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Outils de référence pour les proches de l'alcoolique et/ou du toxicomane

Pensées 28 novembre 2011

Bonjour à toutes et à tous

La vie est un perpétuel changement et nous demande de nous adapter constamment à des situations nouvelles. Notre adaptation aux changements est souvent possible même en présence d'une insécurité profonde ou d'un climat de crainte. « Il n'existe rien d'immuable excepté le changement. » ( Bouddha ) Bouddha rappelait à ses moines de remettre en question même ses propres enseignements. L’évolution perpétuelle de chacun nous amène souvent à devoir abandonner les méthodes, techniques et maîtres qui nous ont servi jusque là, et aussi les croyances qu'ils portent ou que nous portons.

Dans nos relations interpersonnelles, nous pouvons tenter de voir l’autre, si ce n’est d’un œil neuf à chaque fois, du moins comme un être en perpétuelle évolution, et lui donner à chaque rencontre le bénéfice d'une certaine évolution, même si elle est imperceptible. À un niveau plus global, l’humanité évolue en permanence, et la conscience du monde est à chaque instant renouvelée. Aussi, nous croyons que nous devons garder le changement comme perpétuel à notre esprit, afin de savoir nous y adapter en permanence au présent. C’est peut être aussi ce que veulent nous dire les vieux membres et les sages lorsqu’ils nous invitent à vivre l’instant présent. Le chemin intérieur n'est en aucun cas tout tracé, il consiste d'avantage à surfer sur les vagues que la vie nous offre, en nous adaptant à chaque instant aux nouvelles circonstances.

Plus nous retrouvons de la confiance en la vie, en notre Ps, plus nous en venons à croire que notre Puissance supérieure prend soin de nous en toutes circonstances. Toutes les fois qu'une situation nouvelle se produit dans notre vie, qu'il y a un déséquilibre momentané, nous recherchons la paix et la confiance plutôt que l'insécurité et l'angoisse. Le changement est essentiel à la vie et aller dans ce même sens revient à accepter que nous participons d'abord en nous soumettant au déséquilibre et ainsi au grand mouvement de la vie.

La vie est en perpétuel changement. À mesure que tranquillement nous cheminons, nous prenons conscience que les gens qui nous ont blessés et bien souvent qui nous ont aussi aimés à leur façon dans notre enfance faisaient du mieux qu'ils pouvaient avec ce qui leur avait été donné. Tout en cheminant, nous rencontrons aujourd'hui des gens qui nous blessent, bien souvent qui nous aiment et qui ravivent les blessures d'antan. En mettant en pratique le mode de vie, toutes ces émotions et ces souvenirs pénibles s'apaisent doucement. Notre cheminement est guidé dans une direction par la grâce et la gouverne de notre Ps et c'est cette force qui nous rend prêts à changer et à prendre certaines mesures.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

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Pensées 17 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Merci mon Dieu de nous offrir constamment Ton épaule pour nous y appuyer. Tu es présent à travers tous les membres des groupes d'entraide qui nous offrent écoute, amour et compassion. Tu es tout aussi présent chez les personnes souffrantes qui nous côtoient, dont quelques-unes sont en ivresse mentale et qui sont déjà sur la pente abrupte de la rechute.

L'ivresse mentale, en anglais, est ce phénomène décrit par les expressions : « dry drunk » (ivresse sèche) et « white knuckling » (jointures blanches, phénomène qui se produit quand nous gardons les poings serrés comme lorsque nous désirons résister à une rechute ou un écart à notre abstinence). Ces expressions proviennent autant des centres de traitement aux États-Unis ainsi que du mouvement des Alcooliques Anonymes. Le terme de syndrome d'ivresse mentale est utilisé chez les personnes ayant un problème de dépendance et qui sont en voie de rétablissement. Il consiste en une substitution de la substance psychotrope par une pensée obsessionnelle ou un comportement quasi maniaque. La personne se détache ainsi de ses affects par des comportements de recherche de plaisir ( qu'elle n'atteint pas ) et surtout de fuite.

