dimanche 26 mars 2017

Pensées 26 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Si nous mettons nos activités en accord avec la volonté de Dieu, si nous dépendons de Dieu pour la mettre en place, elle réussira quels que soient l’opposition et les problèmes auxquels nous avons à faire face. L’enjeu est plus ou moins important ! Ce n’est pas un truc à mettre en œuvre, du genre petite pensée magique. Est-ce que nous pouvons agir contre la volonté de Dieu ? Est-ce possible ? Est-ce que nous pouvons admettre que nous ne pouvons être en désaccord que si telle est Sa volonté ?

Les critères de Dieu peuvent être un peu spéciaux, illogiques à nos yeux. Dieu a en vue notre croissance spirituelle et notre bonheur. Cela peut impliquer qu’Il veut quelquefois nous faire passer par des épreuves et des échecs qui font de nous la personne qu'Il désire que nous soyons. La vie spirituelle n’est pas un chemin parsemé de pétales de roses. Nous pouvons percevoir quelle bénédiction Dieu tel que nous Le concevons avait prévu pour nous que beaucoup plus tard. Et dans le moment présent, ça se peut que ce soit peu agréable.

Lorsque nous nous arrêtons à une question donnée, nous cherchons à mettre mon cœur dans une disposition d'ouverture. Nous ne laissons pas le résultat à un sentiment ou à une simple impression, quoique Ses intentions parfois nous sont signifiés de drôles de façons. Car si nous agissons en réaction et ça nous arrive quelquefois, nous risquons de nous faire de grandes illusions. Puis nous cherchons la volonté de notre Dieu d'amour à travers les gens et les événements, en partageant et en écoutant. Nous pouvons tenir compte du hasard et des circonstances providentielles. Dans nos prières, nous remercions Dieu de nous révéler personnellement et continuellement Sa volonté. Ainsi, c’est en étant rempli de gratitude envers notre Ps que nous prenons des décisions avisées au meilleur de nos capacités et de nos connaissances. Si notre esprit est en paix et continue à l’être, nous pouvons nous mettre en action dans ce que notre Être suprême a décidé pour nous. « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » ( Proverbes 3:5-6 )

Les groupes d'entraide nous suggèrent de nous abandonner à une Puissance supérieure et de reconnaître que nous avons besoin d'aide, d'un parrain (marraine) et d'un mode de vie (les Douze Étapes) pour réellement vivre une vie — une vie remplie continuellement d'expériences qui nous en apprennent tous les jours davantage sur la volonté de Dieu tel que nous Le concevons à notre égard. Le mode de vie nous suggère aussi de confier notre volonté et notre vie aux soins de cette force qui nous habite, de nous laisser guider par un témoin lucide, un conseiller spirituel qui est passé par les mêmes chemins. « Ne faut-il pas soumettre le problème à notre parrain ou à notre conseiller spirituel, et demander avec ferveur l'aide et l'inspiration de Dieu, quitte entre-temps à prendre la résolution de faire à n'importe quel prix notre devoir lorsque nous le connaîtrons clairement ? » ( 12x12, 9e Étape, page 97 )

Avoir une foi efficace signifie que nous devons mettre nos croyances en pratique. À notre réveil (matinal et spirituel), plusieurs d'entre nous demandent à Dieu de les guider. Nous n'avons pas vraiment à Lui demander de nous donner la force et la sagesse de passer à l'action en faisant des choix judicieux dans notre vie puisque Dieu est notre guide et, grâce à Lui, nous sommes libérés chaque jour de l'emprise de nos maladies. Il ne nous reste qu'à Le remercier.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 25 mars 2017

Pensées 25 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dans l’âme unie à Dieu, c’est toujours le printemps. » ( Jean-Marie Baptiste Vianney, le curé D’Ars , Pensées choisies et petites fleurs d’Ars ) Ce Dieu tel que nous Le concevons, le curé d’Ars l’appelait simplement et familièrement « le Bon Dieu ». Comme s’il pouvait en avoir un bon et un mauvais. Cette ‘bondieuserie’ au départ peut paraître de nature enfantine et va nous amener à plonger dans la bonté infinie de notre Dieu d’amour que nous allons découvrir petit à petit. C'est le processus progressif et continu qui est inséré dans la 2e Étape : « Nous en sommes venus à croire...» À tout moment, la bonté de Dieu nous est révélée par Son amour. Cette bonté de Dieu que nous voyons à l’œuvre se manifeste aussi dans Sa fidélité inlassable, dans Sa présence et Sa constance. Quand comme le curé d’Ars nous employons le terme de Bon Dieu, nous sentons toute la force de l’amour qui transparaît dans ce mot : l’amour du curé d’Ars pour ce Dieu tel que lui Le concevait et l'amour que le Seigneur nous donne à travers Sa bonté. En fait, plusieurs disent que le seul véritable bonheur constant que nous ayons sur terre, c’est d’aimer Dieu tel que nous Le concevons et de savoir que ce Dieu d'amour nous aime.

Dans les groupes d'entraide, nous découvrons que Dieu a la bonté de nous donner plusieurs cadeaux : des journées d'abstinence et de sobriété, une vie remplie de paix et de contentement, la capacité d'aimer et d'être aimé par un être cher de même que la possibilité de servir les autres dans le mouvement, dans notre famille et dans notre communauté.

La bonté de Dieu n'est pas toujours facile à vivre. La bonté de notre Être suprême est déconcertante : un don de Dieu n'est pas toujours ce que nous entendons naturellement par « cadeau ». Quelquefois, ces cadeaux sont « mal emballés ». Quels sont les situations toxiques et les irritants qui reviennent régulièrement dans nos vies ? Est-ce que nous revivons des événements et des émotions qui drainent nos énergies ? Ces cadeaux mal emballés n'ont ni le format ni l'apparence à laquelle nous nous attendons. Ce sont des invitations de notre Ps de nous ramener dans le moment présent à Son intention et à Son désir. La vie spirituelle est de ces cadeaux : par elle, notre Dieu d’amour nous offre Sa constante présence, réelle et virtuelle. Nous accédons par Sa grâce à tout ce qui nous arrive, même un contretemps ou un changement à notre horaire ou à notre petite routine. Notre Dieu d'amour passe par la bonne personne qui sait écouter et qui ne nous raconte que ses propres expériences d'abstinence : « Mon parrain ne m'a fait qu'une seule proposition : la sobriété. » ( 12x12, 5e Tradition, page 174 )

C’est par amour, sans rien attendre en retour, que ces cadeaux même mal emballés nous arrivent de notre Ps. Quoi que notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons nous donne, nous pouvons être sûrs qu'Il n'attend rien de nous. Nous par contre, nous nous attendons à ce que certaines personnes nous courent après, pleins d'attentions et nous inondent de tout ce qu'ils peuvent vouloir nous donner. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que Dieu nous invite à vivre, même si c'est ça qu'Il veut que nous vivions. Ne pas recevoir de cadeaux, c'est croire que nous pouvons nous fermer à la Vie, et ça, c'est aussi impossible à réaliser. Nous ne pouvons pas refuser tout ce que la Vie nous donne avec amour, venant de notre Père, de nos proches ou d'autres. Nous pouvons être simplement naturels. Nous pouvons utiliser simplement notre gros bon sens si telle est sa Volonté. Aujourd'hui, pour tout cela, nous avons plein de gratitude.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 24 mars 2017

Pensées 24 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Les yeux sont l'organe du désir dont la forme sainte est l'Espérance. »
 ( Paul Claudel, Au milieu des vitraux de l’apocalypse ) « Chacune des Douze Étapes du mode de vie nous demande d’aller à l’encontre de nos désirs naturels… » (12x12, 5e Étape, page 61) … toutes dégonflent notre personnalité et révèlent ce que plusieurs d'entre nous en venons à croire comme la dysharmonie de notre ego malade, et pour plusieurs d'entre nous, il est très malade. C’est ce que ç’a pris pour nous amener jusqu’ici aujourd’hui et enfin un jour, nous inspirer et nous donner ce désir sincère ou non de nous rétablir.

Les besoins sont nécessaires à la survie physiologique d’une personne comme respirer, se nourrir, boire, se reposer, faire de l’exercice, etc. Ou encore essentiels à notre survie psychologique comme les besoins d’aimer et d’être aimé, de valoriser et d’être valorisé et de respecter et d’être respecté dans son identité et sa différence. Tous les autres « besoins » sont plutôt des désirs, des goûts, des préférences du fait qu'ils ne sont pas essentiels à la survie. Nous confondons le besoin lui-même avec le moyen utilisé pour y répondre qui lui n'est pas essentiel et correspond le plus souvent à un goût ou un désir. Ainsi, quelqu'un pourrait parler de son besoin de recevoir des fleurs ou de support pour assumer les tâches ménagères. En réalité, ce ne sont pas de vrais besoins. Le besoin réel sous-jacent dans un tel exemple, c’est de se sentir important, aimé et apprécié de l’autre. Être en attente ou avoir des désirs correspond à l'attitude que nous adoptons par rapport au besoin, par opposition à une autre attitude qui est celle d'une saine prise en charge du besoin.

