dimanche 22 octobre 2017

Pensées 22 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Nous croyons que notre maladie est toujours présente, même si la plupart du temps les symptômes ne sont pas apparents. Bien que notre Ps ne nous ait jamais quitté, certains événements et circonstances semblent nous inviter à nous ramener vers notre Puissance supérieure et accepter les choses telles qu'elles sont, et non comme ce que nous souhaiterions qu'elles soient. Nous pouvons vivre nos émotions et les sentiments qui émanent de notre quotidien, en parler, les mettre sur papier, brûler ce papier (de manière sécuritaire) — et regarder disparaître tranquillement leur impact désagréable au cours de la journée. « L'inventaire rapide, pratiqué au beau milieu de semblables agitations, peut nous être d'un grand secours pour apaiser une tempête d'émotion. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) Toute agitation, tout malaise, toute offense, toute colère, toute impatience viennent d'en dedans de chacun de nous.

Allégorie d'un fermier tirée de la tradition Zen
Il était une fois un simple fermier qui avait perdu son unique cheval blanc. Alors que son voisin déplorait son malheur, il restait imperturbable. « Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou une mauvaise chose. Nous verrons bien » , dit-il avec un sourire énigmatique. Plusieurs jours plus tard, son cheval réapparut accompagné de cinq étalons sauvages qu'il avait rencontrés en chemin. Son voisin se réjouit de sa bonne fortune mais il ne semblait pas très enthousiaste. « Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou une mauvaise chose. Nous verrons bien », répéta-t-il.
La semaine suivante, alors qu'il essayait de monter et d'apprivoiser l'un des étalons, son fils unique bien-aimé tomba et se cassa la jambe. Son voisin tout aussi attentionné en était chagriné mais le fermier, qui réconforta et soigna pourtant son fils, ne s'inquiétait pas pour l'avenir. « Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou une mauvaise chose. Nous verrons bien », commenta-t-il.
À la fin du mois, un seigneur de la guerre arriva dans le village du fermier et enrôla tous les jeunes gens valides afin de combattre dans ce qui s'est révélé être sa dernière expédition. Quant au fils du fermier, il resta à la campagne alors que les fils de tous et chacun dont celui du voisin périrent à la guerre.

« Il ne faut pas avoir peur des vagues qui agitent notre âme. C’est ça, la vie.» ( Hwang Sok-Yong ) La vie ressemble à un voyage et les émotions et sentiments peuvent nous donner l’impression de naviguer sur une mer déchaînée où il est impossible de maîtriser les hauts et les bas de grandes vagues. Cette allégorie est une illustration de l'attente paisible et de la confiance en un Être suprême. C'est un peu l'effet boule de neige comme dans la théorie du chaos, très peu de causes peuvent avoir beaucoup d'effets. Si nous ne pouvons pas maîtriser le sens du vent, nous pouvons quand même orienter le sens de notre voile pour accomplir la volonté de Dieu tel que nous Le concevons.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 21 octobre 2017

Pensées 21 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Quand un homme ou une femme connaît un réveil spirituel, cela signifie surtout que cette personne peut désormais agir, ressentir et croire d'une façon qui lui était jusque-là impossible par ses seuls moyens et sans aucune aide. Elle a reçu un don qui équivaut à un nouvel état de conscience et à une nouvelle façon d'être. … Ce qu'elle a reçu est un don gratuit, et pourtant, au moins pour une petite partie, c'est elle-même ordinairement qui s'est disposée à le recevoir. » ( 12x12, 12e Étape, pages 119-120 ) Qu'est-ce qui se passe parfois en nous lorsque la Vie nous fait un tel vrai beau cadeau ? Nous pouvons nous poser parfois les questions suivantes :
- Est-ce un cadeau sous cet emballage mal ficelé, mal emballé ?
- Est-ce que ce cadeau nous est vraiment destiné ?
- Est-ce que nous méritons ce cadeau ?
- Sommes-nous capables de recevoir ce cadeau ?
- Est-ce que ce cadeau en est vraiment un ?
- Est-ce que ce cadeau ne va pas s’envoler ?
- Quel va être pour nous le prix de ce cadeau ?
- En monnaie émotionnelle, psychologique, matérielle ?
- Allons-nous savoir déballer ce cadeau ?
- Allons-nous être dignes de ce cadeau ?
- Que faire de ce cadeau en fait ?
- Devons-nous remercier pour ce cadeau en faisant un à mon tour ?
- Comment remercier ?

Nous pouvons identifier chacune des émotions toxiques cachées derrière chaque réponse à ces questions qui montent à la surface. Nous pouvons nous apercevoir que ce qui se cache derrière ces peurs, ce sont des expériences passées, des programmations toxiques, ressentir jusqu'à de l'épouvante face à l’inconnu, ce sont souvent des traumatismes enfouis... Commençons par observer cette peur face à nous, par la regarder, la reconnaître (« naître à nouveau avec elle »), l’apprivoiser... qu’elle puisse nous quitter enfin sereinement !

Le jeu en vaut la chandelle ! Pour accueillir joyeusement les cadeaux de la vie, sans blocage ou peur, en prenant le risque de vivre l’expérience, pour savoir enfin recevoir à tous les niveaux de notre être, pour remercier Dieu de nous permettre de vivre ce moment présent. La joie, l'appréciation et la gratitude pour la qualité de notre vie, ce sont des cadeaux de la vie elle-même. Aujourd’hui, ce petit moment d’éternité, est le seul instant du seul jour que nous ayons à vivre. « Le plus précieux cadeau que nous puissions offrir aux autres est notre présence. Quand la pleine conscience prend dans ses bras ceux que nous aimons, ils se mettent à éclore comme des fleurs. » ( Thich Nhat Hanh )

« Un honnête homme qui a eu une vie très simple et très humble, vient de mourir et arrive devant Saint-Pierre. Celui-ci l'accueille et commence par lui expliquer qu'en fait il n'y a ni paradis ni enfer. Mais St-Pierre voit bien que l'homme n'arrête pas de regarder ce qui se trouve derrière lui : une montagne de cadeaux. Ce dernier lui demande s'il a des questions à lui poser. L'homme répond : Oui ! C'est quoi tous ces cadeaux qui sont derrière vous mon bon Saint-Pierre ? St-Pierre le regarde, attristé, et lui dit : Ça ? Cette montagne de cadeaux bien et mal emballés et tous plus beaux les uns que les autres ? Ce sont tous les cadeaux que la vie te destinait, et que tu n’as jamais pris le temps de recevoir et d’ouvrir ! » Sachons trouver dans la vie, chaque cadeau qu'elle nous offre à sa manière, prenons le temps de les voir et de les recevoir, et remercions la Vie. Belle journée à chacun de nous, pleine de ces cadeaux inestimables de la Vie.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 20 octobre 2017

Pensées 20 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Et Dieu dit : 'Je me cacherais dans le coeur de l’homme ; c’est le seul endroit où il oubliera de me chercher.' » ( Proverbe indien ) Pour aujourd’hui, nous sommes reconnaissants d’avoir la liberté de vivre comme notre Puissance supérieure le choisit. « Dieu est Dieu du cœur humain » (Fr. de Sales, TAD L 1, ch. 15). Toute personne a une valeur divine à Ses yeux. Tout ce qu’est et vit quelqu’un doit être pris en compte parce que chaque personne partage la vie même de Dieu. L’humanité entière a été choisie de tout éternité pour communiquer avec Dieu, c’est-à-dire de participer, de vibrer à cet échange d’amour ! Pas à peu près, l’humanité, c'est nous !
« Chacun d'entre nous est le fruit d'une pensée divine. Chacun est voulu, chacun est aimé, chacun est utile. » ( Benoît XVI ) Ce Dieu tel que nous Le concevons nous permet d'accéder au vrai bonheur qui ne dépend d'aucun être, ni d'aucune possession ou objet extérieur. Il ne dépend que d'être bien en ce moment présent, si Telle est Sa volonté. « Dieu vous a fait éclore de ce rien, pour vous rendre ce que vous êtes sans qu’il eût besoin de vous, mais par sa seule bonté. Regardez attentivement l’être que Dieu vous a donné ; car c’est le premier être du monde visible, capable de vivre éternellement et de s’unir parfaitement à sa divine Majesté. » ( Fr. de Sales, IVD 1ère partie, ch. 9, 1ère méditation « De la création ») En termes du moment : nous sommes là par pure bonté, nous recevons une vie qui ne demande qu’à grandir, à s’épanouir, à éclore. Regardons avec admiration et respect cet être humain, capable de spiritualité, de vie grâce à ce Dieu rempli de bonté et d'amour ! Dieu prend soin de l’humanité – et donc, de chaque personne humaine en particulier. Dieu tel que nous Le concevons reconnaît la dignité que seul l’Amour nous donne à chacun de nous personnellement. Et à chacune et chacun que nous rencontrons et même à ceux et celles qui éveillent chez nous des émotions désagréables et des ressentiments.

