mardi 16 janvier 2018

Pensées 16 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Lorsque nous sommes disposés à apprendre, nous devenons plus aptes à recevoir l'amour de notre Ps, ce Dieu tel que nous Le concevons. Nous avons aussi l'assurance et la certitude que notre vie est en accord avec Sa volonté. Nous avons même de bonnes raisons d'être bons et justes, d'avoir une bonne éthique et morale et à la longue, de changer de comportement. Lorsque nous sommes disposés à apprendre, nous devenons malléables devant toute la force et toutes les bénédictions de notre Ps qui agit déjà dans tous les domaines de notre vie. Nous devenons sensibles aux murmures et aux intuitions, à ces messages divins.

Nous avions un ami (décédé depuis déjà sept ans, le 11) qui prenait des notes quotidiennement dans des journaux qu'il conservait précieusement. Il avait toujours un petit carnet et pas n'importe quel crayon pour y noter des impressions ou des pensées qui lui venaient parfois à l'esprit ou que la Vie lui communiquait par tous ceux et celles qui l'entouraient. Il essayait ensuite d'agir en fonction de ce qu'il y avait noté, de ces sentiments et de ces ressentiments. C'est très émouvant et sécurisant de croire que la petite voix douce de notre Ps est toujours à nos côtés pour nous enseigner ce que nous devons faire ( et ne pas faire) et où nous devons aller. Notre Dieu d'amour nous dit que lorsque nous tenons compte de ces incitations, nous en recevons souvent davantage. Si nous ne les suivons pas, ce n'est pas grave. Cependant, il arrive souvent que Ses incitations se font de plus en plus évidentes et pressantes.

« On aperçoit mieux dès lors ce que signifie la vie intérieure. Elle ne renvoie pas à un repli sur soi, comme on le pense souvent. Elle n'est pas le rejet de l'extérieur. Elle n'est pas le refus des autres et du monde. Au contraire. Elle consiste à s'ouvrir à l'extérieur, au monde et aux autres, mais en les vivant de l'intérieur. » ( Marie de Hennezel, Une vie pour se mettre au monde )

La petite voix intérieure est souvent associée à la définition de l'intuition, et s'il ne s'agissait que de notre Ps qui nous envoie des messages ou de signes. Dans le fond, peu importe si nous croyons que l'intuition vient de notre subconscient ou d'un guide spirituel, une chose est sûre, nous pouvons nous attarder à écouter cette petite voix qui nous porte conseil. Souvent, plusieurs répètent que l'intuition peut nous induire en erreur, nous croyons qu'il n'y a pas de mauvaise interprétation puisque c'est notre Ps qui nous parle ainsi. La marge entre l'intuition et nos pensées est extrêmement mince puisque tout vient de Lui. L'origine de cette petite voix que certains d'entre nous entendons semble divine. En ce qui nous concerne, cette petite voix passe par nous et aussi chez et par les autres.

Le changement se produit dans notre vie dans la mesure où notre Ps le désire et veut que nous soyons honnêtes ( honnêteté ), ouverts ( ouverture d'esprit ), et bien disposés ( bonne volonté ) ; ces attitudes sont des ingrédients importants ( « … les éléments nécessaires pour le rétablissement. » Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Appendice II L'expérience spirituelle, page 634 ) de toute phase d'apprentissage et de l'humilité, un peu comme apprendre à faire de la bicyclette avec l'aide de petites roues d'appui et d'une main secourable. Être disposés à apprendre signifie que nous admettons que nous ne savons pas tout. Cheminer sur le sentier de l'amélioration personnelle, de la progression plutôt que de la perfection, c'est le voyage de toute une vie.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 15 janvier 2018

Pensées 15 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Voici, comme est l'argile dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main (dit l'Éternel). » ( Jérémie 18, 6 ) Le potier d'abord prend une masse d'argile et la pétrit. Ensuite il la place sur le tour et lui donne sa forme. Une main à l'intérieur creuse, pousse la pâte, donne le volume désiré, tandis que l'autre main à l'extérieur retient, modèle, lisse, affine, galbe. Ainsi grâce à son savoir-faire, le potier tire un vase d'une masse inerte. Il purifie cette terre en la plaçant dans un four pour en faire un vase qui saura contenir tout l'amour qu'il lui a destiné.

Allez voir cette allégorie sur le Porteur d'eau (imperfections) : http://ririfleur.centerblog.net/6583837-Le-porteur-d-eau-ou-la-cruche Notre Ps est le potier, et nous sommes de l’argile entre ses mains et elle façonne divers vases avec cette argile, selon sa volonté, pour l’usage qu’elle veut faire de chacun de nous. Et il y en a qui se demandent encore comment ça se fait qu'ils aient tourné en rond une partie de leur vie... Certains semblent affecter d'un trouble psychique qui s'exprimerait par l'incertitude toujours constante du paradigme cœur / esprit. D'autres affirment que c'est leur lot quotidien d'être humains. Les personnes borderline (TPL — trouble de personnalité limite) sont sans arrêt dans le doute, partagées entre l'envie et la raison, tiraillées entre l'anticipation du plaisir et réfléchissant après coup à tout ce qui est déraisonnable dans cette réalisation. Sans jamais avoir été diagnostiqués, plusieurs personnes ont de la difficulté avec leurs propres limites, tant et si souvent que ces comportements sont devenus des mécanismes de défense puis avec le temps des défauts bien ancrés. Un beau texte qui répond à la question — le verre d'eau : http://www.jeanbaptistelc.fr/le-verre-deau/

« Les amis vantent les mérites du mort, de la maison à l’église ; de l'église au cimetière, ils parlent de ses défauts, et du cimetière au bistrot, de ses vices inavouables. »( San Antonio ) Dès qu’un personnage décède, il est d’abord un saint homme, puis un gars bien ordinaire et finalement, un drôle de zigoto. « Il nous faut reconnaître aussi que nous nous complaisons dans certains de nos défauts. Nous les aimons réellement. » ( 12x12, 6e Étape, page 74 ) Si aujourd’hui certains d'entre nous sommes des vases fissurés et sales, nous devons acceptés de reconnaître que certains d'entre nous sommes brisés, écrasés dans le mortier divin, pour ensuite devenir poussières pour qu’au contact avec la source d’eau vive qu’est ce Dieu tel que nous le concevons, nous devenions de l’argile prêts à être refaçonnés par notre Créateur. « La nature a des perfections pour montrer qu'elle est l'image de Dieu, et des défauts, pour montrer qu'elle n'en est que l'image. » ( Blaise Pascal ) Notre Puissance supérieure nous offre un cadeau : réussir à vivre abstinent jour après jour grâce aux Douze Étapes. Aujourd'hui, nous prenons plaisir à cette progression naturelle et ces changements qui se font au rythme de Dieu. « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » ( Ézéchiel 36:26 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 14 janvier 2018

Pensées 14 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Lorsque l'explorateur portugais Magellan est arrivé à la Terre de Feu au XVIème siècle, les indigènes auraient mis trois jours avant de pouvoir voir les navires ancrés dans la baie. Les bateaux étaient si étrangers à leur réalité que malgré leur taille imposante, ils leurs étaient invisibles. C'est seulement après qu'un des canoës des indigènes se soit écrasé la proue contre la coque (la poupe) d'un des navires et que les indigènes soient montés à bord que les bateaux leurs sont devenus visibles. En gardant une ouverture d'esprit, nous pouvons être plus flexibles et mieux nous adapter au changement.

« Pratiquer la Troisième Étape équivaut à ouvrir une porte qui, de toute apparence, est encore fermée à clef. Il suffit d’avoir la clef et de prendre la décision d’ouvrir grand. Quant à la clef, il n’y en a qu’une et c’est notre bonne volonté. Une fois déverrouillée par notre bonne volonté, la porte s’ouvre presque tout seule, et en regardant par l’ouverture, on aperçoit un sentier avec une inscription en bordure : ‘Voici le chemin à prendre pour acquérir une foi efficace’. » ( 12x12, 3e Étape, page 37) Avoir une ouverture d’esprit ne signifie pas tout accepter. Le processus d'acceptation nous donne la possibilité de décider quelles réalités nous désirons vivre et celles qui ne correspondent pas à qui nous sommes et qui nous désirons être. L'ouverture d'esprit nous aide à être plus tolérants envers les autres et comprendre toute la diversité qui nous entoure. Si nous sommes capables d'ouvrir notre esprit, nous pouvons également ouvrir notre cœur à la diversité et vivre en harmonie avec tous les êtres humains qui nous côtoient, ce qui est une nécessité si nous voulons nous rétablir ensemble. « Une oreille attentive est exceptionnelle aussi bien pour celui qui écoute que pour celui qui parle. Lorsque nous sommes reçus à cœur ouvert, sans être jugés, qu’on nous écoute d’une oreille intéressée, notre esprit s’ouvre. » ( Sue Patton Thoele )

Ouvrir notre esprit et notre cœur pour croire en une Puissance supérieure à nous-mêmes, en un Dieu qui est amour et confier à cette Puissance supérieure le soin de faire pour nous quelquefois ce que nous pouvons et tout le temps ce que nous ne pouvons faire pour nous-mêmes, de parler à Dieu et de lui poser des questions, comme pour apprendre à faire connaissance. Nous n'avons plus à nous servir de qui ou de quoique ce soit pour combler cette illusion d'espaces vides à l'intérieur de nous ; à présent, c'est Dieu qui nous comble. Même toute la gratitude qui a modifié notre attitude, qui nous inonde vient de Lui.

Ouvrir notre cœur spirituel, la partie divine de notre être, c'est découvrir la source de ce qui est vécu, notre propre source, notre véritable source divine, et en même temps, notre source physique où réside la flamme de vie et notre Être suprême. C'est l’unique voie, tout le reste n’est qu'un cheminement à travers des pierres d'achoppement et de gué. Où que nous nous trouvons, nous nous trouvons toujours dans ce centre, au cœur où réside notre source profonde. Et voilà notre cœur ouvert ! Et c’est notre Ps qui l’a ouvert un jour à notre attention. Ça ne veut pas dire qu’il n’était pas là avant ce moment. Nous devons renoncer à l'idée de séparation, et redécouvrir ce cœur où tout est un. Tout notre travail spirituel, quelle que soit la voie spirituelle que nous suivons est celui-ci : revenir à la source originelle, capituler et nous ouvrir à ce cœur spirituel où il n’y a rien à acquérir, juste à être. Quel que soit le nom que nous allons employer pour désigner notre Être Suprême, nous n’avons qu'à tendre l’oreille du cœur à ce qu'ils nous disent. Notre Ps agit par la lumière divine qui s'écoule en nous et en tous ceux et celles qui nous entourent.

