dimanche 1 septembre 2019

Pensées 01 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Voici comment se vit habituellement la codépendance et c’est le lot pour plusieurs d’entre nous qui vivons ou non avec un dépendant ou encore qui ont grandi dans une famille alcoolique ou dépendante :
- Le codépendant est dominé par un ou plusieurs comportements compulsifs.
- Le codépendant est marqué et blessé par la manière dont les choses étaient dans sa famille dysfonctionnelle d'origine.
- L'estime de soi (et aussi la maturité) du codépendant est très basse.
- Un codépendant est certain que son bonheur dépend des autres.
- Un codépendant se sent démesurément responsable envers les autres.
- La relation d'un codépendant avec son conjoint ou avec une autre personne importante est teintée ou endommagée par un manque d'équilibre entre la dépendance et l'indépendance.
- Le codépendant est maître dans l'art du déni et du refoulement.
- Le codépendant se soucie de choses, des gens et des événements qu'il / elle ne peut changer et peut chercher continuellement à contrôler l'évolution de ces choses, les comportements des gens et la tournure des événements.
- Principalement, la vie d'un codépendant est ponctuée d'extrêmes, de chaos et d'excès.
- Enfin, un codépendant recherche continuellement quelque chose qui manque ou qui est absent dans sa vie, quelque chose qui est extérieur à lui-même et il / elle en fait son centre d'intérêt.

Ces 10 traits nous enferment, les codépendants, dans trois réactions qui semblent influencer notre vie de tous les jours :
- Nos concepts de la famille et de la vie adulte sont façonnés par notre enfance, et nous sommes portés à répéter l'expérience familiale que nous nous rappelons, même si c'est le dernier de nos désirs et puisque même si c'est un chaos, c'est du connu.
- En plus de répéter l'expérience vécue dans l'enfance, celle-ci semble teinter la plupart de nos choix et même la manière dont nous percevons les choses. C'est un peu pourquoi nous en venons à reconnaitre d'avoir perdu la raison : Eh ! Oui, nous avons répété ces mêmes gestes tout en nous attendant à des résultats différents...
- La pensée logique et rationnelle ne peut altérer les deux premiers items, si ce n'est caché le bas-fonds qui nous attend. L'enfant d'un alcoolique devenu adulte se jure à lui-même : « Je ne marierai jamais un ivrogne ni ne soumettrai ma famille à la souffrance que j'ai endurée.» Cet enfant devenu adulte choisira presque invariablement un partenaire alcoolique ou quelqu'un qui est dysfonctionnel de manière similaire (comme un ergomane) en dépit de toutes ses bonnes intentions, en dépit de la connaissance acquise du dysfonctionnement. La raison et la logique semblent s'envoler droit par la fenêtre, bannies par la chanson de la sirène séduisante ou ahurissante du passé. « Plusieurs parmi nous confondent souvent être utilisé avec être aimé. » ( R.H. Sin )

« C'est un cadeau vraiment extraordinaire que d'être libéré d'un mal aussi terrible que celui qui m'accablait. Ma santé est bonne, j'ai retrouvé le respect de moi-même et je suis à nouveau respecté par mes collègues. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. 1ère partie Le cauchemar du Dr Bob, page 203 ) Nos amis membres de groupes d'entraide nous inspirent du respect et de la gratitude et à prendre soin de soi. Prendre soin de nous nous démontre que nous acceptons l'amour que notre Puissance supérieure éprouve à notre égard. Grâce à notre Dieu d'amour, nous avons remplacé la recherche d'un contrôle par le respect (respect = rester en paix) et l'intimité, la réserve méfiante par la chaleur et l'égoïsme par le don de soi-même. Nous avons de la reconnaissance envers tous ces membres en rétablissement, non seulement à cause de nos progrès et de notre présente abstinence et sobriété, mais aussi pour la saine amitié que nous y partageons.
« En premier, je veux dire quelque chose à propos de la grandeur humaine. Il y a quelque temps, je lisais des textes de Kung Tse. Quand j'ai lu ces textes, j'ai compris quelque chose à propos de la grandeur humaine. Ce que j'ai compris de ses écrits c’était : Ce qui est le plus grand chez les êtres humains, c'est ce qui les rend égaux à tous les autres. Tout ce qui s'écarte plus haut ou plus bas de ce qui est commun à tous les êtres humains nous fait se sentir moindre. Si nous savons ça, alors nous pouvons développer un profond respect pour chaque être humain. ( Bert Hellinger )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 31 août 2019

Pensées 31 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La codépendance peut être définie comme une intoxication aux gens, aux comportements ou aux choses. La codépendance est l'illusion d'essayer de contrôler des sentiments intérieurs en contrôlant les gens, les choses et les événements à l'extérieur. Pour le codépendant, le contrôle ou le manque de contrôle sont centraux à chaque aspect de la vie. » ( Hemfelt, Minirth, Meier, Love is a choice ) Chaque dépendant peut générer jusqu’à 40 codépendants autour de lui, qui essaient de le sauver, de le rétablir...

La codépendance définit le problème d'aimer pour un codépendant, comme l'acte de donner trop pour les mauvaises raisons. Elle décrit la tendance d'aimer afin d'être aimé, de s'occuper des autres afin qu'on s'occupe de nous, de donner afin de recevoir, de plaire aux autres afin d'être accepté ou dorloter et calmer les autres afin d'éviter les conséquences. La plupart d'entre nous ont des tendances naturelles à être codépendants puisque nous avons grandi dans une famille dysfonctionnelle. Mais pour certains, la codépendance devient un style d'interaction puissante et toxique pouvant blesser profondément les gens et détruire les relations.

« Les plus belles histoires d'amour ou d’amitié ont commencé quand la pensée a laissé la place au cri du coeur. » ( Patrick Louis Richard ) Quand notre motif premier d'aimer quelqu'un vient de notre besoin désespéré d'amour, cela devient dommageable. Nous tendons à donner beaucoup de nous-mêmes afin de nous assurer que les autres nous aiment. Parfois nous nous faisons violence et nous nous blessons nous-mêmes parce que nous ne savons pas dire non quand nous devrions dire non. « La codépendance est vraiment un cri du cœur blessé pour obtenir l'amour. » ( Alfred Ells )

Le codépendant peut être accroché à une autre personne. Dans cette codépendance interpersonnelle, le codépendant devient empêtré dans l'autre personne d'une manière si élaborée que le sens de soi — l'identité personnelle — est sévèrement restreint, envahi par l'identité et les problèmes de l'autre personne. De plus, les codépendants sont comme un robot balayeuse devenu fou qui aspire tout sur son passage, non seulement les autres mais aussi les substances chimiques (alcool, drogues) ou les choses — l'argent, la nourriture, la sexualité, le travail. Ils luttent sans arrêt afin de remplir le grand vide émotionnel à l'intérieur d'eux-mêmes, ce sont comme des « trous de beignes ».

Essayer de changer les autres est ordinairement futile, insensé, et dénote probablement d'un manque ou d'un excès d'amour. Et aussi en un manque de confiance en ce plan divin de notre Puissance supérieure. Aujourd'hui au lieu de présumer que ce sont « eux » qui constituent le problème, nous pouvons nous regarder et voir ce qui peut être changé en nous et remercier notre Ps pour tous les changements qui sont déjà en train de s'opérer. Les capacités de toute femme ou tout homme et de chaque tout-petit sont aussi grandes que Sa Puissance supérieure. « C'était simple, mais pas facile ; il fallait y mettre le prix. Je devais m'en remettre en toutes choses au Père de lumière qui règne en nous tous. Ces propositions étaient radicales et révolutionnaires, mais à partir du moment où je les ai acceptées, l'effet a été électrisant. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. L’histoire de Bill, page 16 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 30 août 2019

Pensées 30 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Une partie de notre vie s'est passée à mettre de la distance entre nous-mêmes et le calme... la paix à l'intérieur de nous. Nous avons eu l'impression de pelleter des nuages entre nous et notre Puissance supérieure à un point tel que nous pouvions même croire en une séparation entre nous et Elle. Pourtant… « La prière et la méditation sont nos principaux moyens de communication consciente avec Dieu. » ( 12x12, 11e Étape, page 107 ) La Onzième Étape de notre mode de vie nous sert à dissiper cette brume sèche et à nous voir nous-mêmes et notre relation à ce Dieu Tel que nous Le concevons dans une lumière claire et sereine, comme lorsque le soleil apparaît derrière les nuages. La 11e Étape ne solidifie pas notre liaison entre nous et notre Puissance Supérieure par la prière et la méditation… puisse qu'elle n'ait jamais été faible ou diminuée si ce n'est dans l'illusion.

La prière ne change pas Dieu, mais elle change celui qui prie. ( Soren Kierkegaard ) Chaque personne doit en venir à sa propre conception de ce que signifie pour lui ou pour elle la prière. La prière est pour certains comme une perception plus élevée de l'intuition. D'autres la voient comme le fait de communiquer avec la composante supérieure de soi ou avec un Dieu d'amour. Certaines personnes, peut-être, ont eu de difficultés à amorcer cette nouvelle communication avec une Puissance supérieure tant l'illusion de séparation a été forte. Certains considèrent encore difficile, voir impossible, de prier même après quelquefois des années dans le mouvement. Les personnes ayant des difficultés à prier peuvent aussi demander de l'aide ou des suggestions aux membres de leur fraternité. Un parrain ou une marraine peut être d'une aide particulièrement utile à cette phase en partageant son expérience, sa force et son espoir.

