lundi 19 novembre 2018

Pensées 19 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

« La chose la plus importante en communication, c'est d'entendre ce qui n'est pas dit. » ( Peter Drucker ) Le dialogue donne accès aux autres et à l’apprentissage. Dès son plus jeune âge, le langage verbal et le non-verbal sont transmis à l’enfant dans l’univers familial. C’est grâce à eux que l’enfant apprend à construire des relations, à parler avec ses pairs et avec les adultes, à résoudre les conflits. Le langage s’apprend et nécessite d’être exercé. Les jeunes enfants apprécient les activités qui mettent en jeu le langage : essayer différents sons, associer des syllabes pour créer des mots amusants, tester la signification des mots ou recourir parfois à des « gros mots » afin d’observer leur effet sur les adultes. Enfin, le langage est un instrument qui nous permet, à nous parents, d’accompagner et de guider nos enfants. Ainsi ils apprennent à écouter, à obéir, à s’exprimer et à dire « Je t'aime ! ». La parole permet d’établir des règles de vie commune. Ce qui est dit doit être écouté, compris et respecté.

 Si les comportements humains s'expliquaient surtout par la logique, comment pourrait-il y avoir encore des dépendants et des codépendants, des excessifs et des obsédés de toute sorte ? Ni la raison ni la pensée positive ne peuvent venir à bout de nos problèmes émotifs. Et Dieu sait que plusieurs ont essayé et s'essayent encore aujourd'hui. La logique ne sert à rien lorsqu’il s'agit des craintes de toute sorte qui n'ont apparemment aucun fondement dans la réalité. Nous ressentons ce que nous ressentons, non pas ce que notre tête nous dit que nous devrions ressentir. Notre obstination à essayer de maîtriser nos émotions par la raison conduit à l'échec, à la frustration et à chercher à les anesthésier, à les geler avec quelques substances ou comportements destructeurs et toxiques.

« Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. » ( Marcel Proust ) Le langage du cœur est un outil de communication précieux que nous transmettons aussi à nos enfants. Notre langage du cœur vient d'abord de notre Puissance supérieure. Elle nous a appris et nous apprend encore chaque jour ce que nous sommes, ce que la vie signifie, que nous sommes d'origine divine, que notre destin est fixé dans un plan divin et qu'il existe un amour infini en nous et en chacun d'entre nous. Le langage du cœur ne ment jamais, ne trompe jamais. Le langage du cœur se reconnaît partout quelque soit la langue du communicateur, quelque soit son lieu d'origine. Le langage du cœur n'a pas de frontières. La sincérité des paroles, des gestes ou d'un regard s'y retrouvent toujours dans ce langage qui dépasse les limites du visible, de la raison et de la logique. 

La prière et la méditation ne sont pas logiques et pourtant elles sont efficaces. Là où l'intelligence rationnelle et la pensée scientifique échouent, nous mettons notre foi en une source d'aide qui échappe à notre intellect. Et curieusement, nous recevons tout ce dont nous avons besoin. Dans les groupes d'entraide, nous apprenons à prêter attention au langage du cœur, à ce qui est dit et aussi à ce qui n'est pas dit. « Que ce soit de modem à modem ou face à face, les AA parlent le langage du cœur dans toute sa puissance et sa simplicité. » ( Les Alcooliques Anonymes, avant-propos de la quatrième édition, page xxiv )

Merci la Vie !!!

Gilles

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dimanche 18 novembre 2018

Pensées 18 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Le rire peut être provoqué par les chatouilles, une blague, une histoire drôle ou de l'humour venant d'une autre personne, le stress, la nervosité, l'inconfort, le rire d'autres personnes et le gaz hilarant. Très peu de choses sont connues sur le fonctionnement du rire dans le cerveau. Nous pouvons dire qu’il a des points communs avec le bâillement qui se produit lorsque l’organisme a besoin d’oxygène. C’est comme si le cerveau avait besoin d’un exutoire. Le rire est involontaire — c’est difficile de rire vraiment sur commande, ça se fait, ça s’apprend en rigolothérapie ou en yoga du rire. Le rire est contagieux : il y a de ces boîtes à rire qui se déclenchent parfois n’importe où en provoquant une hilarité générale. Le rire n’est pas un phénomène lié au langage, puisque le bébé humain rit bien avant de savoir parler. Si un parent fait « coucou » en se cachant derrière ou sous une serviette ou un cadre de porte, l'enfant s'éclate d'un rire franc. Contrairement à ce que nous pouvons penser, le rire n’est pas toujours une réaction à un mot d’esprit. Il peut même être déclenché par des choses tragiques, des phrases anodines ou des attitudes équivoques. Au salon funéraire à la suite de la mort de ma mère, mon frère m'a fait éclater d'un rire intense en commentant le boa noir que portait dignement une tante à nous. La tension était telle que ç’a déclenché un rire qui nous a permis une relâche saine. Dans ce temps-là, la culpabilité nous avait envahi comme si nous devions garder un certain décorum.

« Nous croyons donc que le rire et la gaieté peuvent être d'une grande utilité. Les gens de l'extérieur sont parfois scandalisés lorsque nous pouffons de rire au souvenir d'une expérience passée, en apparence tragique. » ( Les Alcooliques Anonymes, chapitre 9, La famille et le rétablissement, page 150 ) Rire sans raison, c'est affirmer la joie comme notre état naturel : nul besoin d'attendre une blague pour rire. C'est aussi apprendre à trouver notre bien-être à l'intérieur de nous, plutôt que de le chercher par les possessions, le pouvoir, et l'approbation des autres. Le délire ajoute une coche et une dimension d'espièglerie au rire. Ce n'est pas seulement l'action de rire qui compte, mais l'attitude qui l'accompagne : une ouverture à voir le monde à travers les yeux d'un enfant, dans l'émerveillement, où le monde se découvre en jouant. Une attitude qui peut ressembler à du « délire » aux yeux de l'adulte sérieux. Cette capacité de voir le merveilleux dans tout ce qui nous entoure, permet d'aborder la vie avec les yeux du coeur. Le rire a des vertus thérapeutiques popularisées de plus en plus par la rigolothérapie ( Dr Hunter 'Patch' Adams, Gesundheit Institute ) et par le yoga du rire (Dr Madan Kataria), en introduisant des dimensions spirituelles et créatrices. « Quand vous riez, vous changez. Quand vous changez, le monde entier change .» (Dr Madan Kataria)

John Fitzgerald Kennedy a dit : « Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, arrangeons-nous au mieux avec la troisième. » C'est vrai que tout ce qui nous apparaît logique est d'origine humaine et que tout ce qui semble illogique a probablement une source divine. Malgré tout ce qui peut perturber notre stabilité émotive aujourd'hui, nous prenons le temps de célébrer et d'honorer la vie, de nous divertir, de rire et de profiter de la vie. Nous prenons soin de nous et de bien vivre. Aujourd'hui, nous remercions notre Puissance Supérieure de s'occuper de tout ça et de tout le reste.

« Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette inéluctable occurrence, nous n'avons qu'un instrument : le rire. » Cette citation d'Umberto Eco nous rappelle que c'est l'instant présent qui importe. Le seul et le meilleur moment est vraiment ici et maintenant. Il est peut-être à venir comme plusieurs le désirent. Nous n'en savons rien. Pour nous, le meilleur moment, c'est celui que nous vivons présentement tout espoir d'un meilleur, d'un plus plaisant, apaisant ou amusant nous fait renier la valeur de celui que nous vivons. Merci à tous ceux et celles qui comblent notre mémoire de souvenirs de fou rires mémorables et libérateurs lors de réunions de groupes d'entraides où l’idée de rire nous gagne tous un peu plus chaque jour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 17 novembre 2018

Pensées 17 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Nous pouvons considérer l'échec et le succès, le génie et la folie, la création, l'imagination et la nature, le ciel et la terre à leur juste valeur. Pour nous, ils sont les résultats de l'intention de notre Puissance supérieure pour nous pour aujourd'hui. Et ainsi, nous ne sommes plus jamais seuls. « Dans la solitude, les goûts deviennent facilement des passions.» ( Mary Sarah Newton )

Antoinette Mayrat a défini la solitude ainsi : « C’est un état d’âme, vécu sur un mode émotionnel, douloureux, angoissé. Ce n’est pas être seul, c’est se croire seul et ressentir cette solitude comme le malheur d’être séparé des autres, perdu, abandonné, réduit à soi-même. ... La solitude, effective ou subjective, lèse un besoin fondamental de l’être humain, le besoin d’appartenance ; besoin d’être intégré à un tout, d’exister pour autrui. » Puis elle décrit de deux sortes de solitudes : la solitude objective et la solitude subjective. Pour Antoinette Mayrat,

  • la solitude objective est un fait observable, c’est l’isolement qui est la privation de compagnie humaine, la mise hors du circuit social. Cette solitude est parfois choisie par la personne qui désire laisser son logement et se retirer dans une maison d’accueil, par exemple, mais elle est subie si la personne est forcée de se retirer dans un endroit qu’elle n’a pas choisi.
  • la solitude subjective est un phénomène du vécu qui échappe à l’observation et au contrôle. Elle est de l’ordre du sensible. C’est un état d’âme ressenti sur un mode émotionnel. Ce sentiment peut être douloureux et angoissant pour la personne qui l’éprouve.

