mardi 19 juin 2018

Pensées 19 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Comment se fait-il que parfois une histoire drôle peut être vraiment hilarante pour certains et peut ne pas avoir d’effet pour d’autres ? Dans la compréhension et l’appréciation des histoires drôles, tout dépend de quelque point de vue nous sommes placés : l’objet ou l'émetteur de la blague. Est-ce que la communication passe vraiment ? Le lecteur et/ou l’auditeur en lui donnant un sens comique, parviennent-ils à construire des représentations proches de celles que l’auteur voulait qu’ils construisent dans leur tête ? C’est la réaction émotive du lecteur au récit et/ou l’auditeur qui fait finalement l’histoire et la voleur de l’humour. Le mot d’esprit, le texte comique ou l'histoire drôle sont quelquefois des textes qui n’ont vraiment pas de sens en soi. C’est l’auditeur et/ou le lecteur qui élaborent sens et drôlerie. Le comique, l’humour, la drôlerie n’existent pas indépendamment du créateur et du récepteur. « L'humour est la forme la plus saine de la lucidité. » ( Jacques Brel ) Il est ainsi démontré que devant un même texte dans une revue publiée par un groupe d'entraide ou devant le témoignage d'un membre, si un individu se met à se tordre de rire, et un autre reste de glas, il est tout à fait normal que ces deux individus n’ont pas compris le message de la même façon. Effectivement, chacun de nous perçoit dans un message ce qui lui était destiné, ce qui est approprié pour lui. Nous pouvons aller jusqu’à dire selon ses besoins.

L'humour dans les partages est à certains moments noir, parce qu'il souligne avec parfois toute la cruauté, l'amertume et le désespoir présents l'absurdité de notre dépendance et/ou codépendance. Cet humour noir constitue une sorte de mécanisme de défense. Parfois, nous évoquons avec détachement, voire amusement, les choses les plus tragiques et certains comportements contraires à la morale. Cet humour dans un partage interpelle l'auditeur : il suscite un rire inquiet, des interrogations et même une petite gêne. Il est quelques fois empreint de fatalisme, peut aller jusqu'à provoquer de la honte ou nous chatouille avant de nous esclaffer parce qu'il transgresse des tabous qu'il titille. « Même le maître architecte, devant les ruines de son rêve, avait su rire de lui-même ; ce qui constitue le summum de l'humilité. » (12x12, 4e Tradition, page 169 — juste sous la définition du Règlement 62 : Ne vous prenez pas tant au sérieux ! )



La pratique du mode de vie des groupes d'entraide est une activité continue qui nous révèle chaque fois de nouvelles vérités. C'est une recherche intéressante d'apaisement, et une enrichissante façon de vivre qui peut être dédramatisée souvent avec des petites pointes d'honnêteté et d'humour. C'est ce qui se produit dans la plupart de nos groupes d'appartenance et c'est ce qui fait souvent que nous désirons y retourner. Il y a au moins un membre présent qui a vécu le même genre de situation et qui a la capacité de trouver le côté drôle et en même temps apaisant, soignant de cette expérience. Découvrir la part d’humour même noir qui se cache dans une situation qui n’était pas rose au départ ( voire tragique ) peut replacer les choses dans une perspective plutôt lumineuse. Et si c’était notre Ps qui voulait nous jouer un tour ? Ça, c’est l’élément magique qui entre en scène.
« Aujourd’hui, je me sens bien dans ma peau. Je suis en paix avec moi-même et avec le monde qui m’entoure. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Ma chance de vivre - 5, page 352 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 18 juin 2018

Pensées 18 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Messire, messire, un sarrasin dans une charlotte du diable ! C’est tout ferré y’a point d’boeuf pour tirer ! ( Jacquouille ) Les deux 'visiteurs’ bien connus, le comte Godefroy Amaury de Malfète, comte de Montmirail, d’Apromont et de Papimcourt (Jean Reno) et son écuyer Jacquouille la fripouille (Christian Clavier), propulsés du 12e au 20e siècle, sont sortis de l’ombre du Moyen Âge et ont bien mis en lumière ce que nous prenons pour acquis aujourd’hui, notre développement technologique. « Visiter quelqu'un », « recevoir de la visite », « la visite est arrivée » sont des gestes d'accueil, des marques d'hospitalité. Ce sont des comportements qui traduisent une manière polie d'établir des relations entre les êtres humains, des rapports qui brisent la solitude et l'anonymat. Raël ( surnom qui signifie « Le Messager » de Claude Vorilhon ) affirme qu'il a été visité par au moins un extra-terrestre aux Puys de la Vache et de Lassolas. Curieusement, « visiter » est un terme fréquemment utilisé pour désigner les interventions des extra-terrestres mais aussi des présences de Dieu dans la vie de Ses enfants. Certains appellent ça aussi des miracles, des apparitions.

Dans un groupe d’entraide, il y a des membres de la conscience de groupe et des visiteurs qui viennent souvent d’autres groupes. Les témoignages ou la mise en commun des expériences, des forces et des espoirs de tous ces participants dégagent une force supérieure à la force individuelle de chacun. C’est ce que certains appellent ‘ ous attaquer ensemble à un défi mutuel devant une maladie partagée'. L’existence de cette force supérieure qui, pour plusieurs nous habite, a fait ses preuves par l’expérience de milliers de personnes atteintes de diverses dépendances et compulsions qui se retrouvent en rétablissement aujourd'hui. Certaines personnes sont convaincues que cette force émane de l’intervention du Dieu de leur foi de toujours ou de Dieu tel qu'ils Le conçoivent présentement.

« Lorsque nous assistons aux réunions des AA, ce n'est pas seulement pour notre profit personnel mais aussi pour apporter à d'autres le réconfort et le soutien de notre présence. Lorsque vient notre tour de parler dans une réunion, c'est une autre façon de porter le message des AA. Qu'il y ait une seule personne ou plusieurs pour nous écouter, c'est toujours du travail de Douzième Étape. » ( 12x12, 12e Étape, page 124 ) Avec l'amour et l'aide de notre Puissance supérieure et des membres des groupes d'entraide, nous avons appris à recevoir et à donner à notre entourage. Nous participons à améliorer la qualité de vie dans notre milieu en transmettant le message de rétablissement aux gens que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours et surtout à ceux et celles qui ont besoin d'aide. La meilleure façon de transmettre ce message d’expérience, de force et d’espoir, c'est par l'exemple, en le vivant personnellement au meilleur de nos habiletés, de nos aptitudes, de nos intérêts et des occasions qui se présentent dans notre vie. « Ceux qui sont vraiment engagés dans le mode de vie ne font pas que communiquer le message OA : ils sont le message OA. » ( 12x12 OA, 12e Étape, page 126 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 17 juin 2018

Pensées 17 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

‘Ouvrir mon cœur et tendre la main à tous ceux qui comme moi, souffrent de compulsion alimentaire, c’est ma responsabilité.’ ( engagement de responsabilité OA )
« Je suis responsable.
Lorsque n'importe qui, n'importe où, tend la main en quête d'aide, je veux que la main de AA soit toujours là. Et de cela je suis responsable. » Déclaration du Congrès International du 30e Anniversaire des AA - Toronto 1965
« Tendre la main à un homme, c’est le sauver. » ( Honoré de Balzac ) Tendre la main à (quelqu’un) c’est plutôt offrir sa main à quelqu’un en signe d’accueil, de bienvenue et de salut. Tendre l'oreille et partager notre vécu lorsque nous recevons un appel ou un courriel contact. C'est aussi secourir, offrir du secours à quelqu’un ( et ça peut être nous, cette personne qui a besoin d'aide). Finalement, ça peut être une façon de chercher à se réconcilier avec quelqu’un. Dans les groupes d'entraide tendre la main à une personne qui souffre prend le sens d'aider, de venir en aide. C’est aussi tendre la main à l’accueil pour recevoir le nouveau ou le membre qui revient et aussi de vouloir serrer la main de tout ce beau monde comme signe d’affection (tendre la main comme par le mot 'tendre') et de fraternité.

Nicole N., une membre de Lévis décédée depuis quelques années, disait pour la personne absente de la fraternité depuis longtemps et aussi atteinte que nous de cette maladie débilitante, allait revenir, que nous n’avions pas à nous inquiéter. John Edward M. répète souvent : « Continue de venir, tu n’auras pas à revenir. » Le plus gênant pour notre orgueil et pour celui du nouveau, ce n'est pas bien souvent qu'il soit en rechute et qu'il nous revient, c'est que nous avons besoin de faire ce pas pour l’accueillir. En tout cas, cette personne souffrante met en lumière nos limites, et c’est déjà une façon qu’il nous offre de mieux nous connaître et de reconnaître la nature de notre maladie : puissante, déroutante et sournoise. Quand nous le rejetons, quand nous voulons l’abaisser, c’est nous qui nous retrouvons plus bas que lui. En quoi d’ailleurs pouvons-nous voir quelqu'un plus bas ou plus méprisable que nous ? Ne sommes-nous pas tous des enfants de Dieu — certains ne sont-ils pas comme le fils prodigue... Parce que ce frère (ou cette sœur) que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est maintenant retrouvé ? Alors accueillons-les comme nous voudrions l'être.

