samedi 19 août 2017

Pensées 19 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Dieu est amour, telle est l'affirmation de la 1ère lettre de l'apôtre Jean ( 1 J 4:8 ) et c'est considéré par plusieurs chrétiens comme un des sommets de la révélation. Il y a plein de citations dans le Nouveau Testament qui réaffirment ce même Dieu d'amour : « Vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. » ( 2 Cori 13:11 ) Dans l’Ancien Testament, nous retrouvons plutôt un Dieu vengeur qui semble prendre beaucoup de place. Plus récemment, la 'petite' Thérèse a écrit : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… Je l’aime !… car Il n’est qu’amour et miséricorde ! » Certains théologiens modernes ont aussi osé les affirmations suivantes :

  • « Dieu est l’Amour et rien d’autre. » ( Hans Urs von Balthasar, Épilogue p. 67 )
  • « Dieu n'est qu'amour. » ( François Varillon, Joie de Croire, Joie de Vivre )
  • « Deus caritas est. » ( première encyclique de Benoît XVI )

Les athées nous disent : Si Dieu est si parfait, pourquoi ses messages sont-ils toujours imparfaits ? Il faut l'admettre, tant de gens qui sont au courant des révélations comme la Bible et le Coran et si peu y croient, sans parler de ceux et celles qui en faussent les messages. C'est pour plusieurs une preuve qu'ils ne sont pas parfaits. La Bible n'est pas parfaite, le Coran n'est pas parfait. Ils ne sont pas parfaits car ces messages sont incapables de convaincre immédiatement tout le monde sans le moindre doute. Est-ce vraiment là le message qu'ils transmettent ? Le fait qu'il y a encore des athées et des mal aimés en fournit une preuve. Comment se fait-il qu’il y ait tant de gens qui sont en manque d’amour ( et ce ne sont pas nécessairement des agnostiques ou des athées )?

L'amour parfait de Dieu est toujours à notre disposition. Nous croyons de tout notre cœur en un Dieu d'amour qui nous a fait connaître le mode de vie des groupes d'entraide et, du même coup, une nouvelle vie. « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l'Amour infinis. Il avait traversé le pont vers le rivage. Pour la première fois, il avait conscience de la présence de son Créateur à ses côtés. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chape Nous les agnostiques, page 64 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 18 août 2017

Pensées 18 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Vivre aujourd'hui ! ( Auteur inconnu )
Il y a 2 jours par semaine où nous ne devrions pas nous inquiéter, 2 jours sans appréhension ni peur. Le premier, c’est hier, avec les erreurs commises, les faux pas, les regrets et les douleurs. Hier est passé et maintenant hors de notre contrôle pour toujours. Tout l’argent du monde ne peut ramener hier. Il est impossible de reprendre une action ou d’effacer une parole. Hier est passé donc pas menaçant pan toute ! L’autre jour qui ne devrait pas nous inquiéter, c’est demain ; avec ses adversaires impossibles, ses fardeaux, ses promesses d’espoir et son peu de contrôle. Demain, le soleil se lèvera dans toute sa splendeur ou derrière un masque de nuages. Mais soyons certain, il se lèvera ! Et avant qu’il ne se lève, il n’y a rien à faire, car ce jour n’est pas là. Il ne reste donc qu’aujourd’hui. Chacun de nous peut souvent vivre avec les aléas d’un jour. C’est seulement quand nous ajoutons les fardeaux d’hier à ceux de demain que nous ne pouvons continuer. Ce ne sont pas les expériences quotidiennes qui mènent à la folie. Ce sont souvent les remords d’hier accompagnés des craintes de demain… c'est ce panachage qui nous apparaît sinistre et angoissant. C'est plus facile de vivre un jour à la fois !

« Il faut laisser l'alcoolique poursuivre son programme jour après jour… » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Bien vivre, c'est vivre aujourd'hui aussi intensément que nous le pouvons. Ce n'est pas pour ça que nous vous faisons parvenir les pensées de demain maintenant. C'est surtout pour aujourd'hui profiter des possibilités qui nous sont offertes et d'en faire ce que nous pouvons par la grâce de Dieu. Juste pour aujourd'hui, nous voulons vivre et profiter de la vie. Pour cela, nous faisons passer notre rétablissement en premier. « En apprenant à s’en remettre à une puissance supérieure et à consacrer ses énergies à travailler avec d’autres alcooliques, il demeure abstinent un jour à la fois. » ( Les Alcooliques Anonymes, Annexe III Le point de vue de la médecine sur les AA, page 636 )

Le jour où je me suis aimé pour vrai ( Charlie Chaplin )
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer. 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : ESTIME DE SOI. 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : AUTHENTICITÉ.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : MATURITÉ.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : RESPECT.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : AMOUR PROPRE. 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans, j’ai abandonné les mégas projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : SIMPLICITÉ.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert : HUMILITÉ.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
 Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle : PLÉNITUDE. 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux.
 TOUT CECI EST : « SAVOIR VIVRE »

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 17 août 2017

Pensées 17 août 2017

Bonjour à tous et à toutes,

Pour nous, il y a bien un bon dieu pour tous les membres des groupes d'entraide, bien que pour chacun notre conception personnelle puisse être différente. Pour nous, Il mène et gouverne le quotidien de tous et chacun. Quel contrat ! Nous savons que ce qui nous arrive n’a probablement rien à voir avec ce que nous imaginons ou percevons. C’est bien l’idée que nous nous faisons des obstacles ou limites que nous croisons sur notre route et nous avons quelquefois l'impression qui nous empêchent de chercher des solutions, d'être inspirés. Est-ce que ça peut se passer autrement ? Pas sûr !!!

Les grandes richesses de notre rétablissement ne sont pas réservées uniquement à ceux et celles qui bénéficient par la grâce de Dieu d’un dégonflement de l’ego même si ça semble se produire plus souvent dans ces situations. Nos désirs peuvent ne pas sembler toujours politiquement corrects, nous sommes pris devant l'ambiguïté et nous nous retrouvons à moitié avec l'envie de les assouvir et à moitié d’en être délivré. Toutes les emmerdes, toutes les déprimes, les arrêts et les pauses, toutes les cuites sèches et ivresses mentales, tous les écarts et les rechutes étaient des tremplins pour autre chose, parfois pour quelque chose de mieux. « Le problème c’est pas le problème. Le problème c’est ton attitude face au problème.» ( Capitaine Jack Sparrow )

La prière, ça peut pas nous faire de mal. Souvent nous en venons vraiment à croire à reculons. L’idée d'un Dieu vengeur, punitif, nous a fait beaucoup de mal parce que nous en sommes venus d'abord à nous sentir abandonnés, séparés. Puis nous en sommes arrivés à croire en l’idée que Dieu puisse nous aimer. Nous en sommes venus à nous reconnaître comme beaux, aimés quand rien en nous ne laissait croire en la beauté ou en l'amour. Quand nous aimons et que nous sommes aimés, quand nous posons des actes d'amour, là, la beauté nous rejoint, nous nourrit et nous accompagne. Nous nous regardons quelques fois encore avec l’œil du jugement puis nous revenons au regard des yeux de l’amour.

Les groupes d'entraide fournissent à des gens comme nous un endroit où nous pouvons nous sentir en sécurité pour être honnêtes, pour partager la vérité sur nous-mêmes et pour nous rétablir. À l'aide des Douze Étapes et de notre Ps, nous sommes capables d'admettre honnêtement et humblement notre impuissance face à notre maladie et reconnaître toutes les astucieuses et en même temps toxiques méthodes plus faciles et plus douces que nous avions développées pour survivre. « Essayant de se soustraire à cette expérience humiliante, ils ont eu recours à des méthodes plus faciles et presque invariablement, ils ont bu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 6 À l’oeuvre, page 82 ) …Ou bien, ils ou elles se sont gelés avec des comportements ou des substances toxiques qui les ont amenés à reconnaître leur impuissance et à retrouver cette force qui a toujours été là et dont nous nous croyions séparés.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 16 août 2017

Pensées 16 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La colère, ce luxe que peuvent parfois se payer des gens mieux équilibrés, pouvait nous garder indéfiniment dans une sorte d'ivresse émotive. Souvent, ces 'cuites sèches' dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. Il en était de même des autres émotions fortes, comme la jalousie, l’envie, l’apitoiement ou l'humiliation. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) Il y a des signaux qui ne trompent pas. Certains appellent ça de la ‘rétinorectumanie’, d’autres nomment ce phénomène de l’ébriété émotive. Peu importe, lorsqu’un fusible « saute », c’est un signal d’avertissement dont nous devons tenir compte. Notre Ps peut nous avertir ainsi qu'il y a quelque chose qu'il faut changer. Il ne suffit pas de peser sur le fusible pour le remettre en opération. Et de même en est-il avec nos craintes et nos réactions. Pour aujourd'hui seulement, nous avons confié notre volonté et notre vie à une Puissance supérieure qui a pris notre vie en charge et qui nous aide à composer avec nos émotions, nos peurs et nos insécurités. C'est seulement lorsqu'Elle nous invite à capituler et à renoncer à maîtriser quoique ce soit dans notre vie que nous avons constaté que nous avions une vie à vivre, et qu'elle était belle.