Plusieurs auteurs ont fait la différence entre un état d’isolement et le sentiment de solitude. L’état d’isolement correspond à la solitude objective, le sentiment de solitude à la solitude subjective. Un état d’isolement n’engendre pas nécessairement un sentiment de solitude. Celui-ci peut naître chez des personnes parfaitement bien entourées. « Il n’est pire solitude que celle qui naît de l’indifférence des autres. Et chacun peut être victime un jour de l’indifférence et en souffrir. Alors pourquoi ne pas tendre la main à celui qui est seul ? » ( Martin Gray, Le livre de la vie )

« Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. » ( Guy de Maupassant, La Solitude ) La solitude (de solus « seul ») est l'état, ponctuel ou durable, d'une personne seule, c'est-à-dire d'une personne qui n’est engagée dans aucun rapport ou relation avec autrui. L'isolement et la solitude étaient recherchés par les ermites et anachorètes, mais la privation sensorielle peut même aller jusqu'à affecter le psychisme. L'isolement au trou est une punition même lors d'un emprisonnement. Pour nous, la solitude est l'émotion sentie à la suite d'un rejet ou d'un abandon significatif de notre enfance et aussi de semblables ressentiments que nous pouvons revivre à tous moments dans notre vie adulte. L'isolement est plus une situation ou un état physique que la vie nous amène à expérimenter. Plusieurs personnes peuvent être isolés sans se sentir seules puisqu'elles sont accompagnées de leur Ps dans chaque pas que nous franchissons. « En tant qu'alcoolique, nous nous rendons compte que nous devons travailler ensemble et rester unis, sans quoi nous finirons presque tous par mourir seuls. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Appendice I, page 626)

Une bonne stratégie pour rompre la solitude est de se satisfaire du moment présent et donc de qui nous sommes et de ce que nous avons. Les personnes qui optent pour cette stratégie d'un jour à la fois se distinguent des autres par une bonne estime de soi. En général, elles se connaissent assez bien ou sont en train d'y arriver à la suite d'un important inventaire personnel et d'une fréquente remise en question. Plus que de vouloir rompre la solitude, ces personnes l'acceptent telle qu'elle est voire même éprouvent un grand plaisir de se retrouver avec elles-mêmes. Ainsi au cœur de nous-mêmes, nous découvrons cette force, ce Dieu d'amour qui nous habite, qui se manifeste et qui nous invite alors à partager et communiquer avec les autres. Cet Être suprême nous accompagne partout et nous pouvons revenir dans ce havre de paix intérieure à tout moment quand nous le désirons par la prière et la méditation. « La capacité de t’aimer et d’aimer ceux qui t’entourent est un cadeau de Dieu qui te permet de vivre pleinement, courageusement et utilement dans un monde imparfait. » ( Les voix du rétablissement, page 181) Nous ne sommes plus jamais seuls ! À tous et chacun, merci d'être là !

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 16 novembre 2018

Pensées 16 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

La plupart d'entre nous sommes prêts à tout ce qui nous apparaît raisonnable et même quelquefois farfelu pour nous rétablir. Nous sommes aussi prêts à vivre tous les jours selon les Douze Étapes des groupes d'entraide afin de pouvoir conserver notre rétablissement si c'est la volonté de Dieu pour nous aujourd'hui. Nous le remercions pour ces cadeaux quotidiens que sont la patience, la tolérance, le respect et l'amitié des autres membres de ces fraternités. Dans les groupes d'entraide, l'unité est la valeur la plus précieuse. L'unité présuppose la tolérance sans recherche de domination ou de reconnaissance. « La tolérance ne devrait être qu'un état transitoire. Elle doit mener au respect. Tolérer c'est offenser. » ( Johann Wolfgang von Goethe, Maximes et réflexions ) La tolérance doit aussi porter sur ce qui trouble notre santé émotive, et nous apprendre à devenir notre propre meilleur ami, à nous aimer nous-même puis à tendre la main et notre amour aux autres.

Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la tolérance, du respect de la liberté d'autrui, de ses manières de penser et d'agir, de ses opinions et croyances. Cette journée à l'initiative de l'Unesco est l'occasion de promouvoir une valeur qui se doit d'être commune à toute société : la tolérance. Clef de voûte des droits de l'homme, de la multiplicité et de la démocratie, elle s'avère incontournable pour la survie de toutes les communautés de chaque région du monde entier. L'intolérance se reconnaît à cette attitude hostile ou agressive à l'égard de ceux et celles dont nous ne partageons pas ni les opinions ni les croyances. Cette forme d’intransigeance ou de mesquinerie peut aller jusqu'à de la violence physique, verbale et psychologique. « Il y a des gens qui, à propos de certains problèmes. font preuve d’une grande tolérance. C’est souvent parce qu’ils s’en foutent. » ( Mark Twain )

« Nous avons commencé à apprendre ce que sont la tolérance, la patience et la bonne volonté envers nos semblables, même envers nos ennemis, que nous avons vus comme des êtres malades. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 5 Notre Méthode, page 80 ) Heureusement pour la plupart d’entre nous, le mode de vie nous amende et doucement fait de nous des êtres plus faciles à vivre et assez plaisants à côtoyer. Pour les autres le processus est plus long et nous aide à développer plus de tolérance jusqu'à ce que nous développions du respect pour tous et chacun. Deux citations nous illustrent bien comment la tolérance est nécessaire dans nos relations : « L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi. » ( Eugène Beaumont, Penséier II ) — « S'il fallait tolérer chez les autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable. » ( Georges Courteline, La philosophie de Georges Courteline )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 15 novembre 2018

Pensées 15 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Les joueurs de hockey ou de football disent aux commentateurs qui les reçoivent en interview qu’ils donnent leur 110% et quelquefois ne peuvent pas livrer la marchandise sur la glace ou sur le terrain. Ils peuvent nous raconter toutes sortes de promesses un peu comme certains politiciens, mais peuvent-ils joindre le geste à la parole ? En d'autres termes, peuvent-ils appuyer leurs paroles par des actes ? Indépendamment de ce que nous pouvons penser de lui, Muhammed Ali pouvait très bien parler pour parler puis agir dans le même sens ! Quino a fait dire à Matilda (et Mafalda) : « J’aime les gens qui disent ce qu’ils pensent, mais surtout, j’aime les gens qui font ce qu’ils disent. » Le mot « babine », surtout employé au pluriel, désigne la lèvre pendante de certains animaux et, par extension et familièrement, les lèvres d'une personne. Au Québec, nous avons quelques expressions savoureuses utilisant ce mot comme « Là, mon vieux, va falloir que les bottines suivent les babines !» Moins savoureux : Il nous faut passer de la parole à l’acte. En anglais ça donne : « Talk the talk but also walk the walk » (Que nos bottines suivent nos babines !). Une expression américaine dit un peu moins éloquemment : « Put your money where your mouth is. » Et depuis quelques temps, nous avons aussi Babine, le chef d'œuvre du conteur Fred Pellerin qui nous amène dans l'univers virtuel du « fou du village » de Saint-Élie-de-Caxton, dans la région de la Mauricie. Il y avait bien avant la babineuse, terme dont Félix Leclerc affublait une femme qui parlait beaucoup. Et pour plusieurs, la mémoire serait située à l'intérieur des babines puisque dès qu'ils oublient quelque chose, ça se retrouve sur le bout de leurs lèvres.

Dieu nous a fait tel que nous sommes. Le nouveau ou la nouvelle qui se présente dans un groupe d'entraide est à l'écoute de ceux et celles qui non seulement peuvent parler du mode de vie, mais aussi de ceux et de celles qui le vivent. Il est quelquefois plus facile de prêcher de donner l'impression que nous mettons le programme en pratique qu'il ne l'est de le vivre. Personne n'est à l'abri de ce piège ! Qui, après avoir prêché aux autres et démontré que lui-même marchait sur l'eau est devenu un naufragé ?

