dimanche 22 avril 2018

Pensées 22 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Presque tous les enfants vivent tout le temps au moment présent. En grandissant, les évènements de la vie nous amènent à oublier ce moment et ce présent. Les peurs et les regrets sont aussi des facteurs importants dans nos absences du moment présent : la peur de ce qui va arriver, le regret de ce qui n’est pas arrivé, etc. Lorsque nous vivons dans la peur, nous sommes projetés dans l’avenir, nous redoutons ce qui s’en vient, nous imaginons toutes sortes de scénarios pour une telle ou telle situation et le mental se retrouve constamment sollicité. L’idée de remettre à demain est une façon de vivre dans le futur, tout comme le fait d’attendre de ne plus avoir de dettes pour voyager, pour prendre sa retraite, etc. Le fait d’assouvir un désir ou de réaliser un rêve donne l’énergie nécessaire pour continuer dans la vie. Vivre le moment présent apporte beaucoup plus encore. Lorsque nous vivons cet instant présent, nous sommes beaucoup plus aptes à voir et entendre ce qui se passe autour de nous, nous sommes plus à l’écoute de notre petite voix intérieure. Nous sommes en Sa présence.

« Ce qui s'étend derrière nous et ce qui s'étend devant nous n'est pas important, en comparaison avec ce qui se trouve en nous. » ( Ralph Waldo Emerson ) Bien des personnes veulent avoir une vie spirituelle. Il s’agit d’une recherche d’intériorité, de profondeur, une découverte de son essence divine, une plongée vers l’unité dans tous les domaines de nos vies. Notre Puissance supérieure (ou Dieu tel que nous Le concevons) continue de nous offrir sans condition quotidiennement Son amour et l'héritage de Son amour. Dieu nous a invité à participer à des groupes d'entraide et nous avons pris racine dans ce sol nouveau, le sien, celui de la vie spirituelle. Et nous y avons trouvé de belles expériences à vivre comme la bienveillance, la compassion, l'amour, et aussi l'humour.

Un critère d’authenticité d'une expérience spirituelle réussie réside dans les résultats : en sommes-nous devenus chacun plus patient, humble, modeste, à l’écoute des autres, compatissant, généreux, sachant que la seule chose importante sur terre est de vivre dans l’amour désintéressé et de faire le plus de bien possible autour de nous ? En mettant en pratique les Douze Étapes, notre Ps nettoie notre esprit, nous libérant du même coup pour centrer notre attention, notre énergie et notre amour sur le moment présent, cette parcelle unique d'éternité. « La foi doit accomplir son oeuvre vingt-quatre heures sur vingt-quatre en nous et par nous, ou nous périrons. La plupart d'entre nous croient qu'ils n'ont plus à chercher l'Utopie. C'est ce que nous avons, ici, maintenant. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.1 L'histoire de Bill, page 19 )

Le plus beau moment de notre vie, c’est ce MOMENT PRÉSENT en ce jour de la Terre, notre mère à presque tous ( Il y a quelques extraterrestres dans le lot ). En ce 22 avril 2018, le Jour de la Terre fête son 48e anniversaire ! 48 ans de changements climatiques, de perte de biodiversité et de dégradation des milieux de vie. Chaque jour, nous faisons encore la guerre à notre planète. En ce 22 avril, nous pouvons cesser le feu ! Et donner à nos enfants autre chose que des polochons ! Pouvons-nous capituler en ce sens ! Quels petits pas dans ce sens, Dieu va-t-il nous suggérer aujourd'hui ? « Le paradoxe du moment présent, c'est qu'il ne se laisse saisir qu'une fois révolu. » ( Jean-Bertrand Pontais, L’amour des commencements ) Est-ce que ce sont de tels cadeaux que nous sommes en train de laisser à nos enfants ? N'oubliez pas : « La grenouille ne boit pas tout l’eau de l’étang dans lequel elle vit. » ( proverbe Sioux )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 21 avril 2018

Pensées 21 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Un jour à la fois, Ô mon Dieu… (paroles d’André Breton )
Allez voir le clip d'André Breton: http://www.youtube.com/watch?v=4G0mbo8r0Hk ou celui de Chantal Pary : https://www.youtube.com/watch?v=ghNT8OYtT9g ou d’autres sur YouTube.

Je n'suis qu'un homme, rien qu'un pauvre homme
Aide-moi à croire à c'que je peux être, à ce que je suis
Montre-moi le chemin pour progresser
Mon Dieu, pour mon bien guide-moi toujours un jour à la fois.
Refrain
Un jour à la fois, ô mon Dieu c'est tout ce que je demande
Le courage de vivre, d'aimer, d'être aimé, un jour à la fois
Hier, c'est passé, ô mon Dieu et demain ne m'appartient pas
Mon Dieu aide-moi, aujourd'hui guide-moi un jour à la fois.

Tu m'as tout prêté, la vie, la santé, je veux croire en Toi
En toutes tes bontés pour l'humanité
Une voix pour chanter, une âme pour aimer
Aide-moi à vivre, oui, aide-moi à vivre un jour à la fois.
Refrain
Un jour à la fois, ô mon Dieu c'est tout ce que je demande
Le courage de vivre, d'aimer, d'être aimé, un jour à la fois
Hier, c'est passé, ô mon Dieu et demain ne m'appartient pas
Mon Dieu aide-moi, aujourd'hui guide-moi un jour à la fois.
Mon Dieu aide-moi, aujourd'hui guide-moi un jour à la fois.
(André Breton)

Un jour à la fois, nous pouvons continuer d'abandonner notre impuissance à Dieu (si telle est Sa volonté) et, en retour, recevoir la liberté de jouir de la plupart des bonnes choses et des merveilles de la vie comme les émotions, la beauté, la tolérance, le pardon, le service et la sérénité. Dans l'ordre parfait du monde de notre Puissance Supérieure, toute chose est merveilleuse. « Il faut que, jour après jour, votre protégé et vous marchiez ensemble sur le chemin du progrès spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Et le Dr Bob a écrit : « Agir aisément signifie que tu dois prendre les choses un jour à la fois. » ( Dr Bob et les pionniers, chap. XXIII, Les prescriptions de Bob en matière de sobriétépage 282 )

« L 'amour est le remède miracle. S’aimer soi-même fait les miracles dans nos vies. » ( Louise Hay ) Lorsque nous ressentons de l'amour envers nous-mêmes, lorsque nous réussissons à atteindre cet état d'âme par la grâce de Dieu tel que chacun de nous Le conçoit, des miracles se produisent dans notre vie. Un jour à la fois, atteindre cet endroit particulier à l'intérieur de soi est vraiment un miracle, un cadeau du ciel. Nous méritons d'être aimés puisque nous sommes des enfants de notre Dieu d'amour que certains appellent « Notre Père ». Nous sentons la plupart du temps l'énergie de l'amour qui est en nous. Toute notre existence repose sur le processus de métamorphose que l’amour divin, l’éveil spirituel opère en nous présentement.



Aujourd'hui, nous disons Merci la Vie. Nous savons que chaque fois que nous inspirons, le souffle de vie, cette puissante énergie de guérison nous envahit, et chaque fois que nous expirons, la détente se produit. Nous abandonnons l'anxiété, les tensions et toute la négativité qui nous empêchaient de nous sentir bien. Aujourd’hui, nous ne crions pas « Aide-moi » mais plutôt « Merci de nous aider !», nous ne disons pas « Guide-moi » mais plutôt « Merci de Ta gouverne !» « Le manque d’amour est la plus grande pauvreté. ( Mère Teresa ) Merci de nous permettre de sentir Ta présence et Ton amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 20 avril 2018

Pensées 20 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Nous tenons la vie pour sacrée et essayons d'éviter la violence, les conflits puisque nous reconnaissons ce petit quelque chose de Dieu en tous et chacun. Lorsque nous faisons souffrir les autres, nous nous faisons du mal également à nous-mêmes. Prenant Dieu comme guide, nous tentons autant que possible, de trouver des solutions non-violentes à nos conflits et différends humains, et d'aider les autres par des petits gestes empreints de bienveillance dans la vie de tous les jours. Les services que nous rendons sont destinés à nous soutenir mutuellement dans le partage de cette « étincelle divine » ou « lumière intérieure » en chacun de nous. Nous pouvons donner ce que nous avons reçu de façon si bienveillante.

