jeudi 21 mars 2019

Pensées 21 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Bien que mon abstinence n’appartienne qu’à moi, je n’étais pas libre de choisir ce que je voulais qu’elle soit. Si je choisis une abstinence qui me permet de « nourrir le dragon », le dragon prendra des forces. » ( Outremangeurs Anonymes 2e Éd., L’abstinence et non la perfection, page 56 ) Mon corps d’été se cache sous mes rouleaux de printemps.

Soigner notre maladie implique beaucoup plus que la simple abstinence. L’abstinence même complète ne suffit pas. « Contrairement à la plupart de nos membres, il m’a fallu deux années et demie d’abstinence avant de perdre l’obsession de boire. Cette obsession ne me quittait presque jamais. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Le cauchemar du Dr Bob, page 203 ) Nous mettons en pratique les Douze Étapes et, bien qu’elles ne « guérissent » pas notre maladie, elles nous soulagent. Et à mesure que nous nous rétablissons, nous expérimentons plusieurs cadeaux de la vie comme le printemps, les premiers crocus et perce-neige qui se montrent le nez et s'ouvrent.

Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps) en est un de ces cadeaux. Cette saison se caractérise par un radoucissement du temps, la fonte des neiges, le bourgeonnement et la floraison des plantes, le réveil des animaux hibernants et le retour des oiseaux migrateurs. Astronomiquement, elle commence avec l'équinoxe de printemps ( le 20 mars cette année dans l'hémisphère nord) et finit au solstice d'été (le 20 juin dans l'hémisphère nord et le 21 décembre dans l'hémisphère sud, c'est-à-dire le moment où le soleil est au plus haut) au milieu de l'été. Dans le calendrier iranien, le premier jour du printemps, norouz (en persan: نوروز) est le premier jour de l’année. En italien, printemps se traduit par primavera. Habituellement, les premières primevères se montrent le nez dès que la terre est débarrassée des dernières traces de l’hiver, tout de suite après les perce-neige et les crocus. Disons qu’il y a quelques années, les primevères avaient déjà affichées leur couleur. Pour les fleurs ça va prendre quelques semaines encore. Il y a des endroits où il y a sur le terrain jusqu’à plus d’un mètre d’accumulation de neige. Il faudrait leur annoncer que l’hiver est terminé et que nous devons souhaiter la bienvenue au printemps. « Une fleur de printemps, c’est le rayon de soleil qui vient égayer la vie. » (Christian Dior )

Le printemps est en zone tempérée la saison des giboulées. Il est caractérisé par une alternance de pluies, de journées ensoleillées et de la fonte des neiges. Le printemps, c'est l'une des richesses que pour plusieurs, Dieu a créées. Pour célébrer cette occasion même cette année, les japonais vont prendre le temps de s'asseoir sous les cerisiers en fleurs dont la floraison ne dure qu'une semaine. C'est une coutume qui permet de s'apercevoir que la vie est courte et que nous devons la vivre pleinement aujourd'hui entre deux secousses. Nous nous suggérons à tous et chacun de sortir notre petit chapeau de printemps. Le printemps est aussi souvent associé à la « saison des amours » et à la jeunesse : plusieurs parlent de printemps pour signifier l'âge d'une jeune personne : par exemple « Elle fête ses 20 printemps. »

L'HYMNE AU PRINTEMPS — paroles et musique de Félix Leclerc

Les blés sont mûrs et la terre est mouillée,
Les grands labours dorment sous la gelée.
L'oiseau si beau, hier, s'est envolé;
La porte est close sur le jardin fané...
Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner,
Photos d'enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps;
Mes cabanes d'oiseaux sont vidées,
Le vent pleure dans ma cheminée
Mais dans mon coeur je vais composer
L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté.
Quand mon amie viendra par la rivière,
Au mois de mai, après le dur hiver,
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre...
Vois, les fleurs ont recommencé,
Dans l'étable crient les nouveaux-nés,
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée:
Les bourgeons sortent de la mort,
Papillons ont des manteaux d'or,
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté (bis)
Allez voir le clip : https://www.youtube.com/watch?v=og6-KgMYtdA

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 20 mars 2019

Pensées 20 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous, et bon printemps

« Demain est la chose la plus importante de la vie. Il nous arrive à minuit encore tout propre. Quand il arrive il est parfait, et il se blottit dans nos mains en espérant que l'on a tiré quelque leçon de la veille. » ( John Wayne ) C'est un tantinet contradictoire avec l'esprit du moment présent. Demain n’existe pas vraiment. Comme l’annonce de « Beignes gratuits demain » dans un café d’Old Orchard, un canular, un bobard qui attirait les clients noctambules qui espéraient se délecter après minuit. « Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. » ( René Barjavel ) Le bonheur n’est pas demain, ni ailleurs… Le bonheur c’est ce moment présent inattendu auquel nous voulons que ressemblent tous les autres. Puis un jour quelqu’un a piqué notre fromage et ainsi a provoqué un changement ? Le changement permet d’avoir accès au bonheur : https://www.youtube.com/watch?v=X2buVz1Ef9E en français, 15.57 — http://www.youtube.com/watch?v=FZaqGKZK7Q8 (en anglais, 11 min.)

Si le changement ne s’installe pas tranquillement, c’est l’espoir qui prend toute la place. Ce n’est pas simplement le faux espoir qui enchaîne ceux qui vont en son sens. C’est l’espoir lui-même. « Tu cesseras de craindre en cessant d’espérer. La crainte et l’espoir qui paraissent inconciliables sont pourtant étroitement unis. Le plus grand obstacle à la vie est l’attente qui espère demain et néglige aujourd’hui. » ( Sénèque ) L’espoir, dit-on, est notre phare dans la nuit. Notre lumière au bout d’un long et sombre tunnel. Le rayon de lumière, qui, contre toute attente, parvient à pénétrer nos prisons. Notre raison de persévérer, notre protection contre le désespoir (qui doit à tout prix, et donc à celui de notre santé et de celle du monde, être évité). Comment continuer si nous n’avons pas d’espoir ? « La peur ne peut se passer de l’espoir et l’espoir de la peur. » ( Baruch Spinoza )

Nos sages visionnaires ont bien tenté de nous enseigner que l’espoir d’une meilleure condition future — comme l’espoir d’un paradis futur — est et doit être notre refuge dans la peine présente. Et nous nous souvenons tous de l’histoire de Pandore. Pandore se vit remettre une boite fermement scellée et se fit dire de ne jamais l’ouvrir. Mais, curieuse, elle l’ouvrit, et en sortirent les fléaux, les peines et les calamités, probablement pas nécessairement dans cet ordre. Elle referma la boîte trop tard. Une seule chose y était restée : l’espoir. L’espoir, selon la légende, était « le seul bien que contenait le coffret parmi tous les maux, et reste à ce jour le seul réconfort de l’humanité en cas de malheur ». Plusieurs confondent les mots « espoir » et « espérance ». « Espérance » dérive du participe présent du verbe « espérer ». « Espoir » a un sens plus général, voire plus indéterminé qu’« espérance », qui est pour plusieurs une vertu théologale. Pour nous, l'espoir est la foi et la confiance en l'amour. « Le drame réel et insoutenable est que la femme épouse l'homme en espérant qu'il va changer, et il ne change pas, alors que l'homme épouse la femme en espérant qu'elle ne changera pas, et elle change. » ( Jean Dion, Le Devoir - 22 Décembre 2001 ) Et voici une autre promesse du mode de vie comme facteur de changement et d’espoir : « Chaque jour, quelque part dans le monde, un alcoolique commence à se rétablir parce qu’il a reçu l’aide d’un autre alcoolique qui a partagé avec lui son expérience, sa force, son espoir. » ( Les Alcooliques Anonymes, Avant-propos de la 3e Édition, page xxiii )

Dans la religion chrétienne, les vertus théologales (comme la foi, l'espérance et la charité) sont des vertus ayant Dieu pour objet. Elles font partie des moyens que Dieu prend pour opérer certains changements en nous. Elles adaptent les facultés de l’homme à leur participation à la nature divine. Elles sont les conséquences de la grâce. Elles disposent l'homme à vivre en relation avec ce Dieu d'amour tel que chacun de nous Le conçoit. Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à découvrir une Puissance supérieure à la force de notre dépendance et/ou de notre codépendance — une Puissance déterminée à préserver la vie. Il nous suffit de croire qu'une telle Puissance supérieure existe. En venir à croire qu’une Puissance bienveillante supérieure à notre dépendance et/ou à notre codépendance existe, nous donne assez d’espoir et d'amour pour demeurer abstinents aujourd'hui, un jour à la fois.