« La prière est la meilleure connexion sans fil au mon de et elle est bonne en tout temps et partout. »  ( Anonyme ) Il n'y a pas de prières correctes, de bonnes manières de prier ou d'endroits idéals pour prier  — la prière peut se faire partout et l'objet est simple : nous recherchons la volonté de Dieu.  Certaines personnes ressentent qu'elles prient mieux si elles sont en position à genoux ou en état d'humilité devant leur Puissance supérieure.  L'expérience de la plupart d'entre nous démontre qu'il est utile soit de commencer notre journée par une forme de prière, soit en demandant à Dieu de guider et de diriger notre pensée et nos actions, soit en Le remerciant pour tout.

Plusieurs d'entre nous ont prié Dieu seulement pour Lui demander des choses ou des résultats bien précis. Comment pouvons-nous revendiquer un résultat précis alors que nous ne connaissons pas ce qui est bon pour nous ou pour les autres ? Aussi longtemps que nous demandons des résultats détaillés, nous ne nous confions pas vraiment et nous ne nous abandonnons pas à Dieu. Est-ce que nous désirons encore contrôler quelque chose ? Qu'en est-il de « Que votre volonté soit faite et non la mienne » ? Nous obtenons toujours beaucoup plus que tout ce que nous aurions pu imaginer. Au lieu de demander ce que nous voulons et ce dont nous croyons avoir besoin, nous dirigeons l'emphase à nous offrir nous-mêmes à Dieu. Comme serviteurs consentants, nous sommes prêts à exécuter des tâches conformes à la volonté de Dieu. Bien souvent, il ne nous reste plus qu’à dire merci pour ‘où nous en sommes aujourd’hui’ ( page 165 ). Merci ! « Mais si j’ai joué avec le feu, j’ai eu la bonne fortune de ne pas me brûler. » ( Jane Austen )

« Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 4e Tradition, page 165 ) Le mode de vie des Douze Étapes nous apprend à ralentir, à apprécier notre environnement et tranquillement à vivre en harmonie avec tous ceux et celles qui en font partie. Nous pouvons ressentir profondément les images et le rythme de la vie, leur permettre de nourrir notre âme tout en faisant confiance à notre Puissance supérieure pour s'occuper de tout ce qui vit ou bronze sous le soleil quand il y en a.

Merci la Vie !!!
Gilles

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Pensées 30 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Une partie de notre vie s'est passée à mettre de la distance entre nous-mêmes et le calme... la paix à l'intérieur de nous. Nous avons eu l'impression de pelleter des nuages entre nous et notre Puissance supérieure à un point tel que nous pouvions même croire en une séparation entre nous et Elle. Pourtant… « La prière et la méditation sont nos principaux moyens de communication consciente avec Dieu. » ( 12x12, 11e Étape, page 107 ) La Onzième Étape de notre mode de vie nous sert à dissiper cette brume sèche et à nous voir nous-mêmes et notre relation à ce Dieu Tel que nous Le concevons dans une lumière claire et sereine, comme lorsque le soleil apparaît derrière les nuages. La 11e Étape ne solidifie pas notre liaison entre nous et notre Puissance Supérieure par la prière et la méditation… puisse qu'elle n'ait jamais été faible ou diminuée si ce n'est dans l'illusion.

La prière ne change pas Dieu, mais elle change celui qui prie. ( Soren Kierkegaard ) Chaque personne doit en venir à sa propre conception de ce que signifie pour lui ou pour elle la prière. La prière est pour certains comme une perception plus élevée de l'intuition. D'autres la voient comme le fait de communiquer avec la composante supérieure de soi ou avec un Dieu d'amour. Certaines personnes, peut-être, ont eu de difficultés à amorcer cette nouvelle communication avec une Puissance supérieure tant l'illusion de séparation a été forte. Certains considèrent encore difficile, voir impossible, de prier même après quelquefois des années dans le mouvement. Les personnes ayant des difficultés à prier peuvent aussi demander de l'aide ou des suggestions aux membres de leur fraternité. Un parrain ou une marraine peut être d'une aide particulièrement utile à cette phase en partageant son expérience, sa force et son espoir.

« La prière est la meilleure connexion sans fil au mon de et elle est bonne en tout temps et partout. »  ( Anonyme ) Il n'y a pas de prières correctes, de bonnes manières de prier ou d'endroits idéals pour prier  — la prière peut se faire partout et l'objet est simple : nous recherchons la volonté de Dieu.  Certaines personnes ressentent qu'elles prient mieux si elles sont en position à genoux ou en état d'humilité devant leur Puissance supérieure.  L'expérience de la plupart d'entre nous démontre qu'il est utile soit de commencer notre journée par une forme de prière, soit en demandant à Dieu de guider et de diriger notre pensée et nos actions, soit en Le remerciant pour tout.

Plusieurs d'entre nous ont prié Dieu seulement pour Lui demander des choses ou des résultats bien précis. Comment pouvons-nous revendiquer un résultat précis alors que nous ne connaissons pas ce qui est bon pour nous ou pour les autres ? Aussi longtemps que nous demandons des résultats détaillés, nous ne nous confions pas vraiment et nous ne nous abandonnons pas à Dieu. Est-ce que nous désirons encore contrôler quelque chose ? Qu'en est-il de « Que votre volonté soit faite et non la mienne » ? Nous obtenons toujours beaucoup plus que tout ce que nous aurions pu imaginer. Au lieu de demander ce que nous voulons et ce dont nous croyons avoir besoin, nous dirigeons l'emphase à nous offrir nous-mêmes à Dieu. Comme serviteurs consentants, nous sommes prêts à exécuter des tâches conformes à la volonté de Dieu. Bien souvent, il ne nous reste plus qu’à dire merci pour ‘où nous en sommes aujourd’hui’ ( page 165 ). Merci ! « Mais si j’ai joué avec le feu, j’ai eu la bonne fortune de ne pas me brûler. » ( Jane Austen )

« Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 4e Tradition, page 165 ) Le mode de vie des Douze Étapes nous apprend à ralentir, à apprécier notre environnement et tranquillement à vivre en harmonie avec tous ceux et celles qui en font partie. Nous pouvons ressentir profondément les images et le rythme de la vie, leur permettre de nourrir notre âme tout en faisant confiance à notre Puissance supérieure pour s'occuper de tout ce qui vit ou bronze sous le soleil quand il y en a.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 29 août 2019

Pensées 29 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Natalie Wood a dit : « Le seul moment où une femme réussit à changer un homme… c'est quand il est bébé. » Alors il est souvent un peu tard pour essayer de changer qui que ce soit avec nos conseils dès que cet jeune homme ou cette jeune femme ne porte plus de couches. Comme le dirait mon fils Gildas pour se moquer de l’inexorable et implacable vieillissement, ça se peut que nous en portions tous un jour pour pallier à l’incontinence.

« Il est toujours stupide de donner des conseils, mais en donner de bons est absolument fatal. » (Oscar Wilde) Quand une personne que nous aimons nous partage ses soucis, nous voulons lui donner notre avis. « Tu peux faire ceci ou faire cela…» Cela part d'un bon mouvement : apporter de l'aide à quelqu'un qui en a besoin. Nous sommes souvent très déçus. Les conseils sont mal reçus, mal perçus, pas écoutés, pas adoptés ! Alors comment faire pour bien donner de bons conseils ? Ne pas en donner pan toute ! « Si quelqu’un vous donne ce qu'on appelle un bon conseil, faites le contraire. Neuf fois sur dix, vous aurez fait le bon choix. » ( Anselm Feuerbach )

« Tout ce qu’on peut faire d’un bon conseil, c’est de le transmettre. À celui qui le reçoit il ne sert jamais à rien. » (Oscar Wilde) Premièrement, un conseil ne doit jamais être donné pour être suivi ! Cela peut paraître paradoxal. Celui qui reçoit doit être libre d’écouter, de penser et de décider de lui-même ou d’elle-même. Sinon le conseil ne sera pas perçu comme tel, mais bien comme un ordre ou une manipulation. Et un ordre ou encore plus une manipulation pour des rebelles comme nous, ça donne plutôt envie de se rebiffer, de faire le contraire. Il est quasiment impossible de donner un conseil comme un avis personnel : « À mon avis, voici la solution que je te propose. » Ou « Si j'étais à ta place, je réagirais ainsi. » Ça ne relativise le conseil que pour celui ou celle qui veut bien nous en passer une petite vite. C'est le point de vue de cette personne, un autre éclairage, et pas forcément l'unique voie à suivre. Dans ce cas, quand ça nous arrive, la plupart d'entre nous croyons faire cadeau de notre point de vue, en permettant à l'autre de regarder différemment la situation, de prendre de la distance, celle qui nous sépare en fait.

