiste à éviter de nous laisser distraire de notre programme par d'autres gens, et la deuxième à accueillir dans Al-Anon quiconque souffre des conséquences de l'alcoolisme d'une autre personne. » Les Douze Étapes & les Douze Traditions d'Al-Anon
Al-Anon, Le Courage de Changer, 4 juillet, page 186
Quelqu'un m'a récemment demandé de parler de mon rétablissement dans les domaines de l'intimité et de la sexualité. L’alcoolisme présent dans ma famille a eu des conséquences dans tous les domaines de ma vie ; ma sexualité et le plaisir que je prends à l'intimité ne faisaient pas exception. Je crains l'intimité autant que je la désire. J'y prends plaisir pendant un certain temps, puis j'ai l'impression de me perdre dans l'autre personne. Je vois mon corps et ses imperfections de manière malsaine. Étant donné qu'on n'exprimait pas aisément son affection dans ma famille, je mets souvent en doute mes envies spontanées de prendre quelqu'un dans mes bras ou de l'embrasser.
Je ne pensais pas que ma Puissance Supérieure voulait que je travaille sur mes défauts de caractère dans le domaine de la sexualité. Néanmoins, j'ai pris conscience que Dieu avait déjà commencé Son travail de guérison dans ce domaine — tranquillement, en douceur, avec beaucoup de compassion et d'amour. Même si je ne l'ai pas réalisé sur le coup, ce travail de guérison a commencé lorsque ma marraine a suggéré que je fasse un inventaire axé sur ma sexualité, ma sensualité, l'intimité, mes passions, mes affections, ma façon de m'exprimer, et mes désirs.
J'ai suivi la suggestion de ma marraine, et ce fut une aventure remplie de surprises et de découvertes. J'ai d'abord appris à reconnaître, à accepter, à apprécier et à faire confiance à mes instincts et à mes expressions. J'ai ensuite appris à établir des balises, pour moi et pour les autres, en matière de comportements sexuels acceptables et inacceptables. Je m'efforce maintenant de faire la différence entre ma sexualité sur le plan physique et mes passions et ma sensualité sur les plans mental, physique, émotif et spirituel. Je célèbre maintenant les dons de mon corps, de mes sens et de mon âme dans le cadre de relations intimes et sacrées avec Dieu, moi-même, mon mari, et les autres personnes qui font partie de ma vie.
Pensée du jour
L’intimité, la sensualité et la passion ne sont pas limitées à des modes d'expression physiques.
« C'est alors que j'ai appris que l'acte sexuel n'est qu'une partie de l'intimité - que l'intimité comprend la sollicitude et le partage, le rire, les larmes et la prière ensemble, se toucher et se prendre dans les bras l'un de l'autre, donner et recevoir. » L'intimité sexuelle dans les relations alcooliques, p. 42
Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 4 juillet, page 186
Une foi naturelle
... au plus profond de chaque être humain, homme, femme ou enfant, repose l'idée fondamentale de Dieu. Elle peut être masquée par le malheur, la vanité, le culte d'autres valeurs, mais l'idée de Dieu est là, sous une forme ou sous une autre. La foi en une Puissance supérieure à nous-mêmes et les manifestations miraculeuses de cette force dans la vie d'êtres humains sont des faits aussi anciens que l'homme lui- même. Les Alcooliques Anonymes, page 62
J'ai vu un Dieu invisible à l'œuvre dans les réunions des AA d'un bout à l'autre du pays. Le miracle du rétablissement est manifeste partout. Maintenant, je crois que Dieu est présent dans les salles de réunion et dans mon cœur. Aujourd'hui, il est aussi naturel pour moi, ancien agnostique, de croire que de respirer, de manger et de dormir. Les Douze Étapes m'ont permis de changer ma vie de bien des manières, mais aucune ne vaut le choix d'une Puissance supérieure.
Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, page 194
Un boomerang
À dix ans, j'étais grand et gauche. Des camarades plus petits que moi réussissaient à me bousculer dans les batailles. Je me souviens d'en avoir été très déprimé pendant plus d'un an, puis de m'être fermement décidé à vaincre.
Un jour, mon grand-père nous arriva avec un livre sur l'Australie et m'a dit : « Ce livre raconte que personne d'autre qu'un aborigène australien n'est capable de fabriquer et de lancer un boomerang ».
« Voici ma chance, ai-je pensé. Je serai le premier homme en Amérique à fabriquer et à lancer un boomerang ». Évidemment, n'importe quel enfant aurait pu avoir la même idée et la nourrir durant deux jours ou deux semaines. Mais pas moi ! Cette obsession dura six mois, jusqu'à ce que je réussisse à fabriquer un boomerang qui fit le tour de la cour de l'église, en face de la maison, et passa tout près de la tête de mon grand-père, en revenant.
