mercredi 28 juin 2017

Pensées 28 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Mon Dieu, donnez-moi... le courage de changer les choses que je peux changer... Le courage est un trait de personnalité qui désigne la capacité à surmonter la peur pour faire face à un danger. Le terme peut aussi être employé pour exprimer l'endurance, notamment à l'égard de la douleur. Le courage est à distinguer de certains autres termes à connotations plus péjoratives, comme l'audace ou la témérité, pour lesquelles le moteur de l'action n'est pas la peur, mais le désir ou l'orgueil. Le courage a longtemps été considéré comme la principale vertu masculine. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : Le courage n’est plus considéré comme de l'apanage ou de l'exclusivité des hommes, au contraire.

Edwige Antier, pédiatre, diplômée en psychapathologie de l'enfant et députée, a écrit dans son livre Le Courage des Femmes aux Éd. Robert Laffont que malgré les grandes avancées obtenues par les féministes (maîtrise de la procréation, indépendance financière, etc.), jamais les femmes n’ont subi autant de pressions au quotidien : mettre au monde des enfants mais rester séduisante pour son mari, allaiter mais rester disponible pour tous, travailler pour être indépendante mais continuer de prendre en charge la sphère familiale… Ce sont autant d'exploits quotidiens courageux accomplis par les femmes mais à quel prix. Et elle note entre autres que « lorsqu'une profession se paupérise, elle se féminise » (en évoquant les métiers de la petite enfance, de l'enseignement, de la santé). Edwige Antier milite pour une écoute attentive des femmes. Elle désire aussi informer les hommes pour qu'ils comprennent que l'implication des pères tout autant que celle des mères est la seule garantie d'un bon équilibre des enfants et du couple. Pour elle, il est temps de passer à une coexistence où homme et femme se respectent en tant qu'individu, loin de toute volonté ou de culture de soumission ou d'exclusion de l'un ou de l'autre.

« En chinois, le mot crise est formé de deux caractères. L’un représente le danger. L’autre l’opportunité. » ( J. F. Kennedy) en Chinois simplifié: 危机 et en Chinois traditionnel: 危機 Le contraire du courage est la lâcheté. C'est aussi laisser passer cette occasion. Même Confucius définit le courage par ce qu'il n'est pas : « Comprendre ce qui est juste », dit-il, « et ne pas le faire, démontre l'absence de courage ». Cette maxime reprise dans un sens positif peut se lire ainsi : « Le courage consiste à faire ce qui est juste ». Se risquer à tous les hasards, s'exposer, se lancer impunément dans les bras de la mort, passent pour des marques de valeur, et dans le métier des armes, ne sont que des formes de témérité, que Shakespeare appelle : « la sœur illégitime de la valeur ». Et cette citation qui vient de la série Lance et Compte : « Il y a des jours où, juste pour se laisser vivre, il faut ramasser son courage à la petite cuillère. »

Les membres des groupes d'entraide qui sont en rétablissement nous apprennent que le courage peut prendre la forme d'un geste silencieux, d'un mot doux, d'un refus ou même de l'acceptation. Le courage n'offre pas de garantie, pas même celle d'obtenir des résultats. C'est un risque pris sur un chemin inconnu. Il nous faut faire confiance en notre Ps. « L'histoire a démontré que la foi est synonyme de courage. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 77 ) Aujourd'hui, nous pouvons prendre des risques puisque le courage, c'est le changement. Le courage comme le changement ne s'opère qu'avec de la bonne volonté sous la grâce de Dieu et aussi avec une pseudo volonté déchaînée ou de fer quand c'est cela qu'Il nous invite à vivre. Le courage c'est aussi prendre le risque de dire « Je t'aime », de manifester son amour à quelqu'un qui est en rechute ou en ivresse mentale et qui a besoin d'amour fraternel et de courage pour changer ce qu'il peut changer.

Parabole
Un homme de foi revoit toute sa vie en rêve.
En fait, sa vie est matérialisée au sol par une ligne de deux traces de pas …
… Sauf en quelques endroits !
Il se souvient : « Ce furent les moments difficiles de ma vie
Mais Seigneur, pourquoi m'as-tu abandonné dans ses moments de souffrances ? » —
« Mon fils, tu étais sur mes épaules et … la trace des pas est la mienne ! »

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 27 juin 2017

Pensées 27 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Des Pas sur le Sable (du poète brésilien Ademar De Barros )

Une nuit, j’ai eu un songe.

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.
Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres,
toutes les scènes de ma vie.
J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque
scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable :
L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.
Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous
les jours de ma vie aient défilé devant moi.
Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.
J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait
qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait
exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur
et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : « Seigneur… tu m’as dit que tu
étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté
de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires
moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas.
Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul
aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. »

Et le Seigneur répondit : « Mon fils, tu m’es tellement
précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné,
pas même une seule minute !
Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le
sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien :
c’était moi qui te portais. »

Le rétablissement avec le mode de vie des groupes d'entraide est un processus qui amène plusieurs changements dans nos vies. Ces changements sont des pas que notre Ps nous fait vivre. C'est pour cela que plusieurs appellent ça un cheminement. Chaque jour, le processus de rétablissement nous apporte une occasion de plus de changer et de grandir. En écoutant les témoignages de membres et de nos parrains / marraines, nous apprenons à accueillir le changement avec une ouverture d’esprit et de cœur, et nous progressons tous ensemble à l'heure de Dieu et sommes à l'aise dans notre rétablissement.

« Ceux d’entre nous qui sont restés longtemps dans le monde de l’illusion spirituelle ont fini par en découvrir le côté puéril. Ce monde de rêve a fait place à un désir profond d’utilité, accompagné d’une conscience toujours plus vive de la présence de Dieu dans nos vies. Dieu, en sommes-nous venus à le croire, aimerait que nous gardions la tête près de Lui, mais que nous maintenions nos pieds solidement posés sur le sol. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 147 ) C’est là que se trouve notre réalité, celle que notre Ps nous invite à vivre.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 26 juin 2017

Pensées 26 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Quelques bonnes raisons pour pardonner :

  • Pardonner n'est pas excuser

Pardonner ne signifie pas que nous acceptons sans broncher, que nous « tendons l'autre joue » ou que nous cautionnons ce que l'autre nous a fait. La démarche est avant tout un cheminement intérieur que nous faisons pour chacun de nous et non pour soulager la conscience de celui ou celle qui nous a blessé. Simplement nous ne donnons plus à cette illusion de prise le droit de nous faire mal.

  • Pardonner apaise la colère

La rancœur, la haine, l'aigreur... sont autant de sentiments désagréables que nous traînons lorsqu'une histoire n'est pas digérée. Or le proverbe nous dit bien que « la colère est mauvaise conseillère ». Plutôt que de nous laisser ronger ainsi, il est parfois utile de regarder cette colère en face. Reconnaître qu'elle existe permet de passer à l'étape suivante.

  • Pardonner nous rend plus fort, tout en reconnaissant notre impuissance

Imaginons une personne qui nous a fait du mal et à qui nous décidons de pardonner. Nous en ressortons grandi par la force d'une Ps qui nous accompagne là-dedans et la bonne volonté qu'Il ou Elle nous donne pour en arriver là. Nous abandonnons notre vieille peau de victime — nous muons.

  • Pardonner pour ne pas oublier, pour se remémorer autrement

Accorder graduellement son pardon, c'est le contraire de l'oubli. Nous n'enfouissons pas notre blessure et nous ne jouons pas les amnésiques : une fois pardonné cet acte restera ce qu'il a été. En reconnaissant que « cela a bien eu lieu », cet événement désagréable prendra sa place dans notre histoire personnelle. Une pierre d'achoppement qui devient tout doucement une pierre de gué...

  • Pardonner pour sauter d’une pierre de gué à l’autre, pour avancer et traverser cette rivière

Nous avons tous ressassé une situation désagréable. Cela peut aller plus loin en prenant la forme de blocages dans notre vie d'adulte (impossibilité de trouver sa place, de s'épanouir...) ou de maux physiques à répétition. S'ouvrir au pardon permet de passer à autre chose.

  • Pardonner est impossible pour un être humain — c'est un acte divin. Notre Ps ne nous fait pas oublier mais plutôt nous permet de vivre avec ce souvenir qui ne fait plus mal comme avant.