Aujourd’hui, c’est l’équinoxe du printemps pour les fervents d’astronomie à 12:15 HAE (à Québec, longitude = 71° 18’ ouest, latitude = 46° 48’ nord) et le printemps nous arrive rempli d'espoir après un peu plus de 88 jours d'hiver. Youpi ! Nous troquerons bientôt les tuques contre le chapeau de paille et la casquette, les flocons contre les papillons et les premiers crocus — une façon de célébrer dignement l’arrivée du printemps 2019 :o). En attendant nous pouvons toujours continuer à nous rétablir un jour à la fois.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 19 mars 2019

Pensées 19 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Fitzhugh Dodson a écrit que tout se joue chez chacun de nous avant l'âge de six ans. « L’amour d’une mère pour son enfant est plus important que toute la documentation scientifique. Et l’amour d’une mère est plus important que tout le bon sens qu’elle peut montrer en l'élevant. » ( Fitzhugh Dobson ) Nous sommes, tous ou presque, porteurs d’émotions et de blessures ramassées dans notre petite enfance. Ce sont encore quelquefois des blessures ouvertes, tatouées ou présentes dans notre mémoire affective. Issues de situations inachevées qui côtoient des souvenirs limpides ou confus, anesthésiés ou refoulées, ces blessures de notre enfance nous ont transformés parfois en écorchés vifs. Quelquefois, une telle blessure a son origine dans un événement, un geste parfois banal, une parole incongrue, un ressenti ou un sous-entendu et a été vécue ou perçue comme de la violence. Le présumé agresseur ne nous a pas fait nécessairement violence, mais nous pouvons en avoir ressenti l’impact, comme une meurtrissure. Dans certains cas d'inceste, l'agresseur est seulement plus cajoleur, enjôleur, séducteur et plus affectueux que les autres adultes dans notre vie. La blessure n'en est que plus profonde.

Dans notre vie relationnelle d’adulte, nous sommes capables d’entretenir les blessures de notre enfance comme des rites de notre histoire familiale, à travers des rencontres et des relations qui sont toxiques pour nous et même si elles sont dysfonctionnelles, ce sont celles auxquelles nous nous sommes attirés et nous nous accrochons. Notre Ps nous mène à notre difficulté dans le but de nous orienter vers des rencontres vivifiantes qui vont tout doucement apaiser nos blessures, éviter leur retour dans notre vie affective et amoureuse. « À première vue, il lui paraîtra comme une chirurgie parfaitement inutile de rouvrir ces plaies du coeur dont certaines ont vieilli, ou sont peut-être oubliées, ou sont encore infectées et douloureuses.» ( 12x12, 8e Étape, page 88 ) Les blessures se dissipent au partage avec un témoin lucide ou éclairé, capable de nous accueillir 'anyway' (inconditionnellement).

L'enfant intérieur, l'enfant éternel ou divin, le « Petit Prince » sont des termes à l'origine issus de la psychanalyse jungienne. Pour Carl Gustav Jung, l'enfant intérieur est, dans ce cadre théorique, la part enfantine de l'homme et de la femme. Il s’agit pour lui d'un archétype de l'inconscient collectif.

Il y a presque toujours un enfant blessé, divin, givré, humilié, survivant et surdoué en chacun de nous. C’est un enfant qui survit en nous, à l'intérieur et qui est susceptible de se réveiller, de se faire entendre, de se manifester dans presque toutes les situations d’une vie d’adulte et de réactiver des sensibilités douloureuses. Il y a aussi en chacun de nous un enfant avide d’émerveillements, de découvertes et d’enthousiasmes, un enfant curieux, désireux d’entrer dans un mouvement d’étonnements et de croissance, un enfant susceptible de se relier à la dignité, à la beauté ou à l’amour.

L’alcoolisme, la dépendance d’une foule de substances toxiques et la codépendance font que notre enfant intérieur demeure en arrêt de croissance. « Les choses se compliquent et le mari devient un enfant malade et irresponsable qui exige des soins ; il faut sans cesse le tirer de situations embarrassantes et de ses mauvais pas. ( 12x12, 12e Étape, page 132 ) Le conjoint prend en charge cet ‘enfant’ de plus dans la maisonnée. Et l’alcoolique — le dépendant résiste souvent énergiquement à ce maternage comme à toute forme de contrôle.

Dans notre rétablissement, cet enfant en nous s’éveille, stimulé par l’émotion qui est né d’un événement heureux, tragique ou même traumatisant, et qui s’apaise par la qualité d’un regard, d’une écoute, ou l’accueil d’un membre de notre première réunion ou de notre groupe d’appartenance. Remercions notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons aujourd'hui, d'être capable d'écouter et d'apprécier davantage l'enfant qui vit en chacun de nous, et qui est cette partie en nous qui veut faire confiance. Nous avons besoin de faire confiance à notre Ps qui va mettre en nous ce désir de nous ouvrir à nous-mêmes et à la vie, et de nous rétablir. Et même cette confiance, il va nous la donner en Son temps et en Son lieu.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 18 mars 2019

Pensées 18 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Désirer l’impossible, être insensible à la peine des autres, voilà deux grandes maladies de l'âme. » ( Bias de Priène, philosophe, avocat et homme d'État grec du VIe siècle av J-C ) Nous avons souvent cherché l'impossible comme nous battre contre notre dépendance et nous acharner à retrouver un contrôle perdu depuis longtemps. « Il est impossible de se déplacer plus vite que la lumière, et ce serait idiot car on perdrait son chapeau en route. » ( Woody Allen ) Nous avons déjà perdu notre chapeau et tout ce qu'il couvrait dans notre course vers l'amour et la lumière. La place de l'imagination dans le désir peut sûrement expliquer l'impossibilité et la veulerie de certains désirs. Pour la plupart d'entre nous, la satisfaction recherchée par le désir et apportée rarement par le désirable est assimilable au bonheur ou au plaisir. Ceux et celles qui veulent imposer le possible comme limite au désir ne semblent pas connaître la vraie nature du désir et de l'imaginaire. Le désir va au-delà d'un simple besoin et même d'un manque. En réalité, le désir suscite par lui-même un état de douleur ou de crise permanent tant qu'il est présent et non satisfait. « Lorsqu'ils se trouvent abattus par les coups redoutables que leur inflige l'alcool, la grâce de Dieu peut pénétrer en eux et chasser leur obsession. Leur puissant instinct de survie peut ici travailler de concert avec le désir de leur Créateur de leur donner une vie nouvelle. » (12x12, 6e Étape, page 71) Un désir en amène un autre. « Le grand bonheur vient du ciel. Les petites joies viennent des hommes. » (proverbe chinois)

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » — « Ce qui est illogique aux yeux des hommes est probablement divin. » — « Ce qui est logique aux yeux des hommes est probablement humain. » ( Gilbert Blanchette, thérapeute décédé ) Ouvrir son cœur à une Puissance supérieure à nous-mêmes, c’est le renoncement à l’orgueil qui nous enfermait si bien dans l’incrédulité, et l’acceptation d’une condition d’enfant dans la dépendance radicale de l’amour gratuit d’un Père ou d’un Dieu d’amour, tel que nous Le concevons. C’est difficile de nous reconnaître incapables de rien par nous-mêmes pour accueillir la grâce qui nous est accordée inconditionnellement, surtout quand nos valeurs familiales incluaient « Ne fais confiance à personne », « Avec de la volonté, on peut y arriver ». Gilbert Blanchette affirmait : « Que nous y croyons ou non, Dieu aurait déjà fait l’impossible pour nous. » Il appelait ça le principe christique de la rédemption où Dieu pardonne tout. Nous le constatons tous les jours à nouveau et ça réside dans le mystère et l'ambivalence de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu, dans l'illusion de séparation entre le Père et le Fils, entre notre Ps et nous.

« Soyons des hommes de désir et de prière… Ne croyons rien impossible. Dieu peut tout. » ( Charles de Foucauld ) Les groupes d'entraide nous suggèrent de confier nos craintes face à la conduite de notre vie à une Puissance supérieure (3e Étape : Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions. Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 66 ) Nous sommes alors en mesure d'agir efficacement là où nous le pouvons. Nous faisons ce qui est possible sous Sa gouverne, avec l'énergie qu'Il nous donne et nous laissons Dieu s'occuper de l'impossible. Remercier notre Puissance supérieure chaque jour nous est aussi nécessaire que de respirer. C'est aussi tout aussi simple.

« Ici, le possible est déjà fait, l’impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai de 48 heures ! » (proverbe français) Dieu a déjà fait l’impossible pour nous dans les premiers pas de notre rétablissement dès que nous reconnaissons notre impuissance. Et pour le miracle de notre complète métamorphose, il faut un délai, et c’est le mystère de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu. Et ce jour arrive pour quiconque confie sa volonté et sa vie à cette force, à cet Être suprême duquel nous allons nous rapprocher ( bien que ne soyons éloignés ). Ainsi vient une nouvelle liberté et un nouveau bonheur, ces résultats promis et offerts à tous ceux et celles qui mettent en pratique ce mode de vie spirituel. « Soudain, nous constaterons que Dieu fait pour nous ce que nous ne pouvions faire pour nous-mêmes. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 17 mars 2019

Pensées 17 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous et Bonne St-Patrick,

« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant. Si Dieu vous répond, vous êtes schizophrène. » ( Hugh Laurie )

Pour communiquer avec Dieu... voici quelques règles à honorer...

