lundi 10 avril 2017

Pensées 10 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Notre éducation actuelle est lamentable, car elle nous apprend à aimer la réussite et non ce que nous faisons. Le résultat a pris davantage d'importance que le chemin qui y mène. » ( Jiddu Krishnamurti ) Nous sommes aujourd'hui sur une voie qui enrichit tous les domaines de notre vie d'expériences, à travers un cheminement qui nous invite à vivre des émotions que nous trouvions autrefois si bizarres, si pénibles. Sur cette voie, nous avançons, nous découvrons nos propres souffrances et blessures. Nous avons de plus en plus conscience de la souffrance des autres et de l'aide que nous pouvons leur offrir grâce à notre propre expérience de l'honnêteté. Lorsque nous souffrons d'impatience et que nous voulons grandir très vite, que nous voulons voir nos défauts éliminés avant leur heure, nous savons qu'il nous reste encore à apprendre. Dans l’ordre divin, tout vient à temps. Quand nous aidons une autre personne qui souffre de dépendance, « Il faut rappeler à ce candidat que son rétablissement ne dépend pas des autres. Il dépend de sa relation avec Dieu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Si c’est le plan de Dieu que cette personne se rétablisse et mène une belle vie, alors le cheminement qu’elle prend peut même sembler illogique.

Cet ordre, ce plan est toujours en train de s'établir. Dieu, tel que nous Le concevons chacun de nous, remet de l'ordre dans nos vies. Dieu fait le ménage. Dès cet instant il nous permet de vivre dans la paix, dans l'amour, dans la joie, dans l'harmonie. L'ordre divin a pris notre vie en charge en permettant que nous devenions des êtres humains. Et c'est ce plan divin qui nous aide à astiquer les miroirs de nous-mêmes autour de nous, qui nous aide à dépoussiérer notre personnalité et à soigner notre ego malade, qui nous aide à établir des liens et qui nous aide à délier les nœuds toxiques dans nos relations. Merci chère Ps de nous aider à vivre d’aussi belles leçons de vie et de sagesse. « La véritable sagesse, c’est de savoir vivre. » ( Rolando Toro Araneda )

En Espagnol, la « Vivencia » est la vie en train de se vivre. La vivencia représente plus que la simple expérience d'un phénomène et s'en distingue par ce qu'elle modifie chacune de nos expériences en participant à l'évolution de notre identité et de notre personnalité. Autrement dit, chaque moment présent vécu que nous en soyons conscients ou non, intervient dans notre cheminement. Rien n'est inutile. Tout a un sens. Et il est divin, surtout s’il apparaît comme ayant peu de bon sens. Nous cherchons une nouvelle façon de vivre ensemble, de partager, de se parler, d’avoir du bon temps sans que la finalité passe par la sexualité. « Toute théorie est grise mais vert et florissant est l’arbre de la vie. » ( Johann Wolfgang von Goethe )

DOUZE LEÇONS DE VIVENCIA ( auteur inconnu )
1. Si nous jugeons les gens nous n'aurons pas le temps de les aimer (encore une fois Juge moins, Aime plus ).
2. Celui qui se relève est plus fort que celui qui n'est jamais tombé.
3. Nous ne pouvons pas compter que sur nous-mêmes, et nous ne pouvons y arriver seuls. ( Ensemble, nous pouvons )
4. Hâtons-nous lentement et nous aurons vite fait d'arriver à destination.
5. Qui veut faire quelque chose, trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse.
6. Nous ne pouvons gravir les échelons ou attendre des sommets avec les mains dans les poches.
7. Proférer une parole blessante prend à peine une seconde. En soigner la blessure demande beaucoup de temps.
8. Ne nous hâtons pas de punir. Hâtons-nous d'accueillir, de manifester de la compassion.
9. Si nous sommes contents et rassasiés, c'est que nous sommes en harmonie.
10. Si nous sommes enchantés, c’est que nous découvrons Sa majesté.
11. La seule façon de travailler pour la paix du monde est de découvrir en nous un îlot de paix.
12. Nous ne pouvons nous éloigner de notre centre puisque tout nous y ramène.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 9 avril 2017

Pensées 09 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Nous ne pouvons changer les êtres humains. Alors, pourquoi nous emporter contre nos propres pensées et gestes, contre ceux et celles qui nous entourent et contre toutes ces situations qui échappent à notre volonté, à notre contrôle ? Tout événement fait naturellement partie de la vie, du plan de Dieu tel que nous le concevons et nous sommes capables de le vivre tout en exprimant nos émotions pour les libérer par sa grâce. Parfois ce qui choque chez autrui n'est qu'un moyen que notre Ps prend pour nous faire progresser. Ce qui est nié chez nous est habituellement plus facile à identifier chez l’autre et ne peut être identifié chez l’autre que s'il est présent chez nous…et que si notre Ps veut que nous ayons accès à ces traits. « Ne jugez pas chaque jour par la moisson que vous récoltez, mais par les semences que vous plantez.» ( Robert Louis Stevenson ) Et aussi celles que notre Ps va vouloir faire germer et se développer.

La loi du dérangement : Si l'honnêteté est pour nous quelque chose d'important, alors quelle est la différence entre le vol d'un crayon et un vol de banque ? Est-ce que nous reprochons aux autres de profiter de nous ? Certains se voient aussi comme Robin des Bois et veulent régler le déséquilibre en prenant aux mieux nantis et deviennent comme eux. Le conflit provient toujours d'un dérangement engendré par une perception différente de l'autre. Ce qui nous dérange chez l'autre est toujours bien enfoui en nous quelquefois sous une autre forme. Dans un conflit, en regardant nos actions et nos pensées, nous découvrons que notre dérangement provient du fait que nous nous reconnaissons sciemment dans ce qui nous dérange. Il s'agit toujours d'une situation qui nous permet d'en savoir un peu plus sur nous. Vouloir régler soi-même ses conflits demande beaucoup d'humilité et d'authenticité. Qui n'a pas de petit bougon ou d'enfant blessé à l'intérieur de lui ? En discutant avec notre conjoint(e), notre patron, un vendeur, un voisin d'un problème, si nous nous donnons le temps, nous pouvons trouver une solution.