Plusieurs membres des groupes d'entraide dans leurs témoignages racontent qu'il est facile de savoir quand le pardon se produit et demeure : c'est lorsque nous sommes capables de nous remémorer des moments qui ont été pénibles et désagréables sans que le rappel de ces souvenirs ne fasse mal. Pardonner, ce n'est pas oublier, c'est lorsque la souffrance n'est plus là par la grâce de notre Ps et par don de Dieu, cette lumière qui nous sort des ténèbres et nous invite à vivre une libération. Ce processus de guérison nous comble de paix et de sérénité. « Un peu plus loin dans notre progression, nous avons découvert que Dieu lui-même était la plus grande source de stabilité émotive. Nous avons compris qu’il était salutaire de nous en remettre à Sa justice, à Son pardon et à Son amour sans limite ; ce recours serait toujours efficace quand tous les autres auraient échoué. » ( 12x12, 12e Étape, pages 130-131 )

« Le premier à demander pardon est le plus brave. Le premier à pardonner est le plus fort. Le premier à oublier est le plus heureux. » ( Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord ) Notre vie est chaque jour davantage empreinte d’amour pour nous-même et aussi de cet amour qui rayonne tout autour de nous, au cœur de chaque être humain.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 25 juin 2017

Pensées 25 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Le principal facteur que nous ne savons pas reconnaître est que nous sommes totalement incapables d'entrer en véritable association avec un autre être humain. Notre manie de tout ramener à nous-mêmes a creusé deux précipices. Ou bien nous exigeons de dominer les gens que nous côtoyons, ou bien nous voulons compter sur eux sans limite. » ( 12x12, page 59 et dans les Réflexions de Bill, page 176 )

Les relations avec les autres sont pratiquement vouées à l'échec sans rétablissement. Elles sont souvent impulsives. Si ça ne marche pas comme nous le désirons, il nous arrive souvent de couper toute communication. En général, ça ne dure pas longtemps ainsi. Au niveau du travail, ce sont les mêmes attitudes, comportements et souffrances qui se répètent. Nous avons souvent de la difficulté à partager les responsabilités et à diviser les tâches. Habituellement, les gens ne veulent pas travailler avec nous (et vice versa souvent) parce que nous ne sommes pas fiables. Avec le rétablissement, ça change.

Heureusement, nous pouvons grâce au mode de vie des groupes d'entraide nous rétablir et ainsi consentir pleinement à ce que Dieu élimine nos défauts — ces pierres d'achoppement qui entravent nos relations avec les autres deviennent des pierres de gué nous permettant malgré tout de traverser en toute liberté cette magnifique aventure qu'est la vie. Le voyage, c'est la vie elle-même. Le voyage de la vie est une très belle aventure, tant que nous sommes prêts tous et chacun à changer, à être responsables et à reconnaître que s'exprime ainsi la volonté de Dieu.

Nous ne croyons pas que Dieu puisse nous abandonner. Nous pouvons avoir le cœur triste ou heureux durant ce voyage de la vie. Parfois, nous ne pouvons pas expliquer tout ce que nous ressentons... Nous pouvons désirer chanter et pleurer, faire la fête et prendre du temps pour admirer, pour nous émerveiller et pour exprimer notre joie devant les belles choses de la vie. La joie est une émotion très agréable. Elle est faite de composantes physiques (excitation, rire, sourire, détente) psychologiques (ouverture, désir...) et spirituelles comme participer à ce qui est plus grand que nous, dans notre cœur et notre rétablissement, comme vivre nos douleurs, nos souffrances, nos craintes, nos doutes et nos incertitudes.

Une douce et belle fleur, d’une couleur vivifiante et d’un parfum qui embaume l’air est issue d’une petite graine amère germée au travers de l'humus et du compost fait de débris et déchets. À chaque jour, cette fleur, qui quelquefois se flétrit, reverdit et s'épanouit de nouveau, plus belle que jamais, avec des racines plus ou moins vigoureuses qui puisent dans la terre sa nourriture. Sa nourriture, c’est l’amour de Dieu, qui la comble et l'envahit par ses racines, la désaltère et l'enivre de Sa bonté. Il suffit de si peu pour que cette fleur sente l'effet de Sa Présence. Il lui suffit de s’abandonner à Lui, de tout accepter avec une profonde confiance.

Chaque chose en Lui, et même notre douleur, dont nous avons peur parfois, devient douce, à la seule pensée qu’Il peut consoler notre cœur, avec une grande tendresse. Il vient en nous avec une infinie douceur et soigne notre dépendance et/ou notre domination. Il nous tient dans Ses bras avec une douceur que les mamans et les papas ont appris de Lui et Il nous berce légèrement dans Ses bras. En Lui, tout renaît à une nouvelle vie, peu importe si quelqu’un nous a blessé, Il nous apaise comme par enchantement. Il arrose Ses fleurs, Il ne les laisse flétrir que pour qu'elles renaissent et se rétablissent.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 24 juin 2017

Pensées 24 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Bonne Fête Québécoises et Québécois gens de ce pays de naissance, d’adoption et de cœur. Nous, Québécois, formons un peuple divisé et comment, une nation à l’apparence effritée mais combien diversifiée. Un peuple qui veut bien depuis quatre siècles agir comme un peuple autonome, comme un peuple libre. Nous sommes un peuple qui parle français, qui se souvient de ses pères, de ses mères, de son histoire. Un peuple dont seulement quelques-uns crient haut et fort son existence, sa fierté d'être ce qu'il est en marquant sa présence un peu partout. Un peuple distinct, avec une identité qui lui est propre. Une identité qui est la base de notre rêve de nation. Elle permet aussi de nous diviser plutôt que de nous comprendre, ne reflète pas notre joie de vivre ensemble, notre désir de nous rassembler, de nous affirmer. Notre identité n’est que le ciment qui devrait nous unir, et faire de nous un tout que bien peu reconnaissent et désirent maintenant.

Plusieurs membres des groupes d’entraide se rencontrent en ces jours de fête pour célébrer leur propre créativité et sobriété soit dans une salle soit autour d’un feu et nous partagent entre autres la compréhension, l’encouragement et un mode de vie dont la pratique fait de presque nous tous des personnes sobres et saines d'esprit tant et aussi longtemps que nous voulons bien le vivre (notre bonne volonté) et tant que c'est la volonté de notre Puissance supérieure, le véritable ciment qui lie tout et tous. « Nous connaîtrons une nouvelle liberté et un nouveau bonheur. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap. 6 À l’oeuvre, page 94 )

Quelles sont les valeurs du peuple québécois ? Voici certaines valeurs qui nous ont été proposées : « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs que nous voudrons rechercher. » ( 12x12, 10e Étape page 106 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 23 juin 2017

Pensées 23 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Les larmes valent mieux que le rire, car l’adversité améliore le coeur. » ( Proverbe français ) Nous sommes des êtres résilients. Bien que la résilience soit à l'origine un terme pour expliquer la résistance des matériaux aux chocs, le terme vient du latin resilio, resilire, qui signifie littéralement sauter en arrière, d'où rebondir, résister (au choc ou à la déformation). La résilience est aussi un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté d'un traumatisme ou atteint d'une maladie chronique comme la dépendance ou la codépendance à prendre acte de l'événement traumatique ou à se dresser un plan d'action et à le mettre en pratique pour acquérir ou maintenir une forme de rétablissement grâce au mode de vie des Douze Étapes. Plusieurs membres de groupe d'entraide accueillent le nouveau ou la nouvelle en lui disant : « Et surtout ne lâche pas ! » quand il lui est plus facile et honnête d’avouer son impuissance, de consentir à cesser de se battre, à abdiquer enfin devant cette maladie débilitante. Alors comment être résilient et reconnaître son impuissance ? Et si notre résilience venait de notre Ps ?

« Il ne faut jamais capituler, jamais abandonner parce que c'est une forme d'impuissance, la pire des calamités du monde. » ( Alice Parizeau, La Charge des sangliers ) C'est ce que nous croyions probablement tous avant d'atteindre un bas-fond et de découvrir la libération de la capitulation. À mesure que nous nous rétablissons avec le mode de vie des groupes d'entraide, de nouvelles et nombreuses occasions de capituler se présentent. Nous avons le choix ou bedon de lutter contre tout et tout le monde, ou bedon de nous rappeler les bénéfices de notre première capitulation et de cesser de lutter. Est-ce que cesser de lutter n'est pas renoncer à toute forme de résilience ? Est-ce que je peux m'asseoir dans la cour et seulement écouter les petits oiseaux chanter même en cette soirée de veille de la St-Jean ?

« À la suite de sa réhabilitation physique, il m'a dit franchement qu'il considérait son traitement comme peine perdue, à moins que je ne puisse lui assurer — ce que jamais personne n'avait fait — que dans l'avenir, il démontrerait 'assez de volonté' pour résister à l'envie de boire. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L'opinion d'un médecin, page xxxiv ) Un nombre incalculable de fois nous nous sommes dits que nous allions cesser le combat, que l'adversaire (notre dépendance et/ou codépendance) était intouchable, le combat inégal, le résultat connu d'avance et à chaque fois que nous mettions un genou ou deux par terre, un petit je-ne-sais-quoi, un génie ou un ange gardien nous titillait à l'oreille : Enfin, ouf ! Merci ! — Et je reconnais alors que cette maladie est puissante, déroutante, sournoise !