« … nous tous, de quelque race, croyance ou couleur que nous soyons, sommes les enfants d'un Créateur vivant avec qui nous pouvons établir une relation faite de simplicité et de compréhension dès que nous sommes prêts et assez honnêtes pour essayer. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2 Il y a une solution, page 32 ) Tout homme et toute femme est digne, parce qu’il ou elle est un ou une enfant aimé/e de son père divin. Si, au cœur et aux yeux de ce Dieu rempli de bonté et d'amour tel que nous Le concevons, tout homme a valeur infinie, alors notre vie, notre action, notre amour ont pour base et pour but à la fois, l’amour de nos frères et sœurs en rétablissement et de nous-mêmes. Nous avons deux mains : que l’une serve à tenir la main de notre Ps et que l’autre serve à tenir la main de nos frères et sœurs dans le mouvement et ailleurs comme dans notre famille élargie. Nous sommes comme les éléments d'une grande chaîne, d'un pont et en même temps, des passeurs de vie sur ce pont. Ainsi la Vie passe par chacun de nous !

Nous pouvons ainsi apprécier les petits cadeaux de la vie que certains passeurs nous communiquent. Plus nous devenons conscients de la beauté qui nous entoure, plus il nous est plus facile d'apprécier la beauté en nous. Il en est de même pour la dignité, la bonté et l'amour. Nous rendons grâce à Dieu pour tout ça.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 19 octobre 2017

Pensées 19 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Tu dois vivre dans le présent, te lancer au-devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant. » ( H. David Thoreau ) Notre vie est une suite de moments présents. Nous les habitons l'un après l'autre en savourant par Sa grâce la plénitude de chacun. Le plus bel événement de notre vie, c'est ici et maintenant. Nous goûtons chaque instant de notre vie en nous disant que c'est le premier du reste de notre vie. Cela ne nous empêche pas de faire des projets. Savourer le présent permet de ne pas être déçu si les choses ne tournent pas comme nous le souhaitons. Chaque nouvel événement devient une opportunité à saisir, un cadeau à recevoir et à donner. La vie est une longue vague sur laquelle nous surfons.

Plusieurs croient que la souffrance que nous vivons dans le présent est le résultat d'une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est, la résistance étant une forme de jugement et de négativité. L’intensité de la souffrance dépend alors du degré de résistance au moment présent. Bien souvent, plusieurs d'entre nous semblent chercher à nier le moment présent et à s’en échapper. Il y a encore une forme d’illusion et de recherche de contrôle dans cette croyance que plus nous sommes à même de respecter et d’apprécier le moment présent, plus nous sommes libérés de la douleur, de la souffrance et de la recherche du contrôle dans quelque domaine de notre vie que ce soit. ’Jolie bouteille, sacrée bouteille. Veux-tu me laisser tranquille ?’ ( Graeme Allwright — https://www.youtube.com/watch?v=MX3dtE07I5E ) Peu importe ce qu’il y a dans votre bouteille, votre Ps peut vous en libérer si telle est Son intention. Pourquoi plusieurs ont-ils tendance à nier l’instant présent ou à y résister ? Parce que plusieurs d'entre nous ne peuvent fonctionner sans conserver l'illusion de contrôle en marquant aussi la présence du temps, et le passé et le futur. Ces personnes perçoivent donc l’aléatoire et l'intemporel instant présent comme menaçant. « Aujourd'hui, l'acceptation est la réponse à tous mes problèmes. Quand je suis perturbé, c'est parce qu'à mes yeux, il y a une personne, un endroit, une chose ou une situation — un aspect de ma vie — que je trouve inacceptable, et je n'ai pas la sérénité tant que je n'accepte pas cette personne, cet endroit, cette chose ou cette situation comme étant exactement ce qui doit être à ce moment-là. Rien, absolument rien n'arrive par erreur dans ce monde créé par Dieu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., Témoignage 16, L'acceptation était la réponse, page 464 ) Si tel est Sa volonté, nous pouvons nous appliquer à changer ce qui ne va pas dans notre esprit ou nos attitudes, nous ne pouvons pas vraiment changer le monde.

Tout ce que nous avons à faire, c’est de mettre le mode de vie des 12 Étapes en pratique. Dieu merci pour les membres qui sont passés avant nous et qui nous montrent la voie à suivre. Certains nous montrent aussi ce qu'il ne faut pas faire pour se rétablir. Dieu merci, il y a certains jours où c'est maintenant notre tour d'en aider quelques-uns. Oui, c’est vrai, les groupes d'entraide nous ont sauvé la vie, et nous en sommes aujourd’hui, ici, dans le moment présent, reconnaissants et en rétablissement.

Merci la Vie !!! Gilles

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mercredi 18 octobre 2017

Pensées 18 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Tu dois vivre dans le présent, te lancer au-devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant. » ( H. David Thoreau ) Notre vie est une suite de moments présents. Nous les habitons l'un après l'autre en savourant par Sa grâce la plénitude de chacun. Le plus bel événement de notre vie, c'est ici et maintenant. Nous goûtons chaque instant de notre vie en nous disant que c'est le premier du reste de notre vie. Cela ne nous empêche pas de faire des projets. Savourer le présent permet de ne pas être déçu si les choses ne tournent pas comme nous le souhaitons. Chaque nouvel événement devient une opportunité à saisir, un cadeau à recevoir et à donner. La vie est une longue vague sur laquelle nous surfons.

Plusieurs croient que la souffrance que nous vivons dans le présent est le résultat d'une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est, la résistance étant une forme de jugement et de négativité. L’intensité de la souffrance dépend alors du degré de résistance au moment présent. Bien souvent, plusieurs d'entre nous semblent chercher à nier le moment présent et à s’en échapper. Il y a encore une forme d’illusion et de recherche de contrôle dans cette croyance que plus nous sommes à même de respecter et d’apprécier le moment présent, plus nous sommes libérés de la douleur, de la souffrance et de la recherche du contrôle dans quelque domaine de notre vie que ce soit. ’Jolie bouteille, sacrée bouteille. Veux-tu me laisser tranquille ?’ ( Graeme Allwright — https://www.youtube.com/watch?v=MX3dtE07I5E ) Peu importe ce qu’il y a dans votre bouteille, votre Ps peut vous en libérer si telle est Son intention.

Pourquoi plusieurs ont-ils tendance à nier l’instant présent ou à y résister ? Parce que plusieurs d'entre nous ne peuvent fonctionner sans conserver l'illusion de contrôle en marquant aussi la présence du temps, et le passé et le futur. Ces personnes perçoivent donc l’aléatoire et l'intemporel instant présent comme menaçant. « Aujourd'hui, l'acceptation est la réponse à tous mes problèmes. Quand je suis perturbé, c'est parce qu'à mes yeux, il y a une personne, un endroit, une chose ou une situation — un aspect de ma vie — que je trouve inacceptable, et je n'ai pas la sérénité tant que je n'accepte pas cette personne, cet endroit, cette chose ou cette situation comme étant exactement ce qui doit être à ce moment-là. Rien, absolument rien n'arrive par erreur dans ce monde créé par Dieu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., Témoignage 16, L'acceptation était la réponse, page 464 ) Si tel est Sa volonté, nous pouvons nous appliquer à changer ce qui ne va pas dans notre esprit ou nos attitudes, nous ne pouvons pas vraiment changer le monde.