Si nous lisons et écoutons avec la tête, certains croient que c’est avec notre mental que nous lisons et écoutons et que cela nous prive du sens réel de ce qu’ils nous transmettent. La lecture et l’écoute ne peuvent se faire que par le cœur et par l’esprit, dans le calme et la paix comme dans la crise et le malaise. Comment avons-nous pu croire que c’est notre mental qui intervient, le mental orgueilleux, aveugle et ignorant et qui le demeure tant qu’il n’est pas illuminé par la lumière divine qui a le cœur comme résidence ? Notre Ps a permis cette illusion de noirceur et d'ouverture de notre cœur, d'attirer et de centrer notre attention et notre amour sur Sa lumière. Alors nous nous apaisons, nous reconnaissons Sa présence.

« Ne t’en va pas au dehors, rentre en toi-même ; au cœur de la créature habite la vérité. » ( Saint Augustin ) Notre Ps comprend ce que nous lui disons et même ce que nous ne lui disons pas. En fait, Dieu tel que nous Le concevons veille continuellement sur nous avec amour. Notre Puissance supérieure est notre ami, notre associé et cette force bienveillante qui s'exprime en nous.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 13 janvier 2018

Pensées 13 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Nous nous sommes aperçus que nous avions en notre for intérieur un temple ou sanctuaire que Dieu tel que nous Le concevons n’ait jamais quitté. ' La paix n’est pas le contraire de l’agitation. C’est l’absence d’agitation.' (Amma) « L’état d’esprit que tu as à l’église ou dans ta cellule, emporte-le avec toi dans le monde, dans son agitation et son inconstance. » ( Maître Eckhart ) Au tréfonds de chacun de nous, il y a un merveilleux sanctuaire de l'âme, un lieu saint, un centre, une petite voix intérieur qui s'y fait entendre, et où nous pouvons revenir sans cesse. C'est là que l'Éternité frappe à la porte de notre cœur. Notre Ps nous réchauffe en nous faisant entrevoir la magnifique destinée qu'elle a prévu pour nous : que même dans la froidure de l'hiver, il y a cet été invincible en nous. Cette force nous appelle à trouver en elle ce foyer chaleureux. Obéir à ces appels, s'en remettre joyeusement, corps et âme, sans réserve, à cette lumière intérieure, c'est le commencement du rétablissement et de la vie véritable. C'est là que la vie créatrice cherche à naître en nous. Cette lumière intérieure nous éclaire sur le plan de Dieu et projette sur notre visage de vieilles ombres en même temps que de nouveaux reflets de Sa gloire.

C’est la « shekinah » (résidence) de l’âme, la Présence de Dieu parmi et en nous, une lumière brillante et glorieuse, enveloppée dans une colonne de nuée et de feu. C'est Dieu qui se manifeste en chacun de nous. Nous connaissons tous déjà cette présence et cette lumière, puisque c'est grâce à cette lumière en chacun de nous que nous sommes en rétablissement. Nous nous imaginons souvent que c'est l'homme qui prend l'initiative et Dieu lui répond. Et s'il n'y avait pas de séparation, si l'initiative partait de notre Ps bien vivante au-dedans de nous et que c'est la réponse qui monte en nous. Dieu, tel que nous Le concevons, Celui qui nous aime, nous révèle Sa lumière et Ses ténèbres. Et tout ce que nous prenions pour notre propre initiative est en fait la réponse attestant de Sa présence en nous. « …nous ayant réduits à cet état d’impuissance absolue, vous nous annoncez que seule une Puissance supérieure peut nous délivrer de notre obsession. » ( 12x12, 2e Étape, page 27 ) Il y a en dedans et au plus profond de nous un tel sanctuaire — un lieu de compassion, de sagesse et de paix. Tout ce que nous devons vivre comme dans une vie de plénitude repose dans ce sanctuaire. Souvent, nous cherchons en dehors de nous-mêmes, à la recherche de sens ou de sensations qui, selon nous, devraient nous donner une valeur ou compenser pour un manque d'amour.

À toute heure du jour, nous pouvons tous revenir à cette place, cet endroit apaisant — cette source d'intégrité et de divinité en nous. Notre contact conscient avec Dieu tel que nous le concevons est cette connexion à cette source intérieure qui se manifeste en nous. Grâce à la compassion et l'amour de notre Père, nous en venons à connaître notre vrai Soi, notre identité (l'âme humaine de Kant). Sur notre chemin de rétablissement, nous découvrons que la source divine est bien en nous, nichée profondément dans ce sanctuaire intérieur qui nous attendait comme si nous revenions à la maison sans toutefois ne l'avoir jamais quitté.

Pour nous libérer des craintes de l’existence, de ces peurs et menaces que font peser sur nous certains individus, certaines situations, pour cicatriser toutes les blessures personnelles, un jour nous est révélé le principe de l'infini pardon, de l'infinie bonté et de l'infinie rédemption de notre Ps et de son amour. Nous sentons intimement le besoin de nous ouvrir à l'infinie miséricorde divine pour nous savoir radicalement compris dans la faiblesse de notre nature blessée et dans la force qui nous a été donnée de survivre à ces blessures et de les panser.

« On nait, on meurt. C’est mieux si entre les deux on fait quelques chose. » ( proverbe tibétain ) Notre Ps, cette source de tout don parfait place entre nos mains continuellement la sagesse, l'honnêteté, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté qui nous permettent d'être dignes de ce trésor immense qu'est l'amour, la clémence et la grâce de Dieu. Ou est-ce vice versa ?

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 12 janvier 2018

Pensées 12 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

'Sticks and stones may break my bones, but words will never hurt me.’ (vieil adage anglais — trad. : La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe.) Les critiques ne peuvent pas atteindre quelqu’un qui n'a rien à se reprocher. Sens littéral de l'expression : ‘Des bâtons et des pierres peuvent briser mes os, mais les mots ne me blesseront jamais.’ Personne ne peut nous enlever notre bonheur même si nous leur permettons et pas autrement que si notre Ps leur permet. Les autres peuvent dire toutes sortes de choses sur nous ou essayer de nous infliger ce que nous percevons comme nous faire du mal. Même si nous choisissons d'être blessés, personne ne peut nous voler notre bonheur. C’est notre Ps qui nous invite à ces choix qui déterminent notre bonheur, tout comme le leur. Quand nous nous sentons blessés par une autre personne, c’est une occasion de nous déconnecter, de nous décentrer de cette obsession, de retrouver notre Ps et Ses bénédictions partout où nous allons, même les jours sombres et nuageux.

Si c'est notre Ps, Dieu tel que nous le concevons, qui porte notre propre lanterne, nous n'avons pas à craindre l'ombre et les ténèbres. Marcher dans cette lumière divine signifie que nous avançons avec confiance et conscience. Est-ce possible de cheminer autrement ? Vivre selon notre propre nature divine, c’est aussi vivre selon le divin en nous. Tout le monde a en lui la possibilité de prendre les chemins de lumière. Il paraît que les chemins sont multiples, il y en a un que Dieu a prévu pour nous et c'est celui qu'Il nous invite à prendre. C’est facile de savoir lequel, quelques moments après que nous nous sommes engagés sur l'un de ces chemins, peu importe si ça fait hum-hum ou yeark en dedans. Cela dépend si nous sommes dans l'acceptation ou la résistance. Et le chemin que nous prenons, c'est bien celui que notre Puissance supérieure a prévu dans son plan.

Bien sûr, la plupart d'entre nous sommes dans cette lumière parce que nous suivons notre cœur même si nous n'avons pas tous conscience de notre appartenance au Tout, à la nature originelle et divine de soi et de tous et chacun. En cela, nous sommes tous dans la lumière que nous ne soyons ou non conscients de notre nature.

Alice Miller et K. Stettbacher (son propre ‘témoin éclairé') nous suggère de devenir des témoins éclairés en décrivant la situation où nous croyons retrouver ombres et ténèbres et ce que nous ressentons alors, en vivant et en exprimant nos sentiments, en remettant la situation en question et en exprimant nos besoins. Nous croyons que nous pouvons aussi avoir de la gratitude pour cet éclairage qui vient de notre Puissance supérieure.

Alice Miller nous propose l'existence d'une relation irréfutable entre l'illusion de manque de « nourriture affective », ce manque d'amour que nous ressentons et les maux dont notre corps souffre à l’âge adulte. Avec le temps, les émotions réprimées dans l’enfance (par peur des punitions, par la honte ou la culpabilité) se transforment en maladies et dépendances diverses. Pour rompre ce cycle malheureux, le témoin éclairé préconise de briser certains interdits même les plus forts, et en particulier celui de nous autoriser à ne pas aimer nos parents. Tout comme les victimes doivent cesser de trouver des circonstances atténuantes à leur bourreau, certains enfants blessés et survivants ont même le droit de rompre avec le commandement biblique : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Un clip de 2 min. d’A. Miller sur les maltraitances faites aux enfants : https://www.youtube.com/watch?v=KiCS2CujEXs

Le témoin éclairé nous suggère quelque chose qui ressemble à briser les hautes murailles que nous avons élevées pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance. Si telle est la Volonté de notre Ps, il nous faut aussi abattre ce mur du silence, en nous-mêmes et dans le monde qui nous entoure, retrouver l’enfant méprisé, abandonné, trahi que nous étions jadis. Nous devons apprendre d’où viennent nos souffrances, et avoir confiance que nous pouvons en guérir par Sa grâce. Pour ouvrir les yeux sur ce que nous avons vécu enfant, nous avons besoin d’un témoin éclairé, un être conscient des répercussions des carences affectives précoces. En nous aidant à ouvrir les yeux, ce témoin éclairé vient à bout de notre cécité émotionnelle et des mythes qui se sont installés pour l'entretenir, et en même temps curieusement, il se libère aussi des siens. Pour nous, l'éclairage de ce témoin vient de notre Ps. Et ce témoin est souvent notre parrain/marraine que notre Ps met aussi sur notre chemin. « Ne faut-il pas soumettre le problème à notre parrain ou à notre conseiller spirituel, et demander avec ferveur l’aide et l’inspiration de Dieu, quitte entre-temps à prendre la résolution de faire à n’importe quel prix notre devoir lorsque nous le connaîtrons clairement ? » ( 12x12, 9e Étape, page 97 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 11 janvier 2018

Pensées 11 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Le voleur a tout emporté
Sauf la lune
Qui était à ma fenêtre. » Haïki, Ryôkan, ermite, poète et calligraphe (1759-1831)

