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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 31 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Nous sommes malheureusement aussi malades que nos secrets. » ( aphorisme entendu souvent dans les réunions de groupes d'entraide ) Au fil des ans, nous avons rencontré beaucoup de gens violentés qui ont eu par la suite d’énormes difficultés à se sortir du cercle vicieux de la manipulation et du ressentiment. Les abus sexuels et physiques laissent des cicatrices profondes chez la victime. Souvent les victimes se blâment elles-mêmes. Pour se libérer de l'abus, il faut briser la conspiration du silence et de tromperies perpétrées par les agresseurs. Seule la vérité, aussi pénible qu’elle puisse l’être, peut vraiment nous libérer. Le secret nous tient enchaînés à nos agresseurs. ( Voir in Réflexions quotidiennes, texte sur les secrets, page 130 — Les Voix du Rétablissement, révéler ses secrets, page 113 )

Dévoiler nos secrets, c'est enlever le voile qui les recouvre, c'est découvrir une chose (un événement souvent tragique ou traumatisant) qui était souvent cachée, ignorée. Dévoiler nos secrets, c'est apprendre de ces derniers, et c'est aussi enseigner, transmettre ces nouvelles connaissances en faisant apparaître au grand jour ce qui était resté couvert jusque là. Nous allons divulguer, révéler, démasquer, démentir, divulguer, découvrir en levant, en ôtant le voile. « La nature, pendant la nuit, en dévoile ( de secrètes beautés) à son amant. » ( Bernard de St-Pierre ) C'est ainsi qu'un jour de printemps se lève ce matin et fond cette couverture blanche qui cache encore bien des mystères. « J'ouvre la fenêtre — la fenêtre — pleine de printemps. » ( Haïku de Tenada Santoku )

« Chat échaudé craint l'eau froide » dit le dicton. Nous pouvons avoir de la difficulté à accorder notre confiance à quelqu’un qui ressemble à une autre personne qui nous a trahi. Nous ne pouvons pas avoir la même confiance aveugle deux fois avec une même personne ou avec une autre mais dans une situation identique. Les enfants ont cette confiance toute fraîche et emprunt d'une belle naïveté. La confiance est cette relation qui naît, non pas que de l’échange de confidences mais plutôt de l’échange de secrets. La confiance fonctionne toujours avec le secret et le secret avec la révélation, cette révélation que nous voudrions pouvoir taire mais que nous brûlons de dire, même si le dire fait du bien, ça fait aussi bien souvent atrocement souffrir. « La sagesse est unique car elle possède la forme que nous lui donnons. Elle est secrète. Elle est sacrée car elle est le divin qui sourit en chacun de nous.» ( Laurence E. Fritsch, Le petit livre des jours )

Révéler sous le seau de la confiance à un ami, à un parrain ou une marraine, c’est vouloir dire sans prendre le risque d’être jugé, c’est exprimer nos angoisses, notre fragilité, c’est livrer quelque chose d’intime à quelqu'un d'exceptionnel, un témoin éclairé. Le récepteur est aussi humain que nous et il peut aussi souffrir de l’impact que peuvent avoir les mots et les histoires que nous lui communiquons. Et si c'était une façon pour sa Ps de le ou la faire grandir lui aussi ? Mis à part les rares personnes qui peuvent effectivement entendre beaucoup de choses, il y a à l’autre extrémité les pervers, les manipulateurs qui veulent gagner notre confiance pour ensuite mieux nous détruire. La révélation et la confiance qu'elle induit font que celui ou celle qui la formule comme celui ou celle qui la reçoit, deviennent des êtres exceptionnels aux yeux l’un de l’autre. Elles créent une possibilité d’intimité de lien qui est parfois impossible autrement à façonner.

Pour éviter de mettre les membres de notre groupe d'entraide dans une situation inextricable, de peut-être les perdre et de souffrir affreusement de cette perte, il faut livrer nos secrets trop douloureux qu'à une personne de confiance comme notre parrain ou notre marraine. Pour ne pas mourir étouffé par le poids de nos secrets, il est impératif pour notre parrain ou notre marraine de ne pas se mettre à les porter pour nous. Après tout, ces témoins éclairés sont aussi le cœur et l'oreille, l'amour et la compassion de notre Ps. « Le mystère divin et le mystère humain ne sont qu'un mystère ; en Dieu se garde la mystique de l'homme et dans l'homme le secret de Dieu. » ( Nicolas Berdiaev, Le Sens de l'acte créateur )

Le mode de vie qui nous est suggéré dans les groupes d'entraide, c'est la mise en pratique des Douze Étapes. Ainsi nous découvrons quelques vérités fondamentales sur nous-mêmes. Ce processus qui consiste à dévoiler nos secrets, à les exposer et à scruter notre caractère révèle notre vraie nature. Au fur et à mesure que nous commençons à nous connaître nous-mêmes, notre Ps nous amène à nous rétablir, à devenir ce que nous sommes vraiment conformément à notre véritable identité.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 30 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Certains jours, nous semblons vivre dans un monde de conflits. À d'autres moments, c'est un monde d'harmonie qui nous entoure. Souvent, l'apparente issue d'un conflit semble dépendre du rapport de force entre les opposants et à d'autres moments, de considérations de justice et d'équité. Il est souvent impossible de comprendre comment les conflits se produisent et de là, en arriver à faciliter leur résolution de manière pacifique et constructive, au bénéfice des deux parties. Et si ç'a lieu gagnant - gagnant, c'est tout un pas pour l'humanité. « À l'impossible nul n'est tenu » ( Proverbe français du XVe siècle ) Nous ne pouvons exiger de quiconque ce qu'il lui est impossible de faire. C'est pour tout ce qui est impossible et tout ce qui est possible que nous avons une Ps.

Ces certains jours où nous semblons vivre dans un monde de conflits, nous devrions nous interroger et nous observer, le conflit n'est pas nécessairement extérieur. Les psychologues nous disent que le conflit est souvent le résultat d'une « violente opposition dans notre psychisme entre des forces spirituelles, intellectuelles, affectives, morales... antagonistes, ressenties, dans un état de tension pénible, comme s'excluant réciproquement. » Car le conflit est souvent à l'intérieur de l'âme et l'âme semble être en conflit avec le corps. Le corps réagit en nous révélant des perturbations sur le plan de la santé. En chaque individu, notre éducation peut aussi entrer en conflit avec les facteurs héréditaires qui semblent nous pousser malgré nous dans telle ou telle direction. Notre hérédité et notre maladie ont fait de nous des égocentriques dépendants et codépendants avec un problème de volonté déchaînée, avec un problème de forces en conflit, tantôt en équilibre et tantôt en rupture d'équilibre, même lorsque nous sommes en rétablissement. Nous sommes tantôt en ivresse mentale, tantôt abstinents, tantôt sobres et sereins.

Un conflit intérieur peut être aussi psychique, aigu, très profond, toujours douloureux, souvent tragique, parfois pathétique. Semblant tiré son origine d'un cruel conflit psychologique, soit un conflit affectif, sentimental, soit un conflit cornélien entre la passion et le devoir, soit des conflits moraux, métaphysiques, soit un conflit de soi avec soi, pris entre accomplissement du devoir et réalisation de notre bonheur, entre affirmations de notre volonté et de nos désirs, nous sommes quelquefois devenus des êtres déchirés par ce ou ces conflits qui nous tourmentent. Et si c'était une façon de notre Ps de chercher notre attention et de nous ramener dans Sa Paix, dans Son amour puisque nous nous sentons séparés dans ces instants ? N'est-ce pas la nature de notre maladie de rechercher le chaos, le conflit ou la catastrophe pour justifier notre déraison ou notre compulsion ? « L'espoir c'est dangereux. L'espoir peut rendre un homme fou. » ( Frank Darabont, extrait du film Les Évadés )

Quoi qu'il arrive dans notre rétablissement, nous n'avons pas à désespérer, car il y a toujours de l'espoir. Cet espoir réside dans notre relation avec notre Puissance supérieure. Nous ne sommes centrés sur Dieu, tel que nous Le concevons, que si telle est sa volonté. Comme nous avons confiance en la force et la gouverne de notre Puissance supérieure, les conflits de la vie n'ont plus à nous entraîner dans l'océan du désespoir. « La volonté ne peut rien sans l'espoir. L'amour sans l'espoir devient une chose morte. » ( Alain Grandbois, Délivrance du jour )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 29 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

L'un des plus grands défis dans notre cheminement spirituel est de parvenir à reconnaître notre impuissance à lâcher prise, à nous abandonner. S'abandonner, c'est s'en remettre à l'intelligence de notre cœur, de notre identité, plutôt qu'à notre personnalité, jusqu'à ce que l'équilibre entre les deux se produise. La résistance est un des freins majeurs à notre croissance spirituelle et aussi à l'origine des souffrances. L'abandon est une disposition d'esprit, une attitude d'ouverture, de confiance, et de réceptivité. Nous ne pouvons lâcher prise puisque nous n'avons jamais eu prise. Et la vie va nous amener à graduellement abandonner cette illusion de prise, de contrôle ou de maîtrise. « ... il n'y a rien de plus facile à dire et de plus difficile à faire que de lâcher prise. Il ne s'agit là ni d'un mol abandon de soi ni d'une obéissance aveugle. Dans ce lâcher-prise réside la paix de l'esprit. » ( Santoka, Zen, saké, haïku )

Le but de notre existence est d'apprendre les leçons de toutes les épreuves et souffrances que nous traversons. La reddition de notre personnalité devant notre identité vient quand notre Ps y tient. Notre résistance est illusoire et vaine car elle ne nous permet pas d'éviter les épreuves que nous rencontrerons inévitablement à nouveau jusqu'à ce nous ayons compris les leçons que notre Ps veut nous enseigner. Que nous recevons sereinement ou non ces enseignements, nous nous enrichissons de chaque moment de notre vie et découvrons ainsi l'abandon et la vulnérabilité.

Paradoxalement, plus nous aspirons à la libération et plus nous nous en approchons, et souvent étrangement plus nous résistons. Que nous soyons prêts à recevoir ses enseignements ou non, notre Ps nous fera évoluer vers notre éveil spirituel, même si nous semblons faire absolument tout pour éviter des situations qui nous remettent en cause et des épreuves qui nous permettent d’évoluer. En fait, certains d'entre nous passons notre temps à imaginer les choses telles que nous voudrions qu'elles soient, au lieu de les recevoir telles qu'elles sont : des cadeaux de la Vie. Nous cherchons le Divin mais quand Il frappe à notre porte, nous refusons de Lui ouvrir, trompés par toutes sortes d'illusions que Lui-même permet.

Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas nous occuper de tout ce qui arrive, c'est laisser les autres gérer leur propre destin que leur Ps a prévu pour eux.
Lâcher l'illusion de prise, c’est materner les autres quand c'est la volonté de notre Dieu d'amour, c'est aussi leur permettre de vivre leur propre réalité.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas rejeter, résister, c’est au contraire accepter notre quotidien.
Lâcher l'illusion de prise, c’est reconnaître notre impuissance — le résultat final est entre les mains de notre Être suprême et aussi, tous les pas qui mènent à ce résultat final sont les siens.
Lâcher l'illusion de prise, c’est juger moins et aimer plus.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas nous montrer indifférents, c'est simplement admettre que nous ne pouvons agir à la place de quelqu’un d’autre.
Lâcher l'illusion de prise, c’est quelquefois couper les liens, et prendre conscience que nous ne pouvons contrôler autrui.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas être passif, c'est au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement, des apprentissages qu'il y a là pour nous.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui, c'est donner le meilleur de soi-même au meilleur de notre entendement.
Lâcher l'illusion de prise, c’est parfois prendre soin des autres et se sentir concerner par eux sans embarquer dans leurs bottines.
Lâcher l'illusion de prise, c’est parfois assister et aussi surtout encourager.
Lâcher l'illusion de prise, c’est accorder à autrui le droit d’être humain.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas qu'harceler, sermonner ou gronder, c'est tenter de déceler nos propres faiblesses et de nous en défaire (Les autres sont nos miroirs).
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas adapter les choses à nos propres désirs, c'est prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier sachant très bien que nos besoins sont comblés.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui, c'est nous efforcer de devenir ce que nous rêvons de devenir.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas craindre le passé, c'est vivre notre instant présent.
Lâcher l'illusion de prise, c'est nous en remettre à Dieu tel que nous Le concevons.