Tout ce que nous avons à faire, c’est de mettre le mode de vie des 12 Étapes en pratique. Dieu merci pour les membres qui sont passés avant nous et qui nous montrent la voie à suivre. Certains nous montrent aussi ce qu'il ne faut pas faire pour se rétablir. Dieu merci, il y a certains jours où c'est maintenant notre tour d'en aider quelques-uns. Oui, c’est vrai, les groupes d'entraide nous ont sauvé la vie, et nous en sommes aujourd’hui, ici, dans le moment présent, reconnaissants et en rétablissement.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 17 octobre 2017

Pensées 17 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Merci mon Dieu de nous offrir constamment Ton épaule pour nous y appuyer. Tu es présent à travers tous les membres des groupes d'entraide qui nous offrent écoute, amour et compassion. Tu es tout aussi présent chez les personnes souffrantes qui nous côtoient, dont quelques-unes sont en ivresse mentale et qui sont déjà sur la pente abrupte de la rechute. « Souvent, ces 'cuites sèches' dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. Il en était de même des autres émotions fortes, comme la jalousie, l’envie, l'apitoiement ou l'humiliation. ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) La rechute ne commence pas mais plutôt se termine par la consommation d'alcool, de drogues ou d'aliments déclencheurs. Cette période qui précède ce premier verre ou cette première bouchée compulsive est presque tout le temps décrite comme de l’ivresse mentale, comme de l’ébriété émotive.
L'ivresse mentale, en anglais, est ce phénomène décrit par les expressions : « dry drunk » (ivresse sèche) et « white knuckling » (jointures blanches, phénomène qui se produit quand nous gardons les poings serrés comme lorsque nous désirons résister à une rechute ou un écart à notre abstinence). Ces expressions proviennent autant des centres de traitement aux États-Unis ainsi que du mouvement des Alcooliques Anonymes. Le terme de syndrome d'ivresse mentale est utilisé chez les personnes ayant un problème de dépendance et qui sont en voie de rétablissement. Il consiste en une substitution de la substance psychotrope par une pensée obsessionnelle ou un comportement quasi maniaque. La personne se détache ainsi de ses affects par des comportements de recherche de plaisir ( qu'elle n'atteint pas ) et surtout par la fuite.
Les principales différences entre un comportement d’ivresse mentale et un comportement sain, sont : l’excès, l’impulsivité, la compulsivité, l'humeur changeante, l'obsession, un ennui chronique, une nostalgie récurrente, une pensée rigide, une grandiosité dans les agissements et dans la perception de soi ( retour de l'égocentrisme, l'égotisme et de l'égoïsme ), une forte tendance à la rationalisation de même qu'une préoccupation constante à fuir la réalité. Cette fuite de la réalité peut se refléter dans de nombreux comportements :
L’excès de travail ( les workaholics, les excès de ménage ou de frottage, le dévouement ou le bénévolat excessif )
La sexualité compulsive ( masturbation compulsive, pornographie, donjuanisme )
La nourriture ( crises de boulimie, consommation effrénée de sucreries )
La spiritualité ( éloignement de la réalité à travers l’ésotérisme, les sectes, les phénomènes paranormaux )
L’argent (jeu compulsif, achats compulsifs)
L'entraînement sportif ou musculaire excessif
Idées obsessionnelles comme la recherche permanente d'un état de crise
Certains signes physiques peuvent aussi indiquer une ivresse mentale : Fatigue anormale
Insomnie
Transpiration excessive
Raideurs musculaires
Yeux rouges ou plaques rouges sur le corps
L’ivresse mentale indique que la personne n’est pas en mesure de faire face à la réalité de façon saine et constructive. Elle est un signe avant-coureur de récidive pour ceux et celles qui n'ont pas connu de bonnes périodes d'abstinence, de rechute pour une personne au prise avec des problèmes de dépendance et qui a vécu de beaux moments de paix et de sérénité dans la sobriété. Curieusement, la recherche démontre que les codépendants peuvent autant sinon plus souffrir d’ivresse mentale et étonnamment, leurs symptômes d’ivresse mentale sont les mêmes. Il n’y a qu’une porte de sortie à ce phénomène inévitable : rechercher la présence constante des membres et accueillir la présence de notre Ps, s’en remettre à Sa gouverne.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 16 octobre 2017

Pensées 16 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Chaque matin au cours de notre méditation, nous demandons à notre Créateur de nous enseigner la patience, la tolérance, la bienveillance et l'amour. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l'oeuvre, page 93 ) Ça semble évident : nous sommes impuissants à changer les circonstances de notre vie. Présentement nous utilisons notre temps à faire quelque chose de bon pour nous. Quand nous nous traitons avec amour et tendresse, nous sommes en mesure de faire face aux défis que la vie apporte. « Sans la tendresse L'amour ne serait rien. » ( Marie Laforêt, paroles de sa chanson La tendresse )

Le désir d'amour et de tendresse émane d'un besoin vital et est ancré dans le cœur de tous et chacun. Même si notre culture le valorise particulièrement ces temps-ci, il correspond incontestablement à un trait de tout être humain. Les jeunes le cultivent de plus en plus tôt. Sur les bancs ou dans les sentiers d'un parc, les amoureux jeunes et vieux se regardent toujours avec attendrissement.

« Tendresse » vient de tendre. L'adjectif dit la merveille qui advient lorsque le cœur de l'homme ou de la femme, de dur qu'il semblait être, devient sensible, vulnérable. Le cœur de pierre ne peut cesser d'être un cœur de chair. Chair et tendresse ont cela de commun : la vulnérabilité. Dans la tendresse, deux êtres humains entrent en résonance et se reconnaissent comme vulnérables. « La tendresse et la bonté ne sont pas des marques de faiblesse ou de désespoir mais des signes de force et de détermination. » ( Jacques Salomé )

« Qu'est-ce donc que toute notre tendresse ? Rien. — qu'une petite vague qui racle sur la terre et s'en retourne à la haute mer. » ( Léon-Paul Fargue, Poèmes ) La tendresse aussi se vit dans la proximité, le rapprochement. L'autre personne devient proche, sensiblement et réellement, fragile et forte à la fois, porteuse de la palpitation impressionnante de la vie. Un pont est jeté au-dessus de l'abîme qui semblait les séparer. Sans se confondre alors, l'amour et la tendresse s'entretiennent mutuellement. L'être chair devient cher ou chère en même temps.

Tout cela arrive comme une grâce, comme un cadeau, habituellement dans la gratuité. La tendresse est beaucoup moins limpide lorsqu'elle est recherchée. L'expression de tendresse envers une autre personne est presque toujours une quête de tendresse envers soi. Elle est quête de reconnaissance, de confirmation de sa valeur, d'une plus grande estime de soi, d'une plus grande sécurité sur le plan affectif. « L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. » ( Jean Vanier )

Aujourd'hui nous avons l'occasion de nous sentir bien. Notre Puissance supérieure prend soin de nous. Aujourd'hui nous la remercions pour tout, pour l'état de notre esprit, de notre corps, de notre cœur et de notre âme. Une partie de notre rétablissement consiste à respecter nos besoins, à cesser de lutter, à se détendre et à dire merci pour tout cet amour et cette tendresse. Pour voir un vidéo qui illustre la chanson Fais-moi la tendresse de Ginette Reno : http://www.youtube.com/watch?v=cLCn3U3NOao

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 15 octobre 2017

Pensées 15 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La prière et la méditation sont nos principaux moyens de communication consciente avec Dieu. » ( 12x12, 11e Étape, page 107 ) Plusieurs d'entre nous associent la prière et la méditation à des moyens d'obtenir un pardon, une réponse, la réalisation d'un vœu, un signe qui émanerait de l'énergie divine. Peu importe la sincérité de notre geste ou de notre cœur, ce sont des expériences spirituelles. Plusieurs d'entre nous croient en différentes prières (prières ou demandes d'action de grâce ou une simple communication avec notre Être suprême). Pour certains la prière et la méditation ne constituent finalement qu'une pensée ou qu'un acte magique. Pour d'autres, ce sont une série d'exercices pour progresser, pour entreprendre un parcours ésotérique, alchimique même, dont le but ultime est de subir une transformation intérieure. Nous pouvons nous abandonner à cette énergie divine qui nous habite, qui dépasse tout entendement. Tous, nous y avons accès, sans autre distinction ou restriction que la bonne volonté de poursuivre notre cheminement pas-à-pas, avec notre Puissance supérieure pour guide.

Nous avons entendu souvent que la différence entre la prière et la méditation c’est que pendant la prière, nous demandons à Dieu quelque chose, et pendant la méditation, Dieu nous parle pour nous donner des réponses. Quand nous prions, il est quasi impossible de prier de manière désintéressée. La confiance que nous avons en notre Ps fait que tout ce qui se passe ou nous arrive nous sommes guidés par Dieu tel que nous Le concevons dans notre rétablissement. Il semble quelques fois totalement inutile de prier pour quelque chose pour soi-même ou pour les autres. Par exemple, une personne peut prier Dieu d'être relevée de sa propre souffrance, alors qu'une autre peut voir sa propre souffrance comme un don de Dieu pour réaliser quelque dessein divin. Et qui suis-je pour prier Dieu de soulager les autres de leurs souffrances ? Nous ne connaissons pas les intentions de Dieu. Et si ce qui se passe était Sa volonté ? Qui suis-je pour dire que Sa gouverne n'a pas de sens ?