Les codépendants et les alcooliques à leur tour peuvent aussi adopter des comportements qui sont devenus des voleurs de temps. Si seulement ça vous chante, consultez l’article suivant du Harvard Business Review, Nov.-Dec. 1974 Management Time : Who's got the monkey ? de William Oncken Jr. et de Donald L. Wass pour connaître les règles à suivre pour ne pas nourrir un singe qui ne vous appartient pas : http://www.leerskov.com/res_files/Oncken/Oncken_hbr_1974-12.pdf

La folie de notre maladie est caractérisée par la répétition d'actes, qui, au départ, étaient susceptibles de provoquer du plaisir mais qui depuis sont devenues une dépendance à un objet matériel, à une illusion de contrôle ou à une substance consommée avec avidité comme dans les toxicomanies classiques, tel que l'alcoolisme, le tabagisme, comme aussi dans la codépendance et dans les addictions dites comportementales : troubles alimentaires, jeux compulsifs pathologiques, hypersexualité destructive, dépenses et achats impérieux, etc. La folie pour nous, c’est répéter ces mêmes gestes et nous attendre à des résultats différents. « La grande obsession de tout buveur anormal est qu’un jour, il ne sait trop comment, il parviendra à se contrôler et à prendre plaisir à boire. … Nombreux sont ceux qui s’y accrochent jusqu’aux portes de la folie ou de la mort. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.3 Autres données sur l’alcoolisme, page 34 )



Dans notre culture, bien que ça change de plus en plus, l'alcool constitue pour certains une bonne source d'évasion : le rêve devient possible. Par contre très vite, ce rêve se transforme en cauchemar et l'évasion en prison. Très nombreux sont les alcooliques actifs qui parlent de l'alcool au féminin. Ce n'est sans doute pas par hasard. L'alcoolique entretient pour ainsi dire presque une relation de jouissance quasi-sexuelle avec sa bouteille. Cette bouteille peu importe sa forme ou son contenu est très souvent utilisée comme anxiolytique : ce psychotrope endort en effet très rapidement les angoisses. Et à long terme, il les aggrave et les rend permanentes. Plusieurs substances ont ces effets pernicieux et néfastes. Il y a même une foule d'aliments qui ont les mêmes conséquences pour une foule d'entre nous. Dans tous les cas, l’abstinence totale est la seule solution suggérée par tous ceux et celles qui se sont rétablis. Les groupes d'entraide nous apprennent que c'est notre récompense de vivre la vie telle qu'elle est et qu'Il nous présente à chaque jour. Il n'y a certainement aucune crise aussi pleine de situations désagréables de souvenirs aussi pénibles que lorsque le voleur est passé dans nos vies. Probablement, que notre Être suprême a introduit ce voleur dans nos vies parce que telle est Son intention et Son plan pour nous. Et aujourd'hui, il n'y a certainement aucune aventure aussi stimulante ni aucun privilège aussi grand que de continuer à nous rétablir par la grâce de Dieu.

Il n'y a pas que les substances psychotropes qui semblent être des « voleurs du temps et d'amour ». Il y a des évènements « chronophages » comme les appels téléphoniques imprévus ou très longs, les bavardages avec des amis qui viennent nous demander de nous occuper de leurs problèmes,

 de conflits mal gérés et qui perdurent. Nous sommes tous les jours plus ou moins perturbés dans nos activités par une masse de tels imprévus. Pourtant certains sont complètement dépassés alors que d’autres gèrent la situation avec beaucoup de calme et d’efficacité. Les voleurs de temps et d'amour internes existent aussi tout autant. Les voleurs les plus délicats à débusquer sont à l’intérieur de nous : les objectifs confus et changeants, le manque de planification de la journée (pas d’agenda ou son non-respect), le perfectionnisme et les détails excessifs, le manque d’ordre et de classement, la difficulté à vivre avec le changement, la difficulté à dire non, la fatigue, le stress et très souvent, la difficulté à prendre une décision. Notre Ps a quelque chose à nous apprendre en mettant ces personnes, ces lieux et ces évènements sur notre route. Parfois c'est seulement de dire que c'est assez et que nous devons prendre soin de nous. Nous pouvons remercier notre Ps d’éliminer ces quelques « voleurs de temps et d’amour » si telle est Son intention comme Elle l'a fait et le fait chaque jour pour nous rétablir de nos dépendances, de nos folies et du temps perdu. Ce n’est jamais du temps perdu en Sa compagnie.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 10 janvier 2018

Pensées 10 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

« La cause de notre fatigue, de notre lourdeur, de notre manque d'entrain est bien souvent ce trop-plein qui nous vide, nous use, nous entraîne dans le tourbillon incessant de toujours plus se fatiguer à essayer de retrouver son énergie. » ( Dominique Loreau, L'art de l'essentiel, page 11 ) Souvent nous essayons d'en faire plus et nous finissons par ne pas terminer tout ce que nous avons commencé. Aujourd’hui, c’est la seule journée que nous avons pour remercier notre Puissance supérieure, Dieu tel que nous le concevons de s’occuper de nous, d'être notre source d'énergie constamment renouvelable, et c'est tout ce dont nous avons besoin. « Nous pouvons faire fi de ceux qui considèrent la spiritualité comme la voie de la faiblesse. Au contraire, elle est plutôt la voie de la force. L’histoire a démontré que la foi est synonyme de courage. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 77 )

Contrairement à notre passé tumultueux où le chaos était roi, nous sommes faits aujourd’hui pour expérimenter le calme et vivre la paix. Nous faisons l’expérience de cette sérénité souvent lorsque nos émotions sont libérées et que les situations désagréables ne reviennent plus hanter notre mémoire. Lorsque nous investissons dans notre rétablissement, les Douze Étapes nous invitent à procéder au nettoyage des peurs et des phobies de notre vie, nous devenons plus sereins parce que nous pouvons nous apercevoir que nous sommes en train de réaliser Sa volonté. La paix peut devenir une réalité dans notre vie de tous les jours. Être en paix, c’est avoir reçu la grâce du pardon. Vivre en paix, c’est avoir reçu la grâce de nous accepter et de nous aimer. C’est aussi recevoir la grâce d’aimer presque tous les gens qui nous entourent inconditionnellement. Vivre une vie paisible renforce et permet à chacun de nous de changer ses habitudes belligérantes pour une attitude plus paisible et plus apaisante. Voilà un des effets « pervers » ou plutôt « revers » de la spiritualité. C’est ou bien près ou loin du « Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle. » (Jean Racine, Athalie) ou du « Lâche pas » envoyé au nouveau dans le programme.

Notre Ps nous donne comme bénédiction de vivre dans un monde d’une beauté extraordinaire, rempli d'êtres merveilleux. Ce monde renferme une somme infinie de beauté. Nous jouissons du changement des saisons (au creux des froids hivernaux, il faut s'en rappeler), du panorama de belles montagnes enneigées et de pistes de ski illuminées. Nous pouvons admirer ces plages merveilleuses et les belles rives le long du littoral du fleuve, même si elles sont recouvertes aujourd'hui d'un beau manteau blanc et froid. Nous avons la compagnie de plusieurs espèces animales sur notre planète, bien que plusieurs, nous aient quitté pour des cieux plus cléments en migrant comme les snowbirds. Nous pouvons percevoir la beauté des jours et des nuits. Nous pouvons observer et vivre parmi toutes les couleurs et les personnalités des gens de notre monde, tous de beaux enfants de Dieu comme nous. Nous avons tant de beauté dans ce monde que lorsque nous observons bien, nous ne voyons que beauté. Tout dépend de l'état de notre beauté intérieure et de l'intention de notre Être suprême.

Notre plus grande bénédiction de notre Ps, c'est nous-mêmes. Nous sommes uniques et individuels. Nous sommes différents de tout autre personne sur la Terre. Nous avons des aptitudes, des talents, des moyens, des pouvoirs et des habiletés. Nous n’avons qu’à nous exprimer à travers toutes ces bénédictions qui nous viennent de notre Être suprême. Toutes ces bénédictions sont accompagnées par la responsabilité de prendre soin de nous-même, de nos âmes compagnes ainsi que de notre prochain, si telle est Sa volonté. Remercions notre Ps de nous permettre de vivre de la gratitude pour toutes ces merveilleuses bénédictions. Notre plus grande responsabilité est de dire « Merci », d’aimer et de vivre en paix, en harmonie. Pour décrire l'intérêt de demeurer avec une paix intérieure voyez ce clip : http://www.youtube.com/watch?v=fw_GD9nwzEw

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 9 janvier 2018

Pensées 9 janvier 2018

renforcer leur capacité de réaction face à ces évènements chaotiques. C’est là tout le défi de l’abstinence et du rétablissement et c’est pourquoi ça prend une Puissance plus grande que nous pour nous sortir des affres de la maladie. Nous ne pouvons seuls en venir à nous libérer de cette obsession qui s’accentue à chaque rechute. « Ils sont impatients, irritables et mécontents aussi longtemps qu’ils ne ressentent pas de nouveau cette sensation d’aise que leur procurent quelques verres — ces verres que d’autres prennent impunément sous leurs yeux. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’opinion d’un médecin, page xxx )

Nombre de périls peuvent survenir dans la vie ordinaire et être fatals pour celui ou celle qui n’a pas les ressources nécessaires pour y faire face ou pour capituler. Plusieurs affirment que c'est la loi de la survie du plus apte. La vie ou la mort peuvent se décider pour plusieurs en quelques secondes - par exemple lors d’embolies massives, de collisions routières et la situation de crise peut aussi se prolonger sur des jours ou des vies entières – alcoolisme, dépendance, compulsion alimentaire, etc.

Curieusement la survie dans ces moments semble dépendre en très petite partie de la qualité de nos ressources mentales, de la pulsion de vie qui réside dans chaque individu, de cette force spirituelle qui nous habite. Il n’est bien sûr pas question de dissocier le corps de l’esprit, puisque c'est impossible mais simplement de pouvoir reconnaître le fait que dans certaines circonstances, il n’est plus possible d’échapper à la souffrance même avec quelques manœuvres du corps et vice versa. Au contraire, il s’agit de pouvoir encore amener le corps et le cœur à aller chercher de l'aide même en dépit de la souffrance, à abandonner toute résistance et au départ, à affirmer notre impuissance.