Les membres des groupes d'entraide nous apprennent à vivre, à nous centrer sur quelque chose de bon pour notre rétablissement (le mode de vie), à reconnaître cette illusion de prise, de puissance et de volonté et aussi la gouverne de Dieu.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 28 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

L'attitude supplée parfois à l'aptitude, les deux sont des cadeaux divins. Essayons de trouver auprès des gagnants certains des facteurs qui pourraient nous aider à garder une certaine sérénité, même sous le coup d’une dure souffrance morale. Il est certain qu’il ne faut pas attendre d’être plongé dans la douleur pour mettre en pratique certaines attitudes mentales, certaines façons de penser ou plutôt de voir les choses. Ces aptitudes aidantes pour garder cette harmonie, cette paix intérieure en cas de grandes difficultés, servent aussi pour toutes les situations de notre vie, heureuses ou non. Ces aptitudes aidantes dans certaines situations traumatisantes ou blessantes nous empêchent parfois de confier notre vie puisque alors nous pouvons avoir peur de nous sentir comme en chute libre sans parachute... comme dans les mains de notre Ps.

Les gagnants sont les gens qui sont des battants et qui font des choses que la plupart des gens ne veulent pas faire...
1. Les gens qui sont des battants ( et nous entendons souvent : « Tiens-toi avec les gagnants !» )vivent avec leurs humeurs. Leurs engagements ne les empêchent pas de vivre leurs émotions. Les personnes qui font ce qu’elles doivent faire même si elles n’en n’ont pas envie, accomplissent une grande partie de ce qui est fait dans le monde ! Quelquefois, ils ou elles ont du succès, et parfois, ils ou elles ne sont pas souvent heureux malgré leur bonne fortune.
2. Les gens qui sont des battants mesurent leurs paroles. Ils tournent sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler. Ils ou elles finissent par ne pas s'exprimer et partager qui ils ou elles sont vraiment, si ce n'est avec un confident, comme un parrain ou une marraine.
3. Les gens qui sont des battants tempèrent leurs réactions. Combien de temps pouvons-nous nous contenir avant de perdre notre sang froid, avant d'exploser ? 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-BOUM ! Les gentils explosent après avoir ravalé leur colère et même leur rage pendant longtemps.
4. Les gens qui sont des battants respectent leur emploi du temps. Si nous ne déterminons pas nous-même comment disposer de notre temps, c'est sûr que d’autres peuvent le faire pour nous ! Et si la gouverne de notre vie était de l'apanage ou une prérogative de notre Ps...
5. Les gens qui sont des battants gèrent leur argent. Certains apprennent à vivre avec que ce qu’ils gagnent et partagent le reste. D'autres n'en ont jamais assez ! Pas assez d'alcool, de bouffe, de portefeuilles à gérer, d'amis sur Facebook ou Twitter...
6. Les gens qui sont des battants prennent soin de leur santé. De cette manière, ils ou elles peuvent travailler davantage et s'épuiser avant de pouvoir se réjouir de ce qu’ils ou elles ont accompli.

L’énergie que la plupart d'entre nous déployons pour tenter d'être en paix et en harmonie malgré les évènements de notre vie est incroyable. Cette somme d'énergies révèle la nature même de notre ego malade. Notre identité se rebiffe, réagit à tout ce qui apparaît nous mettre en danger malgré la barrière de protection de notre personnalité. Notre résistance au changement a érigé un mur bâti par notre personnalité, mur auquel nous nous heurtons et qui devait au départ nous protéger. Notre réaction face à cette immense carapace prend mille et une formes, par la colère, la peur, le désespoir... Dans cette lutte intérieure entre notre identité qui aspire à sa libération et notre personnalité qui cherche à tout prix à l’empêcher, réside le dilemme auquel nous sommes confrontés. Et il arrive toujours un moment où ce paradoxe atteint un paroxysme, lorsque nous sommes confrontés à nos limites et nous retrouvons face à nos contradictions. « ...la force surgissant d'une défaite complète et d'une impuissance totale ... »

Ce moment signifie que la Vie nous ouvre un passage, en nous offrant l’opportunité de transformer l’énergie de notre résistance en une énergie d’amour, de confiance et d’abandon. S’abandonner à cette force, c’est voir les chaînes de la peur et de l’illusion disparaître. « Tu n'obtiens jamais assez en te battant, tu obtiens l'inattendu en étant plus conciliant. » ( Lawrence G. Lovasik, The Hidden Power of Kindness )

Les groupes d'entraide nous apprennent à laisser quelqu'un nous aimer, et pour cela, nous avons besoin d'être vulnérables. Pour être vulnérables, nous pouvons abandonner l'illusion de contrôle. Pouvons-nous nous refermer, fuir ou plutôt prendre le risque de partager nos folies, nos peines et nos joies ? Nous pouvons désormais recevoir et donner les accolades et les encouragements que nous recevons déjà des autres membres. Ces derniers nous comblent de l'acceptation et de l'affection auxquelles nous avons toujours aspiré.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 27 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Bienheureux ceux qui ne se prennent pas au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage. » ( Anonyme ) Les bienheureux se distinguent beaucoup de ceux et celles qui accumulent des biens ou qui se vautrent dans des heures de plaisir. En fait, ceux-ci mettent plutôt l'emphase sur l'être que sur l'avoir, le savoir, etc... Les gens biens et heureux sont :
1. Disponibles au changement — Les gens heureux possèdent cette aptitude à tout remettre en question. Les changements sont perçus comme des défis ou une occasion de croissance personnelle et non pas comme une menace à leur bonheur.
2. Capables de profiter du moment présent — Les gens heureux prennent le temps de vivre le moment présent sans être constamment envahis par des inquiétudes passées ou futures. Ceci ne les empêche pas pour autant de faire des projets ou de réfléchir à leurs problèmes.
3. Ouverts à bien se connaître — « Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n'a pas fini de s'amuser ! » ( Joseph Folliet ) Les gens heureux sont conscients de leurs forces et de leurs faiblesses. Ils sont cohérents avec ce qu'ils sont, ce qu'ils croient et ce qu'ils font. De plus, ils acceptent dans la mesure du possible que les autres n'adhèrent pas aux mêmes valeurs ou priorités de vie.
4. Passés à l'action — C'est en prenant des risques que les chances d'être heureux ou heureuse augmentent. « C'est parmi les gens qui réussissent qu'on retrouve le plus haut taux d'échecs ! » ( Robert Blondin ). L'action permet une meilleure connaissance de soi et de son environnement.
5. Capables de s'abandonner — Pour contrer l'incertitude de la vie, la tentation est grande de vouloir tout contrôler, de prévoir l'imprévisible. Jusqu'à un certain point, les gens heureux choisissent plutôt de « lâcher leur illusion d'emprise » face à tout ce qui est incontrôlable, tout. Ils préfèrent faire confiance à la vie et composer avec les imprévus. Les relations amoureuses en sont un bon exemple. Les gens trouvent souvent l'amour au moment où ils cessent de le chercher. Les gens riches sont rarement ceux qui courent après la fortune.

« Bienheureux celui, qui ayant appris à triompher de toutes les passions, met son énergie dans l'accomplissement des tâches qu'imposent la vie sans s'inquiéter du résultat. » ( Ludwig van Beethoven ) Le bonheur passe par la capacité à profiter de l'instant présent, l'ici et le maintenant. Le désir (avenir) et la résistance (passé) sont presque tout le temps à la base de la souffrance. S'affranchir du désir et de la résistance, c'est accepter le monde tel qu'il est, tel que notre Dieu d'amour veut bien qu'il soit. C'est vivre toutes nos expériences comme un don de Dieu, comme l'accomplissement de Sa volonté. Même le désir et la résistance sont des dons, des cadeaux «bien ou mal emballés» par notre Ps.

Ce n'est pas facile à admettre ou à voir sur le moment, dans le feu de l'action et pourtant, les événements les plus difficiles de nos vies cachent plus souvent qu'autrement des leçons importantes et un coup de chance incommensurable. La vie nous donne parfois un de ces coups de main qui ressemble à une gifle. « Dans chaque existence humaine, il vient un jour, une heure, un bref instant où Dieu, tout à coup, daigne apparaître dans toute son évidence et nous tend brusquement la main. » ( Roger Martin du Gard )

Malgré quelques séismes et tsunamis dont certains récurrents pendant longtemps, nous recevons de notre Ps la capacité de dépasser la souffrance et de prendre conscience que vivre le moment présent est une grande étape sur la voie du bonheur. Chaque instant présent est précieux. La vie est tout à la fois précieuse et imprévisible. Nous ne savons pas combien de temps elle va durer, peut-être juste une bonne heure. Nous ne voulons pas gaspiller une seule minute sur l'apitoiement, l'inquiétude, la culpabilité, le ressentiment, la colère. Et pourtant, nous devons vivre ces émotions désagréables quand elles sont présentes, les reconnaître pendant au moins les dix minutes suivantes, les partager et réaliser que nous sommes la personne que notre Ps désire que nous soyons à tous les moments de notre présent. Puis nous pouvons passer à autre chose que si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 26 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Si nous mettons nos activités en accord la volonté de Dieu, si nous dépendons de Dieu pour la mettre en place, elle réussira quels que soient l’opposition et les problèmes auxquels nous avons à faire face. L’enjeu est plus ou moins important ! Ce n’est pas un truc à mettre en œuvre, du genre petite pensée magique. Est-ce que nous pouvons agir contre la volonté de Dieu ? Est-ce possible ? Est-ce que nous pouvons admettre que nous ne pouvons être en désaccord que si telle est Sa volonté ?

Les critères de Dieu peuvent être un peu spéciaux, illogiques à nos yeux. Dieu a en vue notre croissance spirituelle et notre bonheur. Cela peut impliquer qu’Il veut quelquefois nous faire passer par des épreuves et des échecs qui font de nous la personne qu'Il désire que nous soyons. La vie spirituelle n’est pas un chemin parsemé de pétales de roses. Nous pouvons percevoir quelle bénédiction Dieu tel que nous Le concevons avait prévu pour nous que beaucoup plus tard. Et dans le moment présent, ça se peut que ce soit peu agréable.

Lorsque nous nous arrêtons à une question donnée, nous cherchons à mettre mon cœur dans une disposition d'ouverture. Nous ne laissons pas le résultat à un sentiment ou à une simple impression, quoique Ses intentions parfois nous sont signifiés de drôles de façons. Car si nous agissons en réaction et ça nous arrive quelquefois, nous risquons de nous faire de grandes illusions. Puis nous cherchons la volonté de notre Dieu d'amour à travers les gens et les événements, en partageant et en écoutant. Nous pouvons tenir compte du hasard et des circonstances providentielles. Dans nos prières, nous remercions Dieu de nous révéler personnellement et continuellement Sa volonté. Ainsi, c’est en étant rempli de gratitude envers notre Ps que nous prenons des décisions avisées au meilleur de nos capacités et de nos connaissances. Si notre esprit est en paix et continue à l’être, nous pouvons nous mettre en action dans ce que notre Être suprême a décidé pour nous. « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » ( Proverbes 3:5-6 )

Les groupes d'entraide nous suggèrent de nous abandonner à une Puissance supérieure et de reconnaître que nous avons besoin d'aide, d'un parrain (marraine) et d'un mode de vie (les Douze Étapes) pour réellement vivre une vie — une vie remplie continuellement d'expériences qui nous en apprennent tous les jours davantage sur la volonté de Dieu tel que nous Le concevons à notre égard. Le mode de vie nous suggère aussi de confier notre volonté et notre vie aux soins de cette force qui nous habite.