La méditation est plus souvent mais pas tout le temps vide de désirs égoïstes, d'attentes limitées. Nous sommes comblés sans limite avec la gouverne de Dieu, d'inspiration, de lumière et d'amour. Nous pouvons nous asseoir tranquillement dans un lieu plus ou moins sacré, nous détendre et nous centrer. Nous pouvons demeurer silencieux, détachés, sans commentaires, ni jugements. Comme c'est souvent le cas, il y a des moments où ça ne marche pas et au lieu de nous chicaner nous-même, nous pouvons nous reprendre à un autre moment.

La méditation et la prière sont des habitudes pour nous, des moyens non de nous libérer de nos défauts paralysants mais plutôt de reconnaître Son intention dans TOUT et de remercier notre Être suprême pour TOUT. Au cours de la journée, nous pouvons souvent penser ou agir avec une certaine spontanéité, en acceptant la vie pour ainsi dire sans réserve, malgré les pépins que parfois nous rencontrons. Les pépins font aussi partie du fruit. Nous arrivons presque à dire merci pour TOUT, tout le temps.

« L’une des plus précieuses récompenses que peuvent nous apporter la prière et la méditation, c’est sans doute le sentiment d’appartenance que nous en tirons. … Dès que nous pouvons, ne serait-ce qu’un instant entrevoir la volonté de Dieu, dès que nous commençons à considérer la vérité, la justice et l’amour comme les vraies valeurs, les valeurs éternelles de la vie, plus rien ne vient nous bouleverser de tout ce qui semble être la preuve du contraire dans l’ordre purement humain qui nous entoure. Nous savons que Dieu veille avec amour sur nous. Nous savons qu’en nous tournant vers Lui, tout ira bien pour nous, ici-bas et dans l’au-delà. ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 11e Étape, page 118 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 14 octobre 2017

Pensées 14 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le parrainage chez tous les groupes d’entraide reste essentiellement le même, qu'il s'agisse d'aider un autre individu dans son rétablissement ou de l'introduire aux services. Nous pouvons le définir comme le partage de l'expérience d'une personne qui a fait certains progrès dans son rétablissement ou dans son fonctionnement dans les services avec un autre qui en est à ses débuts. Ces deux formes d'accompagnement découlent des aspects spirituels de ce programme et mode de vie en Douze Étapes.

Grâce à la connaissance et à l'expérience d'un membre plus ancien son parrain/sa marraine, le membre plus nouveau devient conscient que le service est notre investissement le plus important après l'abstinence et la sobriété. Sachant cela, il peut partager sa portfolio avec d'autres et assurer l'avenir du mouvement ou du groupe d'entraide.

L'amitié que nous développons avec notre parrain/marraine n'est pas entachée de jugements, de religion, de Dieu ou même de Satan pour ceux et celles qui croient en son existence. Cette amitié est malgré tout remplie d'amour et de silence. C'est un sentiment de bienveillance affectueuse et de sympathie que nous éprouvons à l'égard de quelqu'un qui a ce que nous voulons obtenir. Ça devrait exclure toute attirance amoureuse, même si l'amitié finit parfois en amour. L'amitié entre membres nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une capacité de constance et le même but dans la vie : se rétablir et être heureux.

« Ne faut-il pas soumettre le problème à notre parrain ou à notre conseiller spirituel, et demander avec ferveur l'aide et l'inspiration de Dieu, quitte entre-temps à prendre la résolution de faire à n'importe quel prix notre devoir lorsque nous le connaîtrons clairement ? » ( 12x12, 9e Étape page 97 ) Pour aujourd'hui, nous nous sentons bien guidés. Pour aujourd'hui, nous sommes reconnaissants des amitiés que notre Puissance supérieure nous a données dans les groupes d'entraide. Grâce à elles, nous ne souffrons plus de solitude. Pour aujourd’hui seulement, nous cheminons sur la route du rétablissement et que dire de plus, c’est exactement là que nous voulons être. « Plusieurs années plus tard, ce candidat irlandais malcommode se plaisait à répéter : 'Mon parrain ne m’a fait qu’une seule proposition : la sobriété. À l’époque, je n’aurais pas pu en accepter d’autres.'» ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 5e Tradition, page 174)

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 13 octobre 2017

Pensées 13 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Selon toute probabilité, nos handicaps les plus sérieux nous auront laissé quelque répit. Par moment, nous connaissons une véritable paix d'esprit. Pour ceux d'entre nous qui n'avaient connu jusqu'ici que l'agitation, la dépression ou l'angoisse, — en d'autres mots, nous tous — cette paix toute neuve arrive comme un présent inestimable. » ( 12x12, 7e Étape, page 83 ) Un présent inestimable, c'est aussi ce que nous vivons maintenant. Un des plus beaux cadeaux de mon parrain a été de me guider ainsi : « Quand nous nous retrouvons envahis par une impression de stagnation et de confusion, nous pouvons prendre du recul, revenir en arrière à l'Étape précédente, nous accorder le temps de réfléchir et nous en remettre une force, une Ps qui connaît véritablement l'objectif d'ensemble et les moyens de l'atteindre. Si nous pouvons faire quelque chose, agissons. Si nous ne pouvons rien, vivons simplement l'instant présent, sans regret ni recherche de crise, de chaos ou de catastrophe imminente. »

La plupart de nos craintes ne se réalisent jamais. Nous avons le droit et le devoir de profiter de chaque instant de bonheur sans le gâcher par nos inquiétudes et nos préoccupations. Le présent nous appartient. Vivons chaque moment qui passe pour ce qu'il est et non pour ce qu'il aurait pu être... ou ce qu'il sera. « Il n'y a personne qui soit née sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. » (un vieux moine bouddhiste, un des Dalaï Lama) Grâce au mode de vie des groupes d'entraide, grâce aux Douze Étapes, notre attitude face à la vie s'est profondément modifiée. Ce mode de vie nous ouvre quotidiennement de nombreuses perspectives grâce à notre Puissance supérieure ; grâce à elle, nous avons la solution à presque toutes les questions et à quasi tous les besoins que nous pouvons avoir, nous allons d'un pas léger et nous nous aimons. Notre Ps semble toutefois laisser quelques questions et besoins en suspens, sans réponses ou non satisfaits. Nous pouvons malgré tout apprendre à être bons et tolérants envers nous-mêmes. Merci mon Dieu tel que nous Le concevons pour cette belle matinée qui devrait se développer en une belle journée, si la tendance se maintient !

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 12 octobre 2017

Pensées 12 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Tout ce que nous faisons dans la vie tend souvent vers un seul but : le bonheur. Qu'il s'agisse de la satisfaction des besoins ou de la satisfaction des désirs... Pourtant, il est très rare que deux personnes aient la même définition du bonheur. Pour chacun de nous, le bonheur, c'est quoi ? Pour le baron d’Holbach, un matérialiste ( philosophe du Siècle des Lumières ayant une conception qui soutenait que la seule chose qui existe est la matière ) du XVIIIe siècle, « le bonheur est avant tout un plaisir dont nous souhaitons la durée ». En effet pour la plupart d'entre nous, le bonheur se mesure habituellement avec ces deux caractéristiques : la longueur et l’intensité. Un bonheur bref ( une bonne heure, par exemple. Heur étant synonyme de chance ou plaisir est bien connu des cruciverbistes ) est quand même une suite de petits plaisirs. Entre plaisir et bonheur, il n’y a qu’une différence de durée, pas de nature. Le bonheur et le plaisir ne sont qu'une seule et même chose. Notre corps ne supporte qu’une intensité limitée de plaisir, au delà d’un certain seuil, la douleur s'installe. Avec le temps nous découvrons une méthode pour user des plaisirs de la vie. Nous développons un art de vivre dans l’usage du plaisir qui nous donne le maximum de bonheur. Nous remercions notre Ps de nous donner de petits et grands plaisirs, de petites et grandes douleurs pour nous permettre de mieux apprécier notre bonheur d'aujourd'hui. « La famille sera peut-être obsédée par l’idée que tout bonheur à venir ne peut se construire sur l’oubli du passé. Nous considérons ce point de vue comme égocentrique et directement en conflit avec notre nouveau mode de vie. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 140 ) L’environnement rempli du dernier cri de la technologie et l’usage qui nous en faisons nous attire vers l’extérieur. C'est l'évasion dans l'avoir, plutôt que la recherche de l'être. Cette tension, nous la retrouvons chez tous ceux et celles qui s'interrogent sur la recherche du bonheur. Plusieurs croient que le mieux s'obtient par le plus. Chaque être humain souhaite connaître le bonheur et éviter la souffrance. Pourtant, que nous regardions notre propre vie ou celle de ceux et celles qui nous côtoient, nous constatons que la souffrance est présente partout et que le bonheur auquel nous aspirons tous semble souvent rester inaccessible ou éphémère pour plusieurs. Quand nous sommes en visite, si le milieu ne nous apporte pas des « heures de plaisir », c'est qu'en dedans de nous il y a un malaise qui nous pointe vers une solution.