« La tranquillité de deux mondes repose sur ces deux mots : bienveillance envers les amis, tolérance à l’égard des ennemis. » ( proverbe persan ) Le partage de cette étincelle à travers la bienveillance, c’est aussi veiller au bien, prêter attention avec gentillesse. C'est plus qu'un comportement vis à vis de quelqu'un ou de quelque chose, c'est la disposition du cœur visant à favoriser le bonheur de tous les êtres qui nous entourent. La bienveillance est un art de vivre, c'est une attitude intérieure qui se cultive. La bienveillance se présente comme une disposition favorable envers quelqu'un (y compris soi-même) qui facilite la résolution des problèmes. « La bienveillance est le langage qu'un sourd peut entendre et qu'un aveugle peut voir. » ( Mark Twain )

La bienveillance c’est... :
de savoir nous émerveiller comme un enfant
de rire de bon cœur en agréable compagnie
de savoir dire « Je t’aime »
de souhaiter bonne fête à une personne qui a pris beaucoup de place dans votre vie
de nous autoriser des moments de tendresse
d’avoir assez de grandeur d’âme pour pardonner
de regarder un bon film et de laisser libre cours à nos sentiments
de regarder ce qui a été accompli et non ce qu’il nous reste à faire
de posséder l’humour nécessaire pour surmonter les difficultés de la vie
de donner un sens à notre vie.

Ainsi, l'expérience de la bienveillance que faisons et de ce petit quelque chose indéfinissable et divin en chacun de nous, nous amène à comprendre que cette présence divine nous invite à rentrer en nous. Tout être humain, partout dans le monde, peut avoir une expérience directe de Dieu. Nous apprenons à remercier Dieu tel que nous Le concevons de nous guider dans nos pensées et surtout de libérer notre esprit tout mobile malhonnête ou égoïste. Nous avons aussi appris avec notre mode de vie ce qu’est l'honnêteté et à la mettre en pratique dans nos vies, à être progressivement de plus en plus humbles et généreux par la grâce de Dieu. « D’après Ed, Bob expliquait la prière en racontant comment les chameaux d’une caravane s’agenouillent le soir afin d’être déchargés aux chameaux d’une caravane s’agenouillent le soir afin d’être déchargés de leur fardeau. Le matin, ils s’agenouillent de nouveau et on les recharge. C’est la même chose avec la prière disait Dr Bob. Nous nous agenouillons le soir pour nous décharger et le matin, nous nous mettons de nouveau à genoux pour que Dieu nous donne juste la charge que nous pourrons porter toute la journée. » ( Dr Bob et les Pionniers, page 229 )

Pour nous, notre Dieu d'amour dirige nos pensées. Nous croyons qu'Il nous guide tout au long de la journée. C'est alors facile de nous retrouver en paix avec cette Puissance supérieure, avec nos voisins et avec nous-mêmes. C'est vrai que c'est en nous-mêmes que se trouve la mesure de chacune de nos victoires et de tous nos échecs, puisque c'est là que notre Ps habite.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 19 avril 2018

Pensées 19 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Dans la vie, tout nous attire à l’extérieur : de belles photos dans un PPS, sur FB, nos sens, les autres, une relation affective. Ces belles expériences extérieures ne sont que de pâles reflets de ce qui nous habite. C'est en nous que nous pouvons trouver la paix, la relaxation profonde, le calme et le véritable amour. La méditation nous amène en nous et n'a rien à voir avec la vie de moine ou ascétique qui cherche à se couper du monde. Ce n'est pas non plus une croyance ou une religion. Nous n'avons pas besoin de changer notre vie pour nous ouvrir à la méditation. La méditation est une qualité en nous qui est curieusement et simplement un détachement et en même temps une vigilance intérieure et une pleine conscience du moment présent.

Nous ne pouvons voir chez les autres que ce que nous voyons en nous-mêmes. Nous n'avons donc rien à reprocher à qui que ce soit. Nous pouvons nous adonner à la louange et aux bénédictions et mieux encore, au silence. Non pas à un silence rageur, mais bien à un silence recueilli et harmonieux. Il arrive parfois que tout semble se précipiter et aller assez vite. Sachons quelquefois nous mettre sur une voie d'évitement le temps qu'il faut et laisser passer le train. Tel est le sens des Douze Étapes : penser, méditer, penser. « À notre réveil, nous pensons au vingt-quatre heure devant nous et nous regardons nos projets pour la journée. Nous demandons d'abord à Dieu de nous guider dans nos pensées et surtout de libérer notre esprit de l'apitoiement comme de tout mobile malhonnête ou égoïste. Ainsi disposés, nous pouvons sans inquiétude nous servir de nos facultés mentales car après tout, Dieu nous a donné un cerveau pour nous en servir. Nos pensées seront plus élevées si notre esprit est débarrassé de tout motif nuisible. ( Les Alcooliques Anonymes, chap.6 À l'oeuvre, pages 97-98 )

La méditation n'est pas une tâche ardue. « La contemplation de la nature fait les poètes ; la méditation de la destinée fait les penseurs. Le poète et le penseur regardent chacun un côté du mystère. Dieu est derrière le mur. » ( Victor Hugo ) La méditation est une rencontre simple et honnête avec notre Puissance supérieure. C'est un cadeau énergisant et merveilleux. Merci ! Tout ce que nous avons à faire, c'est d'aller à cette rencontre, de s'arrêter si la vie nous le permet quelques instants. La peur de ne pas mériter Son amour inconditionnel est souvent tout ce qui nous sépare de ce contact avec Dieu, tel que chacun de nous Le concevons. Comme la peur est une illusion, ce sentiment de coupure, de séparation l'est aussi. Nous ne pouvons nous rapprocher vraiment — nous n'avons jamais été désuni. Dieu nous invite à nous retrouver avec Lui en Un et à nous sentir combler de Sa présence.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 18 avril 2018

Pensées 18 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

L'émotion habituellement n'émerge pas à un rythme tranquille : l'émotion explose et prend vie en un instant, et elle semble toujours être prête à agir ou réagir. Il faut aussi avoir foi, faire confiance à notre senti ; autrement notre faculté d'agir raisonnablement sera toujours vacillante. Et rappelons-nous que nous avons perdu la maîtrise de notre vie et que seule une Puissance supérieure à nous-mêmes pouvait et peut encore nous rendre la raison.

« …il existe une autre sorte de gueule de bois que tous, buveurs ou pas, connaissent par expérience. Elle se situe au plan émotif et résulte directement d'un excès de sentiments négatifs vécus la veille ou parfois le jour même : colère, peur, jalousie, etc. » ( 12 x 12, 10e Étape pages 98-99 ) Dans les groupes d'entraide, nous avons appris à demander l'aide d'une Puissance supérieure pour enfin faire tout ce que nous pouvons raisonnablement faire aujourd'hui, pour passer tout de suite à l'aveu et à la correction de nos erreurs et ainsi liquider notre passé. Nous l’avons remercié de nous aider à nous arrêter, à nous détendre, à attendre, à patienter et, même dans les moments difficiles, à être conscient que notre Dieu d’amour continue à S'occuper de nous. « Nous devons toujours être vigilants pour éviter l’égoïsme, la malhonnêteté, le ressentiment et la peur. Lorsque ces tendances veulent se manifester, nous demandons à Dieu de nous en délivrer tout de suite. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.6 À l’oeuvre, page 95 )

Blaise Pascal affirmait : « La foi est différente de la preuve ; l'une est humaine, l'autre est le don de Dieu. » C'est de cette foi que Dieu lui-même met dans notre cœur, dont la preuve ou la raison est souvent l'instrument. Cette foi n'est pas que dans le cœur, elle est partout, dans notre corps et dans notre esprit. « Une balade décontractée dans l’asile d’aliénés montre que la foi ne prouve rien. » ( Friedrich Nietzsche )

Tout ce qui est ordonné vers une fin suppose un esprit. Or, toutes les choses naturelles semblent être ordonnées vers une fin. Il doit donc y avoir un esprit, un Dieu d'amour par lequel tous les êtres naturels et dont les êtres humains sont harmonisés vers une fin et pour plusieurs d’entre nous, cette fin est le plan de Dieu tel que nous Le concevons.

Plusieurs affirment qu'ils ou qu'elles ont de la difficulté à y voir de l'harmonie, de l'amour avec tous les conflits et difficultés que plusieurs semblent vivre. Pour nous, le plan de Dieu est bien ce qui se manifeste. « La foi est un oiseau qui sent la lumière et qui chante quand le jour n’est pas encore levé. » ( Rabindranath Tagore ) Notre perception de ce qui est n’est que notre réalité, celle que Dieu tel que chacun de nous peut le concevoir désire pour nous aujourd'hui.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 17 avril 2018

Pensées 17 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

René Descartes (le même qui nous a sorti le Cogito ergo sum qui signifie « Je pense, donc je suis » en latin) affirmait : « Il n’y a pas d’autres voies qui s’offrent aux hommes, pour arriver à une connaissance certaine de la vérité, que l’intuition évidente et la déduction nécessaire » ( XIIe règle ). Il reconnaissait ainsi l'importance de l'intuition. Et pourtant, toute intuition n'est pas forcément évidente tant qu'elle n'est pas partagée et vérifiée.