« Apprendre jour après jour à identifier, avouer et corriger nos faiblesses, telle est l’essence de la formation du caractère et d’une vie droite. » ( 12x12, 10e Étape, page 106 ) Beaucoup de gens croient que l’aveu de leurs défauts les dispense de les corriger. « C’est quand il ose s’avouer ses faiblesses qu’un homme est le plus fort. » ( Honoré de Balzac ) En fait, c’est vrai quand nous avouons aussi notre impuissance à les corriger. Ça viendra bien un jour, quand nous allons consentir à ce que Dieu tel que nous Le concevons décide de les faire disparaître. Nous ne détestons vraiment nos défauts que lorsque notre Ps est sur le point de nous les enlever. C'est à ce moment que nous allons les voir en action chez autrui et reconnaître ces miroirs qui sont là pour nous aider à grandir. Si nous n'avions pas de défauts à supprimer de notre quotidien, nous n'aurions pas tant de satisfaction à les remarquer chez les autres. « Et ce n'est pas parce que je veux juger un tel ou une telle, mais… » illustrent bien à chaque fois ce qui est au menu de notre Ps. Et ce pseudo slogan y fait écho : « Juge moins, Aime plus » et ressemble à cette citation de cette personne qui possède des connaissances détaillées dans un domaine particulier : celui de la condition humaine. « Plus on juge, moins on aime. » ( Honoré de Balzac )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 8 avril 2017

Pensées 08 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Les groupes d'entraide nous suggèrent de tourner notre regard vers l'intérieur pour nous libérer, de faire appel à une Puissance divine, supérieure à nous-mêmes pour vivre avec la personne qui nous faisait le plus peur, c'est-à-dire nous, tels que nous sommes et tels que Dieu nous a créés. Tant que notre Puissance supérieure telle que nous la concevons ne nous aura pas invité à nous regarder bien en face, nous ne serons pas encore vraiment libres. Chaque jour, nous remercions Dieu de nous faire cadeau de cette liberté. « Dans l'esprit d'un grand nombre, toute cette liberté laissée à l'individu est synonyme de pure anarchie. » ( 12x12, 1ère Trad., page 146 ) Nul n'est sous la domination d'un autre dans les groupes d'entraide.

Dieu agit avec et par Sa 'créature' comme l'aurait dit le père Gédéon. ( Voir ce clip pour ceux et celles qui ne l'ont pas connu : http://www.youtube.com/watch?v=32vmSRNa4Ek&feature=related ) Pour nous, Il la détermine à agir comme Il le désire. Il nous fait le plus inestimable cadeau qui soit : la liberté qui est très différente du libre-arbitre. Notre détermination et notre pensée sont donc absolues et font partie de la vie impersonnelle. Notre destinée est écrite à l’avance dans le plan divin… Dieu par contre connaît toutes les avenues possibles. La liberté d’action ne nous oblige pas à mener une vie vertueuse et à ne pas céder aux tentations. Nous n'avons pas la possibilité de choisir, nous pouvons en avoir l'illusion. Dieu tel que nous Le concevons nous donne la possibilité de vivre vertueusement, et quelquefois, aussi Il nous invite à mener une vie dominée par nos défauts. C’est le prix de la liberté, et également une immense marque de confiance de la part de l'homme envers Dieu. Ça peut parfois paraître comme de la résilience ou de la résistance. Ça détermine notre degré de vertu, de qualité de vie. Le plan de Dieu détermine aussi l'impact de nos défauts dans notre vie et Il peut aussi les supprimer selon Ses désirs.

La liberté est pour plusieurs la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est souvent définie :

  • par la négative : absence de soumission, de servitude, de contrainte. L'être humain est perçu ou défini comme indépendant.
  • favorablement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel ; les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres.

« Écrire liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot : la liberté demeure. » ( Jean-Michel Wyl, Québec Banana State ) Le problème de la liberté surgit naturellement quand la raison humaine cherche à unifier les différents éléments de sa représentation du monde et de sa relation avec un Être suprême. La liberté pour nous est un cadeau divin comme toute notre réalité. Nous sommes dépendants de cette force supérieure à et en nous-mêmes… et en même temps, libres d'accomplir Sa volonté, d'agir sous Sa gouverne, de célébrer la vie si ça nous chante.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 7 avril 2017

Pensées 07 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Au chapitre 9 des Actes des Apôtres, Saül de Tarse est envoyé à Damas pour persécuter les premiers chrétiens. Dieu s'est manifesté en provoquant tout un bouleversement et retournement dans sa vie. Que s'est-il passé réellement sur ce fameux chemin de Damas, la capitale de la Syrie aujourd'hui ? Paul a-t-il rencontré son « Waterloo », s'est-il cogné sur un mur, s'est-il fait mettre à sa place par une force hors du commun qui l'a terrassé avec une lumière aveuglante et une voix tonitruante comme ce fut le cas pour Bill W. ?

La « conversion » de Paul, c’est d'abord une rencontre avec son Être suprême. Peut-il y avoir une expérience plus suave qu'une rencontre avec une Puissance supérieure, qui n'est que toute bonté, toute douceur, toute miséricorde ? Quand Paul « tombe à la renverse », c'est une expérience profonde qui envahit tout son être. C’est davantage encore dans le sens figuré comme « tomber en bas de sa chaise » pour signifier un étonnement, un éveil spirituel. Paul est tellement « saisi » par ce qui lui arrive, qu’il n’en revient pas. Non, il n'est pas agrippé par ce Dieu tel qu'il Le conçoit comme un enfant indiscipliné qu'un père sévère et impatient saisit par les épaules pour le mettre à sa place ! Paul est saisi dans le fond de son âme, dans son cœur et dans son intelligence, par ce Dieu d'amour. Paul découvre alors le mystère divin en lui. Il est renversé par l’amour miséricordieux et gratuit que Dieu lui porte, à un moment où rien ne l'y préparait. Il fait l'expérience d'être aimé par Dieu tel qu'il est. D'un amour aussi gratuit qu'infini. Cette belle grâce peut nous arriver à chacun de nous, si ce n'est déjà fait.