« La force naît de l’adversité et des souffrances.» ( Paul Ohl ) — « Il faut sourire face à l’adversité, jusqu’à ce qu’elle capitule. » ( Og Mandino ) — « Le courage est la lumière de l'adversité.» ( Luc de Clapiers ) La majeure partie de nos malaises et désolations et nous pouvons presque dire toutes les souffrances que nous ressentons proviennent de notre résistance et non de notre capitulation, et surtout de notre illusion de séparation avec notre Être suprême. Et si cette résilience ou résistance était aussi un cadeau de notre Ps... dont le but ultime est de nous amener à cesser tous ces vains efforts à cause de la souffrance. De fait, lorsque nous abandonnons la lutte, la souffrance cesse et est remplacée par l'apaisement, la zénitude et la sérénité, par un contact conscient avec Dieu. Tout finit par s'arranger et, au bout d'un certain temps, notre vie s'améliore. Nous nous sentons comme lorsque nous avons abandonné l’illusion que nous pouvions contrôler notre consommation, notre abstinence ou la vie d’un être cher : soulagés, libres, disposés à changer et reconnaissants envers notre Puissance supérieure.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 22 juin 2017

Pensées 22 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le mode de vie suggéré dans les groupes d'entraide nous invite à développer une relation réconfortante avec Dieu tel que nous Le concevons en pratiquant la prière et la méditation, en étant à l'écoute de cette entité divine qui nous habite. Nous remercions notre Puissance supérieure de nous parler dans le silence et la quiétude, de nous révéler ce qu'Elle attend de nous aujourd'hui, de nous faire connaître Sa volonté. « Ce qu'on appelle le bonheur, c'est sa propre capacité d'aimer la vie. » ( Jean Royer, La main cachée ) Nelson Mandela répétait souvent cette citation du Dali-Lama : 'La vie en elle-même est un éternel recommencement.'

Pour certains, la volonté divine ne s'exprime pas que dans le calme et l'harmonie. Pour plusieurs, la volonté divine n'est pas toujours explicite et les directives surnaturelles ne sont pas la règle, mais bien l'exception. Dieu tel que nous Le concevons veut le bien de Ses enfants. Souvent Son plan est incompréhensible et nous semble parfois illogique. Ça demeure Sa volonté. Cette découverte… Nous l’avons fait dans les groupes où nous pouvions parler de nos conflits intérieurs et entendre d’autres personnes en faire autant. « C’était le début d’une authentique relation avec les hommes et avec Dieu. ( 12x12, 5e Étape, page 64 ) Notre spiritualité se définit par la profondeur de notre intimité avec notre Ps. Le vrai baromètre de notre spiritualité n’est pas dans ce que nous faisons, mais dans la profondeur de notre relation avec Dieu, tel que nous Le concevons, dans l’intimité de notre relation et le temps que nous passons en Sa présence.

Dieu recherche le bien pour chacun de nous à travers des projets de paix et de bonheur ce qui n'exclut pas les épreuves et les maux qui ne sont que des détours pour arriver à la même destination. Dieu tel que nous Le concevons ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de Ses enfants. Au contraire, Il nous accorde ce que « notre cœur désire » puisque c'est Lui qui initie ces désirs. « Je sais que la vie vaut la peine d'être vécue, que le bonheur est accessible, qu'il suffit simplement de trouver sa vocation profonde, et de se donner à ce qu'on aime avec un abandon total de soi. » ( Romain Gary )

« Quand je repense à cette période, je constate combien il est vrai qu’une des plus grandes différences entre un alcoolique et une personne qui ne l’est pas, c’est que les non-alcooliques changent leurs comportements pour atteindre leurs buts et les alcooliques changent leurs buts pour s’ajuster à leur comportement. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’ouverture vers la chance, page 472 ) Pour nous rétablir, nous pouvons nous servir des principes spirituels des AA. Nous ne pouvons mettre plus en pratique les principes spirituels contenus dans les Étapes, les Traditions et les Concepts ( 12x12x12 = 1728 — 20736 si nous ajoutons les 12 Promesses ) que ce que nous faisons présentement, puisque c’est Dieu tel que nous Le concevons qui mène. Plus Il nous permet que ce processus de rétablissement se réalise, plus il nous est facile d'accepter la vie telle qu'elle se présente à nous. Nous avons ainsi appris à aimer la vie un moment présent à la fois et à sentir que nous sommes tous des êtres magnifiquement privilégiés, merveilleux et bénis. « Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente. » ( Gabrielle Roy, La Route d'Altamont )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 21 juin 2017

Pensées 21 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Celui qui n'a pas peur, qui n'a peur de rien est un imbécile. Ou un désespéré. » ( Claude Jasmin, Revoir Ethel ) Lorsque nous étions enfants, quand nous avions fait une bêtise, nous avions peur d'être punis comme Adam et Ève l'avaient été pour avoir désobéi. Certains d'entre nous avaient aussi peur du noir, parce qu'ils pensaient que d’affreux monstres étaient prêts à sauter sur eux au sortir du lit ou sous les couvertures. La plus grande peur, c’était la crainte des autres, de leurs jugements sur notre obésité, sur notre consommation, de leurs opinions sur notre apparence ou sur notre caractère. Nous avions peur de leurs paroles et de leurs actes méchants. Chaque humain a toutes sortes de peurs : peur de l’avenir, de l’inconnu, de ne pas être à la hauteur ou de ne pas maîtriser la situation, peur de l’échec, peur de la solitude, de la maladie, de la souffrance ou de la mort. « Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. » ( Pierre-Augustin Caron Beaumarchais, Le Barbier de Séville )

La peur est une émotion (comme la tristesse ou la colère, par exemple). La psychologie nous dit que déclenchée par un événement soudain et dépendant d’un vécu subjectif (comme le rappel d’une expérience passée), toute émotion peut entraîner une sensation agréable ou désagréable et peut nous obliger à vivre les conséquences de nos réactions. Aujourd'hui, nous avons confiance en Dieu. Nous comptons sur Sa fidélité, sur Sa bienveillance et miséricorde. Nous savons qu’Il nous aime et qu’il nous aide à vivre avec nos peurs. Et Bill W. disait que la foi, c’est d’avancer malgré nos peurs ! Nous ne pouvons maîtriser nos peurs. Nous pouvons toutefois mettre un nom sur nos peurs. « Tu n'as peur de rien, tu n'as peur de personne. Sauf de toi-même. C'est la pire de toutes les peurs. » ( Yves Thériault, Tayaout, fils d'Agaguk )

La peur et la foi sont comme dans un continuum. Nous sommes comme sur l'autoroute de la vie entre ces deux villes, la peur et la foi. De temps à autre, nous sommes en direction de l'une ou à d'autres moments, nous sommes en direction de l'autre. Le chauffeur de notre véhicule est notre Ps. La peur nous fait souffrir parce que la foi est moins présente. Nous ne pouvons pas lui tourner le dos. Nous pouvons en avoir l'illusion. À certains moments de notre vie, la peur peut nous déchirer tout à coup au beau milieu même d'un moment de joie, de bonheur ou de gaieté. La peur et la foi sont présentes dans toutes nos tragédies et toutes nos grandes joies. « Avoir peur c'est aimer. Donner peur c'est haïr. » ( Félix Leclerc, Le calepin d'un flâneur ) Aimer, c'est aussi avoir peur. C'est prendre un risque que l'autre nous soutienne, que l'autre sabote notre relation en lui confiant nos craintes. La foi revient à faire confiance en notre Ps qui ne met pas cette personne, cette âme soeur, sur notre chemin sans intention dans Son plan.

« La peur était comme un fil mauvais et pourri, la trame sur laquelle nos existences étaient tissées. Elle a engendré des situations qui nous ont causé des malheurs que nous ne croyions pas avoir mérités. » page 76 — « Nous le Laissons plutôt démontrer , à travers nous, ce qu'Il peut faire. Nous Lui demandons de nous libérer de notre peur et de nous faire voir ce qu'Il attend de nous. Dès lors, nous sentons la crainte nous quitter. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap.5 Notre méthode, page 77 ) Dès le moment où nous découvrons que toutes nos peurs et que toute notre foi sont des cadeaux de notre Puissance supérieure (quelquefois c'est seulement une façon parmi d'autres qu'Il choisit pour attirer notre attention), nous nous apaisons. Dieu tel que chacun de nous Le conçoit nous donne les moyens de vivre nos peurs, nos peines et aussi toutes nos joies et moments de bonheur dans la mesure où nous les partageons et aussi en reconnaissant Sa gouverne à travers tout ça.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 20 juin 2017

Pensées 20 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Calmer la faim n'a jamais été (et nous croyons que ça ne sera jamais ) le seul rôle de la nourriture. Nous mangeons non seulement pour répondre à nos besoins physiologiques mais aussi parfois pour assouvir notre appétit et pour apaiser nos émotions. Certains experts disent que lorsqu'une mère donne répétitivement le sein (ou autrement le biberon) à son enfant pour le consoler, la nourriture prend alors une dimension affective. Elle est recherchée pour son réconfort dans des moments de détresse ou d'anxiété. Il n'y a rien d'anormal à ça, bien au contraire. Bien des gens peuvent manger un morceau de gâteau anniversaire, des biscuits au retour à la maison, comme d'autres prennent une bière ou un verre de vin pour se détendre. Le problème survient lorsque les habitudes alimentaires induites par les émotions prennent le pas sur une alimentation saine et équilibrée. Une habitude peut devenir de la compulsion alimentaire. Une dépendance à la nourriture peut alors s’installer et ne se manifeste pas toujours par une surcharge de poids incontrôlée ou par de l’obésité morbide.