L’intuition (du latin intuitio, désignant l'action de voir une image comme dans un miroir ) désigne un mode de connaissance immédiat, ne faisant pas appel à la raison. Une intuition n'est jamais la conclusion d'un raisonnement conscient. Elle prend la forme d'un sentiment d'évidence quant à la véracité ou la fausseté d'une proposition, que nous ne pouvons pas toujours justifier. L'intuition, comme mode de dévoilement de l'indicible, est un phénomène quasi mystique. Les tenants de la médecine holistique nous affirment que le raisonnement et la logique proviennent du cerveau gauche (le cortical, siège du langage) alors que le cerveau droit (le limbique, domaine du senti) est plus porté à l’intuition et l’imagination. La lobotomie est une façon soit d’altérer la substance blanche à l’intérieur d’un lobe, soit de séparer nos deux lobes du cerveau.

« L'intuition est une vue du cœur dans les ténèbres. » ( André Suarès, Dostoïevski ) Dans tous les moments intuitifs, de grande ou petite simplicité, d'éternel présent, réside Dieu, le divin, tel que chacun de nous Le concevons. Dans les groupes d’entraide, c'est là que se manifeste la conscience éclairée et notre Dieu d'amour. « En tout homme résident deux êtres : l’un éveillé dans les ténèbres et l’autre assoupi dans la lumière. » ( Khalil Gibran ) Il faut probablement passer par les ténèbres de la compulsion pour se retrouver dans la lumière d’un réveil spirituel.

Cette conscience éclairée est-elle cette petite voix qui est souvent embrouillée, ces désirs, pulsions ou envies passagères ou déraisonnables, cet instinct infaillible dominé parfois par des angoisses ou des fantasmes ? La personne qui manifeste une ouverture à la spiritualité même minime y voit émerger tout doucement la présence de Dieu. Découvrons en notre cœur et notre âme que Dieu est nous, que nous sommes Dieu et... que l'amour, cette nourriture de l'esprit, émane de cette relation. « Que l'amour l'emporte ! » ( Aline ) « Un homme a besoin d'un peu de folie, ou bien il n'ose jamais couper la corde et être libre. » ( Nikos Kazantzakis, Zorba le Grec ) Nous pouvons ajouter aux paroles de Zorba que nous avons tous et chacun besoin aussi d'amour, et que la corde n'est pas coupée, elle est juste plus longue. Nous assistons à des réunions dans les groupes d'entraide pour toutes sortes de raisons (ou parfois de déraisons). L'une de ces déraisons est cette obsession : « La grande obsession de tout buveur anormal est qu'un jour, il ne sait trop comment, il parviendra à se contrôler et à prendre plaisir à boire. Il est renversant de constater à quel point cette illusion peut persister. Nombreux sont ceux qui s'y accrochent jusqu'aux portes de la folie ou de la mort. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.3 Autres données sur l'alcoolisme, page 34 ) Parfois nous allons à une réunion pour partager notre expérience, notre force et notre espoir avec d'autres membres. Parfois nous y allons pour voir nos frères et sœurs qui se rétablissent et qui y partagent leur joie de vivre, abstinents et sobres. Et parfois, nous y allons simplement parce que nous avons besoin que quelqu'un nous accueille tels que nous sommes, nous prenne dans ses bras et nous témoigne l'amour fraternel d'un autre être humain. Merci pour tout cet amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 16 avril 2018

Pensées 16 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Avec la mise en pratique des Étapes, notre participation à des groupes d'entraide nous a appris que nous sommes dignes d'amour, (aussi de sobriété, de beauté, de bonté, de joie et de pardon, entre autres) indépendamment de ce que pense, a pensé, dit ou a dit qui que ce soit. Nous n'avons pas à nous engager dans un débat, un scandale ou un esclandre. « Comme par instinct, les AA ont appris dès le début qu’ils ne devaient jamais, malgré toutes les provocations, prendre position dans un débat public, même s’il en vaut la peine. » ( 12x12, 10e Tradition, page 199 ) Notre rétablissement dépend de l’unité de notre groupe, de notre district, de notre région et de ne pas nous mêler de controverses publiques.

En effet, la première Tradition renferme ce sentiment d'unité qui se manifeste habituellement par de l'amour inconditionnel. Si nous entretenons l'idée que le même esprit, le même Dieu d'amour réside en tous et chacun, nous serons capables d'aimer tout le monde ou presque. Nous allons nous apercevoir que nous sommes tous dignes d'amour. L'amour embellit nos cœurs et nous permet de le saupoudrer aux autres en nous reconnaissant tous comme des étincelles du Divin. Nous sommes remplis de gratitude d'avoir la chance que nous avons là d'apprendre à nous aimer et à nous apprécier. Notre rétablissement passe avant les gestes ou paroles désagréables de qui que ce soit et quoi que ce soit comme événement ou traumatisme.

Dieu est amour et Son amour est probablement assez différent de l'amour humain. L'amour de Dieu est inconditionnel et n’est pas fondé sur des sentiments ou des émotions. Il ne nous aime pas parce que nous sommes dignes d’être aimés ou parce que nous lui apportons quoi que ce soit. Il nous aime parce qu'Il est Amour. Il nous a créés pour que nous puissions avoir une relation d'amour avec Lui. Nos défauts sont ce que la petite Thérèse appelait « sa petitesse... » Et pour elle « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’amour. »

L'humilité que nous donne notre Ps permet de nous faire « tout petit », de mettre à l'ombre nos qualités et de regarder à travers Sa lumière nos défauts, de nous affranchir de l'emprise de notre personnalité, de nous protéger contre tout assaut de notre maladie. L'humilité peut être comparée à une fleur. Telle la fleur, elle a la beauté de la couleur, la suavité du parfum et l'espérance de produire un fruit. « Quand je vois une fleur, j'espère en le fruit ; ainsi, quand je vois un humble, j'espère en sa béatitude céleste ». ( Saint Antoine )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 15 avril 2018

Pensées 15 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Rien n’avait plus d’importance que d’être précis et honnête. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 74 ) Notre méthode ne nous propose quasiment que la rigoureuse honnêteté : faire ce que nous avons à faire, exécuter un jour à la fois de petites tâches indispensables, et laisser notre Puissance supérieure prendre soin de tout, gérer tout ça, c’est un peu en résumé ce que représente un plan d’action, le 9e outil de rétablissement des Outremangeurs anonymes.

Parfois, il y a une forme de violence verbale qui se cache sous un masque de rigoureuse honnêteté. Certaines paroles peuvent être blessantes tout en étant toujours rigoureusement honnêtes. Le problème avec ces paroles n’est pas qu'elles sont « rigoureuses » mais plutôt qu'elles tentent d'être « honnêtes ». Lorsque nous blessons les autres par nos paroles c'est qu'elles sont le reflet de notre hostilité, de notre envie ou de notre jalousie, plutôt que notre honnêteté. Les personnes blessées, visées par ces propos souvent non sollicités, par ces paroles inutilement cruelles et prétendument franches, réagissent avec vigueur. Nous aggravons parfois la situation en ajoutant : « Qu’est ce qui te prend ? C'est pour ton bien et je cherche à être rigoureusement honnête », laissant sous-entendre par là, que nos remarques auraient dû être accueillies avec gratitude.

L’honnêteté et l’intégrité vraies sont à la base d’une saine relation. Elles gagnent à être utilisées avec tact, empathie et sensibilité. Comme le dit Patrick Huard dans un de ses monologues au sujet de ses relations avec les femmes, quelquefois c'est mieux « de fermer sa gueule ». La « prétendue » honnêteté ne fait pas que masquer nos ressentiments, notre envie et notre jalousie, elle est aussi quelquefois une justification pour la cruauté mentale et elle corrompt les relations de couple et amicales. Il n’y a pas beaucoup de façons d’émettre notre avis sans nécessairement blesser d’aucun. L’humoriste Mariana Mazza se sert du Ferme ta yeule avec un style tout aussi provocant. Parfois, il est préférable de filtrer avec notre parrain ou notre marraine avant de nous adonner à la rigoureuse honnêteté. Lorsque notre relation est saine, nous pouvons oser être vulnérable avec notre partenaire de vie, c'est l'amour à l'état pur pour soi et l'autre qui s'exprime alors. Bien souvent, la vie de couple nous fait faire des choses que seul, nous n'y arriverions pas ou peu.