La frénésie peut aussi se vivre dans l’amour fou, dans la dépendance affective : « Je t’aime plus que tout c’est une vraie frénésie. Je t’aime comme un fou, je t’aime plus que ma vie. » ( Jean-Claude Saint-Louis ) La frénésie que la dépendance active nous engage à vivre, se révèle une agitation indéfinie à la recherche de nouveaux plaisirs, de nouvelles sensations, des actions décousues et disparates… La frénésie qui au départ est accessible par le haut niveau de vie et la bonne santé, étend les limites de chacun de nous en surface et réduit notre profondeur. La frénésie nous coupe de la méditation et du contact conscient avec une Ps… Elle ralentit l'édification de la personnalité : l'être devient une mosaïque de plaisirs éphémères qui, à long terme, s'émoussent et perdent leur mordant. La frénésie plutôt qu'amener au bonheur aboutit à l'instabilité, à l'inquiétude, à l'angoisse… à l'hôpital, à la prison ou à la morgue. Nous comprenons tard que, loin de construire le bonheur, les plaisirs le démembrent et finalement le détruisent. Et nous rencontrons les groupes d'entraide et le mode de vie qui nous ramène les deux pieds sur terre. Nous découvrons alors une spiritualité qui nous comble comme jamais auparavant.

Merci chère Ps pour tout et entre autres pour tout ce qui nous apporte du bonheur ou de la sérénité dans notre vie. Merci mon Dieu tel que nous Le concevons de nous permettre aujourd'hui d'être exactement là où Vous désirez que nous soyons, de nous faire vivre la quiétude, l'amour, la joie et la confiance, de nous permettre de nous abandonner complètement à Votre volonté, de nous rendre prêts à prendre le risque de ressentir tous ces sentiments, même les désagréables comme la colère, la tristesse, la peine et la peur.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 11 octobre 2017

Pensées 11 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Notre but principal dans la vie est d’aider les autres. Et si vous ne pouvez pas les aider, au moins ne leur faites pas de mal. » ( Dalai-Lama ) Être prêts à aider et à nous faire aider, ce sont les clés de notre rétablissement. Bien sûr qu'il n'y a personne au monde exactement comme nous ( voir 'Nous, en tant qu'individus, Réflexions de Bill, page 281) mais avec un Dieu tel que chacun de nous Le concevons comme Ps et en nous impliquant tel que notre Ps nous y invite comme membres et dans les services dans un ou plusieurs groupes d'entraide, nous ne sommes plus seuls. Nous ne comprenons pas comment ça marche vraiment. Ce que nous savons c'est que dans notre cas et pour la plupart des dépendants et codépendants, un, ce n'est pas assez. Nous avons appris que nous avons besoin d'un peu de détachement émotionnel pour continuer à aider d'autres personnes en rétablissement. Nous n'abandonnons ces personnes proches de nous. C’est simplement une solution de survie que de se détacher du problème. Nous pouvons continuer à aimer ces personnes tout en trouvant pénibles leurs comportements et leurs attitudes.

En apparence, cela peut sembler dur et nous ne comprenons pas tout le temps que tout le monde ne puisse approuver ce détachement. Nous faisons seulement notre part en partageant et en essayant d’être des témoins éclairés. La vérité c'est que les gens ne veulent pas être éclairés que jusqu'au moment où ils souhaitent être éclairés. Nous devenons souvent irritables quand quelque chose commence à fouetter notre conscience avant que nous ne soyons prêts à recevoir cette réalité et à la reconnaître comme telle. Nous ne souhaitons pas non plus nous sentir moins prêts lorsque nous faisons face aux aléas de notre petite vie quotidienne. Tous, nous pouvons maintenir seulement un certain nombre de boules dans les airs en même temps. Et quelques personnes sont plus douées que d'autres à cet égard pour ces jongleries... dont les artistes et clowns du Cirque du Soleil.

La plupart d'entre nous ont commencé à composer avec leur dépendance envers les autres. Ou, du moins, plusieurs entrevoient les vulnérabilités inhérentes à leurs propres dépendances. Nous avons probablement commencé tous et chacun à reconnaître et à soigner nos dépendances avec un mode de vie spirituel. Pour certains d’entre nous, ça va jusqu’à réaliser une rupture avec les rapports malsains que nous entretenons avec les autres, avec les vautours qui cherchent à se poser sur nos épaules et souvent qui nous invitent à tout laisser tomber.

La plupart d'entre nous ont une stabilité émotionnelle solide comme une épine dorsale à laquelle nous pouvons avoir recours même dans une situation qui autrement incite qui que ce soit à la panique. C'est comme si un peu de métal parcourait notre épine dorsale, aidant à des personnes en crise à passer au travers des situations pénibles, désagréables ou carrément effrayantes.

Ainsi l’automne, nous pouvons planter un bulbe (comme les tulipes rouges pour aider les chercheurs sur la maladie de Parkinson) et même l’inviter à pousser par exemple… nous tenir au-dessus de ce bulbe et lui demander de pousser ne fait pas surgir pour autant une rangée de fleurs. Et ces bulbes plantés trop creux, pas assez profondément, dans un sol non cultivé ou dans un sol exempt de n'importe quel type de matière organique ne sont pas des bulbes gaspillées... et nous n'avons pas perdu notre temps puisque, pendant ce temps, nous, nous sommes restés abstinents.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 10 octobre 2017

Pensées 10 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

'Le plaisir se ramasse. La joie se cueille et le bonheur se cultive.' (Bouddha) Les scientifiques soulignent que les aliments sont des activateurs très puissants des centres du plaisir. Selon certaines études, lors d’un bon repas la stimulation du système hormonal responsable de la production de dopamine est proche de celle d’un orgasme ! Et c’est ce même système qui est activé lors de la consommation de drogues. Cette similitude fait pencher la balance du coté de l’addiction envers les mets riches à la fois en sucre et en graisses, et donc des fast-foods. À ce titre, le chocolat avait d’ailleurs lui aussi été soupçonné de provoquer des dépendances. Il n’existe effectivement aucune preuve réelle de cette action si ce n’est dans les partages de « chocooliques » ou d’outremangeurs compulsifs, dont certains sont accros au sucre et au chocolat.

Selon l’Institut canadien du sucre, la consommation moyenne en sucre représente de 10 à 12% de l’apport en calories. Parce que les gens sont habitués à manger des collations sucrées, les compagnies alimentaires rendent leurs produits encore plus sucrés pour répondre à la demande élevée d’un public affamé de sucre. Et, pour certains, cela devient un cercle vicieux. Une drogue ! 40% des femmes et 15% des hommes souffriraient par conséquent de « chocoolisme », des termes forgés sur « alcoolique » et « alcoolisme » pour décrire la dépendance au chocolat. Pour trois de ces personnes sur quatre, aucun autre produit ou aliment ne peut assouvir ce désir impérieux ou ce « craving ». De plus, nombre de chocooliques consomment du chocolat en cachette ou ont développé une forme de boulimie ou de compulsion alimentaire.

Sauf pour les chocooliques, le chocolat semble avoir des effets positifs contre les états dépressifs. Selon Michel Montignac, décédé depuis déjà plusieurs années, la consommation de chocolat noir (c’est lui qui a inventé la règle du 70 % sans aucune recherche clinique) limite aussi les risques de crise cardiaque (sauf pour certains outremangeurs compulsifs pour qui c’est un aliment déclencheur de frénésies et de brosses alimentaires). Ce qu’il faut savoir, c’est que pour un outremangeur ou pour un alcoolique de tels problèmes comme la rigidification de ses artères et le risque d’infarctus sont déjà bien présents dans sa vie qui est déjà remplie de toutes sortes de tracas, d'ennuis et de désœuvrements. Attention ! Il est impossible pour un outremangeur ou pour un alcoolique de se livrer à « son péché mignon » car la consommation excessive de ces substances toxiques pour lui entraîne des conséquences néfastes et nuisibles pour son cœur, son foie et tous les organes de son corps, et aussi pour sa famille et son entourage. Comme le soulignent des médecins émérites et des universitaires aux curriculum imposants : « Manger un petit morceau de chocolat ou boire un petit verre de vin rouge dans le cadre d’un régime alimentaire quotidien est probablement bon pour la santé… » à quoi il faudrait ajouter « sauf si la dépendance est déjà installée alors l’abstinence a bien meilleur goût ».