La personne qui est en rechute, comme chacun, est notre frère ou notre sœur en humanité, mais aussi, pour nous atteints de la même maladie, notre frère et notre sœur en voie de rétablissement, et à ce double titre il (elle) a droit à notre respect et à notre accueil. Il est notre prochain. En disant « prochain », nous pensons généralement à celui ou celle qui est proche, ou qui se rapproche de nous. Qui est notre prochain ? C'est celui dont nous nous approchons pour l'accueillir dans sa souffrance. » S’il nous arrive de tomber, — pour diverses raisons (lire : s't'à cause), à cause de rejets, de mépris et discrédits, à cause de notre incapacité à nous assumer tel que nous sommes, ou de la façon déshumanisante dont nous avons choisi ce mode de vie destructeur, nous n'avons en aucun cas perdu notre grandeur et notre beauté d’être humain ou pour certains, de fils de Dieu. Quoi qu’il nous arrive, souvenons-nous de cette grandeur et de cette beauté qui est en nous, et dans tous les autres qui nous côtoient. Et n’oublions pas que nous aussi nous sommes capables de tendre la main à quelqu'un. C’est là notre grandeur pour aujourd'hui.

En tendant la main vers d'autres personnes, d'abord auprès des membres dans les groupes d'entraide, qui souffrent de la même maladie et en leur permettant de nous tendre la main, nous en sommes venus à reconnaître en nous une grande capacité d'amour et d'intimité. Une fois libéré des murs qui l'emprisonnent, notre cœur rayonne. Merci mon Dieu d'accorder à notre cœur la liberté d'aimer et d'être aimé.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 16 juin 2018

Pensées 16 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

La prière de la Sérénité semble avoir été écrite ou ressuscitée en 1932 par Dr. Reinhold Niebuhr (1892–1971), alors que celui-ci travaillait dans un séminaire protestant du Congregational Church à Heath, Massachusetts, aux États-Unis. Il a au moins deux autres hypothèses quant à son origine : elle aurait écrite par des moines ou des sages du Moyen Age.

La Prière de la Sérénité

Si, dans ta vie, un jour tu devais pleurer,
Te sentant bien seul, loin de ceux que tu as aimés.
Dis toi bien qu’il y aura toujours quelqu’un qui te montrera le droit chemin.

Écoute ces mots, car moi qui te les dis, je n’ai pas toujours été ce que je suis.
J’ai connu bien des pleurs, des paniques et des misères,
Alors récite avec moi cette prière.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne puis changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Tu devras aussi te prendre en main,
Si tu veux changer ton destin,
Laisse de côté les choses qui te détruisent,
Tu auras alors de belles surprises.

Pour toi, chaque jour deviendra ensoleillé,
Ton cœur s’ouvrira à l’amour.
Ne vis qu’un jour à la fois si tu veux en profiter,
Et tu seras heureux pour toujours.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne puis changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Quand ma patience est à bout, aide-moi à la retrouver.
Apprends-moi à faire face aux difficultés avec calme et sérénité.
Lorsque, je suis à court de réponses vives et d’explications intelligentes,
Permets que cesse le flot de questions, au moins pendant un court moment.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne puis changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Et quand j’ai l’impression que les journées sont trop brèves
pour que je puisse accomplir toutes les tâches qui m’attendent,
Fais au moins que je trouve le temps de faire le plus important,
le temps d’écouter, le temps d’aimer
et le temps de rire aussi.

Mon Dieu donne-moi la sérénité
D’accepter toutes les choses que je ne puis changer,
donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent dans leurs témoignages d'utiliser la prière de la Sérénité dans sa forme la plus courte afin de prier pour avoir le courage de nous changer nous-mêmes, pour remercier notre Puissance supérieure qui nous donne la sagesse de connaître la différence entre ce qui peut être changé et ce que nous devons accepter. Merci chère Ps de nous aider à accepter avec gratitude la vie qui nous a été donnée et à vivre les relations saines, aimantes, respectueuses dont elle est heureusement parfois semée. Voir un vidéo clip sur cette prière : http://www.youtube.com/watch?v=g0NKhzkR4rA ou https://www.youtube.com/watch?v=b_Y_s_wIEEs « Puissions-nous tous, chaque jour qui passe, nous imprégner toujours davantage du sens profond de cette simple prière des AA : Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter toutes les choses que je ne peux changer, Le courage de changer les choses que je peux, Et la sagesse d’en connaître la différence. » ( 12x12, 12e Étape, page 150 ) Pour en savoir plus : www.aa.org/assets/fr_FR/smf-129_fr.pdf

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 15 juin 2018

Pensées 15 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Le changement désigne la démarche qui accompagne la vie de toute personne face à l’instabilité et au développement de son environnement physique, émotionnel ou spirituel. Vivre le changement c’est à la fois anticiper, définir et mettre en place cette démarche selon la volonté de notre Être suprême. Notre gPs nous invite à la démarche suivante qui va de la perception d’un problème à la définition d’une série d’actions qui permettent l’élaboration, le choix et la mise en place d’une solution qu’elle désire pour nous. « D’après O chwian Biano, un chef de la nation Pueblo, les Blancs sont fous parce qu'ils prétendent penser avec la tête, et qu'il n'y a que les fous pour penser ainsi. Cette affirmation du chef indien me surprit beaucoup et je lui demandai de me dire avec quoi il pensait, lui. Il me répondit qu’il pensait avec le cœur. » ( Carl Jung ) Rowland Hazard III, un homme d’affaires américain, a cherché cette solution auprès du Dr Carl Jung à Zurich en 1926. Cette thérapie d’abord ne l’empêcha pas de se remettre à boire et Rowland est retourné voir son médecin réputé. Bien que Rowland ait l’état d’esprit d’un alcoolique chronique et qu’aucune personne atteinte comme lui ne s’était jamais rétablie, Carl Jung lui a dit qu’il y a des exceptions à des cas comme le sien et que ces personnes avaient vécu une expérience spirituelle vitale, une conversion authentique. « Ce qui semblait être un mince roseau s’est révélé être la main forte et secourable de Dieu. Une nouvelle vie ou plutôt un ‘mode de vie’ vraiment efficace nous a été offert. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Édition chap.2 Il y a une solution, page 32 ) C’est un sentiment de présence absolue, une présence divine que Rowland a ramené avec lui, ce que certains dont le bon médecin appelaient le 'mysterium tremendum’. Ce mystère grandiose, le 'numineux' ( que Carl G. Jung rattache aux archétypes, formes symboliques innées et constitutives de l’inconscient collectif ) comme Carl Jung et Rudolf Otto le nommaient, est ce sentiment de présence absolue, une présence divine. « Dans le domaine de l'esprit, ce que nous avions cru définitivement oublié se manifeste à nouveau, une trace endormie se réveille, une blessure se rouvre, le refoulé refait surface et ce que nous avions considéré comme une victoire n'est rien d'autre qu'une longue convalescence. » ( G. Vattimo ) Ce terme vient du latin numen, qui signifie « commandement », mais il fait référence à l'aspect implacable de la volonté divine. Le numineux, c'est « ce qui prend le commandement et substitue sa volonté à la nôtre. » ( Rudolf Otto )

29 R. Otto, Le Sacré (1923), Paris, PBP, 2001, p. 46-48... ».Le mode de vie des Douze Étapes nous aide à résoudre la problématique au travers de la mise en œuvre de démarches qui commencent par des petits pas, d'une méthode simple et d’un coffre d'outils de rétablissement. La fraternité ou notre groupe d'entraide nous accompagne dans notre relèvement. Notre mode de vie spirituelle prend en compte notre dimension humaine, nos valeurs, notre culture, nos résistances au changement au travers cette démarche de participation, de communication dont l’objectif est de permettre le processus de changement.
Les groupes d'entraide nous apprennent que presque toute notre souffrance provient non pas du changement, mais de la résistance au changement et que, dans la vie, c'est le changement que nous amène notre Puissance supérieure qui nous fait faire tous ces pas vers ces idées nouvelles, vers ces solutions et vers le rétablissement. « Les idées nouvelles déplaisent aux personnes âgées ; elles aiment à se persuader que le monde n'a fait que perdre, au lieu d'acquérir, depuis qu'elles ont cessé d'être jeunes. » ( Madame de Staël, Corinne ou l'Italie ) Les jeunes ne voient pas toute la sagesse de leurs aînés : « Un enfant ne remarque pas forcément la grandeur et la beauté de la nature, ainsi que la splendeur de Dieu dans ses oeuvres. » ( Rudolf Otto )

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées. La journée a pour but de nous sensibiliser sur un phénomène inacceptable et tabou dans notre société, un fléau qu'il nous faut réprouver, un comportement brutal ou violent (envers un être souvent faible, dépendant ou subordonné) une personne âgée. « Si la personne est âgée, son cœur ne l'est pas. » ( Proverbe chinois ) Les personnes les plus fragiles sont en majorité des femmes (75%), plutôt âgées (en moyenne 79 ans) vulnérables, incapables de se défendre ou de réagir et sont des victimes désignées (elles sont souvent dépendantes). Les maltraitances sont souvent d'origine familiale et proviennent aussi de l'entourage non familial de la personne à domicile ou en institution (le voisinage, les personnels soignants, les solliciteurs…). Ces malveillances financières sont souvent des actes à la limite de la légalité, discrets et invisibles, qui passent parfois inaperçus aux yeux des victimes âgées elles-mêmes qui peuvent ne pas être en pleine possession de tous leurs moyens. Dans les établissements d'accueil des personnes âgées, les maltraitances sont souvent la conséquence d'un manque de personnel et de moyens. Cette situation est inadmissible de la part de lieux de vie où les personnes doivent évoluer dans un environnement professionnel, apportant soins, sérénité et protection. Quels gestes pouvons-nous poser aujourd'hui pour bien traiter une personne âgée ?