Notre maladie, notre dépendance et/ou notre codépendance ont réussi à nous convaincre que nous n'avions plus de problèmes, malgré l'évidence pour tous et chacun dans notre environnement. Notre personnalité dépendante et/ou codépendante, qui souffre de ce mal de vivre nous transporte constamment dans l'illusion d'hier et de demain même lorsque nous sommes en rétablissement. Dans le continuum entre l'harmonie et la discorde, notre maladie semble nous diriger vers le chaos, un bas-fonds nécessaire. Entre la solution et le problème, le déni, ou quelquefois l'ivresse mentale, nous cachent toute résolution possible. Notre tête raisonne et semble cacher le problème, le cœur a mal et cherche une solution. La souffrance profonde issue des blessures du passé qui ne sont pas soignées revient continuellement à la surface. C'est comme la bulle d'air qui cherche à atteindre la surface, la boule qui nous étouffe qui ne cherche qu'à sortir de nous, qu'à s'exprimer. Et devant ces crises, nous ne savons plus où donner de la tête. C'est alors que nous allons essayer des méthodes plus faciles, plus douces. La ruse de notre personnalité et de notre maladie, c'est de nous avoir fait vivre de l'irréel et de nous attirer vers un fun que nous avons eu en consommant, en nous gelant, en adoptant et en répétant des comportements toxiques qui nous ont amené vers l'évasion et vers la fuite. N'oublions pas que ça se peut que ce soit une tactique de notre Ps qui veut bien ainsi attirer notre attention par la souffrance et nous ramener à nous centrer et à reconnaître notre impuissance et à rétablir notre lien spirituel jusqu'à un éveil nécessaire, et voilà déjà un beau plan d'action qui se dessine et auquel notre Ps nous invite à souscrire. C’est aussi comme la bulle d’air de cet outil de mesure qui cherche l’équilibre entre deux points et qui nous aide à vérifier si le plan horizontal est droit, surtout quand nos yeux nous jouent des tours parce qu’ils sont atteints d’astigmatisme.

Merci la Vie !!! Gilles

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samedi 14 avril 2018

Pensées 14 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Il était une fois une petite hirondelle bien gentille alors qu'elle volait vers le Sud pour l'hiver, prit froid et tomba raide sur le sol. Et pour tout arranger, voilà qu'une vache lui chie dessus. Mais la bousse de vache était toute chaude, si bien qu'elle fut ranimée. Et elle était bien, étendue là et toute réchauffée. Elle était folle de joie et se mit à chanter. Mais voilà qu'un chat qui passait par là, dégage un peu la bousse et découvre la gentille petite hirondelle et n'en fait qu'une bouchée. La morale de cette histoire : c'est qu'il ne faut pas croire que parce que quelqu'un vous chie dessus, qu'il est votre ennemi ; en revanche, une personne qui vous sort de la merde n'est pas nécessairement une amie. Et quand on est au chaud et parfaitement heureux, on a intérêt à fermer sa gueule. (Allégorie racontée par Electra, rôle interprété par Julianne Moore dans le film ASSASSINS)

L’hirondelle c’est l'oiseau de l'espoir, c'est aussi le symbole du printemps. « Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps. » ( Proverbe afghan ) Et Dieu sait combien d’hirondelles et d'hirondeaux sont mortes en Afghanistan ? Les groupes d’entraide nous apprennent à être soi-même, à partager le désir de vivre à nouveau, de l’amour pour nos semblables, le courage de faire face à n’importe quelle situation difficile, la sérénité nécessaire pour accepter certaines réalités, et pour plusieurs, l’espoir en l’avenir.

« Le printemps s'annonce toujours plein de promesses, mais lui au moins les tient. » ( Félix Leclerc ) Le printemps est une saison de l'espoir. Nous souhaitons que chacun puisse croire en sa bonne étoile, que chacun en ce bas monde ne puisse à aucun moment être persuadé qu'une profonde solitude l'isole de tout être humain. Il y a toujours quelque part un être qui est capable d'écouter, d'être simplement là, pour que le premier ait le sentiment d'exister pour quelqu'un. Il y a toujours cet espoir qui se trouve dans le partage, dans le témoignage. Il y a toujours une présence, une âme qui se dévoile et qui nous montre le chemin.

« … vous pouvez parler de l'aspect irrémédiable de l'alcoolisme parce que vous proposez une solution. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.7 Au secours des autres, page 105 ) Nos efforts de communiquer le message à un nouveau sont des éléments vitaux de notre rétablissement. Nous parcourons ensemble la route vers le rétablissement. Nous suivons les traces laissées par ceux et celles qui sont passés avant nous, qui n'ont pas hésité à sortir de leur petit nid douillet, au chaud et heureux, pour nous transmettre le message. À notre tour, nous laissons des traces de pas pour ceux et celles qui viendront ensuite.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 13 avril 2018

Pensées 13 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Notre ancien mode de vie (entre autres… 'un, ce n’est jamais assez’ — le déni comme « Je bois pour oublier que je bois » ( Joe Lewis )) et la recherche effrénée du confort nous ont poussés à aller toujours plus vite, toujours plus loin. Plusieurs de nos habitations n'auront plus de naturel que les pots d'épices et de géranium sur le balcon. Nos maisons sont en train de devenir des gouffres d'énergie et de grands coffres de polluants. De cette recherche effrénée du confort découlent une atteinte à notre environnement et parfois un danger pour notre santé.

« Pour bénéficier de l’application de cette Étape (6e) pour d’autres problèmes que l’alcoolisme, il nous faudra faire une toute nouvelle expérience d’ouverture d’esprit. Nous devrons viser la perfection et consentir à marcher dans cette direction. Nous aurons rarement à nous inquiéter du rythme de notre démarche. L’important est de savoir si nous sommes prêts. » ( 12x12, 6e Étape, page 76 ) En fait, chaque être humain cherche le bonheur.  Il le trouve dans des satisfactions familiales, professionnelles, intellectuelles ou autres.  Ce terme satisfaction est rattaché à un sentiment de bien-être, de confort et d'aisance.  La plupart de nos actions sont bien souvent sous-tendues par ce désir.  Bien-être, confort et aisance sont reliés à un mouvement d'ouverture.  Cette ouverture est au cœur même de la spiritualité dont le but est pour plusieurs de relier l'homme à sa source.  Comment faire puisque que l'homme n'est pas divisé ou séparé de sa source ?  Si nous explorons la nature du désir, nous sommes ramenés au désir de « bonne heure », de quiétude qui est déjà présent dans notre quotidien.

L'amour est le principal ingrédient de la vie, ce qui rend tout le reste valable. « Il y a des êtres qui ont le pouvoir de nous émouvoir, non pas par ce qu’ils disent, mais par la simplicité et la pureté de leur âme, par la grandeur et la beauté de leur coeur, par l’humilité et la sagesse de leur essence, des êtres d’exception qu’on ne crois pas tous les jours . » ( Christine Gonzalez ) Nous pouvons jouir d’un confort extrême, avoir accès à toutes les commodités et bien d’autres, mais si nous sentons que l'amour est absent de notre vie, nous allons nous sentir comme perdus, vides et même « rejet ». « Les cicatrices parlent plus fort que la lame qui les a causées. » ( Paulo Coelho, Le manuscrit retrouvé ) Nous pouvons croire être victimes ou même réellement abandonnés, mais dès nous avons l’impression que notre Ps ajoute l’amour à notre quotidien, tous les jours, tout à coup la vie a un sens nouveau. Sur le plan personnel, la formation de notre caractère peut représenter un objectif désirable en soi. En nous rétablissant, ces changements sont souvent progressifs, quelquefois ils sont spontanés. Ils sont alors rarement le fruit de nos efforts personnels ou lorsque nous sommes plongés dans une recherche effrénée de confort ou de bonheur. Notre Puissance supérieure la plupart du temps tranquillement, par petits pas nous invite à faire de l'honnêteté, de la tolérance et du véritable amour de l'homme et de Dieu la base quotidienne de notre vie. « L'amour et la tolérance envers les autres, voilà notre code. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.6 À l’oeuvre !, page 95 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 12 avril 2018

Pensées 12 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Pour moi, chaque être humain est un ensemble plongé dans de plus grands ensembles vivants, comme un tissu fait de milliards de cellules. Du plus petit au Grand tout, ces ensembles sont en évolution et se développent sans limite. En grandissant, nous développons notre intelligence émotionnelle et nos émotions deviennent nos guides. Nous améliorons nos communications avec les autres, en étant attentifs aux signaux de toute sorte que notre environnement nous envoie. Nous apprenons à écouter les autres et ainsi, à écouter notre enfant intérieur. « Nous devons écouter l’enfant que nous avons été un jour et qui existe encore en nous. Cet enfant comprend les instants magiques. Nous pouvons étouffer ses pleurs, mais nous ne pouvons pas faire taire sa voix. » ( Paulo Coelho )

« Grand est celui qui n’a pas perdu son coeur d’enfant. » ( Meng-Tsen ) Que l’étendue de notre vie soit en grandeur soit en âge. « Qui garde son âme d’enfant ne vieillit jamais. » ( Abraham Sutzkever ) Et inévitablement, nous vieillissions tous et Georges Brassens l’a bien exprimé ainsi : « Qu’importe ma vie ! Je veux seulement qu’elle reste jusqu’au bout fidèle à l'enfant que je fus. »

Il nous reste souvent des brides de notre passé à nettoyer. Nos parents, nos lignées familiales vous ont laissé des empreintes qui traversent les générations. Nous pouvons consacrer du temps, aujourd'hui ou jamais, à établir notre génogramme, un drôle d'arbre généalogique qui tient compte et collige les dépendances de tous et chacun. Les générations qui nous ont précédé ont hypothéqué notre monde. Les conditionnements dont nous avons hérité restent nos maîtres tant que nous les ignorons. Mieux connaître ce qui nous constitue permet de nous servir des forces qui sont bloquées dans les non-dits, secrets, traumatismes, comportements toxiques et fausses croyances. Nos familles sont des systèmes complexes où les changements se heurtent aux répétitions, à la petite routine et au poids des traditions. Ça se manifeste assez souvent lors des rassemblements ou des fêtes familiales.