Dans Vivre… sans alcool pages 25-26, il est recommandé qu’ ’à la prochaine tentation de boire, il serait prudent de manger un peu ou de prendre un breuvage sucré.’ Dans le Gros Livre au chapitre 9 La famille et le rétablissement page 151, il est dit que pour l’alcoolique manger des friandises pouvait l’aider pour calmer les occasionnelles fringales à condition bien sûr que le médecin de ce dernier soit d’accord. Parce que nous sommes incapables de nous discipliner et de nous contrôler en ce qui a trait à la nourriture et/ou à l'alcool ( le jeu, la dépense, le sexe, etc.) et à tous les comportements compulsifs qui entourent ces dépendances, nous nous devons de dépendre d'une force, d'une Puissance plus grande que la nôtre. C'est notre guide dans notre cheminement. Nous cherchons à garder un contact conscient avec ce Dieu tel que nous le concevons qui assume notre gouverne. Il nous invite à partager notre expérience, notre force et notre espoir avec ceux et celles qui souffrent de la même maladie que nous. Merci chère Puissance supérieure de nous aider à connaître ce qu'il y a de bien et de bon pour nous et à distinguer ce qui est suffisant de ce qui est superflu, qu'il s'agisse de nourriture ou d'autre chose. Merci pour tous ces cadeaux que Vous nous offrez.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 9 octobre 2017

Pensées 09 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs parlent à leurs plantes, d'autres écoutent ce que les fleurs ont à nous apprendre ou ce que la Vie a à nous enseigner par elles. Qu'est-ce que c'est que ça, le langage des fleurs ? Chaque fleur peut être associée à l'expression d'un sentiment. La couleur de la fleur joue beaucoup et probablement uniquement dans la signification personnelle que chacun de nous lui donnons. Certaines significations s’accentuent en fonction du ton ou des nuances de la couleur. Par exemple, tous les fleuristes comme Gérard G. et les horticulteurs comme Robert d’E. (surtout si ceux-ci sont à la retraite) vous diront qu’une rose rouge peut signifier l’amour et que plus le rouge est foncé, plus le sentiment de passion que nous désirons communiquer se veut intense. Bien sûr, il y en a encore qui cherchent à se faire pardonner quelques écarts ou galipettes… en y mettant le bouquet.

L'orange est une couleur qui exprime l'excitation, l'exubérance et l'enthousiasme. Une fleur orange comme l'hélénie automnale, indigène au Québec, est une déclaration de vitalité. Souvent associé au soleil, les fleuristes nous disent aussi qu'un bouquet qui contient des fleurs orange transporte nos pensées et exprime notre passion pour la vie, la satisfaction, la confiance et l’optimisme. C’est l’une des couleurs dominantes de l’automne, et bien sûr, de l’Halloween, de ses citrouilles et potirons.

Dans le langage des fleurs, le bleu pâle exprime une tendresse inavouée, discrète et idéale. Et que dire des « fleurs bleues », la plupart du temps ce sont des jeunes filles qui ont une sentimentalité mélée de naïveté. Et il y a aussi les personnes déprimées qui ont souvent « les bleus » et les êtres agressés qui se retrouvent marqués de bleus.

Dans un autre jardin, le rôle tout aussi coloré d’un enfant est d’être un enfant. Nous devons lui donner tous les moyens pour vivre sa vie d’enfant, pour se socialiser, s’épanouir et vivre. L'enfant est souvent confronté et menacé par toutes sortes de dangers, de violences d’ordre sexuel, physique, psychologique ou affectif. L’enfant blessé risque de devenir un adulte souffrant, d'une souffrance qu’il peut diriger contre lui-même ou contre les autres. L'enfant blessé, plein de bleus, d'ecchymoses même seulement psychologiques a beaucoup de difficultés à retrouver une passion pour la vie, à se sentir satisfait, à être confiant et optimiste. Cet enfant a tendance à avoir les bleus, à être déprimé, morose, taciturne et à broyer du noir qui ne lui appartient pas. L'adulte (ou quelquefois l'enfant) qui l'a blessé lui enlève, lui vole jusqu'à ce que la blessure soit pansée et cicatrisée, la capacité d'exprimer véritablement sa joie, son émerveillement, son amour, d'être ce petit bouton de fleur qui va s'ouvrir, s'épanouir et exprimer l'exubérance de ses couleurs.

Mettre en pratique le mode de vie des groupes d'entraide nous a appris que nous avions une façade pour protéger l'enfant blessé en nous. Heureusement que notre Ps a diminué l'ampleur de cette façade ou de cette armure protectrice et a permis à notre enfant doué de survivre, de recommencer à s'émerveiller, à jouer, à aimer et à exprimer sa joie de vivre et ses couleurs. « …car au plus profond de chaque être humain, homme, femme ou enfant, repose l'idée fondamentale de Dieu. Elle peut être masquée par le malheur, la vanité, le culte d'autres valeurs, mais elle est là, sous une forme ou une autre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 4 Nous les agnostiques, page 62 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 5 octobre 2017

Pensées 05 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Nous remercions notre Dieu d'amour de la compassion et du temps qu'Il nous donne pour apprécier tous les précieux cadeaux que le rétablissement nous apporte. Un dicton Ojibway, une des Premières Nations, dit : « Parfois, nous sommes affligés et soudain, le ciel s'éclaircit et nous recevons de l'aide. » Nous sommes tous essentiels au rétablissement de tous et chacun. Par l'entraide, nous nous soutenons mutuellement. Nous avons tous le privilège de jouer un petit rôle dans ce processus. Le mot «Totem » vient aussi des Indiens Ojibway de l'Amérique du Nord. Ce dernier n'a pas qu'une forme de sculpture verticale comme un immense tronc d'arbre planté dans le sol et sculpté, arborant (c'est le cas de le dire) des symboles d'animaux. C'est aussi un être mythique généralement d'espèce animale, parfois végétale considéré dans les sociétés traditionnelles comme l'ancêtre éponyme d'un clan et auquel les membres du clan, de la bande rendent un culte. Le « totem » de chacun peut désigner aussi la représentation d'une force plus grande qu'eux, qui les habite et qui est aussi leur Puissance supérieure.

Ô grand esprit, dont j'entends la voix dans les vents
et dont le souffle donne vie à toutes choses,
écoute-moi.
Je viens vers toi
comme l'un de tes nombreux enfants ;
je suis faible... je suis petit...
j'ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté,
et fais que mes yeux aperçoivent toujours
les rouges et pourpres couchers du soleil.
Fais que mes mains respectent les choses
que tu as créées,
et rends mes oreilles fines
pour qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage,
de sorte que je puisse comprendre
ce que tu as enseigné à mon peuple
et les leçons que tu as cachées
dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse,
non pour être supérieur à mes frères,
mais afin d'être capable
de combattre mon plus grand ennemi,
moi-même.
Fais que je sois toujours prêt
à me présenter devant toi
avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra
comme s'éteint un coucher de soleil,
mon esprit pourra venir à toi sans honte. Prière ojibway

Pour aujourd'hui, nous nous efforçons de jouir de notre contact conscient avec Dieu tel que nous Le concevons, Le remerciant de nous guider et de nous donner la force dont nous avons besoin pour vivre en harmonie avec l'univers. « Ceci, afin que les grâces reçues ne nous déforment jamais, et pour que nous puissions vivre pour toujours dans la plus profonde gratitude envers Celui qui est le maître de nos destinées. » ( 12x12, Traditions — version intégrale, page 217 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 4 octobre 2017

Pensées 04 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Les âmes propres à l'amour demandent une vie d'action qui éclate en événements nouveaux. Comme le dedans est en mouvement, il faut aussi que le dehors le soit, et cette manière de vivre est un merveilleux acheminement à la passion. » ( Blaise Pascal, Discours sur les passions de l'amour ) Notre Puissance supérieure nous invite à continuer notre cheminement spirituel en nous donnant quotidiennement le désir de changer. Aujourd'hui, nous prenons des risques, sachant que Dieu nous aime et nous guide dans ce processus de découverte incessante de la spiritualité, de lien d'amour avec Lui et avec tous ceux et celles qui nous entourent.