Notre résistance amène la souffrance et vice versa, la souffrance est aussi synonyme de résistance. « ... les choses auxquelles je résiste persistent. » (page 19) Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir nous cœurs, à partager nos deuils. « La véritable source de mon intense souffrance n'était pas tant les deuils dont j'avais souffert, mais plutôt mes tentatives d'y faire face en essayant de contrôler les gens et les événements. » (page 19) Malheureusement pour plusieurs d'entre nous qui sont tannés de souffrir, « la réponse à la souffrance est dans la souffrance.» (Al-Anon, Ouvrir nos cœurs Transformer nos deuils, page 42) Heureusement pour nous tous, être écœurés d’être tannés ou tannés d’être écoeurés de souffrir ainsi fait partie de la première étape vers la libération. Nous avons tous été plus ou moins gratifiés à des degrés divers de cette libération. Nous pouvons pardonner et oublier au point où nos souffrances, notre gêne ou notre culpabilité, peu importe le genre d’émotions désagréables que nous vivons, ne nous reviennent plus comme souvenirs pénibles. Nous pouvons nous pardonner à nous-mêmes. Nous avons cette grande capacité, et ceci est une bénédiction de notre Ps. Puis lorsque notre Ps efface de notre conscience les émotions et les situations désagréables, nous devenons libres d’aimer inconditionnellement.

Nous sommes bénis de joies, de pouvoir nous amuser. Chaque jour de notre vie, nous avons la capacité d’expérimenter le bonheur, le plaisir et la gaieté. Notre Dieu d'amour peut nous permettre de prendre plaisir dans les petites choses ordinaires : les petits oiseaux à la mangeoire, le lever et le coucher du soleil, la forêt du parc pas loin qui suit les abords de la rivière. Nous pouvons avoir du plaisir avec nos âmes compagnes, nos bien-aimés, à les admirer dans leurs réussites, leurs talents. Nous sommes habités par la possibilité de jouir de l’humour et de reconnaître ses vertus et ses bénéfices dans notre vie. Nous avons tous ce que nous avons besoin dans notre vie pour être heureux. Nous ne manquons de rien. Si nous ne sommes pas heureux aujourd’hui, alors regardons en nous pour découvrir grâce à la clairvoyance qu'y a déposé notre Ps ce qui nous éloigne de notre joie, là, maintenant.

Merci la Vie !!! Gilles

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lundi 8 janvier 2018

Pensées 08 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Les souffrances physiques auxquelles chacun de nous peut être confronté dans une situation de crise sont nombreuses et diverses : blessures, dépendance, fatigue, manque, faim… En outre, celles-ci peuvent s’accompagner de souffrances psychiques parfois bien plus dévastatrices : détresse, anxiété, panique, angoisse… Souvent les souffrances physiques et émotives vont de pair et il est difficile de savoir lequel est venu en premier. Supporter des heures de privations, poursuivre la lutte contre une substance devant laquelle nous sommes désarmés, voir souffrir des êtres proches fragilisés malgré ou quelques fois à cause de leur résistance et de leur déni, ne sont évidement pas des phénomènes qui peuvent se maîtriser à force de pratique. Les personnes enclines à être exposées à ce genre de situations, à cet état permanent de crise ne peuvent renforcer leur capacité de réaction face à ces évènements chaotiques. C’est là tout le défi de l’abstinence et du rétablissement et c’est pourquoi ça prend une Puissance plus grande que nous pour nous sortir des affres de la maladie. Nous ne pouvons seuls en venir à nous libérer de cette obsession qui s’accentue à chaque rechute. « Ils sont impatients, irritables et mécontents aussi longtemps qu’ils ne ressentent pas de nouveau cette sensation d’aise que leur procurent quelques verres — ces verres que d’autres prennent impunément sous leurs yeux. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’opinion d’un médecin, page xxx )

Nombre de périls peuvent survenir dans la vie ordinaire et être fatals pour celui ou celle qui n’a pas les ressources nécessaires pour y faire face ou pour capituler. Plusieurs affirment que c'est la loi de la survie du plus apte. La vie ou la mort peuvent se décider pour plusieurs en quelques secondes - par exemple lors d’embolies massives, de collisions routières et la situation de crise peut aussi se prolonger sur des jours ou des vies entières – alcoolisme, dépendance, compulsion alimentaire, etc.

Curieusement la survie dans ces moments semble dépendre en très petite partie de la qualité de nos ressources mentales, de la pulsion de vie qui réside dans chaque individu, de cette force spirituelle qui nous habite. Il n’est bien sûr pas question de dissocier le corps de l’esprit, puisque c'est impossible mais simplement de pouvoir reconnaître le fait que dans certaines circonstances, il n’est plus possible d’échapper à la souffrance même avec quelques manœuvres du corps et vice versa. Au contraire, il s’agit de pouvoir encore amener le corps et le cœur à aller chercher de l'aide même en dépit de la souffrance, à abandonner toute résistance et au départ, à affirmer notre impuissance.

Notre résistance amène la souffrance et vice versa, la souffrance est aussi synonyme de résistance. « ... les choses auxquelles je résiste persistent. » (page 19) Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir nous cœurs, à partager nos deuils. « La véritable source de mon intense souffrance n'était pas tant les deuils dont j'avais souffert, mais plutôt mes tentatives d'y faire face en essayant de contrôler les gens et les événements. » (page 19) Malheureusement pour plusieurs d'entre nous qui sont tannés de souffrir, « la réponse à la souffrance est dans la souffrance.» (Al-Anon, Ouvrir nos cœurs Transformer nos deuils, page 42) Heureusement pour nous tous, être écœurés d’être tannés ou tannés d’être écoeurés de souffrir ainsi fait partie de la première étape vers la libération. Nous avons tous été plus ou moins gratifiés à des degrés divers de cette libération. Nous pouvons pardonner et oublier au point où nos souffrances, notre gêne ou notre culpabilité, peu importe le genre d’émotions désagréables que nous vivons, ne nous reviennent plus comme souvenirs pénibles. Nous pouvons nous pardonner à nous-mêmes. Nous avons cette grande capacité, et ceci est une bénédiction de notre Ps. Puis lorsque notre Ps efface de notre conscience les émotions et les situations désagréables, nous devenons libres d’aimer inconditionnellement.

Nous sommes bénis de joies, de pouvoir nous amuser. Chaque jour de notre vie, nous avons la capacité d’expérimenter le bonheur, le plaisir et la gaieté. Notre Dieu d'amour peut nous permettre de prendre plaisir dans les petites choses ordinaires : les petits oiseaux à la mangeoire, le lever et le coucher du soleil, la forêt du parc pas loin qui suit les abords de la rivière. Nous pouvons avoir du plaisir avec nos âmes compagnes, nos bien-aimés, à les admirer dans leurs réussites, leurs talents. Nous sommes habités par la possibilité de jouir de l’humour et de reconnaître ses vertus et ses bénéfices dans notre vie. Nous avons tous ce que nous avons besoin dans notre vie pour être heureux. Nous ne manquons de rien. Si nous ne sommes pas heureux aujourd’hui, alors regardons en nous pour découvrir grâce à la clairvoyance qu'y a déposé notre Ps ce qui nous éloigne de notre joie, là, maintenant.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 7 janvier 2018

Pensées 07 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Sur une belle carte de souhaits de Noël qui est et mémorable et digne de mention, il était écrit sur la première page : Marchons ensemble en Sa présence au jour le jour de Son amour au pas à pas de Sa lumière et au cœur nous pouvions y lire :
Que le Seigneur te bénisse !
Qu'il fasse danser tes pieds et remplisse de force tes bras.
Qu'il remplisse ton cœur de tendresse et tes yeux de sourire.
Qu'il remplisse tes oreilles de musique et ton nez de parfums.
Qu'il remplisse ta bouche d'allégresse et ton cœur de joie.
Qu'il te donne sans fin la grâce du désert : le silence, l'eau fraîche, et une nouvelle espérance.
Qu'il renouvelle en nous tous, sans cesse, la force de donner un visage à l'espoir.
Que le Seigneur te bénisse !
Merci mon Dieu pour toutes les merveilleuses bénédictions dont nous sommes déjà comblés, pour ton infinie bonté qui nous embrasse tous. Toute bénédiction a besoin d'être accueillie avec amour. Chacun de nous est un enfant aimé de notre Puissance supérieure. Ayons de la gratitude pour ces nombreuses bénédictions. Nous sommes bénis par la vie. Une vie qui se renouvelle et qui change continuellement, une nouvelle naissance. Notre Dieu d'amour nous a fait plusieurs fois ce superbe cadeau, de merveilleuses bénédictions. Et ces autres êtres magnifiques qui viennent dans nos vies nous permettent de vivre une belle vie en changeant nos attitudes, nos pensées et nos croyances. Nous sommes bénis par cette nouvelle capacité d’aimer et d’être aimés. Nous tous, enfants de Dieu, possédons ce merveilleux cadeau. Lorsque nous grandissons, certains d'entre nous allons baigner dans l’amour des parents, amis, enseignants et proches. Lorsque nous sommes adultes, plusieurs d'entre nous vivons l’amour d’un conjoint, d’un compagnon ou d’une compagne. Lorsque nous devenons capables de nous aimer nous-mêmes, alors nous pouvons vraiment aimer les autres. Lorsque nous devenons parents, au début nous vivons l’amour de nos enfants. Aimer et être aimé est l’une des plus grandes bénédictions, parce que nous expérimentons l’amour tel qu’il est, tel qu’il vient à nous et tel qu’il émane de nous. Nous nous sommes imprégnés de l’amour des membres de nos groupes d’entraide, de notre Ps qui nous aime inconditionnellement.

Nous sommes gratifiés d’une connexion pleine et entière avec la Source à l’intérieur de nous. À travers ce lien, nous recevons la guidance intérieure pour accomplir Sa volonté. Il nous permet de garder ces lignes de communication vivantes par la prière et la méditation. Nous ne sommes plus seuls. Notre Dieu d'amour est bien là avec nous. Il nous respecte et nous aime assez pour nous laisser libre de faire appel à Lui quand nous en sentons le besoin ou de lui dire tout simplement merci pour ce qui nous arrive. Dans les moments où nous négligeons ces communications, notre Ps continue de nous aimer quand même. Tout ce qu’il nous faut, c’est de vouloir être en contact avec Lui et Il est là pour nous dès cet instant. Nous n'avons pas à Le rechercher, Il est là et permet à toutes sortes d'événements, de situations dont certains nous apparaissent comme de merveilleuses et miraculeuses bénédictions en train de se réaliser. Clip de Whitney Houston — I will always love you : http://www.youtube.com/watch?v=9p5TZGwmRpU

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 6 janvier 2018

Pensées 06 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Il existe un lien solide entre la spiritualité et le rétablissement. La spiritualité a une signification différente pour chacun de nous. Voici quelques définitions de la spiritualité :

  • La spiritualité, c’est la qualité de ce qui est esprit ou âme, concerne sa vie, ses manifestations, sa transcendance.
  • La spiritualité, c'est la qualité d'un être qui est esprit, qui n'a pas de corps comme les anges... Dieu.
  • C'est la Vie de l'esprit — synonymes : mysticisme, mysticité, religiosité.
  • La spiritualité, c'est la qualité ou caractère religieux de quelqu'un ou quelque chose.
  • C'est la qualité de ce qui éveille à l'esprit, de ce qui est porteur de vie spirituelle.
  • La spiritualité, c’est d’être chacun en contact avec soi-même, avec les autres et avec notre Créateur. Souvent les rituels, les chants et les cérémonies nous aident à trouver un équilibre, à avoir une vie harmonieuse.
  • La spiritualité c’est la prière, la guérison, la lecture, l’écoute, la foi et l’espoir. C’est d’être en contact avec la Nature.
  • La spiritualité est la base du mieux-être ; c’est quelque chose de personnel qui nous relie au Grand Esprit (elle peut nous aider à trouver un but dans la vie – à trouver la Vérité).
  • La spiritualité, c’est l’acceptation d’une Puissance supérieure – d’une Puissance que nous pouvons prier et à qui nous pouvons demander aide et soutien. Cette Puissance, nous la remercions de toutes les choses que nous donne la terre ainsi que des nombreuses bénédictions qu’elle nous accorde. Nous la remercions de nous protéger et maintenir en santé.
  • Il n’existe pas de mot comme tel pour définir le mot spiritualité en langue autochtone. Les Ojibwe parlent de Bimaadzewin qui veut dire : « La bonne vie », c’est à dire une vie droite et équilibrée en constante interaction avec le Créateur, le Grand Esprit, bon et compatissant, Zhemnidoo.

