vendredi 29 septembre 2017

Pensées 29 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. » ( Albert Einstein ) Notre cheminement personnel passe par l’écoute de soi et des autres. Le mot « intuition » lui-même signifie « voir à l’intérieur ». L’intuition nous invite à regarder à l’intérieur de chacun de nous, à nous écouter, à écouter cette petite voix qui nous habite. Écoutons cette petite voix intérieure qui nous incite à faire, à dire des choses. Il s’agit de notre intuition, d'un message qui provient, nous le croyons, de notre Puissance supérieure. Écouter notre intuition est simple même aux premiers abords. C’est une chose aisée : Être à l’écoute et nous fier toujours à Sa guidance, même lorsque notre mental nous affirme le contraire.

« L’intuition est la vision anticipée d’une vérité : hypothèse pour le savant, rêverie pour le poète.» ( Lucien Arréat) Comment différencier l’intuition de notre raison ? Notre première impression est et a toujours été la bonne. Nous croyions que notre mental cherchait souvent à diviser tandis que l’intuition était union puisque elle est la voix du cœur. Tout cela avant que nous nous apercevions que nous ne sommes pas séparés. Nous pouvons nous fier à la première pensée qui nous vient à l’esprit. Est-ce que cette pensée est due au hasard ? Notre Ps peut nous envoyer des signes (un animal, un objet, un nuage que nous interprétons) une personne peut nous aider, une idée, une image qui nous apparaît, une vision, et même parfois clairement une voix intérieure. Nous pouvons être honnêtes chacun de nous envers nous-même et accepter que les autres ou que les signes nous montrent nos propres défauts pour ainsi effectuer un travail de reconstruction ou de réadaptation, si telle est la volonté de notre Ps.

Tant que nous n’aurons pas compris la leçon que notre Être suprême cherche à nous communiquer, nous revivrons des situations similaires. L’intuition peut se manifester de différentes manières. C'est quelquefois un peu comme le jeu que nous jouions étant très jeunes du chaud et du froid. Dès que nous nous approchions du but, nous sentions cette chaleur. Il nous arrive de penser à un ami que nous n’avons perdu de vue depuis longtemps et quelques instants plus tard nous recevons un appel de sa part ou d'une autre personne qui nous demande des nouvelles de ce dernier. En voiture, nous sentons que nous devons aller tout droit et nous évitons un accident qui se produit dans une sortie sur notre route habituelle. Nous apprenons le lendemain qu’un accident a eu lieu à l'endroit où nous avons habitude de passer. Certains appellent ça des coïncidences, du hasard, la main anonyme de Dieu. « L’intuition est un éclair que Dieu nous prête. » ( Anne Barratin )

L’intuition peut nous faire ressentir des impressions, des sensations (des picotements, des tensions et en fait en vérifiant auprès de l'autre personne qui est là avec nous, elle nous dit que c'est vrai qu'elle a une tension à ce même endroit), des images qui nous apparaissent. Nous ne voyons plus la vie de la même manière. Nous avons l’impression que la chance nous sourit. S’ouvrir un peu plus chaque jour à ces messages de notre Ps nous permet ce contact conscient avec le divin en nous et ainsi de trouver le vrai sens de notre vie.

« …si nous nous détournons de la prière et de la méditation, nous privons d'un soutien vital notre esprit, notre cœur et notre inspiration. Tout comme un corps sous-alimenté peut défaillir, ainsi en va-t-il de l'âme. » ( 12x12, 11e Étape page 109 ) L'intuition, notre inspiration divine, éclaire notre chemin dans des situations qui auparavant étaient sombres et nous déroutaient. La prière et la méditation nous aident à continuer à rester en contact vivant avec notre Puissance supérieure et c'est Elle, cette petite voix intérieure qui guide et illumine notre âme et notre vie aujourd'hui. Pour aujourd'hui, nous vivons ici et maintenant. Aujourd'hui, en cet instant, nous croyons que nous sommes tous des enfants de Dieu libres de vivre des émotions (agréables ou désagréables), de l'amour, de la dignité, de la bonté et de la beauté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 28 septembre 2017

Pensées 28 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Vivre pleinement dans le présent … prendre parfois le temps d’apprécier la vie 
et tous les petits bonheurs qu’elle nous apporte au quotidien à sa juste valeur.
 Vivre totalement dans le présent, c’est avoir l’esprit totalement centré 
sur ce qui se passe ici et maintenant. C’est ne pas s’inquiéter au sujet 
du futur ou regretter son passé. C’est laisser derrière soit toute 
pensée parasite et se centrer uniquement sur ce que nous sommes 
et ce que nous faisons maintenant. C’est accorder toute son attention 
aux personnes avec qui nous sommes et à tout ce qui nous entoure 
au lieu de diluer cette attention en pensant à ce qui allons faire 
ensuite, demain ou plus tard. 100% de notre vie se déroule 
au présent et le passé et le futur ne sont en fait que 
des concepts. Ce qui nous permet de nous améliorer, 
ce sont les actions que nous effectuons dans
le présent et non les rêves et fantasmes de 
notre avenir ou les inquiétudes que nous 
avons à propos de notre futur. Certains 
disent que nous passons 90% de 
notre vie à nous inquiéter pour 
le futur ou à penser au passé. 
Oust les « Si seulement » 
puis simplement accepter 
la réalité telle qu’elle est, 
là, ici et maintenant.

 Vivre notre situation actuelle, 
en cessant de rêver à un futur 
idyllique et de glorifier ou de nous vautrer dans les horreurs de notre passé. 
« Tu dois vivre dans le présent, 
te lancer au-devant de chaque vague, 
trouver ton éternité à chaque instant. » ( Henry David Thoreau )

Merci de vivre chaque instant comme si c'était le premier, 
à l'image de l'enfant qui découvre le monde, 
en rampant, à quatre pattes puis en se relevant. « Certaines émotions refoulées depuis des années, feront surface et s’évanouiront comme par magie aussitôt que vous les aurez révélées. Votre douleur s'apaisera, faisant place à une paix vivifiante. Et quand la sérénité est aussi combinée à l'humilité, de grandes choses peuvent se produire. » ( 12x12, 5e Étape, page 69 )

Merci de vivre la vie telle qu'elle se présente, de vivre nos émotions dans toute leur intensité, 
de nous permettre de se sentir en vie et de passer consciemment à travers tous les événements de la vie 
pour accéder à cette gratitude que nous T'exprimons. « Si nous sommes incapables de sourire, alors le monde ne connaîtra pas la paix. Ce n’est pas en manifestant contre les missiles que nous apportons la paix. C’est par notre capacité de sourire, de respirer et d’incarner la paix que nous pourrons faire la paix. ( Thich Nahat Hanh )

Merci de nous permettre de découvrir que nous sommes capables d'un amour désintéressé et confiant ce qui constitue 
l'un des plus grands cadeaux que nous avons reçus et recevons 
du mouvement. « Je sais à présent goûter la quiète éternité dans l'instant.» ( André Gide )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 27 septembre 2017

Pensées 27 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Qu'est-ce qui fait que nous nous sentons heureux ? Avons-nous des besoins, des attentes comme espérer un compliment de quelqu’un, une attention d’un commis ou d’un serveur, un baiser de notre conjoint ? Quelles que soient les conditions qui, dans notre imagination, doivent être réunies aujourd'hui pour que nous soyons heureux, personne ne peut nous imposer quoi que ce soit. Nous décidons la plupart du temps, et souvent de manière inconsciente, de ce qui nous rend heureux ou malheureux. Devons-nous assumer l'entière responsabilité d'être heureux ou malheureux ? En fait, nous pouvons décider d'être heureux « ici et maintenant » sans raison particulière... tout de suite ! En fait notre Ps a souvent créé dans nos vies et dans nos esprits une multitude de raisons pour être malheureux et seulement quelques unes pour être heureux. Le paradoxe c’est que notre Ps désire que nous nous y cramponnions et que nous nous attachons à ces « bonnes raisons » qui nous tiennent éloignés du bonheur tant recherché, plutôt que de les abandonner au risque d’être heureux instantanément : « Moi ça me prend un char de l'année » — « Je veux une blonde, un chum et je ne ne veux plus être seul !» Que d’attentes, que de désirs non satisfaits, que d’espoir, que de prières irréalistes ! Voir http://alpabem.qc.ca/blogue/categories/prendre-soin-de-soi/item/73-nos-attentes-nous-font-elles-souffrir-?.html pour évaluer l’étendue de nos attentes.