Les principales différences entre un comportement d¹ivresse mentale et un comportement sain, sont : l¹excès, l¹impulsivité, la compulsivité, l'humeur changeante, l'obsession, un ennui chronique, une nostalgie récurrente, une pensée rigide, une grandiosité dans les agissements et dans la perception de soi ( retour de l'égocentrisme, l'égotisme et de l'égoïsme ), une forte tendance à la rationalisation de même qu'une préoccupation constante à fuir la réalité.

Cette fuite de la réalité peut se refléter dans de nombreux comportements :

  • L¹excès de travail ( les workaholics, les excès de ménage ou de frottage, le dévouement ou le bénévolat excessif )
  • La sexualité compulsive ( masturbation compulsive, pornographie, donjuanisme )
  • La nourriture ( crises de boulimie, consommation effrénée de sucreries )
  • La spiritualité ( éloignement de la réalité à travers l¹ésotérisme, les sectes, les phénomènes paranormaux )
  • L¹argent (jeu compulsif, achats compulsifs)
  • L'entraînement sportif ou musculaire excessif
  • Idées obsessionnelles comme la recherche permanente d'un état de crise

Certains signes physiques peuvent aussi indiquer une ivresse mentale :

  • Fatigue anormale
  • Insomnie
  • Transpiration excessive
  • Raideurs musculaires
  • Yeux rouges ou plaques rouges sur le corps

L¹ivresse mentale indique que la personne n¹est pas en mesure de faire face à la réalité de façon saine et constructive. Elle est un signe avant-coureur de récidive pour ceux et celles qui n'ont pas connu de bonnes périodes d'abstinence, de rechute pour une personne au prise avec des problèmes de dépendance et qui a vécu de beaux moments de paix et de sérénité dans la sobriété. Curieusement, la recherche démontre que les codépendants peuvent autant sinon plus souffrir d'ivresse mentale et étonnamment, leurs symptômes d'ivresse mentale sont les mêmes.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

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Pensées 16 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Ça semble évident : nous sommes impuissants à changer les circonstances de notre vie.

Présentement nous utilisons notre temps à faire quelque chose de bon pour nous. Quand nous nous traitons avec amour et tendresse, nous sommes en mesure de faire face aux défis que la vie apporte. « Sans la tendresse L'amour ne serait rien. » ( Marie Laforêt, paroles de sa chanson La tendresse )

Le désir d'amour et de tendresse émane d'un besoin vital et est ancré dans le c¦ur de tous et chacun. Même si notre culture le valorise particulièrement ces temps-ci, il correspond incontestablement à un trait de tout être humain. Les jeunes le cultivent de plus en plus tôt. Sur les bancs ou dans les sentiers d'un parc, les amoureux jeunes et vieux se regardent toujours avec attendrissement.

« Tendresse » vient de tendre. L'adjectif dit la merveille qui advient lorsque le c¦ur de l'homme et de la femme, de dur qu'il semblait être, devient sensible, vulnérable. Le c¦ur de pierre ne peut cesser d'être un c¦ur de chair. Chair et tendresse ont cela de commun : la vulnérabilité. Dans la tendresse, deux êtres humains entrent en résonance et se reconnaissent comme vulnérables.

« Qu'est-ce donc que toute notre tendresse ? Rien. ‹ qu'une petite vague qui racle sur la terre et s'en retourne à la haute mer. » ( Léon-Paul Fargue, Poèmes ) La tendresse aussi se vit dans la proximité, le rapprochement. L'autre personne devient proche, sensiblement et réellement, fragile et forte à la fois, porteuse de la palpitation impressionnante de la vie. Un pont est jeté au-dessus de l'abîme qui semblait les séparer. Sans se confondre alors, l'amour et la tendresse s'entretiennent mutuellement. L'être chair devient cher ou chère en même temps.