Le mode de vie des groupes d'entraide nous apprend à nous détendre, à reconnaître que c'est notre Puissance supérieure qui génère et s'occupe de nos soucis, à ne pas nous croire maîtres de l'univers, « nombrils du monde ». L’énergie que nous économisons quand nous confions notre vie à Dieu tel que nous Le concevons peut nous servir à jouir de toutes les bonnes choses qu’Il nous permet de vivre aujourd’hui : l’amour, les sourires, la famille, les amis, la tendresse ou la nature…

‘Nous pouvons faire fi de ceux qui considèrent la spiritualité comme la voie de la faiblesse.’ ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.5 Notre méthode, page 77 ) Alors bon cheminement même si quelquefois nous avons les jambes molles comme de la guenille sous le coup d’une vive émotion !

« Ce ne sont pas les êtres parfaits qui ont besoin d’amour, ce sont les imparfaits. » ( Oscar Wilde ) Nous avons maintenant confiance que Dieu fait pour nous ce que nous n'avons pas réussi à faire tout seul. Et que Dieu fait aussi par nous ce que nous sommes capables de faire. Il sème en nous désirs et énergies. Il veut bien que nous demeurions et soyons impuissants devant notre dépendance et /ou notre codépendance aujourd'hui et le reste de notre vie. Il nous donne aussi tout ce qu'il faut pour mettre ( ou non ) en pratique le mode de vie des Douze Étapes. Stephen King a écrit : Go now. Our journey is done. And may we meet again, in the clearing, at the end of the path. — « Allons, notre cheminement en arrive à la fin. Puissions-nous nous rencontrer dans la clairière qui s'ouvre à la fin du sentier. » Nous croyons que notre cheminement n'est pas terminé et que la clairière est déjà ouverte devant nous et que nous y sommes tous déjà là. Merci à tous ceux et celles qui nous ont aidé à grimper et à nous rendre jusque là.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 5 janvier 2018

Pensées 05 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Martin Luther a dit : « Celui qui a Dieu comme compagnon de route dans sa vie, rencontre toujours des hommes qui s'en rendent compte sans qu'il en parle.» Nous rencontrons souvent des personnes qui sont une incarnation de Sa présence. Nous nous sentons guidés souvent par les gens et les événements dans la mesure que nous sentons ou non la présence de notre Puissance supérieure. Nous n'avons même pas à demander d'être guidés. Il ne nous suffit même pas de prendre conscience et de sentir Sa présence. Ainsi si telle est Sa volonté, notre plus urgente nécessité est d'entrer en communion avec notre Puissance supérieure. Tout le reste nous vient par surcroît. Et notre contact conscient avec notre Puissance supérieure résulte uniquement du seul fait d'avoir pris conscience de Sa présence.

Notre Puissance supérieure s'adresse rarement à nous en paroles, mais passe tout le temps par les gens et par les événements. Nous pouvons nous arrêter de nous agiter même si ce n'est qu'un instant. Nous pouvons nous ouvrir à l'observation et à l'écoute, tant que faire se peut. Les Étapes des groupes d'entraide nous suggèrent qu'il y a une Puissance à laquelle nous pouvons faire appel ; quelqu'un ou quelque entité qui peut nous aider à maintenir notre équilibre dans tous les domaines de nos vies. La foi en cette Puissance supérieure à nous-mêmes nous donne la stabilité dont nous avons besoin dans notre vie. Notre Puissance supérieure est notre guide, nous trouverons force et aide même si nous nous donnons plus ou moins la peine de l'essayer.

« La source d'amour enfouie en nous est profonde, elle nous permet d'aider les autres à trouver le bonheur. Une parole, une action, une pensée peut atténuer la souffrance d'autrui et lui donner de la joie. » ( Thich Naht Hanh ) N'ayons crainte, car notre Ps est mieux disposée à nous écouter que nous ne sommes à l'interpeller ou même à la remercier pour sa présence dans nos vies. La voie que notre Ps nous trace, nous aide à trouver l'aide qui nous convient. Ce sont nos désirs et besoins à tous et chacun qu’Il met en nous qui nous guident pour nous aider et par nous d’aider les autres. « C’est chez autrui que tu trouveras un abri, et c’est chez toi qu’autrui trouvera le sien. » ( Proverbe Irlandais )

« On a beau le vouloir de toutes ses forces, comment exactement peut-on faire pour confier sa volonté et sa vie aux soins de ce Dieu dont on reconnaît l'existence ? Par bonheur, nous en avons fait l'expérience, en y croyant tous plus ou moins, et nous pouvons attester que n'importe qui, vraiment n'importe qui, peut commencer à le faire. Nous pouvons même ajouter qu'un tout petit pas, même le plus modeste, est largement suffisant. » ( 12x12, 3e Étape, page 41 ) Une fois que nous avons fait ce pas auquel notre Ps nous invite, nous n'avons pas à regarder en arrière ni à regretter ce que nous avons laissé derrière nous. Nous pouvons compter simplement sur le plus merveilleux des moments présents. Nous ne pouvons pas vraiment faire autrement que de laisser tout l’ancien derrière nous : c’est terminé, coulé désormais dans le béton. Soyons reconnaissants des leçons que la vie nous a apprises et des expériences que nous avons vécues, qui nous aident à grandir et à devenir la personne que notre Ps désire que nous soyons, là donc ici et maintenant.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 4 janvier 2018

Pensées 04 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Tout un chacun, nous aspirons à un état d'amour, de santé, de paix et de sérénité. C’est ce que nous nous avons souhaité mutuellement et le plus souvent durant cette période des Fêtes qui est déjà terminée pour certains d’entre nous. Il y a déjà quelques sapins qui dorment sur la rue. Nos voisins ont déjà ramassé leurs décorations. Dans le calendrier grégorien, Noël est seulement le 6 janvier. L’état de paix et de sérénité aussi salvateur qu'il soit que nous avons souhaité à ceux et celles que nous aimons ne peut être que temporaire, se limitant bien souvent qu'à notre moment présent. La sérénité exprime et manifeste le calme profond de l’être soustrait à l'état passager de crise ou de chaos même présent par moments, loin des perturbations émotionnelles qui étaient au menu quotidien de notre passé. La sérénité n'est pas un état d’insensibilité au monde ambiant, évident chez certains dépendants et chez certains codépendants qui ne sont pas en rétablissement.

« Nous comprendrons le sens du mot sérénité et nous connaîtrons la paix. Si profonde, qu'ait été notre déchéance, nous verrons comment notre expérience peut profiter aux autres. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap. 6 À l'oeuvre, page 94 ) L’état de sérénité libère du brouillard produit par les souvenirs et notre mémoire, ne laisse pas de place dans notre esprit pour la critique, le sarcasme — qui ne sert souvent qu'à nuire et à blesser — et l’orgueil, ce puissant mirage de confiance en soi — qui exile tout être de la flamme et l’amour. Unis par le cœur et par le rétablissement, nous baignons tous ensemble en paix dans la sérénité… dans l'amour et la santé… si telle est Sa volonté.

Grâce à notre Puissance supérieure qui nous accepte totalement et nous permet d'être exactement ce que nous sommes en ce moment, nous ressentons cet apaisement et cette quiétude. « Honorer la paix et la sérénité en nous » signifie humblement remercier Dieu de s'occuper de nous puisqu'Il comble tous nos besoins.

« Un homme en quête de sens priait quand l'infirme, le clochard et le vaincu passèrent près de lui. En les voyant, le saint homme plongea dans une profonde prière et dit : « Mon Dieu, comment un créateur aimant peut-il voir ces choses sans rien faire ? » Et après un long silence, Dieu répondit : « J’ai fait quelque chose, je t’ai fait, toi ». ( enseignement Soufi ) Et voilà en quoi notre expérience peut profiter aux autres qui souffrent encore ou bien sûr, être juste là comme un enseignement pour nous aujourd’hui qu’Il nous incitera à partager un jour à une autre personne qui en aura besoin alors.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 3 janvier 2018

Pensées 03 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Deux moines marchaient côte à côte sur les abords d’une rivière en chemin vers un village en aval (le côté vers lequel le cours d’eau descend) quand un orage éclata, et une crue-éclair a emporté les deux hommes dans la rivière. Un de ces moines fut pris de panique et a tenté de se frayer un chemin pour retourner à la terre ferme, s'est débattu de toutes ses forces et il s'est noyé. L'autre homme s'est rendu compte que le torrent était hors de son contrôle et détendu, il a laissé la rivière le porter. À sa grande surprise, la rivière le déposa sur les rives du village vers lequel il se dirigeait, dans un temps beaucoup plus court qu’il ne l’aurait pris pour marcher. Si vous avez déjà fait du kayak ou du canot, vous savez pourquoi. Le courant est toujours contraire sur le bord de la rivière ou du fleuve, vers l’amont (le côté d’où vient cours d’eau) et au centre de la rivière, le courant plus fort avec la crue va vers l’aval. Je ne sais pas pourquoi nous pouvons donner notre aval, approuver, accorder notre approbation et non notre amont…

« Imaginez la vie sans foi ! Si seule la raison nous était laissée, la vie ne serait pas ce qu’elle est. D’ailleurs nous croyons en la vie, nous y croyions ferme. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, page 61 ) Lorsque nous rencontrons une situation que nous ne pouvons pas contrôler, nous pouvons alors avoir confiance en notre Être suprême. Quand nous nous battons ou nous résistons, nous avons bien pour un bout l'illusion de contrôle et de pouvoir. Admettre notre impuissance devant notre problème, c'est le premier pas du rétablissement. Les membres des groupes d'entraide nous ont souvent partagé que la souffrance avait été le point de départ de tout leur progrès spirituel, qu'il a fallu qu'ils connaissent la souffrance de la dépendance et / ou de la codépendance avant la joie de l'abstinence, et le bouleversement émotif avant la sérénité. Le mieux-être se manifeste aujourd'hui dans bien des domaines de notre vie : travail, apprentissages et éducation, sécurité financière, vie familiale, logement, participation à la société, loisirs, santé, sécurité et environnement.