  • Règle No 1 : Composons un numéro à l'aveuglette. Alors qui vraiment va choisir le bon code et le bon numéro ? Est-ce que le hasard existe ?
  • Règle No 2 : Une conversation avec Dieu n'est pas un monologue... Nous devons aussi L'écouter. Il veut vous dire des choses extrêmement importantes. Dieu tel que nous Le concevons a un message personnel pour chacun de nous ! C'est celui qu'Il nous achemine présentement.
  • Règle No 3 : Si nous tombons sur un répondeur, un peu de patience à développer. Dieu est toujours là.
  • Règle No 4 : Si cela sonne « occupé », c'est que notre esprit est préoccupé.
  • Règle No 5 : Si la communication est interrompue, c'est qu'une illusion est en cours : le contact semble avoir été coupé... pour le rétablir, prenons la décision de nous réconcilier avec votre prochain, nos ennemis, d'être fidèle dans les petites choses, d'être prêt à Le remercier de Son pardon. C'est à ce moment que la communication curieusement se rétablit. Était-elle vraiment coupée ?
  • Règle No 6 : Ne prenons pas l'habitude de téléphoner qu'en cas d'urgence... C'est tellement bon de Lui téléphoner simplement pour lui dire que nous l'aimons, pour tout simplement Lui dire : « Merci ! »
  • Règle No 7 : Ne communiquons pas avec Dieu rigoureusement qu’à des heures bien précises... Dieu n'est jamais dérangé dans son travail... Nous ne L'embêtons jamais. Même avec de multiples courts appels à toute heure du jour.
  • Règle No 8 : Le coût de la communication est gratuit... le nombre d'appels illimité… Ça, c'est super.
  • Règle No 9 : N'oublions pas régulièrement de vérifier notre répondeur... car ceux et celles qui nous appellent et nous adressent des messages sont des messagers de notre Ps...
  • Règle No 10 : Selon un vieux concept de conscience collective de Carl Jung, nous pouvons communiquer avec Dieu grâce à notre lobe temporal droit. Et tout le reste du corps ne sert-il que de support au lobe droit…?
  • Règle No 11 : Communiquer avec Dieu, c'est s'immerger dans cet émerveillement qui est naturel en nous. Plongeons dans le merveilleux, dans le ravissement !
  • Règle No 12 : Ne respectons pas les règles précédentes. Il n'y a pas vraiment de règles qui tiennent pour communiquer avec Dieu tel que nous Le concevons.

La sérénité n'est pas une libération de toute tempête, chaos ou crise. C'est plutôt une paix intérieure au beau milieu de la tempête non pas seulement l'accalmie après la tempête, pas seulement l'affranchissement du chaos, ni uniquement la délivrance de toute crise. En paix, nous passons par le sommet et le creux de chaque vague confiants que notre Ps nous conduit tous les jours à bon port. Les groupes d'entraide nous apprennent à recevoir ce que la vie nous présente comme un cadeau de notre Puissance supérieure quand nous mettons en pratique l'abstinence, les Douze Étapes et les Douze Traditions, les slogans, la documentation, le parrainage, les réunions, le service et par-dessus tout, lorsque notre Dieu d'amour nous permet un contact conscient avec Lui. De cela entre autres, nous sommes reconnaissants. « À la Onzième Étape, nous réalisions que s’il était vrai qu’une Puissance supérieure nous avait rendu la raison et nous avait rendus capables de vivre avec une certaine paix d’esprit dans un monde aussi bouleversé, alors il valait la peine de mieux connaître cette Puissance supérieure par un contact aussi direct que possible. » ( 12x12, 12e Étape, page 122 ) Ce contact direct permet le changement et le réveil spirituel.

Merci la Vie !!!
Gilles

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Pensées 17 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous et Bonne St-Patrick,

« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant. Si Dieu vous répond, vous êtes schizophrène. » ( Hugh Laurie )

Pour communiquer avec Dieu... voici quelques règles à honorer...

  • Règle No 1 : Composons un numéro à l'aveuglette. Alors qui vraiment va choisir le bon code et le bon numéro ? Est-ce que le hasard existe ?
  • Règle No 2 : Une conversation avec Dieu n'est pas un monologue... Nous devons aussi L'écouter. Il veut vous dire des choses extrêmement importantes. Dieu tel que nous Le concevons a un message personnel pour chacun de nous ! C'est celui qu'Il nous achemine présentement.
  • Règle No 3 : Si nous tombons sur un répondeur, un peu de patience à développer. Dieu est toujours là.
  • Règle No 4 : Si cela sonne « occupé », c'est que notre esprit est préoccupé.
  • Règle No 5 : Si la communication est interrompue, c'est qu'une illusion est en cours : le contact semble avoir été coupé... pour le rétablir, prenons la décision de nous réconcilier avec votre prochain, nos ennemis, d'être fidèle dans les petites choses, d'être prêt à Le remercier de Son pardon. C'est à ce moment que la communication curieusement se rétablit. Était-elle vraiment coupée ?
  • Règle No 6 : Ne prenons pas l'habitude de téléphoner qu'en cas d'urgence... C'est tellement bon de Lui téléphoner simplement pour lui dire que nous l'aimons, pour tout simplement Lui dire : « Merci ! »
  • Règle No 7 : Ne communiquons pas avec Dieu rigoureusement qu’à des heures bien précises... Dieu n'est jamais dérangé dans son travail... Nous ne L'embêtons jamais. Même avec de multiples courts appels à toute heure du jour.
  • Règle No 8 : Le coût de la communication est gratuit... le nombre d'appels illimité… Ça, c'est super.
  • Règle No 9 : N'oublions pas régulièrement de vérifier notre répondeur... car ceux et celles qui nous appellent et nous adressent des messages sont des messagers de notre Ps...
  • Règle No 10 : Selon un vieux concept de conscience collective de Carl Jung, nous pouvons communiquer avec Dieu grâce à notre lobe temporal droit. Et tout le reste du corps ne sert-il que de support au lobe droit…?
  • Règle No 11 : Communiquer avec Dieu, c'est s'immerger dans cet émerveillement qui est naturel en nous. Plongeons dans le merveilleux, dans le ravissement !
  • Règle No 12 : Ne respectons pas les règles précédentes. Il n'y a pas vraiment de règles qui tiennent

pour communiquer avec Dieu tel que nous Le concevons.

La sérénité n'est pas une libération de toute tempête, chaos ou crise. C'est plutôt une paix intérieure au beau milieu de la tempête non pas seulement l'accalmie après la tempête, pas seulement l'affranchissement du chaos, ni uniquement la délivrance de toute crise. En paix, nous passons par le sommet et le creux de chaque vague confiants que notre Ps nous conduit tous les jours à bon port. Les groupes d'entraide nous apprennent à recevoir ce que la vie nous présente comme un cadeau de notre Puissance supérieure quand nous mettons en pratique l'abstinence, les Douze Étapes et les Douze Traditions, les slogans, la documentation, le parrainage, les réunions, le service et par-dessus tout, lorsque notre Dieu d'amour nous permet un contact conscient avec Lui. De cela entre autres, nous sommes reconnaissants. « À la Onzième Étape, nous réalisions que s’il était vrai qu’une Puissance supérieure nous avait rendu la raison et nous avait rendus capables de vivre avec une certaine paix d’esprit dans un monde aussi bouleversé, alors il valait la peine de mieux connaître cette Puissance supérieure par un contact aussi direct que possible. » ( 12x12, 12e Étape, page 122 ) Ce contact direct permet le changement et le réveil spirituel.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 16 mars 2019

Pensées 16 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« À merles saoul, cerises amères. » ( proverbe français ) Le terme «saoul » dans ce proverbe signifie « gavé ». En l'absence d'appétit, quand nous avons trop mangé, le goût des aliments est altéré. Encore faut-il que l'appétit soit normal et le goût nécessaire. Chez les outremangeurs, la faim est insatiable et la frénésie de l'appétit est déraisonnable et incontrôlable. Pourtant « Il n’est sauce que d'appétit » ( proverbe français ). Pour le commun des mortels, le meilleur assaisonnement qui soit est la faim. En effet, pour monsieur et madame Tout'le monde, l’appétit donne du goût aux aliments. Pour les outremangeurs compulsifs, il en est tout autrement puisque que pour la plupart, leur faim est sans borne tant qu’ils ou elles ne sont pas en rétablissement et stables émotionnellement.

Plusieurs d'entre nous avons un appétit différent en ce qui concerne la nourriture. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose en ce qui a trait à la spiritualité ? Nous avons tout aussi simplement faim d’une vie spirituelle, et nous ressentons un léger petit creux (comme le déni légendaire d’Obélix : « Moi, gros ?), un besoin de remplir notre assiette différemment ou peut-être de varier notre menu en éliminant les aliments déclencheurs de frénésies ou encore de ne manger qu’aux repas et rien entre. Nous pouvons commencer à identifier l’origine de notre vide intérieur et le combler avec les trois premières Étapes. Regardons et tendons l'oreille, puisque comme le disait Joseph Joubert : « Les oreilles et les yeux sont les portes et les fenêtres de l'âme. » Prenons régulièrement le temps de nous rapprocher le plus possible d'un silence intérieur pour en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous aider à combler cette illusion de vide. Si nos pensées défilent à toute vitesse dans notre tête et que nous sommes préoccupés par mille et un désirs et plaisirs, nous aurons de la difficulté à nous connecter à notre intuition, à cette petite voix intérieure et à écouter ainsi notre Ps, à moins que toutes ces pensées qui envahissent notre esprit ne soient que là sous Sa gouverne. Il nous est souvent suggéré de ralentir ce tourbillon assourdissant qui émane de notre quotidien. Nous pouvons faire confiance en cette force, en cet Être suprême qui nous habite. Tenons pour acquis que toute la guidance dont nous avons besoin est déjà en nous et se manifeste à travers nos besoins, à travers nos désirs qui souvent grouillent et pullulent dans notre cerveau.