Arrêtons-nous un instant pour nous demander s'il n'y a pas déjà eu dans notre vie des moments d'éveil et de prise de conscience de l'amour inouï que Dieu nous porte ? En quoi le « chemin de Damas » de Paul ressemble-t-il ou diffère-t-il du nôtre ?

Les groupes d'entraide nous protègent et nous réchauffent comme un manteau contre les intempéries ou le soleil par un beau jour de printemps. Merci de cet accueil. Les membres nous ont dit à chacun de nous du fond du cœur : « Laisse-toi aimer jusqu'à ce que tu puisses t'aimer toi-même. » Et nous en sommes venus à prendre bien soin de nous-mêmes et à aimer ce que nous sommes. Et il nous arrive de répéter ces mots d’amour : « Nous allons t'aimer jusqu'à ce que tu puisses t'aimer toi-même. » Les intempéries, les violents coups de vents ne vont pas cesser pour autant. C’est notre réaction qui peut changer si telle est Sa volonté.

« Lors de ces moments critiques, si nous nous rappelons qu’il est préférable 'de consoler plutôt que d’être consolé, de comprendre plutôt que d’être compris, d’aimer plutôt que d’être aimé', nous marcherons suivant l’esprit de la Onzième Étape. » ( 12x12, 11e Étape, page 115 ) Quand nous découvrons que nous sommes aimés d’un Dieu d’amour, nous pouvons nous réconcilier avec nous-mêmes et les autres, nous accepter avec nos faiblesses et notre passé… Nous allons comprendre peu à peu que la Vie a un sens (un bon sens ou un sens bon, nous ne savons toujours pas lequel) et que les messages qu’elle nous envoie surtout si nous la consacrons aux autres, si nous aussi, nous essayons d’aider, de remettre debout « de l’intérieur » ceux et celles qui souffrent autour de nous. C'est tout aussi évident que notre Ps passe par ces anges pour nous redresser. Alors nous verrons que la vie n’est qu'une goutte d’eau dans l’océan ou un numéro sorti au hasard de la grâce de Dieu pour nous rétablir tous ensemble. Ensemble nous pouvons nous rétablir... Un sondage récent de la firme Gallup indique que 86% des membres d'un groupe d'entraide ont connu une amélioration de leur santé physique, de leur bien-être émotif et mental, et de leur vie spirituelle... Quelques petits pas sur le chemin de Damas de chacun. Voir le petit vidéo clip qui explique bien ce processus : http://www.zebuzztv.com/?buzz=ze-mag&item=567

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 6 avril 2017

Pensées 06 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Sommes-nous dans le même bateau ? ( Voir à la fin le texte : Île nommée sérénité ) « Chacun avait une peur folle que quelqu’un ou quelque chose fasse chavirer la barque et nous renvoie tous à l’alcool. » ( 12x12, 3e Tradition, pages 157-158 ) Malgré nos différentes dépendances, nous nous retrouvons quasiment tous dans le même bateau. Si notre vécu varie dans les détails, en fin de compte, nous avons tous une chose en commun : la maladie, le dérèglement qu’est soit la dépendance, soit la codépendance et soit les deux pour les double-gagnants. Nous connaissons fort bien les deux éléments communs à la plupart d'entre nous : l’obsession et la compulsion. L’obsession : cette idée fixe qui nous ramène constamment à un aliment déclencheur ou à une substance toxique préférée ou à un substitut quelconque, pour retrouver l’aisance et le mieux-être que nous avons déjà connus. La compulsion : une fois que nous avons relancé le processus par une première bouchée compulsive, un premier « fix », une première pilule ou un premier verre, nous ne pouvons plus nous arrêter par notre propre volonté. La compulsion est cette tendance intérieure impulsive et impérative qui nous pousse à accomplir un geste bien que consciemment nous nous y refusons. S'y soustraire engendre de l'angoisse. À cause de notre sensibilité physique à ces déclencheurs, nous retombons alors complètement sous l’emprise d’une puissance destructrice plus forte que nous.

En cessant de répéter nos comportements compulsifs et/ou de nous anesthésier en prenant des aliments ou des substances toxiques, nous avons entrepris un travail qui nous occupera pendant toute notre vie, celui de vivre par moments nos émotions mêmes les plus désordonnées et désagréables, celui d'expérimenter certains jours des relations personnelles difficiles et des situations impossibles. La maladie est plus forte que nos bonnes intentions ou nos désirs les plus sincères. Dans les groupes d'entraide qui utilisent les douze Étapes comme programme de rétablissement, nous pouvons partager nos joies et nos peines plutôt que de nous retrouver et de nous maintenir dans un état de crise permanente.

Le rétablissement est un travail simple et en même temps très exigeant. Pour que la plupart d'entre nous puissent l'accomplir, nous allons y venir à bout avec l'aide d'une Puissance supérieure à nous-mêmes et de nos amis ensemble dans le mouvement. Ensemble nous pouvons enfin nous rétablir, retrouver une harmonie et une paix dans l'abstinence et nous accepter comme de belles personnes uniques ayant seulement un côté givré. En cette journée anniversaire d’abstinence pour Gilles (28 ans par la grâce de Dieu), nous avons beaucoup de gratitude envers notre Ps et envers tous ceux et celles qui nous ont aidé à ramasser une rame et à ramer dans ce bateau invisible vers cette Île qui se nomme Sérénité. Eleonor Brownn a formulé cette autre Prière de la Sérénité : ' Mon Dieu, donne-moi la sérénité pour que je cesse de me fustiger de ne pas faire les choses parfaitement, le courage de me pardonner parce que je fais de mon mieux et la sagesse de savoir que tu m’aimes déjà juste comme je suis.'