À nos yeux, tant que nous continuons à croire que notre bonheur dépend de quelque chose extérieur dont nous avons ou allons avoir le contrôle, nous ne pouvons être bien heureux. Nous ne pouvons que nous préparer à vivre déceptions, frustration, colère, rage et ... ultimement maladies. À choisir entre avoir raison et être heureux, nous préférons bien souvent avoir raison. Et il a toujours ce petit côté givré de notre personnalité autodestructrice qui semble nous amener vers le chaos en recherchant l'échec ou le cul-de-sac. Comment est-ce que ça se fait que notre Ps nous amène dans ce chemin souvent périlleux et néfaste ? À travers multiples résistances et souffrances, Il ou Elle nous amène à reconnaître Sa gouverne et nous croyons que notre Ps nous y guide pour que nous reconnaissions Sa volonté et Sa grâce dans tout, même dans des petites choses simples de la vie de tous les jours. « Ce qui est encore plus merveilleux, c'est de sentir que, pour être utiles et profondément heureux, nous n'avons pas tellement besoin de nous distinguer des autres. » ( 12x12, 12e Étape, page 140 )

Plusieurs choses simples suffisent vraiment à nous rendre heureux : le fait d'être vivant, d'être en rétablissement et en bonne santé, d'avoir un bon contact avec une Puissance supérieure. Être heureux n'est pas une réaction à avoir face à une situation donnée, c'est un sentiment qui perdure quels que soient les lieux, les évènements et les personnes que nous rencontrons. Ces choses extérieures n'ont pas le pouvoir de contrôler notre état d'être, pas plus que nous. Nous pouvons vivre le moment présent même s'il n'est pas conforme à nos attentes et besoins, même s'il ne se produit pas exactement comme nous l'aurions préféré ou rêvé. Nous pouvons vivre chaque instant dans la chaleur, le confort et le pardon de Son amour.

Aujourd'hui nous pouvons affirmer que c'est tout à fait bien que nous ne sachions pas contrôler quoi que ce soit dans notre vie. Car la gouverne de notre vie est entre bonnes mains, celle de notre Ps. Grâce aux autres dépendants et codépendants en rétablissement dans les groupes d'entraide auxquels nous participons ou qui font partie de ces belles fraternités, nous trouvons toujours une main pour nous aider à nous relever, nous épauler et nous encourager à recommencer. C'est le refrain dans notre vie aujourd'hui et ça chante !

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 26 septembre 2017

Pensées 26 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Nous découvrirons qu'en plusieurs occasions, les dommages causés aux autres ont peut-être été minimes, mais nous nous sommes infligés un dur choc émotif. Des conflits émotifs néfastes et très profonds persistent au niveau de notre subconscient. Au moment où ils se sont produits, nos émotions ont pu être mises à rude épreuve, créant de ce fait un effet négatif sur notre personnalité et notre vie. » ( 12x12, 8e Étape, page 90 )

« Toutes les grandes découvertes sont faites par ceux qui laissent leurs émotions devancer leurs idées. » ( C. H. Parkhurst ) Nos émotions comme nos désirs sont souvent ambivalents et quelquefois contradictoires, illogiques et donc divines. Parfois elles génèrent des conflits dans notre propre moi et une harmonie est difficile à atteindre, tant leurs contradictions sollicitent notre orgueil ou nous fait peur. Les enfants arrivent plus souvent à dire leur ambivalence ou leurs vraies émotions : « Dis papi, tu es vieux, ein papi, est-ce que tu vas mourir ? » Nous, les adultes, avons plus de réticences à reconnaître nos émotions agréables ou désagréables... ambivalentes ou non. Nous voulons que nos enfants grandissent... et nous voulons en même temps trop souvent qu'ils restent tout petits. Il est difficile pour beaucoup de parents de laisser une relation de prise en charge pour vivre une relation d'échanges d'égal à égal. Les nombreux conflits avec ces grands adolescents ou jeunes adultes prennent naissance dans la difficulté des parents à doser soins, échanges et à laisser les espaces nécessaires à la croissance de tous et chacun. La dépendance et la codépendance freinent notre croissance émotive et spirituelle en nous dépouillant de notre énergie vitale, en nous donnant cette illusion de séparation, de manque d'amour. Et puis un jour, grâce à notre Ps, à Dieu tel que nous Le concevons, graduellement, le miracle du rétablissement se produit aussi dans nos vies. « Le plus beau sentiment du monde, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés. » ( Albert Einstein ) Le rétablissement nous aide alors à nous ouvrir les yeux et le cœur, à reconnaître nos émotions, nos sentiments et ressentiments, à prendre conscience de ce que nous sommes, à être honnêtes envers nous-mêmes, à accepter ces vestiges de notre passé et à agir de notre mieux pour reprendre cette croissance qui avait été mise en veilleuse. « Si vous voulez être libre de vos émotions, il faut avoir la connaissance réelle, immédiate de vos émotions. » ( Arnaud Desjardins ) Aujourd’hui est le premier jour du reste de notre vie, nous pouvons le passer à être libre de vivre nos émotions sans les geler de quelque façon que ce soit, à jouir de ces couleurs de la Vie et de l’automne, puisque telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 25 septembre 2017

Pensées 25 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous — Hola a todos,

« Gracias a la Vida que me ha dado tanto ! ( Violeta Parra, voyez la chanson chantée par Mercedes Sosa sur ce clip : http://www.dailymotion.com/video/x4iha2_mercedes-sosa-gracias-a-la-vida-vio_creation ) Quelle est la Volonté de Dieu au niveau pratique dans notre vie ? Notre Puissance supérieure veut-elle que nous faisions ceci ou cela ? Que veut-elle ? Il n'est pas toujours facile de déterminer quelle est la Volonté de Dieu au niveau pratique avant qu'un événement se produise. « La volonté de Dieu est un mystère. » ( Éph. 1:9 ). Toutefois, Dieu nous « fait connaître le mystère de sa volonté ». Comment discerner quelle est la volonté de Dieu dans certains aspects de notre vie ? Comment être assuré d'agir selon la volonté de Dieu ? Nous trouvons que la volonté divine s'applique à chaque aspect de notre vie et qu'il est aisé de voir que dans tous les événements de la journée dans tous les domaines de notre vie s'est exprimée la volonté de ce Dieu tel que nous Le concevons.

L'être humain réclame son indépendance et désire souvent agir à son propre gré, au point qu'il lui arrive de croire capable de déterminer pour lui-même qu'elle est la Volonté de Dieu. « Chacune des Douze Étapes exige une application personnelle soutenue à se conformer aux principes qu'elles contiennent et aussi, croyons-nous, à la volonté de Dieu. » ( 12x12, 3e Étape, page 44 ) En adhérant aux groupes d'entraide et aux principes qui nous y sont suggérés, en renonçant à l'illusion de notre volonté déchaînée et en demandant l’aide de notre parrain ou de notre marraine, le miracle s'est produit, un jour à la fois. Il ne s’agit pas d'un remède amer, mais d'un sursis quotidien proportionnel à notre désir d'avoir de la bonne volonté et d'être disposés à apprendre. Merci mon Dieu de nous donner aujourd'hui ce désir et cette prédisposition.

Petit à petit, nos défauts s'effritent, les obstacles s'écartent de notre route, notre chemin s'aplanit... jusqu'au prochain cahot, jusqu'à la prochaine pierre d'achoppement. Cette pierre d'achoppement va devenir une pierre de gué qui va nous permettre de poursuivre notre rétablissement et croissance. Voilà les éléments de la croissance : patience, diligence et foi en une Puissance supérieure qui ne met devant nous que des cahots ou des pierres avec lesquels nous pouvons vivre et grandir.

Pour aujourd'hui, nous croyons que tout se passe selon un plan divin. Si nous ne savons pas quelle est la part de travail qui nous revient ou dans quelle direction nous devons aller, nous pouvons faire une pause pendant un instant, pour Le remercier de Sa gouverne et dans la certitude que la réponse nous viendra en Son temps et en Son lieu et pour constater que tout ce qui nous arrive suit ce plan divin.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 24 septembre 2017

Pensées 24 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le philosophe Madhvacharya a écrit que la grâce n'était pas un cadeau de Dieu, elle devait être gagnée et méritée. Pour un athée, dans une philosophie de vie naturaliste, le concept de la grâce divine apparaît souvent être la même chose que le concept de la chance. Le christianisme voit la grâce comme une faveur non méritée, quelquefois demandée. La grâce divine est une description du caractère de Dieu, qui se manifeste par les dons de Dieu à l’humanité qui la sollicite ou la remercie par la prière. La grâce décrit les moyens par lesquels ces dons sont accordées à nous, les êtres humains. Le principe de la grâce est aussi synonyme de « salut ». « Le salut n'est que le début de ce que Dieu veut faire pour vous. » (George Sweeting)