« Il est insensé que l'éponge reproche au buvard de trop boire. Rappelons-nous que les alcooliques ne sont pas les seuls à être victimes d'émotions déréglées. » ( 12x12, 8e Étape, page 88 ) Les groupes d'entraide nous apprennent à développer le respect de nous-mêmes et des autres en acceptant nos émotions comme les couleurs de la vie, comme une preuve que nous sommes des êtres humains vibrants. Voici un poème de Virginie Bichet intitulé :

Les couleurs de la vie

Dans la pénombre ouverte des souvenirs noircis
Quand la lumière pénètre et fait jaillir la vie
Il n'est pas interdit d'accueillir le bonheur
Et de chasser le noir au profit des couleurs.

Sur ces photos jaunies figeant en noir et blanc
Des souvenirs maussades d'un passé ancestral
J'ai trouvé judicieux et pour le moins tentant
D'insérer des couleurs qui les rendraient moins pâles.

Que serait donc le monde sans tous ses coloris ?
Les couleurs sont vecteurs d'émotions et de vie :
Avoir le rose aux joues, être rouge de colère,
Rire parfois un peu jaune ou donner son feu vert...

Le langage est fleuri d'expressions colorées,
La vie est une peinture qu'il nous faut apprécier,
Et la nature nous offre par sa diversité
Les teintes les plus splendides, les tons les plus variés.

Toute personne qui dans notre vie éveille des émotions, des réactions et aussi de l'apaisement a quelque chose à nous apprendre. Certains disent que ce sont toutes et tous des anges qui sont envoyés par notre Ps pour nous enseigner, nous guider et nous apprendre à en rire. Le progrès vers la perfection est un objectif naturel. La vie est parfaite dans l'intention de Dieu. Si nous reconnaissons Sa volonté dans tout ce qui nous arrive, si nous baignons dans toutes les couleurs de notre vie, nous allons ressentir de la joie, de la paix et du bonheur. Si nous sommes centrés sur l'état de manque, l'illusion de prise, un rôle de victime ou même sur la mort, ces expériences ont tendance à se manifester, encore et encore. Ce ne sont que des moyens que notre Être suprême prend pour nous ramener dans le sein de Son amour même si nous ne l'avons quitté. Toutes ces manoeuvres ne semblent être là que pour dissiper ces illusions de séparation avec Lui.

« Dieu sait que c’est beaucoup plus que j’aurais pensé, et beaucoup plus que ce que je mérite. Tout cela parce que j’étais prête à croire que les AA pourraient fonctionner pour moi aussi. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Ma chance de vivre - 5, page 352 ) Et ça marche !!! En cette longue journée et courte nuit qui se produit au solstice d’été (23:24:00 à Québec) célébrons cette première journée de l’été en remerciant notre Ps pour ces doux moments. Apprécier les couleurs de la vie, c’est aussi être libre comme être humain un peu comme Simone de Beauvoir l’a écrit : 'Une femme libre est le contraire d’une femme légère.’

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 19 juin 2017

Pensées 19 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Comment se fait-il que parfois une histoire drôle peut être vraiment hilarante pour certains et peut ne pas avoir d’effet pour d’autres ? Dans la compréhension et l’appréciation des histoires drôles, tout dépend de quelque point de vue nous sommes placés : l’objet ou l'émetteur de la blague. Est-ce que la communication passe vraiment ? Le lecteur et/ou l’auditeur en lui donnant un sens comique, parviennent-ils à construire des représentations proches de celles que l’auteur voulait qu’ils construisent dans leur tête ? C’est la réaction émotive du lecteur au récit et/ou l’auditeur qui fait finalement l’histoire et la voleur de l’humour. Le mot d’esprit, le texte comique ou l'histoire drôle sont quelquefois des textes qui n’ont vraiment pas de sens en soi. C’est l’auditeur et/ou le lecteur qui élaborent sens et drôlerie. Le comique, l’humour, la drôlerie n’existent pas indépendamment du créateur et du récepteur. « L'humour est la forme la plus saine de la lucidité. » ( Jacques Brel ) Il est ainsi démontré que devant un même texte dans une revue publiée par un groupe d'entraide ou devant le témoignage d'un membre, si un individu se met à se tordre de rire, et un autre reste de glas, il est tout à fait normal que ces deux individus n’ont pas compris le message de la même façon. Effectivement, chacun de nous perçoit dans un message ce qui lui était destiné, ce qui est approprié pour lui. Nous pouvons aller jusqu’à dire selon ses besoins.

L'humour dans les partages est à certains moments noir, parce qu'il souligne avec parfois toute la cruauté, l'amertume et le désespoir présents l'absurdité de notre dépendance et/ou codépendance. Cet humour noir constitue une sorte de mécanisme de défense. Parfois, nous évoquons avec détachement, voire amusement, les choses les plus tragiques et certains comportements contraires à la morale. Cet humour dans un partage interpelle l'auditeur : il suscite un rire inquiet, des interrogations et même une petite gêne. Il est quelques fois empreint de fatalisme, peut aller jusqu'à provoquer de la honte ou nous chatouille avant de nous esclaffer parce qu'il transgresse des tabous qu'il titille. « Même le maître architecte, devant les ruines de son rêve, avait su rire de lui-même ; ce qui constitue le summum de l'humilité. » (12x12, 4e Tradition, page 169 — juste sous la définition du Règlement 62 : Ne vous prenez pas tant au sérieux ! )

La pratique du mode de vie des groupes d'entraide est une activité continue qui nous révèle chaque fois de nouvelles vérités. C'est une recherche intéressante d'apaisement, et une enrichissante façon de vivre qui peut être dédramatisée souvent avec des petites pointes d'honnêteté et d'humour. C'est ce qui se produit dans la plupart de nos groupes d'appartenance et c'est ce qui fait souvent que nous désirons y retourner. Il y a au moins un membre présent qui a vécu le même genre de situation et qui a la capacité de trouver le côté drôle et en même temps apaisant, soignant de cette expérience. Découvrir la part d’humour même noir qui se cache dans une situation qui n’était pas rose au départ ( voire tragique ) peut replacer les choses dans une perspective plutôt lumineuse. Et si c’était notre Ps qui voulait nous jouer un tour ? Ça, c’est l’élément magique qui entre en scène. « Aujourd’hui, je me sens bien dans ma peau. Je suis en paix avec moi-même et avec le monde qui m’entoure. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Ma chance de vivre - 5, page 352 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 18 juin 2017

Pensées 18 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Les deux 'visiteurs’ bien connus, le comte Godefroy Amaury de Malfète, comte de Montmirail, d’Apromont et de Papimcourt (Jean Reno) et son écuyer Jacquouille la fripouille (Christian Clavier), propulsés du 12e au 20e siècle, sont sortis de l’ombre du Moyen Âge et ont bien mis en lumière ce que nous prenons pour acquis aujourd’hui, notre développement technologique. « Visiter quelqu'un », « recevoir de la visite », « la visite est arrivée » sont des gestes d'accueil, des marques d'hospitalité. Ce sont des comportements qui traduisent une manière polie d'établir des relations entre les êtres humains, des rapports qui brisent la solitude et l'anonymat. Raël (le surnom qui signifie « Le Messager » de Claude Vorilhon ) affirme qu'il a été visité par au moins un extra-terrestre aux Puys de la Vache et de Lassolas. Curieusement, « visiter » est un terme fréquemment utilisé pour désigner les interventions des extra-terrestres mais aussi des présences de Dieu dans la vie de Ses enfants. Certains appellent ça aussi des miracles, des apparitions.