Tout cela arrive comme une grâce, comme un cadeau, habituellement dans la gratuité. La tendresse est beaucoup moins limpide lorsqu'elle est recherchée. L'expression de tendresse envers une autre personne est presque toujours une quête de tendresse envers soi. Elle est quête de reconnaissance, de confirmation de sa valeur, d'une plus grande estime de soi, d'une plus grande sécurité sur le plan affectif. « L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. » ( Jean Vanier )

Aujourd'hui nous avons l'occasion de nous sentir bien. Notre Puissance supérieure prend soin de nous. Aujourd'hui nous la remercions pour tout, pour l'état de notre esprit, de notre corps, de notre c¦ur et de notre âme. Une partie de notre rétablissement consiste à respecter nos besoins, à cesser de lutter, à se détendre et à dire merci pour tout cet amour et cette tendresse.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

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Pensées 15 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs d'entre nous associent la prière et la méditation à des moyens d'obtenir un pardon, une réponse, la réalisation d'un v¦u, un signe qui émanerait de l'énergie divine. Peu importe la sincérité de notre geste ou de notre c¦ur, ce sont des expériences spirituelles. Plusieurs d'entre nous croient en différentes prières (prières ou demandes d'action de grâce ou une simple communication avec notre Être suprême). Pour certains la prière et la méditation ne ne constituent finalement qu'une pensée ou qu'un acte magique. Pour d'autres, ce sont une série d'exercices pour progresser, pour entreprendre un parcours ésotérique, alchimique même, pour subir une transformation intérieure. Nous pouvons nous abandonner à cette énergie divine qui nous habite, qui dépasse tout entendement. Tous, nous y avons accès, sans autre distinction ou restriction que la bonne volonté de poursuivre notre cheminement pas-à-pas, avec notre Puissance supérieure pour guide.

Nous avons répété souvent que la différence entre la prière et la méditation c'est que pendant la prière, nous demandons à Dieu quelque chose, et pendant la méditation, Dieu nous parle. Quand nous prions, il est quasi impossible de prier de manière désintéressée. La confiance que nous avons en notre Ps fait que tout ce qui se passe ou nous arrive nous sommes guidés par Dieu tel que nous Le concevons dans notre rétablissement. Il semble quelques fois totalement inutile de prier pour quelque chose pour soi-même ou pour les autres. Par exemple, une personne peut prier Dieu d'être relevée de sa propre souffrance, alors qu'une autre peut voir sa propre souffrance comme un don de Dieu pour réaliser quelque dessein divin. Et qui suis-je pour prier Dieu de soulager les autres de leurs souffrances ? Nous ne connaissons pas les intentions de Dieu. Et si ce qui se passe était Sa volonté ? Qui suis-je pour dire que Sa gouverne n'a pas de sens ?

La méditation est plus souvent vide de désirs égoïstes, d'attentes limitées. Nous sommes comblés sans limite avec la gouverne de Dieu, d'inspiration, de lumière et d'amour. Nous pouvons nous asseoir tranquillement dans un lieu plus ou moins sacré, nous détendre et nous centrer. Nous pouvons demeurer silencieux, détachés, sans commentaires, ni jugements. Comme c'est souvent le cas, il y a des moments où ça ne marche pas et au lieu de nous chicaner nous-même, nous pouvons nous reprendre à un autre moment.

La méditation et la prière sont des habitudes pour nous, des moyens de nous libérer de nos défauts paralysants et de garder le contact avec notre Être suprême. Au cours de la journée, nous pouvons souvent penser ou agir avec une certaine spontanéité, en acceptant la vie pour ainsi dire sans réserve, malgré les pépins que parfois nous rencontrons. Nous arrivons presque à dire merci pour tout, tout le temps.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

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Pensées 14 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

« ...du plus profond de la nuit noire, on peut voir l'aube se lever. » ( Jean Ferrat ) Souffrir de solitude n¹est pas une simple image ! Dans la revue Science, oct. 2003, des chercheurs californiens ont démontré que le fait d¹être rejeté d¹un groupe peut faire aussi mal qu¹une véritable douleur physique. Pour montrer cette relation, ils ont placé des étudiants dans un appareil d¹Imagerie par Résonance Magnétique. Puis ils leur ont fait croire qu¹ils jouaient à un jeu en réseau avec d¹autres personnes. Lorsque l¹étudiant cobaye se faisait exclure par les autres joueurs, les scientifiques ont constaté que la zone du cerveau qui s¹activait est la même que lorsque nous éprouvons une douleur physique. Selon eux, la souffrance provoquée par le rejet est ainsi aussi forte que celle d¹une réelle sensation physique. Pour les chercheurs, toute forme d¹exclusion sociale serait ainsi très douloureuse : divorce, pose d¹un lapin à un rendez-vous, etc. L¹homme serait donc programmé pour vivre en communauté, sous peine de souffrir énormément.