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 14 juin 2018

Pensées 14 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Dieu donne à tous généreusement et avec bienveillance. » ( Évangile selon Jacques 1.5 ) La générosité et la bienveillance sont des attributs attachés à la bonté de Dieu envers tous les êtres humains. Bien souvent nous cherchons à restreindre les vertus de Dieu, les ramenant aux dimensions de nos propres vertus. Notre Puissance supérieure, ce Dieu tel que nous Le concevons, ne nous donne pas avec parcimonie. C'est plutôt généreusement, abondamment… et sans reproche ou limite. Dieu ne répond pas à toutes nos requêtes. Il a peut-être prévu quelque chose de merveilleux pour plus tard. Nous nous apercevons que nous sommes de plus en plus comblés de tous Ses dons et de Sa grâce. C'est la même providence qui génère en nous une abondance d'actions de grâces, de louanges et de gratitude. « Dieu nous donne toutes choses avec abondance pour que nous en jouissions. » ( 1 Tim 6.17 ) Lorsque nous demandons quelque chose à Dieu, attendons-nous à trois réponses : — oui — pas encore — j’ai quelque chose de mieux pour toi. « Ce qu’elle a reçu est un don gratuit, et pourtant au moins pour une petite partie, c’est elle-même ordinairement qui s’est disposée à le recevoir. » (12x12, 12e Étape, page 120) Et ce don gratuit peut aussi être le pardon : « Notre inventaire moral nous avait persuadés que le pardon total était souhaitable, mais ce n’est qu’en nous attaquant résolument à la Cinquième Étape que nous avons acquis la certitude d’être dignes de pardon et de pouvoir pardonner aussi. » ( 12x12, 5e Étape, page 64 )

Les petits enfants qui ont grandi dans un milieu dysfonctionnel et qui se retrouvent adulte avec ces mêmes sentiments de manque d'amour qu'ils ont expérimenté tout jeunes, découvrent à un moment donné les groupes d'entraide et l'amour qui s'y trouve et qui y est partagé souvent inconditionnellement. Le miracle réside dans le fait que Dieu permet une abondance de dons à l'endroit même où il y a eu un manque réel, présumé ou virtuel. Plusieurs croient que notre Ps crée cette illusion de vide afin de nous faire sentir intensément Sa présence. L'abondance des dons de Dieu tel que nous Le concevons coule à flots pour qui ils sont destinés selon Son désir. C'est que Dieu n'est pas avare de Son amour et de Sa miséricorde, même dans la direction d'un cœur humain compliqué et malade. Aux assoiffés dans un désert, Il donne l'eau. Aux constants affamés, tentés de rebrousser chemin dans leurs plans d’abstinence, Il donne le pain quotidien et apaise cette faim insatiable ; aux assoiffés d'alcool, Il donne l'apaisement de cette soif inassouvie ; aux pauvres, le salut ; aux aveugles, Il donne la lumière ; aux captifs, la délivrance ; aux affligés, la joie ; aux esseulés, Il donne une présence ; aux cœurs durs, Il donne la compassion ; à tous ceux et celles qui sont en illusion de manque, Il donne la tendresse d'une épaule, d'un grand cœur et d'une oreille attentive. Pour plusieurs, Il a permis que son fils rachète notre liberté de l’esclavage du mal, ultime rédemption et pardon.

Les solutions nous viennent, à point nommé, de notre Puissance supérieure et notre vie n'est merveilleuse, étonnante qu'avec l'abstinence et la sobriété, ces dons miraculeux de Dieu. De là, cette boutade entendue dans une réunion : « La réponse, c'est Dieu. Alors c'est quoi ta question ?» Voir aussi les 12 Étapes en situation à la fin du message. Veuillons tous et chacun à nous rappeler cette petite citation magique sur les Étapes : « Le mouvement des AA ne m’a pas sortie de ce trou. Il m’a donné les outils pour construire une échelle, avec les Douze Étapes. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Ma chance de vivre, page 350 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mercredi 13 juin 2018

Pensées 13 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Pour la plupart, se justifier consistait à inventer des excuses qui serviraient à expliquer leurs abus d’alcool et toutes sortes d’écarts idiots et dégradants. » ( 12x12, 4e Étape, page 51 ) La justification faisait partie de notre folie et entretenait la folie de notre maladie. Le miracle, c'est que le rétablissement a changé notre vie.
L'ébahissement est l'état de celui ou celle qui est surpris, fasciné, qui est abasourdi, stupéfait. C'est un étonnement « extrême ». Certaines situations de nos vies provoquent de ce type d'émotions (et quelquefois ça va jusqu'à un ébahissement incompréhensible) qui nous saisissent, nous étonnent profondément et vont même mystérieusement empêcher toute réaction, sèment même en nous la torpeur ou l'engourdissement ou la congestion d'une partie du corps. Un drôle de tricot fait d'un brin de folie et de deux brins de raison et d'un brin à l'envers de déraison... avec quelques rangs faits d'un brin de courage, deux brins de couardise puis trois brins à l'envers de folie. Lorsque nous nous sentons mentalement, physiquement et spirituellement emportés dans le tourbillon de la vie, seule, une Puissance supérieure à nous-mêmes peut nous rendre la raison et nous comble de Son amour. « Plus l'amour est parfait, plus la folie est grande et le bonheur sensible. » ( Didier Erasme, Éloge de la folie ) « L’amour parfait est au sentiment ce que le blanc parfait est à la couleur. Bien des gens ont l’impression que le blanc est l’absence de couleur. Ce n’est pas le cas. C’est le mélange de toutes les couleurs. Le blanc est la combinaison de toutes les autres couleurs existantes. De même l’amour n’est pas l’absence d’émotion ( haine, colère, désir, jalousie, convoitise ) mais la somme de tous les sentiments. C’est le total. L’aggrégat. Le tout. Ainsi pour faire l’expérience de l’amour parfait l’âme doit éprouver chaque sentiment humain. Comment puis-Je avoir de la compassion pour ce que Je ne peux pas comprendre ? Comment puis-Je pardonner à un autre ce que Je n’ai jamais ressenti en Moi-même ? » ( Neale Donald Walsch, Conversations Avec Dieu Tome 1)

À mesure que notre esprit s'ouvre suffisamment, une ressource spirituelle, Dieu tel que nous le concevons, nous aide à devenir et à demeurer abstinents et aussi à résoudre nos problèmes. Juste pour aujourd'hui, nous nous souhaitons de nous retrouver sans cesse dans un état de mystérieuse stupéfaction. Celui qui est induit par notre mode de vie spirituelle et qui est un cadeau de Dieu, et Dieu tel que nous Le concevons semble nous avoir choisis pour que nous puissions faire l'expérience de vivre cette vie dans le plus profond respect de nous-mêmes et des autres, avec quelques petits épisodes ou brins de folie. « C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. » ( Didier Érasme, Éloge de la folie ) Et que répondre quand un dépendant ou codépendant nous raconte qu'un événement l'a quasi rendu fou si ce n'est que le dommage est déjà fait. Et il n’y a qu’une Ps, pour convertir cette vie kapotée en douce folie. « Si on me demande quelles sont les deux choses importantes dans le rétablissement, je dirais la bonne volonté et l’action. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Ma chance de vivre (5) page 351 ) Alors GO !

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mardi 12 juin 2018

Pensées 12 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Dès qu’on se penche sur une relation embrouillée ou rompue, les émotions passent à la défensive. » ( 12x12, 8e Étape, page 88 ) Les groupes d’entraide nous invitent à reconnaître tragiquement que nous sommes totalement incapables d’entrer en véritable association avec un autre être humain — nous pouvons devenir capables… en autant que nous soyons tous les deux en rétablissement (comme suggéré hier : voir la page 176 des Réflexions de Bill). En nous rétablissant, nous pouvons admettre de plus en plus ouvertement nos ennuis, nos joies et nos peines. Nous découvrons aussi dans les témoignages des membres que d'autres sont passés à travers des soubresauts et des tempêtes affectives avant nous et sont demeurés abstinents. « Quand on est à l'écoute d'une certaine authenticité, on s'aperçoit que le chaos est là, en chacun de nous, et qu'il faut bien faire avec. » ( François Cluzet ) Quand nous sommes à l'écoute de notre Dieu d'amour, nous nous apercevons qu'Il est là aussi en dedans de nous et ne laisse pas beaucoup de place pour le chaos.

Chaque enfant a une façon de se comporter, de voir, de sentir et ressentir les choses de la vie, une appréhension de son temps et de sa vie totalement unique. Nous avons l'impression que cet enfant est seul avec ses pensées, ses sentiments, son imaginaire, sa vision du monde, son vécu. Il nous apparaît comme fondamentalement différent de ses frères et sœurs, de sa mère, de son père, de ses grands-parents, même s'il « ressemble tellement » à l'un d'eux. Être « différent » ce n'est donc pas seulement une question de peau, de langue, de classe sociale, de race. La tentation si courante dans notre monde moderne « d'être « in », d'être comme les autres », est de nous associer parce que nous sommes issus de la même classe sociale, du même village, du même collège. Nous ne sommes pas si différents que ça. Et notre présumée différence renforce notre illusion de séparation.