Notre Ps en nous amenant dans les groupes d'entraide nous invitent à vivre cette aventure à travers les Douze Étapes qui provoquent en nous une belle expérience spirituelle, profonde et inattendue. Nous sommes constamment soumis à un processus de rétablissement certains disent que c'est le rétablissement de notre ego malade, son dégonflement, d'autres disent le rétablissement de notre ego, de notre faux moi — de notre personnalité (la façade que nous avons érigé pour nous protéger) —, tout en devenant plus conscients de la croissance de notre vrai moi — de notre identité (notre enfant intérieur, blessé, doué et divin). Tout ce processus n'a pour but que de libérer notre corps, notre esprit et notre âme des chaînes du passé. Et cette libération vient de notre Ps. « Pourtant, nous avions assisté à un autre genre de décollage, celui d’une libération spirituelle de ce monde, de personnes qui se sont élevées au-dessus de leurs problèmes. C’était grâce à Dieu, disaient-ils, et nous nous sommes contentés de sourire. Nous avions été témoins d’une délivrance spirituelle mais nous préférions ne pas l’admettre. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.4 Nous les Agnostiques, page 62 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 11 avril 2018

Pensées 11 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Nous devons écouter l’enfant que nous avons été un jour et qui existe encore en nous. Cet enfant comprend les instants magiques. Nous pouvons étouffer ses pleurs mais nous ne pouvons pas faire taire sa voix. » ( Paulo Coelho ) Nos blessures sont parfois si importantes que nous pouvons en venir à croire que nous en croyons perdre le chemin de la croissance. Notre souffrance occupe un espace si vaste qu’elle nous aveugle et nous semblons ne plus trouver notre propre lumière. Alors la vie nous inflige de mêmes ou de nouvelles épreuves afin de nous donner la possibilité de retrouver cette lumière, nous amener à un éveil, en passant par toute une panoplie de dépendances diverses : alcool, drogues, bouffe, travail, sexe, problèmes des autres, émotions de toutes natures. Certains, épuisés, abandonnent et d'autres s'y perdent et en meurent. Tous cherchent sans relâche un ailleurs et se rendent ainsi vulnérables, fatigués et puis un jour, ils sont « écœurés » et tannés. Ils deviennent tannés d'être écœurés. Quelques-uns découvrent alors que la lumière se trouve à l’intérieur d’eux-mêmes et se mettent à cheminer, à grandir. Nous rétablir avec le mode de vie des Douze Étapes nous permet de vivre présents au monde, de réaliser ce que notre Ps désire que nous soyons et d'élargir ce que nous sommes vraiment. Denise célèbre 25 ans de sobriété aujourd’hui...
Dans beaucoup de cœurs d'adultes se cachent encore bien des enfants blessés. Pourquoi nous attendre alors à ce que des enfants agissent comme des « grandes personnes » ? Aujourd'hui, de nombreux choses concourent à écourter le temps de l'enfance, à augmenter le temps de l'adolescence. La télévision, la publicité, les nouvelles technologies et même les parents qui, depuis que l’enfant est reconnu comme une personne, ont tendance à le considérer très tôt comme un enfant roi ou comme une petite princesse puis très rapidement comme un adulte. « Le plus beau cadeau que l’on peut faire à un enfant , n’est pas tant de l’aimer, que de lui apprendre à s’aimer. » ( Jacques Salomé )

Oubliant son âge et la génération qui les sépare, ils se laissent déstabiliser lorsque l'enfant s'affirme vigoureusement et ils l'entraînent dans des préoccupations qui ne sont pas les siennes. Or, pour grandir et mûrir, les parents doivent occuper la place qui est la leur dans la famille et ne pas confondre les rôles, car les soucis des parents ne sont pas ceux des enfants. « À chaque âge suffit sa peine » ( Béatrice Copper-Royer ). Les enfants sont plutôt nos maîtres. Ils passent dans notre vie pour nous aider à grandir, à devenir nous-mêmes de grandes personnes. Plus d’authenticité et de créativité, moins d’égocentrisme et de contrôle… Pas de doute, nos enfants nous poussent – parfois malgré nous – à mieux nous connaître et à donner le meilleur de nous-mêmes. Et ce qu’ils ont passé par dessus, ce sont nos petits-enfants qui reprennent la tâche où elle a été interrompue.
Pour nous rétablir, reprendre le chemin de la lumière et nous développer comme le font les crocus et les perce-neiges actuellement, il est absolument nécessaire de ressentir que le cheminement comme les obstacles ne se trouvent nulle part ailleurs qu'en nous-mêmes. Nous pouvons éviter les échappatoires abondamment fournies par nos inquiétudes, ressentir ce que nous sommes vraiment, nous centrer, être présents si ce n'est qu'un instant, celui-ci.

« S’il est d’humeur légère, racontez-lui des histoires drôles rattachées à vos escapades. … Décrivez-lui les luttes que vous avez menées pour arrêter de boire. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 104 ) Les membres des groupes d’entraide sont habituellement profondément reconnaissants de leur rétablissement et le manifestent par des rires et de la bonne humeur dans les réunions et dans tous les domaines de leur vie — et il nous arrive aussi d’exprimer de la colère, de la peur, de la honte et de la haine, parce que tous ces sentiments font partie de ce qui nous sommes vraiment, de grandes personnes à part entière. Certains appellent ça grandir. Grâce à notre Ps, à cette force qui nous est supérieure notre vie émotionnelle regorge maintenant de passion, d’enthousiasme et surtout de gratitude. « En dépit de tout, je garde la conviction que l’amour, la paix, la douceur et la bonté sont la force qui est au-dessus de tout pouvoir. » ( Albert Schweitzer ) Nous croyons que ce sont certaines qualités de notre Dieu d’amour qu’Il veut bien nous en affubler d’une pâle ressemblance.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 10 avril 2018

Pensées 10 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Notre éducation actuelle est lamentable, car elle nous apprend à aimer la réussite et non ce que nous faisons. Le résultat a pris davantage d'importance que le chemin qui y mène. » ( Jiddu Krishnamurti ) Nous sommes aujourd'hui sur une voie qui enrichit tous les domaines de notre vie d'expériences, à travers un cheminement qui nous invite à vivre des émotions que nous trouvions autrefois si bizarres, si pénibles. Sur cette voie, nous avançons, nous découvrons nos propres souffrances et blessures. Nous avons de plus en plus conscience de la souffrance des autres et de l'aide que nous pouvons leur offrir grâce à notre propre expérience de l'honnêteté. Lorsque nous souffrons d'impatience et que nous voulons grandir très vite, que nous voulons voir nos défauts éliminés avant leur heure, nous savons qu'il nous reste encore à apprendre. Dans l’ordre divin, tout vient à temps. Quand nous aidons une autre personne qui souffre de dépendance, « Il faut rappeler à ce candidat que son rétablissement ne dépend pas des autres. Il dépend de sa relation avec Dieu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Si c’est le plan de Dieu que cette personne se rétablisse et mène une belle vie, alors le cheminement qu’elle prend peut même sembler illogique.