Les mots « talk the talk » (Répéter le bon discours) portent en eux de nobles intentions et « walk the walk » (Transformer en action ou mettre en pratique notre discours) sont des expressions miroirs d’une vie honnête et authentique. Quand est-ce que nos mots ou paroles sont le reflet de nos comportements ? Certains témoignages nous racontent des histoires et des choses merveilleuses qui semblent inspirées de la sagesse divine. Si nous voulons dire aux autres quoi faire pour nous rétablir, nous ne devons pas oublier de joindre le geste à la parole, de vivre cette 'vérité' que nous venons d'exprimer. « Le changement ne se produira pas si nous croyons qu'il dépend d'une autre personne ou d'un autre moment. Nous sommes ceux que nous attendions. En ce moment, nous sommes le changement que nous recherchons. » ( Barack Obama) L'influence que nous pouvons avoir sur les autres même avec quelquefois de grosses bottines, sans délicatesse, en pratiquant le mode de vie dans notre quotidien est beaucoup plus grande que tout ce que nous pouvons faire ou dire pour les changer. De cette façon, nous avons appris que tout rapprochement avec notre Puissance supérieure était impossible puisque la séparation n'est que virtuelle. De même, nous avons aussi appris en nous rétablissant ensemble que le lâcher prise était tout aussi impossible puisque nous n’avions jamais eu prise si ce n’est que pour supporter nos illusions. « La plupart des gens ont la parole facile, mais leurs actes ont du mal à suivre…» ( sur la page Instagram IAMWRITTEN )

Bill W. raconte la visite de son ami d’enfance Ebby T. à l’hôpital ainsi : « Mon ami m’a promis que lorsque j’aurais fait ces démarches… que j’aurais en mains les éléments d’un mode de vie qui apporterait la solution à mes problèmes. Essentiellement, il suffirait de croire en la puissance de Dieu et de se montrer disposé, en toute humilité et en toute honnêteté, à établir et à maintenir ce nouvel ordre des choses. C’était simple mais pas facile ; il fallait y mettre le prix. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.1 L’histoire de Bill, page 16 ) Bill a ressenti une impression de victoire suivie d’une sensation de paix et de sérénité qui lui est venue en s’en tenant à l’humilité et à l’honnêteté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 14 novembre 2018

Pensées 14 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Nous sommes reconnaissants d'être en vie et bien vivants. Nous allons faire quelque chose aujourd'hui pour manifester notre reconnaissance pour l'honnêteté, l'espoir, la foi, le courage, l'intégrité, la bonne volonté, l'humilité, la discipline personnelle, l'amour, la persévérance, la conscience spirituelle, le service et les divers deuils de nos expériences passées que nous amènent notre Ps et la pratique des Douze Étapes par Sa grâce.

Dans les groupes d'entraide nous entendons souvent des membres se moquer de notre désarroi en nous lançant : 'Accepte ! Voyons, accepte !' Comment faire pour accepter et les petits bobos, et aussi les grands chagrins, les deuils ? Accepter de n'être plus comme avant. Accepter de ne pas savoir. Accepter le mystère, la différence, l’inconnu, le changement. Accepter d'être seul (e), même en couple ou en famille. Accepter de partager, toutes nos richesses et notre tristesse, et accepter d'être heureux (ses). Accepter le vieillissement comme faisant partie de la vie entre autres comme lors de la ménopause / l'andropause. Accepter de ne pas être aimés autant que nous le voudrions et vice versa de ne pas aimer tout autant. Accepter sa propre folie puis l'injustice et la folie dans le monde. Accepter ce que nous ne pouvons pas changer, pour mieux canaliser l'énergie dans ce que nous pouvons changer, en étant vigilants et en ayant confiance en l'amour inconditionnel de notre Ps, sans dogmes ni obligation, avec responsabilité et honnêteté. Surtout avoir la sagesse de discerner ce qui peut être changé de ce qui ne l'est pas... De la toute-puissance sacrifiée de notre personnalité, nous pouvons ainsi admettre notre défaite, puis toucher au bonheur en vivant notre mode de vie dans ce moment présent.

« Aujourd'hui, l'acceptation est la réponse à tous mes problèmes. Quand je suis perturbé, c’est parce qu'à mes yeux, il y a une personne, un endroit, une chose ou une situation – un aspect de ma vie — que je trouve inacceptable, et je n'ai pas la sérénité tant que je n’accepte pas cette personne, cet endroit, cette chose ou cette situation comme ce qui doit être à ce moment-là. Rien, absolument rien n’arrive par erreur dans ce monde créé par Dieu. Tant que je n’ai pas accepté que j'étais alcoolique, je n'ai pas pu rester abstinent ; je ne peux pas être heureux à moins d’accepter la vie telle qu'elle est. Je dois m'appliquer davantage à changer ce qui ne va pas dans mon esprit et dans mes attitudes au lieu de vouloir changer ce qui ne va pas dans le monde. ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., L'acceptation était la réponse, page 464 ) — « L’acceptation est aujourd’hui, la clé de la qualité de ma relation avec Dieu. Je ne peux m’asseoir et ne rien faire en attendant qu’Il me dise quoi faire. Plutôt, je dois faire ce qui se présente à moi et je Lui laisse les résultats de tout ça ; cependant, peu importe la tournure des événements, voilà la volonté de Dieu à mon égard. Je dois garder mon esprit qui a magiquement tendance à exagérer sur mon acceptation et loin de mes attentes, car ma sérénité est directement proportionnelle à mon degré d’acceptation. Quand je garde cela à l’esprit, je me rends compte que je n’ai jamais été si bien. Merci mon Dieu pour les AA ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., L’acceptation était la réponse, page 468 )

C'est l'histoire de beaucoup de dépendants et de codépendants et c'est aussi la roue qui tourne… acteurs dans le plan divin de notre quotidien, ici et maintenant dans ce théâtre qu'est le monde. Accepter permet aussi de respecter ce que la nature, la vie, Dieu tel que Le concevons nous offre pour aujourd'hui ! Ce que nous sommes est un cadeau de la vie. Notre cadeau à la vie, c'est d'exprimer notre gratitude pour ce que nous sommes en train de vivre. Et même quand de prime abord, ça n’apparaît comme notre tasse de thé, c’est celle qu’Il nous offre pour aujourd’hui. « De temps en temps, il est bon d’arrêter notre quête du bonheur et d'être tout simplement heureux. « ( Guillaume Apollinaire )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 13 novembre 2018

Pensées 13 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Émouvants ces témoignages qui parlent de solitude, de bas-fonds, d'entraide et de spiritualité, ces récits mettent en scène des personnages que nous pourrions croiser dans la rue sans les voir. Pourtant, force est de reconnaître que chacune des histoires de ces perdants magnifiques, vient nous chavirer le cœur par le drame qui a bouleversé leur existence. Tout en nous faisant rire de bon cœur quelquefois par le ridicule et cet humour noir avec lesquels ces personnes souffrantes tentent parfois d'échapper à la sourde angoisse qu'apporte la dépendance ou la codépendance, elles nous amènent à découvrir comment l'entraide et notre Ps, ces forces issues de notre faiblesse commune peuvent paradoxalement nous aider à nous rétablir de cette maladie.

L'absence de sens de l'humour dans certains témoignages et certains groupes dévalorise le message. Pour plusieurs, la maladie, c'est sérieux. Ça ne veut pas dire que le rétablissement doit l'être. Le rôle de l’humour nous fait prendre conscience de notre humanité. Bien plus, le sens de l'humour est à la fois la plus pénétrante de nos capacités et la plus humaine de nos aptitudes : — nos capacités tournées vers la contemplation ou la perception du monde des hommes — nos aptitudes, celles qui nous permettent de le manipuler ou de le faire exister. Le monde des hommes est fondamentalement absurde et incompréhensible. C’est comme si extraire le comique de l’absurde de nos souffrances liées à la compulsion alimentaire, à l'alcoolisme ou à la codépendance et le reconnaître lorsqu'il se présente, nous aide à survivre et à ne pas tomber dans l'ironie, le sarcasme et le cynisme. Seuls ceux qui sont meurtris profondément et souffrent encore énormément n'arrivent pas à rire de leurs malheurs. La pratique du mode de vie et notre Ps graduellement met un baume sur des blessures qui ont laissé de vilaines cicatrices. « Même le maître architecte, devant les ruines de son rêve, avait su rire de lui-même ; ce qui constitue le summum de l’humilité. » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 )

« Mon Dieu, donnez-nous le rire
pour nous aider à voir le passé avec une certaine perspective,
pour affronter l'avenir avec espoir,
et de célébrer aujourd'hui,
sans nous prendre trop au sérieux. » Anonyme

Merci de faire partie de cette chaîne humaine de la vie. Nous avons tous besoin les uns des autres. Nous remercions notre Ps pour tout ce que la vie a à nous offrir et tout ce que le rétablissement peut fournir aujourd'hui. Aujourd'hui, nous prions, non pour demander à Dieu tel que nous Le concevons de nous guider quotidiennement, mais plutôt pour le remercier pour tout et pour avoir mis et mettre en ce moment présent toute cette gratitude et cette gaieté dans nos cœurs. Merci de placer sur notre chemin ces clowns tristes, bien souvent des augustes, qui nous racontent comment l'humour et l'amour ont envahi leurs vies en se rétablissant pour remplacer les peines et ressentiments qui minaient leur bonne humeur.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 12 novembre 2018