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 5 avril 2017

Pensées 05 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Pour éviter ce piège qu’est la griserie mentale, plusieurs membres de groupes d’entraide nous invitent souvent à nous méfier de l’ivresse mentale, de cet état de « cuite sèche » ( dry drunk ) Cet état qui fait en sorte que l’individu qui n'a pas consommé ou répété ses comportements toxiques se sent comme s'il avait consommé ou répété ses comportements toxiques. Son esprit est préoccupé par les mêmes idées et les mêmes obsessions que lorsqu'il consommait ou répétait ses comportements toxiques. L'expression « cuite sèche » comprend deux mots significatifs. « Sèche » se rapporte à l'abstinence du boire, tandis que « cuite » signifie un état profondément pathologique résultant de l'utilisation de l'alcool dans le passé. Pris ensemble, ces mots suggèrent l'intoxication sans alcool, une ivresse mentale. Puisque le mot « intoxication » vient d'un mot grec qui désigne les poisons, « l’ivresse mentale ou cuite sèche » implique alors un état d'esprit et un mode du comportement qui sont toxiques au bien-être de la personne qui souffre d'une forme de dépendance et de tous ceux et celles qui l'entourent et qui vivent habituellement de la codépendance. Voir ces symptômes d’ivresse mentale tels que résumés dans Tabourets et bouteilles (Hazelden) à la fin du message. Les groupes d'entraide nous suggèrent plusieurs slogans et acronymes comme celui-ci : HALT — Ne laissons pas la faim (hungry), la colère (angry), la solitude (lonely) ou la fatigue (tired) prendre le dessus. Cet acronyme nous enseigne une façon plus douce et plus simple de prendre soin de nous. Il nous aide énormément à dresser une courte liste des domaines de notre vie que nous négligeons quelques fois : l'alimentation, la stabilité émotionnelle, la camaraderie et le repos. Ce sont des facteurs d'ivresse mentale qui sont les premiers pas de la rechute, bien avant que nous ayons avalé quoi que ce soit. La plupart du temps, ça n'a rien à voir avec la véritable faim ou la soif. Ce ne sont que des émotions qui nous perturbent. « La colère, ce luxe que peuvent parfois se payer des gens mieux équilibrés, pouvait nous garder indéfiniment dans une sorte d’ivresse émotive. Souvent, ces ‘cuites sèches’ dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 )

Quasiment impossible à traduire littéralement, ces slogans et acronymes sont quand même de bons outils pour nous rétablir. Nous pouvons alors être attentifs à la nécessité de nous arrêter pour nous accorder des soins particuliers, de petites attentions lorsque nous ressentons la faim, la colère, la solitude ou la fatigue. Ce sont souvent des signaux de détresse qui nous invitent à communiquer avec notre parrain ou marraine, à faire plus de meetings, à écrire et brûler ces écrits sur ce qui perturbe notre quiétude.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 4 avril 2017

Pensées 04 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Avec la douceur, nous pouvons arriver à secouer le monde entier. » (Gandhi) Nous nous rappelons probablement tous de la bande dessinée extraordinaire « L'homme qui plantait des arbres » qui en fait raconte la vie d'Elzéard Bouffier, un humble berger qui a transformé un désert en une forêt luxuriante. Dans une vie étalée au-delà de deux guerres mondiales, tandis que des hommes s'entretuaient pour satisfaire le pouvoir temporel de quelques déséquilibrés, cette personne calmement et de façon anonyme a donné à son monde la vie, en plantant un gland à la fois. Il a non seulement créé une beauté naturelle, mais il a aussi contribué à la guérison d'une ville entière qui avait sombré dans le désespoir. Un seul homme, travaillant doucement, jour après jour semait de l’amour partout où il allait. Ce personnage de fiction de Jean Giono dont Frédérick Bach (décédé le 23 décembre 2013) a fait une magnifique dessin animé, a un caractère exceptionnel, à la fois généreux, solitaire, paisible et sûr de lui. C'est en fait un modèle pour de nombreux écologistes, même ceux de l'âme.

Chacun de nous a un désert et possiblement aussi une forêt, nous pouvons planter et remettre de la vie dans notre monde. Nos arbres ne sont pas tous des chênes, ils peuvent être des enfants, des chansons, des œuvres d’art, des idées, des massages, des réparations, des pensées, ou tout autre don qui nous a été fait cadeau par Sa grâce. Ce qui nous a le plus impressionné d’Elzéard Bouffier c’est l'humilité avec laquelle il s’appliquait à sa tâche. Il était silencieux la plupart du temps, il ne cherchait pas la reconnaissance et n'a jamais demandé à personne de suivre ses traces. Il a simplement su ce qu'il avait à faire et est allé le faire. Nous pouvons voir ce berger à l'œuvre (15 min.) : http://www.dailymotion.com/video/xuhkt_1-l-homme-plantait-des-arbres-giono_shortfilms

Quels sont nos déserts et nos forêts pour aujourd’hui ? Dès maintenant, comment pouvons-nous semer la vie dans notre monde ? Commençons ici, dès aujourd’hui, un geste, une parole à la fois. « Le seul remède que nous pouvons conseiller est l’abstinence totale. » ( Les Alcooliques Anonymes, L’opinion d’un médecin, page xxxiii ) Merci mon Dieu de restaurer notre monde à l’aide de Tes couleurs et de Ta beauté. Merci d'être ce berger. Les groupes d'entraide nous apprennent que leur but premier est l'abstinence de chacun de nous. Avec le temps, nous réalisons tous que, sans l'abstinence de substances, d'aliments et/ou de comportements toxiques, nous n'avons rien. Merci chère Ps de semer l'abstinence et l'amour aujourd'hui dans notre monde.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 3 avril 2017