« On a le sentiment que quelque chose au-delà de la force humaine est nécessaire pour produire le changement psychique essentiel. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. L'opinion d'un médecin, page xxxi ) Chez les groupes d'entraide, nous nous aidons en nous écoutant les uns les autres et en partageant nos expériences, notre force et notre espoir plutôt qu'en nous donnant des conseils. Et s'il nous arrive d'en donner, nous savons que c'est à nous qu'ils s'adressent en premier et à qui ils conviennent parfaitement, non à celui ou à celle à qui nous destinons nos précieux conseils. Il ne nous reste plus qu'à mettre ces conseils que nous avons prodigués si cordialement, en pratique aujourd'hui. En fait, notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons, se sert des autres pour nous aider à progresser, pour nous montrer le chemin de notre croissance et rétablissement à travers l’oeil de notre frère. « Les commentaires et les opinions des autres sont sans doute loin d’être infaillibles, mais ils seront probablement plus pertinents que l’inspiration directe que nous pourrions recevoir , à une étape où nous manquons réellement d’expérience dans nos relations avec une Puissance supérieure à nous-mêmes. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 5e Étape, pages 67-68 )

Une parabole ou une allégorie qui porte un message semblable a souvent fait partie de notre éducation : « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, ne la vois-tu pas ! Comment peux-tu dire à ton frère : Mon frère, attends, que j'enlève la paille qui est dans ton œil, moi qui ne vois pas la poutre qui est dans le mien ? Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l'œil de ton frère. » ( Luc 6: 41 : Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? ) Ce n’est pas inutile de donner des conseils, tout un chacun nous savons très bien nous tromper tout seul, quelquefois, nous pouvons avoir de l'aide avec tous ces miroirs qui nous côtoient.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 28 août 2019

Pensées 28 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Nous arrive-t-il de nous permettre de bons éclats de rire ? Rions-nous gentiment de nos travers et de nos erreurs ? Aimons-vous les bonnes blagues, les histoires drôles ? La meilleure thérapie est celle par le rire, pour un couple ou pour un groupe ! L’humour génère le plaisir, la détente et le bien-être. Il contribue à la santé autant physique que mentale. Un fait est sûr, dans notre vie, nous verrons peu de personnes mourir de rire. « Même le maître architecte, devant les ruines de son rêve, avait su rire de lui-même ; ce qui constitue le summum de l’humilité. » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 ) C’est ainsi qu’un membre du groupe de Middletown a reconnu qu'il faut parfois ne pas se prendre au sérieux, nous soumettre aux principes spirituels pour assurer notre survie et rire un peu de nos folies : « …Règlement 62…De grâce, ne vous prenez pas tant au sérieux ! » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 4e Tradition, page 169 ) C’est un peu comme l’expression québécoise qui nous invite à nous calmer le pompon ! Se calmer le pom-pom, c’est pour les cheerleaders qui sont les pom-pom girls en français — tout un effort de la langue française.

Le médecin Patch Adams a travaillé pendant plus de treize ans dans sa clinique populaire en privilégiant l’humour comme médicament prépondérant. Pour lui, la joie, l'amour et la compassion servent de remèdes efficaces pour les humains. « Tâche de voir ce que personne ne voit. Vois ce que les autres choisissent de ne pas voir, par peur, conformisme et paresse mentale. Change ton regard sur le monde, découvre-le. » ( Docteur Patch Adams) Le sens de l’humour nous amène à prendre la vie du bon côté. Il représente un bon outil pour apprendre à dédramatiser ou à alléger un climat orageux, à nous détendre et même, à créer des liens cordiaux et affectifs. Hunter 'Patch' Adams est un véritable révolutionnaire dans sa façon d'appréhender le monde. Il estime que c'est par l'amour et la compassion qu'il faut approcher les personnes malades. C'est peut être pourquoi nous nous amusons souvent beaucoup dans nos groupes d'entraide. L'« histoire du gars » devient nos témoignages qui nous permettent de rire de situations cocasses où la maladie nous a amené. Si nous avons à partager notre vie soit avec une personne pessimiste, détestable et portée à la revanche, soit avec une autre optimiste et animée d’un bon sens de l’humour, où irait notre préférence ? « Plus on est de fous, plus on rit ». Et c’est bien connu également que « Celui qui ne vaut pas une risée ne vaut pas grand-chose ». Au lieu de nous plaindre et de nourrir une colère ou une déception, certains d'entre nous mettent en valeur leurs talents d’humoristes. Ils arrivent à prendre un peu de distance et à diminuer leurs tensions en racontant certaines de leurs mésaventures comme des situations marrantes dans lesquelles ils se donnent un rôle qui n'était pas hilarant au départ. Le rire est une poussière de joie qui fait éternuer le coeur...

Si un bon sens de l’humour peut balayer une mésentente ou soulager une atmosphère tendue, n’allons pas croire que tout est permis et que nous pouvons utiliser l’humour à toutes les sauces. Chaque plaisanterie n’est pas nécessairement drôle. Nous pouvons rire de tout, mais pas avec tout le monde. Nous moquer de la malchance des autres n’est guère appréciable. Ou encore, à tourner régulièrement tout au ridicule, nous finissons par devenir superficiels, agaçants et même parfois antipathiques. Il est tout aussi regrettable de voir certaines personnes utiliser l’humour pour masquer ce qu’elles ressentent vraiment ou pour s’empêcher de parler des problèmes réels. Quant à l’humour noir, le sarcasme et le cynisme, les trois sont évidemment à éviter dans les groupes d'entraide et ne font que nous blesser et léser tous et chacun dans toutes nos relations interpersonnelles.

Merci Dieu, tel que nous Te concevons, d'améliorer notre santé émotive en nous donnant des cadeaux, des traits de personnalité qui nous font nous sentir bien avec nous-mêmes et font que ceux et celles qui nous entourent se sentent bien aussi. Le sens de l'humour en est un sur cette liste. Les meilleures personnes sur lesquelles l'utiliser, c'est nous-mêmes. Rire de nous-mêmes nous aide à être humble et à nous accepter même quand nous faisons une gaffe. Quand les autres ont le moral bas et que nous pouvons les faire rire, nous en bénéficions tous. Merci chère Ps de nous aider à développer notre sens de l'humour et à apprécier le rôle du rire dans nos vies. Dieu est en fait un guérisseur et le rire est l'une des ordonnances de Dieu. Quelle aventure merveilleuse que le mode de vie des groupes d'entraide ! « Que la douceur de l’amitié soit faite de rires et de plaisirs partagés. » ( Khalil Gibran )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 27 août 2019

Pensées 27 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« J’avais besoin de liberté. D’abord de la liberté de boire et plus tard, de la liberté de ne plus boire. Le programme de rétablissement des AA se fonde sur la liberté de choix. » ( Réflexions quotidiennes, page 95 ) Avons-nous vraiment le choix, la liberté de… ? « À chacun de nous, Dieu offre le choix entre la vérité et la tranquillité. Ce choix, faites-le ; jamais vous n'obtiendrez à la fois l'un et l'autre. » ( Ralph Waldo Emerson ) Ralph Waldo ne connaissait probablement pas le mode de vie des groupes d'entraide et la paix qui s'installe en nous en pratiquant la rigoureuse honnêteté et ces quelques principes spirituels. « Nous sommes forcés de reconnaître que la plupart d'entre nous, alcooliques, pour une raison inconnue, avons perdu notre liberté de choix devant l'alcool ; notre prétendue volonté n'existe à peu près plus. Parfois, nous sommes incapables de nous rappeler suffisamment les souffrances et l'humilité subies un mois ou même une semaine plus tôt. Nous sommes sans défense devant le premier verre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 2 Il y a une solution, page 27 ) Pour certains membres, nous devons faire un choix, prendre un engagement qui ressemble beaucoup à celui que nous sommes impuissants de faire. Notre Ps peut nous inviter à faire ce choix… celui de nous rétablir.

Dieu tel que nous Le concevons bénit nos choix sans condition. Dieu peut même bénir n’importe lesquels de nos choix même les plus farfelus ! Est-ce que Dieu aime à bénir les choix que nous faisons parce que l'idée même d'un choix pour nous vient de Lui ? Certains choix pour certains peuvent sembler risqués, ridicules pour d’autres, inutiles pour celui ou celle que ça dépasse ! Tout le monde peut donner son avis, et certains peuvent même sembler être contradictoires. Les choix viennent de Dieu, ils peuvent même nous paraître illogiques puisque divins ! « Si quelqu'un vous donne ce qu'on appelle un bon conseil, faites le contraire. Neuf fois sur dix, vous aurez fait le bon choix. » ( Anselm Feuerbach )

Quels choix ferons-nous aujourd'hui ? Sans doute sur notre route une occasion se présentera, n’hésitons pas, soyons résolus, déterminés, forts de Sa grâce ! La durée du rétablissement varie d’une personne à l’autre. Certains deviennent abstinents physiquement, sobres émotivement rapidement. Pour d’autres, il faudra des années pour se rétablir, être délivrés de leurs obsessions, et accepter de s’engager dans les œuvres que Dieu a préparées pour chacun d’entre nous aujourd'hui.