Ces trois groupes de signaux de l'ivresse mentale ne trompent pas. Ce sont des signaux qui nous indiquent que notre Ps a quelque chose à nous apprendre et que les « fusibles » sont sur le point de péter :

  • aspect psychique : nervosité, découragement, recherche de solitude, hypersensibilité au bruit, à la lumière, isolement, refus de décrocher le téléphone et de demander de l’aide, etc … Avec des phrases comme ‘Je ne peux plus voir ou entendre ça. — J’en ai plein le cul !’
  • aspect physique : céphalées, sudation nocturne, crampes musculaires, tremblements, etc…
  • aspect physico-psychique : Les troubles associent un malaise intérieur (anxiété, nervosité, irritabilité) à une souffrance corporelle (crampes, céphalées, tremblements). (Voir l’extrait de Tabourets et Bouteilles, Hazelden, pages 77-96)

Le résultat de la mise en pratique des Douze Étapes est notre rétablissement. La plupart d'entre nous en sommes venus à croire que la pratique quotidienne de l'abstinence est essentielle à notre rétablissement. Nous pouvons nous efforcer de confier quotidiennement notre abstinence et notre rétablissement à une Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous pouvons cultiver humblement la gratitude d'avoir découvert que nous étions atteints d'une ou de plusieurs maladies comme la compulsion alimentaire, l'alcoolisme, la codépendance et que nous avons connu les 12 Étapes au moment opportun. Nous pouvons nous rappeler qu'à chaque fois que nous vivons une situation sans tomber dans l'une de nos compulsions, cela nous facilite la tâche afin de nous abstenir à nouveau. Dans les journées orageuses, nous pouvons ne pas laisser les sentiments désagréables nous mettre en déroute. Nous ne pouvons que les vivre, les partager à notre parrain/marraine. Avec le temps, nous avons appris cette toute nouvelle façon de vivre. Le mode de vie est efficace pour nous un jour à la fois et il en est ainsi pour chacun de nous à chaque jour.

Aujourd'hui, nous remercions Dieu de prendre soin de notre vie et nous avons confiance qu'Il nous conduit vers ce qu’Il veut que nous fassions, que nous soyons et que nous vivions ce que nous sommes déjà en train de vivre là, ici et maintenant. Merci mon Dieu de nous prodiguer ton amour et merci de nous aider à nous aimer nous-mêmes. Accorder la priorité à notre rétablissement et dire « merci » pour tous ces cadeaux sont aujourd'hui naturels pour nous.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 15 août 2017

Pensées 15 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Comme la plupart des gens définissent l'homme comme un être libre, quelques-uns de ceux-ci croient l'homme ne devrait être responsable qu'envers lui-même. Cependant, la liberté trouve ses limites dans les devoirs de l'un envers l'autre. n'est-ce pas pourquoi beaucoup d'électeurs fustigent certains politiciens qui ont encore la main tendue. L'homme ne peut se dérober à ces devoirs, et il en a déterminé l'étendue par des lois et règlements. L’essence même de cette idée de devoir est l’amour des uns envers les autres. C’est ainsi que l’alcoolique se rétablit : en aidant un autre alcoolique qui a besoin d’aide.

La justice naturelle interdit toute offense à la personne humaine. De la loi naturelle naît un droit parfait de ne pas souffrir qu'un autre fasse ce qu'il est obligé envers nous de ne pas faire. C'est pourquoi, puisque nous ne devons léser personne, tout homme a naturellement le droit de ne pas souffrir qu'un autre le lèse. Et ce droit donné à chacun par la nature s'appelle droit de sûreté, lequel consiste dans l'exemption de lésion. Il paraît de là que la lésion embrasse naturellement tout acte que la loi naturelle défend par rapport aux autres. Par conséquent, que tout acte qui rend un autre ou son état plus imparfait est une lésion. Le refus d'un devoir d'humanité n'est peut-être pas une vraie lésion ( Pouvons-nous appeler ça lésion par omission comme il y a le mensonge par omission ? Ex. : Nous pouvons manquer de respect, blesser quelqu'un en ne nous rendant pas à un rendez-vous ). Nous pouvons nous rappeler le proverbe chinois suivant : « Si tu veux vivre heureux, promène-toi avec deux sacs, l’un pour donner, l’autre pour recevoir ». L’un des deux grandit avec notre bonheur. Parfois ce sont les deux qui s’emplissent par la grâce de Dieu. « La mort du jardinier n'est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l'arbre, alors meurt deux fois le jardinier. » ( Antoine de Saint-Exupéry ) Nous ne sommes pas obligés de souffrir lorsqu'un autre nous lèse, il est permis de résister à celui ou à celle qui veut nous léser. Aujourd'hui, nous reconnaissons que nous avons le droit d'empêcher d'être lésé par un autre homme ou par une autre femme. Est-ce que des promesses non tenues sont une forme de lésion par omission ? Nous avons aussi le droit de dire « Non » et « Non » est bien une phrase complète, sans besoin d'ajouts. Les groupes d’entraide définissent « léser une autre personne » ainsi : ‘…c’est le résultat d’un conflit d'instincts d'où résultent pour les autres des dommages physiques, mentaux, émotifs ou spirituels.' ( 12x12 8e Étape, page 91 ). Une fois que nous avons découvert ces dommages, ces torts que nous avons causé nous n'avons plus qu'à les réparer quand c'est la volonté de notre Ps de le faire. Encore faut-il que notre Ps décide de les amener à notre attention. La plupart du temps, Elle se sert d’exemples frappants et convaincants qui attirent notre attention.

Bonne Fête nationale aux Acadiens et bon Tintamarre… grande fête où les gens se rassemblent pour traverser leur communauté en produisant un grand bruit collectif avec des instruments improvisés, des chaudrons et ustensiles, exprimant ainsi leur fierté acadienne.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 14 août 2017

Pensées 14 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La méditation est un cadeau divin. La méditation simplifie notre vie intérieure et dynamise notre vie extérieure. La méditation nous donne une vie naturelle et spontanée, une vie qui devient si naturelle et si spontanée que nous ne pouvons plus respirer sans être conscient de notre divinité.

« La différence entre la prière et la méditation est la suivante : lorsque nous prions, nous ressentons notre existence comme une flamme qui s'élève directement vers le ciel. La nature même de la prière est d'atteindre Dieu en s'élevant. Lorsque nous méditons, soit nous nous jetons dans un espace immense, dans un océan infini de paix et de béatitude, soit nous accueillons l'Immensité infinie en nous. La prière et la méditation sont comme les deux faces d'une même pièce. Toutes les deux sont aussi importantes. Lorsque je prie, je parle et Dieu écoute. Lorsque je médite, Dieu parle et j'écoute. Lorsque nous prions, nous nous élevons vers Dieu ; lorsque nous méditons, Dieu descend vers nous. En dernier lieu, la méditation et la prière sont la même chose. Cependant, il faut savoir que lorsque nous prions, nous avons le sentiment d'être séparé de Dieu, en tant qu'individus. Nous avons l'impression qu'Il est quelque part et que nous aspirons à Lui, mais nous ne savons ni quand ni à quel point Dieu comblera nos prières. La méditation dit : « Dieu n'est ni aveugle ni sourd ! Il sait ce qu'il a à faire pour Se réaliser en moi et à travers moi. Je dois rester silencieux et fervent. » La prière la plus élevée fut prononcée par le Christ : « Que Ta Volonté soit faite ». Cette prière est également le début de la méditation. Là où la prière s'arrête, la méditation commence.

« Méditer, c'est aller au fond de l'océan, où tout n'est que calme et tranquillité. Une multitude de vagues a beau agité la surface de l'océan, ses profondeurs n'en sont pas affectées pour autant. Elles demeurent dans le silence. Lorsqu'on médite, on commence par essayer d'atteindre sa propre existence intérieure, sa véritable identité, ou si vous préférez, le fond de l'océan. Ainsi, lorsque les vagues du monde extérieur déferlent, elles ne nous touchent plus. La peur, le doute, l'inquiétude et tous les tourments quotidiens s'évanouissent d'eux-mêmes : une paix indestructible s'est désormais installée en nous. Notre esprit est pénétré par la paix, le silence et le sentiment d'union avec la Divinité. Tels des poissons dans l'eau, nos pensées nagent et bondissent sans laisser de traces.

« Lorsque nous sommes dans notre méditation la plus élevée, nous sommes semblables à l'océan, dont les créatures qui l'habitent n'inquiètent pas la majesté. Nous sommes semblables au ciel, dont les oiseaux ne troublent pas la sérénité. Notre esprit est le ciel et notre cœur est l'océan infini. Voilà ce qu'est la méditation. » ( extraits du livre Les ailes de la Joie, chapitre La méditation, la clé de la vie intérieure de Sri Chinmoy, Éditions de la Flûte d'Or ) La prière et la méditation nous aident à nous calmer dans des moments difficiles et à prendre le recul nécessaire. « De la méditation naît la sagesse. » ( Bouddha ) Est-ce que la situation est si importante ? Les comportements que nous voulons adopter sont-ils proportionnels à nos problèmes ? Souvent, ce n'est pas le cas. Notre ego malade est plus porté vers la démesure. Et si notre Ps s'en servait pour nous développions notre confiance en elle… ? Chacun des outils de notre programme de rétablissement nous aide à accorder le temps et l'espace nécessaires à notre Ps pour démêler les fils de notre intellect et de nos émotions. Nous pouvons ensuite agir au lieu de réagir, par la grâce de Dieu.