Le théologien J. I. Packer décrit la grâce de cette façon : « Qu'est-ce que la grâce ? La grâce du Nouveau Testament, c'est l'amour de Dieu en action chez les hommes qui ne méritent pas Son amour. Par la grâce, Dieu remue ciel et terre pour sauver les pécheurs qui ne pouvaient pas lever le petit doigt pour se sauver eux-mêmes. La grâce signifie que Dieu envoie son Fils unique pour mourir sur la croix afin que nous les coupables peuvent être réconciliés avec Dieu et reçus dans le ciel. » (Trad. libre) La grâce du pardon de nos errements est absolue et sublime car elle couvre toutes les fautes de tous les hommes et femmes sans restriction, même les plus graves et aussi nombreuses qu'elles soient : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » ( Paul, Épître aux Romains 5:20 ) La grâce de Dieu est le plein pardon. Et le plein pardon réside dans la rédemption, ce principe christique par lequel Gilbert Blanchette nous affirmait que nous étions tous pardonnés de toutes fautes. Le Cours en miracles nous décrit l’oeuvre de la miséricorde, de la grâce de notre Être suprême par le mot « atonement » (qui signifie aussi rédemption). Sous ce mot anglais se cache toute la notion de réconciliation entre Dieu et les humains. Il y a aussi dans cette interprétation chrétienne l'idée d'expiation et de concorde qui réside dans la vie et la mort du Christ. La grâce de Dieu s'exprime ainsi dans la gratuité de tous Ses dons, même dans celui de la vie de Son fils. « C'est la grâce qui m'a amené jusqu'ici, et c'est la grâce qui me conduira à la maison de mon Père. » (John Newton, auteur de Amazing Grace) « L’ambition véritable consiste dans le désir d’être utile dans la vie et de marcher avec humilité sous le regard bienveillant de Dieu. » ( 12x12, 12e Étape, page 141 ) Le regard bienveillant est juste une autre façon de décrire la grâce de Dieu qui se manifeste dans ce principe christique pour certains et spirituel pour plusieurs. « L’intelligence sans ambition est un oiseau sans ailes. » ( Salvador Dali )

La grâce de Dieu signifie pour nous que Dieu fait pour nous tout ce que nous ne pouvons pas faire pour nous-mêmes, et tout ce que nous avons l’impression de pouvoir faire par nous-mêmes, nous le faisons par Sa grâce et sous Sa gouverne. Notre Ps inonde notre vie de Sa grâce, faisant pour nous et à travers nous des choses que nous pouvons et ne pouvons pas faire seuls. « Le plus grand don que vous puissiez recevoir est de savoir que vous êtes aimé par Dieu. » (Ernest Lewis)

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 23 septembre 2017

Pensées 23 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Les idées, les émotions et les attitudes qui dictaient jadis à ces hommes leur conduite sont soudainement mises de côté et ils deviennent dominés par un ensemble de conceptions et de principes entièrement nouveaux. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 2 Il y a une solution, page 31 ) Nos émotions au début de notre rétablissement et au cours de notre actif étaient comme blancs ou noirs (nous aimions ou nous détestions) puis tranquillement ont passé à toutes les teintes de gris (nous aimons un peu, beaucoup, passionnément, à la folie …). Une autre dimension lumineuse s’est ajoutée à la définition de nos émotions : la couleur.

Si nous éprouvons un ressentiment, de la colère, de la rage, nous pouvons imaginer, visualiser une couleur rouge. Cette couleur est conforme à l’expression populaire « être rouge de colère ». Nous pouvons également observer manifestement à la surface du visage, un changement de couleur qui passe du rose au rouge écarlate parfois. Le corps, à ce moment, participe et vit l’intensité émotionnelle de la colère, de la rage. Le corps manifeste toujours nos émotions même celles qui nous sont encore méconnues de notre conscience. Les auteurs en médecine naturelle ont identifié les endroits sur le corps où la colère se cache et provoque des rougeurs des inflammations (‘…ites’).

Si tout va pour le mieux et que nous sommes sur un petit nuage de bonheur ; alors l’expression populaire « voir la vie en rose » peut s‘appliquer. Nous pouvons de même ressentir l’effet de la couleur rose sur nos émotions intérieures comme être sur un nuage rose... Dans l’expression « avoir une peur bleue » nous avons une autre couleur qui se manifeste également sur notre visage par un changement de teinte de la peau lorsque nous avons par exemple risqué d'être victime d'un accident.

De la même façon que les couleurs peuvent susciter des émotions comme le calme, la détente, la sérénité avec le vert, la réflexion intérieure ou la spiritualité avec le bleu « ciel ». De même nous pouvons dire en retour que nos états émotionnels correspondent à telle ou telle couleur. Lorsque nous disons que nous « broyons du noir » cela signifie que nous sommes dans une obscurité intérieure, un mal être qui nous empêche de distinguer toute lumière d’espoir. Les couleurs sont souvent le reflet de l’état émotionnel de la personne au moment présent. Certains appellent cela l’aura. Quelques-uns disent l'apercevoir. Des illuminés ! « Certaines émotions refoulées depuis des années feront surface et s’évanouiront comme par magie aussitôt que vous les aurez révélées. Votre douleur s’apaisera, faisant place à une paix vivifiante. Et quand la sérénité est ainsi combinée à l’humilité, de grandes choses peuvent se produire. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 5e Étape, page 69 )

« Le rire se termine vite. L'émotion, on l'emmène avec soi. C'est un peu pareil qu'entre faire l'amour et être amoureux. » ( Gérard Jugnot ) Toutes les peines, la confusion, les joies que nous ressentons n'ont rien d'exceptionnel, elles font partie des couleurs de la vie. Nous rendons grâce à Dieu, le peintre qui se sert de ces couleurs, pour celles que nous avons vécues hier et pour celles que nous percevons aujourd'hui. Merci pour cette diversité, ces couleurs intérieures et d’automne et aussi tous ces arcs-en-ciel !!!!!

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 22 septembre 2017

Pensées 22 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Le plus grand don que Dieu, dans sa largesse, fit en créant, le plus conforme à sa bonté, celui auquel il accorde le plus de prix, fut la liberté de la volonté. » ( Dante ) Lorsque nous cherchons et recevons le don de croire en une Puissance supérieure, lorsque nous la découvrons souvent au centre de notre vie et que nous lui accordons toute notre confiance, alors nous nous apercevons que ce Dieu d'amour nous a offert et nous offre tous les jours une richesse étonnante de dons. Dans la vie de chaque jour, notre Ps nous donne l’envie de vivre, la joie, l’enthousiasme, la paix, la sérénité, l’amour, la liberté, la fidélité, l’espérance, la protection, la réussite dans nos projets, la conviction, l’assurance, la confiance, la connaissance, la compréhension, la sagesse, la lumière, la vérité. Elle nous donne aussi un esprit d’amour, d’humilité, de justice, de fraternité et de compassion. Elle nous guide dans notre cheminement et nous éclaire sur notre parcours spirituel. Elle nous transmet la force de vivre, d’avancer, de croire, d’aimer, de pardonner, d’affronter les difficultés, de surmonter les épreuves, de résister aux tentations, de persévérer. Même si nous ne lui faisons pas confiance tout à fait, elle peut diriger notre vie, nous transformer. Notre Dieu d'amour nous apporte la réussite après une série d'échecs, la victoire après une série de défaites. Il nous apprend à nous aimer et à aimer ceux et celles qui nous entourent car Lui nous aime tels que nous sommes.

Notre Ps nous apporte des réponses à nos questions dans le témoignage d'un(e) autre membre, dans nos prières et méditations. Elle nous redonne force et courage lorsque nous sommes abattus. Elle répond à nos besoins psychologiques, émotionnels, physiques, matériels et spirituels. Elle nous apprend à apprécier toutes les belles et bonnes choses qui nous entourent et qu’elle nous donne. Elle nous apprend aussi à être tolérant, à partager, à comprendre, à écouter, à servir, à pardonner, à aider, à secourir. Elle veille sur nous à chaque instant de notre vie, aplanit notre chemin, écarte de nous les dangers et éclaire notre route. Elle nous dispense ainsi tous les jours quantité de bienfaits et de bénédictions. Lorsque nous faisons le bilan de tous les bienfaits reçus, ceux-ci sont vraiment extraordinaires et ce ne sont pas uniquement des promesses concernant le futur, mais pour la plupart, il s’agit d’un apport immédiat et concret pour chaque jour. « N'aie pas peur de la vie. Crois que ta vie vaut la peine d'être vécue et ta foi fera le reste. » ( William James, tel que cité dans l'Aujourd'hui, page 354 )

« C’est le don que Dieu nous a fait et la transmission de ce don à nos semblables est le seul objectif qui anime aujourd’hui les AA dans tout l’univers. » ( 12x12, 5e Tradition, page 171 ) Le rétablissement est ce 'petit' quelque chose qui grandit par le don. Nous le redonnons par la grâce de Dieu. En partageant notre rétablissement avec d’autres, en prenant le temps de les écouter, en transmettant ces bienfaits spirituels avec amour, libres de toute attente et sans poser de conditions, nous Le remercions entre autres pour tous ces cadeaux, même les plus mal emballés à notre avis.