Avons-nous un contrôle réel sur notre sentiment de bonheur ? Non ! Pouvons-nous nous faire croître que nous éprouvons ce sentiment et le maintenir avec les années ? Se servant des grands penseurs de l'humanité, de Confucius à Aristote en passant par saint Thomas d'Aquin, la psychologie moderne a identifié des vertus fondamentales qui, lorsqu'elles sont vécues fréquemment, nourrissent et entretiennent le bonheur. Ces qualités fondamentales sont la sagesse et la connaissance, le courage, l'amour de l'humanité, la justice, la tempérance et la spiritualité.

Le bonheur véritable se confond-il avec le mieux-être ? Le plaisir est une sorte de surplus gracieux qui parachève le mieux-être. Le plaisir ne peut constituer le désir suprême en vertu de sa nature ponctuelle et éphémère. L'hédonisme est une doctrine philosophique selon laquelle la recherche du plaisir et l'évitement du déplaisir constituent des impératifs catégoriques et primordiaux. C'est la recherche du plaisir au dessus de toutes autres valeurs. Qu'est-ce qui nous pousse vers l'hédonisme? C'est notre besoin immense d'apprécier, de trouver satisfaction dans la sensualité et la sexualité, et c'est aussi le besoin presque aussi grand d'être apprécié, de se savoir estimé par au moins une personne que nous estimons en retour. « La façon dont tu traites les autres est un reflet direct de la façon dont tu te sens envers toi-même. ( Paulo Coelho )

Le véritable mieux-être signifie pour nous de nous réveiller ce matin avec le sentiment frais et joyeux que nous donne l'abstinence de la veille et du moment présent. Le véritable mieux-être, c'est aussi toutes ces petites occasions de remercier notre Ps (ou Dieu tel que nous l'entendons) comme celles de partager notre vie avec une âme compagne, d'entendre les oiseaux chanter, d'aller marcher en raquettes dans un petit boisé, de respirer consciemment le doux souffle de la vie, d'être transportés par la beauté de la nature, d'aimer le moment présent, de nous aimer nous-mêmes, d'aimer les gens qui nous entourent et d'être toujours reconnaissants de la vie qui nous habite.

Voyez ce vidéo, cette pub et devinez de quoi il s’agit… indice : C’est une façon de voir la Vie qui nous habite et qui chante en nous… http://www.angelfire.com/ak2/intelligencerreport/stethoscope.html

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 2 janvier 2018

Pensées 02 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Pour développer notre patience, plusieurs croient qu'il faut que nous soyons blessés que ce soit volontairement ou non par quelqu’un afin que nous ayons l’occasion de pratiquer notre tolérance. De telles personnes décrites comme siphons d'énergie sont tout de même des enfants et des instruments de Dieu comme nous. Elles viennent dans nos vies pour tester notre résistance d’une manière assez spéciale. Fondamentalement, la patience nous protège de notre propre résistance. La patience permet au temps de faire son temps, et de donner naissance à notre résilience. La résilience, c'est notre capacité d'adaptation, de retourner à un état d'équilibre et d'harmonie après le passage d'une crise mineure.

La tolérance se manifeste en ayant un esprit ouvert à l'égard des opinions et des pratiques qui diffèrent de la nôtre. C'est l'occasion de résister à l'inconfort ou la détresse. La patience supporte avec sérénité la provocation ou les délais et les retards. Être patient ou tolérant est une affaire de pratique. Quotidiennement nous avons l'occasion de pratiquer l'une ou l'autre de ces qualités. Certains jours, nous y réussissons mieux que d'autres souvent en fonction de ce qui se passe dans notre réalité personnelle selon les désirs de notre Ps. Avoir de la compassion et de l'amour pour ce qui se passe dans la réalité personnelle d'une personne est l'expression vivante de la patience et de la tolérance.

Nous perdons souvent notre patience quand nous réagissons à des circonstances qui semblent en dehors de notre contrôle. Remarquons que les circonstances de la vie sont toujours hors de notre contrôle. Bien sûr, le temps est hors de notre contrôle, les catastrophes et les accidents sont hors de notre contrôle. Nous impatienter révèle souvent qu'il y a quelque chose en dessous qui nous chicotte. La peur est souvent la principale cause du comportement de nos impatiences. En réalité, la peur est souvent la principale cause de l'intolérance. Et si notre Puissance supérieure se servait même de cette peur pour nous inviter au changement, à la flexibilité plutôt qu'à la rigidité, à la souplesse plutôt qu'au durcissement, à l'amour qui est un amalgame des deux ?

Nous avons peur de l'inconnu. Nous nous trouvons dans l'incapacité à tolérer quelqu'un dont les croyances sont si différentes que la nôtre. Il nous fait peur alors nous les jugeons. Nous avons peur car nous ne comprenons pas leur réalité. Nous devenons impatients parce que nous avons des points de vue divergents et au lieu d'embrasser cette différence... alors vive la différence ! 'Live and Let Live !' Vivre et laisser vivre ! Être patient et tolérant, c'est une pratique qui s'étend à l'infini dans notre vie consciente. Ça inclut même d'être patient et tolérant envers ceux et celles que nous percevons comme pas patients et intolérants. Et oui, c'est le vieil adage, « lorsque vous pointez votre doigt vers quelqu'un il y a trois doigts qui pointent vers vous. » Si nous sommes en interaction avec de nombreuses personnes qui sont impatients ou intolérants, alors nous pouvons prendre le temps de nous observer pour trouver où nous avons jugé les autres et où nous avons des réactions semblables dans un cadre différent. Grâce à cette pratique de profond regard sur soi, notre Ps nous permet d'acquérir plus de tolérance et de patience. Chacun de nous a une vraie nature qui se nourrit d'amour. Plus nous pensons et agissons comme si nous étions en amour avec la vie et tout le monde qui nous entoure, plus la tolérance et la patience vont devenir évidentes dans toutes nos interactions et dans tous les moments de notre quotidien. Nous sommes tous des êtres humains. Nous avons l'honneur que chaque jour est une occasion d'aimer pleinement. Notre Ps développe en nous notre nature compatissante.

« Nous avons commencé à apprendre ce que sont la tolérance, la patience et la bonne volonté envers nos semblables, même envers nos ennemis, que nous avons vus comme des êtres malades. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 80 ) Les groupes d’entraide nous apprennent à tirer patience, tolérance ou peu importe ce dont nous avons besoin de notre Puissance supérieure, à surmonter nos difficultés et à sourire malgré tout assez souvent en leur présence. Ils nous ont appris à identifier nos défauts et nos qualités dans ceux et celles que nous reconnaissons chez les autres. Ils nous montrent également comment, en mettant les Étapes en pratique dans une perspective de changement, nous pouvons dépendre humblement de notre Puissance supérieure. Nous cheminons tous ensemble vers le rétablissement.

Sommes-nous comme Louis XIV qui affirmait : « J'ai failli attendre » ? Sommes-nous patients dans la vie ( tant au niveau personnelle que professionnelle) ? Est-ce que nous attendons, non pas lascivement, mais parce que « tout vient à point à qui sait attendre », que les choses viendront naturellement et que pour nous, la patience est une vertu ? Ou au contraire, faisons-nous en sorte de bousculer les choses ou de les provoquer afin d'obtenir ce que nous voulons tout de suite, parce que la patience est un manque de courage ? À son roi, Jean de La Fontaine a répondu : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » ( Jean de La Fontaine, Fables : Le Lion et le Rat ) Au fil des épreuves et des expériences de la vie, notre Ps va prendre les moyens pour nous assagir. En vieillissant, nous nous rendons bien compte que le temps nous est compté et qu'en même temps, il nous faut faire confiance au temps. Cela suppose que la vie nous invite à assumer nos responsabilités en son temps et en son heure ! Cela suppose que nous n'avons pas uniquement qu'à regarder passer le train, que nous n'avons pas à reporter au lendemain ce que nous avons à faire en ce jour-même. Cela suppose que nos engagements l'ont été dans le bons sens, et sont dans la bonne direction... celle de Dieu, tel que nous Le concevons. Est-ce que notre Ps nous a fait le cadeau au moins de l'idée de ce que le temps règle beaucoup de problèmes, qu'il solutionne beaucoup de choses ? En outre de faire preuve de patience, nous pouvons aussi Lui faire confiance.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 1 janvier 2018

Pensées 01 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Hic en latin un adverbe de lieu qui signifie ici ; nunc en latin un adverbe de temps qui signifie maintenant. Ici et Maintenant veut dire en Son lieu et en Son temps. En son temps et lieu veut aussi dire à point nommé, précisément, à propos, à temps, en temps et lieu, en temps utile, en temps voulu, pile, à pic, au bon moment.
 Dans notre contexte actuel, c’est souvent une formule qui traduit une impatience fébrile : « Je veux tout, tout de suite et ici ! Je veux que mes désirs soient satisfaits ici et maintenant ! » C’est aussi l'attitude de l’enfant qui tape du pied et chiale pour obtenir tout de suite l'objet de son désir. Comment pouvons-nous vivre dans le désir et nous refuser la patience du temps ? C’est absurde, le désir et le temps ne sont pas séparables. En voici deux exemples :

Ariane Moffatt
 JE VEUX TOUT
Je veux tout,
Toi et les autres aussi,
Aux quatre coins de ma vie.
Sur les cœurs,
Il n'y a pas de prix,
Je veux tout, tout de suite et ici.

Je veux tout,
L'image claire et la floue,
Sur les sentiments illimités.
Je travaille,
Pour l'amour sans rendez-vous,
Je veux voler sans me faire attraper.
Le vide je vais le remplir,
De bons ou de mauvais souvenirs.
Le vide je veux le remplir,
Avant que mon âme s'assèche et que je craque !

Je veux tout,
Le silence et les promesses,
Le rigide et la souplesse.

Je veux tout,
L'anarchie et la sagesse,
Ton sourire et puis tes fesses !

Je veux tout,
Toi et tous tes amis,
Pour tracer mes jours et mes nuits.
Sur les cœurs,
Il n'y a pas de prix,
Je veux tout, tout de suite et ici.
Je veux tout, tout de suite et ici.