George Burns a dit : « Ce n’est pas le dernier verre qui me rend saoul. Mais je ne sais jamais si c’est le treizième ou le quatrième. » Pour un alcoolique, ça passe même avant le premier parce que l’ivresse est d’abord mentale. Tout ce qui est différent peut nous apparaître irréaliste ou déraisonnable. Nous croyons personnellement que tout ce qui est illogique et farfelu est divin. Ce dont nous avons besoin, c'est d'élargir notre horizon et à nous permettre d'explorer de nouvelles avenues en Son temps et en Son lieu. Notre sentiment de vide n'est pas un ennemi. C'est un allié précieux qui nous lance un signal de notre Ps qui voit une possibilité de croissance et qui nous invite à mordre avidement dans la vie.

La persistance du chaos, de l'ivresse mentale, de l'illusion de vide et de l'inconnu dans nos vies engendre une quantité d'interrogations et de peurs. Ces peurs nous ont guidés afin d'atteindre le bonheur, la sérénité et la quiétude. Chaque sommet spirituel atteint par chaque être humain récompense l'humanité toute entière de sa lumière reposante et écarte un peu plus la peur de notre route. Pourtant, même si chaque réponse, chaque nouvelle lumière, semble nous hisser un peu plus près de la vérité, du haut de chaque crête, se profilent de nouvelles montagnes à vaincre, de nouveaux pics à franchir. La clairvoyance, c'est le dénouement que nous croyions toucher qui tout à coup révèle l'étendue d'une nouvelle ignorance.

L'horizon tant espéré recule sans cesse, et par ce magique subterfuge, la prière et la méditation (peu importe la forme que nous allons choisir d'utiliser) nous permettent de saisir de mieux en mieux ce monde, nous entraînant peu à peu dans ce cheminement qu'est notre vie spirituelle. Avec le temps, et grâce aux Douze Étapes du mode de vie, nous allons constater qu'il est possible pour notre Puissance supérieure de nous libérer de nos inquiétudes déraisonnables, de nos peurs et de nos relations toxiques, dominatrices ou dépendantes avec les substances et les gens. Et que la vie n'est pas en fait un état continuel de crise ou de drame... même si nous avons à vivre des situations pénibles et des émotions désagréables de temps en temps. Ça aussi, ça passe.

« Nous désirons insister sur le fait que tout alcoolique peut se rétablir s’il est capable de faire face honnêtement à ses problèmes à la lumière de notre expérience, pourvu qu’il ne ferme pas son esprit aux concepts d’ordre spirituel. Il ne peut pas réussir en adoptant une attitude d’intolérance ou de rejet agressif. À notre avis, l’aspect spirituel de notre programme ne devrait poser de difficulté à personne. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Annexe II L’expérience spirituelle, page 634 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 15 mars 2019

Pensées 15 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Qui veut élever en un instant une flamme puissante commence par l'allumer avec de faibles brins de paille. » ( 
Shakespeare, Jules César ) C'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort de Jules César. Brutus, d’après Shakespeare, a demandé : « Donnez-moi une coupe de vin. Je noie dans cette coupe tout ressentiment. » Comme bien des alcooliques le savent, ça n’a pas marché. Assassiné par Brutus aux Ides (15) de mars, en 44 avant Jésus Christ, César a été tué, entre autres, parce que Brutus, son prétendu fils de sa maîtresse Servilia, lui reprochait entre autres d’avoir perdu son humilité. Peut-on être empereur et humble en même temps ?

L’humilité est un mot mal compris par tous et chacun. L’humilité est près de l’humiliation et chacun de nous possède sa propre définition de l’humilité. Ce qui est identique pour chacun de nous, est qu’au bout des limites de l’humilité, si nous allons plus loin, nous aurons l’impression de nous humilier. C’est cette peur du ridicule, du jugement, du mépris, du rejet et de l’exclusion qui nous empêche de repousser les limites de l’humilité.

Le mot humilité se rapproche du mot humus qui étymologiquement a donné le terme homme. L’humilité consiste, alors pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière. L’humilité est donc une attitude proprement humaine. L’homme n’est pas le seul être tiré du limon, il nous apparaît bien comme le seul à le savoir. Il est aussi le seul à pouvoir l’oublier. Au-delà de l’image de la terre (humus), le terme d’humilité renvoie en effet à l’idée d’une provenance étrangère, autre (d’une humidité quelconque et d'un souffle de vie). Ça semble nous indiquer aussi, du même coup, l’idée d’une incapacité à s’accomplir, à croître par ses seules forces. En un mot, il s’agirait d’avouer notre impuissance, (et peut-être plus tard nos défauts, nos manques et nos torts), pour que nous puissions attribuer notre relèvement à une Puissance supérieure à nous-mêmes. Cette impuissance n’est pas facile à admettre et semble, de prime abord, incompatible avec la dignité de l’être humain. Sa reconnaissance constitue pour plusieurs une intolérable humiliation. Intolérable mais combien nécessaire.

Est-ce une même chose d’être humble et d’être humilié ? Être humble, est-ce se rabaisser, se manquer de respect à soi-même ? Cela doit-il conduire, en particulier, à accepter que les autres nous traitent comme « moins que rien » ? Humilier quelqu’un consiste à nier sa dignité, ou du moins à manifester uniquement ses manquements et ses déficiences. Cela revient souvent à le réduire à son animalité, d'autres diront à sa dimension purement humaine. Humilité et affirmation de sa dignité d’être humain et spirituel sont, en vérité, compatibles, voire indissociables. « Nous avons compris que, pour devenir humbles, il n’est pas nécessaire d’y être contraints. Nous pouvons rechercher l’humilité de plein gré ou l’acquérir sous les coups de la souffrance. » ( 12x12, 7e Étape, page 84 )

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir cette fissure qui, dans la muraille de notre amour-propre, permet à la lumière de la raison de filtrer. Atteindre à une plus grande humilité est le principe de base de chacune des Douze Étapes de notre mode de vie. Car si grâce à sa Ps, elle n'est pas parvenue à un certain niveau d'humilité une étape à la fois, aucune personne dépendante ou codépendante ne peut demeurer le moindrement abstinente ou sobre. Aujourd'hui, nous faisons confiance à notre Puissance supérieure et nous nous en remettons à Elle ou à Lui dans tous les domaines de notre vie. Tout ce qui appartient à Dieu, c'est-à-dire tout, se déroule pour le mieux.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 14 mars 2019

Pensées 14 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le sceptique, Dr Gregory A. Boyd, a établi que notre univers ne pourrait pas avoir créé des êtres personnels (c’est-à-dire aimants, rationnels, conscients, moraux, et motivés par un but) sans que notre environnement ne le soit aussi, parce que sinon il ne nous correspondrait pas, et ce serait comme si la nature accouchait d'un poisson alors qu'elle ne contient pas d'eau. (Gregory A. Boyd & Edward K. Boyd’s Letters from a Skeptic: a Skeptic Wrestles with His Father’s Questions about Christianity. — Correspondence 8 : Why believe in God in the first place? ). Et il y en a de toutes les couleurs dans notre univers… et dans mon aquarium.

Il n'est pas nécessaire de chercher à prouver l'existence de Dieu. La plupart d'entre nous se fient graduellement à une Puissance supérieure pour retrouver la raison. Il y en a même parmi ceux-là qui vont aller jusqu'à confier leur vie à un Dieu d'amour. Grâce à la pratique quotidienne de toutes les Étapes, nous trouvons sur notre chemin cette arche triomphante par laquelle nous passons pour aller vers un autre jour de liberté, de gratitude et de service. Et cette arche, c’est l'amour. Et l’amour c’est le pain de la vie. « La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé. ( Alfred Hitchcock ) et une autre que j’aime beaucoup et qui ressemble à la précédente : « La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises, mais par le nombre de moments qui vous ont coupé le souffle. » ( George Carlin )

« J’ai le souffle coupé, je suis Ève dans le jardin d’Eden, il est le serpent, et je ne peux résister. » ( E.L. James ) C'est simple, nous prenons du temps pour dire à certaines personnes que nous les aimons. Si nous prenons ce temps, c'est souvent la seule façon dont nous pouvons bien ressentir qu'il vaut mieux donner de l'amour. Tout comme il est impossible de siffler et de mâcher de craquelins en même temps, nous ne pouvons pas donner de l'amour et être déprimé ou souffrir en même temps. Le Cours en Miracles enseigne entre autres qu’il y a seulement deux émotions, l’amour et la crainte ; à tout moment, nous ne vivons que l’un ou l'autre de ces émotions. Le meilleur antidote à la douleur, l'apitoiement sur soi, la solitude ou la dépression est de tendre la main et de donner de l'amour ou d'aider quelqu'un. Le Dr. Gerald Jampolsky a raconté dans un de ses livres qu'à un moment de sa vie, lorsqu'il a commencé à se sentir déprimé, il s'est mis à appeler quelqu'un qui était malade ou visiter une personne âgée et seule. Nous avons appris la même leçon quand un vieux monsieur qui semblait avoir un rayon de lumière dans les yeux et qui priait régulièrement dans la chapelle de l'hôpital nous a suggéré de procéder ainsi. À de nombreuses reprises, nous nous sommes sentis fatigués, malades émotivement, et nous avons dans ces moments difficiles le goût de rester en boule dans notre monde ou dans notre lit douillet. À la suite de cette visite ou d’un appel auprès d’une personne qui souffre comme un membre en rechute ou près de l'être, après avoir donné de nous-mêmes, nous nous sentons bien à 100 pour cent. Dans OA, le 12 de chaque mois, plusieurs membres en profitent pour loger un appel contact à des membres qui sont absents depuis longtemps. Il arrive que pour certains de ces membres, ce geste à leur égard est salutaire.