« La vie est faite de choix : Oui ou non. Continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d’autres : aimer ou haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir. Je vais le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore… La vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement. » ( Derek Shepherd —Grey’s Anatomy )

Aujourd’hui, nous voulons faire des choix courageux. Merci de nous aider aujourd’hui quand l’occasion va nous en être donnée, d’être à la hauteur par Ta grâce. Merci mon Dieu de nous permettre de choisir le rétablissement, de choisir la vie, de Te choisir. Chaque jour, Tu nous invites à décider ce que nous voulons vivre et être libres. Tant que nous vivons, avec Toi, nous continuons d'apprendre à vivre. Juste pour aujourd'hui, nous choisissons la vie en choisissant le rétablissement et nous prenons soin de nous dans ces moments de grâce. « J’ai décidé de choisir l'amour. La haine est un fardeau trop grand à porter. » ( Martin Luther King jr )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 26 août 2019

Pensées 26 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La prière est la méthode d'apprentissage du divin. La prière est un appel au ciel, aux êtres supérieurement raisonnables ; c'est par son intermédiaire que peut être établi le lien avec la conscience cosmique, lien par lequel ce qui est caché en Dieu peut nous être communiqué. » ( Peter Deunov, Prière et méditation ) La prière et la méditation sont certains des moyens de communication par lesquels un jour à la fois Dieu établit et améliore notre relation avec Lui. Il nous donne aussi par ces échanges la force nécessaire au maintien de notre abstinence et sobriété. « La prière est la soeur tremblante de l’amour. » ( Victor Hugo )

« L'examen de conscience, la prière et la méditation sont directement reliés entre eux. Individuellement, ces pratiques peuvent procurer beaucoup de soulagement et de profit, mais quand elles sont logiquement reliées et conjuguées, elles forment une assise inébranlable pour toute notre vie. » ( 12x12, 11e Étape, page 109 ) Prière et méditation sont les deux faces d’une même médaille. Elles trouvent toutes deux leur source dans le silence et dans la pensée. La prière est souvent chargée d’une intention, même lorsqu'elle sert à dire uniquement merci. Elle nourrit la croyance que celui ou celle qui prie et celui ou celle qui est prié sont séparés. La méditation est souvent quasi libre d’intention. Elle est une expression naturelle du silence, et ne se réfère souvent même pas à un objet de méditation.

La méditation nous permet de nous recueillir, comme l'abeille le fait avec le pollen et le nectar d’une fleur, en la laissant titiller, déguster et ainsi éveiller notre conscience de la dimension spirituelle de notre être. Le moi, en tant que personne, a toujours une main prête à saisir des intentions cachées derrière tout ça. Le moi, en tant que conscience, n’est rien d’autre dans la méditation qu'une présence. La présence du moi n’a rien à saisir, car elle n'est séparée de tout objet de saisie. Elle est à la fois le sujet et l'objet, ce qui saisit et ce qui est saisi. Nous avons lu ce passage sublime : le parfum du silence dans la méditation rayonne lorsque l'intention s'éteint. Même l'intention est le fruit de la volonté divine qui s'exprime ainsi.

Lorsque notre Puissance supérieure (que nous choisissons d'appeler Dieu) en a décidé ainsi, nous avons commencé à jouir d'un rétablissement physique, émotif, mental et spirituel. Le mode de vie ressemble à une approche holistique (ou globale) qui intègre ces quatre dimensions de l’être humain pour lui permettre d’accéder à l’harmonie. Même si nous ne rappelons pas précisément de la date où ce réveil spirituel s'est passé, cela a coïncidé avec notre mise en pratique des Étapes et des outils de rétablissement de manière fréquente et quotidienne. La prière et la méditation nous permettent de remercier notre Puissance supérieure pour ces beaux cadeaux que nous vivons aujourd’hui. « Dieu a créé l’homme. Et ensuite, pour le remercier, l’homme a créé Dieu. » ( Pierre Geluck )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 25 août 2019

Pensées 25 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La question de la dignité humaine est au cœur de l'entreprise philosophique puisque c'est en elle que se décident les fondements de la morale et de l'éthique » ( Thomas de Koninck et Gilbert Larochelle, La dignité humaine ) Au cœur de notre humanité, se dessine notre image de la dignité même si la reconnaissance et le respect dans un monde de pluralité des croyances et des cultures comme par les accommodements raisonnables semblent un défi incontournable et en même temps inaccessible si ce n'est dans les groupes d'entraide où les 12 Traditions nous y invitent. « Nous croyons, pour la plupart, que la tolérance des travers et des points de vue d'autrui, et le respect des opinions de chacun sont des attitudes qui permettent d'être d'un plus grand secours aux autres. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2 Il y a une solution, page 23 ) Notre propre dignité dépend de notre souci d’aider les autres tout en nous respectant nous-mêmes. « L’amour et la tolérance envers les autres, voilà notre code. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l’oeuvre, page 95 ) Nous pouvons faire rayonner cet amour et cette tolérance tout autour de nous. « Pouvons-nous apporter dans notre vie de famille souvent perturbée le même esprit d’amour et de tolérance que dans notre groupe AA ? » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 12e Étape, page 125 ) Ça se fait et c’est un travail sur lequel nous devons porter une attention régulière, celle que notre Ps nous invite à y consacrer.

« Il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle. » ( Pierre Lecomte du Noüy, L'Homme et sa destinée ) La notion de dignité humaine a plusieurs dimensions et définitions spirituelles. Elle fait référence à une qualité qui est liée à l’essence même de chaque homme, ce qui explique qu’elle soit la même pour tous et qu’elle n’admette pas de degré. Selon Paul Ricœur, cette notion renvoie à l’idée que « quelque chose est dû à l'être humain du fait qu'il est humain ». Prise en ce sens, cela signifie que tout homme mérite un respect inconditionnel, quel que soit l'âge, le sexe, la santé physique ou mentale, la religion, la condition sociale ou l'origine ethnique de l'individu en question.

La dignité selon Kant est accordée à tout homme en tant qu'être raisonnable. Ayant perdus la raison, il est normal que plusieurs d'entre nous avons perdu toute ou une partie de notre dignité. En droit international, cette notion de dignité est apparue dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948 (probablement proclamée en réaction aux lendemains et aux horreurs du nazisme) laquelle reconnaît que tous les membres de la famille humaine possèdent une « dignité inhérente » (Préambule) et débute ainsi : « Tous les êtres humains naissent libres et vraiment égaux en droits et en dignité » (article 1). Mais où est passée cette dignité à un certain moment de notre vie ? La dignité c’est comme la virginité on ne la perd qu’une seule fois...

Notre Ps par l'entremise des membres des groupes d'entraide nous a permis de découvrir que nous sommes des personnes dignes d'amour, de beauté, de bonté et de paix, capables de partager notre expérience, notre force et notre espoir avec les autres et d'écouter les autres en faire de même. « La liberté et la dignité humaine doivent être effectives, et il ne sert à rien de dire que chacun doit vivre libre s’il n’a pas les moyens de vivre. » ( Henri Leclerc ) L’humilité est la capacité à renoncer à sa fierté et à conserver sa dignité...

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 24 août 2019

Pensées 24 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Nous avons peur de nous ouvrir pleinement à la vie, d'accueillir pleinement son flux impétueux. Nous préférons contrôler nos existences en menant une vie étroite, balisée, avec le moins de surprises possible. Cela est tout aussi vrai dans les humbles demeures que dans les palais ! L'être humain a peur de la vie et il est surtout en quête de la sécurité de l'existence. Il cherche, tout compte fait, davantage à survivre qu'à vivre. Or survivre, c'est exister sans vivre... et c'est déjà mourir. (...) Passer de la survie à la vie, c'est une des choses les plus difficiles qui soient ! De même qu'il est difficile et effrayant d'accepter d'être les créateurs de notre vie ! Nous préférons vivre comme des brebis, sans trop réfléchir, sans trop prendre de risques, sans trop oser aller vers nos rêves les plus profonds, qui sont pourtant nos meilleures raisons de vivre. » ( Frédéric Lenoir, L'Oracle della Luna )

Nous n’avons plus peur de nous ouvrir à la vie et d’accueillir ces flux et reflux, sacs et ressacs. Nous avons reconnu que nous n'avions pas le contrôle. Tout est là, présent, vibrant, la lumière, la vie, la Source… Quelquefois nous allons jusqu'à ressentir une absence puis une présence. Vivre les flux, les reflux dans l'instant présent, les illusions d'abandon, de vide et de séparation qui nous préparent à l'unité, à l'amour, au soleil et à la pluie.

La vie est un long passage entre les flux et les reflux quelquefois tranquilles... quelquefois pénibles. Une marée qui monte et redescend avec le ressac. Il y en a parmi nous qui veulent à tout prix nager à contre-courant et qui insistent pour ce faire. Voire même se battre pour remonter jusqu'à la source. Il y en a d'autres qui se mettent à nager comme des fous dans le sens du courant, qui prennent les cascades à fond la caisse comme s'ils étaient au parc aquatique, qui n'ont pas peur des rapides, qui veulent aller toujours plus vite, toujours accélérer le mouvement. Au bout du compte, ils finissent souvent par rencontrer un détour imprévu et se prendre le décor en pleine poire. Et puis aussi, il y a ceux et celles qui se laissent flotter au gré des marées et courants et qui laissent faire la vie. Et ces derniers, souvent de temps en temps, s'assoient un instant sur la rive juste pour regarder la vie passer.