Nous pouvons réagir à la solitude et à l¹ennui. Nous pouvons apprendre à accepter notre sort et facilement trouver notre petit bonheur. Nous pouvons nous rappeler que, lorsque nous donnons aux autres, nous oublions la solitude et l¹ennui que nous ressentions. Nous oublier pour penser aux autres est un excellent moyen de nous sentir bien avec nous-même sauf pour les codépendants qui s'en servent pour fuir, pour se fuir.

Voici une liste de suggestions pour réagir à la solitude et à l¹ennui : 1. Faire une liste de nos amis et de nos connaissances. Revoir une de ces personnes ou communiquer avec quelques-uns d'entre eux est un excellent moyen de nous désennuyer. 2. Sortir de la maison, sortir de notre petit milieu douillet. Parler aux gens dans un Tim Horton par exemple, nous intéresser aux petites banalités de la vie. 3. Identifier les causes de notre ennui, de notre solitude. « Depuis quand est-ce que nous nous ennuyons ? Y a-t-il eu un événement déclencheur ? Avons-nous délaissé quelqu'un qui nous était précieux ? Avons-nous délaissé quelque chose qui nous tenait à c¦ur ? » 4. Identifier nos intérêts et passer à l¹action. Un conférencier bien connu répète souvent peut-être parce qu'il a lui-même besoin de l'entendre : « Embarque, bouge, crée, produis, invente, visite des gens, fais du bénévolat, mais, pour l¹amour du ciel, bouge ! » 5. Apprendre à nous donner du temps. Beaucoup de gens s¹ennuient parce que la routine les conduit dans le même cul-de-sac. Ou alors, nous sommes tellement épris de notre carrière que nous délaissons notre propre famille et nos amis. Nous pouvons gérer notre temps afin de nous permettre des loisirs et une vie équilibrée. 6. Faire la part des choses et séparer les vrais amis des connaissances. Les amis sincères sont rares et nous pouvons les compter sur les doigts d¹une main. 7. Il est normal de s¹ennuyer de temps à autre. Il est bon de nous retrouver en tête-à-tête avec nous-même ; il suffit de l¹accepter et de ne pas nous en faire outre mesure. Profitons-en pour aller au cinéma, pour faire du sport, pour visiter des amis, bref, pour faire ce qui nous plaît ou même pour ne rien faire. 8. Ne pas faire exprès de cultiver l¹ennui ou la solitude. Évitons donc, dans ces moments-là, d¹écouter de la musique triste, rétro, western, de nous entourer de photos ou d¹objets qui nous rappellent de mauvais souvenirs, ou de fréquenter des endroits où nous ne connaissons personne. La présence d¹un petit animal ‹ comme un chat ou un chien ‹ dans notre vie de tous les jours peut aussi égayer notre quotidien. Un petit animal ne demande qu¹à aimer et être aimé en retour.

Nous ennuyer et être seul, c¹est normal, ça arrive à tous et chacun. Nous pouvons mener une vie équilibrée, active et sobre... pas du tout ennuyeuse ! Pour aujourd'hui, nous sommes reconnaissants des amitiés que notre Puissance supérieure nous a données dans les groupes d'entraide et les services. Grâce à elles, nous ne souffrons plus de solitude. Pour aujourd'hui seulement, nous cheminons sur la route du rétablissement et que dire de plus, c'est exactement là que nous voulons être.

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

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Pensées 13 octobre 2010

Bonjour à toutes et à tous

Quand nous nous retrouvons envahis par une impression de stagnation et de confusion, nous pouvons prendre du recul, revenir en arrière à l'Étape précédente, nous accorder le temps de réfléchir et nous en remettre une force, une Ps qui connaît véritablement l'objectif d'ensemble.