Dans un groupe d’entraide, il y a des membres de la conscience de groupe et des visiteurs qui viennent souvent d’autres groupes. Les témoignages ou la mise en commun des expériences, des forces et des espoirs de tous ces participants dégagent une force supérieure à la force individuelle de chacun. C’est ce que certains appellent ‘ ous attaquer ensemble à un défi mutuel devant une maladie partagée'. L’existence de cette force supérieure qui, pour plusieurs nous habite, a fait ses preuves par l’expérience de milliers de personnes atteintes de diverses dépendances et compulsions qui se retrouvent en rétablissement aujourd'hui. Certaines personnes sont convaincues que cette force émane de l’intervention du Dieu de leur foi de toujours ou de Dieu tel qu'ils Le conçoivent présentement.

« Lorsque nous assistons aux réunions des AA, ce n'est pas seulement pour notre profit personnel mais aussi pour apporter à d'autres le réconfort et le soutien de notre présence. Lorsque vient notre tour de parler dans une réunion, c'est une autre façon de porter le message des AA. Qu'il y ait une seule personne ou plusieurs pour nous écouter, c'est toujours du travail de Douzième Étape. » ( 12x12, 12e Étape, page 124 ) Avec l'amour et l'aide de notre Puissance supérieure et des membres des groupes d'entraide, nous avons appris à recevoir et à donner à notre entourage. Nous participons à améliorer la qualité de vie dans notre milieu en transmettant le message de rétablissement aux gens que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours et surtout à ceux et celles qui ont besoin d'aide. La meilleure façon de transmettre ce message d’expérience, de force et d’espoir, c'est par l'exemple, en le vivant personnellement au meilleur de nos habiletés, de nos aptitudes, de nos intérêts et des occasions qui se présentent dans notre vie. « Ceux qui sont vraiment engagés dans le mode de vie ne font pas que communiquer le message OA : ils sont le message OA. » ( 12x12 OA, 12e Étape, page 126 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 17 juin 2017

Pensées 17 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

‘Ouvrir mon cœur et tendre la main à tous ceux qui comme moi, souffrent de compulsion alimentaire, c’est ma responsabilité.’ ( engagement de responsabilité OA )
« Je suis responsable.
Lorsque n'importe qui, n'importe où, tend la main en quête d'aide, je veux que la main de AA soit toujours là. Et de cela je suis responsable. » Déclaration du Congrès International du 30e Anniversaire - Toronto 1965
« Tendre la main à un homme, c’est le sauver. » ( Honoré de Balzac ) Tendre la main à (quelqu’un) c’est plutôt offrir sa main à quelqu’un en signe d’accueil, de bienvenue et de salut. Tendre l'oreille et partager notre vécu lorsque nous recevons un appel ou un courriel contact. C'est aussi secourir, offrir du secours à quelqu’un ( et ça peut être nous, cette personne qui a besoin d'aide). Finalement, ça peut être une façon de chercher à se réconcilier avec quelqu’un. Dans les groupes d'entraide tendre la main à une personne qui souffre prend le sens d'aider, de venir en aide. C’est aussi tendre la main à l’accueil pour recevoir le nouveau ou le membre qui revient et aussi de vouloir serrer la main de tout ce beau monde comme signe d’affection (tendre la main comme par le mot 'tendre') et de fraternité.

Nicole N., une membre de Lévis décédée depuis quelques années, disait pour la personne absente de la fraternité depuis longtemps et aussi atteinte que nous de cette maladie débilitante, allait revenir, que nous n’avions pas à nous inquiéter. John Edward M. répète souvent : « Continue de venir, tu n’auras pas à revenir. » Le plus gênant pour notre orgueil et pour celui du nouveau, ce n'est pas bien souvent qu'il soit en rechute et qu'il nous revient, c'est que nous avons besoin de faire ce pas pour l’accueillir. En tout cas, cette personne souffrante met en lumière nos limites, et c’est déjà une façon qu’il nous offre de mieux nous connaître et de reconnaître la nature de notre maladie : puissante, déroutante et sournoise. Quand nous le rejetons, quand nous voulons l’abaisser, c’est nous qui nous retrouvons plus bas que lui. En quoi d’ailleurs pouvons-nous voir quelqu'un plus bas ou plus méprisable que nous ? Ne sommes-nous pas tous des enfants de Dieu — certains ne sont-ils pas comme le fils prodigue... Parce que ce frère (ou cette sœur) que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est maintenant retrouvé ? Alors accueillons-les comme nous voudrions l'être.

La personne qui est en rechute, comme chacun, est notre frère ou notre sœur en humanité, mais aussi, pour nous atteints de la même maladie, notre frère et notre sœur en voie de rétablissement, et à ce double titre il (elle) a droit à notre respect et à notre accueil. Il est notre prochain. En disant « prochain », nous pensons généralement à celui ou celle qui est proche, ou qui se rapproche de nous. Qui est notre prochain ? C'est celui dont nous nous approchons pour l'accueillir dans sa souffrance. » S’il nous arrive de tomber, — pour diverses raisons (lire : s't'à cause), à cause de rejets, de mépris et discrédits, à cause de notre incapacité à nous assumer tel que nous sommes, ou de la façon déshumanisante dont nous avons choisi ce mode de vie destructeur, nous n'avons en aucun cas perdu notre grandeur et notre beauté d’être humain ou pour certains, de fils de Dieu. Quoi qu’il nous arrive, souvenons-nous de cette grandeur et de cette beauté qui est en nous, et dans tous les autres qui nous côtoient. Et n’oublions pas que nous aussi nous sommes capables de tendre la main à quelqu'un. C’est là notre grandeur pour aujourd'hui.

En tendant la main vers d'autres personnes, d'abord auprès des membres dans les groupes d'entraide, qui souffrent de la même maladie et en leur permettant de nous tendre la main, nous en sommes venus à reconnaître en nous une grande capacité d'amour et d'intimité. Une fois libéré des murs qui l'emprisonnent, notre cœur rayonne. Merci mon Dieu d'accorder à notre cœur la liberté d'aimer et d'être aimé.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 16 juin 2017

Pensées 16 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

La prière de la Sérénité semble avoir été écrite ou ressuscitée en 1932 par Dr. Reinhold Niebuhr (1892–1971), alors que celui-ci travaillait dans un séminaire protestant du Congregational Church à Heath, Massachusetts, aux États-Unis. Il a au moins une autre hypothèse quant à son origine : elle aurait écrite par des moines ou des sages du Moyen Age.

La Prière de la Sérénité

Si, dans ta vie, un jour tu devais pleurer,
Te sentant bien seul, loin de ceux que tu as aimés.
Dis toi bien qu’il y aura toujours quelqu’un qui te montrera le droit chemin.

Écoute ces mots, car moi qui te les dis, je n’ai pas toujours été ce que je suis.
J’ai connu bien des pleurs, des paniques et des misères,
Alors récite avec moi cette prière.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne puis changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Tu devras aussi te prendre en main,
Si tu veux changer ton destin,
Laisse de côté les choses qui te détruisent,
Tu auras alors de belles surprises.

Pour toi, chaque jour deviendra ensoleillé,
Ton cœur s’ouvrira à l’amour.
Ne vis qu’un jour à la fois si tu veux en profiter,
Et tu seras heureux pour toujours.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne puis changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Quand ma patience est à bout, aide-moi à la retrouver.
Apprends-moi à faire face aux difficultés avec calme et sérénité.
Lorsque, je suis à court de réponses vives et d’explications intelligentes,
Permets que cesse le flot de questions, au moins pendant un court moment.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne puis changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Et quand j’ai l’impression que les journées sont trop brèves
pour que je puisse accomplir toutes les tâches qui m’attendent,
Fais au moins que je trouve le temps de faire le plus important,
le temps d’écouter, le temps d’aimer
et le temps de rire aussi.