Pensées 03 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Tendre à vivre heureux, c’est aspirer à être en harmonie avec Dieu. Si le bonheur échappe à tant de personnes, ce n’est pas qu’elles ne le cherchent pas à la bonne place ou qu'elles ne visent qu'au confort matériel et pas assez à la richesse intérieure. Pour trouver Dieu, il faut que ce soit Sa volonté de le découvrir. Il n’y a rien de mystérieux dans la recherche d'une Puissance supérieure. Certains disent que nous pouvons suivre tout simplement le son de la petite voix intérieure et divine pour découvrir le chemin. Ce n’est pourtant pas le cas de la plupart des personnes pour qui la quête d'un Être suprême est aussi invraisemblable que voir un gourou s'élever du sol, s'adonnant à la lévitation. Peut-être parce que leur conscience ne leur permet pas encore de comprendre que la destinée de chaque âme est d'être une avec Dieu, et que Dieu a prévu autre chose de nous que de simplement boire, manger et s'amuser. Peut-être que cette force dans l'univers ne leur demande que de cheminer tel qu'ils et elles le font pour l'instant.

Pour bien des personnes, l’existence spirituelle ressemble à une sortie au casino. Toutes leurs forces et leurs espoirs se retrouvent centrés sur la petite boule au jeu de la roulette et elles parient alors tout sur un simple coup de fortune, sur lequel ils ou elles croient pouvoir influer par la prière. Pour d'autres, le bonheur se joue sur un coup de dés, parce que cette fois, cette fois, c'est le bon. Certaines autres personnes brûlent d’un véritable désir pour Dieu et ne sentent que Sa présence qu'avec une certaine forme de rituel ou de culte. La prière pour ces personnes, c'est comme la circulation sur une voie à sens unique : elles croient être les seules à se faire entendre. Il ne leur vient pas à l’idée comme nous à certains moments, de s'arrêter un instant, d’écouter et de Le remercier. En fait, Dieu nous parle tout le temps. Et quelquefois, nous avons l'impression que dans tout notre gazouillis intérieur, Dieu ne parviendra même pas à placer un mot. Et si ce babillage était de Lui ?

Les vibrations dans l’univers s’étendent à l’infini. Probablement, toute vibration provient originellement de Dieu, et la voix humaine ne représente qu’une infime partie du spectre vibratoire. Pourquoi Dieu ne parlerait-il qu’en chuchotant ? Ceux et celles qui croient que Dieu ne communique principalement qu’à l’intérieur de la gamme des fréquences de la voix humaine oublient que cette voix, comparativement à l’univers des sons, n’est qu’un faible chuchotement. Le chuchotement est plutôt humain et prétendre que Dieu ne s’adresse à Sa création que seulement à l’intérieur du champ des sons humains équivaut à vouloir restreindre Sa puissance.

Les groupes d’entraide nous apprennent à nous centrer sur nous-mêmes : nos pensées, nos sentiments, nos intentions et nos attitudes, à admettre notre impuissance devant notre maladie et aussi la vie, les blessures que nous avons subies et les torts que nous avons fait subir à d’autres. Quand notre Puissance supérieure nous permet de maintenir ces aspects de nous-mêmes dans la bonne voie, sur la voie de la raison, nos activités sont le reflet d’une identité saine, plutôt qu’une fuite ou une anesthésie à travers une illusion de personnalité démesurée. Aujourd'hui, par la grâce de Dieu tel que nous Le concevons, nous pouvons prier, méditer, nous calmer, écouter la voix de Dieu et nous accorder sur un chuchotis dans notre cœur ou un autre qui ressemble à « Apaise-toi — et Sache — JE SUIS — Dieu ». C’est par la suite que se manifeste l’attrait plus que la réclame. Nous pouvons redonner ce que nous avons reçu et ce que nous continuons de recevoir. « Nous sommes parvenus à une certaine compréhension de ces paroles anciennes : ‘Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.’ » ( 12x12, 8e Tradition, page 187 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 2 avril 2017

Pensées 02 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Souvent, quelques membres des groupes d'entraide nous partagent qu'ils ont développé un entendement de Dieu qu'ils ne comprennent pas pleinement. La possibilité d'un contact conscient avec une Puissance supérieure est toujours présente, même si la forme que prend ce contact ne semble pas avoir de sens, même si la relation apparaît tout à fait illogique. Les suggestions et les réponses de notre Puissance supérieure semblent venir au hasard et quelquefois, elles n'ont pas vraiment de source évidente. Voici quelques citations assez semblables sur le hasard : « Le hasard est le pseudonyme de Dieu lorsqu'il ne voulait pas signer. » Anatole-François Thibault, dit Anatole France / 1844-1924 — « Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer. » Théophile Gautier — « Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito. », Albert Einstein — « Le hasard, ce dieu inconnu, qui joue un si grand rôle dans ma vie... » Hector Berlioz
Tout semble se passer dans l'univers comme si celui-ci était gouverné par une force émanant d'un Être suprême, par une Puissance supérieure qui est la source de cette énergie. Cette force se vérifie aussi bien au niveau des particules de matière qu'aux cellules vivantes ainsi qu'à chaque individu doué d'intelligence, de sensibilité. À chaque pas, nous verrons toutes les activités de la nature tendre vers une fin, à un but. Nous voyons même des êtres dépourvus d'intelligence s'acquitter de tâches et de résultats merveilleux qui parfois défient le génie de l'homme. Nous voyons cette machine humaine avec tous les éléments qui la composent travailler dans l'harmonie la plus subtile... Tous les moyens concourent à un but et conservent l'être en tendant à le perfectionner sans relâche et, en présence de cet ordre universel, nous serons constamment forcés de poser la même question : Comment le monde a-t-il pu s'organiser avec tant de perfection ?