« Bien que les réflexions de ce livre soient surtout destinées aux membres, plusieurs amis des AA estiment qu'elles offrent un intérêt et qu'elles s'appliquent même à l'extérieur du Mouvement. Plusieurs personnes qui ne sont pas alcooliques nous ont confié qu’elles ont pu, en pratiquant les Douze Étapes des AA, surmonter d’autres difficultés de la vie. » ( 12x12, Avant-propos, pages 15-16 ) C’est probablement ce qui a fait que Fulton Oursler a titré son article I Wish I Were an Alcoholic (trad. libre : Je voudrais être un alcoolique — voir à la fin). « Les gens disent si rarement 'Je t’aime' Et puis c’est soit trop tard soit l'amour n’est plus. Alors quand je te dis que je t'aime, ça ne veut pas dire que je sais que tu ne partiras jamais, seulement que je voudrais que tu ne sois pas obligé de partir. » ( Fulton Oursler )

Merci chère Ps de nous permettre d'avoir confiance en Dieu, de nous servir des Étapes et d'aider les autres. Merci chère Ps de nous donner la paix en nous permettant d'accepter le flux et le reflux de la vie, les jours ensoleillés et les jours de pluie, les nuits remplies d'amour et celles de solitude.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 23 août 2019

Pensées 23 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le rétablissement nous invite à nous reconnecter à notre vrai moi, nous amène à revoir toute notre mode de vie : notre hygiène de vie, notre vie professionnelle, notre vie sentimentale ou familiale et notre vie spirituelle. Plusieurs d'entre nous croient que nous ne pouvons nous réaliser tant que les dépendances ou la codépendance existent (nicotine, alcool, drogues, bouffe). Tous ces détours nous guident dans une direction : nous reconnecter à notre vrai moi et c’est choisir d’être dans l'instant présent avec le cœur ouvert. C’est aussi accepter d’aimer inconditionnellement dans le don ou dans le partage. Tout ce que nous vivons à l’échelle individuelle se répercute dans le collectif suivant l’effet papillon ( L' « effet papillon » est une expression qui résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos. Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ?) ou la théorie du centième singe ( Le « centième singe » est une expression désignant, au départ, un phénomène supposé par lequel un apprentissage se serait répandu depuis un petit groupe de singes à toute la population des singes de la même espèce, une fois qu’un nombre critique d’entre eux (+ ou - 100) aurait été atteint. ) Et nous faisons partie des hominidés, des primates nous aussi comme les singes ( du latin primas, atis signifiant celui qui occupe la première place ). « C’est une illusion créée par le cerveau que de penser que vous êtes un individu séparé du reste. » ( 100e singe ) En fait, c'est comme si nous étions un tissu ( la collectivité, notre groupe d'entraide ) dont chaque cellule ( chaque membre) est un être humain faisant partie d'un tout divin, notre Dieu d’amour. « Nous, les Alcooliques anonymes, sommes au-delà d’une centaine d’hommes et de femmes qui nous sommes remis d’un état physique et mental apparemment désespéré. » ( Les Alcooliques Anonymes, Avant-propos de la 1ère Édition de Alcoholics Anonymous, p.xiii ) Et curieusement, nous avons appris du partage de ces 100 et plus premiers membres… « On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d’une aile de papillon, n’est-ce-pas ? » ( Bernard Werber )

Favoriser l’éclosion de notre cœur, c’est choisir de travailler à former des cercles d’amour, de partager et d’échanger avec tous les êtres qui nous entourent ce qui vient du cœur. C'est aussi choisir d’être au service de la lumière, à être acteurs plutôt que spectateurs, dans l’attente comme dans l'action. Nous sommes acteurs et créateurs de notre rétablissement par la grâce de notre Ps. Si nous mettons un bol de crème glacée et un bol de chou-fleur en face d'un enfant, nous savons pertinemment qu'il va choisir la crème glacée. Que nous sachions que tel sera son choix, ne donne pas à l'enfant un libre choix. Notre Ps a construit l'enfant ainsi et il a mis ce choix en lui.

« Nous sommes forcés de reconnaître que la plupart d'entre nous, alcooliques, pour une raison inconnue avons perdu notre liberté de choix devant l'alcool ; notre prétendue volonté n'existe à peu près plus. Parfois, nous sommes incapables de nous rappeler suffisamment les souffrances et l'humilité subies un mois ou même une semaine plus tôt. Nous sommes sans défense devant le premier verre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2, page 27 ) Notre liberté devant nos choix réside dans les intentions de notre Ps et dans Son plan divin pour chacun de nous. En aimant et en acceptant les personnes qui nous entourent telles qu'elles sont, comme nous le faisons pour les membres des groupes d'entraide auxquels nous participons, nous favorisons l'échange d'amour, de tolérance et d'harmonie dans notre propre vie. Merci mon Dieu de donner à chacun d'entre nous des talents et des habiletés qui nous enrichissent.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 22 août 2019

Pensées 22 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« J'ai retrouvé mon équilibre en cherchant à donner plutôt qu'à recevoir. Je crois que la sobriété émotive peut être atteinte de la même manière. Si nous examinons chacune de nos crises, grandes ou petites, nous trouverons à la racine une dépendance malsaine ainsi que les exigences malsaines qui en découlent. Avec l'aide de Dieu, nous devons constamment renoncer à ces exigences paralysantes. Nous deviendrons ainsi libres de vivre et d'aimer ; nous serons peut-être capables de nous aider nous-mêmes et d'aider les autres à atteindre la sobriété émotive. » ( Alcooliques Anonymes, LE LANGAGE DU COEUR, page 238) Prendre notre place ne signifie pas de prendre toute la place. La réelle stabilité se situe à l’intérieur de soi. C'est un élément central du bonheur et elle s’acquiert avant tout avec la capacité d’affronter les défis de la vie, d'être résilient, résistant et souvent d'être souffrant. Il faut parfois faire de grands changements chargés d’émotions pour nous approcher de cette stabilité. Un jour ou l'autre nous devons reculer dans le temps pour lever le voile sur les événements qui ont façonné les idées et les attitudes ayant provoqué ou entretenu nos compulsions et nos comportements toxiques. Et la stabilité émotive n’est pas une légende urbaine… la sobriété émotive non plus… voir à la fin. Des chemins nous sont tracés et puis un jour, nous en arrivons à faire un grand ménage intérieur grâce à ce mode de vie spirituel et à notre Ps. Nous avons quelquefois l’impression, en ce faisant, que le « bonheur » est synonyme d’action. Pour plusieurs, pour être abstinents et heureux, il faut faire ci, faire ça. Ce n'est pas nécessaire de faire quoi ce soit si ce n'est de s'en tenir à exécuter la volonté de Dieu à notre égard. Et si Dieu veut que nous en arrivions à être en paix avec notre passé, Il nous invite à faire ces quelques petits pas de réparations et de ménage. « Aujourd’hui, mon cerveau ne plonge plus dans les emportements, la folie des grandeurs ou la dépression. J’ai trouvé une place tranquille au soleil. » ( Bill W. in Grapevine, janvier 1958 et in La Sobriété Émotive, la prochaine frontière, page 5)

Et il n'y a pas que le ménage intérieur. Passer du temps à faire du ménage dans sa maison, sur son terrain ne serait pas seulement utile pour l'hygiène ou pour le look. Une étude britannique parue dans la revue British Journal of Sports Medicine et réalisée auprès de 20,000 personnes a révélé que les tâches ménagères seraient également bonnes pour la santé mentale. 20 minutes de ménage par jour aident à lutter contre la dépression. Tout comme vingt minutes de marche ou de vélo sont aussi excellentes, encore faut-il sortir de la maison, à moins que tous ces exercices ne se fassent que sur des appareils stationnaires. Merci mon Dieu de nous donner la paix intérieure, la stabilité émotive et de bons amis dans les groupes d'entraide.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 21 août 2019

Pensées 21 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Les amis sont des anges précieux qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler. » ( Victor Hugo ) Tous les jours, les amis prennent tous le risque de nous entendre grogner, de nous voir pleurer, de nous voir nous tromper (et de répéter les mêmes erreurs à quelques reprises, nos folies. Ils nous prêtent les épaules pour pleurer, leurs bras pour travailler, leurs têtes pour réfléchir et les rires pour avoir du fun. Merci les amis d'être là pour nous, même lorsque nous ne sommes pas là pour nous-mêmes, parfois pour nous aider à régler nos propres bibittes ( des « bibittes » dans le sens de troubles, désordres ou idées noires. C’est sûr que tout le monde a ses bibittes et que ce ne sont pas des insectes, même s'il y en a qui ont parfois des pucerons, des fourmis ou des perce-oreilles dans leur jardin extérieur. ) Nos expériences pénibles du passé (avec notre famille d’origine, les relations intimes avec notre famille élargie, ...) contribuent à notre façon de nous perce-voir et de réagir aux événements traumatisants dans notre vie. Nos expériences « colorent » notre vision des choses, notre façon d’entrer en relation avec les autres, notre image de nous-mêmes, et même notre résilience. Si nous avons été aimés, protégés, encouragés, nous avons plus de chances d’avoir du succès dans la vie (meilleure estime de soi, confiance interpersonnelle, créativité, productivité) que si nous avons été négligés ou victimes d’abus. Même MétéoMédia a déjà affirmé que l’insecte serait l’aliment du futur à introduire au menu du Québec…

Si nous continuons à revivre continuellement ou ressasser nos expériences négatives passées, celles-ci peuvent apparaître comme des barrières à notre croissance personnelle. Nous nous comportons souvent comme si nos blessures étaient bel et bien dans le présent. En revivant continuellement notre passé, nous ne pouvons qu'avancer péniblement. Et ce n’est pas parce que nous avons eu un passé défavorable que nous sommes condamnés à rencontrer des malheurs, dans nos relations des petits pitous à la queue coupée et aux oreilles maganées ou de vivre des échecs le reste de nos jours. Le passé peut nous influencer, mais nous sommes libres à chaque jour de décider comment nous voulons vivre notre présent et nous pouvons remercier notre Ps pour tous ces cadeaux.