Avoir une foi efficace signifie que nous devons mettre nos croyances en pratique. À notre réveil (spirituel), plusieurs d'entre nous demandent à Dieu de les guider. Nous n'avons pas vraiment à Lui demander de nous donner la force et la sagesse de passer à l'action en faisant des choix judicieux dans notre vie puisque Dieu est notre guide et, grâce à Lui, nous sommes libérés chaque jour de l'emprise de nos maladies. Il ne nous reste qu'à Le remercier.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 25 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Dans l’âme unie à Dieu, c’est toujours le printemps. » ( Jean-Marie Baptiste Vianney, le curé D’Ars , Pensées choisies et petites fleurs d’Ars ) Ce Dieu tel que nous Le concevons, le curé d’Ars l’appelait simplement et familièrement « le Bon Dieu ». Ce terme peut paraître enfantin et nous amène à plonger dans la bonté infinie de notre Dieu d'amour que nous allons découvrir petit à petit. C'est le processus progressif et continu qui est inséré dans la 2e Étape : « Nous en sommes venus à croire...» À tout moment, la bonté de Dieu nous est révélée par Son amour. Cette bonté de Dieu que nous voyons à l’œuvre se manifeste aussi dans Sa fidélité inlassable, dans Sa présence et Sa constance. Quand comme le curé d’Ars nous employons le terme de Bon Dieu, nous sentons toute la force de l’amour qui transparaît dans ce mot : l'amour du curé d’Ars pour ce Dieu tel que lui Le concevait et l'amour que le Seigneur nous donne à travers Sa bonté : en fait, plusieurs disent que le seul véritable bonheur constant que nous ayons sur terre, c’est d’aimer Dieu tel que nous Le concevons et de savoir que ce Dieu d'amour nous aime.

Dans les groupes d'entraide, nous découvrons que Dieu a la bonté de nous donner plusieurs cadeaux : des journées d'abstinence et de sobriété, une vie remplie de paix et de contentement, la capacité d'aimer et d'être aimé par un être cher de même que la possibilité de servir les autres dans le mouvement, dans notre famille et dans notre communauté.

La bonté de Dieu n'est pas toujours facile à vivre. La bonté du Seigneur est déconcertante : un don de Dieu n'est pas toujours ce que nous entendons naturellement par « cadeau ». Quelquefois, ces cadeaux sont « mal emballés ». Quels sont les situations toxiques et les irritants qui reviennent régulièrement dans nos vies ? Est-ce que nous revivons des événements et des émotions qui draient nos énergies ? Ces cadeaux mal emballés n'ont ni le format ni l'apparence à laquelle nous nous attendons. Ce sont des invitations de notre Ps de nous ramener dans le moment présent à Son intention et à Son désir. La vie spirituelle est de ces cadeaux : par elle, notre Dieu d'amour nous offre Sa présence, réelle et virtuelle. Nous accédons par Sa grâce à tout ce qui nous arrive, même un contretemps ou un changement à notre horaire ou à notre petite routine.

C'est par amour, sans rien attendre en retour, que ces cadeaux nous arrivent de notre Ps. Quoi que notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons nous donne, nous pouvons être sûrs qu'Il n'attend rien de nous. Nous par contre, nous nous attendons à ce que certaines personnes nous courent après, pleins d'attentions et nous inondent de tout ce qu'ils peuvent vouloir nous donner. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que Dieu nous invite à vivre, même si c'est ça qu'Il veut que nous vivions. Ne pas recevoir de cadeaux, c'est croire que nous pouvons nous fermer à la Vie, et ça, c'est aussi impossible à réaliser. Nous ne pouvons pas refuser tout ce que la Vie nous donne avec amour, venant de notre Père, de nos proches ou d'autres. Nous pouvons être simplement naturels. Nous pouvons utiliser simplement notre gros bon sens si telle est sa Volonté. Aujourd'hui, pour tout cela, nous avons plein de gratitude.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 24 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Les yeux sont l'organe du désir dont la forme sainte est l'Espérance. »
 ( Paul Claudel, Au milieu des vitraux de l'apocalypse ) Chacune des Douze Étapes du mode de vie nous demande d'aller à l'encontre de nos désirs naturels... toutes dégonflent notre personnalité et révèlent ce que nous en venons à croire comme la dysharmonie de notre ego malade, et pour plusieurs d'entre nous, il est très malade. C'est ce que ç'a pris pour nous amener à ici aujourd'hui et enfin, désirer nous rétablir.

Les besoins sont nécessaires à la survie physiologique d'une personne comme se nourrir, boire, se reposer, faire de l'exercice, etc. Ou encore essentiels à notre survie psychologique comme les besoins d'aimer et d'être aimé, valorisé et respecté dans son identité et sa différence. Tous les autres « besoins » sont plutôt des désirs, des goûts, des préférences du fait qu'ils ne sont pas essentiels à la survie. Nous confondons le besoin lui-même avec le moyen utilisé pour y répondre qui lui n'est pas essentiel et correspond le plus souvent à un goût ou un désir. Ainsi, quelqu'un pourrait parler de son besoin de recevoir des fleurs ou de support pour assumer les tâches ménagères. En réalité, ce ne sont pas de vrais besoins. Le besoin réel sous-jacent dans un tel exemple, c'est de se sentir important et apprécié de l'autre. Être en attente ou avoir des désirs correspond à l'attitude que nous adoptons par rapport au besoin, par opposition à une autre attitude qui est celle d'une saine prise en charge du besoin.

Ce qui fait que l'attitude d'attente est malsaine, c'est qu'elle nous place dans un état de dépendance par rapport à l'autre et ce choix est nécessairement frustrant, car rarement satisfait. Peu importe la qualité de ce que l'autre est prêt à nous donner, si d'abord nous ne reconnaissons pas le besoin à la base comme nôtre et légitime, la réponse ne sera pas souvent la bonne, donc assez souvent insatisfaisante. L'attitude la plus saine par rapport à nos besoins, c'est d'abord de les considérer comme importants, assez pour nous en occuper en les assumant sainement.

L'homme a des désirs qui vont contre la nature, contre cette nature dans laquelle nous nous sommes incarnés : par exemple le désir d'immortalité, le désir de ne pas vieillir ... Ce sont des désirs qui vont contre certains processus naturels. Le vieillissement est un « processus naturel » et très réel pour tous et chacun de nous. La différence entre le désir et le besoin nous éclaire sur ce point : le besoin se soumet à la nature alors que le désir est infini, illimité, lié à notre imagination. Curieusement, tous les deux ont une origine divine.

D'un autre côté, comment peut-il y avoir vraiment un ordre divin dans la nature humaine ? C'est l'homme qui croit organiser la nature pour qu'elle réponde à ses besoins... et à ses désirs. Le besoin humain n'est pas strictement lié à ce qui est vital, comme nous les percevons chez les animaux. Nos besoins et désirs sont humanisés, et en même temps, demeurent spirituels. La différence entre désir et besoin n'est plus si flagrante chez chacun de nous quand nous reconnaissons leur origine commune dans une force supérieure à nous-mêmes.

Allez voir le vidéo clip de C. Dion qui interprète les paroles d'une belle chanson de Jean-Jacques Goldman : http://le400ieme.info/2008/08

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 23 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

La renaissance, la résurrection, pour nous, n'est pas une doctrine philosophique ou une croyance. Le rétablissement ou ce nouveau printemps dans nos vies nous est offert comme un héritage, un bien qui nous est transmis sans mérite de notre part, un cadeau qui découle de notre filiation avec un Dieu d'amour. Ce cadeau comme tous les présents comporte une part d'étonnement et de surprise. Notre Être suprême se révèle à nous comme un Père qui nous aime avec tendresse. Nous en sommes venus à croire qu'Il nous a crées et qu'il nous offre tous les jours une vie spirituelle et éternelle. Il nous invite à nous accueillir avec confiance, en accueillant l'autre qui se présente quelquefois dans sa détresse.

Lorsque nous prions, nous pouvons remercier Dieu tel que nous Le concevons pour tous les cadeaux de la vie. Et quand nous méditons, nous faisons de notre mieux pour nous mettre au diapason de la volonté de notre Puissance supérieure telle qu'elle se manifeste dans notre vie.

La Vie nous fait de vrais beaux cadeaux. Il y a habituellement de la magie dans l’air quand nous recevons Ses cadeaux... Cette magie n’est que la matérialisation de notre vie spirituelle. Comment recevoir les cadeaux de la vie, surtout quand nous avons une idée assez vague de ce que peut être un don ? Comment recevoir un cadeau si ceux que nous avons reçu venaient de manipulateurs ou d'abuseurs ?

- Est-ce que nous méritons ces cadeaux ?
- Sommes-nous capables de recevoir ces cadeaux ?
- Est-ce que ces cadeaux en sont vraiment ?
- Est-ce que les émotions désagréables que nous ressentons sont des cadeaux ?
- Est-ce que certains de ces cadeaux ne vont pas s’envoler en fumée ?
- Quel va être pour chacun de nous le prix de ces cadeaux ?
- Allons-nous savoir déballer ces cadeaux ?
- Sommes-nous dignes de ces cadeaux ?
- Que faire de ces cadeaux en fait ?

Nous pouvons identifier les émotions toxiques cachées derrière chacune de ces questions qui montent à la surface, jusqu’à ce que toutes nos peurs disparaissent. Commençons par dresser la liste de ces cadeaux et de ces peurs, par les regarder, les reconnaître (« naître à nouveau avec elles »), les apprivoiser... Qu'est-ce ce qui se cache derrière nos inquiétudes : expériences passées, programmations toxiques, soucis face à l’inconnu, traumas enfouis ? Le jeu en vaut la chandelle pour enfin accueillir à nouveau joyeusement les cadeaux de la vie dont les plus beaux sont les moments présents.

La vie est un écho d'amour. Ce que nous envoyons, nous revient. Ce que nous semons, nous le récoltons. Ce que nous donnons, nous est rendu. Ce que nous voyons dans le cœur des autres, séjourne dans le nôtre. Tous les cadeaux de la vie n'ont qu'une seule source... ça le dit pour nous,... c'est la Vie.

Voyez ce vidéo clip de Stacey Kramer dans le cadre des conférences TED Le plus beau cadeau auquel j'ai survécu : http://www.reussirsavie.org/article-stacey-kramer-le-plus-beau-cadeau-auquel-j-ai-survecu-58868245.html Stacey Kramer partage une parabole touchante de 3 minutes qui montre comment une expérience non désirée peut s'avérer être un cadeau qui n'a pas de prix. Pour voir le sous-titre en français, cliquez sur «Subtiles available» et choisissez le français (Canada).

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 22 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Dans le hall de l’hôtel Mayflower à Akron, une petite ville du Middle-West, Bill W. a été hanté par ses vieux démons, ses obsessions de boire. Ce qui le sauva de ce bar d’hôtel qui clignotait au fond du corridor et de ce nouveau terrible « premier verre », ce fut cette idée toute simple : il lui fallait d’urgence parler avec un autre alcoolique comme Ebby l'avait aidé en lui transmettant le message d'un être souffrant à un autre.

Bill obtint un rendez-vous avec un médecin, gravement alcoolique lui-même, qui lui dit n’avoir que quelques minutes à lui consacrer, tant sa « gueule de bois » ne pouvait s’accommoder d’un « raseur » de New-York. En fait, l'histoire nous dit que la rencontre dura une dizaine d’heures. Ce que les deux hommes s’y dirent est resté confidentiel. Ce qu’il en est resté est capital : c’est l’identification d’un alcoolique à un autre, et la valeur thérapeutique sans égal d’une telle identification. Bill W. venait de rencontrer le Dr Bob, l’homme qui allait l’aider à écrire les Douze Étapes et à fonder les AA.

Dans la sagesse que Dieu leur a inspirée, Bill W. et le Dr Bob, les pionniers et fondateurs des Alcooliques Anonymes, ont lutté pour que le mouvement AA reste aux alcooliques. Comme le faisait remarquer Bill W., tout ce que nous avons à partager c'est notre vécu. Ce que nous n'avons pas vécu, nous ne pouvons pas le partager. Présentement plus de 552 différents groupes d'entraide se sont inspirés du mode de vie des AA (Les Douze Étapes) et se rétablissent ensemble de leur dépendance ou de leur codépendance.