Mon Dieu donne-moi la sérénité
D’accepter toutes les choses que je ne puis changer,
donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent dans leurs témoignages d'utiliser la prière de la Sérénité dans sa forme la plus courte afin de prier pour avoir le courage de nous changer nous-mêmes, pour remercier notre Puissance supérieure qui nous donne la sagesse de connaître la différence entre ce qui peut être changé et ce que nous devons accepter. Merci chère Ps de nous aider à accepter avec gratitude la vie qui nous a été donnée et à vivre les relations saines, aimantes, respectueuses dont elle est heureusement parfois semée. Voir un vidéo clip sur cette prière : http://www.youtube.com/watch?v=g0NKhzkR4rA « Puissions-nous tous, chaque jour qui passe, nous imprégner toujours davantage du sens profond de cette simple prière des AA : Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter toutes les choses que je ne peux changer, Le courage de changer les choses que je peux, Et la sagesse d’en connaître la différence. » ( 12x12, 12e Étape, page 150 ) Pour en savoir plus : www.aa.org/assets/fr_FR/smf-129_fr.pdf

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 15 juin 2017

Pensées 15 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le changement désigne la démarche qui accompagne la vie de toute personne face à l’instabilité et au développement de son environnement physique, émotionnel ou spirituel. Vivre le changement c’est à la fois anticiper, définir et mettre en place cette démarche selon la volonté de notre Être suprême. Notre gPs nous invite à la démarche suivante qui va de la perception d’un problème à la définition d’une série d’actions qui permettent l’élaboration, le choix et la mise en place d’une solution qu’elle désire pour nous. « D’après O chwian Biano, un chef de la nation Pueblo, les Blancs sont fous parce qu'ils prétendent penser avec la tête, et qu'il n'y a que les fous pour penser ainsi. Cette affirmation du chef indien me surprit beaucoup et je lui demandai de me dire avec quoi il pensait, lui. Il me répondit qu’il pensait avec le cœur. » ( Carl Jung ) Rowland Hazard III, un homme d’affaires américain, a cherché cette solution auprès du Dr Carl Jung à Zurich en 1926. Cette thérapie d’abord ne l’empêcha pas de se remettre à boire et Rowland est retourné voir son médecin réputé. Bien que Rowland ait l’état d’esprit d’un alcoolique chronique et qu’aucune personne atteinte comme lui ne s’était jamais rétablie, Carl Jung lui a dit qu’il y a des exceptions à des cas comme le sien et que ces personnes avaient vécu une expérience spirituelle vitale, une conversion authentique. « Ce qui semblait être un mince roseau s’est révélé être la main forte et secourable de Dieu. Une nouvelle vie ou plutôt un ‘mode de vie’ vraiment efficace nous a été offert. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Édition chap.2 Il y a une solution, page 32 ) C’est un sentiment de présence absolue, une présence divine que Rowland a ramené avec lui, ce que certains dont le bon médecin appelaient le 'mysterium tremendum’. Ce mystère grandiose, le 'numineux' ( que Carl G. Jung rattache aux archétypes, formes symboliques innées et constitutives de l’inconscient collectif ) comme Carl Jung et Rudolf Otto le nommaient, est ce sentiment de présence absolue, une présence divine.

Le mode de vie des Douze Étapes nous aide à résoudre la problématique au travers de la mise en œuvre de démarches qui commencent par des petits pas, d'une méthode simple et d’un coffre d'outils de rétablissement. La fraternité ou notre groupe d'entraide nous accompagne dans notre relèvement. Notre mode de vie spirituelle prend en compte notre dimension humaine, nos valeurs, notre culture, nos résistances au changement au travers cette démarche de participation, de communication dont l’objectif est de permettre le processus de changement.

Les groupes d'entraide nous apprennent que presque toute notre souffrance provient non pas du changement, mais de la résistance au changement et que, dans la vie, c'est le changement que nous amène notre Puissance supérieure qui nous fait faire tous ces pas vers ces idées nouvelles, vers ces solutions et vers le rétablissement. « Les idées nouvelles déplaisent aux personnes âgées ; elles aiment à se persuader que le monde n'a fait que perdre, au lieu d'acquérir, depuis qu'elles ont cessé d'être jeunes. » ( Madame de Staël, Corinne ou l'Italie ) Les jeunes ne voient pas toute la sagesse de leurs aînés : « Un enfant ne remarque pas forcément la grandeur et la beauté de la nature, ainsi que la splendeur de Dieu dans ses oeuvres. » ( Rudolf Otto )

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées. La journée a pour but de nous sensibiliser sur un phénomène inacceptable et tabou dans notre société, un fléau qu'il nous faut réprouver, un comportement brutal ou violent (envers un être souvent faible, dépendant ou subordonné) une personne âgée. « Si la personne est âgée, son cœur ne l'est pas. » ( Proverbe chinois ) Les personnes les plus fragiles sont en majorité des femmes (75%), plutôt âgées (en moyenne 79 ans) vulnérables, incapables de se défendre ou de réagir et sont des victimes désignées (elles sont souvent dépendantes). Les maltraitances sont souvent d'origine familiale et proviennent aussi de l'entourage non familial de la personne à domicile ou en institution (le voisinage, les personnels soignants, les solliciteurs…). Ces malveillances financières sont souvent des actes à la limite de la légalité, discrets et invisibles, qui passent parfois inaperçus aux yeux des victimes âgées elles-mêmes qui peuvent ne pas être en pleine possession de tous leurs moyens. Dans les établissements d'accueil des personnes âgées, les maltraitances sont souvent la conséquence d'un manque de personnel et de moyens. Cette situation est inadmissible de la part de lieux de vie où les personnes doivent évoluer dans un environnement professionnel, apportant soins, sérénité et protection. Quels gestes pouvons-nous poser aujourd'hui pour bien traiter une personne âgée ?

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 14 juin 2017

Pensées 14 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dieu donne à tous généreusement et avec bienveillance. » ( Évangile selon Jacques 1.5 ) La générosité et la bienveillance sont des attributs attachés à la bonté de Dieu envers tous les êtres humains. Bien souvent nous cherchons à restreindre les vertus de Dieu, les ramenant aux dimensions de nos propres vertus. Notre Puissance supérieure, ce Dieu tel que nous Le concevons, ne nous donne pas avec parcimonie. C'est plutôt généreusement, abondamment… et sans reproche ou limite. Dieu ne répond pas à toutes nos requêtes. Il a peut-être prévu quelque chose de merveilleux pour plus tard. Nous nous apercevons que nous sommes de plus en plus comblés de tous Ses dons et de Sa grâce. C'est la même providence qui génère en nous une abondance d'actions de grâces, de louanges et de gratitude. « Dieu nous donne toutes choses avec abondance pour que nous en jouissions. » ( 1 Tim 6.17 ) Lorsque nous demandons quelque chose à Dieu, attendons-nous à trois réponses : — oui — pas encore — j’ai quelque chose de mieux pour toi. « Ce qu’elle a reçu est un don gratuit, et pourtant au moins pour une petite partie, c’est elle-même ordinairement qui s’est disposée à le recevoir. » (12x12, 12e Étape, page 120) Et ce don gratuit peut aussi être le pardon : « Notre inventaire moral nous avait persuadés que le pardon total était souhaitable, mais ce n’est qu’en nous attaquant résolument à la Cinquième Étape que nous avons acquis la certitude d’être dignes de pardon et de pouvoir pardonner aussi. » ( 12x12, 5e Étape, page 64 )

Les petits enfants qui ont grandi dans un milieu dysfonctionnel et qui se retrouvent adulte avec ces mêmes sentiments de manque d'amour qu'ils ont expérimenté tout jeunes, découvrent à un moment donné les groupes d'entraide et l'amour qui s'y trouve et qui y est partagé souvent inconditionnellement. Le miracle réside dans le fait que Dieu permet une abondance de dons à l'endroit même où il y a eu un manque réel, présumé ou virtuel. Plusieurs croient que notre Ps crée cette illusion de vide afin de nous faire sentir intensément Sa présence. L'abondance des dons de Dieu tel que nous Le concevons coule à flots pour qui ils sont destinés selon Son désir. C'est que Dieu n'est pas avare de Son amour et de Sa miséricorde, même dans la direction d'un cœur humain compliqué et malade. Aux assoiffés dans un désert, Il donne l'eau. Aux constants affamés, tentés de rebrousser chemin dans leurs plans d’abstinence, Il donne le pain quotidien et apaise cette faim insatiable ; aux assoiffés d'alcool, Il donne l'apaisement de cette soif inassouvie ; aux pauvres, le salut ; aux aveugles, Il donne la lumière ; aux captifs, la délivrance ; aux affligés, la joie ; aux esseulés, Il donne une présence ; aux cœurs durs, Il donne la compassion ; à tous ceux et celles qui sont en illusion de manque, Il donne la tendresse d'une épaule, d'un grand cœur et d'une oreille attentive. Pour plusieurs, Il a permis que son fils rachète notre liberté de l’esclavage du mal, ultime rédemption et pardon.