Pensées 12 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

« En l'an de grâce …, … » — Lorsque les médiévaux, Gwendolyne et cie, écrivaient un document, ils débutaient ce dernier avec cette expression. La grâce et le charisme sont pour plusieurs deux synonymes. Nous appelons « charisme » le prestige, le charme ou l'ascendance d'une personne sur ses interlocuteurs ou sur son entourage. Le charisme vient souvent avec la prestance, la fascination exercée et la capacité de susciter de l'admiration. Ces qualités sont plus souvent naturelles qu'acquises par un travail sur soi, et ne sont pas liées à la fonction occupée. Les synonymes sont l’aura, le leadership. « L’ambition véritable consiste dans le désir d’être utile dans la vie et de marcher avec humilité sous le regard bienveillant de Dieu. » ( 12x12, 12e Étape, page 141 )

Le charisme, c’est « une qualité qui permet à son possesseur d’exercer un ascendant, une autorité sur un groupe ». Comme dans le titre du livre qui raconte l’arrivée des AA au Québec, L’ascendant d’un ambassadeur, c’est plutôt le charisme que l’autorité que Dave B. dégageait : « Les AA étaient leur seul but dans la vie, leur plus grande loyauté et leur principal amour. Leur méthode : lire le Gros Livre, suivre ses principes avec sincérité et demeurer abstinents. » (page 31) Il en est de même pour le fondateur des AA, Bill W. dans le film qui porte son nom. ( voir http://www.youtube.com/watch?v=WDjTW154WwQ ) Cette « qualité » peut se composer de plusieurs compétences qui peuvent se développer. La première compétence, c’est de savoir agir. Par exemple, avoir une vision claire de notre situation, grâce à l'intuition et aux messages intérieurs ou extérieurs de notre Ps. Un autre talent, c'est d'obtenir de ceux et celles qui nous entourent les informations dont nous avons besoin et d'être capable de les écouter. Puis une autre qualité, c'est de savoir communiquer. Nous pouvons partager ce que nous vivons en donnant des témoignages suffisamment proches du vécu de tous et chacun. Enfin grâce au génie de notre Dieu d'amour, il nous faut incarner notre vécu dans nos messages. Grâce à notre voix, notre regard, notre gestuelle, nos témoignages reflètent une certaine implication émotionnelle, de l’honnêteté dans notre discours et le rôle de notre Ps dans notre rétablissement. « La grâce de Dieu nous aide à marcher et nous soutient. Elle nous est nécessaire comme les béquilles à ceux qui ont mal aux jambes. » ( Le Curé d’Ars )

Notre Puissance supérieure nous permet de découvrir peu à peu la nature de la relation qui existe entre nous. Nous apprenons graduellement que nous pouvons toujours compter sur Lui. Aujourd'hui, nous vivons une bien belle vie. Nous remercions Dieu pour tout ce qu'Il a pu imaginer et imagine encore pour nous faire grandir, pour nous faire reconnaître son amour et sa grâce à travers chaque moment de la journée. La grâce divine en elle-même, concerne toutes les choses que Dieu nous donne gratuitement, uniquement par amour, indépendamment de nos œuvres.

« Si vous voulez une qualité, agissez comme si vous la possédiez déjà. » (William James) « Si tu veux ce que tu n’as jamais eu, fais ce que tu n’as jamais fait. » ( Anonyme — pour certains, c’est Périclès qui en est l'auteur ) Le mot grâce vient du mot grec « kharis ». Un charisme (kharisma) est un don fait par grâce (kharis). Dans le grec usuel, on employait le mot « kharisma » pour tout ce que l’on avait reçu gratuitement. Le charisme est la qualité d'une personne qui séduit, influence, voire fascine les autres par ses discours, par sa richesse intérieure et par ses actions. Dans les groupes d'entraide, l’usage le plus fréquent de l'expression « grâce de Dieu » se rapporte aux dons accordés quotidiennement à chacun de nous par notre Ps : notre abstinence et sobriété, une belle vie. Le règlement 62 aussi commence par « De grâce, ne vous prenez pas tant au sérieux ! » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 ) Bernard Le Bouyer de Fontanelle, écrivain du XV11e et chevalier de l’ordre de la Mouche à Miel, ajoutait à cette maxime : « ...De toute façon , vous n’en sortirez pas vivant. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 11 novembre 2018

Pensées 11 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd’hui, c’est le jour du coquelicot, blanc (www.echecalaguerre.org) ou rouge ( www.legion.ca ), le jour du souvenir, c’est l’anniversaire de l'armistice de la première guerre mondiale, signée à onze heures, un onzième jour du onzième mois de 1918 à 05:15 du matin. Selon les troupes sur place, le cessez-le-feu a été effectif à onze heures. Un armistice est un traité signé par plusieurs gouvernements mettant fin à des hostilités armées en temps de guerre et se doit d'être renouvelé puisqu'il implique une durée, un espace de temps déterminé. Ça ne met pas fin officiellement à la guerre. C'est le jour qui marque officiellement la fin de ce conflit ; il est souvent considéré comme une fête nationale pour les pays sortis vainqueurs d'un conflit armé. Ce n'est pas un occasion de célébrer quoi que ce soit. C'est juste qu'une suspension des hostilités après un accord entre les belligérants. Pour une personne dépendante ou codépendante, son armistice arrive le jour de sa capitulation devant ses efforts pour se sortir seul de cette maladie chronique, incurable et éventuellement mortelle qui nous affecte et qui dérange beaucoup de personnes autour de nous. Ça peut être aussi être capable de nous souvenir de traumatismes ou de blessures sans ressentiment, sans rancune ni animosité.

L’alcoolisme est reconnue comme une maladie depuis plus de quatre-vingt-dix ans. Comme pour de nombreuses autres formes d’excès en matière de consommation de substances (la toxicomanie et la compulsion alimentaire entre autres) ou de pratiques d’activités tout aussi toxiques comme la codépendance, le sexolisme et le jeu compulsif, la notion de maladie est pertinente dans le processus de rétablissement. Elle met aussi de côté le problème du désir et de la volonté. La volonté déchaînée a joué un rôle important pour amener le dépendant ou le codépendant dans une forme de bas-fond. La notion d’addiction ou d'assuétude suppose l'incapacité de décider pour celui (ou pour celle) atteint de ne pas répéter ces comportements toxiques. La notion de capitulation vient de la reconnaissance de son impuissance et du simple désir de vouloir cesser ces excès et cette forme d'automutilation. « Impressionné par ceux qui lui avaient rendu visite à l’hôpital, il capitulait entièrement lorsque plus tard dans une chambre du dernier étage de la maison, il entendait l’histoire d’un homme dont l’expérience correspondait à la sienne. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.11 La vie qui vous attend, page 181 ) C’est ce qui fait que nous trouvons refuge dans les groupes d’entraide et que nous apprécions « l’ambiance stimulante et électrisante du milieu ». « Toute dépendance nait d'un refus inconscient à faire face à sa propre souffrance et à la vivre. » ( Eckhart Tolle )

« Il y’a quelque chose de doux dans le mouvement des obsessions quand elles partent vers le large. Elles cessent de nous importuner nuit et jour. Ce n’est ni une capitulation ni un abandon. Elles attendent leur heure. Elles peuvent tout à la fin de l’histoire se transformer en cuisants regrets. Mais elles sont assez vivaces, elles resurgiront au moment qui leur semblera le plus propice — à elles. » ( Véronique Ovaldé ) La capitulation, comme un coup de foudre, est spontanée et c’est un cadeau immense d’une force supérieure à nous-mêmes qui agit dans nos vies. Nous croyons que graduellement, notre Puissance supérieure, après nous avoir amené jusque là, a transformé notre capitulation en acceptation. Dieu tel que nous Le concevons prend bien soin de nous chaque jour en rendant notre vie plus légère, en nous libérant de cette folie qui consistait à répéter les mêmes gestes et à nous attendre à des résultats différents. En nous permettant de nous amuser ou d’alléger certaines situations qui auparavant se seraient révélées déraisonnables, destructrices ou toxiques, notre Dieu d’amour nous invite à signer la fin de ce conflit, la suspension des hostilités entre notre « propre » identité et notre personnalité « sale », noire ou givrée et avec le temps, y mêler un peu de légèreté. Nous pouvons arborer ou afficher cet armistice que Dieu a signé, pour nous, avec notre maladie.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 10 novembre 2018

Pensées 10 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

« L’amour qui dévore fait perdre à tout son importance. » ( Paulo Coelho ) Notre vie a de l’importance. Il est important que nous l’honorions et que nous nous souvenions de nos expériences même les plus blessantes ou traumatisantes. Un jour ou l’autre, notre Puissance supérieure va trouver le baume apaisant qu'il nous faut. Nous les remettons ensuite à Dieu, qui les a toujours eu entre Ses mains et qui les utilisera pour en aider d'autres lorsque que nous partagerons notre expérience, notre force et notre espoir. « Tous nos ennuis venaient du mauvais usage de notre volonté. Nous tentions de la canaliser sur nos problèmes au lieu d'essayer de l'aligner sur les intentions de Dieu à notre égard. » ( 12x12, 3e Étape, page 44 )

Ensemble, nous partageons toutes les ressources nécessaires et utiles au développement d'une identité saine et de relations harmonieuses. Les témoignages brisent le silence, éclatent nos résistances à nous agripper à des défauts, à toutes les facettes de notre ego malade, à notre illusion de séparation avec ce Dieu, tel nous Le concevons. Notre Ps nous permet alors de courir le risque de nous mettre à nu, de nous vider de tout ce qui fait encore yeark en nous. Et dans nos fraternités, il y a tout le temps des cœurs tendres et de grandes oreilles pour recevoir ces confidences. Merci !