Ce qui fait que l'attitude d'attente est malsaine, c'est qu'elle nous place dans un état de dépendance par rapport à l'autre et ce choix est nécessairement frustrant, car rarement satisfait. Peu importe la qualité de ce que l'autre est prêt à nous donner, si d'abord nous ne reconnaissons pas le besoin à la base comme nôtre et légitime, la réponse ne sera pas souvent la bonne, donc assez souvent insatisfaisante. L'attitude la plus saine par rapport à nos besoins, c'est d'abord de les considérer comme importants, assez pour nous en occuper en les assumant sainement.

L'homme a des désirs qui vont contre la nature, contre cette nature dans laquelle nous nous sommes incarnés : par exemple le désir d'immortalité, le désir de ne pas vieillir ... Ce sont des désirs qui vont contre certains processus naturels. Le vieillissement est un « processus naturel » et très réel pour tous et chacun de nous. La différence entre le désir et le besoin nous éclaire sur ce point : le besoin se soumet à la nature alors que le désir est infini, illimité, lié à notre imagination et surtout quasi insatiable. Curieusement, tous les deux ont une origine divine.

D'un autre côté, comment peut-il y avoir vraiment un ordre divin dans la nature humaine ? C'est l'homme qui croit organiser la nature pour qu'elle réponde à ses besoins... et à ses désirs. Le besoin humain n'est pas strictement lié à ce qui est vital, comme nous les percevons chez les animaux. Nos besoins et désirs sont humanisés, et en même temps, demeurent spirituels. La différence entre désir et besoin n'est plus si flagrante chez chacun de nous quand nous reconnaissons leur origine commune dans une force supérieure à nous-mêmes.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 23 mars 2017

Pensées 23 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

La renaissance, la résurrection, pour nous, n'est pas une doctrine philosophique ou une croyance. Le rétablissement ou ce nouveau printemps dans nos vies nous est offert comme un héritage, un bien qui nous est transmis sans mérite de notre part, un cadeau qui découle de notre filiation avec un Dieu d'amour. Ce cadeau comme tous les présents comporte une part d'étonnement et de surprise. Notre Être suprême se révèle à nous comme un Père qui nous aime avec tendresse. Nous en sommes venus à croire qu'Il nous a crées et qu'il nous offre tous les jours une vie spirituelle et éternelle. Il nous invite à nous accueillir avec confiance, en accueillant l’autre qui se présente quelquefois dans la détresse, parfois dans la tendresse.

« C’est le don que Dieu nous a fait et la transmission de ce don à nos semblables est le seul objectif qui anime aujourd’hui les AA dans tout l’univers. Il y a une autre raison à cet objectif unique : le grand paradoxe qu’on trouve chez les AA réside dans cette certitude que nous avons de pouvoir difficilement conserver le don précieux de notre sobriété si nous ne le donnons pas à d’autres. » ( 12x12, 5e Tradition, page 171 ) Lorsque nous prions, nous pouvons remercier Dieu tel que nous Le concevons pour tous les cadeaux de la vie. Et quand nous méditons, nous faisons de notre mieux pour nous mettre au diapason de la volonté de notre Puissance supérieure telle qu'elle se manifeste dans notre vie. Comment faire autrement ?

« La meilleure manière d’atteindre le bonheur est de le donner aux autres. » ( Baden-Powell ) La Vie nous fait de vrais beaux cadeaux. Il y a habituellement de la magie dans l’air quand nous recevons Ses cadeaux... Cette magie n’est que la matérialisation de notre vie spirituelle. Comment recevoir les cadeaux de la vie, surtout quand nous avons une idée assez vague de ce que peut être un don ? Comment recevoir un cadeau si ceux que nous avons reçu venaient de manipulateurs ou d'abuseurs ?

- Est-ce que nous méritons ces cadeaux ?
- Sommes-nous capables de recevoir ces cadeaux ?
- Est-ce que ces cadeaux en sont vraiment ?
- Est-ce que les émotions désagréables que nous ressentons sont des cadeaux ?
- Est-ce que certains de ces cadeaux ne vont pas s’envoler en fumée ?
- Quel va être pour chacun de nous le prix de ces cadeaux ?
- Allons-nous savoir déballer ces cadeaux parfois mal emballés ?
- Sommes-nous dignes de ces cadeaux qui n’ont pas de prix ?
- Que faire de ces cadeaux en fait ?

Nous pouvons identifier les émotions toxiques cachées derrière chacune de ces questions qui montent à la surface, jusqu’à ce que toutes nos peurs disparaissent. Commençons par dresser la liste de ces cadeaux et de ces peurs, par les regarder, les reconnaître (« naître à nouveau avec elles »), les apprivoiser... Qu'est-ce ce qui se cache derrière nos inquiétudes : expériences passées, programmations toxiques, soucis face à l’inconnu, traumas enfouis ? Le jeu en vaut la chandelle pour enfin accueillir à nouveau joyeusement les cadeaux de la vie dont les plus beaux sont les moments présents. « Le bonheur c’est l’acceptation de la vie quelle qu’elle soit. » ( George Sand )

La vie est un écho d'amour. Ce que nous envoyons, nous revient. Ce que nous semons, nous le récoltons. Ce que nous donnons, nous est rendu. Ce que nous voyons dans le cœur des autres, séjourne dans le nôtre. Tous les cadeaux de la vie n'ont qu'une seule source... ça le dit pour nous,... c'est la Vie.

Voyez ce vidéo clip de Stacey Kramer dans le cadre des conférences TED Le plus beau cadeau auquel j'ai survécu : https://www.ted.com/talks/stacey_kramer_the_best_gift_i_ever_survived?language=pt-br Stacey Kramer partage une parabole touchante de 3 minutes qui montre comment une expérience non désirée peut s’avérer être un cadeau mal emballé qui n’a pas de prix. Pour voir les sous-titres en français, cliquez sur «Subtiles» et choisissez le français (Canada).

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 22 mars 2017

Pensées 22 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Dans le hall de l’hôtel Mayflower à Akron, une petite ville du Middle-West, Bill W. a été hanté par ses vieux démons : ses obsessions de boire. Ce qui le sauva de ce bar d’hôtel qui clignotait et qui l’appelait au fond du corridor et lui permit de fuir ce nouveau terrible « premier verre », ce fut cette idée toute simple : il lui fallait d’urgence parler avec un autre alcoolique comme Ebby l’avait aidé en lui transmettant le message d’un être souffrant à un autre.

Bill obtint un rendez-vous avec un médecin, alcoolique lui-même, qui lui dit n’avoir que quelques minutes à lui consacrer, tant sa « gueule de bois » ne pouvait s’accommoder d’un « raseur » de New-York. En fait, l'histoire nous dit que la rencontre dura une dizaine d’heures. Ce que les deux hommes s’y dirent est resté confidentiel. Ce qu’il en est resté est capital : c’est l’identification d’un alcoolique à un autre, et la valeur thérapeutique sans égal d’une telle identification. Bill W. venait de rencontrer le Dr Bob, l’homme qui allait l’aider à écrire les Douze Étapes et à fonder les AA.

Dans la sagesse que Dieu leur a inspirée, Bill W. et le Dr Bob, les pionniers et fondateurs des Alcooliques Anonymes, ont lutté pour que le mouvement AA reste aux alcooliques. Comme le faisait remarquer Bill W., tout ce que nous avons à partager c'est notre vécu. Ce que nous n'avons pas vécu, nous ne pouvons pas le partager. En 2008, plus de 552 différents groupes d'entraide s’étaient inspirés du mode de vie des AA (Les Douze Étapes) et se rétablissaient ensemble de leur dépendance ou de leur codépendance. La fondatrice des OA Rozanne S. est décédée le 16 janvier 2013. Elle s’était inspirée à 100% du mode de vie des AA.

Il nous semble très précieux de pouvoir nous rassembler dans un esprit de fraternité et de souder ce dernier dans un partage de la souffrance et des émotions. Ceci ne nécessite pas l'expression des traumatismes vécus pour toute la fraternité réunie. Le partage à un parrain ou une marraine, un genre de témoin éclairé est préférable et plus aisé. Il est en effet reconnu que tout membre d’une famille dysfonctionnelle qui a vécu quelques traumatismes comme la violence, l’inceste, l’alcoolisme, ... et la loi du silence, est aussi envahie par la honte, la culpabilité et par la loyauté vis-à-vis de même groupe familial même s'il est complètement capoté. Les groupes d’entraide nous aident à rétablir les fractures subies dans nos relations familiales lorsque nous étions enfants et aussi à soigner les blessures vécues dans notre vie adulte.