Des études ont montré depuis longtemps que les gens dans les hôpitaux et les centres de réadaptation guérissent plus rapidement quand ils ont un animal de compagnie ou des plantes à entretenir. En effet, la zoothérapie a démontré que l’acte de donner de l'amour nourrit l'âme. Merci Gilles B. et Jasper. Si nous nous sentons un petit creux, une petite soif, nous pouvons faire une liste des personnes à qui nous pouvons donner de l’amour par un appel téléphonique, une visite, ou tout autre acte de bonté. Le simple fait de dresser cette liste nous aide personnellement considérablement, et d'agir dans ce sens, ça change notre vie. Nous pouvons passer au-delà de notre sens de séparation et de découvrir que le rétablissement est joint spirituellement au service. L’amour nous guérit collectivement dès que nous désirons le partager et voilà ce qui est échangé dans tous les groupes d’entraide. « Nous n’avions même pas prié de la bonne manière. Nous avions toujours répété : ‘Réponds à mes désirs’ au lieu de dire : ‘Que ta volonté soit faite’. Nous n’avions jamais rien compris à l’amour de Dieu et à l’amour du prochain. Nous étions donc toujours déçus et donc incapables de recevoir la grâce qui nous rendait la raison. » ( 12x12, 2e Étape, pages 35-36 ) Ça se peut que l’amour soit incompréhensible seulement parce qu’il est divin.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 13 mars 2019

Pensées 13 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La vie est faite d'illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité. » ( Jacques Audiberti, L'Effet Glapion ) Certains illusionnistes appellent ça de la magie. Plusieurs croient que sous de multiples visages, dissimulant parfois leurs sourires sarcastiques sous des apparences trompeuses, ils peuvent entretenir des illusions qui entraînent tous les êtres humains de leur entourage (et eux-mêmes) à leur perte. Tel l’égaré du désert qui court sur le sable brûlant vers l’image tremblante d’une onde salvatrice, l’homme se précipite vers le néant en se laissant berner par un mirage d'illusions. Ces paraboles ne répondent pas à des questions comme qui est l'homme, d’où il vient et ce qu’il est censé accomplir sur la Terre. Pourtant, il est facile de trouver des réponses à ces questions dès que nous avons confié notre volonté et nos vies à un Dieu d'amour. L'homme est une créature merveilleuse dotée d'un potentiel fabuleux et divin comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité.

« Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l'intuition ; l'intuition est une illusion pour l'idée pure ; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême. » ( Fernando Pessoa, Traité de la négation ) Une illusion est un déguisement, une apparence qui change de forme en fonction de celui qui la regarde. C’est dans les faiblesses, déficiences ou défauts de l’être qui la contemple que l’illusion naît, vit et survit. Nous croyons que dans notre vie de tous les jours, notre Ps se manifeste en permanence dans tous les secteurs de nos existences, dans chacune de nos pensées et, encore davantage, dans chacun de nos actes. Chacun, à travers ses actes et ses pensées, est invité à vivre la couleur de Son éternité. L'homme recherche désespérément ce qu’il possède depuis toujours : sa nature divine, sa condition d’origine où il n'y a pas de séparation avec sa Ps, cette dépendance saine avec notre Être suprême, tel que nous Le concevons.

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir et à vivre ces valeurs spirituelles comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité, à les reconnaître comme les cadeaux quotidiens de notre Ps. La spiritualité suppose l'attachement à ces valeurs spirituelles plutôt qu'aux biens matériels, et à l'obéissance à la volonté de Dieu à notre égard. « Jamais nous ne nous excusons auprès de quiconque de dépendre de notre Créateur. Nous pouvons faire fi de ceux qui considèrent la spiritualité comme la voie de la faiblesse. Au contraire, elle est plutôt la voie de la force. L'histoire a démontré que la foi est synonyme de courage. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap. 5 Notre méthode, page 77 ) Deux ‘urantiens’ ont élaboré cette merveilleuse réflexion (voir à la fin) sur les valeurs spirituelles à partir des 4 accords toltèques originaux de Don Miguel Ruiz qui travaille sur un cinquième : « Soyez sceptique, mais apprenez à écouter ! »

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 12 mars 2019

Pensées 12 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Sur un plan spirituel, c'est notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons qui seul est capable d'attirer l'humanité à Lui, d'apporter l'étincelle de vie à un cœur comme le nôtre. Il revient à Dieu de communiquer la flamme et d’embraser (ou embrasser comme vous voulez et seulement si elle le désire ) la femme ou l’homme ou est-ce vice versa, de communiquer avec l’homme et la femme et que le brasier s’allume ensuite… D’une manière ou d’une autre, le salut est accessible à tous parce que l’initiative est toujours d'origine divine.

La vie spirituelle est une longue marche qui ne demande pas persévérance, abnégation, courage, endurance un peu comme un marathon. Sur une longue distance, une course intelligente ne consiste pas à partir le plus vite possible mais bien de prendre son temps en fonction de la longueur. C'est un peu comme la vie. Certes, il est fondamental de prendre un bon départ dans notre rétablissement avec cette Puissance supérieure et de se rapprocher de Lui même si c'est suite à une émotion, à une bénédiction, à une illumination ou à un sentiment de mieux-être. Bien sûr, Dieu dans Sa grâce nous permet de ressentir des sensations agréables de Sa présence, de Son pardon, de Son réconfort, de Sa bonté et de Son amour. Nous croyons que Dieu aussi dans Sa grâce nous permet de vivre des événements désagréables, des tremblements de terre et des tsunamis physiques ou émotionnels.

Paul alors prisonnier, lié et enchaîné, a quand même réussi à écrire à Timothée : « C’est pourquoi, je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu... Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais (un esprit) de force, d’amour et de sagesse. » (2 Tm 1.6,7) Les dons spirituels sont les compétences que notre Ps nous accorde en vue du service, du rétablissement. Nous pouvons les voir comme des talents naturels ou des aptitudes cultivées. Mais plus souvent qu’autrement, les dons spirituels nous permettent d’abord de confier notre vie à Ses soins, de répondre à nos besoins et de relever les défis qui se présentent dans notre quotidien. « Dieu n’appelle pas les gens qualifiés. Dieu qualifie les gens qu'Il appelle. Est-ce que je suis à l’écoute ? » ( De l’espoir pour aujourd’hui, page 101 )

Remercions tous les jours notre Puissance supérieure telle que nous la concevons, Dieu (pour plusieurs) de ranimer en nous la flamme de Son amour, pour qu'un amour radieux et clair illumine nos pensées, nous libère de nos chaînes, de notre Pearl Harbor personnel et nous fait voir dans tout ça Sa volonté. Dans le 12x12 à la page 111 tout de suite après la prière (de St-François), il a une simple suggestion de médiation : « Détendons-nous, comme si nous étions allongés sur une plage ensoleillée, respirons profondément l'atmosphère spirituelle dont nous enveloppe la grâce de cette prière. Disposons-nous à nous laisser prendre, à être tonifiés, à être soulevés par ce vif courant d'énergie spirituelle, de beauté et d'amour que transportent ces paroles magnifiques. Contemplons maintenant la mer et méditons sur son mystère ; levons les yeux vers l’horizon lointain, dépassons-le pour découvrir toutes ces merveilles encore inexplorées. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 11 mars 2019

Pensées 11 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Le bonheur, c’est de savoir savourer l’instant présent sans se soucier du passé ou de l’avenir. » ( Anonyme) Pour ceux et celles qui ne se lassent pas d'entendre Christophe Maé - Il est où le bonheur - sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=fVrRZ56EO9c « Et si c’était ça le bonheur ? Pas un rêve, ni une promesse. Juste l’instant présent. » ( Delphine de Vigan )

Un père envoya son fils découvrir le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha longtemps dans le désert avant d'arriver finalement devant un monastère, au sommet d'une montagne. Au lieu de rencontrer un saint homme, un sage, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région. Le sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour. Le sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait pas le temps de lui révéler le secret du bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là. Cependant, je veux vous demander une faveur, ajouta le sage, en remettant au jeune homme une petite cuiller, dans laquelle il versa quelques gouttes d'huile : « Tout au long de votre promenade, tenez cette cuiller à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile. » Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il revint en présence du moine. « Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans notre salle à manger ? Avez-vous vu notre parc que le maître des jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de notre bibliothèque ? » Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le moine lui avait confiées. — « Eh bien, retourne faire connaissance des merveilles de notre environnement » lui dit le sage. « Nous ne pouvons nous fier à un homme si nous ne connaissons pas la maison ou la contrée qu'il habite. » Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuiller. Après quelques pas, il avala l'huile et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les œuvres d'arts qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentours, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des œuvres d'art était disposée à la place qui convenait. De retour auprès du sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu. — « Mais où sont les deux gouttes d'huile que je t'avais confiées ? » Demanda le sage. Le jeune homme regardant alors la cuiller, affirma qu'il les avait avalées. — « Eh bien, dit alors le sage des sages, c'est là un bel apprentissage que tu as à nous donner : le secret du bonheur est bien de regarder toutes les merveilles du monde, et aussi en même temps, de goûter ce que la vie a à nous offrir dans l'instant présent. »

Aujourd'hui, nous regardons tout ce qui nous entoure, tout ce qui est là, et nous oublions quelquefois les petites gouttes d'huile, en l'occurrence de prendre nos responsabilités. Nous découvrons ces nouvelles allégories ou mélodies qui heureusement chantent dans nos cœurs. Ces nouvelles mélodies du bonheur (ou quelquefois du malheur) sont les musiques parmi les plus merveilleuses que nous ayons jamais entendues. Un peu comme celles qui accompagnent notre cheminement comme les témoignages des membres dans notre groupe d’appartenance. Le rétablissement sur les plans physique, émotif et spirituel est un voyage qui nous permet de profiter des horizons nouveaux remplis d'arcs-en ciel qui s'ouvrent aujourd'hui devant nous et de ces mélodies qui marquent le passage de notre Ps et de ses enseignements. « Nous connaîtrons une nouvelle liberté et un nouveau bonheur. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l'oeuvre, page 94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 10 mars 2019

Pensées 10 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Pour les chevaliers autrefois, la courtoisie était plus qu’un idéal de conduite à tenir à l’égard des nobles dames et des damoiselles. C'était un code basé sur l'honneur qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami. En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret tout en devenant sa suzeraine. Vive la reine et toutes nos belles petites princesses !