Chaque être est une entité de valeur, et notre Ps fait émerger le plus triste et le meilleur des facultés qui nous animent. Il y a dans les recoins de notre mémoire des trésors d'images et de souvenirs. Le bonheur de toucher, d'observer les formes, la centration avec laquelle l'enfant entreprend un chef d'œuvre dans son carré de sable ou dans son livre à colorier, tous ces souvenirs nous invitent inévitablement à réaliser notre quotidien où chaque heure a son sens et chaque geste de la vie est honoré. En vivant chaque moment, il s'en dégage une magie, celle de l'esprit créateur par rapport à la main exécutrice. C'est le pont, la jetée qu'érige notre Être suprême pour que nous ressentions ce lien d'amour qui nous unit à tous et chacun d'entre nous. Nos témoignages racontent comment nous étions, ce qui s'est passé un jour et comment nous sommes aujourd'hui. Ils permettent à des nouveaux membres de s'identifier et de découvrir des moyens pour sortir de l'emprise toxique de cette maladie, pour nous rétablir un jour à la fois. Ils nous offrent un nouveau regard sur soi et sur l’œuvre de notre Ps dans notre cheminement et dans tous les domaines de notre vie. « Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais toujours à la bonne place et au bon moment. J’ai pu alors lâcher prise. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle estime de soi. » ( Charlie Chaplin )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 9 novembre 2018

Pensées 09 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

"Act as if ye have faith, and faith shall be given to you. To put it another way, fake it till you make it. » ( Aaron Sorkin « Agissez comme si vous aviez la foi, et la foi vous sera accordée. Pour exprimer ce concept autrement : faites semblant jusqu’à ce que ça se produise. » — trad. libre ) Addictionary of the twelve steps culture décrit 'act as if' comme une suggestion souvent faite aux nouveaux ou nouvelles qui sentent qu'ils ne se sont pas investis dans le programme et qui reviennent à leurs anciens comportements. L’idée implique que si le nouveau venu ou la nouvelle agit selon les Étapes et les principes du programme AA, le mode de vie commence à opérer des changements et l'anxiété tombe graduellement. « Nous avons alors découvert le faire comme si. Il ne s'agit pas de jouer les dévots ni de mentir en affirmant une foi que nous n'avons pas. Faire comme si veut plutôt dire renoncer aux arguments académiques et théologiques en matière de croyance, mais fonder notre foi uniquement sur nos besoins ... » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 16 )

Marc-Aurèle nous a laissé dans son recueil Pensées pour moi-même : « Voici la morale parfaite : vivre chaque jour comme si c'était le dernier ; Ne pas s'agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant. » Or, ça marche miraculeusement de faire « comme si » la vie est merveilleuse. Et curieusement pour nous et pour des milliers d'entre nous, elle l'est devenue ! Ce changement d'attitude est un miracle : ce fait extraordinaire ou surnaturel, qui ne peut être attribué qu'à une Puissance supérieure. Lorsque nous faisons « comme si », plusieurs croient que c'est une façon de nous mentir à nous-même ou de tricher les autres. Lorsque nous faisons « comme si », nous transformons une idée, nous traduisons une intuition en action et nous faisons des expériences merveilleuses, même si nos parents nous ont souvent répété que nous ne devions pas devenir des 'feignants' ( fainéants ). Un prof aussi nous traitait de « béotiens » (ignorants, incultes, lourdauds — Il utilisait aussi ce terme pour parler de nous comme des personnes profanes dans au moins un domaine et qui parfois, voulaient lui faire croire être tout autres en feignant d'être à la hauteur de ses attentes). « Si vous voulez une qualité, agissez comme si vous la possédiez déjà . » ( William James ) Le mode de vie nous enseigne aussi en réfutation à être soi-même et à nous débarrasser de 'cette ridicule façade de vanité qui ne trompe vraiment personne'. ( Aujourd'hui, page 173 ). Pour être heureux, le mode de vie nous suggère de vivre pleinement chaque moment présent, chaque vingt-quatre heures, en profitant de chacune de nos journées, ne rien regretter et faire tout ce que nous pouvons pour que chaque journée soit la meilleure possible. Certains jours offrent quand même leur lot de détresse et de tristesse car la vie est ainsi faite. Comment profiter des bons moments si ceux-ci ne sont pas mis en opposition avec les plus difficiles ? Nous pouvons vivre chaque jour comme si c’était le dernier et nous nous endormons souvent le soir le cœur léger et lorsque une ombre semble s’abattre sur nous, nous n'avons pas à être effrayés. Nous pouvons toujours percevoir Sa présence et reconnaître Sa volonté.

« Vivre intensément ne signifie pas vivre chaque jour comme si c’était le dernier mais comme si c’était le premier. » ( Paul Carvel, Jets d’encre ) Nous faisons semblant comme si la vie est merveilleuse, nous pouvons feindre l'étonnement jusqu'à ce que ça devienne vrai, nous pouvons simuler notre bonheur jusqu'à ce qu'il devienne réalité. Puis un jour, nous avons cessé de feindre le bonheur depuis que ce dernier est présent dans notre vie. Et s’il y a des nuages ou des intempéries qui perturbent notre bonheur, nous apprenons à faire avec car ces moments ne nous perturbent que si telle est Sa volonté. « Prier, c’est parler à Dieu. Méditer, c’est laisser Dieu te parler. » ( Yogi Bhajan )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 8 novembre 2018

Pensées 08 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Mais si nous donnons la priorité au progrès spirituel — alors, et alors seulement, nous avons de bonnes chances de progresser. » ( 12x12, 12e Étape, page 129 ) Notre croissance spirituelle est dans les mains de Dieu tel que nous le concevons. Beaucoup de gens mêlent croissance personnelle et évolution spirituelle. Pourtant la différence est immense et en même temps pas évidente à définir ou à préciser. La croissance personnelle se fait par de grands bonds d'une pierre de gué à l'autre. L'évolution spirituelle est un développement lent qui est très étalé dans le temps. L'un et l'autre viennent de notre petit bout de chemin en compagnie de notre Ps et des petits pas que notre Ps nous invite à faire et la somme de deux est la croissance spirituelle. La croissance spirituelle nous permet de découvrir par la grâce de Dieu de nouvelles attitudes intérieures et extérieures qui font que nous allons habituellement et éventuellement nous sentir bien dans notre peau. Par exemple, la croissance à l'aide des Étapes nous aide graduellement à retrouver la raison, à prendre notre place, à foncer dans la vie, à nous pardonner et aller de l'avant, à nous faire confiance, à retrouver l'estime de soi, etc… Si telle est Sa volonté, ça nous aide à alléger notre vie, à devenir de meilleures personnes, à vivre plus en harmonie avec nous-même et avec les autres. Sous Sa gouverne, ça nous permet aussi de nous bonifier et de remplir notre vie de Lumière, de chaleur, d'amour, de beauté et de joie parfois malgré des événements désagréables.