L'être humain n'est pas vraiment seul dès qu'il découvre la qualité de sa relation avec une Puissance supérieure à lui-même et aussi avec l'accueil qu'il reçoit lorsqu'il franchit le seuil de la porte d'un groupe d'entraide qui lui propose les Douze Étapes. Un signe de plus du caractère fondamentalement paradoxal de notre rétablissement : notre bas-fonds nous amène à accéder à la spiritualité ou est-ce vice versa ? Cette condition d'être spirituel en quête d'humanité se manifeste aussi dans nos relations avec d'autres êtres humains. Nous ne pouvons plus baigner dans ces illusions que « nous sommes différent de l'autre », que « nous pouvons être seul » puisque nous ne sommes vraiment qu'un.

La mise en pratique du mode de vie des Douze Étapes continue à introduire parfois lentement parfois rapidement de l'harmonie et de la stabilité dans nos relations interpersonnelles. Les bottines finissent par suivre les babines. Nous devons faire ce que nous disons. Les actions doivent suivre les paroles. Les mots ne suffisent pas, il nous faut passer à l’action. « En fin de compte, c'est par le degré d'authenticité de notre sourire que nous signifions au monde — à commencer par nos enfants — notre degré d'évolution. » ( André Pronovost, Les Marins d'eau douce ) Si ce n'est pas le cas... nous pouvons parfois nous berner et berner les autres à certains moments, mais nous ne pouvons berner tout le monde tout le temps.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 11 juin 2018

Pensées 11 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

La vie nous amène à vivre des événements importants, à faire des rencontres déterminantes et à découvrir comment soigner et quelquefois guérir les souffrances de notre passé. Nous revivons les mêmes difficultés, les mêmes drames, les mêmes épreuves qui ressemblent énormément à celles que nous avons vécues lorsque nous étions petits. Même si les contenus de l’histoire sont différents, il s’agit souvent de la même chose. Est-ce que cette répétition a un sens… et est-ce que ça peut ou va durer toute la vie comme si nous n’entendions pas le message ? Parfois, nous pouvons choisir de voir négativement ce processus et de nous en plaindre. Nous pouvons choisir aussi de mettre au jour, de décoder le processus qui revient – toujours. Comment nous y prenons-nous pour revivre encore et encore des dépendances, des relations dysfonctionnelles ( soumission, domination voir la page 176 dans les Réflexions de Bill : « Le principal facteur que nous ne savons pas reconnaître est que nous sommes totalement incapables d’entrer en véritable association avec un autre être humain. » ) ? Plutôt que de nous morfondre, de nous vivre comme une victime, de nous culpabiliser, regardons ce que notre Ps cherche à nous donner de tellement positif, de tellement important pour nous, peut-être même d’essentiel ou de vital quand, encore une fois, nous refaisons les mêmes erreurs en créant de la dépendance et en en souffrant. Quand nous redescendons aux enfers, quand nous rejouons avec les douleurs du passé, quand nous revivons les mêmes sensations, les mêmes sentiments que lorsque nous étions enfant vis-à-vis de notre père ou de notre mère, qu’est-ce que notre Ps nous donne, nous signifie de tellement important ? « Tu atteins le bas-fond quand tu cesses de creuser. » ( Les Alcooliques Anonymes, L’étudiante de la vie (6), page 360 ) Et nous cessons de creuser que si telle est Sa volonté.

Si au lieu de nous lamenter, de nous apitoyer ou de nous flageller, nous allons pouvoir accueillir et écouter cette part divine en nous qui recrée sans cesse certaines situations douloureuses (sans doute pour attirer notre attention). Que cherche-t-Elle à nous dire ? Que cherche-t-Elle si ce n’est le changement en nous ? Comment allons-nous pouvoir Lui donner satisfaction, répondre à Ses besoins, Lui permettre d’exister, d’avoir de la place dans nos coeurs ? Le mode de vie des groupes d'entraide attire notre attention vers ce mélange d'intuition et d'émotions que nous appelions autrefois « nos tripes ». Il n'y a guère de place pour les « pourquoi », pour la logique ou la raison — le faux moi, la personnalité — qui ont tant modelé la façade que nous présentions avant de commencer à nous rétablir par la grâce de notre Dieu d'amour. Le mode de vie propose ce dégonflement de la personnalité afin de permettre l'émergence et la renaissance de notre enfant intérieur. C'est à notre vrai moi, ou moi blessé, doué et divin — notre enfant intérieur — que le mode de vie s'adresse présentement. Nous nous en remettons à Dieu au sujet de notre dépendance (et/ou codépendance) et des difficultés pour lesquelles nous pouvons et aussi pour celles que ne pouvons imaginer de solution. « Ces obstacles, pourtant n’en sont pas moins réels. Le premier et le plus difficile a trait au pardon des offenses. Dès qu’on se penche sur une relation embrouillée ou rompue, les émotions passent à la défensive. » ( 12x12, 8e Étape, page 88 )

« Nous ne savons jamais de quel côté viendra la brusque descente du hasard. Les catastrophes et les félicités entrent, puis sortent, comme des personnages inattendus. » ( Victor Hugo, Les travailleurs de la mer ) C'est généralement après notre descente aux enfers de la dépendance et/ou de la codépendance, dans cette phase active de notre maladie, par le rétablissement à l'aide des Douze Étapes que survient la mort de l'homme ancien pour renaître comme homme nouveau. Cette métamorphose intérieure paradoxale comme la mue du papillon ou de la libellule nous confronte avec ces ombres de notre personnalité. Ce relèvement que notre Ps opère dans notre moi le plus profond permet l'évolution de ces ombres ou côtés sombres dès que nous sommes prêts à ce Dieu tel que nous Le concevons élimine ces défauts de notre personnalité. Et parfois même quand nous ne sommes pas prêts, Dieu élimine certains de nos défauts parce que ça lui chante. Et tranquillement pour tout le reste, le ménage se fait par Sa grâce.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 10 juin 2018

Pensées 10 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Dans les groupes d'entraide, nous découvrons et maintenons notre santé spirituelle et cette paix dont est imprégné désormais notre esprit. Entre membres, nous nous offrons et nous recevons de l'amour et nous partageons notre rétablissement. Qu'est-ce qui nous empêche parfois de connaître l'harmonie, la sérénité, cette paix de l'esprit, lorsque nous nous vautrons dans des conflits, quand nous sommes affectés par des problèmes récurrents ? Qu'est-ce qui nous trouble ? Qu'est-ce qui nous rend mal à l'aise, nous fait vivre dans l'insécurité, provoque chez nous de la colère, nous fait grimper dans les rideaux ou nous réduit en bouillie ? Des souvenirs lointains, des pressions actuelles, des incertitudes futures. Pouvons-nous cesser de nous retrouver dans ces perturbations, et remercier Dieu de nous donner une paix durable ? La vie est courte. Cependant, elle est souvent remplie de problèmes qui nous obsèdent.

« L’arbre du silence porte les fruits de la paix.» ( proverbe arabe ) Considérons un instant le mot « paix ». Que signifie-t-il ? Comment peut-on en faire l'expérience ? Comment pouvons-nous la communiquer aux autres ? C'est intéressant de découvrir que le mot « paix » est à la fois une salutation et une parole d'adieu ( ou est-ce de Dieu ? ). Toutes ces idées sont contenues aussi dans le mot « shalom ». Quelle que soit la langue, l'intention demeure la même. Pour nous, la paix, c'est le principal résultat de notre rétablissement. « Tous les jours, les propos que mon ami m'a tenus dans notre cuisine sont répétés et transmis pour former un cercle de plus en plus grand, porteur d'un message de paix et de bonne volonté. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap 1 L’histoire de Bill, page 19 ) — Et dans cet article paru dans la revue Grapevine, Vol.56, No.4 (sept. 1999) : ‘Ebby m’avait apporté ce don de Dieu parce qu’il pouvait me transmettre ce message à travers le langage du coeur. Il avait réussi à entrouvrir cette grande porte par laquelle tous les membres des AA ont passé depuis pour vivre cette libération par la grâce de Dieu.’

Une paix profonde de l'esprit suppose que par la grâce de Dieu, s'apaise le tumulte intérieur en conscientisant et résolvant les émotions figées qui bouillonnent ou murmurent en nous avant qu'elles ne deviennent ruisseau puis torrent. Les Étapes ne suggèrent pas d'oublier, de mettre en veilleuse ces mémoires affectives, ces couleurs de notre vie. Les Étapes nous proposent quand nous sommes prêts de revisiter les cicatrices de nos blessures, les souvenirs affectifs que nous cherchions malgré tout, bien souvent à réprimer ou à geler. « La mémoire est l'avenir du passé. » ( Paul Valéry ) Dans la mémoire, le passé reprend vie et le présent en devient imprégner de nostalgies et de regrets. Le regret n'est pas si nuisible que ça : il essaie d'honorer et de sauver le passé, il est souvent le seul recours que nous ayons contre l'oubli. Le regret est la mémoire qui résiste et qui est souffrante. « Le souvenir d’avoir été jeune ne produit que du regret. » ( proverbe oriental ) et « Le souvenir se nourrit du regret qui nous enchaîne à ceux que nous ne pouvons plus faire revivre. » ( Norman Manea ) et aussi « Le souvenir est une rose au parfum discret que l’on arrose avec les larmes du regret. » ( Claire Malesset )