« Si nous voulions vivre, nous devions nous libérer de la colère. Les crises et l’irritabilité ne sont pas pour nous. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap 5 Notre Méthode, page 74 ) Ce milieu thérapeutique et sécuritaire de l’entraide permet de briser le silence et l’isolement. Il nous invite aussi à reconnaître les difficultés, les peurs et les déceptions face à l'adulte qui sous les effets de l'alcool ou d'autres substances toxiques n'a pas assumé ses responsabilités parentales. Le partage de notre vécu et de notre situation nous libère d'une impuissance honteuse et culpabilisante, nous permet de survivre. Un enfant adulte aujourd’hui qui s’est senti le devoir de « sauver » un parent « alcoolique » répète souvent ces comportements avec des amis ou avec un conjoint qui ressemble souvent au plus haut point au parent. Allez voir ce clip de photos narré en anglais par Bill W. qui raconte sa première rencontre avec le Dr Bob S. : http://www.youtube.com/watch?v=HwIrecwfTy4

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’eau. Après 25 ans de sa promulgation par l’ONU, l’alimentation en eau potable n’est pas encore assurée partout, loin s’en faut, et de nombreuses zones agricoles souffrent encore d’une alimentation médiocre. Visitez www.unwater.org (Il y a de la traduction instantanée)

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 21 mars 2017

Pensées 21 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Bien que mon abstinence n’appartienne qu’à moi, je n’étais pas libre de choisir ce que je voulais qu’elle soit. Si je choisis une abstinence qui me permet de « nourrir le dragon », le dragon prendra des forces. » ( Outremangeurs Anonymes 2e Éd., L’abstinence et non la perfection, page 56 )

Soigner notre maladie implique beaucoup plus que la simple abstinence. L’abstinence même complète ne suffit pas. « Contrairement à la plupart de nos membres, il m’a fallu deux années et demie d’abstinence avant de perdre l’obsession de boire. Cette obsession ne me quittait presque jamais. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Le cauchemar du Dr Bob, page 203 ) Nous mettons en pratique les Douze Étapes et, bien qu’elles ne « guérissent » pas notre maladie, elles nous soulagent. Et à mesure que nous nous rétablissons, nous expérimentons plusieurs cadeaux de la vie comme le printemps, les premiers crocus et perce-neige qui se montrent le nez et s'ouvrent.

Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps) en est un de ces cadeaux. Cette saison se caractérise par un radoucissement du temps, la fonte des neiges, le bourgeonnement et la floraison des plantes, le réveil des animaux hibernants et le retour de certains animaux migrateurs. Astronomiquement, elle commence avec l'équinoxe de printemps ( le 20 mars cette année dans l'hémisphère nord) et finit au solstice d'été (le 20 juin dans l'hémisphère nord et le 21 décembre dans l'hémisphère sud, c'est-à-dire le moment où le soleil est au plus haut) au milieu de l'été. Dans le calendrier iranien, le premier jour du printemps, norouz (en persan: نوروز) est le premier jour de l’année. En italien, printemps se traduit par primavera. Habituellement, les premières primevères se montrent le nez dès que la terre est débarrassée des dernières traces de l’hiver, tout de suite après les perce-neige et les crocus. Disons que cette année, les primevères ont déjà affichées leur couleur. Pour les fleurs ça va prendre quelques semaines encore. Il y a des endroits où il y a sur le terrain jusqu’à plus d’un mètre d’accumulation de neige.

Le printemps est en zone tempérée la saison des giboulées. Il est caractérisé par une alternance de pluies, de journées ensoleillées et de la fonte des neiges. Le printemps, c'est l'une des richesses que pour plusieurs, Dieu a créées. Pour célébrer cette occasion même cette année, les japonais vont prendre le temps de s'asseoir sous les cerisiers en fleurs dont la floraison ne dure qu'une semaine. C'est une coutume qui permet de s'apercevoir que la vie est courte et que nous devons la vivre pleinement aujourd'hui entre deux secousses. Nous nous suggérons à tous et chacun de sortir notre petit chapeau de printemps. Le printemps est aussi souvent associé à la « saison des amours » et à la jeunesse : plusieurs parlent de printemps pour signifier l'âge d'une jeune personne : par exemple « Elle fête ses 22 printemps. »

L'HYMNE AU PRINTEMPS — paroles et musique de Félix Leclerc

Les blés sont mûrs et la terre est mouillée,
Les grands labours dorment sous la gelée.
L'oiseau si beau, hier, s'est envolé;
La porte est close sur le jardin fané...

Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner,
Photos d'enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps;

Mes cabanes d'oiseaux sont vidées,
Le vent pleure dans ma cheminée
Mais dans mon coeur je vais composer
L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté.

Quand mon amie viendra par la rivière,
Au mois de mai, après le dur hiver,
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre...

Vois, les fleurs ont recommencé,
Dans l'étable crient les nouveaux-nés,
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée:

Les bourgeons sortent de la mort,
Papillons ont des manteaux d'or,
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté (bis)

Allez voir le clip : https://www.youtube.com/watch?v=og6-KgMYtdA

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 20 mars 2017

Pensées 20 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous, et bon printemps

« Demain est la chose la plus importante de la vie. Il nous arrive à minuit encore tout propre. Quand il arrive il est parfait, et il se blottit dans nos mains en espérant que l'on a tiré quelque leçon de la veille. » ( John Wayne ) C'est un tantinet contradictoire avec l'esprit du moment présent. Demain n’existe pas vraiment. Comme l’annonce de « Beignes gratuits demain » dans un café d’Old Orchard, un canular, un bobard qui attirait les clients noctambules qui espéraient se goinfrer après minuit. « Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. » ( René Barjavel ) Le bonheur n’est pas demain, ni ailleurs… Le bonheur c’est ce moment présent inattendu auquel nous voulons que ressemblent tous les autres. Mais un jour quelqu’un a piqué notre fromage ? Le changement permet d’avoir accès au bonheur : https://www.youtube.com/watch?v=X2buVz1Ef9E en français — http://www.youtube.com/watch?v=FZaqGKZK7Q8 (en anglais, 11 min.)

Si le changement ne s’installe pas tranquillement, c’est l’espoir qui prend toute la place. Ce n’est pas simplement le faux espoir qui enchaîne ceux qui vont en son sens. C’est l’espoir lui-même. « Tu cesseras de craindre en cessant d’espérer. La crainte et l’espoir qui paraissent inconciliables sont pourtant étroitement unis. Le plus grand obstacle à la vie est l’attente qui espère demain et néglige aujourd’hui. » ( Sénèque ) L’espoir, dit-on, est notre phare dans la nuit. Notre lumière au bout d’un long et sombre tunnel. Le rayon de lumière, qui, contre toute attente, parvient à pénétrer nos prisons. Notre raison de persévérer, notre protection contre le désespoir (qui doit à tout prix, et donc à celui de notre santé et de celle du monde, être évité). Comment continuer si nous n’avons pas d’espoir ? « La peur ne peut se passer de l’espoir et l’espoir de la peur. » ( Baruch Spinoza )

Nos maîtres nous ont enseigné que l’espoir d’une meilleure condition future — comme l’espoir d’un paradis futur — est et doit être notre refuge dans la peine présente. Et nous nous souvenons tous de l’histoire de Pandore. Pandore se vit remettre une boite fermement scellée et se fit dire de ne jamais l’ouvrir. Mais, curieuse, elle l’ouvrit, et en sortirent les fléaux, les peines et les calamités, probablement pas nécessairement dans cet ordre. Elle referma la boîte trop tard. Une seule chose y était restée : l’espoir. L’espoir, selon la légende, était « le seul bien que contenait le coffret parmi tous les maux, et reste à ce jour le seul réconfort de l’humanité en cas de malheur ». Plusieurs confondent les mots « espoir » et « espérance ». « Espérance » dérive du participe présent du verbe « espérer ». « Espoir » a un sens plus général, voire plus indéterminé qu’« espérance », qui est pour plusieurs une vertu théologale. Pour nous, l'espoir est la foi et la confiance en l'amour. « Le drame réel et insoutenable est que la femme épouse l'homme en espérant qu'il va changer, et il ne change pas, alors que l'homme épouse la femme en espérant qu'elle ne changera pas, et elle change. » ( Jean Dion, Le Devoir - 22 Décembre 2001 ) Et voici une autre promesse du mode de vie comme facteur de changement et d’espoir : « Chaque jour, quelque part dans le monde, un alcoolique commence à se rétablir parce qu’il a reçu l’aide d’un autre alcoolique qui a partagé avec lui son expérience, sa force, son espoir. » ( Les Alcooliques Anonymes, Avant-propos de la 3e Édition, page xxiii )

Dans la religion chrétienne, les vertus théologales (comme la foi, l'espérance et la charité) sont des vertus ayant Dieu pour objet. Elles font partie des moyens que Dieu prend pour opérer certains changements en nous. Elles adaptent les facultés de l’homme à leur participation à la nature divine. Elles sont les conséquences de la grâce. Elles disposent l'homme à vivre en relation avec ce Dieu d'amour tel que chacun de nous Le conçoit. Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à découvrir une Puissance supérieure à la force de notre dépendance et/ou de notre codépendance — une Puissance déterminée à préserver la vie. Il nous suffit de croire qu'une telle Puissance supérieure existe. En venir à croire qu’une Puissance bienveillante supérieure à notre dépendance et/ou à notre codépendance existe, nous donne assez d’espoir et d'amour pour demeurer abstinents aujourd'hui, un jour à la fois.