Il nous semble très précieux de pouvoir nous rassembler dans un esprit de fraternité et de souder ce dernier dans un partage de la souffrance et des émotions. Ceci ne nécessite pas l'expression des traumatismes vécus pour toute la fraternité réunie. Le partage à un parrain ou une marraine, un genre de témoin éclairé est préférable et plus aisé. Il est en effet reconnu que chez tout membre d'une famille dysfonctionnelle qui a vécu quelques traumatismes comme la violence, l'inceste, l'alcoolisme, ... et la loi du silence qui est envahie par la honte, la culpabilité et par la loyauté vis-à-vis du groupe familial même s'il est complètement kapoté. Les groupes d'entraide nous aident à rétablir les fractures subies dans nos relations familiales lorsque nous étions enfants et aussi les blessures vécues dans notre vie adulte.

Ce milieu thérapeutique et sécuritaire de l'entraide permet de briser le silence et l'isolement. Il nous invite aussi à reconnaître les difficultés, les peurs et les déceptions face à l'adulte qui sous les effets de l'alcool ou d'autres substances toxiques n'a pas assumé ses responsabilités parentales. Le partage de notre vécu et de notre situation nous libère d'une impuissance honteuse et culpabilisante, nous permet de survivre. Un enfant adulte aujourd'hui qui s'est senti le devoir de « sauver » un parent « alcoolique » répète souvent ces comportements avec un conjoint qui ressemble souvent au plus haut point au parent.

Allez voir ce clip de photos narré en anglais par Bill W. qui raconte sa première rencontre avec le Dr Bob S. : http://www.youtube.com/watch?v=HwIrecwfTy4

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 21 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Soigner notre maladie implique beaucoup plus que la simple abstinence. Nous mettons en pratique les Douze Étapes et, bien qu'elles ne « guérissent » pas notre maladie, elles nous soulagent. Et à mesure que nous nous rétablissons, nous expérimentons plusieurs cadeaux de la vie comme le printemps, les premiers crocus qui s'ouvrent.

Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps) en est un de ces cadeaux. Cette saison se caractérise par un radoucissement du temps, la fonte des neiges, le bourgeonnement et la floraison des plantes, le réveil des animaux hibernants et le retour de certains animaux migrateurs. Astronomiquement, elle commence avec l'équinoxe de printemps ( aux dernières heures du 20 mars cette année dans l'hémisphère nord) et finit au solstice d'été (le 21 juin dans l'hémisphère nord et le 21 décembre dans l'hémisphère sud, c'est-à-dire le moment où le soleil est au plus haut) au milieu de l'été. Dans le calendrier iranien, le premier jour du printemps, norouz est le premier jour de l'année. En italien, printemps se traduit par primavera. Habituellement, les premières primevères se montrent le nez dès que la terre est débarrassée des dernières traces de l'hiver, tout de suite après les perce-neige et les crocus.

Le printemps est en zone tempérée la saison des giboulées. Il est caractérisé par une alternance de pluies, de journées ensoleillées et de la fonte des neiges. Le printemps, c'est l'une des richesses que pour plusieurs, Dieu a créées. Pour célébrer cette occasion même cette année, les japonais vont prendre le temps de s'asseoir sous les cerisiers en fleurs dont la floraison ne dure qu'une semaine. C'est une coutume qui permet de s'apercevoir que la vie est courte et que nous devons la vivre pleinement aujourd'hui entre deux secousses. Nous nous suggérons à tous et chacun de sortir notre petit chapeau de printemps. Le printemps est aussi souvent associé à la « saison des amours » et à la jeunesse : plusieurs parlent de printemps pour signifier l'âge d'une jeune personne : par exemple « Elle fête ses 22 printemps. »

L'HYMNE AU PRINTEMPS — paroles et musique de Félix Leclerc
Les blés sont mûrs et la terre est mouillée,
Les grands labours dorment sous la gelée.
L'oiseau si beau, hier, s'est envolé;
La porte est close sur le jardin fané...

Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner,
Photos d'enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps;

Mes cabanes d'oiseaux sont vidées,
Le vent pleure dans ma cheminée
Mais dans mon coeur je vais composer
L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté.

Quand mon amie viendra par la rivière,
Au mois de mai, après le dur hiver,
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre...

Vois, les fleurs ont recommencé,
Dans l'étable crient les nouveaux-nés,
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée:



Les bourgeons sortent de la mort,
Papillons ont des manteaux d'or,
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté (bis)

Allez voir le clip : http://www.youtube.com/watch?v=og6-KgMYtdA

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 20 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous et bon printemps

« Demain est la chose la plus importante de la vie. Il nous arrive à minuit encore tout propre. Quand il arrive il est parfait, et il se blottit dans nos mains en espérant que l'on a tiré quelque leçon de la veille. » ( John Wayne ) C'est un tantinet contradictoire avec l'esprit du moment présent. Demain n'existe pas vraiment. « Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. » ( René Barjavel ) Le bonheur n’est pas demain, ni ailleurs… Le bonheur c’est ce moment présent inattendu auquel nous voulons que ressemblent tous les autres.

Aujourd'hui, c'est l'équinoxe du printemps astronomiquement à 05 h 14 UTC (à Québec, longitude = 71° 18' ouest, latitude = 46° 48' nord) et le printemps nous arrive rempli d'espoir après presque 90 jours d'hiver. Youpi ! Nous troquerons les tuques contre le chapeau de paille et la casquette, les flocons contre les papillons et les premiers crocus. Une façon de célébrer dignement l'arrivée du printemps :o)

Plusieurs confondent les mots « espoir » et « espérance ». « Espérance » dérive du participe présent du verbe « espérer ». « Espoir » a un sens plus général, voire plus indéterminé qu’« espérance », qui est pour plusieurs une vertu théologale. Pour nous, l'espoir est la foi et la confiance en l'amour. « Le drame réel et insoutenable est que la femme épouse l'homme en espérant qu'il va changer, et il ne change pas, alors que l'homme épouse la femme en espérant qu'elle ne changera pas, et elle change. » ( Jean Dion, Le Devoir - 22 Décembre 2001 )

Dans la religion chrétienne, les vertus théologales (comme la foi, l'espérance et la charité) sont des vertus ayant Dieu pour objet. Elles font partie des moyens que Dieu prend pour opérer certains changements en nous. Elles adaptent les facultés de l’homme à leur participation à la nature divine. Elles sont les conséquences de la grâce. Elles disposent l'homme à vivre en relation avec ce Dieu d'amour tel que chacun de nous Le conçoit. Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à découvrir une Puissance supérieure à la force de notre dépendance et/ou de notre codépendance — une Puissance déterminée à préserver la vie. Il nous suffit de croire qu'une telle Puissance supérieure existe. En venir à croire qu'une Puissance bienveillante supérieure à notre dépendance et/ou à notre codépendance existe, nous donne assez d'espoir et d'amour pour demeurer abstinents aujourd'hui, un jour à la fois.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 19 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Fitzhugh Dodson a écrit que tout se joue chez chacun de nous avant l'âge de six ans. Nous sommes, tous ou presque, porteurs de blessures ramassées dans notre petite enfance. Ce sont encore quelquefois des blessures ouvertes, tatouées ou présentes dans notre mémoire affective. Issues de situations inachevées qui côtoient des souvenirs limpides ou confus, anesthésiés ou refoulées, ces blessures de notre enfance nous ont transformés parfois en écorchés vifs. Quelquefois, une telle blessure a son origine dans un événement, un geste parfois banal, une parole incongrue, un ressenti ou un sous-entendu et a été vécue ou perçue comme de la violence. Le présumé agresseur ne nous a pas fait nécessairement violence, mais nous pouvons en avoir ressenti l’impact, comme une meurtrissure. Dans certains cas d'inceste, l'agresseur est seulement plus cajoleur, enjôleur, séducteur et plus affectueux que les autres adultes dans notre vie. La blessure n'en est que plus profonde.

Dans notre vie relationnelle d’adulte, nous sommes capables d'entretenir les blessures de notre enfance comme des rites de notre histoire familiale, à travers des rencontres et des relations qui sont toxiques pour nous et auxquelles, nous nous accrochons. Notre Ps nous mène à notre difficulté dans le but de nous orienter vers des rencontres vivifiantes qui vont tout doucement apaiser nos blessures, éviter leur retour dans notre vie affective et amoureuse.

L'enfant intérieur, l'enfant éternel ou divin, le « Petit Prince » sont des termes à l'origine issus de la psychanalyse jungienne. Pour Carl Gustav Jung, l'enfant intérieur est, dans ce cadre théorique, la part enfantine de l'homme et de la femme. Il s'agit pour lui d'un archétype de l'inconscient collectif.

Il y a presque toujours un enfant blessé, divin, humilié, survivant et surdoué en chacun de nous. Un enfant intérieur susceptible de se réveiller, de se faire entendre, de se manifester dans presque toutes les situations d’une vie d’adulte et de réactiver des sensibilités douloureuses. Il y a aussi en chacun de nous un enfant avide d’émerveillements, de découvertes et d’enthousiasmes, un enfant curieux, désireux d’entrer dans un mouvement d’étonnements et de croissance, un enfant susceptible de se relier à la dignité, à la beauté ou à l'amour. Dans notre rétablissement, cet enfant en nous s'éveille, stimulé par l’émotion qui est né d’un événement, et qui s'apaise par la qualité d’un regard, d’une écoute, ou l’accueil d’un membre de notre groupe d'appartenance. Remercions notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons aujourd'hui, d'être capable d'écouter et d'apprécier davantage l'enfant qui vit en chacun de nous, et qui est cette partie en nous qui veut faire confiance. Nous avons besoin de faire confiance à notre Ps qui va mettre en nous ce désir de nous ouvrir à nous-mêmes et à la vie, et de nous rétablir. Et même cette confiance, il va nous la donner en Son temps et en Son lieu.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 18 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Désirer l’impossible, être insensible à la peine des autres, voilà deux grandes maladies de l'âme. » ( Bias de Priène, philosophe, avocat et homme d'État grec du VIe siècle av J-C ) Nous avons souvent cherché l'impossible comme nous battre contre notre dépendance et nous acharner à retrouver un contrôle perdu depuis longtemps. « Il est impossible de se déplacer plus vite que la lumière, et ce serait idiot car on perdrait son chapeau en route. » ( Woody Allen ) Nous avons déjà perdu notre chapeau et tout ce qu'il couvrait dans notre course vers l'amour et la lumière. La place de l'imagination dans le désir peut sûrement expliquer l'impossibilité et la veulerie de certains désirs. Pour la plupart d'entre nous, la satisfaction recherchée par le désir et apportée rarement par le désirable est assimilable au bonheur ou au plaisir. Ceux et celles qui veulent imposer le possible comme limite au désir ne semblent pas connaître la vraie nature du désir et de l'imaginaire. Le désir va au-delà d'un simple besoin et même d'un manque. En réalité, le désir suscite par lui-même un état de douleur ou de crise permanent tant qu'il est présent et non satisfait.

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » et « Ce qui est illogique aux yeux des hommes est probablement divin. » ( Gilbert Blanchette, thérapeute décédé ) Ouvrir son cœur à une Puissance supérieure à nous-mêmes, c’est le renoncement à l’orgueil qui nous enfermait si bien dans l’incrédulité, et l’acceptation d’une condition d’enfant dans la dépendance radicale de l’amour gratuit d'un Père ou d'un Dieu d'amour, tel que nous Le concevons. C’est difficile de nous reconnaître incapables de rien par nous-mêmes pour accueillir la grâce qui nous est accordée inconditionnellement, surtout quand nos valeurs familiales incluaient « Ne fais confiance à personne », « Avec de la volonté, on peut y arriver ». Gilbert Blanchette affirmait : « Que nous y croyons ou non, Dieu aurait déjà fait l’impossible pour nous. » Il appelait ça le principe christique de la rédemption où Dieu pardonne tout. Nous le constatons tous les jours à nouveau et ça réside dans le mystère et l'ambivalence de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu, dans l'illusion de séparation entre le Père et le Fils, entre notre Ps et nous.