Si nous reconnaissons nos peurs et nos doutes, si nous identifions nos blessures affectives, nous allons grandir spirituellement. Aller à la rencontre de nous-même, c’est faire la paix avec nous-même, même si nous ne connaissons pas les causes de notre mal-être. Nous sortons presque tous de l’enfance avec des blessures affectives plus ou moins profondes. Nous avons, à un moment ou à un autre, vécu des événements qui nous ont blessés, chagrinés. La peine, la déception ou la frustration éprouvée est restée enfouie et jette parfois une ombre sur notre paix intérieure. Ce dont nous avons besoin pour soigner nos blessures, c’est de faire une introspection afin d’amener au niveau de notre conscient nos blessures du passé et de les exorciser. Nous sommes extrêmement sollicités par le travail, la consommation, une connexion internet, des réseaux sociaux et nous ne accordons que peu de temps pour la réflexion, la prière et la méditation. « Le progrès spirituel… se mesure par la capacité d’atteindre la tranquillité intérieure. » ( Swami Sivananda )

La prière et la méditation quotidiennes célèbrent notre contact avec la Source, avec la Lumière, avec la Vie. Avec la présence de ce Dieu d'amour dans notre vie, nous sommes assurés d'atteindre chaque étape quotidienne du voyage, de vivre au maximum chaque moment présent, et nous lui en sommes reconnaissants. Notre croissance spirituelle est le progrès que nous connaissons spirituellement dans notre cheminement. De même que les plantes sont habituellement entretenues par le jardinier (arroser, sarcler, biner, ajouter du compost, mettre du fumier), notre vie est faite de courtes saisons et d'un long parcours spirituel dont le jardinier et le guide est notre Ps.

« Il n’y a aucune contrainte sur l’esprit humain, il n’y a pas de murs autour de l’esprit humain, il n’y pas d’obstacle à nos progrès sauf ceux que nous érigeons nous-mêmes. » ( Ronald Reagan ) Notre Ps nous épanouit comme Il ou Elle le fait d’une semence recouverte dans un bon terreau qui y pousse bien alors qu’elle pourrait tout aussi bien germer et se développer quoique différemment dans une rocaille ou au milieu des ronces. Aujourd’hui, Sa présence a étendu ses racines dans un bon sol généreux et profond. Notre Ps est aussi le jardinier qui non seulement sème dans notre coeur, ce jardin qui donne une belle récolte de fleurs et de fruits mûrs, colorés d’émotions, remplis de Son énergie, de Son amour et de Sa bienveillance. « On est jamais ni trop riche ni trop maigre dans la vie. » ( Stephen King )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 7 novembre 2018

Pensées 07 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Il y a quelques années nous avons reçu un ange d'abondance avec cette belle phrase : « Oublie ton passé, qu'il soit simple ou composé, et participe à ton présent pour qu'ensuite ton futur soit plus-que-parfait ! »

De nombreuses surprises nous attendent encore aujourd'hui dans les groupes d'entraide. La plupart d'entre nous y avons appris que nous nous étions servis de notre codépendance ou dépendance pour éviter des problèmes plus profonds qui nous auraient anéantis n'eût été des excès ou des obsessions dans lesquels la vie nous a propulsés. Nous nous sommes rendus compte que nous avions beaucoup plus de problèmes que nous ne l'aurions cru au départ. Les membres des groupes d'entraide nous ont dit que nous allions faire face à nos problèmes ensemble afin de nous rétablir ensemble par la grâce d'un Dieu d'amour. Ils nous ont dit que la vie ne serait jamais parfaite, et nous non plus. « Nous devrons viser la perfection et consentir à marcher dans cette direction. » ( 12x12, 6e Étape, page 76 )

La perfection est une notion assez abstraite. Le mot perfection vient du latin per - ficio, ficio venant du verbe facere : faire et per signifiant littéralement jusqu'au bout. Parfait signifie donc ce qui est fait jusqu'au bout, totalement. Comment des êtres imparfaits pourraient-ils eux-mêmes définir la perfection ? La perfection est souvent considérée comme un idéal, un objectif irréalisable vers lequel nous devons tendre. Il est convenu que celle-ci n'existe pas, tout du moins sur cette terre. Sous prétexte que ce monde est, dans l'ensemble, berceau de l'imparfait, toute perfection y est inexistante. Ce monde n'est pas imparfait, c'est notre perception de ce monde qui est probablement imparfaite.

Et beaucoup disent naïvement que la perfection se reconnaît au moindre coup d'oeil, car la perfection est évidente. La perfection est tellement différente du reste, tellement remarquable, qu'elle est immédiatement reconnue comme telle, à l'unanimité. La notion de perfection est fortement liée à notre notion personnelle de la spiritualité. Si, pour nous, Dieu est parfait tel que nous Le concevons et qu'il habite en chacun de nous, nous sommes probablement capables de perfection. Le seul fait que nous soyons conscients de l'existence même de la perfection signifie que nous avons le potentiel pour devenir parfait. En fait, la perfection caractérise un être ou un objet idéal, c'est-à-dire qui réunit toutes les qualités et qui n'a pas de défaut. Selon Thomas d'Aquin, seul Dieu est absolument parfait dans l'ordre de toutes choses.

« La plus grande perfection de l’âme est d’être capable de plaisir.» ( Vauvenargues ) Toute autre perfection est relative. Le sens même du mot perfection implique que quelqu’un détermine quand le « bout du bout » ( « l’achèvement », le summum, la « fin » ) a été atteint. Notre Ps, notre Dieu d'amour, est de toute évidence pour nous, la perfection en haute définition, en plus de 3D (en nous permettant de nous dégriser, de dédramatiser notre détresse et de découvrir en nous plein de douceurs, d'amour, de respect et de tolérance).

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 6 novembre 2018

Pensées 06 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

« L’humilité est une perpétuelle paix du cœur. C’est n’avoir point de trouble, c’est n’être jamais fâché ou vexé, irrité ou endolori. C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver, de ne rien ressentir comme étant dirigé contre moi. C’est rester calme quand personne ne me louange. Et si je suis avili ou méprisé, c’est trouver en moi un lieu béni où je puisse me rendre, refermer la porte, m’agenouiller devant mon père en secret, être en paix comme au sein d’une mer profonde et calme, quand tout autour de moi semble trouble. » ( épitaphe du Dr Bob )

L’humilité peut signifier plusieurs choses : — Le sentiment de ne pas être grand-chose, d’être petit par rapport au monde qui nous entoure — Une attitude par laquelle nous ne nous mettons pas au dessus des choses et des autres et par laquelle nous respectons ce dont le hasard, le destin ou Dieu, tel que nous Le concevons, nous a gratifié et nous gratifie à chaque moment présent.

« L’humilité est un sentiment de l’imperfection de notre être. » ( Voltaire ) L’humilité est à distinguer de la fausse modestie. Cette dernière feint l'humilité afin d'attirer parfois encore plus de compliments. L'humilité consiste, sans méconnaître nos qualités, à admettre que nous n'y sommes en fin de compte pas forcément nous-même pour grand chose. Dieu, tel que nous Le concevons, est le véritable maître d’œuvre.

« L’humilité est le contrepoison de l’orgueil. » ( Voltaire ) L’humilité est la vertu ou la qualité opposée à l’orgueil, à la suffisance et à l’arrogance. La personne humble est celle qui reconnaît ses limites et ses fragilités, comme en fait foi la prière de ce psalmiste : « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je me tiens en paix et en silence ; comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. » ( Psaume 131, 1-2 ) « L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité de servir les autres - qualités à la portée de toutes les âmes - sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. » ( Nelson Mandela ) Être modeste ou humble signifie que nous avons acquis et sommes en train d’acquérir une vision réaliste de nous-mêmes et de notre place dans le monde. Nous en venons un jour à la fois grâce à notre Puissance supérieure à un état de conscience fondé sur un regard réaliste et sur l'acceptation de presque tous les aspects de nous-mêmes. Nous ne nions pas nos qualités, pas plus que nous n'accentuons nos défauts. Chaque jour, nous nous acceptons de plus en plus honnêtement tels que Dieu tel que nous Le concevons nous a faits.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 5 novembre 2018

Pensées 05 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

La médecine, ses thérapies et ses pharmacopées réduisent souvent le malade à sa maladie. Plusieurs affirment que le mode de vie des groupes d'entraide restreint la personne atteinte à sa maladie. La douleur du malade tout comme sa souffrance sont assez souvent ramenées à un dysfonctionnement cérébral, immunologique ou héréditaire. La philosophie d'intervention de réduction de méfaits cherche en vain à distancer le malade de sa maladie.

Georges Canguilhem, philosophe et épistémologue français 1904-1995, a défini la maladie comme un « effort de la nature en l’homme pour obtenir un nouvel équilibre ». La maladie est réellement une « autre allure de la vie ». Cet autre état implique l’ensemble de l’organisme au sein duquel, « toutes les fonctions sont interdépendantes et tous leurs rythmes sont accordés ». En ce sens, l’état de maladie impose à l’homme de vivre une « autre vie, même au sens biologique de ce mot » et à l’organisme de modifier ses allures antérieures. G. Canguilhem affirmait aussi que :

  • la maladie est un phénomène qualitatif anormal,
  • l’état de santé tient le sujet dans l’inconscience de son corps : la santé, c’est « l’innocence organique »,
  • la définition de la maladie par la conscience est celle qu’en donne le malade, et non celle du médecin. C’est le malade qui ne se sent pas normal, c’est à dire non identique à son passé où il était bien.