Pour faire la paix avec son passé, il n'est pas toujours nécessaire de faire un retour en arrière, un inventaire, mais ça aide, surtout lorsque les souvenirs du passé redeviennent des problèmes dans notre présent. Par exemple, nous n’avons peut-être pas eu les parents rêvés, et nous voulons être de bons parents pour nous-même (en nous réconfortant, en nous consolant, en prenant soin de soi, en évitant de nous chicaner ou de nous dire des bêtises) pour en arriver à soigner notre cœur blessé et à vivre désormais une belle vie. « L'enfance passe puis la jeunesse la remplace ensuite la vieillesse prend sa place et au finale la mort les ramassent. Mais dans tout ça seuls les souvenirs de fidèles amis restent à leurs places. » ( Anonyme )

Si nous décidons de faire un cheminement dans le passé, nous pouvons nous assurer d’avoir suffisamment de stabilité émotive, de soutien et de support pour pouvoir vivre avec la ressurgescence d’émotions pénibles qui risquent de nous déstabiliser ou de nuire à notre abstinence. « Nous avons découvert que Dieu lui-même est la meilleure source de stabilité émotive. Nous avons compris qu'il était salutaire de nous en remettre à Sa justice, à Son pardon et à Son amour sans limite ; ce recours est toujours accessible quand tous les autres auraient échoué. « Si nous comptions vraiment sur Dieu, il n'était plus guère possible de jouer le rôle de Dieu envers son prochain, et il n'y aurait plus cette irrésistible tendance à compter entièrement sur la protection et l'attention humaine. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, page 133 ) Les membres des groupes d'entraide, et plus spécifiquement nos parrains et marraines, nous aident à avoir une meilleure perspective sur les événements de notre vie et de notre rétablissement. Il est important pour nous de cultiver activement ces amitiés, car nous avons appris que nous ne pouvons pas nous rétablir seuls.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 20 août 2019

Pensées 20 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Toute transformation commence à l’intérieur de chacun de nous. « Toute véritable transformation sera précédée d’un grand moment d’inconfort, c’est là le signe que vous êtes sur le bon chemin. » ( Ajahn Chah ) À chaque fois que nous demeurons dans notre instant présent, nous laissons de côté le je, me, et moi, et disparaissent graduellement et parfois péniblement notre égocentrisme chronique de dépendant ou le focus externe au cœur de notre codépendance. Pour nous, à l’intérieur de chacun de nous, il y a une présence divine qui est manifeste et s'exprime continuellement. C’est un cours d’eau pure qui coule parfois en silence, parfois avec un léger ou un bruyant clapotis. Cependant, chaque personne est unique, et l’eau qui circule à l’intérieur de nous vient de la même Source. Cette fontaine jaillit et circule sans aucun obstacle réel, tout en étant limpide, lumineuse et la source de cette eau est intarissable. « La méditation… son objectif est toujours le même : améliorer notre contact conscient avec Dieu, avec Sa grâce, Sa sagesse et Son amour. » ( 12x12, 11e Étape, p.113 )

L’âme est ainsi issue de notre Dieu d'amour, le Père céleste de certains, et d'autres vont jusqu'à dire, qu’une partie de l'essence divine est fragmentée et se partage à travers tous et chacun. Chaque fragment contient l'amour incommensurable et inconditionnel de notre Ps. À travers cet amour, notre Ps répare l'illusion de déchirure, de séparation, de désescalade. « Nous avons tous besoin comme d'une lumière de cette réalité de l'existence de Dieu, de Sa force comme d'une nourriture, et de Sa grâce comme de l'air vivifiant. » ( 12x12, 11e Étape, page 109 ) La plupart des membres des groupes d'entraide nous apprennent encore aujourd'hui que la lumière divine est à l'intérieur de nous. Ils nous invitent à nous reconnaître comme ceux et celles qui ont la grâce de démontrer envers tous une belle délicatesse du cœur ! « À force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. » ( Edgar Morin )

François N., un outremangeur et un être humain compulsif comme plusieurs d'entre nous, plein de délicatesse nous faisait parvenir il y a quelques années déjà ces deux réflexions :

  • 1ère réflexion : Centre-toi sur ton rétablissement et tu perdras du poids… Centre-toi sur la perte de poids et tu perdras ton rétablissement.
  • 2e réflexion : La maladie procure parfois du plaisir à court terme suivi de souffrance à long terme. Le rétablissement procure tout le temps de la souffrance à court terme suivie de plaisir à long terme.

« La Conférence d’Affaires des Services Mondiaux CASM 2019 a accepté depuis peu les définitions suivantes : 1) Abstinence : Action de s’abstenir de manger compulsivement et de tout comportement alimentaire compulsif tout en travaillant à atteindre ou à maintenir un poids corporel sain.
2) Rétablissement : cessation de tout désir d'adopter des comportements alimentaires compulsifs. « Le rétablissement sur le plan spirituel, émotionnel et physique est le résultat de la mise en pratique du programme des Douze Étapes des Outremangeurs Anonymes.»

« Épouser la maladie est un mariage forcé sans lune de miel, plein de souffrance physique et morale pour le malade, dont le divorce est synonyme de rétablissement ou d’enterrement. » ( Salim Boudiaf ) Le rétablissement ou bien la folie, l’hôpital ou la mort...

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 19 août 2019

Pensées 19 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Dieu est amour, telle est l'affirmation de la 1ère lettre de l'apôtre Jean ( 1 J 4:8 ) et c'est considéré par plusieurs chrétiens comme un des sommets de la révélation. Il y a plein de citations dans le Nouveau Testament qui réaffirment ce même Dieu d'amour : « Vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. » ( 2 Cori 13:11 ) Dans l’Ancien Testament, nous retrouvons plutôt un Dieu vengeur qui semble prendre beaucoup de place. Plus récemment, la 'petite' Thérèse a écrit : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… Je l’aime !… car Il n’est qu’amour et miséricorde ! » Certains théologiens modernes ont aussi osé les affirmations suivantes :

  • « Dieu est l’Amour et rien d’autre. » ( Hans Urs von Balthasar, Épilogue p. 67 )
  • « Dieu n'est qu'amour. » ( François Varillon, Joie de Croire, Joie de Vivre )
  • « Deus caritas est. » ( première encyclique de Benoît XVI )

Les athées nous disent : Si Dieu est si parfait, pourquoi ses messages sont-ils toujours imparfaits ? Il faut l'admettre, tant de gens qui sont au courant des révélations comme la Bible et le Coran et si peu y croient, sans parler de ceux et celles qui en faussent les messages. C'est pour plusieurs une preuve qu'ils ne sont pas parfaits. La Bible n'est pas parfaite, le Coran n'est pas parfait. Ils ne sont pas parfaits car ces messages sont incapables de convaincre immédiatement tout le monde sans le moindre doute. Est-ce vraiment là le message qu'ils transmettent ? Le fait qu'il y a encore des athées et des mal aimés en fournit une preuve. Comment se fait-il qu’il y ait tant de gens qui sont en manque d’amour ( et ce ne sont pas nécessairement des agnostiques ou des athées )?

L'amour parfait de Dieu est toujours à notre disposition. Nous croyons de tout notre cœur en un Dieu d'amour qui nous a fait connaître le mode de vie des groupes d'entraide et, du même coup, une nouvelle vie. « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l'Amour infinis. Il avait traversé le pont vers le rivage. Pour la première fois, il avait conscience de la présence de son Créateur à ses côtés. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chape Nous les agnostiques, page 64 ) Déclaration des droits de l’homme et la femme à l’amour ( Jacques Salomé )
Te rencontrer sans te réduire
Te désirer sans te posséder
T’aimer sans t’envahir
Te dire sans me trahir
Te garder sans te dévorer
T’agrandir sans te perdre
T’accompagner sans te guider
Et être ainsi moi-même au plus secret de toi.
L'amour parfait de Dieu est toujours présent dans l'amour entre un homme et une femme, dans un couple d'amoureux.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 18 août 2019

Pensées 18 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Vivre aujourd'hui ! ( Auteur inconnu )
Il y a 2 jours par semaine où nous ne devrions pas nous inquiéter, 2 jours sans appréhension ni peur. Le premier, c’est hier, avec les erreurs commises, les faux pas, les regrets et les douleurs. Hier est passé et maintenant hors de notre contrôle pour toujours. Tout l’argent du monde ne peut ramener hier. Il est impossible de reprendre une action ou d’effacer une parole. Hier est passé donc pas menaçant pan toute !
L’autre jour qui ne devrait pas nous inquiéter, c’est demain ; avec ses adversaires impossibles, ses fardeaux, ses promesses d’espoir et son peu de contrôle. Demain, le soleil se lèvera dans toute sa splendeur ou derrière un masque de nuages. Mais soyons certain, il se lèvera ! Et avant qu’il ne se lève, il n’y a rien à faire, car ce jour n’est pas là. Il ne reste donc qu’aujourd’hui. Chacun de nous peut souvent vivre avec les aléas d’un jour. C’est seulement quand nous ajoutons les fardeaux d’hier à ceux de demain que nous ne pouvons continuer. Ce ne sont pas les expériences quotidiennes qui mènent à la folie. Ce sont souvent les remords d’hier accompagnés des craintes de demain… c'est ce panachage qui nous apparaît sinistre et angoissant.
C'est plus facile de vivre un jour à la fois !