Cet ordre, ce plan est toujours en train de s'établir. Dieu, tel que nous Le concevons chacun de nous, remet de l'ordre dans nos vies. Dieu fait le ménage. Dès cet instant il nous permet de vivre dans la paix, dans l'amour, dans la joie, dans l'harmonie. L'ordre divin a pris notre vie en charge en permettant que nous devenions des êtres humains. Et c'est ce plan divin qui nous aide à astiquer les miroirs de nous-mêmes autour de nous, qui nous aide à dépoussiérer notre personnalité et à soigner notre ego malade, qui nous aide à établir des liens et qui nous aide à délier les nœuds toxiques dans nos relations. Merci chère Ps de nous aider à vivre d’aussi belles leçons de vie et de sagesse. « La véritable sagesse, c’est de savoir vivre. » ( Rolando Toro Araneda )

En Espagnol, la « Vivencia » est la vie en train de se vivre. La vivencia représente plus que la simple expérience d'un phénomène et s'en distingue par ce qu'elle modifie chacune de nos expériences en participant à l'évolution de notre identité et de notre personnalité. Autrement dit, chaque moment présent vécu que nous en soyons conscients ou non, intervient dans notre cheminement. Rien n'est inutile. Tout a un sens. Et il est divin, surtout s’il apparaît comme ayant peu de bon sens. Nous cherchons une nouvelle façon de vivre ensemble, de partager, de se parler, d’avoir du bon temps sans que la finalité passe nécessairement par la sexualité. « Toute théorie est grise mais vert et florissant l’arbre de la vie. » ( Johann Wolfgang von Goethe )

  • DOUZE LEÇONS DE VIVENCIA ( auteur inconnu )
  • 1. Si nous jugeons les gens nous n'aurons pas le temps de les aimer (encore une fois Juge moins, Aime plus ).
  • 2. Celui qui se relève est plus fort que celui qui n'est jamais tombé.
  • 3. Nous ne pouvons pas compter que sur nous-mêmes, et nous ne pouvons y arriver seuls. ( Ensemble, nous pouvons )
  • 4. Hâtons-nous lentement et nous aurons vite fait d'arriver à destination.
  • 5. Qui veut faire quelque chose, trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse.
  • 6. Nous ne pouvons gravir les échelons ou attendre des sommets avec les mains dans les poches.
  • 7. Proférer une parole blessante prend à peine une seconde. En soigner la blessure demande beaucoup de temps.
  • 8. Ne nous hâtons pas de punir. Hâtons-nous d'accueillir, de manifester de la compassion.
  • 9. Si nous sommes contents et rassasiés, c'est que nous sommes en harmonie.
  • 10. Si nous sommes enchantés, c’est que nous découvrons Sa majesté.
  • 11. La seule façon de travailler pour la paix du monde est de découvrir en nous un îlot de paix.
  • 12. Nous ne pouvons nous éloigner de notre centre puisque tout nous y ramène.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 9 avril 2018

Pensées 09 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Nous ne pouvons changer les êtres humains. Alors, pourquoi nous emporter contre nos propres pensées et gestes, contre ceux et celles qui nous entourent et contre toutes ces situations qui échappent à notre volonté, à notre contrôle ? Tout événement fait naturellement partie de la vie, du plan de Dieu tel que nous le concevons et nous sommes capables de le vivre tout en exprimant nos émotions pour les libérer par sa grâce. Parfois ce qui choque chez autrui n'est qu'un moyen que notre Ps prend pour nous faire progresser. Ce qui est nié chez nous est habituellement plus facile à identifier chez l’autre et ne peut être identifié chez l’autre que s'il est présent chez nous…et que si notre Ps veut que nous ayons accès à ces traits. « Ne jugez pas chaque jour par la moisson que vous récoltez, mais par les semences que vous plantez.» ( Robert Louis Stevenson ) Et aussi celles que notre Ps va vouloir faire germer et se développer. Avez-vous peur des jugements et des critiques des autres ? Nous sommes notre plus sévère critique et la personne qui nous juge le plus. Alors pourquoi craindre le jugement des autres, si ce n’est pour nourrir nos inhibitions.

La loi du dérangement : Si l'honnêteté est pour nous quelque chose d'important, alors quelle est la différence entre le vol d'un crayon et un vol de banque ? Est-ce que nous reprochons aux autres de profiter de nous ? Certains se voient aussi comme Robin des Bois et veulent régler le déséquilibre en prenant aux mieux nantis et deviennent comme eux. Le conflit provient toujours d'un dérangement engendré par une perception différente de l'autre. Ce qui nous dérange chez l'autre est toujours bien enfoui en nous quelquefois sous une autre forme. Dans un conflit, en regardant nos actions et nos pensées, nous découvrons que notre dérangement provient du fait que nous nous reconnaissons sciemment dans ce qui nous dérange. Il s'agit toujours d'une situation qui nous permet d'en savoir un peu plus sur nous. Vouloir régler soi-même ses conflits demande beaucoup d'humilité et d'authenticité. Qui n'a pas de petit bougon ou d'enfant blessé à l'intérieur de lui ? En discutant avec notre conjoint(e), notre patron, un vendeur, un voisin d'un problème, si nous nous donnons le temps, nous pouvons trouver une solution.

« Apprendre jour après jour à identifier, avouer et corriger nos faiblesses, telle est l’essence de la formation du caractère et d’une vie droite. » ( 12x12, 10e Étape, page 106 ) Beaucoup de gens croient que l’aveu de leurs défauts les dispense de les corriger. « C’est quand il ose s’avouer ses faiblesses qu’un homme est le plus fort. » ( Honoré de Balzac ) En fait, c’est vrai quand nous avouons aussi notre impuissance à les corriger. Ça viendra bien un jour, quand nous allons consentir à ce que Dieu tel que nous Le concevons décide de les faire disparaître. Nous ne détestons vraiment nos défauts que lorsque notre Ps est sur le point de nous les enlever. C'est à ce moment que nous allons les voir en action chez autrui et reconnaître ces miroirs qui sont là pour nous aider à grandir. Si nous n'avions pas de défauts à supprimer de notre quotidien, nous n'aurions pas tant de satisfaction à les remarquer chez les autres. « Et ce n'est pas parce que je veux juger un tel ou une telle, mais… » illustrent bien à chaque fois ce qui est au menu de notre Ps. Et ce pseudo slogan y fait écho : « Juge moins, Aime plus » et ressemble à cette citation de cette personne qui possède des connaissances détaillées dans un domaine particulier : celui de la condition humaine. « Plus on juge, moins on aime. » ( Honoré de Balzac )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 8 avril 2018

Pensées 08 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Les groupes d'entraide nous suggèrent de tourner notre regard vers l'intérieur pour nous libérer, de faire appel à une Puissance divine, supérieure à nous-mêmes pour vivre avec la personne qui nous faisait le plus peur, c'est-à-dire nous, tels que nous sommes et tels que Dieu nous a créés. Tant que notre Puissance supérieure telle que nous la concevons ne nous aura pas invité à nous regarder bien en face, nous ne serons pas encore vraiment libres. Chaque jour, nous remercions Dieu de nous faire cadeau de cette liberté. « Dans l'esprit d'un grand nombre, toute cette liberté laissée à l'individu est synonyme de pure anarchie. » ( 12x12, 1ère Trad., page 146 ) Nul n'est sous la domination d'un autre dans les groupes d'entraide.

Dieu agit avec et par Sa 'créature' comme l'aurait dit le père Gédéon. ( Voir ce clip pour ceux et celles qui ne l'ont pas connu : http://www.youtube.com/watch?v=32vmSRNa4Ek&feature=related ) Pour nous, Il la détermine à agir comme Il le désire. Il nous fait le plus inestimable cadeau qui soit : la liberté qui est très différente du libre-arbitre. Notre détermination et notre pensée sont donc absolues et font partie de la vie impersonnelle. Notre destinée est écrite à l’avance dans le plan divin… Dieu par contre connaît toutes les avenues possibles. La liberté d’action ne nous oblige pas à mener une vie vertueuse et à ne pas céder aux tentations. Nous n'avons pas la possibilité de choisir, nous pouvons en avoir l'illusion. Dieu tel que nous Le concevons nous donne la possibilité de vivre vertueusement, et quelquefois, aussi Il nous invite à mener une vie dominée par nos défauts. C’est le prix de la liberté, et également une immense marque de confiance de la part de l'homme envers Dieu. Ça peut parfois paraître comme de la résilience ou de la résistance. Ça détermine notre degré de vertu, de qualité de vie. Le plan de Dieu détermine aussi l'impact de nos défauts dans notre vie et Il peut aussi les supprimer selon Ses désirs.

La liberté est pour plusieurs la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est souvent définie :

  • par la négative : absence de soumission, de servitude, de contrainte. L'être humain est perçu ou défini comme indépendant.
  • favorablement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel ; les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres.