Aujourd’hui, c’est l’équinoxe du printemps pour les fervents d’astronomie à 05 h 29 HnE (à Québec, longitude = 71° 18’ ouest, latitude = 46° 48’ nord) et le printemps nous arrive rempli d'espoir après plus de 90 jours d'hiver. Youpi ! Nous troquerons bientôt les tuques contre le chapeau de paille et la casquette, les flocons contre les papillons et les premiers crocus — une façon de célébrer dignement l’arrivée du printemps 2017 :o). En attendant nous pouvons toujours continuer à nous rétablir.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 19 mars 2017

Pensées 19 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Fitzhugh Dodson a écrit que tout se joue chez chacun de nous avant l'âge de six ans. Nous sommes, tous ou presque, porteurs d’émotions et de blessures ramassées dans notre petite enfance. Ce sont encore quelquefois des blessures ouvertes, tatouées ou présentes dans notre mémoire affective. Issues de situations inachevées qui côtoient des souvenirs limpides ou confus, anesthésiés ou refoulées, ces blessures de notre enfance nous ont transformés parfois en écorchés vifs. Quelquefois, une telle blessure a son origine dans un événement, un geste parfois banal, une parole incongrue, un ressenti ou un sous-entendu et a été vécue ou perçue comme de la violence. Le présumé agresseur ne nous a pas fait nécessairement violence, mais nous pouvons en avoir ressenti l’impact, comme une meurtrissure. Dans certains cas d'inceste, l'agresseur est seulement plus cajoleur, enjôleur, séducteur et plus affectueux que les autres adultes dans notre vie. La blessure n'en est que plus profonde.

Dans notre vie relationnelle d’adulte, nous sommes capables d’entretenir les blessures de notre enfance comme des rites de notre histoire familiale, à travers des rencontres et des relations qui sont toxiques pour nous et même si elles sont dysfonctionnelles, ce sont celles auxquelles nous nous sommes attirés et nous nous accrochons. Notre Ps nous mène à notre difficulté dans le but de nous orienter vers des rencontres vivifiantes qui vont tout doucement apaiser nos blessures, éviter leur retour dans notre vie affective et amoureuse. « À première vue, il lui paraîtra comme une chirurgie parfaitement inutile de rouvrir ces plaies du coeur dont certaines ont vieilli, ou sont peut-être oubliées, ou sont encore infectées et douloureuses.» ( 12x12, 8e Étape, page 88 ) Les blessures se dissipent au partage avec un témoin lucide ou éclairé, capable de nous accueillir 'anyway' (inconditionnellement).

L'enfant intérieur, l'enfant éternel ou divin, le « Petit Prince » sont des termes à l'origine issus de la psychanalyse jungienne. Pour Carl Gustav Jung, l'enfant intérieur est, dans ce cadre théorique, la part enfantine de l'homme et de la femme. Il s’agit pour lui d'un archétype de l'inconscient collectif.

Il y a presque toujours un enfant blessé, divin, humilié, survivant et surdoué en chacun de nous. Un enfant intérieur susceptible de se réveiller, de se faire entendre, de se manifester dans presque toutes les situations d’une vie d’adulte et de réactiver des sensibilités douloureuses. Il y a aussi en chacun de nous un enfant avide d’émerveillements, de découvertes et d’enthousiasmes, un enfant curieux, désireux d’entrer dans un mouvement d’étonnements et de croissance, un enfant susceptible de se relier à la dignité, à la beauté ou à l’amour.

L’alcoolisme, la dépendance d’une foule de substances toxiques et la codépendance font que notre enfant intérieur demeure en arrêt de croissance. « Les choses se compliquent et le mari devient un enfant malade et irresponsable qui exige des soins ; il faut sans cesse le tirer de situations embarrassantes et de ses mauvais pas. ( 12x12, 12e Étape, page 132 ) Le conjoint prend en charge cet ‘enfant’ de plus dans la maisonnée. Et l’alcoolique — le dépendant résiste à ce maternage comme à toute forme de contrôle.

Dans notre rétablissement, cet enfant en nous s’éveille, stimulé par l’émotion qui est né d’un événement heureux, tragique ou même traumatisant, et qui s’apaise par la qualité d’un regard, d’une écoute, ou l’accueil d’un membre de notre première réunion ou de notre groupe d’appartenance. Remercions notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons aujourd'hui, d'être capable d'écouter et d'apprécier davantage l'enfant qui vit en chacun de nous, et qui est cette partie en nous qui veut faire confiance. Nous avons besoin de faire confiance à notre Ps qui va mettre en nous ce désir de nous ouvrir à nous-mêmes et à la vie, et de nous rétablir. Et même cette confiance, il va nous la donner en Son temps et en Son lieu.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 18 mars 2017

Pensées 18 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Désirer l’impossible, être insensible à la peine des autres, voilà deux grandes maladies de l'âme. » ( Bias de Priène, philosophe, avocat et homme d'État grec du VIe siècle av J-C ) Nous avons souvent cherché l'impossible comme nous battre contre notre dépendance et nous acharner à retrouver un contrôle perdu depuis longtemps. « Il est impossible de se déplacer plus vite que la lumière, et ce serait idiot car on perdrait son chapeau en route. » ( Woody Allen ) Nous avons déjà perdu notre chapeau et tout ce qu'il couvrait dans notre course vers l'amour et la lumière. La place de l'imagination dans le désir peut sûrement expliquer l'impossibilité et la veulerie de certains désirs. Pour la plupart d'entre nous, la satisfaction recherchée par le désir et apportée rarement par le désirable est assimilable au bonheur ou au plaisir. Ceux et celles qui veulent imposer le possible comme limite au désir ne semblent pas connaître la vraie nature du désir et de l'imaginaire. Le désir va au-delà d'un simple besoin et même d'un manque. En réalité, le désir suscite par lui-même un état de douleur ou de crise permanent tant qu'il est présent et non satisfait. « Lorsqu'ils se trouvent abattus par les coups redoutables que leur inflige l'alcool, la grâce de Dieu peut pénétrer en eux et chasser leur obsession. Leur puissant instinct de survie peut ici travailler de concert avec le désir de leur Créateur de leur donner une vie nouvelle. » (12x12, 6e Étape, page 71) Un désir en amène un autre. « Le grand bonheur vient du ciel. Les petites joies viennent des hommes. » (proverbe chinois)

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » — « Ce qui est illogique aux yeux des hommes est probablement divin. » — « Ce qui est logique aux yeux des hommes est probablement humain. » ( Gilbert Blanchette, thérapeute décédé ) Ouvrir son cœur à une Puissance supérieure à nous-mêmes, c’est le renoncement à l’orgueil qui nous enfermait si bien dans l’incrédulité, et l’acceptation d’une condition d’enfant dans la dépendance radicale de l’amour gratuit d’un Père ou d’un Dieu d’amour, tel que nous Le concevons. C’est difficile de nous reconnaître incapables de rien par nous-mêmes pour accueillir la grâce qui nous est accordée inconditionnellement, surtout quand nos valeurs familiales incluaient « Ne fais confiance à personne », « Avec de la volonté, on peut y arriver ». Gilbert Blanchette affirmait : « Que nous y croyons ou non, Dieu aurait déjà fait l’impossible pour nous. » Il appelait ça le principe christique de la rédemption où Dieu pardonne tout. Nous le constatons tous les jours à nouveau et ça réside dans le mystère et l'ambivalence de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu, dans l'illusion de séparation entre le Père et le Fils, entre notre Ps et nous.

« Soyons des hommes de désir et de prière… Ne croyons rien impossible. Dieu peut tout. » ( Charles de Foucauld ) Les groupes d'entraide nous suggèrent de confier nos craintes face à la conduite de notre vie à une Puissance supérieure (3e Étape : Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions. Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 66 ) Nous sommes alors en mesure d'agir efficacement là où nous le pouvons. Nous faisons ce qui est possible sous Sa gouverne, avec l'énergie qu'Il nous donne et nous laissons Dieu s'occuper de l'impossible. Remercier notre Puissance supérieure chaque jour nous est aussi nécessaire que de respirer. C'est aussi tout aussi simple.