« La prière est l'élévation de notre cœur et de notre esprit vers Dieu — et en ce sens, elle comporte une méditation. Comment pouvons-nous y prendre ? Et comment se conjugue-t-elle avec la méditation ? Au sens où on l'entend généralement, la prière est une demande faite à Dieu. Après avoir ouvert le mieux possible la communication avec Dieu, nous veillons à demander, pour nous et pour les autres, ce qui correspond vraiment aux besoins essentiels. Et nous croyons que tous nos besoins sont inclus dans cette partie de la Onzième Étape qui dit : ' … de connaître Sa volonté à notre égard et de nous donner la force de l'exécuter'. Une telle demande convient à tous les moments de la journée. » ( 12x12, 11e Étape, pages 113-114 ) Aujourd'hui, grâce au mode de vie des groupes d'entraide et à nos dialogues plus ou moins fréquents (puisque c'est notre Ps qui décide de la fréquence) avec notre Ps, nous sommes libres de vivre des émotions agréables et désagréables, de rire, de pleurer et, par-dessus tout, de profiter de notre rétablissement.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 13 août 2017

Pensées 13 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Il y a plus de larmes versées sur la terre qu'il y a d'eau dans l'océan. » ( Bouddha ) Les enseignements bouddhistes visent à délivrer ceux et celles qui en prennent connaissance de la souffrance. Le bouddhisme est une religion, une science de l’esprit, sans pour autant avoir élaboré rien de profond concernant les mécanismes de fonctionnement de l’esprit. Pour les bouddhistes, il est important de transformer l’esprit pour en éliminer les facteurs mentaux négatifs et destructeurs. Bouddha n'est pas à l'extérieur de celui ou celle qui croit en Lui. Le livre « If You Meet the Buddha on the Road, Kill Him ! » précise que si nous le rencontrons nous devrions le tuer. Ce livre nous parle de ne pas dépendre des autres pour trouver des réponses à nos questionnements. Il suggère de chercher en nous. Le monde autour de nous, qui nous paraît tantôt bon tantôt mauvais, est un reflet de notre propre esprit. Pour les bouddhistes, si nous savons regarder les êtres et les phénomènes sans projeter sur eux des notions déformées par nos pulsions égocentriques, ils nous apparaîtront naturellement parfaits. La bonté authentique de l’être humain est la nature de bouddha présent en chacun de nous. « On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. » ( Bouddha )

« Le désir d’être heureux et de ne pas souffrir, selon le Dalaï-Lama, ne connaît pas de frontières. Il est inscrit dans notre nature et, à ce titre se passe de justification. Que nous aspirions au bonheur est un simple fait. » Il ne suffit pas de souhaiter être heureux pour l’être ou le devenir. Et ce que le Dalaï-Lama propose est en fait une révolution spirituelle et il pointe vers la cause de ce mal-être qu’il définit comme « le manque de soins apportés à notre dimension intérieure » qu'il explique ainsi : « Qu’ils nous viennent du dehors, comme les guerres, la violence et le crime, ou qu’ils se manifestent au-dedans de nous sous forme de souffrance psychologique et affective, nos problèmes resteront sans solution aussi longtemps que nous continuerons d’ignorer notre dimension intérieure... »

La spiritualité est définie par le Dalaï-Lama comme la transformation de notre esprit. Une transformation qui dissout les pensées négatives en les remplaçant par une attitude empreinte de bonté et de compassion, que nous retrouvons au fondement même de l’altruisme. Cette spiritualité accessible à tous dépasse les clivages de la croyance ou de la non-croyance. La révolution spirituelle prend naissance à l’intérieur de nous, dans un désir profond de nous transformer pour devenir de meilleurs êtres humains. Il s’agit d’une prise de conscience radicale qui fait de nous les artisans de notre bonheur et, de ce fait, les artisans du bonheur universel. Le Dalaï-Lama nous invite à considérer que la souffrance de l’un est aussi la souffrance de l’autre, tout comme le chemin du bonheur de l’un passe par le bonheur de tous. Cette réciprocité fondamentale a un nom dans le bouddhisme, c’est l’interdépendance et ça se traduit aussi par responsabilité et bonheur.

Comme nous sommes heureux proportionnellement au bonheur que nous donnons à autrui, l’entraide est l’antidote à notre souffrance. Elle nous porte à mettre en pratique les qualités spirituelles que sont l’amour et la compassion, la patience, la tolérance, le pardon ou l’humilité, car ce sont elles qui font notre bonheur aussi bien que celui des autres. « Une souffrance profonde et un très grand amour : voilà les deux seuls agents disciplinaires chez les AA. Il ne nous en faut pas d’autres. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 9e Tradition, page 197 )

Nous ne pouvons pas changer les gens difficiles dans notre vie, pas plus que nous ne pouvons plaire à tout le monde. Mais, en appliquant les principes spirituels que nous avons appris dans les groupes d'entraide, nous pouvons apprendre à les aimer et à nous détacher de ce qui est difficile en eux et en nous. Probablement que notre Ps met ces miroirs sur notre route pour nous faire cheminer présentement ou plus tard. Dieu tel que nous le concevons nous les met sur notre chemin pour nous apprendre ou changer quelque chose en nous. Merci mon Dieu de nous amener à vivre en nous d'abord et à répandre autour de nous le calme, la confiance, la générosité, la vérité, la justice, le pardon, l'acceptation et l'amour. Le bonheur et la bonté viennent à nous en cet instant présent, parce que telle est Sa volonté. Le bonheur et la bonté que nous vivons présentement ne peuvent être meilleurs plus tard que ce que nous vivons là — là… ça veut dire ici et maintenant.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 12 août 2017

Pensées 12 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Avons-nous les outils nécessaires pour nous connaître, nous aimer et nous accepter ? Nous ne pouvons commencer une réparation ou une rénovation sans le marteau ou le tournevis qu'il nous faut. Assurons-nous d'avoir les bons outils dans notre boite à outils spirituels avant de commencer à creuser, à gratter, parce que, comme tout bon bricoleur le sait, le bon outil fait la différence. Est-ce que nous avons un bon parrain (marraine), un bon coach pour nous guider dans ces travaux ? Et bien avant tout, la présence d’une Ps avec ça ? Qui sait c’est peut-être Elle qui provoque le changement et qui fournit les outils pour ce faire…

Le pardon est au cœur de la plupart des choses que nous essayons de changer en nous. C'est comme un bon tournevis à têtes multiples que nous pouvons utiliser dans presque toutes les situations. Beaucoup des habitudes et des idées que nous avons sur nous-mêmes et les autres viennent du pardon, que nous ayons senti le besoin de le demander ou de le donner à quelqu'un de notre passé. Tout le monde répète fréquemment que pardonner est essentiel mais ça permet rarement d'enlever le dard d'une blessure émotionnelle. Le pardon est divin et nous ne pouvons que rarement en venir à agir comme si cette blessure ne s'était pas produite, comme si cet événement traumatisant n'avait pas eu lieu. Notre Ps peut nous permettre de vivre avec ce souvenir sans que nous ressentions aujourd'hui la douleur qui exacerbait notre hier.

Tous les changements prennent du temps. Comme le ciment qui ne bouge plus une fois en place, comme la colle qui retient deux morceaux en place, nous ne pouvons pas écourter le temps de séchage. Quand notre Ps travaille sur nous, un peu de patience aide beaucoup et beaucoup de patience encore plus. Cette patience ne vient-elle pas aussi de notre Ps ? Quoique nous entreprenions, il y a parfois ou souvent des contretemps et des revers. Si nous essayons d'avoir meilleur caractère, n'abandonnons pas dès qu'un automobiliste passe à deux pas de nous rentrer dedans. Nous pouvons exprimer notre peur et notre colère, puis soyons patients avec nous-même, le changement se produit en Son temps.

La prière de la Sérénité nous invite ainsi : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence » ( 12x12, 3e Étape, page 45 ). Il y en a des choses que nous ne pouvons pas changer dans nos vies. Nous ne pouvons pas changer de famille d'origine. Nous ne pouvons pas défaire quelque chose que nous avons fait ou qui nous a été fait. L'acceptation, c'est bien le don de ce Dieu d'amour qui consiste à considérer notre histoire personnelle comme des faits historiques, comme ce que nous croyons qui nous est arrivé et non pas ce qui va nous arriver. Nous pouvons aussi choisir de ne plus nous faire de soucis pour les choses que nous ne pouvons pas changer. Et voilà une décision libératrice. C'est vrai que même dès maintenant, nous pouvons passer à autre chose.