« Les membres des AA ont presque tous pu constater qu'à moins de cultiver cette précieuse qualité (l'humilité) bien au-delà de ce qui est requis pour les garder tout simplement abstinents, ils ont encore peu de chances de devenir vraiment heureux. » (12x12, 7e Étape, page 78) Avec le temps, nous ressentons moins le besoin de nous isoler pour entrer en contact avec ce Dieu tel que nous Le concevons. Avec le temps, nous ressentons moins le besoin de catégoriser nos contacts conscients avec notre Dieu d'amour. Nous n'avons pas à nous préoccuper d'où viendra notre contact, ni de la forme qu'il prendra. Nous n’avons qu’à ouvrir notre esprit et notre cœur (qui ne font qu’un, en passant) par la méditation et la prière si telle est Sa volonté, ensuite reconnaître cette illusion de prise, nous en remettre à la gouverne bienveillante, à la toute présence de Dieu et « compter sur les ressources de la foi ». « C’est déjà un geste de bonne volonté que d’abandonner, en ce qui a trait à l’alcool, sa volonté et ses positions personnelles pour adopter les suggestions des AA. … Eh bien ! si ce n’est pas là confier sa volonté et sa vie à la Providence telle qu’on vient de la découvrir, qu’est-ce que c’est ? » ( 12x12, pages 38-39 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 1 avril 2017

Pensées 01 avril 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le 1er avril est le 91e jour de l’année du calendrier grégorien, 92e pour une année bissextile comme l’an passé. Il reste 274 jours avant la fin de l'année. Une tradition veut que le 1er avril soit le jour des farces et attrapes, des poissons d'avril. N’oublions pas tous et chacun de nous amuser aujourd’hui, par exemple d’aller à la pêche ou de visiter notre famille à La Pêche, Québec ( www.villelapeche.qc.ca )… En France, au début du XXe siècle, on s’envoyait de jolies cartes postales toutes ornées d’un poisson d’avril et richement décorées. Le 1er avril était la fête de l'amour et de l'amitié. Aujourd’hui c'est l'occasion de s'adonner à des plaisanteries, des canulars et d'accrocher un poisson de papier dans le dos de personnes dont nous voulons nous moquer. Au Canada anglais, aux États-Unis et au Royaume-Uni : le premier avril a été relié à la tradition médiévale de la fête des fous. Il est connu sous le nom de « April Fools’ Day » (Jour des fous d’avril) ou « All Fool’s day » (Jour de tous les fous). Aujourd’hui, il nous est permis de sortir notre fou…

La 2e Étape nous dit qu’une Puissance supérieure à nous mêmes va nous aider à retrouver la raison. « Si intelligents que nous ayons pu nous montrer en d’autres circonstances, nous étions frappés d’insanité dès qu’il s’agissait d’alcool. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.3 Autres données sur l’alcoolisme, page 43 ) En quelque part , nous l’avions perdu. Fred dont le témoignage se retrouve dans le même chap. du Gros Livre, aux pages 45-46 : « J’avais pris note quant à la folie subite qui s’empare de l’esprit avant le premier verre, mais j’étais certain que cela ne m’arriverait pas… » Fred croyait qu’il devait avoir confiance, qu’il lui suffisait d’avoir de la volonté et de se tenir sur ses gardes. Et la folie est réapparue. « La vie ne nous donne qu’une seule petite étincelle de folie. Vous ne devez pas la perdre. » ( Robin Williams ) En cessant de vivre, nous perdons aussi cette étincelle de folie.

« La raison c’est la folie du plus fort. La raison du moins fort c'est de la folie. » ( Eugène Ionesco, Journal en miettes ) Avoir perdu la raison comme l'illustre un jour notre inventaire approfondi de nous-mêmes (4e Étape), ça sonne comme de la déraison et de la folie. La meilleure façon de nous sortir de notre folie, c'est d'abord de commencer par admettre que nous avons un problème et que nous sommes impuissants à le résoudre. Que ce problème, cette dépendance a affecté tous les domaines de notre vie. Dans les réunions des groupes d'entraide, nous nous efforçons de trouver des membres qui ont eu des difficultés semblables et qui ont trouvé du soulagement. Nous leur parlons et nous écoutons ce qu'ils ont à partager sur cet aspect de leur rétablissement. Nous appliquons ce programme à tous les domaines de notre vie, cherchant à connaître cette même libération dans tous les aspects de notre rétablissement. Juste pour aujourd'hui, nous pouvons examiner avec l'aide d'une Puissance supérieure les effets de la dépendance et/ou de la codépendance dans un domaine de notre vie, afin de nous rétablir. Par exemple « Il y a toujours un peu de folie dans l'amour mais il y a toujours un peu de raison dans la folie. » ( Friedrich Nietzsche ) Et malgré ce raisonnement pour nous, il n’y a pas ou peu de raison dans l’amour, juste une douce folie.

Bon poisson ou belle et douce folie !
Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 31 mars 2017

Pensées 31 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Il serait malheureux d’avoir écrit tout cela (notre inventaire) pour le ranger ensuite dans un tiroir. Ces défauts grandissent lorsque nous les gardons sous silence et meurent lorsque nous les étalons au grand jour. ( Texte de base, page 40 ) « Nous sommes malheureusement aussi malades que nos secrets. » ( aphorisme entendu souvent dans les réunions de groupes d'entraide ) Au fil des ans, nous avons rencontré beaucoup de gens violentés qui ont eu par la suite d’énormes difficultés à se sortir du cercle vicieux de la manipulation et du ressentiment. Les abus sexuels et physiques laissent des cicatrices profondes chez toutes les victimes. Souvent les victimes se blâment elles-mêmes. Pour se libérer de l'abus, il faut briser la conspiration du silence et de tromperies perpétrées par les agresseurs. Seule la vérité, aussi pénible qu’elle puisse l’être, peut vraiment nous libérer. Le secret nous tient enchaînés à nos agresseurs. « En révélant mes secrets et, par conséquent, en me débarrassant de mon sentiment de culpabilité, je peux changer ma façon de penser et en changeant ma façon de penser, je peux me changer moi-même. » ( Réflexions quotidiennes, page 130 ) Et… « Lorsque j’ai partagé mes secrets les plus profonds et les plus obscurs, j’ai ressenti du soulagement. J’ai également ressenti de la confiance en une autre personne, et je me suis rendu compte qu’elle me faisait confiance elle aussi. » ( Les Voix du Rétablissement, page 113 ) Dévoiler nos secrets, c'est enlever le voile qui les recouvre, c'est découvrir une chose (un événement souvent tragique ou traumatisant) qui était souvent cachée, ignorée. Dévoiler nos secrets, c'est apprendre de ces derniers, et c'est aussi enseigner, transmettre ces nouvelles connaissances en faisant apparaître au grand jour ce qui était resté couvert jusque là. Nous allons divulguer, révéler, démasquer, démentir, divulguer, découvrir en levant, en ôtant le voile. « La nature, pendant la nuit, en dévoile ( de secrètes beautés) à son amant. » ( Bernard de St-Pierre ) C'est ainsi qu'un jour de printemps se lève ce matin et fond cette couverture blanche qui cache encore bien des mystères. « J'ouvre la fenêtre — la fenêtre — pleine de printemps. » ( Haïku de Tenada Santoku )