La guérison était, pour Georges Canguilhem, « la reconquête d’un état de stabilité des normes physiologiques ». Cependant, « aucune guérison n’est un retour à l’innocence physiologique car il y a irréversibilité de la normativité biologique ». Ainsi, « guérir c’est se donner de nouvelles normes de vie, parfois supérieures aux anciennes», mais jamais identiques. La santé pour cet auteur se définissait ainsi :

  • la « possibilité de dépasser la norme habituelle » mais aussi de surmonter des crises et de « tolérer des infractions à la norme habituelle »,
  • la possibilité d’ « instituer de nouvelles normes en réponse à des situations nouvelles ».

C’est « pouvoir tomber malade et s’en relever ; c’est un luxe biologique », une capacité d’adaptation. La médecine d'aujourd'hui par esprit d’humanitude doit traiter autant le malade que la maladie, l’humanitude étant juste un petit peu plus que cette capacité d’un être humain à prendre conscience de son appartenance à l’espèce humaine comme membre à part entière.

Aujourd’hui, avec le stress des temps modernes, la concurrence et la recherche d'une place au soleil, la compassion est effectivement rare. De la compassion pour la souffrance, nous allons toujours en trouver, c’est l’un des instincts premiers de l’homme. Même si le partage de la joie augmente la joie dans le monde comme le disait Oscar Wilde, le partage de la souffrance ne diminue celle-ci que si elle est attachée à un message d'espoir, de rétablissement. Ça ne peut rendre une personne plus apte à endurer le mal, puisque le mal demeure surtout si c'est une maladie sournoise, chronique et fatale comme l'alcoolisme, la compulsion alimentaire, etc. La compassion pour un alcoolique ou pour un outremangeur ne le guérit pas. Le mode de vie peut l'aider à se rétablir, à développer un réveil spirituel. « N'est-ce pas là une guérison miraculeuse ? Pourtant les éléments en sont simples. Les circonstances l'ont amené à croire. Il s'est offert humblement à l'Auteur de ses jours, puis il a su. Nous aussi avons retrouvé la raison grâce à Dieu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, page 64 )

« Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse. » ( Albert Einstein ) Nous n’avons plus à croupir dans la souffrance d’hier ni à chercher à nous en dérober et à la fuir en la transformant en honte, en apitoiement ou en ressentiment, ni à la geler de quelque façon que ce soit. Les leçons du passé font partie intégrante de chacun de nous. Notre Puissance supérieure les utilise pour nous aider à mieux nous comprendre, à mieux comprendre ceux et celles qui souffrent encore et quelquefois à ne rien y comprendre puisque telle est Sa volonté. Notre Puissance supérieure est en fait le fondement de notre rétablissement. Dieu tel que nous Le concevons est aussi une source intérieure et effervescente de directives spirituelles à laquelle nous arrivons parfois à puiser. Il est impossible d’empêcher ce flot ininterrompu de grâce et d'amour qui nous envahit tous continuellement. « L’amour est la quintessence de la vie. » ( Albert Einstein ) Voir à la fin la lettre d’A. Einstein à sa fille.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 4 novembre 2018

Pensées 04 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

L'amour est avant tout une émotion, un sentiment envers un être ou une chose qui pousse la personne qui le ressent à adopter un comportement, plus ou moins rationnel, l'entraînant principalement à rechercher une proximité pouvant être tendre, physique, passionnée, intellectuelle, spirituelle, même imaginaire, vis-à-vis de l'objet de cet amour. « Les baiser d’une femme (ou d’un homme) sincère ont un miel divin qui semble mettre dans cette caresse une âme, un feu subtil par lequel le coeur est pénétré. » ( Honoré de Balzac )

L'amour peut être, selon la situation, faible, fort ou obsessionnel. Selon ces critères, ce sentiment comme tous les autres ne peut être contrôlé par la personne qui le ressent. L'amour est le flot d'énergie de la vie qui nous habite et c'est ce lien qui unit une personne à une autre. L'amour que nous donnons et l'amour que nous recevons, telle est l'essence de la vie. L'amour est le pain de la vie, notre pain quotidien. L’amour est le dénominateur commun universel qui nous relie à toutes les personnes qui nous entourent : notre famille, nos amis, les membres de nos groupes d’entraide et notre Ps. (Voir Les dons spirituels et l’amour à la fin)

Pour la plupart des ‘ours' et même pour les mal léchés, il y a trois conditions non-négociables au véritable amour : l’admiration, le respect et la confiance — La sensualité et le rêve sont le miel sur le gâteau — Ces trois éléments primordiaux doivent converger vers une seule et même personne et cela, de façon réciproque. Admiration réciproque — Respect réciproque — Confiance réciproque. Et la durée, toute une vie, une éternité... Ouch ! Lourd contrat jusqu'à ce que nous ramenions ça à un jour à la fois.

Quand deux amoureux se vouent une admiration, un respect et une confiance réciproques, les prises de bec et désaccords peuvent toujours être présents mais leurs divergences d’opinion s’expriment plus calmement. Admirer son âme compagne ne signifie pas que celui-ci soit toujours en accord avec nos propres idées, envies, opinions et gestes. Le couple est composé de deux êtres humains, faillibles, imparfaits et différents qui s’en vont dans une même direction . Aimer ne signifie pas fusionner avec l’autre et ni penser exactement comme lui. Aimer par contre implique être absolument en accord avec le fait que notre âme compagne doive être traitée avec respect. Et si nous éprouvons envers cette personne de l’admiration, du respect, la confiance coule alors entre ces deux tourtereaux. L'amour est le pain de la vie et c'est ce qu'il y a de plus nourrissant pour chacun de nous. « L'amour et la tolérance envers les autres, voilà notre code. » (Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l'oeuvre, page 85 ) Aimer un être cher va jusqu’à ne pas la retenir quand elle désire quitter même si nous ne comprenons pas, ne pas la forcer à avoir des relations sexuelles quand elle désire être abstinente par respect et par amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 3 novembre 2018

Pensées 03 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

Pour aujourd'hui, nous acceptons « la réalité de la vie » quelle qu'elle soit durant ce 24-heures. Le rétablissement, comme la vie elle-même, contient souvent une part de souffrances et une part de joies. Il est important de partager honnêtement autant les unes que les autres avec tous ceux et celles qui nous entourent et qui sont capables de recevoir nos confidences, afin qu'ils et qu'elles sachent que nous demeurons abstinents par la grâce de Dieu quoi qu'il arrive dans son plan divin. « L’essence divine repose sur l’acte même qui transforme le principe du mal en perfection suprême. » ( Saint Augustin )

Ceux et celles qui ne peuvent recevoir nos confidences car ils ou s'en servent pour nous exploiter sont d'abord des enfants de p..., puis tranquillement à mesure que notre ressentiment s'apaise, ils deviennent des enfants de Dieu manipulateurs. La manipulation n'est pas seulement l'affaire des gourous et des sectes. La manipulation consiste à entretenir l'illusion en cherchant à contrôler quelqu'un à son insu, en l'amenant à agir comme nous l'entendons et en utilisant une stratégie qui passe le plus souvent par les sentiments. Il existe une petite manipulation, celle du quotidien insidieuse, rusée : en famille, au travail, dans nos relations, et les effets ne sont pas moins redoutables à long terme. Certains de ces manipulateurs se glissent dans les réseaux sociaux et dans nos réunions de groupes d'entraide. Ce sont pour la plupart des êtres malades encore très souffrants. Il est préférable de ne pas confier nos confidences à une personne qui va s’en servir pour nous harceler sur le plan moral. Les manipulateurs sont souvent des pervers narcissiques. « Les pervers n’ont jamais honte puisque pour eux l’autre n’existe pas, l’autre n’est qu’un pantin qui n'est là que pour son propre plaisir. » ( B. Cyrulnik )

Voici les principaux jeux caractéristiques d'un manipulateur : — culpabiliser les autres au nom d'un lien affectif — mettre en doute les qualités des autres — semer la zizanie et la suspicion — se placer en victime pour que nous le plaignions ( pauvre de petit moi ) — se placer en position de victime dès que quelque chose lui échappe ou ne fonctionne pas comme il le souhaite ( très égocentrique ) — prétendre que c'est à cause de nous qu'il est comme ça — utiliser la stratégie de la double contrainte : il envoie deux ou plus de deux messages qui sont complètement contradictoires pour nous déstabiliser. Tout le monde utilise ce genre de stratagème à un moment ou un autre. Le manipulateur l'utilise consciemment, à des fins précises comme pour satisfaire son illusion de contrôle, pour générer un état permanent de crise et de chaos autour de lui. Comment se fait-il que c'est ce qui sonne « ping » à nos oreilles et qui attire notre attention, à nos yeux ? Est-ce que c'est parce que Dieu veut notre attention et se sert de cette personne pour nous aider à notre croissance ? Voilà probablement comment des manipulateurs sont devenus des anges… Et comme la Petite Voix le suggère : Aime celui que l'on peut aimer et celui qui, en apparence, n'est pas aimable. Aime les âmes qui ne connaissent pas la signification de l’amour... Dieu tel que nous Le concevons met ces personnes sur notre chemin dans un but précis : que probablement nous nous rétablissions ensemble et même si c'est contraignant et inopportun, telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 2 novembre 2018