Le vide je vais le remplir,
De bons ou de mauvais souvenirs.
Le vide je veux le remplir,
Avant que mon âme s'assèche et que je craque !

Je veux tout,
Toi et les autres aussi,
Aux quatre coins de ma vie.
Sur les cœurs,
Il n'y a pas de prix,
Je veux tout, tout de suite et ici.
( voir le clip : http://www.dailymotion.com/video/x9klee_ariane-moffatt-je-veux-tout_music )

Angèle Arsenault
 JE VEUX TOUTE TOUTE TOUTE LA VIVRE MA VIE (originaire d’Abram-Village, à l’Île-du-Prince-Édouard, est décédée le 25 février 2014 à Saint-Sauveur, emportée par le cancer. Elle avait 70 ans.)
Je veux toute toute toute la vivre ma vie 
Je ne veux pas l'emprisonner

Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
 Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)
Laissez-moi donc faire si je saute en l'air
 Laissez-moi exagérer
 Laissez-moi rire si j'ai envie de rire

Mais laissez-moi me tromper 
Laissez-moi pleurer si j'ai du chagrin

Laissez-moi me relever Laissez-moi vous quittez au petit matin
 Mais laissez-moi vous aimer
Je veux toute toute toute la vivre ma vie
 Je ne veux pas l'emprisonner

Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes 
Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)

Laissez-moi visiter tous les pays 
Laissez-moi me promener 
Laissez-moi choisir ma sorte de vie

Mais laissez-moi la trouver
 Laissez-moi le droit de changer ma vie
Laissez-moi recommencer 
Laissez-moi aller au bout de ma folie

Mais laissez-moi m’arrêter Je veux toute toute toute la vivre ma vie

Je ne veux pas l'emprisonner
 Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes

Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)
Laissez-moi partir si j'ai envie de m'en aller 
Laissez-moi couper tous les liens

Laissez-moi même vous abandonner 
Mais laissez-moi trouver mon chemin 

Laissez-moi crier si j'ai envie de crier 
Laissez-moi me défouler
 Laissez-moi tranquille laissez-moi laissez moi
 Mais laissez-moi exister
Je veux toute toute toute la vivre ma vie
 Je ne veux pas l'emprisonner 
Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
 Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis) 
Je veux toute toute toute la vivre ma vie
 Je ne veux pas l'emprisonner
 Je la veux toute toute toute pas juste des petits boutes
 Je la veux toute toute toute la vivre ma vie (bis)

(Voir le clip : https://www.youtube.com/watch?v=wPZgDtkXQVA)

Nous apprenons encore aujourd'hui à travers toutes sortes de situations ou d'occasions à cesser de nous attendre à un soulagement instantané, à en arriver à croire que là où nous sommes aujourd'hui c'est exactement là où notre Puissance Supérieure veut que nous soyons. L’ici et maintenant est sans doute entré dans nos vies dès notre naissance et il ne nous a pas quitté depuis, même si nous avons quelquefois l’illusion d'être ailleurs (hier ou demain). « Quel est son problème fondamental ? Ne recherche-t-il pas sa propre satisfaction, même lorsqu’il essaie d’être bon avec les autres ? N’est-il pas victime de l’illusion que l’on peut tirer bonheur et satisfaction de ce monde à la seule condition de savoir s’y prendre ? N’est-il pas évident pour le reste des acteurs que c’est à cela qu’il travaille ? » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 69 ) Nous avions marché sur certaines orteils sensibles en voulant à tout prix notre propre bonheur et satisfaction, en désirant tout ce que nous rêvions de posséder. Et ce n’est jamais assez…

Nous reprenons ce matin les Réflexions de Bill depuis le début. Faites comme nous. Prenons ce qui nous chante et laissons le reste. Nous nous souhaitons à toutes et à tous une belle, bonne et heureuse année 2018, un jour à la fois. Merci cher Dieu d'amour de répandre paix et amour dans tous nos cœurs et dans ceux de chacun de nos parents et amis.

Merci la Vie !!!

Gilles

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dimanche 31 décembre 2017

Pensées 31 décembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail. ( Jean Jaurès ) La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est définie négativement par l'absence de soumission, de servitude, de contrainte. Ainsi l'être humain est perçu comme indépendant. L'est-il vraiment ? Et définie positivement comme autonomie et spontanéité : les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres. « Écrire liberté au bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot : la liberté demeure. » ( Jean-Michel Wyl, Québec Banana State )

D'un point de vue sémantique ( l'étude scientifique de la signification des mots), nous pouvons ensemble considérer la liberté comme l'ensemble de possibilités (ou de contraintes) qui sont physiquement ou socialement applicables à un individu, mais excluant d'autres possibilités (ou faisant disparaître d'autres contraintes). Cela signifie que nécessairement, l'attribution d'une possibilité d'agir, rend impossible une ou plusieurs autres possibilités d'agir et modifie donc d'autant le champ de libertés d'un individu. Ou formulé autrement, poser des contraintes permet d'atteindre de nouvelles possibilités. La philosophie des lumières (au XVIIIe siècle, vers 1750) par exemple pose comme contrainte fondamentale que « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres », ou reformulé depuis : « La liberté des uns commence là où elle confirme celle des autres ».

À l'approche de la nouvelle année, nous sommes souvent invités à dresser le bilan de l'année qui est derrière nous. Qu'avions-nous prévu de faire cette année ? Avons-nous été fidèles à nos objectifs et à nous-mêmes ? Quels dons, bénédictions et réveils spirituels avons-nous reçu ? Nous accueillons la nouvelle année avec une joyeuse anticipation. Peu importe ce qui s'est passé cette année, notre Puissance supérieure a le pouvoir de créer notre année qui vient selon Sa volonté. Nous ne sommes pas la même personne qui a commencé cette année qui se termine. Nous sommes plus sages, plus profondément humains et plus riches de belles expériences par Sa grâce. ‘Nous avons tous besoin comme d’une lumière de cette réalité de l’existence de Dieu, de Sa force comme d’une nourriture, et de Sa grâce comme de l’air vivifiant.’ (12x12, 11e Étape, page 109) Il y avait autrefois à la fin des émissions puisqu’autrefois les postes de télévision fermaient ou interrompaient leur diffusion et en anglais, ça se terminait par ce poème d’un jeune pilote John Gillespie Magee, High flight qui termine son envol en touchant le visage de Dieu : https://www.youtube.com/watch?v=Qx3WueJWlb4 , une bonne façon de terminer l’année.

Nous pouvons consacrer les premiers moments de cette nouvelle année à la gratitude, à la bénédiction et à la célébration. Nous pouvons écrire ce que nous voulons laisser derrière nous et ce que nous souhaitons emporter avec nous ( puis brûler ces notes ). Nous pouvons honorer ceux qui nous ont aimé et soutenu cette année en les remerciant de tout notre cœur. Avons-nous réalisé à quel point la grâce de notre Être suprême a été présente dans notre vie cette année et comment Dieu nous aime profondément ? Merci mon Dieu pour tous les dons et les bénédictions de cette année. Merci de marcher avec nous pour passer dans ce nouvel an, et aide-nous à voir et palper l'amour, la paix et la liberté partout où nous allons.

La liberté réside dans notre croyance qu'il y a un choix entre des objets ou des projets (tel ou tel moyen de transport, telle ou telle destination) et à un autre niveau, dans le choix entre deux orientations de l'âme (comme s'il pouvait en avoir deux), entre le bien et le mal, entre la lumière et l'obscurité : sortir de notre caverne ou y rester enfermé. Pour nous, notre Puissance supérieure est partout même dans cette prétendue caverne, même dans cette prétendue noirceur. Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent de nous donner la liberté de vivre ce que nous avons besoin d'apprendre, de devenir plus honnêtes et plus responsables en essayant de nous améliorer un petit peu et en mettant en pratique les principes du mode de vie des 12 Étapes, si c'est la volonté de Dieu. C'est ce que nous nous souhaitons pour aujourd'hui.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 30 décembre 2017

Pensées 30 décembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« L’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube. » ( Emmanuel Moynot ) La douleur c’est ce qui nous fait dire « j’ai mal », la souffrance c’est ce qui nous fait dire « je suis mal ». Plusieurs les confondent en disant que la souffrance c’est une douleur notamment morale, et la douleur une souffrance notamment physique. Il nous faut se rappeler cette double vérité que le corps souffre et qu’il y a des douleurs de l’âme. Demander à une personne où elle a mal, c’est chercher un problème à résoudre. Par contre, lui demander de quoi elle souffre, c’est lui offrir de parler de sa vie telle qu’elle la vit, dans son corps et dans son âme. Alfred de Musset a écrit : « L’homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » La douleur n’est pas une sensation comme les autres. Sa perception correspond à la prise de conscience d’une agression menaçant l’intégrité de notre corps. Prenons l’exemple d’une brûlure. Outre le bon réflexe qui consiste à retirer sa main du rond de poêle rouge, la peau émet un message : « Ici la peau, chaleur présente appel pressant au cerveau… »

Les douleurs physiques et la souffrance morale mobilisent de la même manière médecins et aidants respectueux de la vie. Devant certaines détresses, ni la morphine, ni les techniques les plus performantes ne peuvent tout faire. Elles ne peuvent rien sans un supplément d’amour. Cet amour, c’est auprès des membres des groupes d'entraide que nous allons la chercher et qu'ils nous le donnent, par leur simple présence, leur écoute, leur affection. Et l’amour, ça se partage ! 'Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.' ( A. Schweitzer )