« Chat échaudé craint l'eau froide » dit le dicton. Nous pouvons avoir de la difficulté à accorder notre confiance à quelqu’un qui ressemble à une autre personne qui nous a trahi. Nous ne pouvons pas avoir la même confiance aveugle deux fois avec une même personne ou avec une autre mais dans une situation identique. Les enfants ont cette confiance toute fraîche et emprunt d'une belle naïveté. La confiance est cette relation qui naît, non pas que de l’échange de confidences mais plutôt de l’échange de secrets. La confiance fonctionne toujours avec le secret et le secret avec la révélation, cette révélation que nous voudrions pouvoir taire mais que nous brûlons de dire, même si le dire fait du bien, ça fait aussi bien souvent atrocement souffrir. « La sagesse est unique car elle possède la forme que nous lui donnons. Elle est secrète. Elle est sacrée car elle est le divin qui sourit en chacun de nous.» ( Laurence E. Fritsch, Le petit livre des jours )

Révéler sous le seau de la confiance à un ami, à un parrain ou une marraine, c’est vouloir dire sans prendre le risque d’être jugé, c’est exprimer nos angoisses, notre fragilité, c’est livrer quelque chose d’intime à quelqu'un d'exceptionnel, un témoin éclairé. Le récepteur est aussi humain que nous et il peut aussi souffrir de l’impact que peuvent avoir les mots et les histoires que nous lui communiquons. Et si c'était une façon pour sa Ps de le ou la faire grandir lui aussi ? Mis à part les rares personnes qui peuvent effectivement entendre beaucoup de choses, il y a à l’autre extrémité les pervers, les manipulateurs qui veulent gagner notre confiance pour ensuite mieux nous détruire. La révélation et la confiance qu'elle induit font que celui ou celle qui la formule comme celui ou celle qui la reçoit, deviennent des êtres exceptionnels aux yeux l’un de l’autre. Elles créent une possibilité d’intimité de lien qui est parfois impossible autrement à façonner.

Pour éviter de mettre les membres de notre groupe d'entraide dans une situation inextricable, de peut-être les perdre et de souffrir affreusement de cette perte, il faut livrer nos secrets trop douloureux qu'à une personne de confiance comme notre parrain ou notre marraine. Pour ne pas mourir étouffé par le poids de nos secrets, il est impératif pour notre parrain ou notre marraine de ne pas se mettre à les porter pour nous. Après tout, ces témoins éclairés sont aussi le cœur et l'oreille, l'amour et la compassion de notre Ps. « Le mystère divin et le mystère humain ne sont qu'un mystère ; en Dieu se garde la mystique de l'homme et dans l'homme le secret de Dieu. » ( Nicolas Berdiaev, Le Sens de l'acte créateur )

Le mode de vie qui nous est suggéré dans les groupes d'entraide, c'est à la base la mise en pratique des Douze Étapes. Ainsi nous découvrons quelques vérités fondamentales sur nous-mêmes. Ce processus qui consiste à dévoiler nos secrets, à les exposer et à scruter notre caractère révèle notre vraie nature. Au fur et à mesure que nous commençons à nous connaître nous-mêmes, notre Ps nous amène à nous rétablir, à devenir ce que nous sommes vraiment conformément à notre véritable identité humaine et spirituelle.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 30 mars 2017

Pensées 30 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Comment en fin de compte, peut-on léser une autre personne ? Pour définir ce mot d’une façon concrète, nous pourrions dire que c’est le résultat d’un conflit d’instincts d’où résultent pour les autres des dommages physiques, mentaux, émotifs ou spirituels. » ( 12x12, 8e Étape, page 91 ) Certains jours, nous semblons vivre dans un monde de conflits. À d'autres moments, c'est un monde d'harmonie qui nous entoure. Souvent, l'apparente issue d'un conflit semble dépendre du rapport de force entre les opposants et à d'autres moments, de considérations de justice et d'équité. Il est souvent impossible de comprendre comment les conflits se produisent et de là, en arriver à faciliter leur résolution de manière pacifique et constructive, au bénéfice des deux parties. Et si ç'a lieu gagnant - gagnant, c'est tout un pas pour l'humanité. « À l'impossible nul n'est tenu » ( Proverbe français du XVe siècle ) Nous ne pouvons exiger de quiconque ce qu'il lui est impossible de faire. C'est pour tout ce qui est impossible et tout ce qui est possible que nous avons une Ps.