« La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre, c'est un espèce de charme par où l'on se fait aimer de tout le monde. » ( Jacques Deval, Afin de vivre bel et bien ) Faire montre de courtoisie, c'est traiter les autres comme nous voudrions l'être. Nous pouvons agir avec courtoisie, même si nous sommes en colère, ou sous le coup d'une blessure, tout en restant fidèles à ce que nous croyons être la vérité. La courtoisie n'a rien à voir avec le fait d'avoir tort ou raison. C'est essentiellement une question de respect de soi, d'où naît le respect des autres. Alfred Jarry a écrit dans Les Jours et les Nuits : « Dieu en vain tu ne jugeras est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir. » Puisque nous sommes évidemment faits à Son image…

« Quant à ceux que nous n'aimons pas, nous pouvons commencer à exercer envers eux justice et courtoisie et peut-être nous donner la peine de les comprendre et de les aider. … La courtoisie, la bonté, la justice et l'amour sont les notes clés qui nous permettent d'entrer en harmonie avec presque tout le monde. Dans le doute, on peut toujours s'arrêter et dire : « Que ta volonté soit faite, et non pas la mienne.» ( 12 x 12, 10e Étape, pages 103-104)

La courtoisie s’apprend bien souvent à la maison, par l’exemple des parents entre eux et par la façon dont ils traitent leurs enfants, leurs propres parents et les voisins respectueusement. Montrer de la courtoisie aux enfants est riche de dividendes, le premier étant l'estime de soi que cette attitude permet à nos petits monstres de développer. C'est ce qui va leur servir à prendre des risques, de se respecter et de respecter les côtés lumineux et sombres des autres. « Un homme courtois ne marche pas sur l'ombre de son voisin. » (Proverbe chinois) Vivre et laisser vivre nous apprend aussi la tolérance et la courtoisie. Dieu sait toutes les manières et méthodes que notre Ps prend pour nous apprendre et pour que nous devenions à Son image.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 9 mars 2019

Pensées 09 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Nous avons les défauts de nos qualités. » Définitivement tordu et usé, cet argument fait souvent sourire. Personne n'est parfait ! Nous avons tous nos petits défauts, même si nous avons souvent du mal à l'admettre. Si nous supportons très bien certains, d'autres nous gâchent franchement la vie. Nous reconnaissons assez facilement chez les autres les défauts qui nous dérangent en nous. Nous avons aussi une habileté à identifier les qualités chez les autres qui correspondent aux nôtres. Nous croyons que chaque défaut est comme dans un processus de continuum avec la qualité qui y correspond et que notre cheminement entre les deux est le résultat de la gouverne de notre Ps dans le continuum global entre notre rétablissement et l’ivresse mentale. « Il nous faut reconnaître aussi que nous nous complaisons dans certains de nos défauts. Nous les aimons réellement. » ( 12x12, 6e Étape, page 74 ) Qui ne prend pas plaisir à se sentir un tout petit peu supérieur ? Est-ce que les effets secondaires en valent vraiment la peine ? Nous avons tous tendance à nous focaliser sur ce qui grippe plutôt que sur ce qui fonctionne bien. Il en est de même dans nos relations sociales où nous ne pouvons nous empêcher d’identifier rapidement les petits travers de l’autre. Essayez d'identifier un défaut ou un travers qui vous agace chez un proche (conjoint, ami ou encore un membre de votre groupe puis cherchez la qualité pouvant être attachée à ce défaut. Elle est colérique ? Ses qualités possibles sont la franchise, l’honnêteté. Il est têtu ? Il est probablement persévérant et n’est pas influençable. Ensuite, notez ces qualités sur un petit calepin. Passez en revue votre entourage.

Défauts :
Individualiste, excessivement centré sur soi-même, mesquin, égoïste, lâche, impulsif, impatient, trop franc, jaloux, possessif, rancunier, inflexible, nerveux, tendu, indiscret, inconstant, superficiel, lunatique, susceptible, dépendant, orgueilleux, autoritaire, importun, intolérant, inquiet, pessimiste, sévérité matérialiste, influençable, obsessionnel, cachottier, entêté, hyper idéaliste, irréfléchi, incompréhensif, irresponsable, fataliste, avare, contrariant, insensible, naïf... Que nous cachent les défauts des autres ? Les nôtres ! Dieu se sert des autres pour nous en apprendre plus sur chacun de nous.

Qualités :
Gentil, loyal, digne de confiance, fidèle en amour, fidèle en amitié, compréhensif, énergique, courageux, entreprenant, enthousiaste, sûr de soi, dynamique, franc, patient, sérieux, chaleureux, serein, déterminé, adaptable, communicatif, rusé, affectueux, protecteur, prudent, intuitif, imaginatif, généreux, créatif, large d'esprit, tolérant, modeste, assidu, sens du pratique, analytique, diplomate, poli, facile à vivre, sociable, romantique, charmeur, séduisant, optimiste, honnête, discipliné, consciencieux, plein d'humour, amical, indépendant, original, inventif, compatissant…

Que nous cachent les qualités des autres ? Les nôtres ! Et Dieu se sert aussi des autres pour nous en apprendre plus sur nos qualités. Et nous avons, bien sûr, les qualités de nos défauts.

Dieu se manifeste dans le changement, et rien ne nous oblige à vivre avec le handicap de nos défauts que si c'est Sa volonté, et même là, nous pouvons l'accueillir ainsi. Il nous présente tous les jours des étapes à suivre, qui conduisent à une vie spirituelle et à la liberté. Accueillons le changement, c'est-à-dire la libération des défauts qui gênent notre rétablissement. Accueillons aussi la paix intérieure, la capitulation, le calme après la tempête. Vive cette accalmie ou cette petite gêne avant la prochaine dépression… atmosphérique et c'est déjà un peu mieux ici et maintenant, vive le printemps qui se pointe à l'horizon !

« Qu'est-ce que tous les dépendants craignent le plus ? — Je ne peux pas deviner. — 'Le changement' répondit-elle. Dans OA, vous posez votre fourchette et à la place, vous ramassez les Étapes. Vous travaillez toutes les douze dans l’ordre et vous n’aurez plus jamais à manger compulsivement - si c’est ce que vous désirez. » ( Overeaters Anonymous, 3rd Ed. chap.26 Twelve Keys, p.128 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 8 mars 2019

Pensées 08 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Certains membres des groupes d’entraide nous répètent souvent quelque chose comme « On va t’aimer jusqu’à ce que tu apprennes à t'aimer toi-même. », jusqu'à ce que nous découvrions que nous sommes des personnes vraiment dignes d'être aimées, et que nous nous sentions alors sur la bonne voie. « Certains hommes ne peuvent pas ou ne veulent pas surmonter leur problème d’alcool. …Les femmes et les enfants de ces hommes souffrent horriblement, mais pas plus que ces hommes eux-mêmes. …La route sera plus facile pour elles si elles adoptent un mode de vie spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 8 Aux conjointes, pages 129-130 )

Bonne journée internationale des femmes. Quelle belle occasion de dire aux femmes dans notre vie que nous les aimons, que nous voulons leur rendre hommage. La journée internationale de la femme (ou journée internationale des femmes) est célébrée le 8 mars et trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par l'Organisation des Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. Dans le monde, aujourd'hui :
Jusqu'à 50% des agressions sexuelles sont commises sur des filles de moins de 16 ans ;
603 millions de femmes au monde vivent dans des pays où la violence domestique n'est pas un crime ;
Jusque 70% des femmes à travers le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au moins une fois au cours de leur vie…
Face à ces chiffres inacceptables, la communauté internationale s'est fermement engagée à changer le sort des femmes. Mais comme le changement ne vient pas de l’extérieur, changeons ce que nous pouvons changer.