Cette quête spirituelle nous appelle à une transcendance, à un dépassement de ce que nous croyons être notre petit moi et qui n'est autre que Sa présence, une voie qui procède d'un absolu intérieur et extérieur, un merveilleux chemin que chacun découvre un jour dans un groupe d'entraide, à travers les Douze Étapes qui vont nous mener à une plus ou moins lente maturation, possiblement à actualiser notre potentiel d'être humain à part entière. « Je dois tout de suite t'assurer que, dans leur recherche de la foi, les membres des AA suivent une très grande variété de cheminements. Si celui que je t'ai suggéré ne t'intéresse pas, tu en découvriras sûrement un autre qui te convient, pourvu que tu saches écouter et regarder. » ( 12x12, 2e Étape, page 29 )

Pour certains, ce chemin intérieur est une voie difficile. Il est préférable de le parcourir en étant sous la gouverne d'une Ps. Si nous souhaitons avancer sur ce chemin, notre Ps va d'abord ouvrir notre cœur et élargir notre esprit. Ce sont là, les premiers pas sur cet acheminement.

Ce cheminement en spirale décrit par Vernon E. Johnson dans I'll Quit Tomorrow qui progressivement est fait d'avancées et de reculs où alternent des cycles de repli sur soi et de participation au monde qui nous entourent, où se suivent des phases de crises, de luttes et d'angoisses puis des phases d'éclaircies, de détente et de sérénité où nous apprenons à vivre honnêtement avec soi et à traverser les évènements et circonstances de notre quotidien. Ce cheminement où nous en venons très progressivement à vivre en paix, en joie et sans doute aussi en intelligence de cœur et d'esprit est accessible à tous. La volonté de Dieu nous mène exactement là où Son amour veut nous voir et peut nous protéger.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 3 octobre 2017

Pensées 03 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Les OA ont ce beau texte « Main dans la main » qui nous invite à l'unité et qui peut nous permettre de méditer dans plusieurs autres situations. Main dans la main, nous pouvons déplacer des montagnes, surmonter beaucoup de nos problèmes ensemble. Main dans la main est un geste que nous faisons ensemble, qui inspire en nous la quiétude, la confiance, l’amour, l’apaisement, l’appartenance. Se tenir par la main, c'est un geste très simple, par lequel ceux et celles qui sont amoureux se prodiguent de l'affection. Nous pouvons tout dire avec la main dans la main. Une petite caresse du pouce qui explore la surface de la peau, apaise la main, lui témoigne de l'affection, la calme comme pour la rassurer qu’elle est entre de bonnes mains. C’est inconcevable voire impossible à tenir pour un prédateur. L'énergie transmise en serrant cette main dans la nôtre est inimaginable, c’est le prolongement de notre spiritualité, de notre intimité par le toucher. Quoi de plus beau que de manifester avec ses mains, l'amitié, la douceur, la compréhension ou tout simplement juste serrer cette autre main tout doucement et même affectueusement. C’est magique.
Main dans la main (Rozanne S.)
...faisons ensemble ce que n'avions jamais pu réussir tout seul.
Plus jamais nous ne perdrons espoir,
car nous ne comptons plus sur notre volonté défaillante.
À partir de maintenant, nous travaillons ensemble.
Main dans la main, nous formons une chaîne qui trouve sa force
dans une puissance plus grande que la nôtre.
Et dans cette chaîne nous attendent une compassion
et un amour plus doux que tout ce que nous avions pu imaginer.
Lorsque nous nous sentons bien intérieurement, nous sommes en paix avec toutes les circonstances extérieures qui façonnent notre vie. Nous sommes capables de trouver la tranquillité en nous-mêmes et au creux de la main d'une autre personne à notre gauche et d'une autre à notre droite formant un cercle de guérison, un groupe d'entraide nous permettant de nous rétablir ensemble. Cette paix, cette sérénité sont des cadeaux quotidiens de notre Ps. Nous pouvons les partager en formant cette chaîne, main dans la main.

« Je suis responsable. Si quelqu’un, quelque part, tend la main en quête d’aide, je veux que la main des AA soit toujours là. Et de cela, je suis responsable. » La déclaration de responsabilité a été écrite pour le Congrès international des AA de 1965, qui a eu lieu à Toronto. Notre ultime responsabilité consiste à nous trouver le plus souvent là où nous pouvons être utile, là où nous sommes en mesure de rendre service aux autres.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 2 octobre 2017

Pensées 02 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Nous avons parfois l'impression que nos émotions génèrent toutes sortes de confusions dans nos corps et dans nos esprits. Nous ne distinguons pas toujours clairement la colère de l'hostilité et de l'agression. La colère se définit comme une émotion forte de détresse ou de désagrément en réponse à une provocation particulière d'une sorte ou d'une autre. Elle est distincte de l'hostilité qui implique une attitude mentale antagoniste plus pénétrante et persistante. Un comportement est hostile en termes soit de colère non exprimée dans le passé, soit de colère qui a été exprimée et qui n'a pas procuré le changement désiré. Il y a aussi une distinction à faire entre une agression et la colère. L'agression est définie comme quelque comportement dirigé envers une autre personne (ou envers la propriété d’une autre personne) avec l’intention de faire du mal. Nous avons toujours cru que la colère était à la source de l'agression. « Lorsqu'une personne nous blessait, nous nous disions : 'Elle est malade. Que puis-je faire pour l'aider ? Mon Dieu, gardez-moi de la colère. Que votre volonté soit faite.' » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 5 Notre Méthode, page 75 ) « Restez en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un ; c’est vous qui vous brûlez. » ( Bouddha )

La culpabilité mène à une forme de reconnaissance d'un état de fait, et nous motive à avouer nos torts, à nous excuser, à faire des amendes honorables, ou à réparer nos torts, alors que la honte suscite le désir de nous cacher ou de taire un délit ou un tort, de nous faire très petit, ou de disparaître. Un sentiment de honte nourrit une colère ultérieure, une rage qui revêt un aspect humiliant, afin de tenter de se soulager temporairement de cette expérience affaiblissante qu'est la honte. Dans la mesure où la honte implique habituellement un être qui désapprouve, qu’il soit réel ou imaginaire, de notre présent ou de notre passé, et que cette désapprobation se soit produite ou fut imaginée, cette rage est alors facilement dirigée envers les autres, ceux ou celles que nous supposons ou jugeons être responsables.

L’envie implique traditionnellement que nous nous sentions inférieurs par rapport aux autres. L'envie se produit lorsque les autres détiennent ce que nous ne possédons pas nous-mêmes. L’envie est associée à des sentiments d’infériorité, de convoitise, de ressentiment et de mauvaise volonté, parfois accompagnés de culpabilité. La jalousie, quant à elle, se produit nécessairement au sein de relations impliquant un trio de personnes (et vient avec une petite estime de soi). Dans ce contexte, intervient la peur de perdre au profit d’un rival ou d'une rivale une relation à laquelle la personne attache une grande importance. Les émotions associées sont la peur d’une perte, l’anxiété, la méfiance, et souvent la colère envers la trahison réelle ou présumée.

La rage est presque tout le temps identifiée comme une angoisse transformée en une honte. C'est un instinct fondamental au même niveau que la peur, l’agression et le désir sexuel. La rage est profondément installée dans les gènes humains au cœur même de notre instinct de survie. La rage remonte à la surface pour nous défendre contre une menace ressentie ou réelle, et donc la rage peut être vécue comme l’expérience d’une menace terrifiante. Nous vivons la rage en la ressentant à travers tout notre esprit et notre corps. La rage refoule ainsi toutes les autres émotions, et peut déclencher des souvenirs appartenant à l’inconscient, des souvenirs clés d’humiliation. Est-ce la poule qui est venue avant l’oeuf ou …? Voici deux belles citations de Bill W. : « La souffrance est le prix à payer pour entrer dans une vie nouvelle. » ( 12x12, page 7) — « …la souffrance est le point de départ de tout progrès spirituel. » ( 12x12, page 104 )