« Soyons des hommes de désir et de prière… Ne croyons rien impossible. Dieu peut tout. » ( Charles de Foucauld ) Les groupes d'entraide nous suggèrent de confier nos craintes face à la conduite de notre vie à une Puissance supérieure (3e Étape : Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions. Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 66 ) Nous sommes alors en mesure d'agir efficacement là où nous le pouvons. Nous faisons ce qui est possible sous Sa gouverne, avec l'énergie qu'Il nous donne et nous laissons Dieu s'occuper de l'impossible. Remercier notre Puissance supérieure chaque jour nous est aussi nécessaire que de respirer. C'est aussi tout aussi simple.

L’impossible est déjà fait, pour les miracles prévoir un délai. Ouvrir notre cœur à un Dieu tel que nous Le concevons, c’est un geste d'humilité : le dégonflement de l’orgueil qui nous enfermait dans une sorte d'incrédulité, et l’acceptation d’une condition d’enfant dans la dépendance de l’amour gratuit de notre Dieu d'amour. Le mode de vie des Douze Étapes nous invite à nous reconnaître incapables de rien ou de « pas grand'chose » par nous-mêmes pour accueillir la grâce qui nous est accordée.

Dieu a déjà fait l’impossible pour nous dans les premiers pas de notre rétablissement dès que nous reconnaissons notre impuissance. Et pour le miracle de notre complète métamorphose, il faut un délai, et c’est le mystère de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu. Et ce jour arrive pour quiconque confie sa volonté et sa vie à cette force, à cet Être suprême duquel nous allons nous rapprocher ( bien que ne soyons éloignés ). Ainsi vient une nouvelle liberté et un nouveau bonheur, ces résultats promis et offerts à tous ceux et celles qui mettent en pratique ce mode de vie spirituel. « Soudain, nous constaterons que Dieu fait pour nous ce que nous ne pouvions faire pour nous-mêmes. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 94 )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 17 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Pour communiquer avec Dieu... voici quelques règles à honorer...
Règle No 1 : Composons un numéro à l'aveuglette. Alors qui vraiment va choisir le bon code et le bon numéro ? Est-ce que le hasard existe ?
Règle No 2 : Une conversation avec Dieu n'est pas un monologue... Nous devons aussi L'écouter. Il veut vous dire des choses extrêmement importantes. Dieu tel que nous Le concevons a un message personnel pour chacun de nous ! C'est celui qu'Il nous achemine présentement.
Règle No 3 : Si nous tombons sur un répondeur, un peu de patience à développer. Dieu est toujours là.
Règle No 4 : Si cela sonne « occupé », c'est que notre esprit est préoccupé.
Règle No 5 : Si la communication est interrompue, c'est qu'une illusion est en cours : le contact semble avoir été coupé... pour le rétablir, prenons la décision de nous réconcilier avec votre prochain, nos ennemis, d'être fidèle dans les petites choses, d'être prêt à Le remercier de Son pardon. C'est à ce moment que la communication curieusement se rétablit. Était-elle vraiment coupée ?
Règle No 6 : Ne prenons pas l'habitude de téléphoner qu'en cas d'urgence... C'est tellement bon de Lui téléphoner simplement pour lui dire que nous l'aimons, pour tout simplement Lui dire : « Merci ! »
Règle No 7 : Ne communiquons pas avec Dieu rigoureusement qu'à des heures bien précises... Dieu n'est jamais dérangé dans son travail... Nous ne L'embêtons jamais. Même avec de multiples courts appels à toute heure du jour.
Règle No 8 : Le coût de la communication est gratuit... le nombre d'appels illimité… Ça, c'est super.
Règle No 9 : N'oublions pas régulièrement de vérifier notre répondeur... car ceux et celles qui nous appellent et nous adressent des messages sont des messagers de notre Ps...
Règle No 10 : Selon un vieux concept de conscience collective de Carl Jung, nous pouvons communiquer avec Dieu grâce à notre lobe temporal droit. Et tout le reste du corps ne sert-il que de support au lobe droit…?
Règle No 11 : Communiquer avec Dieu, c'est s'immerger dans cet émerveillement qui est naturel en nous. Plongeons dans le merveilleux, dans le ravissement !
Règle No 12 : Ne respectons pas les règles précédentes. Il n'y a pas de règles qui tiennent pour communiquer avec Dieu tel que nous Le concevons.

La sérénité n'est pas une libération de toute tempête, chaos ou crise. C'est plutôt une paix intérieure au beau milieu de la tempête non pas seulement l'accalmie après la tempête, pas seulement l'affranchissement du chaos, ni uniquement la délivrance de toute crise. En paix, nous passons par le sommet et le creux de chaque vague confiants que notre Ps nous conduit tous les jours à bon port. Les groupes d'entraide nous apprennent à recevoir ce que la vie nous présente comme un cadeau de notre Puissance supérieure quand nous nous mettons en pratique l'abstinence, les Douze Étapes et les Douze Traditions, les slogans, la documentation, le parrainage, les réunions, le service et par-dessus tout, lorsque notre Dieu d'amour nous permet un contact conscient avec Lui. De cela entre autres, nous sommes reconnaissants.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 16 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« À merles saoul, cerises amères. » ( proverbe français ) Le terme «saoul » dans ce proverbe signifie « gavé ». En l'absence d'appétit, quand nous avons trop mangé, le goût des aliments est altéré. Encore faut-il que l'appétit soit normal et le goût nécessaire. Chez les outremangeurs, la faim est insatiable et la frénésie de l'appétit est déraisonnable et incontrôlable. Pourtant « Il n'est sauce que d'appétit » ( proverbe français ) Pour le commun des mortels, le meilleur assaisonnement qui soit est la faim. En effet, pour monsieur et madame Tout'le monde, l’appétit donne du goût aux aliments. Pour les outremangeurs compulsifs, il en est tout autrement puisque que leur faim est sans borne tant qu'ils ou elles ne soient pas en rétablissement. Plusieurs d'entre nous avons un appétit différent en ce qui concerne la nourriture. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose en ce qui a trait à la spiritualité ? Nous avons tout aussi simplement faim d'une vie spirituelle, et nous ressentons un léger petit creux (comme le déni légendaire d'Obélix, « Moi, gros ?), un besoin de remplir notre assiette ou peut-être de varier notre menu. Nous pouvons identifier l'origine de notre vide intérieur et le combler avec les trois premières Étapes. Regardons et tendons l'oreille, puisque comme le disait Joseph Joubert : « Les oreilles et les yeux sont les portes et les fenêtres de l'âme. » Prenons régulièrement le temps de nous rapprocher le plus possible d'un silence intérieur pour en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous aider à combler cette illusion de vide. Si nos pensées défilent à toute vitesse dans notre tête et que nous sommes préoccupés par mille et un désirs et plaisirs, nous aurons de la difficulté à nous connecter à notre intuition, à cette petite voix intérieure et à écouter ainsi notre Ps, à moins que toutes ces pensées qui envahissent notre esprit ne soit que là sous Sa gouverne. Il nous est souvent suggéré de ralentir ce tourbillon assourdissant qui émane de notre quotidien. Nous pouvons faire confiance en cette force, en cet Être suprême qui nous habite. Tenons pour acquis que toute la guidance dont nous avons besoin est déjà en nous et se manifeste à travers nos besoins, à travers nos désirs qui souvent grouillent et pullulent dans notre cerveau.

Tout ce qui est différent peut nous apparaître irréaliste ou déraisonnable. Nous croyons personnellement que tout ce qui est illogique et farfelu est divin. Ce dont nous avons besoin, c'est d'élargir notre horizon et à nous permettre d'explorer de nouvelles avenues en Son temps et en Son lieu. Notre sentiment de vide n'est pas un ennemi. C'est un allié précieux qui nous lance un signal de notre Ps qui voit une possibilité de croissance et qui nous invite à mordre avidement dans la vie.

La persistance du chaos, de l'ivresse mentale, de l'illusion de vide et de l'inconnu dans nos vies engendre une quantité d'interrogations et de peurs. Ces peurs nous ont guidés afin d'atteindre le bonheur, la sérénité et la quiétude. Chaque sommet spirituel atteint par chaque être humain récompense l'humanité toute entière de sa lumière reposante et écarte un peu plus la peur de notre route. Pourtant, même si chaque réponse, chaque nouvelle lumière, semble nous hisser un peu plus près de la vérité, du haut de chaque crête, se profilent de nouvelles montagnes à vaincre, de nouveaux pics à franchir. La clairvoyance, c'est le dénouement que nous croyions toucher qui tout à coup révèle l'étendue d'une nouvelle ignorance.

L'horizon tant espéré recule sans cesse, et par ce magique subterfuge, la prière et la méditation (peu importe la forme que nous allons choisir d'utiliser) nous permettent de saisir de mieux en mieux ce monde, nous entraînant peu à peu dans ce cheminement qu'est notre vie spirituelle. Avec le temps, et grâce aux Douze Étapes du mode de vie, nous allons constater qu'il est possible pour notre Puissance supérieure de nous libérer de nos inquiétudes déraisonnables, de nos peurs et de nos relations toxiques, dominatrices ou dépendantes avec les substances et les gens. Et que la vie n'est pas en fait un état continuel de crise ou de drame... même si nous avons à vivre des situations pénibles et des émotions désagréables de temps en temps. Ça aussi, ça passe.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 15 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Qui veut élever en un instant une flamme puissante commence par l'allumer avec de faibles brins de paille. » ( 
Shakespeare, Jules César ) C'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort de Jules César. Assassiné par Brutus aux ides (15) de mars, en 44 avant Jésus Christ, César a été tué parce que Brutus, son propre fils, lui reprochait entre autres d'avoir perdu son humilité.

L’humilité est un mot mal compris par tous et chacun. L’humilité est près de l’humiliation et chacun de nous possède sa propre définition de l’humilité. Ce qui est identique pour chacun de nous, est qu’au bout des limites de l’humilité, si nous allons plus loin, nous aurons l’impression de nous humilier. C’est cette peur du ridicule, du jugement, du mépris, du rejet et de l’exclusion qui nous empêche de repousser les limites de l’humilité.

Le mot humilité se rapproche du mot humus qui étymologiquement a donné le terme homme. L’humilité consiste, alors pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière. L’humilité est donc une attitude proprement humaine. L’homme n’est pas le seul être tiré du limon, il nous apparaît bien comme le seul à le savoir. Il est aussi le seul à pouvoir l’oublier. Au-delà de l’image de la terre (humus), le terme d’humilité renvoie en effet à l’idée d’une provenance étrangère, autre (d’une humidité quelconque et d'un souffle de vie). Ça semble nous indiquer aussi, du même coup, l’idée d’une incapacité à s’accomplir, à croître par ses seules forces. En un mot, il s’agirait d’avouer notre impuissance, (et peut-être plus tard nos défauts, nos manques et nos torts), pour que nous puissions attribuer notre relèvement à une Puissance supérieure à nous-mêmes. Cette impuissance n’est pas facile à admettre et semble, de prime abord, incompatible avec la dignité de l’être humain. Sa reconnaissance constitue pour plusieurs une intolérable humiliation. Intolérable mais combien nécessaire.

Est-ce une même chose d’être humble et d’être humilié ? Être humble, est-ce se rabaisser, se manquer de respect à soi-même ? Cela doit-il conduire, en particulier, à accepter que les autres nous traitent comme « moins que rien » ? Humilier quelqu’un consiste à nier sa dignité, ou du moins à manifester uniquement ses manquements et ses déficiences. Cela revient souvent à le réduire à son animalité, d'autres diront à sa dimension purement humaine. Humilité et affirmation de sa dignité d'être humain et spirituel sont, en vérité, compatibles, voire indissociables.