« On ne naît pas femme, on le devient. » ( Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ) C’est une journée de manifestations, de marches à travers le monde : l’occasion de revendiquer l’égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la situation des femmes, fêter les victoires et les avancées. À toutes les femmes dans ma vie, je vous chéris et je vous aime. Merci d’être l’incarnation de tout cet amour et merci de faire de nous les êtres humains que nous sommes par votre seule présence qui est parfois amoureuse mais toujours remplie de tendresse.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 7 mars 2019

Pensées 07 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Nous vivons dans l’illusion et l’apparence des choses. C’est une réalité. Nous sommes cette réalité. Quand vous comprenez cela, vous voyez que « vous » n’êtes rien. Et en étant rien, vous êtes tout. C’est tout. » ( poème bouddhiste de Kalou Rinpoch) La vie est difficile est une des premières phrases du livre Le chemin le moins fréquenté du Dr M. Scott Peck. « Jusqu’ici, notre existence était largement consacrée à échapper à la souffrance et aux difficultés. Nous voulions les fuir comme la peste. Jamais nous ne voulions envisager la réalité de la souffrance. Nous choisissions toujours de nous évader par la bouteille. » ( 12x12, 7e Étape, page 83 ) Et les enseignements du Bouddha commencent par cette affirmation : « Tout est souffrance. » Tout est souffrance parce que la vie comporte certaines expériences, auxquelles personne ne peut se soustraire, qui entraînent une souffrance. En particulier quatre expériences de vie :

  • La naissance est souffrance parce qu’elle comporte l’expérience du rejet, l’archétype de tous les rejets, suivie par une adaptation difficile à un milieu perçu comme étranger ou étrange, voire parfois hostile et en même temps, perte du confort utérin total et des échanges intimes à travers le placenta.
  • La mort — La vie est souffrance parce qu’elle va se terminer par la mort. Il faudra alors abandonner ce corps auquel nous nous sommes identifiés et renoncer au monde, aux désirs, aux attentes et plaisirs.
  • La maladie... est souffrance : tout ce qui se traduit par une diminution de soi, physique ou psychique.
  • La vieillesse est toujours, quelles que soient les conditions particulières, une expérience difficile dans la mesure où elle entraîne déjà un renoncement progressif à soi-même et au monde (Et prépare à la mort, ce passage inévitable).

En nous rétablissant, nous apprenons à ralentir et à écouter notre Puissance supérieure qui se manifeste pour quelques-uns par une petite voix à l'intérieur de nous. Cette présence est toujours à nos côtés, puisqu'elle habite en chacun de nous à travers tous les moments de la vie même les plus difficiles. Chaque jour est porteur de secrets, d'expériences, d'épreuves nouvelles et d'apprentissages. Nous avons appris que la vie est difficile. Les souffrances nous ont forcé à connaître nos limites. Une des premières leçons que nous avons appris c'est que nous sommes responsables de notre propre bonheur pour aujourd'hui. Et plusieurs d'entre nous avons donc cherché infructueusement ce bonheur sous toutes ses formes. Heureusement, il y a cette petite voix qui nous accompagne partout dans l'expérience de la vie. Elle veille sur nous, tournant au ridicule ces situations difficiles et ces émotions désagréables, nous faisant retrouver cette joie de vivre. Elle nous amène au profond de nous-mêmes, nous invitant à prier et méditer, à prendre des reculs nécessaires quand nous sommes lancés dans des trajectoires toxiques ou d'ivresse mentale. Elle est parfois notre seule compagne, elle veille sur nous, nous nourrit… d'estime, de pardon, d'écoute et elle continue ainsi à nous guider dans notre cheminement.

Il y a aussi la voix de la conscience de groupe qui s'exprime à travers les membres d'un groupe. Bill a écrit dans le 12 x 12, page 156 : « — Ainsi s'exprimait la conscience de groupe. Le groupe avait raison et j'avais tort : la voix ( Tout travailleur mérite salaire) dans le métro n'était pas celle de Dieu. C'est ici qu'elle s'exprimait vraiment, dans ce cri du coeur de mes amis. J'ai écouté et Dieu merci, j'ai obéi. » Dès que nous obéissons à cette voix qui est l'autorité ultime et qui se manifeste dans notre conscience de groupe, nous allons nous apercevoir que notre Dieu d'amour de la 2e Tradition nous invite à servir, à nous impliquer et à nous respecter dans les services.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 6 mars 2019

Pensées 06 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La religion c’est croire en l’expérience de quelqu’un. La spiritualité, c’est vivre sa propre expérience. » ( Deepak Chopra ) L’histoire est faite par les actions des hommes, ces actions qui naissent de leurs désirs, et ces désirs qui font qu’ils trouvent un intérêt à ce qu’ils entreprennent. Le rassemblement du désir dans un unique intérêt poursuivi sans relâche fait la passion. Ceux qui ont changé quelque chose sur cette terre ont dû mobiliser toute leur passion pour y parvenir. La passion met en œuvre toute l’énergie d’un homme et la projette vers un but qu’il veut accomplir, elle devient sa volonté déchaînée. Les héros de l'histoire comme Alexandre, César, Napoléon et Gandhi étaient des passionnés. Qui soutient notre intérêt, notre passion sinon notre Ps ? Nous pouvons dire que rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion, sans la poussée et le soutien d’une force qui nous habite et qui nous dépasse. Quel bel exemple de passion et d’amour inconditionnel que donnent nos grands-mères dont c’est la fête tous les premiers dimanches de mars donc aujourd’hui. Bonne Fête à toutes les mamies !

Beaucoup de gens pensent que les comportements toxiques de dépendance et/ou codépendance s'arrêtent quand le dépendant arrête les abus de ses substances de choix ou met fin au cycle infernal de ses passions soit à la suite de son décès soit en se rétablissant. Nous croyons que c'est souvent le symptôme d'un problème beaucoup plus vaste. Il s'agit d'un système de croyances qui nous permet de rester malades. Il est utile d'identifier la manière dont notre pensée nous crée ces blocages à notre rétablissement. N'oublions pas que c'est notre Ps qui va faire ces changements dans chacun des domaines de notre vie. Et notre Ps passe par les gens et les événements pour nous amener à accomplir Sa volonté.

Nous dépendons les uns des autres pour nous rétablir. La construction de nouvelles relations et de nouvelles habitudes de partage est une étape importante pour retrouver notre chemin vers la sobriété. Le mode de vie des 12 Étapes, dont la transmission du message est l’un des aspects importants de ce programme nous encourage à découvrir une sagesse innée et à embrasser une forme de spiritualité qui nous permet de cheminer. La prière et la méditation sont des exercices extrêmement pratiques. « La méditation est un exercice qui peut prendre sans cesse plus d’envergure. Elle ne connaît pas de limites, ni en largeur ni en hauteur. … elle devient en somme une aventure personnelle que chacun de nous peut conduire à sa guise. Mais son objectif est toujours le même : améliorer notre contact conscient avec Dieu, avec Sa grâce, Sa sagesse et Son amour. » ( 12 x12, 11e Étape, page 113 )

C’est en nous occupant de nous-mêmes que nous acquérons un équilibre émotif et que nous pouvons le mieux nous occuper des autres et trouver ce qu’il y a de bon en toutes choses. Les groupes d'entraide nous suggèrent aussi de redonner aux autres ce que nous avons reçu : notre rétablissement à l'aide du mode de vie. Et si ce rétablissement devenait notre nouvelle passion et si elle se manifestait dans notre implication dans le parrainage et les services et delà, notre bonheur. « Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. » ( Mahatma Gândhî ) Ensemble, nous pouvons accomplir ce que nous ne pouvons pas faire seuls.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 5 mars 2019

Pensées 05 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Un slogan est une formule concise et frappante qui exprime une idée qu'une personne ou un organisme veut diffuser ou autour de laquelle il veut rassembler (fonctions respectives de recrutement, de reconnaissance ou de ralliement). Le mot slogan est d’origine celte, et signifiait littéralement : « cri de foule » un peu comme le cri de guerre appartenant à un clan particulier. Le slogan est devenu aujourd'hui essentiellement un outil de communication en politique ou dans la publicité. Étant destiné à frapper les esprits avec un message court et répétitif, il est par nature réducteur et séducteur.

Les slogans sont des trucs faciles pour nous aider à passer à travers différentes situations. Ils sont présentés dans les diverses publications des groupes d'entraide. À mesure que nous avançons dans notre rétablissement, nous en découvrons leurs bienfaits. Ils nous viennent à l’esprit facilement et nous aident à traverser les événements de la vie souvent avec plus de douceur. Nous utilisons les slogans de la même façon que la Prière de la Sérénité souvent afin d'être guidés, sur le plan spirituel, pour affronter nos difficultés et relever les défis de la vie. Les slogans peuvent servir de thèmes aux réunions ; individuellement les membres y font appel dans les moments de tension ou juste pour méditer : Agir aisément — Par la grâce de Dieu — Faire semblant — Faire « comme si » — Restons simples — Gardons ça simple — Laisser faire et laisser faire Dieu — Un jour à la fois — Se hâter lentement — Vivre et laisser vivre — L'essentiel d'abord — Ne pas compliquer les choses — Ça commence par moi — Penser — Pensez, méditez, pensez — Écouter pour apprendre — Garder l'esprit ouvert — L'important d'abord — Est-ce si important ? — Lâcher prise et s'en remettre à Dieu — Nous pouvons... ENSEMBLE — Ensemble, nous pouvons y arriver — Ensemble, nous pouvons nous rétablir — Aujourd'hui seulement — Est-ce bon pour moi ? Il y a même un document qui circule qui décrit de faux slogans (environ 400) que nous entendons répéter par des membres qui en ont choisi quelques-uns et en ont fait leur cri personnel. Nous allons les traduire un jour mais c’est difficile de résumer sommairement un slogan même un faux.