Un jour à la fois d’André Breton avec paroles : https://youtu.be/tQOynUb8RII

« Il faut laisser l'alcoolique poursuivre son programme jour après jour… » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Bien vivre, c'est vivre aujourd'hui aussi intensément que nous le pouvons. Ce n'est pas pour ça que nous vous faisons parvenir les pensées de demain maintenant. C'est surtout pour aujourd'hui profiter des possibilités qui nous sont offertes et d'en faire ce que nous pouvons par la grâce de Dieu. Juste pour aujourd'hui, nous voulons vivre et profiter de la vie. Pour cela, nous faisons passer notre rétablissement en premier. « En apprenant à s’en remettre à une puissance supérieure et à consacrer ses énergies à travailler avec d’autres alcooliques, il demeure abstinent un jour à la fois. » ( Les Alcooliques Anonymes, Annexe III Le point de vue de la médecine sur les AA, page 636 ) Le jour où je me suis aimé pour vrai ( Charlie Chaplin )

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer. 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : ESTIME DE SOI. 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : AUTHENTICITÉ.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : MATURITÉ.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : RESPECT.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : AMOUR PROPRE. 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans, j’ai abandonné les mégas projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.
 Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle : SIMPLICITÉ.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert : HUMILITÉ.
 Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
 Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle : PLÉNITUDE. 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux.
 TOUT CECI EST : « SAVOIR VIVRE »

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 17 août 2019

Pensées 17 août 2019

Bonjour à tous et à toutes,

Pour nous, il y a bien un bon dieu pour tous les membres des groupes d'entraide, bien que pour chacun notre conception personnelle puisse être différente. Pour nous, Il mène et gouverne le quotidien de tous et chacun. Quel contrat ! Nous savons que ce qui nous arrive n’a probablement rien à voir avec ce que nous imaginons ou percevons. C’est bien l’idée que nous nous faisons des obstacles ou limites que nous croisons sur notre route et nous avons quelquefois l'impression qui nous empêchent de chercher des solutions, d'être inspirés. Est-ce que ça peut se passer autrement ? Pas sûr !!! « Le problème c’est pas le problème. Le problème c’est ton attitude face au problème.» ( Capitaine Jack Sparrow ) Et celle-ci de Philippe Starck, un designer bien connu : « Dieu est la réponse quand on ne connaît pas le réponse. » Et celle de Bob Gass : « Si aujourd’hui vous avez des problèmes, votre réponse c’est Dieu. Faites-lui confiance et vous en sortirez vainqueur. »

Les grandes richesses de notre rétablissement ne sont pas réservées uniquement à ceux et celles qui bénéficient par la grâce de Dieu d’un dégonflement de l’ego même si ça semble se produire plus souvent dans ces situations. Nos désirs peuvent ne pas sembler toujours politiquement corrects, nous sommes pris devant l'ambiguïté et nous nous retrouvons à moitié avec l'envie de les assouvir et à moitié d’en être délivré. Toutes les emmerdes, toutes les déprimes, les arrêts et les pauses, toutes les cuites sèches et ivresses mentales, tous les écarts et les rechutes étaient des tremplins pour autre chose, parfois pour quelque chose de mieux. La prière, ça peut pas nous faire de mal. Souvent nous en venons vraiment à croire à reculons. L’idée d'un Dieu vengeur, punitif, nous a fait beaucoup de mal parce que nous en sommes venus d'abord à nous sentir abandonnés, séparés. Puis nous en sommes arrivés à croire en l’idée que Dieu puisse nous aimer. Nous en sommes venus à nous reconnaître comme beaux, aimés quand rien en nous ne laissait croire en la beauté ou en l'amour. Quand nous aimons et que nous sommes aimés, quand nous posons des actes d'amour, là, la beauté nous rejoint, nous nourrit et nous accompagne. Nous nous regardons quelques fois encore avec l’œil du jugement puis nous revenons au regard des yeux de l’amour. « Il y a toujours une solution pour chaque problème, un sourire pour chaque larme et un câlin pour chaque tristesse !!! » ( Anonyme )

Les groupes d'entraide fournissent à des gens comme nous un endroit où nous pouvons nous sentir en sécurité pour être honnêtes, pour partager la vérité sur nous-mêmes et pour nous rétablir. À l'aide des Douze Étapes et de notre Ps, nous sommes capables d'admettre honnêtement et humblement notre impuissance face à notre maladie et reconnaître toutes les astucieuses et en même temps toxiques méthodes plus faciles et plus douces que nous avions développées pour survivre. « Essayant de se soustraire à cette expérience humiliante, ils ont eu recours à des méthodes plus faciles et presque invariablement, ils ont bu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 6 À l’oeuvre, page 82 ) …Ou bien, ils ou elles se sont gelés avec des comportements ou des substances toxiques qui les ont amenés à reconnaître leur impuissance et à retrouver cette force qui a toujours été là et dont nous nous croyions séparés.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 16 août 2019

Pensées 16 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La colère, ce luxe que peuvent parfois se payer des gens mieux équilibrés, pouvait nous garder indéfiniment dans une sorte d'ivresse émotive. Souvent, ces 'cuites sèches' dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. Il en était de même des autres émotions fortes, comme la jalousie, l’envie, l’apitoiement ou l'humiliation. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) Il y a des signaux qui ne trompent pas. Certains appellent ça de l’ébriété émotive. Peu importe, lorsqu’un fusible « saute », c’est un signal d’avertissement dont nous devons tenir compte. Notre Ps peut nous avertir ainsi qu'il y a quelque chose qu'il faut changer. Il ne suffit pas de peser sur le fusible pour le remettre en opération. Et de même en est-il avec nos craintes et nos réactions. Pour aujourd'hui seulement, nous avons confié notre volonté et notre vie à une Puissance supérieure qui a pris notre vie en charge et qui nous aide à composer avec nos émotions, nos peurs et nos insécurités. C'est seulement lorsqu'Elle nous invite à capituler et à renoncer à maîtriser quoique ce soit dans notre vie que nous avons constaté que nous avions une vie à vivre, et qu'elle était belle.

Ces trois groupes de signaux de l'ivresse mentale ne trompent pas. Ce sont des signaux qui nous indiquent que notre Ps a quelque chose à nous apprendre et que les « fusibles » sont sur le point de sauter :

  • aspect psychique : nervosité, découragement, recherche de solitude, hypersensibilité au bruit, à la lumière, isolement, refus de décrocher le téléphone et de demander de l’aide, etc … Avec des phrases comme ‘Je ne peux plus voir ou entendre ça. — J’en ai plein le cul !’
  • aspect physique : céphalées, sudation nocturne, crampes musculaires, tremblements, etc…
  • aspect physico-psychique : Les troubles associent un malaise intérieur (anxiété, nervosité, irritabilité) à une souffrance corporelle (crampes, céphalées, tremblements). ( Voir l’extrait de Tabourets et Bouteilles, Hazelden, pages 77-96 à la fin )

Le résultat de la mise en pratique des Douze Étapes est notre rétablissement. La plupart d'entre nous en sommes venus à croire que la pratique quotidienne de l'abstinence est essentielle à notre rétablissement. Nous pouvons nous efforcer de confier quotidiennement notre abstinence et notre rétablissement à une Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous pouvons cultiver humblement la gratitude d'avoir découvert que nous étions atteints d'une ou de plusieurs maladies comme la compulsion alimentaire, l'alcoolisme, la codépendance et que nous avons connu les 12 Étapes au moment opportun. Nous pouvons nous rappeler qu'à chaque fois que nous vivons une situation sans tomber dans l'une de nos compulsions, cela nous facilite la tâche afin de nous abstenir à nouveau. Dans les journées orageuses, nous pouvons ne pas laisser les sentiments désagréables nous mettre en déroute. Nous ne pouvons que les vivre, les partager à notre parrain/marraine. Avec le temps, nous avons appris cette toute nouvelle façon de vivre. Le mode de vie est efficace pour nous un jour à la fois et il en est ainsi pour chacun de nous à chaque jour. « C’est la sincérité qui rend tous nos actes beaux et honorables. » ( Khalil Gibran )

« La sincérité est une ouverture du coeur. On la trouve en fort peu de gens, et celle que l’on voit d’ordinaire n’est qu’une fine dissimulation pour attirer las confiance des autres. » ( François de la Rochefoucauld ) Aujourd'hui, nous remercions Dieu de prendre soin de notre vie et nous avons confiance qu'Il nous conduit vers ce qu’Il veut que nous fassions, que nous soyons et que nous vivions ce que nous sommes déjà en train de vivre là, ici et maintenant. Merci mon Dieu de nous prodiguer ton amour et merci de nous aider à nous aimer nous-mêmes. Accorder la priorité à notre rétablissement et dire « merci » pour tous ces cadeaux sont aujourd'hui naturels pour nous. Merci Ginette : https://youtu.be/RqEvbpaUA8c ou https://www.youtube.com/watch?v=NgeIymkkQZQ

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 15 août 2019

Pensées 15 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Comme la plupart des gens définissent l'homme comme un être libre, quelques-uns de ceux-ci croient l'homme ne devrait être responsable qu'envers lui-même. Cependant, la liberté trouve ses limites dans les devoirs de l'un envers l'autre. n'est-ce pas pourquoi beaucoup d'électeurs fustigent certains politiciens qui ont encore la main tendue. L'homme ne peut se dérober à ces devoirs, et il en a déterminé l'étendue par des lois et règlements. L’essence même de cette idée de devoir est l’amour des uns envers les autres. C’est ainsi que l’alcoolique se rétablit : en aidant un autre alcoolique qui a besoin d’aide.