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir cette fissure qui, dans la muraille de notre amour-propre, permet à la lumière de la raison de filtrer. Atteindre à une plus grande humilité est le principe de base de chacune des Douze Étapes de notre mode de vie. Car si grâce à sa Ps, elle n'est pas parvenue à un certain niveau d'humilité une étape à la fois, aucune personne dépendante ou codépendante ne peut demeurer le moindrement abstinente ou sobre. Aujourd'hui, nous faisons confiance à notre Puissance supérieure et nous nous en remettons à Elle ou à Lui dans tous les domaines de notre vie. Tout ce qui appartient à Dieu, c'est-à-dire tout, se déroule pour le mieux.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 14 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Le Dr Gregory A. Boyd a établi que notre univers ne pourrait pas avoir créé des êtres personnels (c'est-à-dire aimants, rationnels, conscients, moraux, et motivés par un but) sans que notre environnement ne le soit aussi, parce que sinon il ne nous correspondrait pas, et ce serait comme si la nature accouchait d'un poisson alors qu'elle ne contient pas d'eau. (Gregory A. Boyd & Edward K. Boyd’s Letters from a Skeptic: a Skeptic Wrestles with His Father’s Questions about Christianity. — Correspondence 8 : Why believe in God in the first place? ).

Il n'est pas nécessaire de chercher à prouver l'existence de Dieu. La plupart d'entre nous se fient graduellement à une Puissance supérieure pour retrouver la raison. Il y en a même parmi ceux-là qui vont aller jusqu'à confier leur vie à un Dieu d'amour. Grâce à la pratique quotidienne de toutes les Étapes, nous trouvons sur notre chemin cette arche triomphante par laquelle nous passons pour aller vers un autre jour de liberté, de gratitude et de service. Et cette arche, c'est l'amour.

C'est simple, nous prenons du temps pour dire à certaines personnes que nous les aimons. Si nous prenons ce temps, c'est souvent la seule façon dont nous pouvons bien ressentir qu'il vaut mieux donner de l'amour. Tout comme il est impossible de siffler et de mâcher de craquelins en même temps, nous ne pouvons pas donner de l'amour et être déprimé ou souffrir en même temps. Le Cours en Miracles enseigne qu'il y a seulement deux émotions, l'amour et la crainte ; à tout moment, nous ne vivons que l'un ou l'autre de ces émotions. Le meilleur antidote à la douleur, l'apitoiement sur soi, la solitude ou la dépression est de tendre la main et de donner de l'amour ou d'aider quelqu'un. Le Dr. Gerald Jampolsky a raconté dans un de ses livres qu'à un moment de sa vie, lorsqu'il a commencé à se sentir déprimé, il s'est mis à appeler quelqu'un qui était malade ou visiter une personne âgée et seule. Nous avons appris la même leçon quand un vieux monsieur qui semblait avoir un rayon de lumière dans les yeux nous a suggéré de procéder ainsi. À de nombreuses reprises, nous nous sommes sentis fatigués, malades émotivement, et nous avons dans ces moments difficiles le goût de rester en boule dans notre monde ou dans notre lit douillet. À la suite de cette visite ou cet appel auprès d'une personne qui souffre comme un membre en rechute ou près de l'être, après avoir donné de nous-mêmes, nous nous sentons bien à 100 pour cent.

Des études ont montré depuis longtemps que les gens dans les hôpitaux et les centres de réadaptation guérissent plus rapidement quand ils ont un animal de compagnie ou des plantes à entretenir. En effet, la zoothérapie a démontré que l'acte de donner de l'amour nourrit l'âme. Si nous nous sentons un petit creux, nous pouvons faire une liste des personnes à qui nous pouvons donner de l'amour par un appel téléphonique, une visite, ou tout autre acte de bonté. Le simple fait de dresser cette liste nous aide personnellement considérablement, et d'agir dans ce sens, ça change notre vie. Nous pouvons passer au-delà de notre sens de séparation et de découvrir que la guérison spirituellement est jointe au service. L'amour nous guérit collectivement dès que nous désirons le partager.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 13 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« La vie est faite d'illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité. » ( Jacques Audiberti, L'Effet Glapion ) Certains illusionnistes appellent ça de la magie. Plusieurs croient que sous de multiples visages, dissimulant parfois leurs sourires sarcastiques sous des apparences trompeuses, ils peuvent entretenir des illusions qui entraînent tous les êtres humains de leur entourage (et eux-mêmes) à leur perte. Tel l’égaré du désert qui court sur le sable brûlant vers l’image tremblante d’une onde salvatrice, l’homme se précipite vers le néant en se laissant berner par un mirage d'illusions. Ces paraboles ne répondent pas à des questions comme qui est l'homme, d’où il vient et ce qu’il est censé accomplir sur la Terre. Pourtant, il est facile de trouver des réponses à ces questions dès que nous avons confié notre volonté et nos vies à un Dieu d'amour. L'homme est une créature merveilleuse dotée d'un potentiel fabuleux et divin comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité.

« Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l'intuition ; l'intuition est une illusion pour l'idée pure ; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême. » ( Fernando Pessoa, Traité de la négation ) Une illusion est un déguisement, une apparence qui change de forme en fonction de celui qui la regarde. C’est dans les faiblesses, déficiences ou défauts de l’être qui la contemple que l’illusion naît, vit et survit. Nous croyons que dans notre vie de tous les jours, notre Ps se manifeste en permanence dans tous les secteurs de nos existences, dans chacune de nos pensées et, encore davantage, dans chacun de nos actes. Chacun, à travers ses actes et ses pensées, est invité à vivre la couleur de Son éternité. L'homme recherche désespérément ce qu’il possède depuis toujours : sa nature divine, sa condition d’origine où il n'y a pas de séparation avec sa Ps, cette dépendance saine avec notre Être suprême, tel que nous Le concevons.

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir et à vivre ces valeurs spirituelles comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité, à les reconnaître comme les cadeaux quotidiens de notre Ps. La spiritualité suppose l'attachement à ces valeurs spirituelles plutôt qu'aux biens matériels, et à l'obéissance à la volonté de Dieu à notre égard.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 12 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Sur un plan spirituel, c'est notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons qui seul est capable d'attirer l'humanité à Lui, d'apporter l'étincelle de vie à un cœur comme le nôtre. Il revient à Dieu de communiquer la flamme et d'embraser (ou embrasser comme vous voulez) la femme ou l'homme ou est-ce vice versa, de communiquer avec l'homme et la femme et que le brasier s'allume ensuite... D'une manière ou d'une autre, le salut est accessible à tous parce que l'initiative est d'origine divine.

La vie spirituelle est une longue marche qui ne demande pas persévérance, abnégation, courage, endurance un peu comme un marathon. Sur une longue distance, une course intelligente ne consiste pas à partir le plus vite possible mais bien de prendre son temps en fonction de la longueur. C'est un peu comme la vie. Certes, il est fondamental de prendre un bon départ dans notre rétablissement avec cette Puissance supérieure et de se rapprocher de Lui même si c'est suite à une émotion, à une bénédiction, à une illumination ou à un sentiment de mieux-être. Bien sûr, Dieu dans Sa grâce nous permet de ressentir des sensations agréables de Sa présence, de Son pardon, de Son réconfort, de Sa bonté et de Son amour. Nous croyons que Dieu aussi dans Sa grâce nous permet de vivre des événements désagréables, des tremblements de terre et des tsunamis physiques ou émotionnels.

Paul alors prisonnier, lié et enchaîné, a quand même réussi à écrire à Timothée : « C’est pourquoi, je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu... Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais (un esprit) de force, d’amour et de sagesse.» (2 Tm 1.6,7) Les dons spirituels sont les compétences que notre Ps nous accorde en vue du service, du rétablissement. Nous pouvons les voir comme des talents naturels ou des aptitudes cultivées. Mais plus souvent qu’autrement, les dons spirituels nous permettent d'abord de confier notre vie à Ses soins, de répondre à nos besoins et de relever les défis qui se présentent dans notre quotidien.

Remercions tous les jours notre Puissance supérieure telle que nous la concevons, Dieu (pour plusieurs) de ranimer en nous la flamme de Son amour, pour qu'un amour radieux et clair illumine nos pensées, nous libère de nos chaînes, de notre Pearl Harbor personnel et nous fait voir dans tout ça Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 11 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Un père envoya son fils découvrir le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha longtemps dans le désert avant d'arriver finalement devant un monastère, au sommet d'une montagne. Au lieu de rencontrer un saint homme, un sage, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région. Le sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour.
Le sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait pas le temps de lui révéler le secret du bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là. Cependant, je veux vous demander une faveur, ajouta le sage, en remettant au jeune homme une petite cuiller, dans laquelle il versa quelques gouttes d'huile : « Tout au long de votre promenade, tenez cette cuiller à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile. »
Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il revint en présence du moine. « Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans notre salle à manger ? Avez-vous vu notre parc que le maître des jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de notre bibliothèque ? »
Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le moine lui avait confiées. — « Eh bien, retourne faire connaissance des merveilles de notre environnement » lui dit le sage. « Nous ne pouvons nous fier à un homme si nous ne connaissons pas la maison ou la contrée qu'il habite. »
Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuiller. Après quelques pas, il avala l'huile et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les œuvres d'arts qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentours, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des œuvres d'art était disposée à la place qui convenait. De retour auprès du sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu. — « Mais où sont les deux gouttes d'huile que je t'avais confiées ? » Demanda le sage. Le jeune homme regardant alors la cuiller, affirma qu'il les avait avalées. — « Eh bien, dit alors le sage des sages, c'est là un bel apprentissage que tu as à nous donner : le secret du bonheur est bien de regarder toutes les merveilles du monde, et aussi en même temps, de goûter ce que la vie a à nous offrir dans l'instant présent. »

Aujourd'hui, nous regardons tout ce qui nous entoure, tout ce qui est là, et nous oublions quelquefois les petites gouttes d'huile, en l'occurrence, de prendre nos responsabilités. Nous nous invitons à entendre toutes ces nouvelles allégories ou mélodies qui chantent dans nos cœurs. Ces nouvelles mélodies du bonheur (ou quelquefois du malheur) sont les musiques parmi les plus merveilleuses que nous ayons jamais entendues. Elles accompagnent bien notre cheminement. Le rétablissement sur les plans physique, émotif et spirituel est un voyage qui nous permet de profiter des horizons nouveaux remplis d'arcs-en ciel qui s'ouvrent aujourd'hui en nous et de ces mélodies qui marquent le passage de notre Ps et de ses enseignements.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 10 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Pour les chevaliers autrefois, la courtoisie était un idéal de conduite à tenir à l’égard des dames et des demoiselles. C'était un code basé sur l'honneur qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami. En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret tout en devenant sa suzeraine. Vive la reine et toutes nos belles petites princesses !

« La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre, c'est un espèce de charme par où l'on se fait aimer de tout le monde. » ( Jacques Deval, Afin de vivre bel et bien ) Faire montre de courtoisie, c'est traiter les autres comme nous voudrions l'être. Nous pouvons agir avec courtoisie, même si nous sommes en colère, ou sous le coup d'une blessure, tout en restant fidèles à ce que nous croyons être la vérité. La courtoisie n'a rien à voir avec le fait d'avoir tort ou raison. C'est essentiellement une question de respect de soi, d'où naît le respect des autres. Alfred Jarry a écrit dans Les Jours et les Nuits : « Dieu en vain tu ne jugeras est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir. » Puisque nous sommes faits à Son image...

La courtoisie s'apprend bien souvent à la maison, par l'exemple des parents qui traitent leurs enfants, leurs propres parents et les voisins poliment. Montrer de la courtoisie aux enfants est riche de dividendes, le premier étant l'estime de soi que cette attitude permet à nos petits monstres de développer. C'est ce qui va leur servir à prendre des risques, de se respecter et de respecter les côtés lumineux et sombres des autres. « Un homme courtois ne marche pas sur l'ombre de son voisin. » (Proverbe chinois) Vivre et laisser vivre nous apprend aussi la tolérance et la courtoisie. Dieu sait toutes les manières et méthodes que notre Ps prend pour nous apprendre et pour que nous devenions à Son image.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 09 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« Nous avons les défauts de nos qualités. » Définitivement tordu et usé, cet argument fait souvent sourire. Personne n'est parfait ! Nous avons tous nos petits défauts, même si nous avons souvent du mal à l'admettre. Si nous supportons très bien certains, d'autres nous gâchent franchement la vie. Nous reconnaissons assez facilement chez les autres les défauts qui nous dérangent en nous. Nous avons aussi une habileté à identifier les qualités chez les autres qui correspondent aux nôtres. Nous croyons que chaque défaut est comme dans un processus de continuum avec la qualité qui y correspond et que notre cheminement entre les deux est le résultat de la gouverne de notre Ps dans le continuum global entre notre rétablissement et l'ivresse mentale.