Autrefois, certains d'entre nous voulions maîtriser notre corps, notre esprit et même notre âme. D'autres voulaient être une version parfaite de nous-même, ou la possibilité d'une version parfaite de quelqu'un d'autre, une idole ou un modèle. Ce dont nous ne nous rendons pas compte, c'est que c'est souvent déjà fait pour la plupart d'entre nous. Par Son amour, Dieu a déjà posé les fondations d'une personne merveilleuse. Dieu est en train de nous peaufiner. Personne n'est parfait ou ne vit parfaitement. Mais chacun de nous a la chance d'expérimenter la grâce de ce Dieu tel que nous Le concevons et de l'en remercier par la prière. Prier, c’est simplement remercier Dieu pour tout.

Dans OA, il y en a 9 outils de rétablissement : un plan alimentaire, le parrainage et le marrainage, les réunions, les appels téléphoniques, l'écriture, les publications OA et AA, le plan d'action, l'anonymat et le service. Le mode de vie des Douze Étapes des groupes d'entraide nous donne tous les outils nécessaires dont nous avons besoin pour nous connaître, nous aimer et nous accepter. Tout le bonheur que nous vivons et partageons est fondé sur l'amour et l'acceptation de soi. Tout est un cadeau de notre Ps.

Merci la Vie !!!<br /> Gilles

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vendredi 11 août 2017

Pensées 11 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« L’écoute active est celle qui favorise non seulement l’expression de celui qui est en face, mais aussi celle qui lui permet surtout d’entendre ce qu’il dit. Une écoute qui favorise l’ 'entendre' de ce lui qui parle. » ( Jacques Salomé ) L’écoute active ou bienveillante est un concept qui a évolué à partir des travaux du psychologue américain, feu Carl Rogers. Initialement conçue pour l'accompagnement de l'expression des émotions, elle est efficace dans les situations de face-à-face où toute personne en écoute activement une autre. Elle consiste à mettre en mots les émotions et sentiments exprimés de manière tacite ou implicite par la personne qui s'exprime. L'écoute active est plus fine que la reformulation en ce qu'elle ne se limite pas à dire autrement ce qu'une personne vient d'exprimer, mais de décoder la dimension affective généralement non verbalisée et bien souvent (pour ne pas dire tout le temps) curieusement semblable à celle que nous vivons personnellement. C'est plus que de dire : UM, UM pour solliciter la personne à nous en dire plus. « Écouter signifie être capable de recevoir/recueillir ce que l'autre veut nous dire, au niveau et avec l'intention qui est la sienne et d'entendre ce qu'il a du mal à dire et qu'il veut/peut vouloir cacher ou retenir. » ( Jacques Salomé )

L'écoute active représente le point de départ de toute intervention d'aide et permet de voir en quoi et comment nous pouvons aider cette personne qui souffre et qui nous le partage, comment nous pouvons aussi recevoir le message qui est contenu dans cet échange pour nous. Pour être en mode écoute active, il nous faut tant que possible exclure nos propres idées préconçues et toute tentative d’interprétation, adopter une attitude physique de disponibilité, laisser autrui s’exprimer sans l’interrompre, le questionner avec des questions ouvertes (qui n'exigent pas des réponses oui ou non), l’inciter à préciser le cours de sa pensée lorsqu’elle est imprécise ou trop générale, lui donner de nombreux signes visuels et verbaux d’intérêt, reformuler ses propos avec ses propres termes, puis avec les nôtres, pratiquer beaucoup le silence, rester neutre et bienveillant. Rogers parlait aussi de témoigner de l'empathie. L' empathie est pour la plupart des intervenants en relation d'aide la faculté de pouvoir ressentir les énergies et les pensées de tout ce qui nous entoure, que ce soit des individus ou des lieux. Pour eux, la personne douée d'empathie les ressent comme si elle-même les vivait, elle est hypersensible et sent les choses au plus profond d'elle-même. Le plus gros souci que certaines personnes qui croient à l'empathie expriment est qu'elles deviennent une éponge, une sorte de luffa codépendant.

La dimension spirituelle de notre cheminement nous permet de croire que l'empathie n'existe pas, la compassion oui, mais pas l'empathie. À notre avis, l'empathie se résume à ressentir en nous des émotions qui nous appartiennent au contact des propos et affects de cette personne qui se raconte. Notre Ps nous fait ce cadeau en nous permettant d'écouter attentivement (ce que nous, nous avons besoin d'entendre), de grandir et de continuer notre cheminement. « Lorsque nous assistons aux réunions des AA, ce n'est pas seulement pour notre profit personnel, mais aussi pour apporter à d'autres le réconfort et le soutien de notre présence. » ( 12x12, 12e Étape, page 124 ) C'est juste une autre façon de porter le message…

Dans ces salles de réunions de nos groupes d'entraide, nous y avons trouver une Puissance apaisante, réconfortante, une Puissance supérieure à nous-mêmes. Et parce que notre Puissance Supérieure nous parle par l'intermédiaire des autres membres, nous entendons tout le temps exactement ce que nous avons besoin d'entendre. Nous avons aussi la qualité d'écoute que notre Ps désire que nous ayons. Aujourd'hui, le partage et l'écoute active entre autres nous aident à nous engager dans notre rétablissement, à nous épauler tous et chacun dans l'adversité, à nous aimer les uns les autres. Grâce à l'écoute attentive, nous profitons de tout ce que les membres des groupes d'entraide, nos parrains (marraines) nous offrent et nous partageons pleinement en retour avec les autres l'amour et l'attention que nous recevons d'eux.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 10 août 2017

Pensées 10 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Est-ce que l’alcoolique, le dépendant ou le codépendant cherche la liberté ou une libération ? « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. »
 ( Nelson Mandela - Un long chemin vers la liberté ) La liberté pour plusieurs, c'est de faire ce que nous désirons sans rencontrer d'obstacle. C'est l'absence de contrainte. C'est l'indépendance, comme, par exemple, nous pouvons parfois imaginer celle du vagabond. Carmen chante dans l'Opéra de Georges Bizet : « Ce que je veux, c'est être libre et faire ce qui me plait », « avoir pour pays l'univers et pour loi sa volonté ». Faire de la liberté une simple absence de limites, c'est se condamner à n'y voir qu'une illusion.

Il y a aussi une ivresse de la liberté : un certain sentiment de liberté peut accompagner l'acte volontaire, et même lorsque l'action est empêchée ou freinée, il nous reste le sentiment que c'est nous qui décidons de la direction de notre volonté. Le sentiment de la liberté peut naître de l'allègement de contrainte sociale, par exemple celle qui prévaut dans la périodes des Fêtes ou pendant la période des vacances annuelles (excès et démesures).

La liberté signifie aussi le libre arbitre pour certains d'entre nous. C'est cette faculté de choix, propriété de la volonté (actus proprius) qui associe raison et volonté. C'est l'union de la spontanéité et de l'intelligence. La spontanéité, c'est le fait de trouver à l'intérieur de soi le principe de tout mouvement, de toute énergie, de cette force qui nous habite. Tous les animaux sont mus par de désirs internes et des pulsions sont en ce sens des êtres animés de manière spontanée. L'intelligence : par l'intelligence, nous agissons par nous-mêmes en connaissance de cause ; nous avons un discernement de nos actes. Et il y a toute une autre dimension qui échappe souvent à la plupart des philosophes, c'est la dimension spirituelle de la liberté. Et Mandela l'a découverte en prison : « Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. » ( Nelson Mandela - Un long chemin vers la liberté )

« Dans l'esprit d'un grand nombre, toute cette liberté laissée à l'individu est synonyme de pure anarchie. … Ils ont sous les yeux une liberté qui frise la licence et pourtant ils sont frappés, dès le premier abord, par l'irrésistible force qui se dégage de l'objectif des AA. ' Comment, se demandent-ils, une telle bande d'anarchistes peut-elle même fonctionner ? Comment réussissent-ils à placer leur bien-être commun au sommet de leurs priorités ? Quelle est donc cette force qui les unit à ce point ? ' » ( 12x12, 1ère Tradition, page 146 ) Depuis le tout début de notre rétablissement, notre Puissance supérieure a été la force qui nous a apporté entre autres la liberté. Notre Puissance supérieure nous a libérés de notre besoin compulsif de nous geler par nos comportements toxiques, sous l'emprise de nos obsessions néfastes. Notre Puissance supérieure nous a libérés et nous libère encore des aspects plus profondément enracinés de notre maladie. Notre Puissance supérieure nous a guidés et nous guide presque tout le temps à travers le mode de vie des Douze Étapes. Ce contact conscient avec une Puissance supérieure et la première libération qui en a résulté, se sont transformés en une vie remplie de plein d'instants et de moments de liberté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 9 août 2017

Pensées 09 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le 9 août, c'est la fête de Saint-Amour, ce saint martyr de Franche-Comté, ayant vécu probablement au 8ème siècle. Il y a très peu d'informations sur le 8e siècle et pas plus sur la vie de ce martyr. Rien ne nous empêche de profiter de la date de sa fête pour célébrer l’amour ! Et pourquoi pas tous les jours de l’année… Amour passionné, amour tendre, amour filial, amour paternel ou maternel, toutes les formes d’amours peuvent être célébrées tous les jours de l’année, raison de plus cette fête aujourd’hui.