La relaxation et la méditation nous sont plus faciles lorsque nous cessons toute répression ou toute résistance face à nos émotions, conscientes ou non, désagréables ou agréables. Lorsque nous sommes ouverts sur le plan des émotions, la méditation nous permet d'accéder à un apaisement, à une certaine paix de l'esprit, à vivre en santé spirituellement. Aujourd'hui, Dieu permet que se produise, persiste ou rapidement s'apaise un bruit intérieur par lequel Il cherche à attirer ainsi notre attention. Parfois nous ne savons pas reconnaître son message, alors il arrive qu'Il prenne les grands moyens.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 9 juin 2018

Pensées 09 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Sobriété » est un nom féminin, défini dans le dictionnaire comme : Tempérance dans le boire et le manger — et au sens figuré : Modération, retenue, simplicité — Absence d'ornements superflus. Pour nous et pour tous ceux et celles qui sont atteints d’une dépendance quelconque, l'abstinence totale est souhaitable en ce qui concerne les substances toxiques et addictives, les éléments déclencheurs de frénésie alimentaire, amoureuse, sexuelle, ludique ou autre. Dans tous les autres domaines de notre vie, il nous faut user de toutes choses avec sobriété. « La parfaite raison fuit toute extrémité, Et veut que l'on soit sage avec sobriété. » ( Molière, Le misanthrope ) La sobriété pour un dépendant se manifeste souvent par la recherche d’un contrôle perdu depuis longtemps, par des épisodes de « white knuckling » ( de jointures blanches ) venues à force d’essayer d’avoir prise sur quelque chose sur laquelle nous n’avons aucune prise. Nous ne pouvons malheureusement être sages avec sobriété, garder une certaine modération, même dans les meilleures choses, de peur de les outrer, d'en abuser que si c'est la volonté de notre gPs, Dieu tel que nous Le concevons. Alors Il peut faire que nous en sommes capables.

Pour nous, les concepts d’abstinence et de sobriété possèdent en commun l’arrêt de la consommation de toute substance, et d’autre part le passage de l’abstinence à la sobriété, eu égard à tous les autres domaines de nos vies, est lié au développement de la capacité d'un lien vivant avec une forme de spiritualité et d’une saine vie affective. L’abstinence est comme la condition première de l’accession à nos émotions (ressentiments), et la sobriété est un processus de développement de relations saines, de vie émotionnelle, affective et spirituelle, équilibrées. Il y a un lien parfait, une correspondance entre la sobriété et la qualité du processus de dégonflement de notre personnalité (Bill W. disait de l'ego) et de relèvement de notre identité. Charles L. Whitfield ( Alcoholism, other drug problems, & spirituality: A transpersonal approach. Baltimore, MD: The Resource Group, 1985 ) faisait remarquer que le rétablissement physique, mental et spirituel est proportionnel à la qualité de notre spiritualité et de notre cheminement. C’est là que réside le rétablissement de notre enfant intérieur, de cet enfant blessé, surdoué, survivant et combien divin. « Nous pouvons supprimer les blocages qui nous empêchent d’entrer en contact conscient avec notre puissance supérieure en expérimentant le moment présent (y compris vivre ici et maintenant), nous souvenir, pardonner et abandonner (ces cinq cadeaux de la vie peuvent être considérés comme étant finalement les mêmes). Des pratiques spirituelles régulières nous aident à réaliser ce présent. » ( Charles L. Whitfield )

« Le seul remède que nous pouvons conseiller est l'abstinence totale. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. L'opinion d'un médecin, page xxxiii ) La sobriété et l'abstinence nous invitent aujourd'hui à aller de l'avant et à profiter des nombreuses occasions que la vie nous offre. Tous les jours, nous sommes étonnés de ce que nous sommes capables de faire. Qu'il s'agisse d'abstinence ou de sobriété, si nous voulons nous améliorer, nous devons suivre les conseils que nous donnent tous les anciens dans le mouvement : y aller d'instinct en arrêtant de calculer chacun de nos gestes. En restant simples, en nous lançant dans la plupart de nos activités quotidiennes sans nous préoccuper des résultats, nous n'avons même pas à laisser faire et laisser Dieu faire puisque dès le départ c'est Lui qui fait tout. Il nous donne — et Il est pour nous — l'énergie, le désir, l'humilité et la gratitude, en fait, tout. Il est aussi abstinence et sobriété.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 8 juin 2018

Pensées 08 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Quand nous sommes branchés sur les mystères de la vie, nous contemplons le temps, la matière, l'énergie et l'amour. Quand nous sommes centrés sur la vérité, la beauté et la dignité de notre humanitude, nous communiquons avec le silence, l'infini, le divin en nous. La vie nous propose quelquefois d'ouvrir notre esprit à toutes ces choses. « Il n'est qu'un esprit lézardé pour avoir des ouvertures sur l'au-delà. » ( Emil Michel Cioran, Syllogismes de l'amertume ) Nous croyons que notre esprit n'agit jamais seul. Il est toujours uni et ne fait qu'un avec notre Ps. Cette force est inspiratrice du renouveau dans nos vies, de la vie, de toute vie. Elle nous met au monde comme être spirituel en quête de notre humanité. Il s'agit aujourd'hui de redécouvrir un nouveau mode d'être et d'agir qui a déjà été le nôtre au départ, dans notre tendre enfance. Et c'est ainsi que nous collaborons à Son œuvre, et en ce faisant, notre Ps irrigue et transforme notre humanité – corps, psychisme, cœur profond – et dynamise nos relations, nos activités, notre métier, et toutes les situations de notre quotidien. Pour ce faire, il y a plusieurs chemins :

  • devenir une terre d'accueil et d'ouverture d'esprit par l'honnêteté
  • revitaliser nos relations
  • reconnaître Son œuvre dans chaque situation et chaque événement
  • découvrir dans Sa lumière l'amour et notre mission propre à chacun.

« Ce que je vous demande, c'est d'ouvrir votre esprit, non de croire. » ( Jiddu Krishnamurti ) Pouvons-nous tirer de notre expérience d'aujourd'hui une leçon qui nous permette de croître, de continuer notre progression et d'aider les autres à progresser pour se rapprocher de leur image personnelle de Dieu ? Nous avons fait un peu de ce que les membres des groupes d'entraide nous ont suggéré et nous avons reçu le double don de l'abstinence et de l'éveil à la présence d'une Puissance supérieure à nous-mêmes. Il nous suffit de croire qu'avec Son aide nous sommes changés, et cette simple conviction nous rend prêts au changement, malléables. Et curieusement, d'une manière incompréhensible, le changement se produit. Il ne se produit pas de la même façon chez chacun. « Mais lui, veut-il cesser de boire ? Prendra-t-il toutes les mesures nécessaires pour y parvenir, est-il prêt à tout pour se rétablir ?» ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.10 Aux employeurs, page 161 )

« Pour bénéficier de l'application de cette Étape (6e) pour d'autres problèmes que l'alcoolisme, il nous faudra faire une toute nouvelle expérience d'ouverture d'esprit. Nous devrons viser la perfection et consentir à marcher dans cette direction. Nous aurons rarement à nous inquiéter du rythme de notre démarche. L’important est de savoir que nous sommes prêts. » ( 12x12, 6e Étape, page 76 ) Notre cœur ne peut pas vraiment se fermer à la grâce Dieu, de notre Ps, puisque c’est Lui qui l'ouvre, puisque telle est Sa volonté. « (…) Nous devons être prêts à vivre tous les jours selon les Douze Étapes afin de pouvoir conserver notre rétablissement. C’est ce que nous voulons dire par ‘être prêts à tout’. ( Les voix du rétablissement, page 321 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 7 juin 2018

Pensées 07 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Curieusement, tous les mammifères, dont l'être humain, sécrètent des larmes. Le liquide lacrymal est un fluide biologique salé, secrété par les glandes lacrymales au niveau des yeux. Ce liquide nettoie et protège l'œil en facilitant l'évacuation non seulement des corps étrangers (poussière, insecte) mais aussi des toxines qui pourraient s'y trouver. Nos larmes trahissent le plus souvent un état de désespoir, de tristesse ou de douleur, mais peuvent aussi apparaître en d'autres circonstances émotionnelles : joie, rire… Pleurer est pour chacun de nous un acte réflexe, devant des circonstances provoquant la tristesse, la joie, etc.

La composition des larmes évacuées à la suite d’une émotion est très différente des larmes créées en permanence. Les pleurs à la suite d’émotions contiennent en effet plus de protéines, d’hormones, dont la prolactine et aussi la leucine encéphalique qui agit sur la douleur. Dans ces larmes, se retrouvent également les molécules responsables du stress ou des toxines apparues sous l’effet du stress. Une étude a même calculé que pleurer diminuait la tristesse ou la colère de 40% environ.