« Ici, le possible est déjà fait, l’impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai de 48 heures ! » (proverbe français) Dieu a déjà fait l’impossible pour nous dans les premiers pas de notre rétablissement dès que nous reconnaissons notre impuissance. Et pour le miracle de notre complète métamorphose, il faut un délai, et c’est le mystère de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu. Et ce jour arrive pour quiconque confie sa volonté et sa vie à cette force, à cet Être suprême duquel nous allons nous rapprocher ( bien que ne soyons éloignés ). Ainsi vient une nouvelle liberté et un nouveau bonheur, ces résultats promis et offerts à tous ceux et celles qui mettent en pratique ce mode de vie spirituel. « Soudain, nous constaterons que Dieu fait pour nous ce que nous ne pouvions faire pour nous-mêmes. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 17 mars 2017

Pensées 17 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous et Bonne St-Patrick,

Pour communiquer avec Dieu... voici quelques règles à honorer...
Règle No 1 : Composons un numéro à l'aveuglette. Alors qui vraiment va choisir le bon code et le bon numéro ? Est-ce que le hasard existe ?
Règle No 2 : Une conversation avec Dieu n'est pas un monologue... Nous devons aussi L'écouter. Il veut vous dire des choses extrêmement importantes. Dieu tel que nous Le concevons a un message personnel pour chacun de nous ! C'est celui qu'Il nous achemine présentement.
Règle No 3 : Si nous tombons sur un répondeur, un peu de patience à développer. Dieu est toujours là.
Règle No 4 : Si cela sonne « occupé », c'est que notre esprit est préoccupé.
Règle No 5 : Si la communication est interrompue, c'est qu'une illusion est en cours : le contact semble avoir été coupé... pour le rétablir, prenons la décision de nous réconcilier avec votre prochain, nos ennemis, d'être fidèle dans les petites choses, d'être prêt à Le remercier de Son pardon. C'est à ce moment que la communication curieusement se rétablit. Était-elle vraiment coupée ?
Règle No 6 : Ne prenons pas l'habitude de téléphoner qu'en cas d'urgence... C'est tellement bon de Lui téléphoner simplement pour lui dire que nous l'aimons, pour tout simplement Lui dire : « Merci ! »
Règle No 7 : Ne communiquons pas avec Dieu rigoureusement qu’à des heures bien précises... Dieu n'est jamais dérangé dans son travail... Nous ne L'embêtons jamais. Même avec de multiples courts appels à toute heure du jour.
Règle No 8 : Le coût de la communication est gratuit... le nombre d'appels illimité… Ça, c'est super.
Règle No 9 : N'oublions pas régulièrement de vérifier notre répondeur... car ceux et celles qui nous appellent et nous adressent des messages sont des messagers de notre Ps...
Règle No 10 : Selon un vieux concept de conscience collective de Carl Jung, nous pouvons communiquer avec Dieu grâce à notre lobe temporal droit. Et tout le reste du corps ne sert-il que de support au lobe droit…?
Règle No 11 : Communiquer avec Dieu, c'est s'immerger dans cet émerveillement qui est naturel en nous. Plongeons dans le merveilleux, dans le ravissement !
Règle No 12 : Ne respectons pas les règles précédentes. Il n'y a pas de règles qui tiennent pour communiquer avec Dieu tel que nous Le concevons.

La sérénité n'est pas une libération de toute tempête, chaos ou crise. C'est plutôt une paix intérieure au beau milieu de la tempête non pas seulement l'accalmie après la tempête, pas seulement l'affranchissement du chaos, ni uniquement la délivrance de toute crise. En paix, nous passons par le sommet et le creux de chaque vague confiants que notre Ps nous conduit tous les jours à bon port. Les groupes d'entraide nous apprennent à recevoir ce que la vie nous présente comme un cadeau de notre Puissance supérieure quand nous mettons en pratique l'abstinence, les Douze Étapes et les Douze Traditions, les slogans, la documentation, le parrainage, les réunions, le service et par-dessus tout, lorsque notre Dieu d'amour nous permet un contact conscient avec Lui. De cela entre autres, nous sommes reconnaissants. « À la Onzième Étape, nous réalisions que s’il était vrai qu’une Puissance supérieure nous avait rendu la raison et nous avait rendus capables de vivre avec une certaine paix d’esprit dans un monde aussi bouleversé, alors il valait la peine de mieux connaître cette Puissance supérieure par un contact aussi direct que possible. » ( 12x12, 12e Étape, page 122 ) Ce contact direct permet le changement et le réveil spirituel.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 16 mars 2017

Pensées 16 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« À merles saoul, cerises amères. » ( proverbe français ) Le terme «saoul » dans ce proverbe signifie « gavé ». En l'absence d'appétit, quand nous avons trop mangé, le goût des aliments est altéré. Encore faut-il que l'appétit soit normal et le goût nécessaire. Chez les outremangeurs, la faim est insatiable et la frénésie de l'appétit est déraisonnable et incontrôlable. Pourtant « Il n’est sauce que d'appétit » ( proverbe français ). Pour le commun des mortels, le meilleur assaisonnement qui soit est la faim. En effet, pour monsieur et madame Tout'le monde, l’appétit donne du goût aux aliments. Pour les outremangeurs compulsifs, il en est tout autrement puisque que leur faim est sans borne tant qu’ils ou elles ne sont pas en rétablissement et stables émotionnellement.

Plusieurs d'entre nous avons un appétit différent en ce qui concerne la nourriture. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose en ce qui a trait à la spiritualité ? Nous avons tout aussi simplement faim d’une vie spirituelle, et nous ressentons un léger petit creux (comme le déni légendaire d’Obélix : « Moi, gros ?), un besoin de remplir notre assiette différemment ou peut-être de varier notre menu en éliminant les aliments déclencheurs de frénésies ou encore de ne manger qu’aux repas et rien entre. Nous pouvons commencer à identifier l’origine de notre vide intérieur et le combler avec les trois premières Étapes. Regardons et tendons l'oreille, puisque comme le disait Joseph Joubert : « Les oreilles et les yeux sont les portes et les fenêtres de l'âme. » Prenons régulièrement le temps de nous rapprocher le plus possible d'un silence intérieur pour en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous aider à combler cette illusion de vide. Si nos pensées défilent à toute vitesse dans notre tête et que nous sommes préoccupés par mille et un désirs et plaisirs, nous aurons de la difficulté à nous connecter à notre intuition, à cette petite voix intérieure et à écouter ainsi notre Ps, à moins que toutes ces pensées qui envahissent notre esprit ne soient que là sous Sa gouverne. Il nous est souvent suggéré de ralentir ce tourbillon assourdissant qui émane de notre quotidien. Nous pouvons faire confiance en cette force, en cet Être suprême qui nous habite. Tenons pour acquis que toute la guidance dont nous avons besoin est déjà en nous et se manifeste à travers nos besoins, à travers nos désirs qui souvent grouillent et pullulent dans notre cerveau.

Tout ce qui est différent peut nous apparaître irréaliste ou déraisonnable. Nous croyons personnellement que tout ce qui est illogique et farfelu est divin. Ce dont nous avons besoin, c'est d'élargir notre horizon et à nous permettre d'explorer de nouvelles avenues en Son temps et en Son lieu. Notre sentiment de vide n'est pas un ennemi. C'est un allié précieux qui nous lance un signal de notre Ps qui voit une possibilité de croissance et qui nous invite à mordre avidement dans la vie.

La persistance du chaos, de l'ivresse mentale, de l'illusion de vide et de l'inconnu dans nos vies engendre une quantité d'interrogations et de peurs. Ces peurs nous ont guidés afin d'atteindre le bonheur, la sérénité et la quiétude. Chaque sommet spirituel atteint par chaque être humain récompense l'humanité toute entière de sa lumière reposante et écarte un peu plus la peur de notre route. Pourtant, même si chaque réponse, chaque nouvelle lumière, semble nous hisser un peu plus près de la vérité, du haut de chaque crête, se profilent de nouvelles montagnes à vaincre, de nouveaux pics à franchir. La clairvoyance, c'est le dénouement que nous croyions toucher qui tout à coup révèle l'étendue d'une nouvelle ignorance.

L'horizon tant espéré recule sans cesse, et par ce magique subterfuge, la prière et la méditation (peu importe la forme que nous allons choisir d'utiliser) nous permettent de saisir de mieux en mieux ce monde, nous entraînant peu à peu dans ce cheminement qu'est notre vie spirituelle. Avec le temps, et grâce aux Douze Étapes du mode de vie, nous allons constater qu'il est possible pour notre Puissance supérieure de nous libérer de nos inquiétudes déraisonnables, de nos peurs et de nos relations toxiques, dominatrices ou dépendantes avec les substances et les gens. Et que la vie n'est pas en fait un état continuel de crise ou de drame... même si nous avons à vivre des situations pénibles et des émotions désagréables de temps en temps. Ça aussi, ça passe.