Si nous pouvons faire quelque chose, agissons. Si nous ne pouvons rien, vivons simplement l'instant présent, sans regret ni recherche de crise, de chaos ou de catastrophe imminente.

La plupart de nos craintes ne se réalisent jamais. Nous avons le droit et le devoir de profiter de chaque instant de bonheur sans le gâcher par nos inquiétudes et nos préoccupations. Le présent nous appartient. Vivons chaque moment qui passe pour ce qu'il est et non pour ce qu'il aurait pu être... ou ce qu'il sera. « Il n'y a personne qui soit née sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. » (un vieux moine bouddhiste, un des Dalaï Lama)

Grâce au mode de vie des groupes d'entraide, notre attitude face à la vie s'est profondément modifiée. Ce mode de vie nous ouvre quotidiennement de nombreuses perspectives grâce à notre Puissance supérieure ; grâce à elle, nous avons la solution à presque toutes les questions et à quasi tous les besoins que nous pouvons avoir, nous allons d'un pas léger et nous nous aimons. Notre Pas semble toutefois laisser quelques questions et besoins en suspens, sans réponses ou non satisfaits. Nous pouvons malgré tout apprendre à être bons et tolérants envers nous-mêmes. Merci mon Dieu tel que nous Le concevons pour une belle journée d'attitudes de gratitude et d'actions de grâce !

Merci la Vie !!! Denise et Gilles

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Lionel,

Nous sommes tous réunis pour te dire au revoir. Tous, Christian et moi, bien sûr, mais aussi Sandrine la compagne de tes jeux d’enfance, ta complice, ta presque sœur, ta tante et ton oncle, tes cousines, nos amis.

Quand Cricri, ma sœur, a appris la nouvelle de ton départ, elle n’en a pas été étonnée. Elle et moi, nous savions, alors que rien ne nous permettait d’avoir cette certitude, nous savions que la date approchait. Elle m’a dit : « Lionel, 16 ans de grand bonheur et 25 ans de galère ! Et aujourd’hui, la paix » C’est ainsi en effet que je vois ton existence.

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Alcoolisme et troubles de la personnalité borderline et antisociale

Ce texte a été publié dans PsychoMédia le 26 octobre 2007. Il m'a été envoyé par un ami qui souffre de personnalité limite et d'alcoolisme. Il a suivi les traitements en externe et poursuit son rétablissement dans Alcooliques anonymes et un groupe d'entraide pour personnes atteintes de personnalité limite. Ce texte est tiré d'un article de la revue Alcoholism : Clinical & Experimental Research, November 2007. cet article traite des recherches de Gabriel Rubio, de l'Université Complutense (Madrid, Espagne) sur des alcooliques ayant des troubles psychiatriques qui incluent une impulsivité pathologique. Ce qui est le plus étonnant c'est le nombre élevé d'alcooliques qui présentent un trouble de la personnalité. Gilles Vinet


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Enfance et adolescence du toxicomane

Certains événements survenus dans l'enfance ou l'adolescence favorisent parfois la toxicomanie: - la consommation excessive de tabac, d'alcool ou de médicaments par les parents:

- l'interrogation ou la découverte par l'adolescent d'une filiation dissimulée par les parents;

- la perte d'un frère ou d'une sœur; l'enfant vivant est considéré non comme un individu à part entière mais comme un substitut de l'enfant mort; - le père est absent ou ne représente pas la loi; il ne donne pas à l'enfant limites, interdits, valeurs et espoirs; - le père est supposé ne pas faire jouir la mère.

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La personnalité du toxicomane

Pour s'installer, la toxicomanie ne suppose pas obligatoirement une structure mentale pathologique. Cependant. certains individus sont prédisposés par leur physiologie, leur psychologie et leur histoire, et deviennent toxicomanes s'ils rencontrent le produit. Il s'agit souvent d'individus immatures ou hypersensibles, anxieux et/ou dépressifs. Le toxique insensibilise, colmate l'angoisse et protège de la dépression.

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