La justice naturelle interdit toute offense à la personne humaine. De la loi naturelle naît un droit parfait de ne pas souffrir qu'un autre fasse ce qu'il est obligé envers nous de ne pas faire. C'est pourquoi, puisque nous ne devons léser personne, tout homme a naturellement le droit de ne pas souffrir qu'un autre le lèse. Et ce droit donné à chacun par la nature s'appelle droit de sûreté, lequel consiste dans l'exemption de lésion. Il paraît de là que la lésion embrasse naturellement tout acte que la loi naturelle défend par rapport aux autres. Par conséquent, que tout acte qui rend un autre ou son état plus imparfait est une lésion. Le refus d'un devoir d'humanité n'est peut-être pas une vraie lésion ( Pouvons-nous appeler ça lésion par omission comme il y a le mensonge par omission ? Ex. : Nous pouvons manquer de respect, blesser quelqu'un en ne nous rendant pas à un rendez-vous ). Nous pouvons nous rappeler le proverbe chinois suivant : « Si tu veux vivre heureux, promène-toi avec deux sacs, l’un pour donner, l’autre pour recevoir ». L’un des deux grandit avec notre bonheur. Parfois ce sont les deux qui s’emplissent par la grâce de Dieu.

« La mort du jardinier n'est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l'arbre, alors meurt deux fois le jardinier. » ( Antoine de Saint-Exupéry ) Nous ne sommes pas obligés de souffrir lorsqu'un autre nous lèse, il est permis de résister à celui ou à celle qui veut nous léser. Aujourd'hui, nous reconnaissons que nous avons le droit d'empêcher d'être lésé par un autre homme ou par une autre femme. Est-ce que des promesses non tenues sont une forme de lésion par omission ? Nous avons aussi le droit de dire « Non » et « Non » est bien une phrase complète, sans besoin d'ajouts. Les groupes d’entraide définissent « léser une autre personne » ainsi : ‘…c’est le résultat d’un conflit d'instincts d'où résultent pour les autres des dommages physiques, mentaux, émotifs ou spirituels.' ( 12x12 8e Étape, page 91 ). Une fois que nous avons découvert ces dommages, ces torts que nous avons causé nous n'avons plus qu'à les réparer quand c'est la volonté de notre Ps de le faire. Encore faut-il que notre Ps décide de les amener à notre attention. La plupart du temps, Elle se sert d’exemples frappants et convaincants qui attirent notre attention.

Bonne Fête nationale aux Acadiens et bon Tintamarre… grande fête où les gens se rassemblent pour traverser leur communauté en produisant un grand bruit collectif avec des instruments improvisés, des chaudrons et ustensiles, exprimant ainsi leur fierté acadienne. « Je suis acadien Ce qui signifie Multiplié fourré dispersé acheté aliéné vendu révolté Homme déchiré vers l’avenir. » ( Raymond Guy LeBlanc ) — « C’est en plein tintamarre qu’il faut prêter l’oreille au chuchotement imperceptible de Dieu. » ( Vladimir Jankélévitch )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 14 août 2019

Pensées 14 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La méditation est un cadeau divin. La méditation simplifie notre vie intérieure et dynamise notre vie extérieure. La méditation nous donne une vie naturelle et spontanée, une vie qui devient si naturelle et si spontanée que nous ne pouvons plus respirer sans être conscient de notre divinité.

« La différence entre la prière et la méditation est la suivante : lorsque nous prions, nous ressentons notre existence comme une flamme qui s'élève directement vers le ciel. La nature même de la prière est d'atteindre Dieu en s'élevant. Lorsque nous méditons, soit nous nous jetons dans un espace immense, dans un océan infini de paix et de béatitude, soit nous accueillons l'Immensité infinie en nous. La prière et la méditation sont comme les deux faces d'une même pièce. Toutes les deux sont aussi importantes. Lorsque je prie, je parle et Dieu écoute. Lorsque je médite, Dieu parle et j'écoute. Lorsque nous prions, nous nous élevons vers Dieu ; lorsque nous méditons, Dieu descend vers nous. En dernier lieu, la méditation et la prière sont la même chose. Cependant, il faut savoir que lorsque nous prions, nous avons le sentiment d'être séparé de Dieu, en tant qu'individus. Nous avons l'impression qu'Il est quelque part et que nous aspirons à Lui, mais nous ne savons ni quand ni à quel point Dieu comblera nos prières. La méditation dit : « Dieu n'est ni aveugle ni sourd ! Il sait ce qu'il a à faire pour Se réaliser en moi et à travers moi. Je dois rester silencieux et fervent. » La prière la plus élevée fut prononcée par le Christ : « Que Ta Volonté soit faite ». Cette prière est également le début de la méditation. Là où la prière s'arrête, la méditation commence.

« Méditer, c'est aller au fond de l'océan, où tout n'est que calme et tranquillité. Une multitude de vagues a beau agité la surface de l'océan, ses profondeurs n'en sont pas affectées pour autant. Elles demeurent dans le silence. Lorsqu'on médite, on commence par essayer d'atteindre sa propre existence intérieure, sa véritable identité, ou si vous préférez, le fond de l'océan. Ainsi, lorsque les vagues du monde extérieur déferlent, elles ne nous touchent plus. La peur, le doute, l'inquiétude et tous les tourments quotidiens s'évanouissent d'eux-mêmes : une paix indestructible s'est désormais installée en nous. Notre esprit est pénétré par la paix, le silence et le sentiment d'union avec la Divinité. Tels des poissons dans l'eau, nos pensées nagent et bondissent sans laisser de traces.

« Lorsque nous sommes dans notre méditation la plus élevée, nous sommes semblables à l'océan, dont les créatures qui l'habitent n'inquiètent pas la majesté. Nous sommes semblables au ciel, dont les oiseaux ne troublent pas la sérénité. Notre esprit est le ciel et notre cœur est l'océan infini. Voilà ce qu'est la méditation. » ( extraits du livre Les ailes de la Joie, chapitre La méditation, la clé de la vie intérieure de Sri Chinmoy, Éditions de la Flûte d'Or ) La prière et la méditation nous aident à nous calmer dans des moments difficiles et à prendre le recul nécessaire. « De la méditation naît la sagesse. » ( Bouddha ) Est-ce que la situation est si importante ? Les comportements que nous voulons adopter sont-ils proportionnels à nos problèmes ? Souvent, ce n'est pas le cas. Notre ego malade est plus porté vers la démesure. Et si notre Ps s'en servait pour nous développions notre confiance en elle… ? Chacun des outils de notre programme de rétablissement nous aide à accorder le temps et l'espace nécessaires à notre Ps pour démêler les fils de notre intellect et de nos émotions. Nous pouvons ensuite agir au lieu de réagir, par la grâce de Dieu. « L’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit, le coeur de ce qu’il donne. » ( Victor Hugo )

« La prière est l'élévation de notre cœur et de notre esprit vers Dieu — et en ce sens, elle comporte une méditation. Comment pouvons-nous y prendre ? Et comment se conjugue-t-elle avec la méditation ? Au sens où on l'entend généralement, la prière est une demande faite à Dieu. Après avoir ouvert le mieux possible la communication avec Dieu, nous veillons à demander, pour nous et pour les autres, ce qui correspond vraiment aux besoins essentiels. Et nous croyons que tous nos besoins sont inclus dans cette partie de la Onzième Étape qui dit : ' … de connaître Sa volonté à notre égard et de nous donner la force de l'exécuter'. Une telle demande convient à tous les moments de la journée. » ( 12x12, 11e Étape, pages 113-114 ) Aujourd'hui, grâce au mode de vie des groupes d'entraide et à nos dialogues plus ou moins fréquents (puisque c'est notre Ps qui décide de la fréquence) avec notre Ps, nous sommes libres de vivre des émotions agréables et désagréables, de rire, de pleurer et, par-dessus tout, de profiter de notre rétablissement.

Merci la Vie !!!
Gilles

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