J'avais commencé à fabriquer émotionnellement une autre sorte de boomerang qui, plus tard, a failli me tuer. Le mouvement des AA devient adulte, page 65
Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, page 185
4 juillet - Pensée A.A. pour aujourd'hui
Chez les Alcooliques Anonymes, on ne pense pas au profit personnel. Pas d'avidité ou d'avantages, pas de frais d'inscription, pas de redevances, seulement des contributions volontaires de notre argent et de notre personne. Tout ce que nous attendons en retour, c'est notre sobriété et notre rétablissement, pour ainsi pouvoir vivre des vies normales et respectables et être reconnus comme des hommes et des femmes qui veulent traiter les autres comme ils voudraient être traités eux-mêmes. Nous agissons ainsi en nous aidant les uns les autres, par la pratique des douze étapes et par la grâce de Dieu. Suis-je prêt à travailler pour le mouvement A.A. sans profit matériel pour moi-même ?
Méditation du jour
Ce que, parfois la religion appelle la conversion n’est souvent que la découverte de Dieu en tant qu’ami dont nous avons besoin. Ce qu’on appelle parfois religion, n’est souvent que l’expérience de l’aide et de la puissancer de Dieu dans nos vies. Ce qu’on appelle parfois sainteté. N’est souvent l’invitation de Dieu qui désire être notre ami. Comme Dieu devient votre ami, vous devenez l’ami d’autres personnes. Nous faisons l’expérience de la véritable amitié humaine, de cette même expérience, nous pouvons imaginer comment Dieu peut être pour nous un grand ami. Nous croyons qu’Il est un ami infatigable, généreux, puissant et qui fait des miracles. En pensée, nous pouvons tendre la main à ce grand Ami et prendre Sa main dans la nôtre.
Prière du jour
Je demande de penser à Dieu comme à ami. Je demande de collaborer avec Lui.
Vingt-quatre heures par jour, Hazelden, page 188
PENSÉE DU JOUR
Quand nous partageons nos ennuis et nos problèmes avec un être humain compréhensif, nous nous faisons chacun une faveur. Le simple fait de parler de ce qui nous dérange nous aide. Parfois, le fait d'en parler tout haut nous apporte la solution. S'il n'y a pas de réponse immédiate, nous nous sentons mieux simplement parce que nous en avons parlé. Il y a toujours la possibilité que l'autre puisse nous aider. En partageant nos craintes, nous faisons connaître aux autres notre affection pour eux et notre confiance en eux. Cela suscite de bonnes émotions. Nous aussi, en un sens, nous disons à l'autre que nous serons là pour lui ou elle dans des circonstances similaires.
MÉDITATION DU JOUR
Puisses-Tu toujours me procurer un ami affectueux, compréhensif avec qui je pourrai partager mes problèmes.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je partage !
Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 4 juillet
Les conflits
« Nous apprenons que les conflits font partie de la réalité et nous apprenons à les résoudre plutôt qu'à les fuir. » Texte de base, page 111
Il nous arrive tous d'avoir des conflits de temps en temps. Il se peut que nous n'arrivions tout simplement pas à nous entendre avec un nouveau collègue de travail. Peut-être que nos amis nous rendent fous. Ou alors notre conjoint ne répond pas à nos attentes. Il est toujours difficile pour des dépendants en rétablissement de faire face à un conflit quel qu'il soit.
Lorsque les esprits s'échauffent, il est souvent préférable de nous dérober à la situation jusqu'à ce que les esprits se soient apaisés. Nous pourrons toujours reprendre la discussion lorsque nous nous serons calmés. Nous ne pouvons pas éviter les situations troublantes, mais nous pouvons prendre nos distances afin de voir les choses sous un autre angle.
Les conflits font partie de la vie. Nous ne pouvons pas vivre tout notre rétablissement sans mésententes ou divergences d'opinion. Parfois nous pouvons prendre du recul face à ces situations, prendre le temps d'y réfléchir, mais il vient toujours un moment où les conflits doivent être résolus. Quand il arrive, nous respirons profondément, nous récitons une prière et nous appliquons les principes que notre programme nous donne : l'honnêteté, l'ouverture d'esprit, le sens des responsabilités, le pardon, la confiance et tout le reste. Nous ne sommes pas devenus abstinents pour continuer à fuir la vie — et, en rétablissement, nous n'avons plus besoin de fuir.
Juste pour aujourd'hui, les principes que mon programme m'a donnés sont suffisants pour me guider à travers n'importe quelle situation. Je m'efforcerai de faire face aux conflits sainement.
Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 4 juillet, page 196
La liberté a des milliers de charmes que même les plus heureux des esclaves ne connaîtront jamais. William Cowper
Je sais fort bien qu'être libéré de la compulsion alimentaire — et jouir de tout ce qui en découle — a meilleur goût que tout ce que je peux manger. Mais est-ce que je reste encore prisonnier de mes anciennes façons de faire qui limitent ma qualité de vie ? Suis-je l'esclave de l'approbation des autres, de mon perfectionnisme, de mon poids ?