Merci pour toutes ces couleurs d’automne que nous allons connaître. « Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil. » ( Victor-Lévy Beaulieu, L'Héritage ) En littérature, dans un sens figuré, l'automne désigne la vieillesse ou le déclin. Et du point de vue astronomique, dans l’hémisphère nord, l’automne s’étend de l’équinoxe d’automne soit le 22 septembre 2017 (à Québec 15:02, HNE) au solstice d’hiver le 21 décembre 2017 (11:28 au Québec HNE). Curieusement, dans l’hémisphère sud, c’est le printemps. L’été aura été traversé par ds pluies abondantes cette année avec plusieurs endroits qui ont reçu des grêlons. L’automne, c’est un beau moment rempli de couleurs et pour accumuler les doux moments et chaleurs que le soleil et notre Ps déposent sur notre chemin.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 21 septembre 2017

Pensées 21 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

La loi naturelle est faite pour le bonheur de l’homme. C'est étonnant qu'il en soit ainsi puisque la loi est souvent perçue comme restrictive. Elle nous interdit de faire ceci ou cela. Exemple au jardin d’Eden : « Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir ». La loi naturelle est une lumière qui guident nos actions et nous permet de découvrir les intentions de notre Ps. La loi naturelle nous permet de participer au projet éternel créateur et nous invite à prendre une part active dans la réalisation de la volonté de Dieu tel que nous Le concevons.

Ces écrits peuvent être considérées comme une loi, dans la mesure où elles indiquent d’abord à l’homme ses droits (« tu pourras manger de tout »), puis une limitation de ces droits (« tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance »). La loi est au service de la vie, puisqu’elle permet à l’homme de se nourrir et le met en garde contre l’irréversible, au cas où il ne se rend pas compte de ses limites. La loi a une double fonction. Elle élargit notre rayon d’action en attirant notre attention sur tout ce que nous avons le droit de faire. Et elle nous protège contre le chaos qui nous attend si nous dépassons ces limites. « Le chaos est le nom que l'on donne à tout ce qui produit la confusion dans notre esprit. » ( George Santayana ) La confusion en a amené plusieurs au désespoir et quelques-uns à la dépression. « C'est seulement à coup d'humiliations répétées que nous avons un peu appris, et de force, ce qu'est l'humilité. Ce n'est qu'au terme d'une longue route, marquée par une série de défaites et d'humiliations, et par la disparition totale de notre indépendance, que nous avons commencé à percevoir autre chose dans l'humilité qu'un état de profond désespoir. » ( 12x12, 7e Étape, page 81 )

L'humilité signifie que nous nous reconnaissons comme des êtres humains bien ordinaires, quelquefois enclins à certaines folies, à certains écarts ou errements. L'humilité, cette grâce de notre Ps et cette qualité que nous acquérons avec les Douze Étapes, nous libère de l'esclavage de l'égoïsme et de tous les artifices que notre personnalité semble avoir besoin pour survivre durant notre actif et tout au cours de notre rétablissement. Nous n'avons plus besoin de nous promener avec ces grosses façades de protection, nous croyant seuls responsables de nos réussites et surtout de nos échecs. Nous pouvons maintenant croître sous la gouverne de cette force, de cet Être suprême que nous appelons Dieu. Merci chère Puissance supérieure de nous aider à nous libérer du chaos qui minait et perturbait nos vies, à reconnaître la sérénité, le courage et la sagesse qui nous entourent et à les intégrer dans notre vie, chaque jour, un moment à la fois.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 20 septembre 2017

Pensées 20 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La grande obsession de tout buveur anormal est qu'un jour, il ne sait trop comment, il parviendra à se contrôler et à prendre plaisir à boire. Il est renversant de constater à quel point cette illusion peut persister. Nombreux sont ceux qui s'y accrochent jusqu'aux portes de la folie et de la mort. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. Autres données sur l'alcoolisme, page 34 ) La folie, c'est un trouble de la raison, un dérangement de l'esprit. La folie peut être incurable, héréditaire et douce. Par exagération, nous pouvons aimer à la folie, aimer éperdument. Nous pouvons aimer une personne, une chose, une substance à la folie. « C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. » ( Didier Érasme, Éloge de la folie ) Chacun a sa folie, sa douce folie. Aujourd'hui, les cactus, les fleurs, les plantes sont une des douces folies de Gilles.

« Il y a toujours un peu de folie dans l'amour mais il y a toujours un peu de raison dans la folie. » ( Friedrich Nietzsche ) La folie signifie aussi un manque de jugement qui va jusqu'à l'extravagance ou l'acte par lequel il se manifeste. « Quelle folie de ne point songer à l'avenir ! » nous envoie un dénigreur du mode de vie, du slogan « un jour à la fois ». Que dire de ceux ou celles qui disent d'un sage qu'il n'a jamais fait de folies. « On ne vous donne qu’une petite étincelle de folie. Il ne faut pas la perdre. » ( Robin Williams ) Et il y a aussi un sage proverbe qui veut nous empêcher de faire durer le plaisir : « Les plus courtes folies sont les meilleures ».

Il y a aussi les joyeux membres de notre groupe d'entraide qui expriment une gaieté profonde ou manifeste leur amabilité et leurs folies en étant des êtres inspirés, des témoins éclairés, guidés dans un premier temps par la folie de la compulsion et puis par une Ps. Ces gais lurons nous disent mille folies. Certains débitent toutes les folies qui leur passent par l'esprit. Ils nous partagent leurs écarts de conduite, leurs folies de jeunesse. La liste de synonymes de « folie » est longue juste dans les «a» : aberration, absurdité, affolement, aliénation, amour, aveuglement. Einstein disait : « Le comble de l’absurdité, c’est de répéter les mêmes gestes constamment et de s’attendre à des résultats différents ». Nous avons déjà entendu ça ailleurs et lu ça dans la documentation des groupes d'entraide.

Servir notre Puissance supérieure, c'est servir la partie indivisible en nous qui est saine, forte et qui grandit en changeant les choses que nous sommes invités à changer. Curieusement pour nous, ça se fait aussi en honorant notre côté sombre, givré, celui qui nous amène souvent par la souffrance à changer. Rétablissement implique changement, et changement signifie faire les choses différemment. Plusieurs d'entre nous semblent résister à faire les choses différemment. Répéter les mêmes gestes et s'attendre à des résultats différents sont synonymes de folie. Il se peut que nous répétions certains gestes juste parce qu'ils nous soient familiers. Il faut du courage et de la confiance en notre PS pour nous lancer dans l'inconnu. Il faut aussi y reconnaître la présence d'une volonté divine, de Sa gouverne et de Sa grâce. « Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin. » ( Marguerite Yourcenar, Les Yeux ouverts )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 19 septembre 2017

Pensées 19 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Il faut qu'il y ait le chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse. » (Nietzsche) — « Du chaos naît une étoile. » ( Charlie Chaplin ) — « Une étoile dans le chaos devient une nébuleuse obscure. » ( Gilles ) La sérénité s’est infiltrée dans le désordre, le chaos de notre vie le jour où nous avons commencé à accepter que ce qui nous arrivait faisait partie de la vie, et que Dieu tel que nous Le concevons nous guide et nous aide tous les jours à surmonter ces difficultés, et plus encore. « Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes, et, pensons-nous, plus sages. Ces contrefaçons elles-mêmes ont engendré un vaste processus de mise au point progressive qui, par la grâce de Dieu, nous a conduits où nous en sommes aujourd'hui. » ( 12x12, 4e Tradition, page 165 )

S'il y a un jour où le cosmos a été créé, la flore, la faune et l’humanité ont suivi en même temps juste derrière le chaos. Nous sommes, ceux et celles qui sont en rétablissement ou en voie de l'être, des êtres désormais hostiles au chaos qui dans cet univers désorganisé qu'est la dépendance ou la codépendance résistent par la seule grâce d'une force qui les dépassent.

Le jour même où nous nommons notre impuissance commence la sortie de ce drame pénible et néfaste de notre existence. Dans cette identification se cache la reconnaissance que certains d'entre nous étions faits pour la domination, d'autres pour la soumission. Certains étaient soumis et se sont rebellés pour découvrir leur pleine liberté. Les autres dominants se sont aussi libérés de ce joug, de ces fardeaux qu'ils portaient.

L'apanage de la dépendance ou de la codépendance, un constant état de crise permanente détruit bien des vies ou des existences. Vouloir vivre dans le désordre ou le chaos, c’est parler de mort et de ténèbres : « le langage des os dans le tombeau », « c'est l'enfer ». La fraternité que nous trouvons dans les groupes d'entraide est précieuse. En partageant ce que nous vivons avec des membres qui ont vécu le même ou à peu près le même chaos que nous, nous diminuons les fardeaux de la vie en nous rétablissant, nous augmentons les joies et nous nous métamorphosons ensemble. Vouloir vivre ensemble dans la sérénité, la paix d'esprit, c'est possible par la grâce de notre Ps.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 18 septembre 2017

Pensées 18 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« C'était simple, mais pas facile ; … Je devais m'en remettre en toutes choses au Père de lumière qui règne sur nous tous. Ces propositions étaient radicales et révolutionnaires, mais à partir du moment où je les ai acceptées, l'effet a été électrisant. J'ai éprouvé une impression de victoire suivie d'une sensation de sérénité que je n'avais jamais ressentie auparavant. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L'histoire de Bill, page 16 ) Nous pouvons en venir à comprendre que, pour la plupart d’entre nous, le rétablissement de nos compulsions, dépendances ou codépendances n’est pas une expérience de « conversion » soudaine, de « flash » comme ce fut le cas pour Bill W. L’espoir peut nous revenir avec ou sans un éclair qui nous secoue et transforme notre façon d’être. L’espoir qu'il y a une force plus grande que nous est souvent le point tournant, il est habituellement et rapidement suivi par la volonté d’agir. Et ça, c'est un miracle pour nous.