Défauts :
individualiste, excessivement centré sur soi-même, mesquin, égoïste, lâche, impulsif, impatient, trop franc, jaloux, possessif, rancunier, inflexible, nerveux, tendu, indiscret, inconstant, superficiel, lunatique, susceptible, dépendant, orgueilleux, autoritaire, importun, intolérant, inquiet, pessimiste, sévérité matérialiste, influençable, obsessionnel, cachottier, entêté, hyper idéaliste, irréfléchi, incompréhensif, irresponsable, fataliste, avare, contrariant, insensible, naïf... Que cachent les défauts des autres ? Les nôtres ! Dieu se sert des autres pour nous en apprendre plus sur chacun de nous.

Qualités :
Gentil, loyal, digne de confiance, fidèle en amour, fidèle en amitié, compréhensif, énergique, courageux, entreprenant, enthousiaste, sûr de soi, dynamique, franc, patient, sérieux, chaleureux, serein, déterminé, adaptable, communicatif, rusé, affectueux, protecteur, prudent, intuitif, imaginatif, généreux, créatif, large d'esprit, tolérant, modeste, assidu, sens du pratique, analytique, diplomate, poli, facile à vivre, sociable, romantique, charmeur, séduisant, optimiste, honnête, discipliné, consciencieux, plein d'humour, amical, indépendant, original, inventif, compatissant... Que cachent les qualités des autres ? Les nôtres ! Et Dieu se sert aussi des autres pour nous en apprendre plus sur nos qualités. Et nous avons, bien sûr, les qualités de nos défauts.

Dieu se manifeste dans le changement, et rien ne nous oblige à vivre avec le handicap de nos défauts que si c'est Sa volonté, et même là, nous pouvons l'accueillir ainsi. Il nous présente tous les jours des étapes à suivre, qui conduisent à une vie spirituelle et à la liberté. Accueillons le changement, c'est-à-dire la libération des défauts qui gênent notre rétablissement. Accueillons aussi la paix intérieure, la capitulation, le calme après la tempête. Vive cette accalmie ou cette petite gêne avant la prochaine dépression... atmosphérique et ça sera bientôt, vive le printemps après cet avant-goût et redoux !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 08 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Certains membres des groupes d'entraide nous répètent souvent « On va t'aimer jusqu'à ce que tu apprennes à t'aimer toi-même. » jusqu'à ce que nous découvrions que nous sommes des personnes vraiment dignes d'être aimées, et que nous nous sentions alors sur la bonne voie.

Bonne journée internationale des femmes. Quelle belle occasion de dire aux femmes dans notre vie que nous les aimons. La journée internationale de la femme ou journée internationale des femmes) est célébrée le 8 mars et trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par l'Organisation des Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

C’est une journée de manifestations, de marches à travers le monde : l’occasion de revendiquer l'égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la situation des femmes, fêter les victoires et les avancées. À toutes les femmes dans notre vie, nous vous chérissons et nous vous aimons.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 07 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

La vie est difficile est une des premières phrases du livre Le chemin le moins fréquenté du Dr M. Scott Peck. L’enseignement du Bouddha commence par cette affirmation : « Tout est souffrance. » Tout est souffrance parce que la vie comporte certaines expériences, auxquelles personne ne peut se soustraire, qui entraînent une souffrance. En particulier quatre expériences de vie :

  • La naissance est souffrance parce qu’elle comporte l’expérience du rejet, l’archétype de tous les rejets, suivie par une adaptation difficile à un milieu perçu comme étranger ou étrange, voire parfois hostile et en même temps, perte du confort utérin total et des échanges intimes à travers le placenta.
  • La mort — La vie est souffrance parce qu’elle va se terminer par la mort. Il faudra alors abandonner ce corps auquel nous nous sommes identifié et renoncer au monde, aux désirs, aux attentes et plaisirs.
  • La maladie... est souffrance : tout ce qui se traduit par une diminution de soi, physique ou psychique.
  • La vieillesse est toujours, quelles que soient les conditions particulières, une expérience difficile dans la mesure où elle entraîne déjà un renoncement progressif à soi-même et au monde.

En nous rétablissant, nous apprenons à ralentir et à écouter notre Puissance supérieure qui se manifeste pour quelques-uns par une petite voix à l'intérieur de nous. Cette présence est toujours à nos côtés, puisqu'elle habite en chacun de nous à travers tous les moments de la vie même les plus difficiles. Chaque jour est porteur de secrets, d'expériences, d'épreuves nouvelles et d'apprentissages. Nous avons appris que la vie est difficile. Les souffrances nous ont forcé à connaître nos limites. Une des premières leçons que nous avons appris c'est que nous sommes responsables de notre propre bonheur pour aujourd'hui. Et plusieurs d'entre nous avons donc cherché infructueusement ce bonheur sous toutes ses formes. Heureusement, il y a cette petite voix qui nous accompagne partout dans l'expérience de la vie. Elle veille sur nous, tournant au ridicule ces situations difficiles et ces émotions désagréables, nous faisant retrouver cette joie de vivre. Elle nous amène au profond de nous-mêmes, nous invitant à prier et méditer, à prendre des reculs nécessaires quand nous sommes lancés dans des trajectoires toxiques ou d'ivresse mentale. Elle est parfois notre seule compagne, elle veille sur nous, nous nourrit... d'estime, de pardon, d'écoute et elle continue ainsi à nous guider dans notre cheminement.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 06 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

L’histoire est faite par les actions des hommes, ces actions qui naissent de leurs désirs, et ces désirs qui font qu’ils trouvent un intérêt à ce qu’ils entreprennent. Le rassemblement du désir dans un unique intérêt poursuivi sans relâche fait la passion. Ceux qui ont changé quelque chose sur cette terre ont dû mobiliser toute leur passion pour y parvenir. La passion met en œuvre toute l’énergie d’un homme et la projette vers un but qu’il veut accomplir, elle devient sa volonté déchaînée. Les héros de l'histoire comme Alexandre, César, Napoléon et Gândhî étaient des passionnés. Qui soutient notre intérêt, notre passion sinon notre Ps ? Nous pouvons dire que rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion, sans le soutien d'une force qui nous habite et qui nous dépasse.

Beaucoup de gens pensent que les comportements toxiques de dépendance et/ou codépendance s'arrêtent quand le dépendant arrête les abus de ses substances de choix ou met fin au cycle infernal de ses passions soit à la suite de son décès soit en se rétablissant. Nous croyons que c'est souvent le symptôme d'un problème beaucoup plus vaste. Il s'agit d'un système de croyances qui nous permet de rester malades. Il est utile d'identifier la manière dont notre pensée nous crée ces blocages à notre rétablissement. N'oublions pas que c'est notre Ps qui va faire ces changements dans chacun des domaines de notre vie. Et notre Ps passe par les gens et les événements pour nous amener à accomplir Sa volonté.

Nous dépendons les uns des autres pour nous rétablir. La construction de nouvelles relations et de nouvelles habitudes de partage est une étape importante pour retrouver notre chemin vers la sobriété. Le mode de vie des 12 Étapes, dont la transmission du message est l'un des aspects importants de ce programme nous encourage à découvrir une sagesse innée et à embrasser une forme de spiritualité qui nous permet de cheminer.

C'est en nous occupant de nous-mêmes que nous pouvons le mieux nous occuper des autres et trouver ce qu'il y a de bon en toutes choses. Les groupes d'entraide nous suggèrent aussi de redonner aux autres ce que nous avons reçu : notre rétablissement à l'aide du mode de vie. Et si ce rétablissement devenait notre nouvelle passion et si elle se manifestait dans notre implication dans le parrainage et les services et delà, notre bonheur. « Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. » ( Mahatma Gândhî ) Ensemble, nous pouvons accomplir ce que nous ne pouvons pas faire seuls.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 05 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Un slogan est une formule concise et frappante qui exprime une idée qu'une personne ou un organisme veut diffuser ou autour de laquelle il veut rassembler (fonctions respectives de recrutement, de reconnaissance ou de ralliement). Le mot slogan est d'origine celte, et signifiait littéralement : « cri de foule » comme le cri de guerre appartenant à un clan particulier. Le slogan est devenu aujourd'hui essentiellement un outil de communication en politique ou dans la publicité. Étant destiné à frapper les esprits avec un message court et répétitif, il est par nature réducteur et séducteur.

Les slogans sont des trucs faciles pour nous aider à passer à travers différentes situations. Ils sont présentés dans les diverses publications des groupes d'entraide. À mesure que nous avançons dans notre rétablissement, nous en découvrons leurs bienfaits. Ils nous viennent à l’esprit facilement et nous aident à traverser les événements de la vie souvent avec plus de douceur. Nous utilisons les slogans de la même façon que la Prière de la Sérénité souvent afin d'être guidés, sur le plan spirituel, pour affronter nos difficultés et relever les défis de la vie. Les slogans peuvent servir de thèmes aux réunions ; individuellement les membres y font appel dans les moments de tension ou juste pour méditer : Agir aisément — Par la grâce de Dieu — Faire semblant — Faire « comme si » — Restons simples — Gardons ça simple — Laisser faire et laisser faire Dieu — Un jour à la fois — Se hâter lentement — Vivre et laisser vivre — L'essentiel d'abord — Ne pas compliquer les choses — Ça commence par moi — Penser — Pensez, méditez, pensez — Écouter pour apprendre — Garder l'esprit ouvert — L'important d'abord — Est-ce si important ? — Lâcher prise et s'en remettre à Dieu — Nous pouvons... ENSEMBLE — Ensemble, nous pouvons y arriver — Ensemble, nous pouvons nous rétablir — Aujourd'hui seulement — Est-ce bon pour moi ? Il y a même un document qui circule qui décrit de faux slogans (environ 400) que nous entendons répéter par des membres qui les ont fait leur cri de foule personnel.

La pratique des Douze Étapes est la tâche de toute une vie. Notre Puissance supérieure, Dieu sait exactement ce dont nous avons besoin et nous l'a bien souvent déjà donné. Notre rôle consiste à « ne pas compliquer les choses » et à remercier Dieu pour son aide pour nous débarrasser du superflu — des déficiences — des défauts qui nous enchaînent. Envoyez-nous un court message concernant le slogan qui est votre thème personnel, votre cri de guerre de l'instant ou seulement lequel chante en vous présentement ? (centredelavie@videotron.ca)

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 04 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Le libre arbitre est pour plusieurs une notion fondamentale. Sans le libre arbitre, la bonne action et sa récompense, la faute et sa punition sont dépourvues de sens pour ces personnes. Pour plusieurs, Dieu laisse à l'homme toute liberté, même celle de s'opposer à la volonté divine, et d'en assumer la transgression. « Fermer les yeux devant le danger, c'est se donner en proie et renoncer à son libre arbitre. » ( Georges Meredith, Les Comédiens tragiques ) Ouvrir les yeux devant tout, faire confiance en notre Ps et être guidés par Lui. Pour plusieurs d'entre nous, Dieu est créateur de toute chose et maître de la Création. Transcendant le temps et l'espace, Il a connaissance de l'avenir comme du passé. Quel sens pouvons-nous donner à la responsabilité d'une action que Dieu a prévue ? Ce postulat nous semble conférer à la notion de libre arbitre un caractère dérisoire. Si un père demande à son fils de choisir entre une friandise et une punition, il sait pertinemment que son fils – s'il n'est pas un masochiste – préférera la friandise. Or le père, bien que connaissant parfaitement la réaction de son fils, n'a influencé son choix en aucune manière. S'il a su prévoir sa décision, c'est parce que, sur ce point, la nature de son enfant est une évidence pour lui. Parce que Dieu est notre créateur, Il connaît les moindres recoins de notre personnalité et Il peut donc influer sur chacun de nos choix. Maître de nos existences, Dieu tel que nous Le concevons connaît tous les détails de notre être parce qu'Il en est l'artisan. De ce fait, sa connaissance des recoins de notre personnalité n'est pas fortuite : elle traduit notre dépendance par rapport à Sa toute-puissance.