La ville de Saint-Amour dans le Jura conserve, dit-on, les reliques de deux saints, Saint Amour et Saint Viateur. Il se pourrait même que l’existence de ces deux saints soit du domaine de la légende. Leur culte aurait été introduit dans cette commune pour remplacer celui des dieux romains antiques Cupidon et Mercure... Avec nos yeux d'amour que nous vivons maintenant, nous nous apercevons que notre Dieu d'amour a toujours été avec nous et nous a toujours aimés. Aujourd'hui, nous réalisons que cette Puissance supérieure qui nous aime constamment, a toujours pris soin de nous et a préservé notre vie jusqu'à ce jour où nous sommes capables de La remercier pour cet amour.

Khalil Gibran a parlé ainsi de l'amour dans Le Prophète :
« Quand l’amour nous fait signe, suivez-le,

Bien que ses voies soient dures et escarpées.
Et lorsque ses ailes vous enveloppent, cédez-lui,
Bien que l'épée cachée dans son pennage puisse vous blesser.
Et lorsqu'il vous parle, croyez en lui,
Malgré que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord saccage vos jardins.

Car de même que l'amour vous couronne, il doit vous crucifier.
De même qu'il est pour votre croissance il est aussi pour votre élagage.
De même qu'il s'élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus légères qui tremblent dans le soleil,
Ainsi pénétrera-t-il jusque'à vos racines et les secouera dans leur attachement à la terre.

Comme des gerbes de blé il vous emporte. Il vous bat pour vous mettre à nu.
Il vous tamise pour vous libérer de votre bale.
Il vous broie jusqu'à la blancheur.
Il vous pétrit jusqu'à ce que vous soyez souples ;
Et alors il vous livre à son feu pour que vous puissiez devenir le pain sacré du festin de Dieu.

Toutes ces choses, l'amour vous les fera pour que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et devenir, en cette connaissance, un fragment du cœur de la Vie. »

Nous sommes tous des fragments du cœur de la Vie. Et qui va être le premier à l'exprimer ? « Je me suis approché d'un vieux moine et lui ai demandé : 'Comment l'audace peut-elle s'exprimer avec l'humilité ? Sa réponse fut : 'Être le premier à dire je t'aime' » ( Théophane ) Que l'amour l'emporte et nous porte tous ! Dans le Gros Livre un membre raconte comment il a eu la conviction qu'il était en présence de Dieu et de Son amour : « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l'Amour infinis. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap. 4 Nous, Les Agnostiques, page 64 ) L’amour

'Comme des adolescents, beaucoup d’entre nous recherchent l’approbation de tous, la sécurité totale et l’amour parfait. Ces désirs sont normaux à dix-sept ans, mais ils montrent une façon de vivre qui est impossible à quarante-sept ou à cinquante-sept ans. Depuis les débuts des AA, j’ai pris de sévères raclées dans tous ces domaines à cause de mon incapacité de grandir au niveau émotif et spirituel. Dieu ! comme il est pénible de toujours demander l’impossible, et comme il est pénible aussi de s’apercevoir que pendant tout ce temps-là on a mis la charrue avant les bœufs.’ (AA Grapevine, Les meilleurs articles de Bill, pages 56 et 57)

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 8 août 2017

Pensées 08 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Nous vivons cette nouvelle vie, marquée principalement des couleurs de l'abstinence, de la paix d'esprit et du bien-être physique. Ces couleurs viennent de notre désir de faire confiance à une Puissance supérieure à nous-mêmes et en quelque sorte, origine de cette Ps qui veut bien nous donner ce désir. Tout ce que nous avons à faire c’est de remercier cette Puissance de faire pour nous ce que nous n’avions pu à date faire pour nous-mêmes et de nous inviter ou inciter à faire ce que nous pouvons faire aujourd'hui.

Quand nous parlons ouvertement de nos sentiments lors des réunions et que les autres membres nous remercient pour notre honnêteté, cela nous donne le courage de faire de même dans d'autres domaines de ma vie. Il faut se rappeler que « Rien n'est si dangereux qu'un indiscret ami, mieux vaudrait un sage ennemi. » (Proverbe français cité par Jean De La Fontaine) Un ami indiscret peut s’avérer être notre pire ennemi. Heureusement dans le mode de vie, la confidentialité est prisée. Plusieurs appellent ça faussement préserver l'anonymat. « L’anonymat est la base spirituelle de toutes nos Traditions et nous rappelle sans cesse de placer les principes au-dessus des personnalités. » ( 12e Tradition ) Les groupes d’entraide comptent là-dessus pour assurer leur survie et leur croissance, le réveil spirituel et le progrès de chacun de leurs membres. « Si on me demandait lequel de ces bienfaits , selon moi, contribue le plus à la croissance de notre mouvement et demeure essentiel à sa survie, je dirais que c'est le concept de l'anonymat. » (texte lu par Lois lors du diner annuel donné par l'intergroupe de New York 1970)

Sur le plan personnel et en dehors du Mouvement, l’anonymat permet aux membres de ne pas être reconnus comme alcooliques, codépendants, dépendants ou outremangeurs, ce qui constitue souvent une garantie particulièrement importante pour les nouveaux. Les groupes d'entraide ont garanti l’anonymat personnel à tous ceux qui assistent aux réunions. Les fondateurs des AA et les premiers membres, eux-mêmes des alcooliques en rétablissement, savaient par expérience combien la plupart des alcooliques ont honte de leur façon de boire et combien ils ont peur que leur condition ne soit révélée au grand jour. L’alcoolisme était très mal vu socialement, et les pionniers reconnaissaient que l’assurance de la confidentialité s’imposait s’ils voulaient réussir à attirer d’autres alcooliques et les aider à devenir abstinents. Au fil des ans, l’anonymat s’est avéré l’un des plus beaux cadeaux offerts par tous les groupes d'entraide à ceux et celles qui souffrent encore et qui se présentent dans ces salles. Sans cette garantie, plusieurs n’auraient jamais assisté à leur première réunion. L’anonymat est nécessaire à cette atmosphère de confiance et de franchise qui nous permet d’admettre notre impuissance devant notre maladie. Même si la discrétion et la transparence sont précieuses pour les nouveaux, nous remarquons que la plupart sont impatients de partager avec les membres de leur famille la bonne nouvelle de leur appartenance à ces groupes d'entraide. Mais ce choix leur appartient en propre, car chaque groupe d'entraide dans son ensemble vise à permettre à chaque membre de demeurer aussi anonyme et protégé qu’il le désire, ou au contraire, aussi ouvert qu’il le souhaite, au sujet de son appartenance à ce groupe — pourvu qu’il n’oublie pas que l’anonymat, au niveau de la presse, de la radio, de la télévision et du cinéma, est crucial dans le maintien de notre abstinence et de notre croissance, tant individuellement qu’en groupe.

En 1946, Bill W., cofondateur du Mouvement AA, écrivait cette explication reprise dans la brochure Le Sens de l’Anonymat, page 7 (FP-47) : « Le mot ‘anonyme’ est pour nous d’une immense portée spirituelle. Il nous rappelle, subtilement, mais avec force, que nous devons toujours faire passer les principes avant les personnalités, que nous avons renoncé à la glorification personnelle en public, que notre mouvement non seulement prêche mais pratique réellement l’humilité et la modestie. » Sandy Beach dans son partage sur la spiritualité expliquait pourquoi nous nous identifions comme ‘Mon nom est Richard et je suis alcoolique !’ : il disait que si j’affirme que je suis alcoolique, c’est que je confirme que je suis atteint d’une maladie déroutante, mortelle et que je suis abstinent que parce j’ai vécu une expérience spirituelle en vivant ce mode de vie spirituel que sont les Douze Étapes. https://www.youtube.com/watch?v=MIoJ-Bza_r4

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 7 août 2017

Pensées 07 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La gratitude va de pair avec l'humilité comme la santé avec l'équilibre. » ( Elizabeth Goudge, L'Arche dans la tempête ) De temps en temps, nous découvrons que c'est le moment pour nous de faire une liste de gratitudes, de dire merci à la vie. Nous pouvons nous installer avec un stylo et une feuille de papier et nous énumérons les gens envers lesquels nous sommes reconnaissants. Nous avons tous des personnes qui nous soutiennent et nous ont soutenus dans quelques durs moments de la vie. Nous énumérons les qualités spirituelles que nous avons reçues comme cadeaux de notre Dieu d'amour, car nous savons que, grâce à Lui et grâce au secours qu'Il nous envoie en côtoyant ces personnes (certains les appellent des « anges ») qu'Il met sur notre route, nous pouvons passer à travers nos épreuves présentes. Et, en dernier, n'oublions pas de mentionner le plus important, notre rétablissement lui-même grâce à l'expérience, la force et l'espoir des membres des groupes d'entraide. Toutes nos raisons d'être reconnaissants qui nous viennent à l'esprit peuvent figurer sur cette liste. En dressant cette liste, nous découvrons ainsi dans notre vie des centaines de choses, de personnes et de lieux qui nous inspirent de la gratitude. « On ne peut jamais vraiment dire sa gratitude ; on peut seulement être gentil soi-même à un autre moment de la vie. » ( Anne Morrow Lindbergh ) Nous avons entendu que la gratitude, c'est ne pas voir le cadeau, mais d'abord Celui qui l'offre à travers cette main tendue vers nous, cette bonne âme qui nous guide vers notre rétablissement. « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs permanentes que nous voudrons rechercher… nous pouvons vraiment remercier Dieu pour les bienfaits que nous avons reçus et nous endormir la conscience en paix.» ( 12x12, 10e Étape, page 106 )