Pensées 02 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Dureté et rigidité sont compagnons de la mort. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie. » ( Lao-Tseu ) Le changement implique souplesse et vulnérabilité. Le changement nous permet d'évoluer au cours des différents moments de notre développement comme être humain. Le cours de notre vie résulte d'une interaction entre notre corps, notre âme et le corps et l'âme des autres qui nous entourent. Nous avons tous tendance à évaluer chaque jour de notre vie en deux pôles, en une combinaison d'éléments agréables et désagréables que certains nomment « positifs et négatifs ». La croissance spirituelle évolue lorsque nous cessons de juger ces éléments comme positifs ou négatifs. Chaque nouvel état de crise nous invite à grandir en raison des questions et des réalités nouvelles auxquelles nous devons faire face. Notre Puissance supérieure nous a fait de points forts ( vertus ) et de points faibles ( défauts )mais qui sommes-nous pour juger de Son intention. La perception d'une dissonance qui n'est souvent que virtuelle entre les deux n'est là que pour engendrer la croissance à travers des crises passagères. Chaque crise personnelle que nous traversons est d'abord une pierre d'achoppement puis devient une pierre de gué, un tournant de notre vie : nos décisions inspirées par notre Ps engendrent alors ou la progression ou la stagnation. La croissance n’est pas que le résultat d’une interaction entre chacun d'entre nous et les autres. « Ils croient en eux-mêmes et encore plus en une Force capable de ramener à la vie normale des alcooliques chroniques autrement voués à une mort certaine. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’opinion d’un médecin, page xxix ) « La grande obsession de tout buveur anormal est qu’un jour il ne sait trop comment, il parviendra à se contrôler et à prendre plaisir à boire. Il est renversant de constater à quel point cette illusion peut persister. Nombreux sont ceux qui s’y accrochent jusqu’aux portes de la folie ou de la mort. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Autres données sur l’alcoolisme, chap.3, page 34 ) Nos progrès sont guidés par la volonté de notre Ps. Nous sommes tous des élèves à la grande école de la vie dont les pierres d'assise ont été étalées dès notre enfance par notre être suprême. Thomas Fuller dans Compagnon du Devoir a écrit : « Tout est difficile avant d'être simple. » Nous grandissons et aidons nos compagnons et compagnes de voyage à progresser en leur manifestant un amour qui ne demande rien en retour. Bien sûr parmi nous, il y a des compagnons et compagnes de voyage qui nous le rendent bien. Certains dont plusieurs sont originaires du Saguenay nous invitent à réviser le règlement 62 : « De grâce, ne vous prenez pas tant au sérieux ! »( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, page 169 ) en nous rappelant : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! »

« Sois le changement que tu veux voir dans le monde. » (Mahatma Gandhi) Notre Ps nous invite aux changements qu'Elle désire et s'ils se réalisent ou non, c'est que la tournure des événements et la direction où nous allons sont toujours sous Sa gouverne. C'est simple ainsi et comme le dit quelqu'un que nous aimons bien alors gardons ça simple ! Le faux slogan américain qu’on attribue au Dr Bob : Keep it simple stupid ! dont l’acronyme KISS est souvent répété dans le mouvement suggère que nous gardions notre rétablissement dans la simplicité.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 1 novembre 2018

Pensées 01 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous

« On appelle 'bonheur' un concours de circonstances qui permette la joie. Mais on appelle joie cet état de l'être qui n'a besoin de rien pour se sentir heureux. » ( André Gide ) Le rétablissement nous libère du cauchemar de l'égocentrisme, des conflits et de l'insécurité qui se trouvent au cœur de notre maladie. Nous nous éveillons à une nouvelle réalité : tout ce qui vaut la peine d'être possédé ne peut être conservé qu'en le partageant. Le bonheur, c'est ce qui nous arrivent quand nos fesses ne font pas que coller sur les chaises de réunions de groupes d'entraide. « Au bord du désespoir, de l'effondrement et de la faillite totale de leurs ressources humaines, ces gens se sont sentis envahis par un nouveau sentiment de force, de paix, de bonheur et de discernement. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, page 57 ) « Le plus grand bonheur après que d’aimer, c’est de confesser son amour. » ( André Gide ) Et ainsi dans le même sens…

« Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage. » ( Albert Schweitzer ) Le partage implique une mise en commun, une communication au sein du groupe pour informer les autres membres et ainsi évoluer en fonction des autres en s'adaptant à la situation. Une poignée de main, un «hug», une main sur l'épaule, une petite tape dans le dos, un sourire, un bon mot, de l'écoute, tendre l'oreille et le cœur, faire un compliment honnête, tout acte de bienveillance, sont tous des actes d'amour et de partage de notre joie intérieure, de bonnes heures de partage.

Oscar Wilde dans son livre L'Homme et son âme devant la société a écrit : « Il ne faut pas oublier que, tandis que le partage de la joie en accroît l'étendue sur cette terre, le partage de la douleur n'en diminue pas la somme. » Et malgré tout dans un témoignage récemment, nous avons entendu : « Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin. » En cherchant un peu nous avons découvert que c'est aussi une perle de sagesse de Jacques Boularan, dit Jacques Deval. Aujourd'hui nous pouvons nous amuser. Aujourd’hui, nous éprouvons de la gratitude pour notre nouvelle vie et ses bénédictions, et nos prières sont des actions de grâce. « Tout est en nous : le paradis, l'enfer, les dieux.» ( Upanishads ) Merci à chacun de vous et de nous de partager ce bonheur. « Associez-vous à ceux qui jouissent de la vie, et qui ont la joie dans les yeux. » ( Paulo Coelho ) ET si vous n’êtes pas saturé de l’entendre : « Il est où le bonheur » —https://www.youtube.com/watch?v=fVrRZ56EO9c

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 31 octobre 2018

Pensées 31 octobre 2018

Bonjour à toutes et à tous

L'Halloween, la journée traditionnelle pour faire peur à l'aide de masques et de déguisements. Une grande partie de notre vie, nous avons porté de ces masques et montré une fausse façade au monde pour protéger notre moi, notre enfant intérieur blessé, notre vraie identité. Stephen King, le spécialiste du roman macabre et le romancier préféré d’Anaïs, a écrit : « Les monstres sont réels, et les fantômes sont réels également. Ils vivent en nous, et parfois, ils gagnent. » Ces monstres et ces fantômes vivent dans notre mémoire. « … si nous avons enfin pu voir le mal que nous avons fait aux autres et à nous-mêmes par notre mauvais esprit et notre mauvaise conduite, alors, nous ressentons avec plus d'urgence que jamais le besoin de ne plus vivre seuls avec les fantômes traumatisants de notre passé. » ( 12x12, 5e Étape, page 61 ) Nous avons arrêter de vérifier s’il y avait des montres sous notre lit quand nous avons compris qu’ils habitent en nous… « C’est en leur tournant le dos que l’on triomphe des monstres qui nous habitent. » ( Francis Lalanne )

Notre tâche en nous rétablissant par la grâce de Dieu est le dégonflement de notre personnalité, une manière de retirer notre lourde armure étincelante, nos masques fascinants. « Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons. » ( André Gide ) Nous n’avons plus besoin de nous déguiser en « mi-carêmes » et d’avaler toutes sortes de choses toxiques pour nous donner une fausse sécurité. Aujourd'hui, nous pouvons sainement nous amuser et lâcher notre fou. Aux Îles de la Madeleine, à Natashquan et à l'Île aux Grues, les enfants et les adultes qui courent l'Halloween sont surnommés les « mi-carêmes ». Cette tradition est également bien vivante dans certaines régions de l'Acadie. Les gens confectionnent des costumes avec de vieux habits et utilisent bas de laine, carton, toile et autre matériel pour fabriquer des masques tout aussi originaux qu'inusités ! Seuls ou en petits groupes, les habitants des villages se promènent de porte en porte munis d'instruments de toutes sortes, cloches ou tout autre attirail pouvant servir à faire du bruit et ainsi attirer l'attention.

Allez voir la légende de Jack O Lantern, cet ivrogne qui croyait avoir le dernier mot avec le diable et qui a été condamné à errer à jamais entre le monde des morts et celui des vivants. https://www.guide-irlande.com/culture/jack-olantern/

Merci la Vie !!!
Gilles

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