« Écrire liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot : la liberté demeure. » ( Jean-Michel Wyl, Québec Banana State ) Le problème de la liberté surgit naturellement quand la raison humaine cherche à unifier les différents éléments de sa représentation du monde et de sa relation avec un Être suprême. La liberté pour nous est un cadeau divin comme toute notre réalité. Nous sommes dépendants de cette force supérieure à et en nous-mêmes… et en même temps, libres d'accomplir Sa volonté, d'agir sous Sa gouverne, de célébrer la vie si ça nous chante. « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. » ( Nelson Mandela )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 7 avril 2018

Pensées 07 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Au chapitre 9 des Actes des Apôtres, Saül de Tarse est envoyé à Damas pour persécuter les premiers chrétiens. Dieu s'est manifesté en provoquant tout un bouleversement et retournement dans sa vie. Que s'est-il passé réellement sur ce fameux chemin de Damas, la capitale de la Syrie aujourd'hui ? Paul a-t-il rencontré son « Waterloo », s'est-il cogné sur un mur, s'est-il fait mettre à sa place par une force hors du commun qui l'a terrassé par une lumière aveuglante et une voix tonitruante comme ce fut le cas pour Bill W. ?

La « conversion » de Paul c'est d'abord une rencontre avec son Être suprême. Peut-il y avoir une expérience plus suave qu'une rencontre avec une Puissance supérieure, qui n'est que toute bonté, toute douceur, toute miséricorde ? Quand Paul « tombe à la renverse », c'est une expérience profonde qui envahit tout son être. C’est davantage encore dans le sens figuré comme « tomber en bas de sa chaise » pour signifier un étonnement, un éveil spirituel. Paul est tellement « saisi » par ce qui lui arrive, qu’il n’en revient pas. Non, il n'est pas agrippé par ce Dieu tel qu'il Le conçoit comme un enfant indiscipliné qu'un père sévère et impatient saisit par les épaules pour le mettre à sa place ! Paul est saisi dans le fond de son âme, dans son cœur et dans son intelligence, par ce Dieu d'amour. Paul découvre alors le mystère divin en lui. Il est renversé par l’amour miséricordieux et gratuit que Dieu lui porte, à un moment où rien ne l'y préparait. Il fait l'expérience d'être aimé par Dieu tel qu'il est. D'un amour aussi gratuit qu'infini. Cette belle grâce peut nous arriver à chacun de nous, si ce n'est déjà fait. Il arrive que certaines personnes osent émettre des jugements sur notre cheminement. « Lorsque quelqu’un juge votre chemin, prêtez-lui vos chaussures. » ( Anonyme )

Arrêtons-nous un instant pour nous demander s'il n'y a pas déjà eu dans notre vie des moments d'éveil et de prise de conscience de l'amour inouï que Dieu nous porte ? En quoi le « chemin de Damas » de Paul ressemble-t-il ou diffère-t-il du nôtre ? Khalil Gibran a écrit dans ce sens : « J’ai compris que la matière tue l’homme sans le faire souffrir et que par la souffrance, l’amour le fait vivre. »

Les groupes d'entraide nous protègent et nous réchauffent comme un manteau contre les intempéries ou le soleil par un beau jour de printemps. Merci de cet accueil. Les membres nous ont dit à chacun de nous du fond du cœur : « Laisse-toi aimer jusqu'à ce que tu puisses t'aimer toi-même. » Et nous en sommes venus à prendre bien soin de nous-mêmes et à aimer ce que nous sommes. Et il nous arrive de répéter ces mots d'amour : « Nous allons t'aimer jusqu'à ce que tu puisses t'aimer toi-même. »

Quand nous découvrons que nous sommes aimés d'un Dieu d'amour, nous pouvons nous réconcilier avec nous-mêmes et les autres, nous accepter avec nos faiblesses et notre passé… Nous allons comprendre peu à peu que la Vie a un sens (un bon sens ou un sens bon, nous ne savons toujours pas lequel et que les messages qu'elle nous envoie surtout si nous la consacrons aux autres, si nous aussi, nous essayons d’aider, de remettre debout « de l'intérieur » ceux et celles qui souffrent autour de nous. C'est tout aussi évident que notre Ps passe par ces anges pour nous redresser. Alors nous verrons que la vie n’est qu'une goutte d’eau dans l’océan ou un numéro sorti au hasard de la grâce de Dieu pour nous rétablir tous ensemble. Ensemble nous pouvons nous rétablir... Un sondage récent de la firme Gallup indique que 86% des membres d'un groupe d'entraide ont connu une amélioration de leur santé physique, de leur bien-être émotif et mental, et de leur vie spirituelle... Quelques petits pas sur le chemin de Damas de chacun. Voir le vidéo clip qui explique bien ce processus : http://www.zebuzztv.com/?buzz=ze-mag&item=567

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 6 avril 2018

Pensées 06 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Sommes-nous dans le même bateau ? ( Voir à la fin le texte : Île nommée sérénité ) « Chacun avait une peur folle que quelqu’un ou quelque chose fasse chavirer la barque et nous renvoie tous à l’alcool. » ( 12x12, 3e Tradition, pages 157-158 ) Malgré nos différentes dépendances, nous nous retrouvons quasiment tous dans le même bateau. Si notre vécu varie dans les détails, en fin de compte, nous avons tous une chose en commun : la maladie, le dérèglement qu’est soit la dépendance, soit la codépendance et soit les deux pour les double-gagnants. Nous connaissons fort bien les deux éléments communs à la plupart d'entre nous : l’obsession et la compulsion. L’obsession : cette idée fixe qui nous ramène constamment à un aliment déclencheur ou à une substance toxique préférée ou à un substitut quelconque, pour retrouver l’aisance et le mieux-être que nous avons déjà connus. La compulsion : une fois que nous avons relancé le processus par une première bouchée compulsive, un premier « fix », une première pilule ou un premier verre, nous ne pouvons plus nous arrêter par notre propre volonté. La compulsion est cette tendance intérieure impulsive et impérative qui nous pousse à accomplir un geste bien que consciemment nous nous y refusons. S'y soustraire engendre de l'angoisse. À cause de notre sensibilité physique à ces déclencheurs, nous retombons alors complètement sous l’emprise d’une puissance destructrice plus forte que nous.

En cessant de répéter nos comportements compulsifs et/ou de nous anesthésier en prenant des aliments ou des substances toxiques, nous avons entrepris un travail qui nous occupera pendant toute notre vie, celui de vivre par moments nos émotions mêmes les plus désordonnées et désagréables, celui d'expérimenter certains jours des relations personnelles difficiles et des situations impossibles. « L’ivresse, c’est le dérèglement de tous les sens. » ( Arthur Rimbaud ) La maladie est plus forte que nos bonnes intentions ou nos désirs les plus sincères. Dans les groupes d'entraide qui utilisent les douze Étapes comme programme de rétablissement, nous pouvons partager nos joies et nos peines plutôt que de nous retrouver et de nous maintenir dans un état de crise permanente.

Le rétablissement est un travail simple et en même temps très exigeant. Pour que la plupart d'entre nous puissent l'accomplir, nous allons y venir à bout avec l'aide d'une Puissance supérieure à nous-mêmes et de nos amis ensemble dans le mouvement. Ensemble nous pouvons enfin nous rétablir, retrouver une harmonie et une paix dans l'abstinence et nous accepter comme de belles personnes uniques ayant seulement un côté givré. En cette journée anniversaire d’abstinence pour Gilles (29 ans par la grâce de Dieu), nous avons beaucoup de gratitude envers notre Ps et envers tous ceux et celles qui nous ont aidé à ramasser une rame et à ramer dans ce bateau invisible vers cette Île qui se nomme Sérénité. Eleonor Brownn a formulé cette autre Prière de la Sérénité : ' Mon Dieu, donne-moi la sérénité pour que je cesse de me fustiger de ne pas faire les choses parfaitement, le courage de me pardonner parce que je fais de mon mieux et la sagesse de savoir que tu m’aimes déjà juste comme je suis.'

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 5 avril 2018

Pensées 05 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Une ivresse efface mille tristesses .» ( proverbe chinois ) Pour éviter ce piège qu’est la griserie mentale, plusieurs membres de groupes d’entraide nous invitent souvent à nous méfier de l’ivresse mentale, de cet état de « cuite sèche » ( dry drunk ) Cet état qui fait en sorte que l’individu qui n'a pas consommé ou répété ses comportements toxiques se sent comme s'il avait consommé ou répété ses comportements toxiques. Son esprit est préoccupé par les mêmes idées et les mêmes obsessions que lorsqu'il consommait ou répétait ses comportements toxiques. L'expression « cuite sèche » comprend deux mots significatifs. « Sèche » se rapporte à l'abstinence du boire, tandis que « cuite » signifie un état profondément pathologique résultant de l'utilisation de l'alcool dans le passé. Pris ensemble, ces mots suggèrent l'intoxication sans alcool, une ivresse mentale. Puisque le mot « intoxication » vient d'un mot grec qui désigne les poisons, « l’ivresse mentale ou cuite sèche » implique alors un état d'esprit et un mode du comportement qui sont toxiques au bien-être de la personne qui souffre d'une forme de dépendance et de tous ceux et celles qui l'entourent et qui vivent habituellement de la codépendance. Voir ces symptômes d’ivresse mentale tels que résumés dans Tabourets et bouteilles (Hazelden) à la fin du message.