Cinq lettres peuvent changer nos vies : ‘Merci’ (Robert Emmons de l’Université de Californie). Pa seulement les mercis lancés machinalement pour une porte tenue. La gratitude est bienfaisante quand elle est exprimée en toute conscience, après être passée par ces deux temps. D’abord, 1- la constatation du bien reçu – il peut être matériel (cadeau même mal enveloppé) ou immatériel (soutien, présence), et de sa valeur (l’effort ou non qu’il a demandé). Ensuite, 2- « la reconnaissance du fait que la source de ce bienfait se trouve en dehors de soi », indique le psychologue R. Emmons. Cette source peut être une autre personne, mais aussi la vie elle-même, notre gPs (gentille Puissance supérieure).

Nous prenons de plus en plus ce qui devient une habitude avec le temps d'offrir notre gratitude à Dieu pour toutes Ses bénédictions. « Une simple pensée de gratitude dirigée vers le ciel est la plus parfaite des prières. » ( Gotthold Ephraim Lessing, Minna von Barnhelm ) Nous pouvons ainsi faire à Dieu le cadeau d'un cœur reconnaissant, trouver des motifs de gratitude dans notre vie de tous les jours. Quand la vie nous semble difficile et que les problèmes s'accumulent, nous pouvons chercher simplement à être reconnaissants. Nous pouvons chercher avec soin quelque chose dont nous pouvons nous réjouir et être reconnaissants. Chaque jour, un nouveau motif de joie et de gratitude peut nous venir à l'esprit et nous pouvons alors remercier Dieu avec sincérité. Avec générosité, nous nous apercevons que Dieu est toujours prêt à combler notre cœur de Ses bienfaits. Nous pouvons aborder chaque situation chaque moment présent de notre quotidien comme si nous croyions que Dieu l'a fait. Nous pouvons aussi prendre conscience de Sa présence qui nous aide. « Maintenir votre corps sain est une expression de gratitude au cosmos entier - les arbres, les nuages, tout. » ( Thich Nhat Hanh ) Tout progrès lent ou rapide, ou encore retour vers un stade antérieur, tout ce qui a été, est accompli et maintenu est venu de lui. Tout ce qui va venir et sera entretenu va aussi être accompli par Lui. Merci mon Dieu !

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 6 août 2017

Pensées 06 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Lorsqu'on a perdu toutes ses illusions, il reste encore à perdre l'illusion suprême qui est de se croire sans illusions. » ( Claude Roy ) L'illusion d'optique résulte d'une mauvaise analyse par notre système visuel des informations qui nous parviennent. Nous pouvons croire qu'un objet est présent alors qu'il ne l'est pas et nous donner une image faussée de la réalité. Les mirages ne sont pas à proprement parler des illusions. Il ne s'agit pas d'une fausse interprétation mentale d'une réalité mais bien de la perception d'un phénomène qui existe bel et bien : le tremblement de l'air ou les reflets d'eau dûs à la chaleur sont des réalités optiques et non des illusions, d'ailleurs un photographe peut en garder la trace facilement. Les phénomènes physiologiques, comme les images résiduelles suivant les lumières aveuglantes ou une exposition prolongée à des motifs, sont les effets sur l'œil d'une stimulation spécifique.

« Croire ne plus avoir d'illusion est la plus naïve des illusions. » ( Albert Brie, Le Devoir ) Une illusion ou fausse croyance consiste à accepter une croyance qui provient selon Kant d'une fausse interprétation de la raison. Une croyance semble d'ailleurs n'être souvent qu'une opinion personnelle. Les croyances semblent de prime abord irrationnelles car elles se limitent à l'énoncé d'un principe sans arriver à le démontrer. Les croyances sont malgré tout un guide pour nos actions. Une fausse croyance est avant tout un jugement faussé par une seule croyance qui au départ semble bien légitime. La fausse croyance apparaît foncièrement et fatalement comme une illusion ou plutôt comme une croyance-illusion.

« La grande obsession de tout buveur anormal est qu'un jour, il ne sait trop comment, il parviendra à se contrôler et à prendre plaisir à boire. Il est renversant de constater à quel point cette illusion peut persister. Nombreux sont ceux qui s'y accrochent jusqu'aux portes de la folie ou de la mort.» ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.3 Autres données sur l'alcoolisme, page 34 ) Les groupes d'entraide sont apparus dans nos vies au moment où nous pouvions accueillir leurs enseignements et leur méthode, au moment où nous pouvions nous défaire de nos illusions de contrôle. Nous ne pouvions rien apprendre sur le plan spirituel avant que notre Puissance supérieure à l'aide de la maladie nous force à regarder dans cette direction. Ç'a pris tout ça pour attirer notre attention, pour réaliser que nous entretenions une illusion, une fausse croyance de séparation avec notre Être suprême.

Pour aujourd'hui, nous sommes certains que maintenant Dieu tel que nous Le concevons nous veut heureux, joyeux et libres. Et s'Il nous demande de vivre une situation pénible, d'abord est-ce vraiment une situation pénible ? Ou est-ce que nous doutons de son soutien et jugeons cet événement comme difficile, comme un tour de manège ou de montagnes russes ? Est-ce que c’est Lui qui nous invite au doute ? Est-ce que c’est Lui qui me donne l’illusion d’avoir le choix, d’avoir un libre-arbitre ? « Avoir la foi, c’est monter la première marche quand on ne voit pas tout l’escalier. » ( Martin Luther King, fils )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 5 août 2017

Pensées 05 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Humilité » n'est pas loin de sa source étymologique, le mot « humus» , et ce dernier nous a donné aussi les mots « homme, humanité ». Cela semble signifier que l’humilité consiste, pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière (ou littéralement : « fait de terre », c’est-à-dire de la matière la plus commune). Au-delà de l’image du matériau (terre, humus), le terme d’humilité renvoie en effet à l’idée d’une provenance autre, d’une impuissance à être ou reconnaître sa propre origine. Ça semble impliquer aussi, du même coup, l’idée d’une incapacité à s’accomplir par ses seules forces. En un mot, il s’agirait d’avouer qu’il n’est rien en nous, (et ça inclut même nos fautes et nos manquements...) que nous puissions nous attribuer à nous-mêmes, à nous seuls. Or cette impuissance n’est pas facile à admettre ; elle semble, pour certains, incompatible avec la dignité de l’être humain, et sa reconnaissance constitue pour plusieurs qui arrivent dans les groupes d'entraide une intolérable humiliation. Est-ce une même chose d’être humble et d’être humilié ? Être humble, est-ce se rabaisser, se manquer de respect à soi-même ? Cela doit-il conduire, en particulier, à accepter que les autres nous traitent comme « moins que rien », nous fassent subir des humiliations, s'essuient les pieds sur nous comme si nous étions un tapis en noix de coco ?

« La torture est la torture et l’humiliation est l’humilation, seulement quand vous choisissez de souffrir.» ( Chuck Palahniuk ) Humilier une personne consiste à nier sa dignité, ou du moins à manifester uniquement ses pauvretés et ses déficiences. Cela revient souvent à le réduire à son animalité, ou à sa dimension purement physique : rien de plus humiliant pour un homme, par exemple, que de voir l’accomplissement de ses fonctions organiques privé du secret ou de l’habillage qui l’humanisent. Refuser cette humiliation, serait-ce manquer d’humilité ? Et inversement, faudrait-il refuser d’être humble pour échapper à l’humiliation ? Non, humilité et affirmation de sa dignité sont, en vérité, compatibles, voire indissociables et font probablement partie du plan divin pour notre croissance.

L’humilité ne consiste pas à nous croire dépourvus de dignité, mais à nous savoir incapables d’en être nous-mêmes la source, et à nous reconnaître impuissants à exister « à la hauteur » de celle-ci. Autant notre refus de respecter notre propre dignité ne serait pas une vraie humilité, autant l’humilité véritable se manifeste par l’acceptation du fait que l’aide d’autrui ou d'une Puissance supérieure nous est absolument indispensable, voire vitale. L’aide dont nous avons besoin pour être humble, nous permet de nous considérer non pas comme sans valeur, mais bien au contraire découvrir notre propre grandeur et accepter de nous sentir petits devant Elle.