Au niveau de Dieu Lui-même, aucune des notions de temps, d'espace, de cause, d'effet et de potentiel ou de réalisation ne semble avoir de consistance. Cependant pour plusieurs d'entre nous et bien qu'échappant à toute définition, Dieu est cause première de tout effet potentiel ou réalisé. Mais, si toute existence dépend de Lui, Lui ne dépend d'aucune autre existence. De ce fait, Son essence est le lieu de toute action de l'homme, possible ou effective. Le choix de la réalisation d'un potentiel que suppose le libre arbitre est alors vide de sens, car, pour Dieu, il n'y a aucune différence entre le potentiel et le réalisé. Dieu est tout en même temps. Pour nous, Dieu est aussi tout amour.

En nous rétablissant, nous obtenons des réponses avant même que notre cœur sache qu'il a une question. Tout autour de nous, la vie est en évolution ; les Douze Étapes en sont la clé. Les Douze Étapes sont la clé d'un cheminement que nous appelons « la vie ». À force de mettre en pratique ces Étapes, elles finissent par faire partie de nous... et nous en venons à faire partie de la vie qui nous entoure.

Fêtes des grands-mères
C'est une occasion de plus de témoigner à nos mamies notre amour, notre reconnaissance. Cette fête à l'origine commerciale a trouvé sa place dans notre calendrier. La grand-mère est cette personne aimante, bienveillante, souriante et accueillante dont le nom est scandée par ses petits-enfants et nos deux petites filles depuis quelques jours l'ont fait pour Denise : Mamie ! Mamie ! Mamie !

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 03 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

Pour connaître la volonté de Dieu dans une situation donnée, il suffit premièrement de nous assurer que ce que nous demandons ou ce que nous considérons faire chante bien dans notre cœur. Deuxièmement, il suffit de nous assurer que ce que nous demandons ou ce que nous considérons honore et glorifie Dieu et aussi nous aide à grandir spirituellement. Dieu ne nous donne pas toujours ce nous demandons — alors ce n'est probablement pas la volonté de Dieu que nous ayons ce que nous demandons. Ou peut-être que nous avons simplement besoin d'attendre un peu plus longtemps. Connaître la volonté de Dieu est parfois difficile et c'est toujours simple quand nous voyons le lendemain que tout ce qui s'accomplit dans notre vie l'a été conforme à la volonté de Dieu.

Notre Ps nous donne rarement à l'avance ce genre d’information directe et spécifique. Il nous permet de faire des choix quant à toutes ces choses. La seule décision que Dieu ne veut pas que nous prenions est la décision de résister à Sa volonté. Dieu veut que nous fassions les choix qui sont en accord avec Sa volonté. Alors comment savons-nous quelle est la volonté de Dieu en ce qui nous concerne ? Comme nous marchons dans les traces de ce Dieu d'amour tel que nous Le concevons et désirons vraiment Sa volonté dans notre vie, Dieu place Ses désirs dans notre cœur. « La réponse c'est Dieu alors c'est quoi la question ? » La réponse est de vouloir la volonté de Dieu, de prendre des décisions et de suivre notre cœur.

Pour une question donnée, nous pouvons chercher d’abord à mettre notre cœur dans une disposition d'amour, de beauté, de bonté et de paix. Quelquefois la volonté divine s'exprime comme une sensation, un sentiment, un ressentiment ou une simple impression (yeark ou yum-yum). Nous cherchons encore trop souvent la volonté de Dieu dans de grandes illusions, de fausses croyances ou dans de vains apprentissages. Dieu se sert de ces détours pour notre croissance. Nous en venons à les considérer comme des circonstances providentielles.

Dans nos prières, nous demandons à Dieu de nous révéler personnellement Sa volonté. Et pourquoi se limiter à nous, puisque nous sommes tous des enfants de ce Dieu d'amour ? Ainsi, en méditant et en priant Dieu, tel que chacun de nous Le conçoit, nous en arrivons à prendre des décisions le plus souvent avisées au mieux de nos capacités et de nos connaissances. Notre esprit est en paix et continue à l’être. Et nous mettons en action ce que nous avons décidé sous la gouverne de la grâce de Dieu : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers ». (Proverbes 3 :5-6) et « Je suis la Lumière qui illumine tout homme. Je suis le Tout. Le Tout est sorti de moi et le Tout est parvenu à moi. Fendez du bois, je suis là. Soulevez une pierre, vous me trouverez là. » (Évangile apocryphe de Thomas, 77)

Notre volonté est conforme à celle de Dieu, c'est en fait ce qui nous rend la raison. En quoi seraient-elles différentes ou séparées, si c'est Lui, le maître de notre destinée ? De la reconnaissance de Sa gouverne et guidance, nous vient l'abstinence, la paix d'esprit et la libération de l'obsession. Notre priorité n'est pas de savoir mordicus ce que Dieu veut que nous fassions, car il aplanit notre route et nous libère pour que nous puissions vivre énergiquement, dans la maturité et dans l'amour.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 02 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

L'amour inconditionnel a un caractère irréaliste et absolu. Il est quasi impossible d'y ajouter quelques nuances que ce soit. Il se distingue de nos autres amours par la façon dont nous attendons une satisfaction. Dans le grand amour par exemple, nous voyons l'autre comme un être tout-puissant qui peut facilement nous rendre totalement heureux. Dans l'amour inconditionnel, ce sont nos attentes qui sont réduites à l'extrême, au point de presque disparaître. Tout le monde s'aperçoit qu'un tel est « un vrai bon homme», qu'une telle est « une vraie bonne femme ». Il ou elle est toujours prêt/e à rendre service ou à encourager ceux et celles qui en ont besoin. Il suffit d'être « mal pris » pour trouver chez lui une oreille attentive et une épaule accueillante. Et il ou elle ne manque pas de personnes dans son entourage pour manifester combien sa générosité est grande.

Qui fait que notre cœur soit réceptif à l’amour de Dieu tel que nous Le concevons ? Notre Ps nous enseigne le chemin vers le rétablissement. C’est un chemin exigeant, parfaitement balisé. Aujourd’hui, notre Ps nous invite à répondre à Son amour et à Sa générosité et à manifester Sa présence en nous en abandonnant toute médiocrité dans nos vies et en la remplaçant par le don total de nous-même, sans conditions.

Qui fait que notre cœur rebelle soit rejoint par l’amour de Dieu ? Les paroles ou murmures de notre Ps nous invite à vivre des changements et des miracles, à renoncer à tout pour suivre ce programme de rétablissement des Douze Étapes, à nous réconcilier avec notre voisin ou notre frère afin de les approcher comme fils de Dieu avec un cœur pur et vivre ainsi un amour sans conditions. Ouvrons notre cœur à ce qu'Il nous demande aujourd’hui. Notre Ps peut nous enlever toute révolte, colère ou rage, que plusieurs voient comme le fruit de notre orgueil, et remercions-Le de nous accorder la force de nous réconcilier avec les personnes qui entretiennent ou génèrent ces ressentiments et de remplacer tout ça par de l'amour.

« L'amour est une qualité d'être, une lumière brillante, calme, confort et tous ceux qui entrent dans sa sphère d'influence sont exaltés.» (trad. libre Sayana Roman, Soul Love). L'amour inconditionnel est serein. Notre âme, notre corps et notre esprit aiment sans avoir besoin de recevoir quelque chose en retour. L'amour ne se mesure pas au mérite. Notre âme nous offre l'amour sans avoir besoin de reconnaissance, de louange ou de récompense pour son amour. L'amour véritable ne « va » « et » ne « vient » pas ( « entre tes reins » comme l'a chanté S. Gainsbourg ), qu'à la suite des actions et réactions des autres. Notre âme, notre corps et notre esprit sèment l'amour chez les autres souvent sans nous soucier comment les autres l'utilisent, ou même l'altèrent.

Ainsi, comme nous sommes tous des être spirituels en terre d'expérience humaine, nous pouvons tous profiter de la sérénité qui survient en méditant et en vivant l'amour inconditionnellement. Si telle est la volonté de notre Être suprême, vivons-le, en reflétant tout simplement un amour inconditionnel à au moins deux personnes aujourd'hui. Il suffit d'y penser, de le dire, de le montrer, de le vivre. Commençons par nous-même et de une ! Observons les changements qui se produisent en nous et ceux et celles qui nous entourent. Chaque jour, nous pouvons inclure de plus en plus de personnes dans ce cercle d'amour et de prière. La prière parle le langage de l'amour et de la gratitude. La gratitude est l'amour envers notre Ps. Le cœur rempli d'amour et de vie est un cœur qui prie, médite et remercie et un cœur qui prie, médite et remercie se remplit d'amour et de vie.

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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Pensées 01 mars 2012

Bonjour à toutes et à tous

« La folie nous suit dans tous les temps de la vie ; si quelqu'un paraît sage, c'est seulement parce que ses folies sont proportionnées à son âge et à sa fortune. » ( La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales ) Les humoristes nous présentent un cocktail de leurs ( un reflet des nôtres ) névroses, angoisses et troubles obsessifs. Certains semblent avoir pas mal de petits hamsters qui spinnent dans leur cerveaux ou du moins dans ceux et celles qui sont les auteurs de leurs monologues. Cet état d'esprit loufoque nous décrit comment de façon parfois déséquilibrée notre monde tourne, et comme dans plusieurs meetings de groupes d'entraide en y entendant des témoignages qui rient de déboires du passé, nous y apprenons comment nous moquer dans nos douces folies.

DOUCE FOLIE de Claire Vézina, musicienne-chanteuse
Une autre journée qui s'achève
Le rideau tombe une brume se lève
Seule à revenir sur mes bras
La tête pleine de rêves
Seule dans la nuit
Lorsque tout s'engourdit

Douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie

Je marcherai jusqu'au matin
Guettant ton retour
Seule je me croise les doigts
Regardant la lune
Et c'est à toi que je pense

Douce douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Rire pour un rien
Jusqu'à demain
Peu importe le jour
Même si le temps
Le temps court

Douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie

Dans chaque individu peut se cacher un étourdi, un cinglé, un « kapoté », un joyeux loufoque, un maboule à ses heures, et quelquefois plus d'un. Il y a la douce folie qui favorise la vie en écartant le voile sombre que posent sur elle la crainte de la mort, les maladies, les accidents, le deuil, les amitiés trahies et la démence débilitante qui plonge le déraisonnable dans l’inhumanité ou le délire. Même si la société passe souvent l’éponge sur celui qui déraille ou celle perd quelque fois la boussole, elle ne nourrit aucune indulgence envers les fous respectés, les fous à lier qui nous trompent, ceux et celles que nous croyons sains et ceux qui, parfois, nous gouvernent. En effet, le délire œuvre partout et surtout chez ceux et celles qui croient mener leur propre barque et qu'il n'y a pas de trou dedans.

S'il est aujourd'hui impossible de nous départir de nos défauts très profondément enracinés, nous pouvons accepter cette réalité pour aujourd'hui. Demain, c'est demain, et il y a tout lieu de croire que tout est possible pour une Puissance supérieure. N'avons-nous pas reçu en cadeau de Dieu des choses que nous croyions impossibles ? Nous pouvons désormais passer cette journée dans l'abstinence et la liberté grâce à notre Ps qui tient la barre. « Le résultat de la suprême cour Fut de condamner la Folie (qui d'un coup avait rendu aveugle l'Amour) à servir de guide à l'Amour. » ( La Fontaine, Fables )

Merci la Vie !!!
Denise et Gilles

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