« Le monde étant ce qu'il est, un jour de bonheur est presque un miracle. » (Paul Coelho) Un miracle, c'est un fait prodigieux contraire aux lois de la nature et scientifiques, donc d'ordre surnaturel survenant dans un contexte spirituel qui révèle une intervention spéciale et gratuite de Dieu, tel que nous Le concevons, adressant aux hommes et aux femmes un signe sensible de Sa présence que des témoins éclairés manifestent. Nous ne sommes pas toujours en mesure de nous rappeler un moment précis où des lueurs d’espoir et de courage ont enfin transpercé la noirceur de notre réalité. Nous savons cependant, même lorsque nous avons abandonné tout espoir, qu’il nous reste encore ceux et celles qui nous aiment et qui ne nous ont pas abandonné, les membres des groupes d'entraide. Ils ne peuvent pas nous changer ni même nous relever. Ils ne sont prêts à partager leurs souffrances et leur manière de nous en sortir — ensemble — avec nous. Ils conservent de l’espoir malgré tout ce que nous avons vécu. Leur amour pour nous est une invitation constante nous conviant à dépasser notre désespoir et notre apitoiement sur nous-mêmes.

« La vie est faite de petits et de grands miracles. Rien n'est ennuyeux, car tout change constamment. L'ennui, n'est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous voyons le monde. » (Paul Coelho) Graduellement, nous en arrivons à entendre cette invitation, à y répondre et à l'offrir à d'autres puisque certains nous ont affirmé que c'est en donnant que nous recevons. C’est là, le miracle, ce moment où quelque chose change en nous. C’est comme une lueur dans le tunnel, une lumière visible au-delà de la noirceur. C’est le processus de rétablissement, à la fois né du mystère et de la grâce. L’espoir naît. Notre vie s'ouvre à la possibilité d’être aimé. Ce long parcours ne nous amenait qu'à ce que nous cherchions depuis le début. L'intelligence ne peut expliquer cette lueur d’espoir, cette petite flamme qui brille dans nos cœurs. Ceux et celles d’entre nous qui sont « rétablis », même ceux et celles qui se disent « en voie de rétablissement », savent que cette grâce est réelle. Nous la vivons.

Notre Puissance supérieure est une source d'amour et de force qui accomplit en nous un miracle permanent. Ce miracle est évident dès que les gens autour de nous partagent leur expérience, leur force et leur espoir.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 17 septembre 2017

Pensées 17 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Voici une douce et courte allégorie d’un moine zen, parti se promener dans la montagne. À son retour, son disciple intrigué et zélé demande avec insistance où le maître est allé, quel chemin il a emprunté. Et le moine répond tout simplement : ' J’ai suivi l’odeur des fleurs du chemin et j’ai flâné au gré des jeunes pousses…' Nous avons presque tous notre moment secret, cet événement parfois mystérieux de notre « première » ou dernière rencontre avec une Puissance supérieure, ce Dieu tel que chacun de nous Le conçoit, avec toute la Vérité, la Bonté, l’Amour que nous pouvons vivre à travers l’accueil d’un ou d’une autre. Ces doux ou durs moments d'éternité touchent nos cœurs pour les ouvrir à cette force plus grande que nous-mêmes qui nous guide soit par l'odeur des fleurs du chemin soit au gré des jeunes pousses.

Dans cet éclatement de circonstances, à travers ce kaléidoscope qu’est notre réalité, notre quotidien, entre le temps qui se mesure (chronos) et le temps qui passe et qui se ressent (tempus), au cœur même de la dépendance, de la compulsion ou de la codépendance, nous avons un jour tout à coup le goût, le désir de cesser ces comportements, ces aliments ou substances toxiques. Nous avons envie de débarquer de cette course effrénée vers la mort, de prendre un temps, un moment pour célébrer la lenteur. Lentement, nous pouvons « prendre le temps de laisser le temps faire son temps. » (auteur inconnu, — Il faut être patient et laisser le temps faire les choses. — Miguel de Cervantès dans Don Quichotte et Il faut laisser le temps au temps. de Jack Lang) Et dans cette lenteur vit cette paix retrouvée, qui permet de se mettre au service des autres sans pour autant se mêler de leurs affaires, d'établir une vraie relation à l’autre, d'écouter de façon active et authentique, de partager ensemble, membres de groupes d'entraide ou familiaux, d'autres moments d’éternité.

Cueille le temps ( Jules Beaulac )
Tu ne peux pas retenir le temps. Il passe. 
Il coule entre tes doigts
comme l'eau de la fontaine. 
Il glisse dans ta main
comme le sable de la mer.
Tu ne peux rattraper le passé.
 Il n'est plus. 
Il s'en est allé comme le couchant d'hier.
 Il est disparu comme un souvenir perdu.
Tu ne peux emprisonner le futur. 
Il n'est pas encore. 
Il viendra à son heure
comme le levant de demain.
 Il te rejoindra
 comme la vague qui s'approche du rivage.
Mais tu peux toujours cueillir le présent
 comme un beau présent de Dieu.
 Ce présent est comme un grand arbre :
 il plonge ses profondes racines 
dans ton passé tout plein 
de souvenir et d'expérience,
 comme une sagesse accumulée. 
Et il lance ses longues branches
 vers ton futur tout plein
 de promesse et d’espérance, 
comme un projet emballant. 
Le présent est fait de ton passé qui n'est plus
et de ton futur qui n'est pas encore.
Prends le temps qui t'est donné
 à chaque instant qui passe. 
Cueille-le précieusement 
comme l'eau du ruisseau 
qui t'est toujours disponible.
Ne gaspille pas ton temps, 
c'est un cadeau de Dieu.
 Ne passe pas ton temps 
à courir après le temps.
 Prends ton temps.
 Ne dis pas : je n'ai pas le temps. 
Dis plutôt : j'ai tout mon temps. 
Ne sois pas avare de ton temps.
 Donne de ton temps aux autres
 comme Dieu te le donne à toi.
 Ne cours pas tout le temps,
 prends ton temps. 
Et laisse au temps 
le temps de faire son temps.
Alors, tu gagneras du temps. 
Et tu découvriras 
que c'est beau et bon le temps,
 que c'est plein de Dieu dedans.

« Le seul remède que nous pouvons conseiller est l'abstinence totale. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L'opinion d'un médecin, page xxxiii ) Merci mon Dieu de nous donner ce temps d'abstinence, ce mode de vie des groupes d'entraide ( les 12 Étapes ) et les outils de rétablissement (entre autres dans OA, il y en avait 8 jusqu'à tout récemment : le plan alimentaire, le parrainage et le marinage les réunions, les appels téléphoniques, l'écriture, les publications, l'anonymat, les services et depuis quelques temps, en fait depuis une des dernières Conférences d'Affaires des Services mondiaux, il y en a un autre - qui n'est pas nécessairement le neuvième - que nous sommes invités à appliquer à notre façon : le plan d'action ) afin de nous rétablir, un jour à la fois, pour le reste de notre vie, pour ce doux moment d'éternité c'est-à-dire pour aujourd'hui, là, là. Envers nous-mêmes et envers ceux et celles qui nous entourent là, ici et maintenant, nous parlons et agissons avec délicatesse, compassion et considération par la grâce de Dieu.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 16 septembre 2017

Pensées 16 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd’hui, les premiers pas vers une acceptation de soi consistent à admettre et puis à accepter notre maladie que ce soit notre compulsion ou notre codépendance. Nous devons d'abord admettre notre maladie et tous les problèmes qui en découlent (1ère Étape) avant de pouvoir l'accepter et nous accepter ensuite comme êtres humains et surtout comme êtres spirituels en train de vivre leur humanitude, cette conscience d'appartenir à l'espèce humaine.

Ensuite, nous avons besoin de croire en une Puissance supérieure à nous-mêmes qui peut nous rendre la raison. Nous n’avons pas besoin de croire en une Puissance supérieure déterminée par qui que ce soit. Il nous faut croire en une entité qui peut nous aider. Sur le plan spirituel, s’accepter soi-même, c’est savoir qu’il est normal de souffrir, de faire des erreurs et de ne pas être parfaits. « Le vrai bonheur ne dépend d’aucun être, d’aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous. » ( Dalai Lama ) N’est-ce pas ce ’nous’ qui nous permet de nous rétablir ensemble ?

Le chemin le plus sûr vers l’acceptation de soi passe par la mise en pratique du mode de vie des Douze Étapes. Maintenant que nous en sommes venus à croire en l’existence d’une Puissance supérieure (2e Étape), nous pouvons Lui confier notre vie (3e Étape) et cette Ps peut nous donner le courage d’examiner honnêtement nos défauts et nos qualités (4e Étape) . Bien qu’il s’agisse parfois d’un processus douloureux qui ne semble pas nous rapprocher de l’acceptation de soi, c'est nécessaire d’entrer en contact avec nos émotions et nos sentiments. Nous devons examiner nos actes et motivations et éventuellement commencer à en changer les aspects inacceptables et souvent désagréables.