« C'est seulement à coup d'humiliations répétées que nous avons un peu appris, et de force, ce qu'est l'humilité. Ce n'est qu'au terme d'une longue route, marquée par une série de défaites et d'humiliations, et par la disparition totale de notre indépendance, que nous avons commencé à percevoir autre chose dans l'humilité qu'un état de profond désespoir. » ( 12x12, 7e Étape, page 81 ) Souvent les partages d'expériences spirituelles de nombreux membres des groupes d'entraide nous révèlent que l'existence de Dieu n'est devenue une réalité pour eux qu'après qu'ils eurent fait l'expérience de la capitulation et d'un réveil spirituel dont il est question dans notre mode de vie. Et que ce réveil spirituel n'est venu qu'à la suite de mise en pratique de ces 12 Étapes. Nous croyons que le mode de vie nous amène vers le rétablissement physique, mental et spirituel puisque tout ce que nous avons pu faire jusqu'à ce jour est la preuve que Dieu, tel que nous Le concevons, nous guide et travaille activement à retrouver, à honorer et à célébrer la dignité dans notre vie. Les témoignages de la plupart des membres des groupes d'entraide nous aident à comprendre le vrai sens de l'humilité, c'est-à-dire reconnaître que nous sommes tous égaux. Nous sommes des êtres uniques avec des forces et des faiblesses qui nous sont propres. Nous avons tous quelque chose à offrir. Nous sommes tous importants et dignes de respect. Dans notre cheminement pour nous rétablir, nous sommes tous appelés à être chacun de nous la meilleure personne possible et à respecter les autres dans tout ce qu'ils sont. En progressant vers cet objectif puisque ça semble la volonté de notre Dieu d'amour, nous réalisons que nous sommes véritablement égaux aux autres et en harmonie avec la vie, et que nous sommes tous habités par cette force intérieure qui est notre Ps.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 4 août 2017

Pensées 04 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Pour gagner du temps dans la vie, il vaut mieux ralentir que se hâter. » ( Ernie J. Zélinski ) Plus nous avons des appareils et gadgets pour nous faciliter la vie et pour nous faire gagner du temps, plus nous en profitons pour remplir nos temps de loisirs gagnés, par de nouvelles activités : cours, sports, sorties, vacances, etc. Vite, ça presse ! Nous vivons plusieurs vies en une et nous vivons souvent dans l’urgence, avec l'impression de ne pas être capable de gérer notre temps. Le téléphone portable, à cet égard, a accentué cela de manière flagrante : nous pouvons être rejoints partout. Non seulement nous ne trouvons plus le temps pour nous-mêmes, et nous devrions rester disponibles pour les autres, partout et tout le temps. Toutes nos nouvelles technologies devant servir à nous libérer ne nous donnent ni le temps de souffler, ni le temps de penser, ni le temps de faire des choix, ni le temps de faire des remises en question, pas plus le temps de faire des prises de conscience et encore moins le temps d’évoluer ou encore d’aimer.

« Jusqu'ici, notre existence était largement consacrée à échapper à la souffrance et aux difficultés. Nous voulions les fuir comme la peste. Jamais nous ne voulions envisager la réalité de la souffrance. » ( 12x12, 7e Étape, page 83 ) Comme la vie de plusieurs d'entre nous est devenue une course, une fuite, nous en sommes au point d’être pris dans le cercle vicieux de ne même plus avoir le temps de choisir de nous organiser autrement. Les décisions que nous prenons ne sont plus le fruit de nos choix, elles nous apparaissent comme inéluctables. Et bien souvent, nous restons frustrés de ne pas pouvoir faire tout ce que nous voudrions. Notre Ps peut nous aider à discerner les priorités des futilités, à découvrir ce qui est important. Ne nous aide-t-elle pas déjà dans nos choix ? ‘Sauf exception, tout membre d’expérience chez les AA saura dire de quelle façon remarquable et inattendue il a vu prendre une meilleure tournure à ses affaires quand il s’est appliqué à améliorer son contact conscient avec Dieu. Il attestera en plus que toutes ces périodes de souffrance et de peine, où il nous semble que la main de Dieu est bien lourde ou même injuste, lui ont enseigné de nouvelles leçons sur la vie, lui ont fait découvrir de nouvelles ressources de courage, et finalement lui ont donné l’absolue conviction qu’en effet, « les voies de Dieu sont insondables dans l’accomplissement de ses merveilles.»’ ( Les 12 Étapes et les Douze Traditions, 11e Étape, page 117 )

Pour certains aussi, s’arrêter de courir peut paraître dangereux. Tant que nous restons dans une activité effrénée qui nous empêche de penser, nous demeurons dans un état de crise permanente, nous nous empêchons de nous poser des questions et de nous rendre compte que nous ne menons pas du tout notre vie. Ce sont alors les chocs de la vie (deuil, séparation, divorce, perte d’emploi, maladie, dépendance, codépendance, etc.) qui nous offrent l’opportunité de cette remise en question, et de ce retour à un mode de vie spirituelle. Plus nous mettons en pratique ces Étapes, plus notre Ps nous rend malléables. Plusieurs groupes d'entraide proposent ce slogan pour nous aider à cet effet : « Se hâter lentement ! ». Et de celui qui a écrit : Il n’y a pas de chemin pour mener au bonheur. Le bonheur est dans le cheminement : « Va lentement, ne te hâte pas. Chaque pas t’amène au meilleur instant de ta vie : l’instant présent. ( Thich Nath Hanh ) Avec l'aide d'une Puissance supérieure, d'un parrain aimant ou d'une marraine complaisante et le soutien de nos amis dans les groupes d'entraide, nous apprenons à trouver notre place dans ce monde — une place où nous pouvons vivre dans la dignité et le respect de nous-mêmes, dans l'honnêteté et le rétablissement. Nous apprenons aussi que lorsque la souffrance de notre état actuel dépasse la peur de ce qui nous attend, nous sommes alors ouverts au changement. Nous devenons malléables. Notre Puissance supérieure est un artisan patient et très doué et les membres des groupes d'entraide l'assistent dans Son œuvre. Même si le processus nous apparaît comme souvent pénible ou douloureux, le résultat en est une vie heureuse, satisfaisante et utile.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 3 août 2017

Pensées 03 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggère que l'objet de la prière importe peu car c'est une Puissance supérieure à nous-mêmes, Dieu tel que nous Le concevons, qui peut nous rendre la raison et à qui nous pouvons confier notre vie. « Il faut, dans la vie, faire la part du hasard. Le hasard, en définitive, c'est Dieu. » ( Anatole France, Le Jardin d’Épicure ) Nous n'avons pas à chercher à influencer Dieu. Il nous donne ce dont nous avons besoin ; Il répond à nos prières en nous donnant les solutions à des problèmes dont nous n'avions même pas conscience. Pour plusieurs d'entre nous, Dieu a remplacé le ressentiment par la sérénité, la confusion par le discernement, les obsessions par le rétablissement et la paix, l'illusion de manque par la plénitude de l'amour. « Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui. » (1 Jn 4, 16)

« Quelqu'un disait que la providence était le nom de baptême du hasard ; quelque dévot dira que le hasard est un sobriquet de la providence. » ( Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes ) Par exemple (et aussi par hasard... lire aussi... et par la grâce de Dieu) les émotions que vivent deux personnes dans un couple d'amoureux portent à croire qu’il s’agit là d’amour. La plupart des êtres humains en font le plus souvent quelque chose de sacré qui passe avant tout le reste. Le bonheur que nous vivons comme dans une belle histoire d’amour se suffit à lui même, et ce bonheur est souhaité, rêvé et nous comble quand il est présent. Bill W. a choisi au hasard dans un répertoire de parler à un représentant de l'Église. Cet appel à l'ecclésiastique qui l'a référé à un alcoolique qui désirait cesser de boire a donné naissance au mode de vie des groupes d'entraide et au rétablissement de milliers de personnes qui souffrent de diverses dépendances. ( voir Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap. 11 La Vie qui nous attend, page 174 ) Bill dans un témoignage à un Congrès du mouvement en 1960 a déclaré que nous ne devions pas croire qu’il était un fondateur du mouvement AA. Bill a dit que lorsque Rowland est allé voir le Dr Carl Jung pour une 3e thérapie en Suisse, et que ce dernier a demandé au savant psychiatre s’il avait des chances de s’en sortir. Le Dr Carl Jung lui aurait répondu : Bien non, aucune à moins de vivre une expérience spirituelle pas très loin d’un miracle. C’est ce qui est arrivé à Rowland quand il a pris contact avec d’autres alcooliques et leur a parlé d’une solution, dont Ebby qui l’a ensuite partagé avec Bill et ainsi de suite. Nous pouvons nous aussi partager cette expérience de rétablissement et de partage d’amour avec d’autres qui souffrent encore.