Les groupes d'entraide nous suggèrent plusieurs slogans et acronymes comme celui-ci : HALT — Ne laissons pas la faim (hungry), la colère (angry), la solitude (lonely) ou la fatigue (tired) prendre le dessus. Cet acronyme nous enseigne une façon plus douce et plus simple de prendre soin de nous. Il nous aide énormément à dresser une courte liste des domaines de notre vie que nous négligeons quelques fois : l'alimentation, la stabilité émotionnelle, la camaraderie et le repos. Ce sont des facteurs d'ivresse mentale qui sont les premiers pas de la rechute, bien avant que nous ayons avalé quoi que ce soit. La plupart du temps, ça n'a rien à voir avec la véritable faim ou la soif. Ce ne sont que des émotions qui nous perturbent. « La colère, ce luxe que peuvent parfois se payer des gens mieux équilibrés, pouvait nous garder indéfiniment dans une sorte d’ivresse émotive. Souvent, ces ‘cuites sèches’ dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) « L’alcool change un homme. Mais son effet est éphémère comme celui de la volupté. » ( Roger Lemelin )

Quasiment impossible à traduire littéralement, ces slogans et acronymes sont quand même de bons outils pour nous rétablir. Nous pouvons alors être attentifs à la nécessité de nous arrêter pour nous accorder des soins particuliers, de petites attentions lorsque nous ressentons la faim, la colère, la solitude ou la fatigue. Ce sont souvent des signaux de détresse qui nous invitent à communiquer avec notre parrain ou marraine, à faire plus de meetings, à écrire et brûler ces écrits sur ce qui perturbe notre quiétude. « L’alcoolique est un être errant qui recherche dans les vignes du Seigneur son paradis perdu. » ( André Pronovost )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 4 avril 2018

Pensées 04 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Avec la douceur, nous pouvons arriver à secouer le monde entier. » (Gandhi) Nous nous rappelons probablement tous de la bande dessinée extraordinaire « L'homme qui plantait des arbres » qui en fait raconte la vie d'Elzéard Bouffier, un humble berger qui a transformé un désert en une forêt luxuriante. Dans une vie étalée au-delà de deux guerres mondiales, tandis que des hommes s'entretuaient pour satisfaire le pouvoir temporel de quelques déséquilibrés, cette personne calmement et de façon anonyme a donné à son monde la vie, en plantant un gland à la fois. Il a non seulement créé une beauté naturelle, mais il a aussi contribué à la guérison d'une ville entière qui avait sombré dans le désespoir. Un seul homme, travaillant doucement, jour après jour semait de l’amour partout où il allait. Ce personnage de fiction de Jean Giono dont Frédérick Bach (décédé le 23 décembre 2013) a fait une magnifique dessin animé, a un caractère exceptionnel, à la fois généreux, solitaire, paisible et sûr de lui. C'est en fait un modèle pour de nombreux écologistes, même ceux de l'âme.

Chacun de nous a un désert et possiblement aussi une forêt, nous pouvons planter et remettre de la vie dans notre monde. Nos arbres ne sont pas tous des chênes, ils peuvent être des enfants, des chansons, des œuvres d’art, des idées, des massages, des réparations, des pensées, ou tout autre don qui nous a été fait cadeau par Sa grâce. Ce qui m'a le plus impressionné d’Elzéard Bouffier c’est l'humilité avec laquelle il s’appliquait à sa tâche. Il était silencieux la plupart du temps, il ne cherchait pas la reconnaissance et n'a jamais demandé à personne de suivre ses traces. Il a simplement su ce qu'il avait à faire et est allé le faire. Nous pouvons tous voir ce berger à l'œuvre (15 min.) : http://www.dailymotion.com/video/xuhkt_1-l-homme-plantait-des-arbres-giono_shortfilms

Quels sont nos déserts et nos forêts pour aujourd’hui ? Dès maintenant, comment pouvons-nous semer la vie dans notre monde ? Commençons ici, dès aujourd’hui, un geste, une parole à la fois. « Le seul remède que nous pouvons conseiller est l’abstinence totale. » ( Les Alcooliques Anonymes, L’opinion d’un médecin, page xxxiii ) Merci mon Dieu de restaurer notre monde à l’aide de Tes couleurs et de Ta beauté. Merci d'être ce berger. Les groupes d'entraide nous apprennent que leur but premier est l'abstinence de chacun de nous. Avec le temps, nous réalisons tous que, sans l'abstinence de substances, d'aliments et/ou de comportements toxiques, nous n'avons rien. Merci chère Ps de semer l'abstinence et l'amour aujourd'hui dans notre monde.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 3 avril 2018

Pensées 03 avril 2018

Bonjour à toutes et à tous

Tendre à vivre heureux, c’est aspirer à être en harmonie avec Dieu. Si le bonheur échappe à tant de personnes, ce n’est pas qu’elles ne le cherchent pas à la bonne place ou qu'elles ne visent qu'au confort matériel et pas assez à la richesse intérieure. Pour trouver Dieu, il faut que ce soit Sa volonté de le découvrir. Il n’y a rien de mystérieux dans la recherche d'une Puissance supérieure. Certains disent que nous pouvons suivre tout simplement le son de la petite voix intérieure et divine pour découvrir le chemin. Ce n’est pourtant pas le cas de la plupart des personnes pour qui la quête d'un Être suprême est aussi invraisemblable que voir un gourou s'élever du sol, s'adonnant à la lévitation. Peut-être parce que leur conscience ne leur permet pas encore de comprendre que la destinée de chaque âme est d'être une avec Dieu, et que Dieu a prévu autre chose de nous que de simplement boire, manger et s'amuser. Peut-être que cette force dans l'univers ne leur demande que de cheminer tel qu'ils et elles le font pour l'instant.

Pour bien des personnes, l’existence spirituelle ressemble à une sortie au casino. Toutes leurs forces et leurs espoirs se retrouvent centrés sur la petite boule au jeu de la roulette et elles parient alors tout sur un simple coup de fortune, sur lequel ils ou elles croient pouvoir influer par la prière. Pour d'autres, le bonheur se joue sur un coup de dés, parce que cette fois, cette fois, c'est le bon. Certaines autres personnes brûlent d’un véritable désir pour Dieu et ne sentent que Sa présence qu'avec une certaine forme de rituel ou de culte. La prière pour ces personnes, c'est comme la circulation sur une voie à sens unique : elles croient être les seules à se faire entendre. Il ne leur vient pas à l’idée comme nous à certains moments, de s'arrêter un instant, d’écouter et de Le remercier. En fait, Dieu nous parle tout le temps. Et quelquefois, nous avons l'impression que dans tout notre gazouillis intérieur, Dieu ne parviendra même pas à placer un mot. Et si ce babillage était de Lui ?

Les vibrations dans l’univers s’étendent à l’infini. Probablement, toute vibration provient originellement de Dieu, et la voix humaine ne représente qu’une infime partie du spectre vibratoire. Pourquoi Dieu ne parlerait-il qu’en chuchotant ? Ceux et celles qui croient que Dieu ne communique principalement qu’à l’intérieur de la gamme des fréquences de la voix humaine oublient que cette voix, comparativement à l’univers des sons, n’est qu’un faible chuchotement. Le chuchotement est plutôt humain et prétendre que Dieu ne s’adresse à Sa création que seulement à l’intérieur du champ des sons humains équivaut à vouloir restreindre Sa puissance.

Les groupes d’entraide nous apprennent à nous centrer sur nous-mêmes : nos pensées, nos sentiments, nos intentions et nos attitudes, à admettre notre impuissance devant notre maladie et aussi la vie, les blessures que nous avons subies et les torts que nous avons fait subir à d’autres. Quand notre Puissance supérieure nous permet de maintenir ces aspects de nous-mêmes dans la bonne voie, sur la voie de la raison, nos activités sont le reflet d’une identité saine, plutôt qu’une fuite ou une anesthésie à travers une illusion de personnalité démesurée. Aujourd'hui, par la grâce de Dieu tel que nous Le concevons, nous pouvons prier, méditer, nous calmer, écouter la voix de Dieu et nous accorder sur un chuchotis dans notre cœur ou un autre qui ressemble à « Apaise-toi — et Sache — JE SUIS — Dieu ». C’est par la suite que se manifeste l’attrait plus que la réclame. Nous pouvons redonner ce que nous avons reçu et ce que nous continuons de recevoir. « Nous sommes parvenus à une certaine compréhension de ces paroles anciennes : ‘Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.’ » ( 12x12, 8e Tradition, page 187 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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