Voici 5 pas à franchir pour se libérer de la douleur ou de la souffrance en les remplaçant par de l'amour :
-1. Choisir un problème physique ou moral quelconque, et lui demander de nous adresser ses propres plaintes. Il s'agit de faire parler notre douleur ou notre souffrance.
-2. Inviter notre corps douloureux ou notre âme à s'exprimer. Demander à la plainte la plus forte de s'avancer, et il est possible alors de s'y pencher en premier.
-3. Focaliser sur la zone de notre corps - épaule, cou, dos, ventre... - ou de notre âme - mémoires affectives, ressentiment, honte... - que nous voudrions voir guérir, soigner et lui demander de nous exprimer de quelle manière elle se sent. Encourager cette partie de notre corps ou de notre esprit à nous exprimer toutes ses plaintes et à nous dire tout ce qui la gène, de façon ouverte et honnête, et sans rien retenir. Écouter et écriver tout ce qu'elle nous dit, prendre en note de chaque plainte, de chaque requête non prise en compte, de chaque sentiment de gêne qui monte lors de ce processus. Soyons au service de notre corps et/ou de notre esprit dans cet instant. Notre travail est simplement de noter. Autorisons-nous à faire preuve de créativité dans cette démarche.
-4. Quand nous avons terminé d'écrire, nous pouvons lire notre texte tout haut, et tapoter les points douloureux, en les massant doucement. En réflexologie et en médecine de l'âme, certains points douloureux du corps font référence à une émotion qui s'exprime ainsi : l'insécurité financière affecte surtout le bas du dos, non loin de l'emplacement habituel du portefeuille. Faisons cela tout en lisant la plainte jusqu'au bout, puis utilisons une phrase de rappel comme par exemple : « Cette plainte de mon/ma ... (nom de la partie du corps ou de mon âme)... est aussi entendue par ma Ps. »
-5. Écrire une lettre, notre réponse aux plaintes de notre corps ou de notre âme. C'est notre chance de répondre aux plaintes de notre corps et/ou de notre âme. Nous écrivons à cette partie de nous qui se plaint, ou nous y énonçons simplement nos intentions de nous occuper de ses inquiétudes. Nous pouvons vouloir commencer en acceptant de reconnaître les plaintes de cette partie en nous, et en lui montrant que nous reconnaissons ce qu'elle endure. Nous pouvons ensuite expliquer ce que nous avons l'intention de faire (des actions concrètes) pour régler ces problèmes. La solution se trouve toujours dans l'amour de soi et des autres. Nous pouvons terminer en honorant et bénissant cette douleur et/ou cette souffrance pour son rôle d'attirer notre attention et nous pouvons la remercier de ses services. S'il s'agit de quelque chose que nous pouvons changer, nous demandons à notre Ps de nous inspirer les démarches que nous pourrions entreprendre pour amorcer ce changement. Si au contraire nous n’y pouvons rien pour l’instant, nous confions le tout à notre Puissance supérieure et nous prions pour obtenir la bonne volonté de l’accepter. Sandy B. donne deux exemples de lettre à son coeur qu’il suggère d’écrire et de donner toutes les deux à notre parrain qui saura quand nous les faire parvenir : 1- Cher coeur, je t’écris pour te dire combien je suis navré de t’avoir laissé tomber si souvent auparavant… et j’ajoute là des exemples. Puis 2- Mon cher coeur, je veux te dire comment je suis navré pour toutes les choses que je continue de faire aujourd’hui et qui t’attristent… et j’ajoute là des exemples. 'Le bonheur ne vient pas à ceux qui l’attendent assis.' ( Baden-Powell )

‘On obtenait une bonne mesure de l’humilité dont nous avons vite reconnu les propriétés curatives. Peu à peu, nous en sommes venus à moins redouter la souffrance et nous avons plus que jamais aspirés à l’humilité.’ (12x12, 7e Étape, page 84) Les groupes d’entraide nous apprennent à ne pas nous rebeller devant notre ou nos souffrances. Avec l'aide de notre Puissance supérieure et du mode de vie, nous découvrons tous les jours qu'il y a en nous de magnifiques personnes qui n'ont pas besoin de bâtir leur identité sur la souffrance. Dieu nous apprend à nous laisser nous épanouir au lieu de nous cacher sous un masque de souffrance. Il nous donne de merveilleuses occasions de vivre, de progresser et d'être heureux. Dans notre rétablissement, les Douze Étapes avec l'aide de notre Puissance supérieure sont indispensables voir nécessaires à notre sobriété. Notre résistance nous ramène à la douleur et à la souffrance. Et la douleur et la souffrance à ce merveilleux mode de vie et au bonheur. Khalil Gibran a écrit : « Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit. » Et voilà !

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 29 décembre 2017

Pensées 29 décembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

La critique peut se référer à une discipline, à une œuvre ou à une personne : une critique, dans la presse écrite ; la critique sociale ; la critique d'art est l'art de juger les œuvres de l'esprit. Critique vient du mot grec, kritik qui signifie « discernement et jugement » et ça s'applique habituellement à la valeur de quelque chose ou de quelqu'un. Critiquer, c'est blâmer depuis une position d'autorité pour amender ou pour corriger. Critiquer c'est aussi gronder, houspiller, réprimander, reprocher, censurer, abaisser la valeur de quelqu'un, et au figuré, passer un savon ou une pilule. Bien souvent, nous répétons pour d'autres, les critiques que nous avons entendu à notre égard. C’est une autre façon de se taper dessus puisque que ce qui nous dérange chez un tel ou une telle est aussi présent en chacun de nous. ' Alors misez sur la coopération, jamais sur la critique. Notre seul but est de nous rendre utiles.' (Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 102)

Nous ne pouvons pas éviter de blesser ou de déterrer la hache de guerre par des paroles maladroites ou trop directes.

La critique peut-elle être constructive plus souvent que rarement ?
Qu'est-ce qui qui nous mènent à critiquer une personne en particulier autrement qu'en révélant nos ressemblances ?
Notre but est-il de nous soulager nous-même, de nous en prendre à cette personne pour nous sentir mieux pendant un moment ?
Souhaitons-nous aider cette personne à changer de comportement dans l’intérêt de tous, ce même comportement qui est semblable aux nôtres ?
Notre Ps nous indique-t-elle le lieu et le moment, puis les paroles comme celles de cette personne ?
Désirons-nous ménager cette personne ou notre critique peut-elle être exprimée de manière très directe, honnête ?
Pouvons-nous formuler nos phrases en « je »(C'est notre façon de voir les choses) ?
Pouvons-nous préciser ce qui nous pose un problème dans ce que la personne a fait (De faits et non des opinions. Nos commentaires visent un comportement, pas toute la personne) ?
Pouvons-nous ainsi exprimer nos émotions, si cela peut aider cette personne à comprendre l’importance de cette question à nos yeux ?
Accordons à cette personne la possibilité de nous répondre. Avons-nous peur du silence qui peut suivre en essayant de le remplir ?
Le clou s'enfonce par coups répétés et finit par tenir solidement. Pouvons-nous insister, au besoin en recourant à la technique du disque rayé ?
Pouvons-nous essayer de clore sur les forces de cette personne ?

« Chacun, en analysant ses actions ou en se moquant de lui-même, peut influencer favorablement les autres, mais critiquer une tierce personne ou se moquer d'elle produit souvent l'effet contraire. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap. 9 La famille et le rétablissement, page 142 ) Les critiques et les pensées négatives nous servent d'exutoire à nos souffrances (elles ne règlent jamais nos problèmes, elles ne font que nous en distraire). En partageant avec des membres en rétablissement, la plupart du temps, nous pouvons écouter ce que les autres disent d'eux et nous voir ainsi à travers leurs yeux et surtout dans leurs travers. Ce sont nos chemins de traverse, ces raccourcis que notre Ps veut bien nous inviter à prendre. En étant nous-mêmes en rétablissement, nous goûtons alors pleinement les sons et les couleurs de la vie, nous voyons distinctement la lumière et l'ombre, nous portons notre regard hors de notre petite personne, et nous découvrons le partage, la sérénité, la paix et la liberté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 28 décembre 2017

Pensées 28 décembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd'hui, le mot intimité a souvent des connotations sexuelles. C'est en fait beaucoup plus que cela. L'intimité signifie un partage total de la vie. Nous avons tous eu au moins une fois, ce désir de proximité, d'unité, de partage total de notre vie avec quelqu'un. Comme dans le film d'animation Là-Haut où Carl et Ellie partagent le même rêve et le même livre d'aventure ( http://www.youtube.com/watch?v=tgwT5LqJd68 ). Nous aspirons tous à des moments manifestant l'amour, des moments de proximité et de tendresse, et fréquemment, arrivés au point critique, nous avons tout à coup peur de la proximité, nous avons peur de l'amour… Plus nous sommes proches de quelqu'un, plus grand est le risque d'être blessé. Ce sont les peurs de prendre un risque et de souffrir qui souvent nous empêchent de trouver une vraie intimité avec quelqu’un de lui manifester de la tendresse, de l’admiration et du respect.

L'intimité est souvent représentée par le cœur. Nous n'avons pas toujours appris à nous en servir. La santé d'une relation reflète la capacité des partenaires à communiquer de façon véritable, au niveau du cœur. Nous qui avons grandi en milieu dysfonctionnel où les émotions étaient réprimées, avons de la difficulté face aux relations intimes. L'enfant en nous possède toutes les aptitudes requises pour renouer et reprendre sa croissance affective et spirituelle. Il suffit de le laisser s'exprimer. Aujourd’hui, l’enfant en nous est le centre de notre identité et de notre intimité, notre vrai moi divin. Nous pouvons nous imaginer que c’est aussi là que réside notre Ps. Daniel Laguitton dans son recueil de pensées quotidiennes Une feuille à la fois revoit chaque mois le 20 du mois un précepte d’intimité et c’est bien fait.

Nous apprenons à faire confiance, à partager beaucoup de choses intimes avec notre parrain / marraine, à recevoir de l'amour et aussi à en donner. Nous prenons le risque d'être vulnérables ainsi en partageant tout de nous, en pratiquant l'acceptation et en nous rappelant que nos émotions agréables et désagréables vont passer avec le temps en les vivant. Roger Schutz a écrit dans Ta Fête soit sans fin : « En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut remplir. C'est là que Dieu nous rencontre. » Puisque la prière est l'acte ultime de l'intimité spirituelle avec Dieu, ne devrait-elle pas être l'activité centrale de toute notre vie ? La réponse à cette question est bien simple : Dieu est le metteur en scène. « Dieu serait le Metteur en scène de la pièce qu’est notre vie. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 70 )

Y a-t-il un secret dans notre intimité avec Dieu ? Quelle relation humaine est habituellement plus intime, plus familière, plus solide que celle d’un enfant avec sa mère, ou celle entre frères et sœurs ? Les relations que la Vie nous amène è partager dans les groupes d'entraide, dans les fraternités conduisent à une connaissance mutuelle pareille à nulle autre. Notre relation avec notre Puissance supérieure, avec Dieu peut atteindre de merveilleuses profondeurs : « Celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma sœur et ma mère. » Accomplir la volonté de Dieu dans nos vies nous conduit à une connaissance intime et à une relation privilégiée avec Dieu. « Faire la volonté de Dieu » est le moyen infaillible pour reconnaître le rôle de Dieu dans notre vie, pour être près de Lui. Nous pouvons reconstruire nos relations en amenant ces principes dans notre quotidien et en les partageant avec notre entourage familial, puis social si telle est Sa volonté. « Chaque matin au cours de notre méditation, nous demandons à note Créateur de nous enseigner la patience, la tolérance la bienveillance et l'amour. La vie spirituelle n'est pas une théorie. Nous devons la vivre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À L'oeuvre, pages 93-94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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