« Riez et le monde rira avec vous,
Pleurez et vous pleurerez seul,
Car le triste vieux monde doit emprunter sa joie,
Mais il a bien assez de soucis en propre. » Ella Wheeler Wilcox, Solitude

Grâce au mode de vie, nous réalisons maintenant que pleurer n'a jamais été un signe de fragilité. En fait, c'est tout le contraire. Exprimer notre chagrin en sanglotant, en gémissant, en nous lamentant, cela nous permet de libérer notre douleur pour que nous puissions ainsi soigner nos blessures. Ça nous permet de ressentir vivement que nous sommes bien en vie. Ça donne la permission aux autres de faire de même. « Si tu veux que je pleure, il faut d'abord que tu pleures. » ( Horace) « Pour faire pleurer les gens, vous devez pleurer vous-mêmes. Si vous voulez les faire rire, vous devez garder un visage sérieux. « ( Giacomo Casanova, Histoire de ma vie )

« S'il vous plaît, Seigneur, apprends-nous à rire, mais, mon Dieu, ne nous laisse jamais oublier que nous avons pleuré. » ( Bill Wilson ) Avec l'aide de notre Puissance supérieure et grâce au contact conscient qu'Elle nous invite à entretenir avec Elle, nous pouvons probablement trouver la réponse à n'importe quel problème que nous vivons. L'aventure dans les groupes d'entraide devient richesse, la compréhension devient vérité, les rêves deviennent réalités et aujourd'hui devient toujours.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mercredi 6 juin 2018

Pensées 06 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Afin de composer avec notre désespoir et notre trouble intérieur (une suite de réactions à la peur, à la colère, à nos sentiments désagréables, à notre honte, à notre haine ou au ressentiment contre les autres ou contre des situations), nous avons dû cesser de blâmer la vie et développer une nouvelle façon de penser. Grâce au mode de vie de Douze Étapes et à notre Puissance supérieure, nous avons appris que nous pouvions tranquillement accepter les autres tels qu'ils sont et pleinement consentir à ce que Dieu tel que nous Le concevons élimine nos défauts et manques de toutes sortes mêmes virtuels. Nous avons appris que nous n'étions pas des victimes de la vie. Nous sommes plutôt des choyés, des privilégiés de la vie. « Tu ne dois détester personne. Mais si vraiment tu ne peux empêcher ton coeur d’haïr, alors déteste la haine qui règne dans ton coeur. » ( Magghilej Doha ) Car la haine de soi, c’est celle qui fait le plus mal. Voir à la fin le texte du Dalai Lama.

Si telle est Sa volonté, nous ouvrons la porte afin d'accueillir ce que le Divin nous offre chaque jour : laisser aller nos attentes, nous ouvrir aux messages du quotidien, effectuer une deuxième lecture des évènements comme dans un court inventaire quotidien ou sur le vif (épreuves, deuil, séparation, maladie, rites de passage), vivre l'instant présent inconditionnellement, nous retrouver au bon moment, au bon endroit avec les bonnes personnes, saisir les opportunités de l'ici et maintenant. Renoncer à nos vieilles croyances permet une lecture éclairée de notre vie sans même comprendre les passages qu'elle nous propose à travers l'émergence de coïncidences, de synchronismes ou de messages de vie qui nous permettent de cheminer.

'On ne peut voir la lumière sans l’ombre, on ne peut percevoir le silence sans le bruit, on ne peut atteindre la sagesse sans la folie.' (Carl Gustav Jung) Reconnaître que le lâcher prise est une opération intérieure impossible. Lâcher cette illusion de prise est une invitation à cesser de nous cramponner aux choses, aux gens et aux événements. C'est cesser toutes contraintes, toutes luttes, toutes résistances. C'est ouvrir la ou les mains pour relâcher quelque chose, quelque idée à laquelle nous tenions mordicus. Nous sommes souvent désespérément accrochés par l'esprit à nos préjugés, nos espoirs et nos aspirations secrètes. Lâcher l'illusion d'avoir prise signifie devenir transparent et vivre avec nos peurs et nos angoisses. La tranquillité, l'intuition et la sagesse ne surviennent que lorsque nous vivons la totalité du moment présent sans avoir besoin d'y retenir ou d'y rejeter quelque chose ou quelque idée. Un jour nous perdrons tout ce que nous possédons. Tenons ce que nous possédons délicatement entre nos mains comme si nous y avions une petite plume d'oiseau prête à être emportée par le vent ou par le temps.

'La synchronicité est une réalité présente pour ceux et celles qui ont des yeux pour la voir.' (Carl Gustav Jung) La synchronicité, les coïncidences nous amènent à des moments privilégiés dans la vie, des pierres de gué, comme, par exemple, tomber amoureux, d'autres tout aussi ou plus douloureux, comme le deuil, mais tout autant privilégiés en ce qui a trait à la volonté et au désir de notre gPs. Dans ces moments, il me semble que tout ce qui fait partie de nous, mémoire, identité, rêves, angoisse, délires, utopies, tout cela se synchronise et permet notre rétablissement. Quand nous n'avons plus rien à perdre, quand c'est absolument un bas-fond, la vie fait de nous des privilégiés. La vie synchronise notre savoir, nos sensations, nos émotions et toutes les énergies qui travaillent en nous (mentale, spirituelle, physique), de manière à ce qu'il y ait une cohérence de notre désespoir avec son immensité de douleurs, de notre humilité devant la vie qui est apparemment et évidemment impersonnelle.

« En effet à moins d'accepter nos problèmes et de les résoudre, nous ne pourrons rien faire pour nous mettre en règle avec nous-mêmes, avec le monde qui nous entoure et avec Celui qui règne sur nous tous. » ( 12x12, 12e Étape, page 141 ) La participation à des rencontres de groupes d'entraide nous invite à nous accepter de plus en plus et à avoir de plus en plus de tolérance envers les autres, de tendresse et de passion envers notre bien-aimé et d'amour envers soi. Nous savons toutefois qu'il nous est impossible d'accepter inconditionnellement tous et chacun en tout temps. Ce qui est possible cependant, c’est de nous aimer tels que nous sommes, d’accepter inconditionnellement tout ce que nous sommes et d'aimer tous les jours davantage les autres par la grâce de Dieu un jour à la fois.

Aujourd’hui, c’est le début du Ramadan, une période de jeûne, de spiritualité et de prières pour les musulmans au Québec ! Nous nous souhaitons un mois de paix, d’amour et de générosité qui nous permettra de dissiper la haine qui réside dans bien des coeurs et de sentir la présence de notre Ps en tous et chacun de nous. As-salam alaykom. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain ! Les musulmans ne sont pas tous des menaces pour la paix.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mardi 5 juin 2018

Pensées 05 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Qu'est-ce donc que toute notre tendresse ? Rien — qu'une petite vague qui racle sur la terre et s'en retourne à la haute mer. » ( Léon-Paul Fargue , Poèmes « Tendresse » ) C'est ce qu'il advient lorsque le cœur de l'homme ou de la femme devient sensible, vulnérable. C'est lorsque le cœur de pierre devient cœur de chair ( Ézéchiel 36,26 ). Chair, cœur et tendresse ont cela de commun : la vulnérabilité. La tendresse est aussi promiscuité et rapprochement. Elle est aussi porteuse des palpitations impressionnantes de la vie comme la palpitation du partage de l'intimité qui s'établit entre deux êtres humains. Le désir et la tendresse s'entretiennent mutuellement. L'autre est alors chair et cher (chère) en même temps. La tendresse introduit dans une relation amoureuse une dimension nouvelle des gestes et des paroles, une relation de cœur, d’être plus que d’agir. « Fais-moi la tendresse » de Ginette Reno, ici accompagnée de Marc Hervieux : voir le merveilleux vidéo — https://www.youtube.com/watch?v=CNnD_MlsvZ4 et aussi voir à la fin la prière d’une femme qui compulse dans la bouffe souvent.

Tout ce qui nous arrive se produit comme une grâce, c'est-à-dire comme un cadeau, gratuitement de notre Ps. La tendresse n'est pas l'amour. C'est une façon de l'exprimer. Même si la tendresse est souvent un des surnoms de l'amour, elle demeure un sentiment. L'amour, au sens plénier, est une orientation, un acte, un vouloir. « Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » ( Coco Chanel )

L'amour, c'est la vie qui s'exprime dans toute chose. Nous sommes cette vie, nous sommes cet amour. Notre Ps nous donne aujourd'hui la permission de caresser et de célébrer l'amour. Il ou Elle nous laisse charmer, apprivoiser, être séduit, ému. Comme êtres humains, nous sommes remplis d'émotions. Cet être magnifique, lumineux que nous rencontrons dans la vie, radie cette lumière, ce rayon précieux des cieux, qui guide nos actes, nos murmures, nos troubles, nos frissons. Laissons-nous caresser par ce partage, toucher par la tendresse qui s'exprime ainsi, effleurer par le sourire qui vient du cœur. « Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux unis qu'il a tranchés depuis le jour où il a créé la tendresse. » ( Jean Giraudoux )

« Il se trouvait en présence de la Puissance et de l'Amour infinis. ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, page 64 ) Les Douze Étapes, le mode de vie des groupes d'entraide, nous suggèrent d'ouvrir notre corps, notre âme et notre cœur à une Puissance supérieure à nous-mêmes qui nous comble entre autres d'amour, de tendresse et d'acceptation. Nous pouvons ensuite étendre cet amour à un partenaire : « Il n'y a rien de plus complet qu'un couple qui traverse le temps et qui accepte que la tendresse envahisse la passion. » (Marc Levy, Et si c'était vrai...). Nous pouvons par la suite partager cette dimension nouvelle de notre être aux autres un jour à la fois.

C'est la journée mondiale de l'environnement aujourd'hui. Comment pouvons-nous exprimer cette tendresse, cet amour qui nous habite envers notre environnement ?

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 4 juin 2018

Pensées 04 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Nous sommes la partie réelle et vivante de la vie. Tout ce que nous percevons autour de nous c'est la vie qui se déploie dans une variété infinie et merveilleuse. Il n'y a pas de lacunes, pas de pauses, pas d'espaces vides. Quand nous reconnaissons Son œuvre, nous pouvons faire le plein de Son amour. S'Il est partout alors même l'illusion de séparation, de vide est pleine. Vivre le moment présent, c’est être réel dans notre peau, vrai dans notre coeur.