La pratique des Douze Étapes est la tâche de toute une vie. Notre Puissance supérieure, Dieu sait exactement ce dont nous avons besoin et nous l'a bien souvent déjà donné. Notre rôle consiste à « ne pas compliquer les choses » et à remercier Dieu pour son aide pour nous débarrasser du superflu — des déficiences — des défauts qui nous enchaînent. Entonnez dès l’instant votre cri de guerre ou de paix peu importe lequel chante en vous présentement...

Ainsi Par la grâce de Dieu est un slogan qui décrit bien notre confiance en cette Ps et le sentiment de Sa présence. Avec cette phrase du 12x12 : « Mais son objectif est toujours le même : améliorer notre contact conscient avec Dieu, avec Sa grâce, Sa sagesse et Son amour. » ( 12x12, 11e Étape, page 113 ), ce slogan devient pour aujourd’hui notre tintamarre (quand il est discordant), ou notre cri de foule personnel pour aujourd'hui : Par la grâce, la sagesse et l’amour de Dieu !

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 4 mars 2019

Pensées 04 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le libre arbitre est pour plusieurs une notion fondamentale. Sans le libre arbitre, la bonne action et sa récompense, la faute et sa punition sont dépourvues de sens pour ces personnes. Pour plusieurs, Dieu laisse à l'homme toute liberté, même celle de s'opposer à la volonté divine, et d'en assumer la transgression. « Fermer les yeux devant le danger, c'est se donner en proie et renoncer à son libre arbitre. » ( Georges Meredith, Les Comédiens tragiques ) Notre Ps nous permet d'ouvrir ou de fermer les yeux devant tout, peu importe, de Lui faire confiance, de sentir Sa présence et de nous sentir guidés par Elle.
Pour plusieurs d'entre nous, Dieu est créateur de toute chose et maître de la Création. Transcendant le temps et l'espace, Il a connaissance de l'avenir comme du passé. Quel sens pouvons-nous donner à la responsabilité d'une action que Dieu a prévue ? Ce postulat nous semble conférer à la notion de libre arbitre un caractère dérisoire. Si un père demande à son fils de choisir entre une friandise et une punition, il sait pertinemment que son fils – s'il n'est pas un masochiste – préférera la friandise. Or le père, bien que connaissant parfaitement la réaction de son fils, n'a influencé son choix en aucune manière. S'il a su prévoir sa décision, c'est parce que, sur ce point, la nature de son enfant est une évidence pour lui. Parce que Dieu est notre créateur, Il connaît les moindres recoins de notre personnalité et Il peut donc influer sur chacun de nos choix. Maître de nos existences, Dieu tel que nous Le concevons connaît tous les détails de notre être parce qu'Il en est l'artisan. De ce fait, sa connaissance des recoins de notre personnalité n'est pas fortuite : elle traduit notre dépendance par rapport à Sa toute-puissance.

Au niveau de Dieu Lui-même, aucune des notions de temps, d'espace, de cause, d'effet et de potentiel ou de réalisation ne semble avoir de consistance. Cependant pour plusieurs d'entre nous et bien qu'échappant à toute définition, Dieu est cause première de tout effet potentiel ou réalisé. Mais, si toute existence dépend de Lui, Lui ne dépend d'aucune autre existence. De ce fait, Son essence est le lieu de toute action de l'homme, possible ou effective. Le choix de la réalisation d'un potentiel que suppose le libre arbitre est alors vide de sens, car, pour Dieu, il n'y a aucune différence entre le potentiel et le réalisé. Dieu est tout en même temps. Pour nous, Dieu est aussi tout amour. « Mon Dieu, je m’offre à vous pour que vous fassiez de moi et avec moi comme bon Vous semble. Délivrez-moi de l’esclavage de l’égoïsme pour que je puisse mieux faire Votre volonté. Éloignez de moi les difficultés de sorte que ma victoire sur elles soit, pour ceux et celles que j’aurai aidés, un témoignage de Votre force, de Votre amour et de Votre mode de vie. Que j’accomplisse toujours votre volonté ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 71 ) Cette prière de la 3e Étape marque souvent notre abandon à la volonté et à l’amour de notre Ps, Dieu pour plusieurs tel que nous Le concevons. Dans le livre 1212OA, la prière a été légèrement modifiée : « Mon Dieu, je m’offre à toi pour que tu te serves de moi et que tu disposes de moi comme tu voudras. Délivre-moi de l’esclavage de l’égoïsme, pour que je puisse mieux faire Ta volonté. Délivre-moi de mes difficultés et que cette victoire apporte à ceux que je pourrai aider un témoignage de Ta puissance, de Ton amour et celui d’une vie conforme à Ta volonté. Amen ! » ( 1212OA, page 30 — source : Les Alcooliques Anonymes )

En nous rétablissant, nous obtenons des réponses avant même que notre cœur sache qu'il a une question. Tout autour de nous, la vie est en évolution ; les Douze Étapes en sont la clé. Les Douze Étapes sont la clé d'un cheminement que nous appelons « la vie ». À force de mettre en pratique ces Étapes, elles finissent par faire partie de nous… et nous en venons à faire partie de la vie qui nous entoure. « Dorénavant, nous allons envisager nos difficultés et nos décisions d’une toute autre façon, qu’il s’agisse de nourriture, de nos émotions anarchiques ou de la vie en général. » ( 1212OA, page 30 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 3 mars 2019

Pensées 03 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Pour connaître la volonté de Dieu dans une situation donnée, il suffit premièrement de nous assurer que ce que nous demandons ou ce que nous considérons faire chante bien dans notre cœur. Deuxièmement, il suffit de nous assurer que ce que nous demandons ou ce que nous considérons honore et glorifie Dieu et aussi nous aide à grandir spirituellement. Dieu ne nous donne pas toujours ce nous demandons — alors ce n'est probablement pas la volonté de Dieu que nous ayons ce que nous demandons. Ou peut-être que nous avons simplement besoin d'attendre un peu plus longtemps. Connaître la volonté de Dieu est parfois difficile et c'est toujours simple quand nous voyons le lendemain que tout ce qui s'accomplit dans notre vie l'a été conforme à la volonté de Dieu.

Notre Ps nous donne rarement à l'avance ce genre d’information directe et spécifique. Il nous permet de faire des choix quant à toutes ces choses. La seule décision que Dieu ne veut pas que nous prenions est la décision de résister à Sa volonté. Dieu veut que nous fassions les choix qui sont en accord avec Sa volonté. Alors comment savons-nous quelle est la volonté de Dieu en ce qui nous concerne ? Comme nous marchons dans les traces de ce Dieu d'amour tel que nous Le concevons et désirons vraiment Sa volonté dans notre vie, Dieu place Ses désirs dans notre cœur. « La réponse c’est Dieu… Alors c’est quoi la question ? » La réponse est de vouloir la volonté de Dieu, de prendre des décisions et de suivre notre cœur.

Pour une question donnée, nous pouvons chercher d’abord à mettre notre cœur dans une disposition d'amour, de beauté, de bonté et de paix. Quelquefois la volonté divine s'exprime comme une sensation, un sentiment, un ressentiment ou une simple impression (yeark ou yum-yum). Nous cherchons encore trop souvent la volonté de Dieu dans de grandes illusions, de fausses croyances ou dans de vains apprentissages. Dieu se sert de ces détours pour notre croissance. Nous en venons à les considérer comme des circonstances providentielles.

Dans nos prières, nous demandons à Dieu de nous révéler personnellement Sa volonté. Et pourquoi se limiter à nous, puisque nous sommes tous des enfants de ce Dieu d'amour ? Ainsi, en méditant et en priant Dieu, tel que chacun de nous Le conçoit, nous en arrivons à prendre des décisions le plus souvent avisées au mieux de nos capacités et de nos connaissances. Notre esprit est en paix et continue à l’être. Et nous mettons en action ce que nous avons décidé sous la gouverne de la grâce de Dieu : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers ». (Proverbes 3:5-6) et « Je suis la Lumière qui illumine tout homme. Je suis le Tout. Le Tout est sorti de moi et le Tout est parvenu à moi. Fendez du bois, je suis là. Soulevez une pierre, vous me trouverez là. » (Évangile apocryphe de Thomas, 77)

Notre volonté est conforme à celle de Dieu, c'est en fait ce qui nous rend la raison. En quoi seraient-elles différentes ou séparées, si c'est Lui, le maître de notre destinée ? De la reconnaissance de Sa gouverne et guidance, nous vient l'abstinence, la paix d'esprit et la libération de l'obsession. Notre priorité n’est pas de savoir mordicus ce que Dieu veut que nous fassions, car Il aplanit notre route et nous libère pour que nous puissions vivre énergiquement, dans la maturité et dans l’amour. « Assurez-vous que vos relations avec Dieu sont bonnes et de grandes choses se produiront pour vous et pour un nombre incalculable d’autres personnes. Pour nous c’est cela la Grande Vérité. Abandonnez-vous à Dieu tel que vous Le concevez. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.11 La vie qui nous attend, page 185 ) Et dans la même veine… « La plus grande vérité que l’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour. » ( Baz Luhrmann ) Et quoi de mieux quand ça vient de notre Ps…

Merci la Vie !!!
Gilles

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