La souffrance de source émotionnelle est une amie ; elle nous indique que ça ne tourne pas rond au niveau de nos émotions. Elle parle surtout de notre résistance. La douleur physique est un indice que quelque chose ne va pas dans notre corps et plusieurs le croient, aussi dans nos émotions. Comme de plus en plus de gens et de professionnels de la santé suggèrent que la colère refoulée est un des facteurs d'origine de bien des cancers, il est plutôt sain de la ventiler. En posant les gestes appropriés à l'aide des Douze Étapes, la souffrance, les malaises et les symptômes débilitants de la maladie disparaissent graduellement. En fait, nous croyons que cette souffrance émotionnelle (et physique à la suite de cet ancrage des émotions et comme résultats de leurs blocages et tensions) et le mode de vie nous ramènent à nous centrer sur notre Puissance supérieure, qui ne nous avait pas abandonnés. Dieu nous accompagne tout le temps. Nous ne sommes pas séparés de Lui. Il nous soutient dans les moments difficiles et Il guide nos pas pour nous sortir de nos difficultés. Il est aussi là tout aussi présent dans les bons moments, à tout moment. Il n’y a pas de limite pour notre Ps, si ce n’est celles que nous Lui donnons. « Laisse aller ce qui n’est plus. Laisse aller ce qui n’est pas encore. Observe profondément ce qui se passe dans le moment présent, mais ne t’y attache pas. C’est la façon la plus merveilleuse de vivre. ( Bouddha )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 1 octobre 2017

Pensées 01 octobre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« …il existe une autre sorte de gueule de bois que tous, buveurs ou pas, connaissent par expérience. Elle se situe au plan émotif et résulte directement d'un excès de sentiments négatifs vécus la veille ou parfois le jour même : colère, peur, jalousie, etc. Si nous voulons vivre dans la sérénité aujourd'hui et demain, nous devons certainement nous défaire de cette sorte de gueule de bois. » ( 12x12, 10e Étape, pages 98-99 ) Plusieurs d'entre nous ont fait l’expérience de situations assez traumatisantes. Ces situations sont aussi souvent accompagnées de ces grandes émotions. Cette douleur émotionnelle est liée à certains blocages et congestions, blessures et tensions qui ne sont pas évacuées ou drainées. La douleur émotionnelle si elle n'est pas exprimée s'imprime presque tout le temps dans notre corps en créant des tensions et douleurs physiques. Plusieurs intervenants de la santé croient que le cancer n'est de la colère réprimée. Les douleurs aux bras et épaules viennent souvent de deuils non résolus. Les jambes sont faites pour avancer et les genoux pour être flexibles et nous parlent de notre résistance lorsqu'ils sont rigides.

Pour nous libérer de ces blocages, si telle est Sa volonté, nous pouvons examiner nos fausses croyances et pensées irrationnelles souvent à la base de ces blocages. En repensant aux situations du passé et en résistant aux changements qui nous sont ainsi suggérés, nous replongeons dans un état désagréable de douleur physique et émotionnelle. En cherchant à éviter à tout prix une douleur émotionnelle, nous en créons une autre qui manifeste notre résistance. C'est un problème commun à tout le monde. Est-ce que nous avons le choix ou une alternative autre que de choisir une telle réaction à une situation donnée ? Est-ce que la volonté divine s'exprime ainsi jusque là ?

Une relation entre deux personnes tout comme une personne dépendante peut être enfermée dans un processus destructeur ou dysfonctionnel. La forme extrême d'une telle habitude toxique est la dépendance qui se développe à une substance très toxique que la cigarette, l’alcool, la drogue et la bouffe, ou encore dans des comportements tout aussi toxiques comme le jeu compulsif ou la codépendance. Le problème principal de briser une habitude malsaine qui devient assez rapidement une maladie réside dans le désir même de la résistance et dans le déni de notre impuissance à y arriver. La plupart d'entre nous ont essayé par nos propres moyens de cesser de consommer, d'arrêter de nous geler ou de nous mêler de nos affaires sans succès. Ceux et celles qui ne se sont pas adonnés à une forme de contrôle durant leurs activités toxiques vont tenter de le faire dans leur rétablissement. Aussitôt qu’ils ou elles ont un répit, ces derniers retombent dans leurs vieux patterns. Comment jouir de la vie quand nous sommes constamment les poings fermés et serrés au point d'en voir les jointures blanches, quand nous cherchons à lutter contre ces substances et comportements par nos propres moyens ? Pour briser une habitude aussi toxique, nous devons admettre notre impuissance et en venir à croire qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes peut aussi nous aider à retrouver la raison, à supprimer cette accumulation d'énergie toxique qui se retrouve dans la colère, le ressentiment, la peur, partout dans notre corps, dans nos émotions, dans notre mental. Cette énergie forme littéralement un champ d’énergie toxique. C’est pourquoi ça prend une force supérieure, un Être suprême pour purifier ces énergies, et soudain, l’intensité de la douleur émotionnelle associée au passé se trouve réduite.

Aujourd'hui, nous pouvons maintenant nous souvenir de ces situations du passé sans être bouleversés par la douleur ou la souffrance. Le bouleversement intérieur causé par l’intensité de la douleur émotionnelle qui accompagne les pensées du passé nous amène à notre Première Étape. Si nous pouvons regarder subjectivement (objectivement c'est impossible) la situation, notre Ps nous permet aussi de voir la solution et de résoudre nos problèmes de relations ou autres car nous ne sommes plus aussi impliqués émotionnellement. C’est là l’immense potentiel du mode de vie qui nous permet de reconnaître notre impuissance à enlever, à se débarrasser de cette énergie toxique, d'examiner les situations de souffrances de notre passé sous un angle nouveau et ainsi prendre une meilleure décision basée sur une vision claire apportée par la pratique des Douze Étapes.

La souffrance émotionnelle nous donne un point de comparaison pour nos moments de bonheur. Nous ne saurions apprécier la joie si nous ne connaissions pas la souffrance. Pour aujourd'hui, nous acceptons la souffrance et la joie comme parties essentielles de la vie et les émotions comme les couleurs de cette dernière. Reconnaître que notre vie est incontrôlable est le premier pas pour passer à la Deuxième Étape : en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous aider à retrouver la raison, l'honnêteté, l'humilité et l'équilibre émotif et spirituel.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 30 septembre 2017

Pensées 30 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La confiance en soi est le premier secret du succès. » ( Ralph Waldo Emerson, La Confiance en soi ) La confiance est un élément clé dans nos relations avec autrui, surtout avec notre parrain — marraine. L'équation suivante « Confiance = Crédibilité + Fiabilité + Intimité » se vérifie ainsi. « Nous croyons en ce que cette personne dit à propos de ….» — Crédibilité d'autrui. « Nous pouvons faire confiance en cette personne … » — Fiabilité des actions d'autrui. « Nous nous sentons à l’aise de partager avec lui ou elle … » — Intimité.

Pour vivre confiants, nous devons trouver le moyen de dire la vérité, d'être rigoureusement honnête. Nous devons ne pas mentir ni même exagérer notre réalité. Nous allons éviter de dire des choses qui pourraient même s'avérer mensongères. Nous allons partager les émotions que nous vivons en les exprimant, en utilisant un langage corporel adéquat. Nous n'avons pas à savoir tout. Si nous ne connaissons pas la réponse, il vaut mieux le dire rapidement et directement. Et nous sommes plus compétents que nous ne le croyons. Si nous ne croyons pas en notre potentiel, en cette force divine qui nous habite tous et chacun, il vaut mieux nous retirer, méditer et recevoir Sa volonté. Nous pouvons aimer ou détester ce que nous faisons, nous pouvons y voir une occasion de faire Sa volonté. Et tout va comme si cela va de soi puisque telle s'exprime Sa grâce. « Il faut graver dans l'esprit de chaque alcoolique qu'il peut se rétablir indépendamment de qui que ce soit. La seule condition est de mettre sa confiance en Dieu et de mettre de l'ordre dans sa vie. (Trust God — Clean House — Help Others, Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 7 Au secours des autres, page 111 )

« Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. » ( Johann Wolfgang von Goethe, Faust ) Chacun des membres dans les groupes d'entraide a des qualités qu'il ou qu'elle peut partager avec les autres. Les expériences que nous partageons avec honnêteté aident d'autres dépendants ou codépendants à s'identifier suffisamment pour qu'ils commencent à se rétablir. Nous découvrons que nous avons tous des talents spéciaux à offrir à ceux et celles qui nous entourent. Nous avons de la gratitude pour ce mode de vie des Douze Étapes qui nous fait voir ce qui est réellement nécessaire dans nos vies : le contact avec une Puissance supérieure, l’intimité avec ceux et celles qui nous aiment pour ce que nous sommes, la confiance face aux choix que notre Ps nous inspire et les miracles qui en résultent. ‘Calme-toi et sache que je suis Dieu.’ ( Psaume 46:11 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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