La vie est là, tout autour, avec nous. La vie est ici, dans ce coin précieux de l'homme et de la femme, au cœur de leur âme. La vie nous est donnée pour que nous puissions la célébrer avec le sourire de l'enfant, le rire dans ses yeux, son regard coquin et malicieux parfois. Tous, enfin presque tous les membres des groupes d'entraide, ont dans les yeux cette étincelle qui anime leur être tout entier. Ils partagent sans ambages, ni ambiguïtés, la générosité, celle qui n'attend rien, qui dit oui ou non juste pour aujourd'hui. Nous avons vu dans leurs témoignages exempts de tour de passe-passe, sans tour de magie, par contre une seule lueur d'alchimie… Lueur, qui respire le désir de vivre, l'énergie d'une Ps.

« La souffrance nous semble nécessaire jusqu'à ce que l'on se rend compte de son inutilité. » ( Eckhart Tolle ) Nos chemins croisent ceux et celles qui nous aident à constater l'inutilité et parfois l'utilité de nos souffrances et nous guident dans notre cheminement et notre rétablissement en nous révélant l'objet ou la signification de l'une de ces souffrances. Et nous faisons un petit bout de route ensemble. Chacun prend du temps sur ses temps libres, pour partager la libération de cet esclavage et de l'amour de la vie qui nous habite maintenant. Ces partages nous ont ouverts des portes, colorés nos horizons, nous ont permis de ressentir l'invisible. Cet invisible, qui ne s'explique pas, nous donne la force, nous montre la voie, nous invite à poursuivre la quête de ce Graal qu'est notre contact conscient avec notre Être suprême, nous fait effleurer la grâce, le ciel, la profondeur en nous-mêmes, cette étincelle : L'amour... celui qui donne des ailes, qui nous emporte, nous étreint sans nous restreindre, qui, du bout de ses doigts, nous tient si fort la main. « L'ultime finalité du monde n'est pas dans le monde lui-même, mais dans sa transcendance. » ( Eckhart Tolle ) Nous croyons que la transcendance nous habite, que nous ne sommes pas séparés de notre Ps.

« Notre impuissance nous posait un véritable dilemme : il fallait trouver une force grâce à laquelle nous pouvions vivre, et ce devait être une Puissance supérieure à nous-mêmes. Évidemment. Mais où et comment trouver cette Puissance ? » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.4 Nous, les agnostiques, page 51 ) Plusieurs membres des groupes d'entraide nous suggèrent de trouver une force intérieure, à regarder au-delà du visible, à entreprendre cette quête du Graal, de la transcendance et à nous centrer sur la recherche de l'invisible, du divin en nous et dans la vie. Nous recevons autant d'amour, de tolérance et de compréhension de cette Puissance supérieure à nous-mêmes que nous en donnons aux autres membres de ces groupes et aussi aux membres de notre famille élargie. L'implication dans les services de tous et chacun nous procure ces grands bienfaits. Notre implication dans les services et notre confiance en notre Dieu d'amour qui s'y exprime nous révèlent chaque jour la profondeur réelle de notre rétablissement.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 3 juin 2018

Pensées 03 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Il arrive que nous considérions notre parcours spirituel comme étant un peu stagnant, comme pris dans la lise. Peut être croyons-nous faire du surplace et ne voyons-nous pas progresser dans notre rétablissement. Nous « n'arrivons » pas simplement à l'accomplissement ou à la plénitude spirituelle. Lorsque par son témoignage un membre agnostique ou athée raconte son parcours à travers même quelques-unes des 12 Étapes, sa relation avec un Dieu d’amour ne cesse de s’approfondir malgré lui, et c’est la plupart du temps la clef d’une vie vibrante et satisfaisante. Tous les membres qui témoignent ainsi de leur libération en parlent souvent d’une même manière. « Soulagés de leur obsession alcoolique et incapables d’expliquer la transformation dans leur vie, ils en sont venus à croire en une Puissance supérieure et, dans la plupart des cas, à mentionner le nom de Dieu. » ( 12x12, 2e Étape, page 30 ) « En réalité, nous n’avions pas vraiment fait maison nette pour permettre à la grâce de Dieu d’y entrer et d’en chasser l’obsession. » ( 12x12, 2e Étape, page 35 ) « Tout le monde est en mesure de constater que chaque membre des AA devenu abstinent a été libéré de cette obsession si tenace et virtuellement fatale. On peut donc dire que tous les membres des AA ‘ont pleinement consenti’ à ce que Dieu élimine de leur vie cette manie de l’alcool. Et c’est exactement ce que Dieu s’est occupé de réaliser. » ( 12x12, 6e Étape, page 71 )

Les coups du sort nous sont incompréhensibles est traduit souvent sous Les voies de Dieu sont impénétrables. Cette expression, issue du monde religieux, laisse à penser que Dieu dirige notre destin. On ne peut donc trouver une explication rationnelle à un coup du sort. Cette expression a été reprise notamment par Anatole France. Issu d’une épître de Paul : Épître aux Romains 11, 33 : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! »

Nous ne comprenons pas vraiment la différence qui existe entre les œuvres de Dieu et les voies de Dieu. Mais Il nous fournit cette explication : Les œuvres de Dieu sont les choses qu'Il accomplit dans notre vie – par exemple, nous voyons notre Ps répondre à nos besoins même non exprimés. Les voies de Dieu sont, par contre, les motivations, les raisons et les principes qui nous poussent à agir comme nous le faisons. Notre Ps permet que nous vivions et traversions certaines épreuves. Toutefois, même si nous ne comprenons pas Ses voies, une grande partie de notre confusion se dissipe si nous Lui faisons confiance. Les situations qui suscitaient en nous de la peur ne nous troublent plus parce que nous savons que Dieu nous accompagne dans ces soucis, tracas ou arias même si nous ne pouvons voir les motifs ou intentions qui sous-tendent Ses actions.

Nos différentes croyances poussent tout le monde à ne pas être du même avis et à emprunter des directions divergentes. Dieu veut bien que nous soyons différents. En nous faisant connaître Ses voies, notre Dieu d'amour, toute bonté et bienveillance, nous permet de connaître la vie à son meilleur, et nous allons transmettre le message de rétablissement des Douze Étapes et attirer d'autres personnes à vivre et partager avec nous ce beau mode de vie.

La voie de Dieu que nous découvrons comme suggestion dans les groupes d’entraide est un chemin fait de principes spirituels (12+12+12 = 36, certains, plus généreux, vont jusqu’à les multiplier 12x12x12 = 1728) qui nous permettent de fonctionner en tout temps. Il y a de ces superbes principes, plus de cinquante en fait, qui se cachent tout au long des chapitres que certains nomment comme les chapitres 'perdus’ ou bien souvent 'écartés’ : Aux conjointes (8) et La famille et le rétablissement (9) du Gros Livre. Nous remercions notre Puissance supérieure de nous guider vers les personnes qui peuvent nous donner ce dont nous avons besoin et de nous accorder la compassion nécessaire pour aimer ceux et celles qui nous ne croyons pas encore en mesure de le faire pour aujourd’hui.

Allégorie : Les voies de Dieu sont impénétrables
C’est l’histoire de deux anges, un vieux et un jeune, qui se sont introduits dans le monde des hommes déguisés en mendiants. Ils frappent, d’abord, à la porte d’une riche demeure afin de demander asile. Le couple, les hôtes visiblement contrariés par cette intrusion, se résignent, après beaucoup d’hésitation, à les laisser entrer. Malgré le luxe de leur maison et l’abondance de leurs biens, ils décident d’installer les visiteurs au sous-sol en leur donnant les restes du repas…
Or, au milieu de la nuit, sous les yeux ébahis du jeune ange, voilà que son mentor s’attelle à une étrange besogne. Il s’est mis à calfeutrer et à réparer les trous se trouvant sur un des murs de la cave. Malgré son grand étonnement, le jeune ange décide de ne rien dire. Le lendemain, c’est chez un couple très démuni que les deux anges décident de s’inviter. Leurs hôtes possèdent, eux, une toute petite maison avec une seule chambre et ont, pour seul bien, une maigre vache. Par ailleurs, ces derniers accueillent leurs invités très chaleureusement et leur offre leur unique repas ainsi que leur unique lit. Le réveil se fit, pourtant, avec les pleurs du jeune couple qui venait de perdre, pendant la nuit, leur seule ressource qui était cette vielle vache.
Devant cette injustice, le jeune ange révolté ne pouvait plus retenir sa colère : « Pourquoi ? Pourquoi ? Interroge-t-il le vieil ange. Pourquoi passer la nuit à réparer le mur du sous-sol du riche couple qui nous a si mal reçu et si mal traité et laisser mourir le seul bien de ses pauvres gens qui nous ont, eux, si généreusement accueilli ? » Le vieil ange lui répond alors : « Sache mon petit qu’en réparant le mur du sous-sol j’ai empêché ces mauvaises gens de trouver, un jour, le trésor qui se cachait derrière. Quand à ces pauvres gens, si j’ai laissé leur unique vache mourir c’est parce que j’ai dû négocier avec la Mort qui allait, pendant la nuit, prendre la femme et laisser seul son mari qui l’aime tant. »
Voilà donc une histoire qu'il fait bon entendre raconter dans les moments plus ou moins difficiles… ça peut même aider quelquefois à mieux vivre avec notre simple réalité puisque telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 2 juin 2018