« Nous désirons insister sur le fait que tout alcoolique peut se rétablir s’il est capable de faire face honnêtement à ses problèmes à la lumière de notre expérience, pourvu qu’il ne ferme pas son esprit aux concepts d’ordre spirituel. Il ne peut pas réussir en adoptant une attitude d’intolérance ou de rejet agressif. À notre avis, l’aspect spirituel de notre programme ne devrait poser de difficulté à personne. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Annexe II L’expérience spirituelle, page 634 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 15 mars 2017

Pensées 15 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Qui veut élever en un instant une flamme puissante commence par l'allumer avec de faibles brins de paille. » ( 
Shakespeare, Jules César ) C'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort de Jules César. Assassiné par Brutus aux Ides (15) de mars, en 44 avant Jésus Christ, César a été tué, entre autres, parce que Brutus, son propre fils, lui reprochait entre autres d’avoir perdu son humilité. Peut-on être politicien et humble en même temps ?

L’humilité est un mot mal compris par tous et chacun. L’humilité est près de l’humiliation et chacun de nous possède sa propre définition de l’humilité. Ce qui est identique pour chacun de nous, est qu’au bout des limites de l’humilité, si nous allons plus loin, nous aurons l’impression de nous humilier. C’est cette peur du ridicule, du jugement, du mépris, du rejet et de l’exclusion qui nous empêche de repousser les limites de l’humilité.

Le mot humilité se rapproche du mot humus qui étymologiquement a donné le terme homme. L’humilité consiste, alors pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière. L’humilité est donc une attitude proprement humaine. L’homme n’est pas le seul être tiré du limon, il nous apparaît bien comme le seul à le savoir. Il est aussi le seul à pouvoir l’oublier. Au-delà de l’image de la terre (humus), le terme d’humilité renvoie en effet à l’idée d’une provenance étrangère, autre (d’une humidité quelconque et d'un souffle de vie). Ça semble nous indiquer aussi, du même coup, l’idée d’une incapacité à s’accomplir, à croître par ses seules forces. En un mot, il s’agirait d’avouer notre impuissance, (et peut-être plus tard nos défauts, nos manques et nos torts), pour que nous puissions attribuer notre relèvement à une Puissance supérieure à nous-mêmes. Cette impuissance n’est pas facile à admettre et semble, de prime abord, incompatible avec la dignité de l’être humain. Sa reconnaissance constitue pour plusieurs une intolérable humiliation. Intolérable mais combien nécessaire.

Est-ce une même chose d’être humble et d’être humilié ? Être humble, est-ce se rabaisser, se manquer de respect à soi-même ? Cela doit-il conduire, en particulier, à accepter que les autres nous traitent comme « moins que rien » ? Humilier quelqu’un consiste à nier sa dignité, ou du moins à manifester uniquement ses manquements et ses déficiences. Cela revient souvent à le réduire à son animalité, d'autres diront à sa dimension purement humaine. Humilité et affirmation de sa dignité d’être humain et spirituel sont, en vérité, compatibles, voire indissociables. « Nous avons compris que, pour devenir humbles, il n’est pas nécessaire d’y être contraints. Nous pouvons rechercher l’humilité de plein gré ou l’acquérir sous les coups de la souffrance. » ( 12x12, 7e Étape, page 84 )

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir cette fissure qui, dans la muraille de notre amour-propre, permet à la lumière de la raison de filtrer. Atteindre à une plus grande humilité est le principe de base de chacune des Douze Étapes de notre mode de vie. Car si grâce à sa Ps, elle n'est pas parvenue à un certain niveau d'humilité une étape à la fois, aucune personne dépendante ou codépendante ne peut demeurer le moindrement abstinente ou sobre. Aujourd'hui, nous faisons confiance à notre Puissance supérieure et nous nous en remettons à Elle ou à Lui dans tous les domaines de notre vie. Tout ce qui appartient à Dieu, c'est-à-dire tout, se déroule pour le mieux.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 14 mars 2017

Pensées 14 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le sceptique, Dr Gregory A. Boyd, a établi que notre univers ne pourrait pas avoir créé des êtres personnels (c’est-à-dire aimants, rationnels, conscients, moraux, et motivés par un but) sans que notre environnement ne le soit aussi, parce que sinon il ne nous correspondrait pas, et ce serait comme si la nature accouchait d'un poisson alors qu'elle ne contient pas d'eau. (Gregory A. Boyd & Edward K. Boyd’s Letters from a Skeptic: a Skeptic Wrestles with His Father’s Questions about Christianity. — Correspondence 8 : Why believe in God in the first place? ). Et il y en a de toutes les couleurs dans notre univers… et dans notre aquarium.

Il n'est pas nécessaire de chercher à prouver l'existence de Dieu. La plupart d'entre nous se fient graduellement à une Puissance supérieure pour retrouver la raison. Il y en a même parmi ceux-là qui vont aller jusqu'à confier leur vie à un Dieu d'amour. Grâce à la pratique quotidienne de toutes les Étapes, nous trouvons sur notre chemin cette arche triomphante par laquelle nous passons pour aller vers un autre jour de liberté, de gratitude et de service. Et cette arche, c’est l'amour.

C'est simple, nous prenons du temps pour dire à certaines personnes que nous les aimons. Si nous prenons ce temps, c'est souvent la seule façon dont nous pouvons bien ressentir qu'il vaut mieux donner de l'amour. Tout comme il est impossible de siffler et de mâcher de craquelins en même temps, nous ne pouvons pas donner de l'amour et être déprimé ou souffrir en même temps. Le Cours en Miracles enseigne entre autres qu’il y a seulement deux émotions, l’amour et la crainte ; à tout moment, nous ne vivons que l’un ou l'autre de ces émotions. Le meilleur antidote à la douleur, l'apitoiement sur soi, la solitude ou la dépression est de tendre la main et de donner de l'amour ou d'aider quelqu'un. Le Dr. Gerald Jampolsky a raconté dans un de ses livres qu'à un moment de sa vie, lorsqu'il a commencé à se sentir déprimé, il s'est mis à appeler quelqu'un qui était malade ou visiter une personne âgée et seule. Nous avons appris la même leçon quand un vieux monsieur qui semblait avoir un rayon de lumière dans les yeux et qui priait régulièrement dans la chapelle de l'hôpital nous a suggéré de procéder ainsi. À de nombreuses reprises, nous nous sommes sentis fatigués, malades émotivement, et nous avons dans ces moments difficiles le goût de rester en boule dans notre monde ou dans notre lit douillet. À la suite de cette visite ou d’un appel auprès d’une personne qui souffre comme un membre en rechute ou près de l'être, après avoir donné de nous-mêmes, nous nous sentons bien à 100 pour cent. Dans OA, le 12 de chaque mois, plusieurs membres en profitent pour loger un appel contact à des membres qui sont absents depuis longtemps.

Des études ont montré depuis longtemps que les gens dans les hôpitaux et les centres de réadaptation guérissent plus rapidement quand ils ont un animal de compagnie ou des plantes à entretenir. En effet, la zoothérapie a démontré que l’acte de donner de l'amour nourrit l'âme. Merci Gilles B. et Jasper. Si nous nous sentons un petit creux, nous pouvons faire une liste des personnes à qui nous pouvons donner de l’amour par un appel téléphonique, une visite, ou tout autre acte de bonté. Le simple fait de dresser cette liste nous aide personnellement considérablement, et d'agir dans ce sens, ça change notre vie. Nous pouvons passer au-delà de notre sens de séparation et de découvrir que la guérison spirituellement est jointe au service. L’amour nous guérit collectivement dès que nous désirons le partager et voilà ce qui est échangé dans tous les groupes d’entraide. « Nous n’avions même pas prié de la bonne manière. Nous avions toujours répété : ‘Réponds à mes désirs’ au lieu de dire : ‘Que ta volonté soit faite’. Nous n’avions jamais rien compris à l’amour de Dieu et à l’amour du prochain. Nous étions donc toujours déçus et donc incapables de recevoir la grâce qui nous rendait la raison. » ( 12x12, 2e Étape, pages 35-36 ) Ça se peut que l’amour soit incompréhensible seulement parce qu’il est divin.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 13 mars 2017

Pensées 13 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La vie est faite d'illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité. » ( Jacques Audiberti, L'Effet Glapion ) Certains illusionnistes appellent ça de la magie. Plusieurs croient que sous de multiples visages, dissimulant parfois leurs sourires sarcastiques sous des apparences trompeuses, ils peuvent entretenir des illusions qui entraînent tous les êtres humains de leur entourage (et eux-mêmes) à leur perte. Tel l’égaré du désert qui court sur le sable brûlant vers l’image tremblante d’une onde salvatrice, l’homme se précipite vers le néant en se laissant berner par un mirage d'illusions. Ces paraboles ne répondent pas à des questions comme qui est l'homme, d’où il vient et ce qu’il est censé accomplir sur la Terre. Pourtant, il est facile de trouver des réponses à ces questions dès que nous avons confié notre volonté et nos vies à un Dieu d'amour. L'homme est une créature merveilleuse dotée d'un potentiel fabuleux et divin comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité.

« Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l'intuition ; l'intuition est une illusion pour l'idée pure ; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême. » ( Fernando Pessoa, Traité de la négation ) Une illusion est un déguisement, une apparence qui change de forme en fonction de celui qui la regarde. C’est dans les faiblesses, déficiences ou défauts de l’être qui la contemple que l’illusion naît, vit et survit. Nous croyons que dans notre vie de tous les jours, notre Ps se manifeste en permanence dans tous les secteurs de nos existences, dans chacune de nos pensées et, encore davantage, dans chacun de nos actes. Chacun, à travers ses actes et ses pensées, est invité à vivre la couleur de Son éternité. L'homme recherche désespérément ce qu’il possède depuis toujours : sa nature divine, sa condition d’origine où il n'y a pas de séparation avec sa Ps, cette dépendance saine avec notre Être suprême, tel que nous Le concevons.

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir et à vivre ces valeurs spirituelles comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité, à les reconnaître comme les cadeaux quotidiens de notre Ps. La spiritualité suppose l'attachement à ces valeurs spirituelles plutôt qu'aux biens matériels, et à l'obéissance à la volonté de Dieu à notre égard. « Jamais nous ne nous excusons auprès de quiconque de dépendre de notre Créateur. Nous pouvons faire fi de ceux qui considèrent la spiritualité comme la voie de la faiblesse. Au contraire, elle est plutôt la voie de la force. L'histoire a démontré que la foi est synonyme de courage. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap. 5 Notre méthode, page 77 ) Deux ‘urantiens’ ont élaboré cette merveilleuse réflexion à partir des 4 accords toltèques sur les valeurs spirituelles (voir à la fin).

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 12 mars 2017

Pensées 12 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Sur un plan spirituel, c'est notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons qui seul est capable d'attirer l'humanité à Lui, d'apporter l'étincelle de vie à un cœur comme le nôtre. Il revient à Dieu de communiquer la flamme et d’embraser (ou embrasser comme vous voulez et seulement si elle le désire ) la femme ou l’homme ou est-ce vice versa, de communiquer avec l’homme et la femme et que le brasier s’allume ensuite… D’une manière ou d’une autre, le salut est accessible à tous parce que l’initiative est toujours d'origine divine.

La vie spirituelle est une longue marche qui ne demande pas persévérance, abnégation, courage, endurance un peu comme un marathon. Sur une longue distance, une course intelligente ne consiste pas à partir le plus vite possible mais bien de prendre son temps en fonction de la longueur. C'est un peu comme la vie. Certes, il est fondamental de prendre un bon départ dans notre rétablissement avec cette Puissance supérieure et de se rapprocher de Lui même si c'est suite à une émotion, à une bénédiction, à une illumination ou à un sentiment de mieux-être. Bien sûr, Dieu dans Sa grâce nous permet de ressentir des sensations agréables de Sa présence, de Son pardon, de Son réconfort, de Sa bonté et de Son amour. Nous croyons que Dieu aussi dans Sa grâce nous permet de vivre des événements désagréables, des tremblements de terre et des tsunamis physiques ou émotionnels.

Paul alors prisonnier, lié et enchaîné, a quand même réussi à écrire à Timothée : « C’est pourquoi, je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu... Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais (un esprit) de force, d’amour et de sagesse. » (2 Tm 1.6,7) Les dons spirituels sont les compétences que notre Ps nous accorde en vue du service, du rétablissement. Nous pouvons les voir comme des talents naturels ou des aptitudes cultivées. Mais plus souvent qu’autrement, les dons spirituels nous permettent d’abord de confier notre vie à Ses soins, de répondre à nos besoins et de relever les défis qui se présentent dans notre quotidien. « Dieu n’appelle pas les gens qualifiés. Dieu qualifie les gens qu'Il appelle. Est-ce que je suis à l’écoute ? » ( De l’espoir pour aujourd’hui, page 101 )

Remercions tous les jours notre Puissance supérieure telle que nous la concevons, Dieu (pour plusieurs) de ranimer en nous la flamme de Son amour, pour qu'un amour radieux et clair illumine nos pensées, nous libère de nos chaînes, de notre Pearl Harbor personnel et nous fait voir dans tout ça Sa volonté. Dans le 12x12 à la page 111 tout de suite après la prière (de St-François), il a une simple suggestion de médiation : « Détendons-nous, comme si nous étions allongés sur une plage ensoleillée, respirons profondément l'atmosphère spirituelle dont nous enveloppe la grâce de cette prière. Disposons-nous à nous laisser prendre, à être tonifiés, à être soulevés par ce vif courant d'énergie spirituelle, de beauté et d'amour que transportent ces paroles magnifiques. Contemplons maintenant la mer et méditons sur son mystère ; levons les yeux vers l’horizon lointain, dépassons-le pour découvrir toutes ces merveilles encore inexplorées. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 11 mars 2017

Pensées 11 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Et si c’était ça le bonheur ? Pas un rêve ni une promesse. Juste l’instant présent. » ( Delphine de Vigan )

Un père envoya son fils découvrir le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha longtemps dans le désert avant d'arriver finalement devant un monastère, au sommet d'une montagne. Au lieu de rencontrer un saint homme, un sage, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région. Le sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour. Le sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait pas le temps de lui révéler le secret du bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là. Cependant, je veux vous demander une faveur, ajouta le sage, en remettant au jeune homme une petite cuiller, dans laquelle il versa quelques gouttes d'huile : « Tout au long de votre promenade, tenez cette cuiller à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile. » Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il revint en présence du moine. « Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans notre salle à manger ? Avez-vous vu notre parc que le maître des jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de notre bibliothèque ? » Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le moine lui avait confiées. — « Eh bien, retourne faire connaissance des merveilles de notre environnement » lui dit le sage. « Nous ne pouvons nous fier à un homme si nous ne connaissons pas la maison ou la contrée qu'il habite. » Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuiller. Après quelques pas, il avala l'huile et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les œuvres d'arts qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentours, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des œuvres d'art était disposée à la place qui convenait. De retour auprès du sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu. — « Mais où sont les deux gouttes d'huile que je t'avais confiées ? » Demanda le sage. Le jeune homme regardant alors la cuiller, affirma qu'il les avait avalées. — « Eh bien, dit alors le sage des sages, c'est là un bel apprentissage que tu as à nous donner : le secret du bonheur est bien de regarder toutes les merveilles du monde, et aussi en même temps, de goûter ce que la vie a à nous offrir dans l'instant présent. »

Aujourd'hui, nous regardons tout ce qui nous entoure, tout ce qui est là, et nous oublions quelquefois les petites gouttes d'huile, en l'occurrence de prendre nos responsabilités. Nous découvrons ces nouvelles allégories ou mélodies qui heureusement chantent dans nos cœurs. Ces nouvelles mélodies du bonheur (ou quelquefois du malheur) sont les musiques parmi les plus merveilleuses que nous ayons jamais entendues. Un peu comme celles qui accompagnent notre cheminement comme les témoignages des membres dans notre groupe d’appartenance. Le rétablissement sur les plans physique, émotif et spirituel est un voyage qui nous permet de profiter des horizons nouveaux remplis d'arcs-en ciel qui s'ouvrent aujourd'hui devant nous et de ces mélodies qui marquent le passage de notre Ps et de ses enseignements. « Nous connaîtrons une nouvelle liberté et un nouveau bonheur. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l'oeuvre, page 94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 10 mars 2017

Pensées 10 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Pour les chevaliers autrefois, la courtoisie était plus qu’un idéal de conduite à tenir à l’égard des nobles dames et des damoiselles. C'était un code basé sur l'honneur qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami. En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret tout en devenant sa suzeraine. Vive la reine et toutes nos belles petites princesses !

« La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre, c'est un espèce de charme par où l'on se fait aimer de tout le monde. » ( Jacques Deval, Afin de vivre bel et bien ) Faire montre de courtoisie, c'est traiter les autres comme nous voudrions l'être. Nous pouvons agir avec courtoisie, même si nous sommes en colère, ou sous le coup d'une blessure, tout en restant fidèles à ce que nous croyons être la vérité. La courtoisie n'a rien à voir avec le fait d'avoir tort ou raison. C'est essentiellement une question de respect de soi, d'où naît le respect des autres. Alfred Jarry a écrit dans Les Jours et les Nuits : « Dieu en vain tu ne jugeras est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir. » Puisque nous sommes évidemment faits à Son image…

« Quant à ceux que nous n'aimons pas, nous pouvons commencer à exercer envers eux justice et courtoisie et peut-être nous donner la peine de les comprendre et de les aider. … La courtoisie, la bonté, la justice et l'amour sont les notes clés qui nous permettent d'entrer en harmonie avec presque tout le monde. Dans le doute, on peut toujours s'arrêter et dire : « Que ta volonté soit faite, et non pas la mienne.» ( 12 x 12, 10e Étape, pages 103-104)