Nos défauts font partie intégrante de nous-mêmes. Nos défauts ne nous sont enlevés que par la grâce de Dieu s'Il nous invite à vivre le mode de vie et à nous donner l'espoir que leur disparition soit aussi Sa volonté. Nos qualités (et nous irions jusqu'à dire nos défauts) sont des dons de notre Puissance supérieure. En apprenant à les vivre pleinement, notre acceptation de nous-mêmes grandit et notre quotidien s’améliore. Parfois, il se peut que malgré tout, l’apitoiement sur soi et l’orgueil nous submergent. Graduellement en venant à croire en une Puissance supérieure, nous recevons l’espoir, le courage, la force de changer et l'amour. « L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut. » ( Dominique Blondeau, Que mon désir soit ta demeure )

Nous n’avons plus besoin de rechercher autant l’approbation des autres puisque nous sommes satisfaits qui nous sommes, heureux d’être nous-mêmes. Avec reconnaissance, nous avons la liberté de mettre en valeur nos qualités, de nous détacher avec humilité de nos défauts et de nous rétablir du mieux que nous le pouvons par la grâce de notre Dieu d'amour. S’accepter tels que nous sommes signifie que « ça va », que nous ne sommes pas parfaits et que notre Être suprême peut nous améliorer. Nous n’oublions pas que le rétablissement de notre maladie est un processus de longue haleine. Le processus de rétablissement est presque aussi long sinon plus long que la maladie dans sa phase active. Pour la plupart, ça représente l'immense travail qu'attend notre Ps le reste de notre vie, un jour à la fois. « Les plaisirs de la vie sont faits d'obscures victoires qui nous procurent nos petites satisfactions. » ( Billy Joël )

En s’acceptant, nous renonçons à rechercher la perfection et nous arrivons, peut-être pour la première fois, à accepter les autres dans notre vie inconditionnellement. Nos amitiés s’approfondissent et nous ressentons la chaleur et l’attention émanant de membres de notre groupe d'entraide qui partagent leur force et leur espoir.

À mesure que nous faisons l'expérience de l'abstinence et de la sobriété par la grâce de Dieu, notre aptitude à maintenir un certain équilibre s'améliore. Nous acquérons la capacité de laisser aussi les autres vivre leurs émotions, sans sentir le besoin de les juger ou de les sauver. Et nous assumons pleinement nos propres émotions dans toutes leurs couleurs et diversités. La vie n'est rien d'autre que la vie. La vie est telle qu'elle est. Et c'est tout ça ! En acceptant la vérité sur notre moment présent, nous avons pris conscience avec une joie profonde du cadeau extraordinaire que représente notre vie. Aujourd'hui, nous avons une attitude de gratitude pour notre humanitude.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 15 septembre 2017

Pensées 15 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Notre impuissance nous posait un véritable dilemme : il fallait trouver une force grâce à laquelle nous pouvions vivre, et ce devait être une Puissance supérieure à nous-mêmes. Évidemment… C'est justement le sujet de ce livre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les Agnostiques, page 51 ) Les dons de notre Puissance supérieure prennent parfois des formes inhabituelles tout comme la nature même de notre Ps que nous choisissons d'appeler « Dieu », « Higher Power », « Être suprême », tout autre nom ou pas de nom pantoute. Parmi les dons les plus importants, il y a notre rétablissement et notre acceptation de nous-mêmes dans ce moment présent.

La non-acceptation de soi-même tel que nous sommes constitue un problème pour bon nombre d'entre nous. Cette déficience insidieuse est difficile à reconnaître et passe même souvent inaperçue. Beaucoup d’entre nous estimons que notre dépendance ou notre codépendance est notre unique problème, tout en niant le fait que nous avions perdu la maîtrise dans tous les domaines de notre vie. Ce déni peut continuer à nous miner même après avoir cessé de consommer ou après avoir cessé de nous occuper obsessivement des autres. Nombre de problèmes que nous rencontrons sur le chemin du rétablissement proviennent de notre incapacité à nous accepter profondément tels que nous sommes. Il se peut que nous ne reconnaissions même pas le fait que ce malaise constitue une source du problème car il se manifeste souvent sous d’autres formes.

Parfois, nous devenons par exemple irritables, insatisfaits, déprimés ou confus. Nous nous retrouvons peut-être en train d’essayer de changer ce qui nous entoure dans l’espoir de calmer les sentiments qui nous rongent intérieurement. En l’occurrence, notre expérience nous a montré qu’il valait mieux rechercher en nous la source de notre insatisfaction. Très souvent, nous découvrons que nous sommes trop durs envers nous-mêmes, que nous nous complaisons dans la haine et le rejet de soi. L’insatisfaction provoque un état de frustration (vécu affectif lié au fait que le désir n'est pas réalisé) ou de déception (dans ce cas le désir est réalisé mais la satisfaction obtenue n'est pas à la hauteur de la satisfaction escomptée). Les bouddhistes voient le désir et l'avidité comme synonymes d'insatisfaction. Pour nous libérer de la souffrance, il est suggéré de nous libérer du désir. Et de même cette citation : « Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir. » ( Épictète )

Avant de connaître le mode de vie des Douze Étapes, la majorité d’entre nous passions notre vie dans le rejet de soi. Nous nous détestions tellement que nous n’avions qu’une idée en tête : changer de personnalité, devenir n’importe qui, mais surtout pas nous-mêmes. Incapables de nous accepter, nous recherchions alors l’approbation des autres. Nous voulions que les autres nous donnent l’amour et l’acceptation dont nous manquions envers nous-mêmes. Par contre, l’amour et l’amitié que nous donnions n’étaient jamais inconditionnels. Nous aurions fait n’importe quoi pour n’importe qui, simplement pour obtenir leur acceptation et leur approbation et nous en voulions à ceux et à celles qui ne répondaient pas à nos demandes et à nos attentes.

Comme nous ne pouvions pas nous accepter nous-mêmes, nous nous attendions à ce que les autres nous rejettent. Nous ne laissions personne approcher de trop près, de peur qu’en nous connaissant vraiment, ils ne puissent que nous détester. Pour éviter de nous retrouver dans une position vulnérable, nous faisions en sorte de rejeter les autres avant qu’ils n’aient le temps de nous rejeter. Les Douze Étapes vont nous permettre graduellement de nous aimer et de nous accepter tel que nous sommes. L'amour ne grandit pas autrement que lorsqu'il est partagé par la grâce de Dieu. Et, nous ne pouvons conserver ce don qu’en le redonnant généreusement si telle est Sa volonté

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 14 septembre 2017

Pensées 14 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

L’amour de soi est un sentiment qui s’acquiert et se construit dès notre plus jeune âge. Il influence notre façon d’être en relation avec les autres telle que Dieu tel que nous Le concevons Le veut bien. Nombre de gens dans notre société souffrent d’un manque d’amour, se déprécient et se ferment à leur entourage. Celui qui n’est pas en mesure de s’aimer est mal placé pour faire en sorte que l’on croit en lui et qu’on l’apprécie. Les souvenirs et blessures de manque d’amour que nous avons pu vivre dans notre enfance entraînent toutes sortes de problématiques. Certains individus, pour continuer d’exister, développent des dépendances, se tuent à petit feu, empoisonnent leur existence et celle de ceux et celles qui les entourent. Lorsque nous n’aimons pas quelqu’un, nous pouvons ou nous désirons nous éloigner de lui, et lorsque nous ne nous aimons pas nous-même, nous sommes condamnés à nous subir. Plusieurs se gèlent de quelque façon que ce soit pour se fuir eux-mêmes. Au contraire, quelqu’un qui s’aime refuse le manque de respect à son égard et est souvent intolérant aux mauvais traitements.

Nous croyons que nous sommes tous et chacun des personnes spéciales, des enfants adultes blessés, divins et surdoués (car nous avons survécu), et pour plusieurs des enfants de Dieu. « Dès que j'ai cessé d'argumenter, j'ai commencé à voir, à éprouver des choses. Aussitôt, en douceur et petit à petit, la Deuxième Étape a commencé à s'infiltrer dans ma vie. Je ne puis préciser dans quelle circonstance ni à quel jour je me suis mis à croire en une Puissance supérieure à moi-même, mais aujourd'hui il est certain que cette foi, je l'ai. Pour l'acquérir, il m'a suffi de baisser les armes et d'appliquer le reste du programme des AA avec autant d'enthousiasme que possible. » ( 12x12, 2e Étape, page 29 ) Puisque nous savons aujourd'hui que nous sommes toujours aimés d'un Dieu d'amour, tel que chacun de nous Le concevons, nous n'avons pas besoin d'être préoccupés par la perception que les autres ont de nous. C'est merveilleux de viser à ce que nous nous aimions tous les uns les autres. Aujourd'hui, nous baignons dans l'amour de soi et des autres à la hauteur que notre Puissance supérieure Le désire pour nous. Avec l'aide de notre Puissance supérieure, nous pouvons plonger dans la vie, nous sentir pleinement en vie en ce moment même et apprécier ce sentiment et ce moment.