Pensées 02 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous,

Le cadeau de la vie ( texte de Brigitte Leblanc )

Tous les chemins que l'on prend chaque jour
Vers un destin qu'on voudrait plein d'amour
Sont des chemins qu'on choisit sans savoir
Comment tournera l'histoire

L'important c'est de croire au cadeau de la vie
Qu'il n'est jamais trop tard pour gagner la partie
On a tous quelque part quelque chose à bâtir
Quelque soit ton histoire l'important c'est d'y croire

L'important c'est d'y croire au cadeau de la vie
Vivre autant que tu peux toujours vers l'infini
On a tous une force que parfois on oublie
Il est plein de merveilles le cadeau de la vie

Tous les abîmes qu'on ne peut pas éviter
Tous les chagrins qui veulent nous déchirer
Quand ils nous blessent et nous laissent la vie
C'est là que commence le défi

L'important c'est d'y croire au cadeau de la vie
Les beautés de la terre les amours, les amis
J'ai les yeux grands ouverts jusqu'au fond de mon cœur
Et je vois la lumière du cadeau de la vie

L'important c'est d'y croire au cadeau de la vie
L'univers de l'espoir oui c'est en toi qu'il grandit
On a tous une force que parfois on oublie
Il est plein de merveilles le cadeau de la vie

L'important c'est d'y croire au cadeau de la vie
Qu'il n'est jamais trop tard pour gagner la partie
On a tous quelque part quelque chose à bâtir
Quelque soit ton histoire l'important c'est d'y croire

L'important c'est d'y croire au cadeau de la vie
Les beautés de la terre, les amours, les amis
J'ai les yeux grands ouverts jusqu'au fond de mon cœur
Et je vois la lumière du cadeau de la vie

L'important c'est d'y croire au cadeau de la vie
Vivre autant que tu peux toujours vers l'infini
On a tous une force que parfois on oublie
Il est plein de merveilles le cadeau de la vie L'important c'est d'y croire au cadeau de la vie

« La vie n’est pas décorée d’un ruban, mais c’est quand même un cadeau.» ( Anonyme ) Cette journée est un cadeau de la vie, de notre Puissance supérieure. Chaque jour, nous remercions notre Puissance supérieure pour ces cadeaux inestimables que sont l'abstinence, la paix, l'amour et la sérénité. Les Douze Étapes, les Douze Traditions et les Douze Concepts nous offrent des possibilités infinies de progresser, et notre vie est vraiment pleine de promesses (12) et heureuse. Merci mon Dieu pour tous ces cadeaux même ceux qui sont parfois mal emballés et pour ce beau et grand tour de manège !

Nous devons pour nous rétablir en secourant les autres qui souffrent comme nous avons souffert. « La seule chose qui compte, c'est qu'il est un alcoolique en possession d'un moyen de retrouver la sobriété. Leurs souffrances et leur rétablissement constituent un héritage que les alcooliques peuvent facilement se transmettre l’un à l'autre. « C’est le don que Dieu nous a fait et la transmission de ce don à nos semblables est le seul objectif qui anime aujourd’hui les AA dans tout l’univers. » ( 12x12, 5e Tradition, page 171 ) Et c’est ce qui anime aussi tous les groupes d'entraide qui suggèrent d'utiliser ce mode de vie pour se rétablir et dont les membres partagent les beaux cadeaux de leur abstinence. (Voir à la fin un extrait de la revue Oasis : « Le corps est un cadeau »)

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 1 juin 2018

Pensées 01 juin 2018

Bonjour à toutes et à tous

Toute femme et tout homme ont habituellement besoin de lumière pour poser leurs pas, pour mettre leur chandail ou leurs bas à l'endroit, voir leurs amis ou voisins sous leurs vrais jours, travailler ou aider qui que ce soit à sortir de l'ombre. Cette lumière n’est pas que celle d'un simple rayon de soleil ou d'une lampe de chevet. Cette lumière est un rayonnement de l'amour de Dieu tel que nous Le concevons. Habituellement, Il nous veut récepteurs, propagateurs et partenaires de cet amour. Dieu n'a pas d'attente, Il est patient ! En se mettant à genoux dans notre jardin intérieur, en y observant les belles fleurs de nos plates-bandes, en y retirant sous Sa guidance les quelques plantes que nous appelons « mauvaises herbes » qui vont devenir un riche compost, nous y découvrons la plénitude de ce mystère : Dieu est Amour. Nous sommes créés à l’image de Dieu : aimons-nous comme Il nous aime. « …, car au plus profond de chaque être humain, homme, femme ou enfant, repose l'idée fondamentale de Dieu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, page 62 )

Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à nous évaluer honnêtement et avec réalisme, à remercier notre Être suprême de toutes ces pensées dont celle de l'amour de Dieu pour nous, de nous permettre de nous accepter tels que nous sommes et d'accepter les autres tels qu'ils sont à chaque jour. Dieu est tout aussi présent chez ceux et celles qui nous entourent qu'Il l'est en nous. Où que nous soyons, Dieu tel que Le concevons est avec nous. Une sensation de paix et de sérénité nous enveloppe et nous nous détendons au simple rappel de Sa présence. Avec ce réveil spirituel, nous nous sentons apaisés, courageux et aimés. Nous pouvons faire presque tout ce qui nous est demandé aujourd'hui puisque notre source d'amour est intarissable et nous comble jusqu'à nos plus petites et profondes radicelles. « Nous sommes si occupés à agir pour atteindre un but extérieur que nous oublions la valeur intérieure, ce ravissement d'être en vie et d'en avoir conscience. » ( Joseph Campbell )

« 07 Où donc aller, loin de ton souffle ? Où m’enfuir, loin de ta face ? 08 Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici. 09 Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers : 10 même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit. » ( Ps. 138, 7 – 10 ) Aucun lieu n'est privé de Dieu ; pour nous, il n'en est aucun qui ne soit en Lui. Il est avec nous quand Il nous amène au paradis dans les bras de notre bien-aimée, Il est aussi là quand nous descendons dans l'enfer de notre compulsion. Au-dedans Il nous habite, Il déborde aussi des autres. Ainsi Il n’est enfermé dans rien, et il n’est rien où Il ne soit. Mon premier parrain me disait que 'peu importe où tu vas, toi, tu es là’. « La vie se rétracte ou se dilate à proportion de notre courage. » (Anaïs Nin) Nous sommes là avec le courage que notre Ps nous donne. « Si vous avez assez de courage pour dire au revoir, la vie vous récompensera avec un nouveau bonjour. ( Paulo Coelho ) Un jour à la fois !

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 31 mai 2018

Pensées 31 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Une simple pensée de gratitude dirigée vers le ciel est la plus parfaite des prières. » ( Gotthold Ephraim Lessing ) Nos prières sont simples et n’ont pas à être parfaites. Nous exprimons notre gratitude pour toutes les choses que la vie nous apporte. Nous remercions notre Ps de nous donner le courage et la sagesse de faire Sa volonté. Nous obtenons des solutions à nos problèmes, une capacité à faire face aux frustrations de la journée avec une sérénité que nous ne croyions pas possible et la force de mettre en pratique les principes du mode de vie dans notre quotidien.

En nous levant le matin nous disons : Merci la Vie, Merci mon Dieu. C’est une prière assez courte merci. La prière ne change pas l'attitude de Dieu envers nous, mais souvent elle change notre attitude personnelle envers Dieu si telle est Sa volonté. Quant à la méditation, c'est un moment magique de calme et de silence qui procure une détente physique, un calme émotif, une centration et la conscience spirituelle. Une bonne manière de maintenir la communication et d'améliorer un contact conscient avec Dieu tel que nous Le concevons, c'est d'adopter une attitude reconnaissante. Les jours où nous sommes reconnaissants, il semble se produire de bonnes choses dans notre vie. L'un des plus précieux dons que peuvent nous apporter la prière et la méditation, c'est sans doute le sentiment d'appartenance que nous en tirons. Nous savons que Dieu veille avec amour sur nous. Nous savons qu'en nous tournant vers Lui, ça ne change rien sinon en nous et tout va bien pour nous, ici-bas et dans l'au-delà. Il n'y a pas de séparation là aussi.

À même la sagesse des Étapes, des principes et des outils du mode de vie des groupes d'entraide nous apprenons à découvrir ce qui fait obstacle à notre croissance personnelle, tels que les conséquences de notre maladie et nos multiples défauts. Au cours de ce cheminement, nous sommes guidés par une Puissance supérieure à nous-mêmes. Ce cheminement ne dépend pas vraiment de quelque consentement inconditionnel de notre part à laisser Dieu nous soulager de tous nos défauts. Souvent nous avons l'illusion que plus nous nous acharnons contre nos défauts, plus grande est leur emprise sur nous ou plus nous réussirons à en venir à bout. Nous sommes tout aussi impuissants devant nos défauts que devant notre dépendance ou notre codépendance. La Sixième Étape nous demande de dire « oui » au miracle qui est déjà en cours et à la série de métamorphoses qui l'accompagnent. « Il n’y pas de joie sans gratitude. » ( Brene Brown, voir https://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability?language=fr) La sagesse des Étapes nous invite à identifier, avouer et corriger nos faiblesses. Cette vie est graduellement redressée par notre Ps. « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs permanentes que nous voudrons rechercher. » ( 12x12, 10e Étape, page 106 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

- page 1 de 102