Nous ne sommes pas toujours en paix et sereins lorsque nous sommes amoureux. Parfois, nous sommes transportés, bouleversés, tourmentés, passionnés. Qu'est-ce qui provoque ces belles émotions ? Nous sommes irrésistiblement attirés l’un vers l’autre. Nos émotions sont souvent poussées à l’extrême, exacerbées. Il nous arrive d'éprouver des joies démesurées et des tristesses sans limites au nom de l’amour. Dans tous ces cas, il est aussi assez simple de se rappeler que Dieu tel que nous Le concevons est amour et qu'Il nous nourrit de ce pain quotidien.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 2 août 2017

Pensées 02 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« C'est le miracle de l'amour de n'avoir pas besoin de mots pour se comprendre. » ( Laure Conan, La sève immortelle ) Cette journée est un miracle d'amour. Notre Puissance supérieure utilise des gens ordinaires pour rendre notre vie tantôt facile, douce et libre de problèmes, tantôt difficile et dure. Juste pour aujourd'hui, nous profitons honnêtement de la vie, avec toutes ses contraintes et ses exigences. « Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante, l'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne. » ( Pascal Bruckner, Les voleurs de beauté )

« Le miracle de l'amour, ce n'est pas d'aimer un homme ou une femme : c'est de s'aimer soi-même juste assez pour être capable d'aimer vraiment une autre personne. ( Roger Fournier ) Les miracles nous sont donnés librement par notre Ps. Ils sont disponibles pour tout un chacun. La seule chose que nous croyons qui nous était demandée c'était d'être prêts à les recevoir. Ça aussi notre Ps nous en fait le cadeau. Nous n'avons qu'humblement demandé que notre Ps purifie nos coeurs et ouvre nos esprits pour recevoir ce cadeau du miracle de l'amour. Et ça s'accomplit dans des petites choses du quotidien comme notre expression de la tendresse et la gentillesse ( Merci François ) : http://www.flixxy.com/pass-the-kindness-forward « Nous pensons à cet homme qui a prononcé le premier cette prière. Avant tout, il voulait devenir un ‘instrument'. Puis, il demandait la grâce d’apporter l'amour, le pardon, l'harmonie, la vérité, la foi, l'espérance, la lumière et la joie au plus grand nombre possible de personnes. Il exprimait ensuite une aspiration et un espoir personnels. Il souhaitait pouvoir, avec la grâce de Dieu, trouver lui-même quelques-uns de ces trésors. » ( 12x12, 10e Étape, pages 112-113 )

Dire ce qu’est l’amour est un peu comme essayer d'expliquer notre conception de ce qu’est Dieu. Dire ce qu’est Dieu est difficile, nous pouvons vraiment qu'apercevoir ses manifestations ! L’Amour en est une. Nous pouvons aussi voir les manifestations de l’amour : « Dieu est en nous » — « Dieu est Amour » — « Aimez vous les uns les autres ». L’amour est étroitement lié à la sérénité, à la paix intérieure, et par voie de conséquence à la paix dans nos relations avec les autres. Comment pouvons-nous aimer véritablement si nous ne sommes pas nous-mêmes en paix ? Nous ne pouvons être disponibles à l’amour si nous sommes tiraillés intérieurement. L’amour est une chose naturelle, il est en nous, et ne demande qu’à s’exprimer, simplement, comme une lumière. C’est là dans cette simple expression que Dieu tel que nous Le concevons est amour. Cet amour ne peut se trouver limité par toutes sortes de choses en nous qui font que nous ne sommes pas en paix, comme une lumière peut être voilée. Or l’amour de Dieu est là en permanence ! Derrière le voile, la lumière ne cesse jamais de rayonner... comme le soleil au-dessus des nuages.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 1 août 2017

Pensées 01 août 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Offrez-lui l'amitié et la fraternité. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 7 Au secours des autres, page 108 ) Les groupes d’entraide nous promettent un triple ( physique, mental et spirituel) rétablissement comme résultat de la mise en application du mode de vie du mieux que nous le pouvons. C'est le moyen le plus efficace que nous connaissons pour obtenir à la fois une beauté intérieure et la beauté extérieure, souvent un reflet de l'autre. En vivant notre spiritualité, en remerciant Dieu pour son aide, nous apprenons à nous aimer et à aimer nos semblables, à s’occuper de nous et d'eux, à avoir de la compassion pour eux et pour nous-mêmes. Nous apprenons à ressentir de la joie, du respect et de l’admiration, trois sentiments présents dans toute relation affective et amoureuse et à les partager dans ce projet commun.

« L'amitié est l'amour sans ailes. » ( George Gordon, Lord Byron ) Quand passons-nous de l'amitié à l'affection, à l'amour ? Dès l'instant où nous commençons à nous sentir proche de quelqu'un, que nous nous sentons compris, que nous ayons envie de partager davantage, que nous partageons des informations très personnelles, sommes-nous toujours dans l'amitié, quand passons-nous dans le domaine affectif ? Y a-t-il une limite entre deux ? Que nous soyons en couple ou non et que nous disons « Je pense souvent à toi », « Je t'embrasse », la limite de l'amitié commence clairement à être dépassée. Ce genre de paroles ou d'écrits dans des courriels ne font pas partie de l'amitié, mais ouvrent la porte aux domaines affectif et sexuel. « La familiarité ouvre la porte à l'amour, mais elle la ferme à l'amitié. » ( Axel Oxenstiern ) Et l’attirance commence où ?

Nous avons rencontré des membres qui étaient dans ce domaine des champions et championnes dans l'entretien de relations teintées d'ambiguïté : des hommes et des femmes qui entretiennent des relations qui sont pas très claires sur le plan de l'affectivité. Pour eux, dès lors que la barrière sexuelle n'est pas franchie, il n'y a aucun problème. Entre affection et amour, la seule différence ne réside pas qu'au-delà de la barrière sexuelle. Cet aspect d'échanges ou d'ébats physiologiques fait partie, sans aucun doute, d'une relation amoureuse. Aujourd'hui, nous vivons l'instant présent dans nos relations, entièrement tournés vers l'intensité de la relation, qui peut être amitié, amour ou affection. Nous apprécions l'amitié avec des femmes et des hommes. Nous sommes très attachés à vivre des relations d'amitié avec des hommes et avec des femmes, en particulier lorsqu'ils sont membres de groupes d'entraide. Nous pouvons beaucoup partager nos expériences différentes et échanger nos ressentis communs avec d'autres hommes et d'autres femmes. Nous vivons ces amitiés et nous ne désirons pas la voir se transformer en amour. L'amour et l'amitié telles qu'elles s'expriment parfois pour plusieurs dans tous les domaines de leurs vies, nous les vivons dans notre couple et avec notre Ps. « L'amour est à la portée de tous, mais l'amitié est l'épreuve du cœur. » ( Madame d'Houdetot )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 31 juillet 2017

Pensées 31 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« J’aime mieux mourir incompris que de passer ma vie à m’expliquer.» ( Willie Lamothe )

Un alcoolique, un dépendant ou un codépendant tant qu’il n’est pas en rétablissement, se vautre dans le mensonge, dans la malhonnêteté et dans le chaos. « Un cœur lointain crée un désert autour de lui. » ( Tao Ts'ien ) Nous sommes arrivés dans les groupes d'entraide parce que nos vies étaient brisées, sinon dans tous, du moins dans certains domaines. Nous étions émotionnellement, physiquement et spirituellement vaincus. Première étape ! Tout ce que nous possédons aujourd'hui dans ces trois domaines est un don de Dieu : notre vie, notre sentiment d'utilité, notre satisfaction, le mode de vie des groupes d'entraide et la sérénité qui nous permet de continuer à avancer, à pardonner. « Un peu plus loin dans notre progression, nous avons découvert que Dieu lui-même était la plus grande source de stabilité émotive. Nous avons compris qu'il était salutaire de nous en remettre à Sa justice, à Son pardon, et à Son amour sans limite ; ce recours serait toujours efficace quand tous les autres auraient échoué. » ( 12x12, 12e Étape, pages 130-131 )

Le pardon n'est pas l'acte insensé de fermer les yeux sur des comportements irresponsables, blessants. Ce n'est pas tourner superficiellement l'autre joue en nous laissant persécutés et martyrisés. C'est plutôt la clôture, la libération de l'illusion d'emprise d'un événement du passé qui nous permet de vivre le présent, libre de toute contamination par ce même passé. Nous pardonner nous-mêmes, c'est la destination ultime du voyage de la culpabilité qui a pour point de départ ce que nous avons fait ou omis de faire pour en arriver à la célébration de ce que nous sommes devenus par la grâce de Dieu. « Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure. » ( Publilius Syrus, Sentence ) La blessure nous a révélé l’abysse dans lequel nous étions tombé ; cette cicatrice nous rappelle ce bas-fond. « On est toujours l’Iroquois de quelqu’un.» ( Sylvain Lelièvre ) Gardons présent à l’esprit l’aveu tombé de nos lèvres ce jour de notre capitulation dans un groupe d’entraide. Nous sommes impuissants et notre seule décision de remettre notre volonté et notre vie a permis que notre Ps nous tende une main secourable, nous permet de connaître l'abstinence et la sobriété et nous comble de Sa grâce. Il y a vraiment une méthode plus facile, plus douce : les Douze Étapes de nos groupes d'entraide.

Merci la Vie !!!
Gilles

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