Nelson Rolihlahla Mandela (prononcé en xhosa [xoˈliːɬaɬa manˈdeːla et dont le nom du clan tribal est 'Madiba’) nous a donné ce merveilleux poème intitulé :

Enfant de Dieu
« Notre plus grande peur n'est pas de ne pas être à la hauteur,
Notre plus grande peur est que nous sommes puissants au-delà de tout.
C'est notre lumière, pas notre obscurité, qui nous effraie le plus.
« Nous nous demandons :
' Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et merveilleux ? '
Mais en fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?
« Vous êtes un enfant de Dieu.
Votre petit rôle ne sert pas le monde,
il n'a rien de lumineux dans le fait de vous restreindre
pour éviter d'insécuriser les autres.
« Nous sommes nés pour manifester la gloire de Dieu qui est en nous
et lorsque nous laissons briller notre propre lumière,
nous autorisons inconsciemment les autres à en faire de même.
« En nous libérant de notre peur, notre présence libère automatiquement l'autre. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 13 septembre 2017

Pensées 13 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

La grâce divine concerne toutes les choses que Dieu nous donne gratuitement, uniquement par faveur, sans dépendre de ce que nous pouvons demander, penser ou faire. La grâce de Dieu, source de lumière pour tous les hommes (et aussi pour toutes les femmes), nous guide afin de vivre dans le moment présent selon Sa sagesse, Sa justice et Sa bonté. Le mot grâce est la traduction du mot grec « charis ». Un charisme (charisma) est un don fait par grâce (charis). Dans le grec usuel, le mot « charisma » s'employait pour tout ce que chacun avait reçu gratuitement. Nous avons des dons différents selon la grâce qui nous est ou nous a été donnée. L’apôtre Paul utilise aussi le mot « charisma » pour le pardon des péchés en le qualifiant de don gratuit. Nous croyions que la véritable grâce, celle qui est exempte de tout esprit de calcul, d'un quelconque intérêt de la part de celui qui l'accorde, était celle de Dieu. Mais comme Dieu est partout, Sa grâce devrait aussi être partout. La grâce est l'œuvre de la pure volonté de Dieu ; elle procède de Son amour. Nous n'y pouvons rien et n'avons rien à faire pour la mériter. La grâce ne se reçoit pas que par la foi. Cela implique souvent sans être nécessaires que nous devenions conscients de nos défauts, que nous demandions humblement à Dieu de nous en libérer et que nous accueillons l'œuvre de Dieu en nous, pour vivre notre vie d'une manière saine.

« La chance ne joue aucun rôle dans le plan de Dieu. » ( Un Cours en Miracles ) Dans le film Mr. Destiny, James Belushi joue un homme qui désire que sa vie soit tout autre. Pendant de nombreuses années, Larry se remémore une situation pénible en jouant au baseball à l'école secondaire sous l'œil de dépisteurs des ligues majeures. Il sait que s'il avait frappé ce coup sûr, il aurait décroché un contrat professionnel, aurait reçu un revenu considérable, et épousé une femme aussi merveilleuse que celle de son patron. Puis Larry rencontre un chaman qui lui montre ce que sa vie aurait été comme s'il avait pris la route du succès. Alors que Larry est d'abord dans le « bonheur désiré », les exigences imposées à une personne riche et célèbre le rattrapent, et il se rend compte qu'il est maintenant dans un enfer, pas le paradis souhaité. Enfin, il prie pour retourner à sa vie ordinaire, qui, bien que médiocre, le rend heureux. La légende sur l'affiche du film nous interpelle : « Voulez-vous changer tout ce que vous avez pour tout ce que vous voulez ? »

Bien qu'il puisse être tentant de fantasmer sur comment toute notre vie aurait pu être différente si une décision clé de notre passé avait tourné d'une autre façon, le plan de Dieu s'est en fait avéré dans notre meilleur intérêt. À un niveau profond, notre âme sait ce qui va servir au mieux notre destin, et les situations que nous vivons sont en harmonie avec la volonté de Dieu. Peut-il en être autrement ? Ne perdons pas un instant en regrettant les erreurs du passé ou en souhaitant qu'il en soit autrement. Nous sommes tous à notre place sur ce chemin. Nous ne pouvons pas nous perdre, car Dieu est avec nous. « Parfois, révélation divine signifie tout simplement éveiller le cerveau à percevoir ce que le coeur sait déjà. » ( Dan Brown, Anges et Démons )

Nous sommes convaincus que notre expérience personnelle est essentiellement semblable à celle de tout membre des groupes d'entraide qui met assidûment en pratique notre programme de rétablissement et ses principes, le mode de vie des Douze Étapes. ( Lire dans le Gros Livre : Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Appendice II, L’expérience spirituelle, pages 633-634 ) La grâce qu'il ou qu'elle reçoit vient aussi de Dieu. Nous Le remercions de nous avoir fait découvrir notre impuissance devant certaines substances toxiques pour nous, certains comportements tout aussi néfastes, devant nos émotions, devant la vie et celle des autres. Et que nous avions perdu la raison et que notre Ps pouvait nous aider à retrouver la santé. Nous Le remercions de rendre notre volonté conforme à la Sienne alors que nous ne sommes pas séparés et nous ne formons qu'un tout. Merci pour tout.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 12 septembre 2017

Pensées 12 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Pour ne pas mourir, tous les enfants maltraités du monde vont totalement ou presque réprimer les abus et maltraitances, les privations, contusions et confusions qu'ils subissent ou ont subis parce qu'autrement l'organisme de l'enfant n'est pas capable de faire face à l'ampleur de la douleur subie. C'est seulement une fois adulte que ces enfants maltraités découvrent d'autres possibilités pour soigner leurs ressentiments. S'ils n'utilisent pas ces possibilités, alors ce qui était une fonction de répression nécessaire pour survivre peut être transformée en une dangereuse force destructrice et autodestructrice qui va étouffer encore ces ressentiments. Alice Miller a fait la preuve que, dans la carrière des tyrans et des abuseurs, leurs fantaisies réprimées de vengeances peuvent conduire à des atrocités indescriptibles. D'un autre côté, certains en viennent au rétablissement après des années de résistance, de résilience et de souffrance.

Le rétablissement nous a ouvert et nous ouvre encore aujourd'hui de nouveaux horizons et le mode de vie nous a donné et nous donne encore des outils pour les explorer. Les groupes d'entraide nous offrent un environnement sécuritaire où nous pouvons ressentir et vivre les ressentiments, les émotions agréables et désagréables qui sont encore enfouies en nous et qui ne demandent qu'à s'exprimer. Le bébé qui se traîne à quatre pattes explore son espace ; c'est un crime contre nature de gêner et d'étouffer cette curiosité et cet enthousiasme qui l'animent, ce désir avide de connaître les choses du monde. Lorsque nous gelons nos émotions, nous étouffons cette même expression de la vie. Lorsque nous sommes abstinents, la vérité et la réalité nous frappent de plein fouet.

Pour soigner un ressentiment, il y a un texte dans le Gros Livre qui suggère un moyen très efficace de s'en libérer. Wynn C. L. a écrit qu'elle faisait du ressentiment envers sa mère depuis vingt-cinq ans. Ce ressentiment lui a fourni des excuses pour ses échecs matrimoniaux, ses échecs personnels, ses complexes et, bien sûr, son alcoolisme. Elle a lu dans une revue un article écrit par un homme du clergé très en vue ( Sam Shoemaker ) qui lui a aidé beaucoup et l'a inspiré à l'ajouter à son témoignage : « Si vous faites du ressentiment et si vous voulez vous libérer, si vous priez pour la personne ou pour la chose que vous ne supportez pas, vous serez libéré. Si vous demandez dans vos prières que tout ce que vous voulez pour vous-même leur soit accordé, vous serez libre. Priez pour leur santé, leur prospérité et leur bonheur, et vous serez libéré. Même quand vous ne le voulez pas vraiment, quand vos prières ne sont que des paroles et que vous ne les pensez pas véritablement, faites-le quand même. Faites-le chaque jour pendant deux semaines et vous remarquerez que vous en êtes venus à croire en ce que vous dites et à vraiment le vouloir pour eux, et vous constaterez que vous ressentez maintenant de la compassion, de la compréhension et de l'amour alors qu'auparavant, vous étiez amers et pleins de ressentiment et de haine. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., Histoires personnelles IIIe partie (14) Libérée de l’esclavage, pages 615-616 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 11 septembre 2017