Les solutions nous viennent, à point nommé, de notre Puissance supérieure et notre vie n'est merveilleuse, étonnante qu'avec l'abstinence et la sobriété, ces dons miraculeux de Dieu. De là, cette boutade entendue dans une réunion : « La réponse, c'est Dieu. Alors c'est quoi ta question ?» Voir aussi les 12 Étapes en situation à la fin du message. Veuillons à se rappeler cette petite citation magique sur les Étapes : « Le mouvement des AA ne m’a pas sortie de ce trou. Il m’a donné les outils pour construire une échelle, avec les Douze Étapes. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Ma chance de vivre, page 350 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 13 juin 2017

Pensées 13 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Pour la plupart, se justifier consistait à inventer des excuses qui serviraient à expliquer leurs abus d’alcool et toutes sortes d’écarts idiots et dégradants. » ( 12x12, 4e Étape, page 51 ) La justification faisait partie de notre folie et entretenait la folie de notre maladie. Le miracle, c'est que le rétablissement a changé notre vie.
L'ébahissement est l'état de celui ou celle qui est surpris, fasciné, qui est abasourdi, stupéfait. C'est un étonnement « extrême ». Certaines situations de nos vies provoquent de ce type d'émotions (et quelquefois ça va jusqu'à un ébahissement incompréhensible) qui nous saisissent, nous étonnent profondément et vont même mystérieusement empêcher toute réaction, sèment même en nous la torpeur ou l'engourdissement ou la congestion d'une partie du corps. Un drôle de tricot fait d'un brin de folie et de deux brins de raison et d'un brin à l'envers de déraison... avec quelques rangs faits d'un brin de courage, deux brins de couardise puis trois brins à l'envers de folie. Lorsque nous nous sentons mentalement, physiquement et spirituellement emportés dans le tourbillon de la vie, seule, une Puissance supérieure à nous-mêmes peut nous rendre la raison et nous comble de Son amour. « Plus l'amour est parfait, plus la folie est grande et le bonheur sensible. » ( Didier Erasme, Éloge de la folie )

À mesure que notre esprit s'ouvre suffisamment, une ressource spirituelle, Dieu tel que nous le concevons, nous aide à devenir et à demeurer abstinents et aussi à résoudre nos problèmes. Juste pour aujourd'hui, nous nous souhaitons de nous retrouver sans cesse dans un état de mystérieuse stupéfaction. Celui qui est induit par notre mode de vie spirituelle et qui est un cadeau de Dieu, et Dieu tel que nous Le concevons semble nous avoir choisis pour que nous puissions faire l'expérience de vivre cette vie dans le plus profond respect de nous-mêmes et des autres, avec quelques petits épisodes ou brins de folie. « C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. » ( Didier Érasme, Éloge de la folie ) Et que répondre quand un dépendant ou codépendant nous raconte qu'un événement l'a quasi rendu fou si ce n'est que le dommage est déjà fait. Et il n’y a qu’une Ps, pour convertir cette vie kapotée en douce folie. « Si on me demande quelles sont les deux choses importantes dans le rétablissement, je dirais la bonne volonté et l’action. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Ma chance de vivre (5) page 351 ) Alors GO !

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 12 juin 2017

Pensées 12 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dès qu’on se penche sur une relation embrouillée ou rompue, les émotions passent à la défensive. » ( 12x12, 8e Étape, page 88 ) Les groupes d’entraide nous invitent à reconnaître tragiquement que nous sommes totalement incapables d’entrer en véritable association avec un autre être humain — nous pouvons devenir capables… en autant que nous soyons tous les deux en rétablissement (comme suggéré hier : voir la page 176 des Réflexions de Bill). En nous rétablissant, nous pouvons admettre de plus en plus ouvertement nos ennuis, nos joies et nos peines. Nous découvrons aussi dans les témoignages des membres que d'autres sont passés à travers des soubresauts et des tempêtes affectives avant nous et sont demeurés abstinents. « Quand on est à l'écoute d'une certaine authenticité, on s'aperçoit que le chaos est là, en chacun de nous, et qu'il faut bien faire avec. » ( François Cluzet ) Quand nous sommes à l'écoute de notre Dieu d'amour, nous nous apercevons qu'Il est là aussi en dedans de nous et ne laisse pas beaucoup de place pour le chaos.

Chaque enfant a une façon de se comporter, de voir, de sentir et ressentir les choses de la vie, une appréhension de son temps et de sa vie totalement unique. Nous avons l'impression que cet enfant est seul avec ses pensées, ses sentiments, son imaginaire, sa vision du monde, son vécu. Il nous apparaît comme fondamentalement différent de ses frères et sœurs, de sa mère, de son père, de ses grands-parents, même s'il « ressemble tellement » à l'un d'eux. Être « différent » ce n'est donc pas seulement une question de peau, de langue, de classe sociale, de race. La tentation si courante dans notre monde moderne « d'être « in », d'être comme les autres », est de nous associer parce que nous sommes issus de la même classe sociale, du même village, du même collège. Nous ne sommes pas si différents que ça. Et notre présumée différence renforce notre illusion de séparation.

L'être humain n'est pas vraiment seul dès qu'il découvre la qualité de sa relation avec une Puissance supérieure à lui-même et aussi avec l'accueil qu'il reçoit lorsqu'il franchit le seuil de la porte d'un groupe d'entraide qui lui propose les Douze Étapes. Un signe de plus du caractère fondamentalement paradoxal de notre rétablissement : notre bas-fonds nous amène à accéder à la spiritualité ou est-ce vice versa ? Cette condition d'être spirituel en quête d'humanité se manifeste aussi dans nos relations avec d'autres êtres humains. Nous ne pouvons plus baigner dans ces illusions que « nous sommes différent de l'autre », que « nous pouvons être seul » puisque nous ne sommes vraiment qu'un.

La mise en pratique du mode de vie des Douze Étapes continue à introduire parfois lentement parfois rapidement de l'harmonie et de la stabilité dans nos relations interpersonnelles. Les bottines finissent par suivre les babines. « En fin de compte, c'est par le degré d'authenticité de notre sourire que nous signifions au monde — à commencer par nos enfants — notre degré d'évolution. » ( André Pronovost, Les Marins d'eau douce ) Si ce n'est pas le cas... nous pouvons parfois nous berner et berner les autres à certains moments, mais nous ne pouvons berner tout le monde tout le temps.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 11 juin 2017

Pensées 11 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

La vie nous amène à vivre des événements importants, à faire des rencontres déterminantes et à découvrir comment soigner et quelquefois guérir les souffrances de notre passé. Nous revivons les mêmes difficultés, les mêmes drames, les mêmes épreuves qui ressemblent énormément à celles que nous avons vécues lorsque nous étions petits. Même si les contenus de l’histoire sont différents, il s’agit souvent de la même chose. Est-ce que cette répétition a un sens… et est-ce que ça peut ou va durer toute la vie comme si nous n’entendions pas le message ? Parfois, nous pouvons choisir de voir négativement ce processus et de nous en plaindre. Nous pouvons choisir aussi de mettre au jour, de décoder le processus qui revient – toujours. Comment nous y prenons-nous pour revivre encore et encore des dépendances, des relations dysfonctionnelles ( soumission, domination voir la page 176 dans les Réflexions de Bill : « Le principal facteur que nous ne savons pas reconnaître est que nous sommes totalement incapables d’entrer en véritable association avec un autre être humain. » ) ? Plutôt que de nous morfondre, de nous vivre comme une victime, de nous culpabiliser, regardons ce que notre Ps cherche à nous donner de tellement positif, de tellement important pour nous, peut-être même d’essentiel ou de vital quand, encore une fois, nous refaisons les mêmes erreurs en créant de la dépendance et en en souffrant. Quand nous redescendons aux enfers, quand nous rejouons avec les douleurs du passé, quand nous revivons les mêmes sensations, les mêmes sentiments que lorsque nous étions enfant vis-à-vis de notre père ou de notre mère, qu’est-ce que notre Ps nous donne, nous signifie de tellement important ? « Tu atteins le bas-fond quand tu cesses de creuser. » ( Les Alcooliques Anonymes, L’étudiante de la vie (6), page 360 — illustration de V.Hugo ) Et nous cessons de creuser que si telle est Sa volonté.

Si au lieu de nous lamenter, de nous apitoyer ou de nous flageller, nous allons pouvoir accueillir et écouter cette part divine en nous qui recrée sans cesse certaines situations douloureuses (sans doute pour attirer notre attention). Que cherche-t-Elle à nous dire ? Que cherche-t-Elle si ce n’est le changement en nous ? Comment allons-nous pouvoir Lui donner satisfaction, répondre à Ses besoins, Lui permettre d’exister, d’avoir de la place dans nos coeurs ? Le mode de vie des groupes d'entraide attire notre attention vers ce mélange d'intuition et d'émotions que nous appelions autrefois « nos tripes ». Il n'y a guère de place pour les « pourquoi », pour la logique ou la raison — le faux moi, la personnalité — qui ont tant modelé la façade que nous présentions avant de commencer à nous rétablir par la grâce de notre Dieu d'amour. Le mode de vie propose ce dégonflement de la personnalité afin de permettre l'émergence et la renaissance de notre enfant intérieur. C'est à notre vrai moi, ou moi blessé, doué et divin — notre enfant intérieur — que le mode de vie s'adresse présentement. Nous nous en remettons à Dieu au sujet de notre dépendance (et/ou codépendance) et des difficultés pour lesquelles nous pouvons et aussi pour celles que ne pouvons imaginer de solution. « Ces obstacles, pourtant n’en sont pas moins réels. Le premier et le plus difficile a trait au pardon des offenses. Dès qu’on se penche sur une relation embrouillée ou rompue, les émotions passent à la défensive. » ( 12x12, 8e Étape, page 88 )