La courtoisie s’apprend bien souvent à la maison, par l’exemple des parents entre eux et par la façon dont ils traitent leurs enfants, leurs propres parents et les voisins respectueusement. Montrer de la courtoisie aux enfants est riche de dividendes, le premier étant l'estime de soi que cette attitude permet à nos petits monstres de développer. C'est ce qui va leur servir à prendre des risques, de se respecter et de respecter les côtés lumineux et sombres des autres. « Un homme courtois ne marche pas sur l'ombre de son voisin. » (Proverbe chinois) Vivre et laisser vivre nous apprend aussi la tolérance et la courtoisie. Dieu sait toutes les manières et méthodes que notre Ps prend pour nous apprendre et pour que nous devenions à Son image.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 8 mars 2017

Pensées 08 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Certains membres des groupes d’entraide nous répètent souvent quelque chose comme « On va t’aimer jusqu’à ce que tu apprennes à t'aimer toi-même. », jusqu'à ce que nous découvrions que nous sommes des personnes vraiment dignes d'être aimées, et que nous nous sentions alors sur la bonne voie. « Certains hommes ne peuvent pas ou ne veulent pas surmonter leur problème d’alcool. …Les femmes et les enfants de ces hommes souffrent horriblement, mais pas plus que ces hommes eux-mêmes. …La route sera plus facile pour elles si elles adoptent un mode de vie spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 8 Aux conjointes, pages 129-130 )

Bonne journée internationale des femmes. Quelle belle occasion de dire aux femmes dans notre vie que nous les aimons. La journée internationale de la femme (ou journée internationale des femmes) est célébrée le 8 mars et trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par l'Organisation des Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. Dans le monde, aujourd'hui :
Jusqu'à 50% des agressions sexuelles sont commises sur des filles de moins de 16 ans ;
603 millions de femmes au monde vivent dans des pays où la violence domestique n'est pas un crime ;
Jusque 70% des femmes à travers le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au moins une fois au cours de leur vie…
Face à ces chiffres inacceptables, la communauté internationale s'est fermement engagée à changer le sort des femmes. Mais comme le changement ne vient pas de l’extérieur, changeons ce que nous pouvons changer.



« On ne naît pas femme, on le devient. » ( Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ) C’est une journée de manifestations, de marches à travers le monde : l’occasion de revendiquer l’égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la situation des femmes, fêter les victoires et les avancées. À toutes les femmes dans notre vie, nous vous chérissons et nous vous aimons. Merci d’être l’incarnation de tout cet amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 7 mars 2017

Pensées 07 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

La vie est difficile est une des premières phrases du livre Le chemin le moins fréquenté du Dr M. Scott Peck. « Jusqu’ici, notre existence était largement consacrée à échapper à la souffrance et aux difficultés. Nous voulions les fuir comme la peste. Jamais nous ne voulions envisager la réalité de la souffrance. Nous choisissions toujours de nous évader par la bouteille. » ( 12x12, 7e Étape, page 83 ) Et l’enseignement du Bouddha commence par cette affirmation : « Tout est souffrance. » Tout est souffrance parce que la vie comporte certaines expériences, auxquelles personne ne peut se soustraire, qui entraînent une souffrance. En particulier quatre expériences de vie :

  • La naissance est souffrance parce qu’elle comporte l’expérience du rejet, l’archétype de tous les rejets, suivie par une adaptation difficile à un milieu perçu comme étranger ou étrange, voire parfois hostile et en même temps, perte du confort utérin total et des échanges intimes à travers le placenta.
  • La mort — La vie est souffrance parce qu’elle va se terminer par la mort. Il faudra alors abandonner ce corps auquel nous nous sommes identifiés et renoncer au monde, aux désirs, aux attentes et plaisirs.
  • La maladie... est souffrance : tout ce qui se traduit par une diminution de soi, physique ou psychique.
  • La vieillesse est toujours, quelles que soient les conditions particulières, une expérience difficile dans la mesure où elle entraîne déjà un renoncement progressif à soi-même et au monde (Et prépare à la mort, ce passage inévitable).

En nous rétablissant, nous apprenons à ralentir et à écouter notre Puissance supérieure qui se manifeste pour quelques-uns par une petite voix à l'intérieur de nous. Cette présence est toujours à nos côtés, puisqu'elle habite en chacun de nous à travers tous les moments de la vie même les plus difficiles. Chaque jour est porteur de secrets, d'expériences, d'épreuves nouvelles et d'apprentissages. Nous avons appris que la vie est difficile. Les souffrances nous ont forcé à connaître nos limites. Une des premières leçons que nous avons appris c'est que nous sommes responsables de notre propre bonheur pour aujourd'hui. Et plusieurs d'entre nous avons donc cherché infructueusement ce bonheur sous toutes ses formes. Heureusement, il y a cette petite voix qui nous accompagne partout dans l'expérience de la vie. Elle veille sur nous, tournant au ridicule ces situations difficiles et ces émotions désagréables, nous faisant retrouver cette joie de vivre. Elle nous amène au profond de nous-mêmes, nous invitant à prier et méditer, à prendre des reculs nécessaires quand nous sommes lancés dans des trajectoires toxiques ou d'ivresse mentale. Elle est parfois notre seule compagne, elle veille sur nous, nous nourrit… d'estime, de pardon, d'écoute et elle continue ainsi à nous guider dans notre cheminement.

Il y a aussi la voix de la conscience de groupe qui s'exprime à travers les membres d'un groupe. Bill a écrit dans le 12 x 12, page 156 : « — Ainsi s'exprimait la conscience de groupe. Le groupe avait raison et j'avais tort : la voix ( Tout travailleur mérite salaire) dans le métro n'était pas celle de Dieu. C'est ici qu'elle s'exprimait vraiment, dans ce cri du coeur de mes amis. J'ai écouté et Dieu merci, j'ai obéi. » Dès que nous obéissons à cette voix qui est l'autorité ultime et qui se manifeste dans notre conscience de groupe, nous allons nous apercevoir que notre Dieu d'amour de la 2e Tradition nous invite à servir, à nous impliquer et à nous respecter dans les services.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 6 mars 2017

Pensées 06 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

L’histoire est faite par les actions des hommes, ces actions qui naissent de leurs désirs, et ces désirs qui font qu’ils trouvent un intérêt à ce qu’ils entreprennent. Le rassemblement du désir dans un unique intérêt poursuivi sans relâche fait la passion. Ceux qui ont changé quelque chose sur cette terre ont dû mobiliser toute leur passion pour y parvenir. La passion met en œuvre toute l’énergie d’un homme et la projette vers un but qu’il veut accomplir, elle devient sa volonté déchaînée. Les héros de l'histoire comme Alexandre, César, Napoléon et Gandhi étaient des passionnés. Qui soutient notre intérêt, notre passion sinon notre Ps ? Nous pouvons dire que rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion, sans la poussée et le soutien d’une force qui nous habite et qui nous dépasse. Quel bel exemple de passion et d’amour inconditionnel que donnent nos grands-mères dont c’est la fête tous les premiers dimanches de mars donc aujourd’hui. Bonne Fête mamie Denise !

Beaucoup de gens pensent que les comportements toxiques de dépendance et/ou codépendance s'arrêtent quand le dépendant arrête les abus de ses substances de choix ou met fin au cycle infernal de ses passions soit à la suite de son décès soit en se rétablissant. Nous croyons que c'est souvent le symptôme d'un problème beaucoup plus vaste. Il s'agit d'un système de croyances qui nous permet de rester malades. Il est utile d'identifier la manière dont notre pensée nous crée ces blocages à notre rétablissement. N'oublions pas que c'est notre Ps qui va faire ces changements dans chacun des domaines de notre vie. Et notre Ps passe par les gens et les événements pour nous amener à accomplir Sa volonté.

Nous dépendons les uns des autres pour nous rétablir. La construction de nouvelles relations et de nouvelles habitudes de partage est une étape importante pour retrouver notre chemin vers la sobriété. Le mode de vie des 12 Étapes, dont la transmission du message est l’un des aspects importants de ce programme nous encourage à découvrir une sagesse innée et à embrasser une forme de spiritualité qui nous permet de cheminer. La prière et la méditation sont des exercices extrêmement pratiques. « La méditation est un exercice qui peut prendre sans cesse plus d’envergure. Elle ne connaît pas de limites, ni en largeur ni en hauteur. … elle devient en somme une aventure personnelle que chacun de nous peut conduire à sa guise. Mais son objectif est toujours le même : améliorer notre contact conscient avec Dieu, avec Sa grâce, Sa sagesse et Son amour. » ( 12 x12, 11e Étape, page 113 )

C’est en nous occupant de nous-mêmes que nous acquérons un équilibre émotif et que nous pouvons le mieux nous occuper des autres et trouver ce qu’il y a de bon en toutes choses. Les groupes d'entraide nous suggèrent aussi de redonner aux autres ce que nous avons reçu : notre rétablissement à l'aide du mode de vie. Et si ce rétablissement devenait notre nouvelle passion et si elle se manifestait dans notre implication dans le parrainage et les services et delà, notre bonheur. « Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. » ( Mahatma Gândhî ) Ensemble, nous pouvons accomplir ce que nous ne pouvons pas faire seuls.

Merci la Vie !!!
Gilles

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