Pensées 11 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

Notre Puissance supérieure nous aide à ployer au gré du vent de la vie, à prendre le risque d'être vulnérables. Notre Ps nous aide aussi à nous libérer de notre rigidité. La rigidité émane souvent de la résistance et la souffrance apparaît alors. Ou était-ce vice versa… la poule ou l'œuf ...? « Chez les Alcooliques Anonymes, par conséquent, on obéit vraiment aux principes spirituels, d'abord parce qu'il le faut bien, mais en fin de compte parce que nous aimons le genre de vie que cette obéissance nous procure. Une souffrance profonde et un très grand amour : voilà les deux seuls agents disciplinaires chez les AA. Il ne nous en faut pas d'autres. » ( 12x12, 9e Tradition, page 191 )

Avant de découvrir le mode de vie des Douze Étapes, certains d'entre nous supportent la souffrance sans avoir aucune idée du caractère précieux et même sacré de cette souffrance. Ils traversent l’épreuve de la souffrance sans aucune gratitude. Ils peuvent même murmurer, rouspéter, se plaindre continuellement en espérance du jour de la délivrance ou de l'abstinence. Ils n’acceptent pas la discipline, les leçons venant des épreuves, de la solitude, de la souffrance sur tous les plans. Au lieu de cela, ces derniers prient demandant que cette souffrance disparaisse au plus vite, avant même d’en profiter spirituellement. Dans quelle mesure étions-nous prêts à souffrir ? Plusieurs se demandent : Combien de cette souffrance est-elle choisie, acceptée librement ? Ou nous sombrons dans des rationalisations, de l’apitoiement ou de la justification : « C't'a cause de...». Il est toujours possible de souffrir énormément sans pour cela accepter volontairement cette souffrance. La plupart du temps nous pouvons le dire, c'est « chiant » de souffrir. Une acceptation de la souffrance est quelque chose de beaucoup plus profond que la souffrance elle-même et quelquefois ne vient même pas dans le rétablissement, parfois tard et aussi pas t'encore...

Certains ne vivent presque pas d’adversités dans leur vie et d'autres sont plongés dans de grandes détresses et angoisses. Dieu exige de certains d'entre nous certaines choses et que pour rencontrer ces exigences nous devons être prêts à ne pas résister à la souffrance. Aussitôt que nous rencontrons des difficultés, un prix difficile à payer, comme plusieurs nous nous retirons et nous abandonnons. Lorsque notre Dieu tel que nous Le concevons permet à une affliction de venir à nous, nous n'avons pas à fuir, à nous en sauver. Est-ce possible ? Nous croyons que la personne souffrant beaucoup dans une grande mesure reçoit aussi toute la grâce de Dieu et celle-ci passe par l’aide d’un frère ou d'une sœur du mouvement qui souffre encore. S'il ou elle souffre réellement mais n’a pas cédé à la souffrance et traverse l’expérience dans la résistance, c'est qu'il ou elle n’a pas tiré les leçons divines de la souffrance. Les leçons de la souffrance ne peuvent être identifiées qu'à travers la souffrance elle-même.

Dieu est présent dans toutes les circonstances, même dans les creux et les bas-fonds et Il nous place dans des contextes qui font ressortir le meilleur de chacun de nous. Même si certains moments de croissance peuvent nous apparaître pénibles, et que nous nous sentons parfois comme une cheville carrée dans un trou rond, la vie nous rappelle que nous avons quelquefois ce rôle à jouer dans le grand plan de Dieu et que les résistances et souffrances en font aussi vraiment partie. Dieu tel que nous Le concevons nous place dans l'entourage de personnes tout aussi toxiques que certaines substances ou comportements qui font ressortir le meilleur de chacun d'entre nous. Dieu nous place aussi dans l'entourage d'anges, des personnes aimantes et généreuses capables de nous écouter et nous partager leur propre vécu et amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 10 septembre 2017

Pensées 10 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« L'esprit est l'essence véritable de dieu et n'est pas séparé de l'essentialité de dieu mais est uni à lui, comme la lumière l'est au soleil. » Auteur inconnu Le soleil est ce cercle qui est le moyen le plus élégant pour symboliser ou exprimer l’enveloppement, la stabilité et l’unité. Le cercle est un des symboles de l’humanité le plus répandu et nous le retrouvons à toutes les époques dans l’art spirituel de toutes les cultures. Le soleil (ou le cercle) est un des archétypes de l’unité sans rupture de l’esprit. C'est la communauté qui lie les membres entre eux et l'égalité de tous les membres qui a amené le cercle comme partie importante du symbole premier des AA, avec un triangle au centre. Rappelons-nous aussi cette définition de Dieu attribuée à Hermès Trismégiste, personnage mythique de l'Antiquité : « Dieu est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part. »

La plupart des peuples autochtones de l'Amérique du Nord ont un cercle de guérison qu'ils nomment « medecine wheel ». Il y a un cercle intérieur, connecté à un cercle extérieur à quatre quadrants. Le petit cercle représente le microcosme, notre corps-esprit, notre soi limité. Le grand cercle représente le macrocosme, le corps et l'esprit infini de l’univers. Les quatre quadrants sont les lieux des formes ordinaires, des énergies vitales, des processus mentaux qui affectent le microcosme et le macrocosme, le fini et l’infini, la matière et l’esprit. Les autochtones d’Amérique du Nord, comme les Tibétains, situent leur place au centre d’un cercle sacré, de leur communauté baignant et entouré d’une spiritualité comme dans notre propre cercle de guérison. Ce cercle peut être physique et énergisant comme ces « medecine wheel » autochtones ou tangible et impersonnel comme il se retrouve auprès des membres et des groupes d'entraide auxquels nous participons. Nous entendons parfois dire que nous y jouissons d'un cercle d'amis. Beaucoup de gens y ont laissé et laissent encore aujourd’hui une pierre symboliquement dans notre cercle de guérison souvent non pour guérir mais plutôt pour se défaire d'une obsession ou d'un ressentiment qu'ils traînaient depuis longtemps. Certains y ont laissé des souvenirs ou des blessures de leur enfance sous la forme d’une pierre qu’ils ont choisi d'abandonner dans ce cercle. Comme notre maison est à vendre nous cherchons une personne qui désirerait devenir gardien de ces pierres et de déménager avec notre aide ce cercle de pierres chez elle (rayon de près de 3m). Heureusement pour nous dans notre cercle d’entraide, nous pouvons tout aussi bien laisser nos angoisses, nos craintes, nos rancunes et nos rancœurs.

Comme plusieurs, nous avons eu besoin d'illusions et de fausses croyances au cours de notre enfance. Nous les avions appris des adultes que nous côtoyions. Par contre en y renonçant et en étant en paix avec ces souvenirs aujourd'hui, nous entrons en contact avec nous-mêmes pour vivre ce jour dans une joie incomparable et nous nous rapprochons ainsi du « soleil de l'esprit », bien qu'aujourd'hui nous le savons et l'apprécions, il ne nous ait jamais quitté. Tout moment dans un cercle d'amis ou de guérison est tout un présent et en même temps témoigne de Sa présence parmi nous. « Tous les jours, les propos que mon ami m'a tenus dans notre cuisine sont répétés et transmis pour former un cercle de plus en plus grand, porteur du message de paix et de bonne volonté. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.1 L’histoire de Bill, page 19 ) Bill W. a remercié son ami Ebby ainsi : 'Au cours d’un après-midi froid de novembre 1934, Ebby m’a transmis le message qui a sauvé ma vie. Il était aussi porteur de la grâce et des principes qui ont conduit à mon réveil spirituel peu de temps après. Ce fut vraiment un appel à une vie nouvelle dans l'Esprit. Il était l’enfant de la renaissance qui est depuis devenu le bien le plus précieux de tous et de chacun d’entre nous. … …je me rappelle d’Ebby qui me regardait au-dessus de notre table de cuisine et ce souvenir est merveilleusement vivant. Comme nous le voyons tous les jours chez les AA, il m’a parlé de la libération (à travers les Groupes Oxford) du désespoir qui le hantait auparavant en procédant à un inventaire de soi, en réparant nos torts, en aidant les autres et en priant. En bref, il me proposait des attitudes et des principes que j’ai utilisé plus tard dans le développement des Douze Étapes de rétablissement des AA. … Un alcoolique avait effectivement porté le message à un autre alcoolique. Ebby m’avait fait le don de la grâce parce qu’il pouvait me rejoindre au plus profond de moi à travers le langage du cœur. Il avait entrouvert cette grande porte par laquelle tous les membres des AA ont passé depuis pour trouver leur libération sous la gouverne de Dieu.’ ( Bill. W. , éloge funèbre de Ebby Throckmorton Thacher, décédé le 21 mars 1966, trad. libre ) Bill a remis une copie de la 1ère Éd. du Gros livre à Ebby en remerciement de lui avoir transmis le message de rétablissement avec la dédicace suivante : « Dear Ebby, No day passes that I do not remember that you brought me the message that saved me - and only God knows how many more. In affection, Bill » (Cher Ebby, il n’y a pas de jour qui passe où je ne me souviens pas que tu m’as apporté le message qui m’a sauvé - et Dieu seul sait aussi combien d’autres. Avec affection, Bill )

Merci la Vie !!!
Gilles

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