« Nous ne savons jamais de quel côté viendra la brusque descente du hasard. Les catastrophes et les félicités entrent, puis sortent, comme des personnages inattendus. » ( Victor Hugo, Les travailleurs de la mer ) C'est généralement après notre descente aux enfers de la dépendance et/ou de la codépendance, dans cette phase active de notre maladie, par le rétablissement à l'aide des Douze Étapes que survient la mort de l'homme ancien pour renaître comme homme nouveau. Cette métamorphose intérieure paradoxale comme la mue du papillon ou de la libellule nous confronte avec ces ombres de notre personnalité. Ce relèvement que notre Ps opère dans notre moi le plus profond permet l'évolution de ces ombres ou côtés sombres dès que nous sommes prêts à ce Dieu tel que nous Le concevons élimine ces défauts de notre personnalité. Et parfois même quand nous ne sommes pas prêts, Dieu élimine certains de nos défauts parce que ça lui chante. Et tranquillement pour tout le reste, le ménage se fait par Sa grâce.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 10 juin 2017

Pensées 10 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

Dans les groupes d'entraide, nous découvrons et maintenons notre santé spirituelle et cette paix dont est imprégné désormais notre esprit. Entre membres, nous nous offrons et nous recevons de l'amour et nous partageons notre rétablissement. Qu'est-ce qui nous empêche parfois de connaître l'harmonie, la sérénité, cette paix de l'esprit, lorsque nous nous vautrons dans des conflits, quand nous sommes affectés par des problèmes récurrents ? Qu'est-ce qui nous trouble ? Qu'est-ce qui nous rend mal à l'aise, nous fait vivre dans l'insécurité, provoque chez nous de la colère, nous fait grimper dans les rideaux ou nous réduit en bouillie ? Des souvenirs lointains, des pressions actuelles, des incertitudes futures. Pouvons-nous cesser de nous retrouver dans ces perturbations, et remercier Dieu de nous donner une paix durable ? La vie est courte. Cependant, elle est souvent remplie de problèmes qui nous obsèdent.

« L’arbre du silence porte les fruits de la paix.» ( proverbe arabe ) Considérons un instant le mot « paix ». Que signifie-t-il ? Comment peut-on en faire l'expérience ? Comment pouvons-nous la communiquer aux autres ? C'est intéressant de découvrir que le mot « paix » est à la fois une salutation et une parole d'adieu ( ou est-ce de Dieu ? ). Toutes ces idées sont contenues aussi dans le mot « shalom ». Quelle que soit la langue, l'intention demeure la même. Pour nous, la paix, c'est le principal résultat de notre rétablissement. « Tous les jours, les propos que mon ami m'a tenus dans notre cuisine sont répétés et transmis pour former un cercle de plus en plus grand, porteur d'un message de paix et de bonne volonté. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap 1 L’histoire de Bill, page 19 ) — Et dans cet article paru dans la revue Grapevine, Vol.56, No.4 (sept. 1999) : ‘Ebby m’avait apporté ce don de Dieu parce qu’il pouvait me transmettre ce message à travers le langage du coeur. Il avait réussi à entrouvrir cette grande porte par laquelle tous les membres des AA ont passé depuis pour vivre cette libération par la grâce de Dieu.’

Une paix profonde de l'esprit suppose que par la grâce de Dieu, s'apaise le tumulte intérieur en conscientisant et résolvant les émotions figées qui bouillonnent ou murmurent en nous avant qu'elles ne deviennent ruisseau puis torrent. Les Étapes ne suggèrent pas d'oublier, de mettre en veilleuse ces mémoires affectives, ces couleurs de notre vie. Les Étapes nous proposent quand nous sommes prêts de revisiter les cicatrices de nos blessures, les souvenirs affectifs que nous cherchions malgré tout, bien souvent à réprimer ou à geler. « La mémoire est l'avenir du passé. » ( Paul Valéry ) Dans la mémoire, le passé reprend vie et le présent en devient imprégner de nostalgies et de regrets. Le regret n'est pas si nuisible que ça : il essaie d'honorer et de sauver le passé, il est souvent le seul recours que nous ayons contre l'oubli. Le regret est la mémoire qui résiste et qui est souffrante. « Le souvenir d’avoir été jeune ne produit que du regret. » ( proverbe oriental )

La relaxation et la méditation nous sont plus faciles lorsque nous cessons toute répression ou toute résistance face à nos émotions, conscientes ou non, désagréables ou agréables. Lorsque nous sommes ouverts sur le plan des émotions, la méditation nous permet d'accéder à un apaisement, à une certaine paix de l'esprit, à vivre en santé spirituellement. Aujourd'hui, Dieu permet que se produise, persiste ou rapidement s'apaise un bruit intérieur par lequel Il cherche à attirer ainsi notre attention. Parfois nous ne savons pas reconnaître son message, alors il arrive qu'Il prenne les grands moyens.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 9 juin 2017

Pensées 09 juin 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Sobriété » est un nom féminin, défini dans le dictionnaire comme : Tempérance dans le boire et le manger — et au sens figuré : Modération, retenue, simplicité — Absence d'ornements superflus. Pour nous et pour tous ceux et celles qui sont atteints d’une dépendance quelconque, l'abstinence totale est souhaitable en ce qui concerne les substances toxiques et addictives, les éléments déclencheurs de frénésie alimentaire, amoureuse, sexuelle, ludique ou autre. Dans tous les autres domaines de notre vie, il nous faut user de toutes choses avec sobriété. « La parfaite raison fuit toute extrémité, Et veut que l'on soit sage avec sobriété. » ( Molière, Le misanthrope ) La sobriété pour un dépendant se manifeste souvent par la recherche d’un contrôle perdu depuis longtemps, par des épisodes de « white knuckling » ( de jointures blanches ) venues à force d’essayer d’avoir prise sur quelque chose sur laquelle nous n’avons aucune prise. Nous ne pouvons malheureusement être sages avec sobriété, garder une certaine modération, même dans les meilleures choses, de peur de les outrer, d'en abuser que si c'est la volonté de notre gPs, Dieu tel que nous Le concevons. Alors Il peut faire que nous en sommes capables.

Pour nous, les concepts d’abstinence et de sobriété possèdent en commun l’arrêt de la consommation de toute substance, et d’autre part le passage de l’abstinence à la sobriété, eu égard à tous les autres domaines de nos vies, est lié au développement de la capacité d'un lien vivant avec une forme de spiritualité et d’une saine vie affective. L’abstinence est comme la condition première de l’accession à nos émotions (ressentiments), et la sobriété est un processus de développement de relations saines, de vie émotionnelle, affective et spirituelle, équilibrées. Il y a un lien parfait, une correspondance entre la sobriété et la qualité du processus de dégonflement de notre personnalité (Bill W. disait de l'ego) et de relèvement de notre identité. Charles L. Whitfield ( Alcoholism, other drug problems, & spirituality: A transpersonal approach. Baltimore, MD: The Resource Group, 1985 ) faisait remarquer que le rétablissement physique, mental et spirituel est proportionnel à la qualité de notre spiritualité et de notre cheminement. C’est là que réside le rétablissement de notre enfant intérieur, de cet enfant blessé, surdoué, survivant et combien divin. « Nous pouvons supprimer les blocages qui nous empêchent d’entrer en contact conscient avec notre puissance supérieure en expérimentant le moment présent (y compris vivre ici et maintenant), nous souvenir, pardonner et abandonner (ces cinq cadeaux de la vie peuvent être considérés comme étant finalement les mêmes). Des pratiques spirituelles régulières nous aident à réaliser cette présent. » ( Charles L. Whitfield )

« Le seul remède que nous pouvons conseiller est l'abstinence totale. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. L'opinion d'un médecin, page xxxiii ) La sobriété et l'abstinence nous invitent aujourd'hui à aller de l'avant et à profiter des nombreuses occasions que la vie nous offre. Tous les jours, nous sommes étonnés de ce que nous sommes capables de faire. Qu'il s'agisse d'abstinence ou de sobriété, si nous voulons nous améliorer, nous devons suivre les conseils que nous donnent tous les anciens dans le mouvement : y aller d'instinct en arrêtant de calculer chacun de nos gestes. En restant simples, en nous lançant dans la plupart de nos activités quotidiennes sans nous préoccuper des résultats, nous n'avons même pas à laisser faire et laisser Dieu faire puisque dès le départ c'est Lui qui fait tout. Il nous donne — et Il est pour nous — l'énergie, le désir, l'humilité et la gratitude, en fait, tout. Il est aussi abstinence et sobriété.

Merci la Vie !!!
Gilles

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