Je veux voir mes défauts, mais je sais également qu'en étant trop critique et trop exigeant envers moi-même, je m'expose au découragement. En faisant mes inventaires de Quatrième et de Dixième Étapes, mieux vaut pour moi agir aisément que de me prendre trop au sérieux.
Pensée du jour : Je me réjouis du progrès que j'ai fait jusqu'à maintenant ; grâce à lui je suis libre de l'obsession alimentaire et je connais une nouvelle joie de vivre.
Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 186
« ( ... ) j'ai fini par comprendre que mon combat contre la compulsion alimentaire ne m'en délivrerait jamais. » Aujourd'hui, page 96
Je n'y comprenais rien ! Après avoir maintenu une perte de poids de 45 kilos pendant deux ans, j'ai fait une rechute qui s'est poursuivie durant sept ans. Chaque fois que je redevenais abstinent, j'affirmais lors des réunions que j'avais capitulé. À mes yeux, « capituler » signifiait atteindre mon bas-fond, prier désespérément pour recevoir de l'aide, puis essayer une autre méthode, un nouveau plan alimentaire, un nouveau parrain, de nouvelles réunions, bref, uniquement des changements externes.
Aujourd'hui, je sais que je ne capitulais pas réellement. Je ne faisais que le nécessaire pour me rétablir jusqu'à ce que je sois moins désespéré. Une partie de moi n'a jamais cessé de croire qu'un jour je pourrais manger normalement. Je continuais de combattre mon problème alimentaire et d'autres aspects de ma vie. Toutefois, depuis que j'ai accepté de faire la volonté de ma Puissance supérieure un jour à la fois, je ne rechute plus. J'ai retrouvé bien plus que la « maîtrise » de ma vie. À présent, j'ai une vie plus épanouissante que je n'aurais jamais pu l'imaginer.
Un jour, quelqu'un m'a dit : « La vie avant de capituler est un combat de boxe. Lorsqu'on capitule, c'est du surf. » Aujourd'hui, je surfe dans la vie avec bonheur et gratitude.
Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 4 juillet, page 186
Pensée du jour
Chez les J.A., on ne pense pas au profit personnel. Pas d'avantages matériels, pas de frais d'inscription, pas de redevances, seulement des contributions volontaires et l'implication personnelle. En retour : nous recevons le rétablissement. Nous pourrons ensuite avoir une vie normale et respectable et être reconnus comme des hommes et des femmes qui veulent traiter les autres comme ils voudraient être traités. Nous agissons ainsi en nous aidant les uns les autres, par la pratique des douze étapes avec l'aide de Dieu. Suis-je prêt à travailler pour J.A. sans profits matériels ?
Méditation du jour
Ce que la religion appelle parfois conversion n'est souvent que la découverte de Dieu. Ce qu'on appelle parfois religion n'est souvent que l'expérience de l'aide et de la Puissance Supérieure dans votre vie. Ce qu'on appelle parfois sainteté n'est souvent que l'invitation de l’Amour Divin à être votre ami. Vous avez comme amis Dieu et les hommes. Vous faites l'expérience de la véritable amitié humaine partagée avec l’Être Supérieur. Vous savez qu'Il vous la dispense sans faille et généreuse, capable de faire des miracles. Vous pouvez sans crainte tendre la main à ce Grand Ami.
Prière du jour
Je demande de penser à ma Puissance Supérieure comme à un ami. Je demande de collaborer avec Lui.
Joueurs Anonymes, 04 juillet
5. - Et, dans cet état de rêve, tu vis toutes les choses confusément, comme à travers un brouillard. Ce brouillard entourant et enveloppant tout, tu ne pus plus voir les choses comme elles sont réellement, mais tu vis uniquement leur aspect nébuleux, lequel cependant te semblait être la vérité, la réalité même des choses.
6. - Il en fut ainsi de tout ce que tu vis avec tes yeux physiques, de toutes les choses animées ou inanimées, de tout ce que conçut ton esprit humain, même de ton propre et intime Moi, ainsi que tous les autres Moi qui t'entourent.
La vie impersonnelle, Éd ASTRA, Paris, 6e Éd., trad. d'Hélène Baron, pages 110-111
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les services que nous offrons, visitez notre site : http://www.centredelavie.qc.ca
Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Vous pouvez désormais y trouver un inventaire de couple utile.
Vous pouvez aller voir sur ce site dans la section weblogue les pensées quotidiennes s'y retrouvent depuis plus de quatre ans et soyez gentils d'y inclure vos commentaires.
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
Au Centre de la Vie n'est pas affilié à aucun groupe d'entraide. Par contre, l'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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