Ces certains jours où nous semblons vivre dans un monde de conflits, nous devrions nous interroger et nous observer, le conflit n'est pas nécessairement extérieur. Les psychologues nous disent que le conflit est souvent le résultat d'une « violente opposition dans notre psychisme entre des forces spirituelles, intellectuelles, affectives, morales... antagonistes, ressenties, dans un état de tension pénible, comme s'excluant réciproquement. » Car le conflit est souvent à l'intérieur de l'âme et l'âme peut nous sembler être en conflit avec le corps. Le corps réagit en nous révélant des perturbations sur le plan de la santé. En chaque individu, notre éducation peut aussi entrer en conflit avec les facteurs héréditaires qui semblent nous pousser malgré nous dans telle ou telle direction. Notre hérédité et notre maladie ont fait de nous des égocentriques dépendants et codépendants avec un problème de volonté déchaînée, avec un problème de forces en conflit, tantôt en équilibre et tantôt en rupture d'équilibre, même lorsque nous sommes en rétablissement. Nous sommes tantôt en ivresse mentale, tantôt abstinents et malgré tout déprimés, tantôt sobres et en même temps sereins.

Un conflit intérieur peut être aussi psychique, aigu, très profond, toujours douloureux, souvent tragique, parfois pathétique. Semblant tiré son origine d'un cruel conflit psychologique, soit un conflit affectif, sentimental, soit un conflit cornélien entre la passion et le devoir, soit des conflits moraux, métaphysiques, soit un conflit de soi avec soi, pris entre accomplissement du devoir et réalisation de notre bonheur, entre affirmations de notre volonté et de nos désirs, nous sommes quelquefois devenus des êtres déchirés par ce ou ces conflits qui nous tourmentent. Et si c'était une façon de notre Ps de chercher notre attention et de nous ramener dans Sa Paix, dans Son amour puisque nous nous sentons séparés dans ces instants ? N'est-ce pas la nature de notre maladie de rechercher le chaos, le conflit ou la catastrophe comme pour justifier notre déraison ou notre compulsion ? « L'espoir c'est dangereux. L'espoir peut rendre un homme fou. » ( Frank Darabont, extrait du film Les Évadés )

Quoi qu'il arrive dans notre rétablissement, nous n'avons pas à désespérer, car il y a toujours de l'espoir. Cet espoir réside dans notre relation de confiance avec notre Puissance supérieure. Nous ne sommes centrés sur Dieu, tel que nous Le concevons, que si telle est Sa volonté. Comme nous avons confiance en la force et la gouverne de notre Puissance supérieure, les conflits de la vie n’ont plus à nous entraîner dans 'l'océan du désespoir'. « La volonté ne peut rien sans l'espoir. L'amour sans l'espoir devient une chose morte. » ( Alain Grandbois, Délivrance du jour )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 29 mars 2017

Pensées 29 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

L'un des plus grands défis dans notre cheminement spirituel est de parvenir à reconnaître notre impuissance à lâcher prise, à nous abandonner. S'abandonner, c'est s'en remettre à l'intelligence de notre cœur, de notre identité, plutôt qu'à notre personnalité, jusqu'à ce que l'équilibre entre les deux se produise. La résistance est un des freins majeurs à notre croissance spirituelle et aussi à l'origine des souffrances. L'abandon est une disposition d'esprit, une attitude d'ouverture, de confiance, et de réceptivité. Nous ne pouvons lâcher prise puisque nous n'avons jamais eu prise. Et la vie va nous amener à graduellement abandonner cette illusion de prise, de contrôle ou de maîtrise. « ... il n'y a rien de plus facile à dire et de plus difficile à faire que de lâcher prise. Il ne s'agit là ni d'un mol abandon de soi ni d'une obéissance aveugle. Dans ce lâcher-prise réside la paix de l'esprit. » ( Santoka, Zen, saké, haïku ) Le but de notre existence est d'apprendre les leçons de toutes les épreuves et souffrances que nous traversons. La reddition de notre personnalité devant notre identité vient quand notre Ps y tient. Notre résistance est illusoire et vaine car elle ne nous permet pas d'éviter les épreuves que nous rencontrerons inévitablement à nouveau jusqu'à ce nous ayons compris les leçons que notre Ps veut nous enseigner. Que nous recevons sereinement ou non ces enseignements, nous nous enrichissons de chaque moment de notre vie et découvrons ainsi l'abandon et la vulnérabilité.

Paradoxalement, plus nous aspirons à la libération et plus nous nous en approchons, et souvent étrangement plus nous résistons. Que nous soyons prêts à recevoir ses enseignements ou non, notre Ps nous fera évoluer vers notre éveil spirituel, même si nous semblons faire absolument tout pour éviter des situations qui nous remettent en cause et des épreuves qui nous permettent d’évoluer. En fait, certains d'entre nous passons notre temps à imaginer les choses telles que nous voudrions qu'elles soient, au lieu de les recevoir telles qu'elles sont : des cadeaux de la Vie. Nous cherchons le Divin mais quand Il frappe à notre porte, nous refusons de Lui ouvrir, trompés par toutes sortes d'illusions que Lui-même permet.

Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas nous occuper de tout ce qui arrive, c'est laisser les autres gérer leur propre destin que leur Ps a prévu pour eux.
Lâcher l'illusion de prise, c’est materner les autres quand c'est la volonté de notre Dieu d'amour, c'est aussi leur permettre de vivre leur propre réalité.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas rejeter, résister, c’est au contraire accepter notre quotidien.
Lâcher l'illusion de prise, c’est reconnaître notre impuissance — le résultat final est entre les mains de notre Être suprême et aussi, tous les pas qui mènent à ce résultat final sont les siens.
Lâcher l'illusion de prise, c’est juger moins et aimer plus.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas nous montrer indifférents, c'est simplement admettre que nous ne pouvons agir à la place de quelqu’un d’autre.
Lâcher l'illusion de prise, c’est quelquefois couper les liens, et prendre conscience que nous ne pouvons contrôler autrui.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas être passif, c'est au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement, des apprentissages qu'il y a là pour nous.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui, c'est donner le meilleur de soi-même au meilleur de notre entendement.
Lâcher l'illusion de prise, c’est parfois prendre soin des autres et se sentir concerner par eux sans embarquer dans leurs bottines.
Lâcher l'illusion de prise, c’est parfois assister et aussi surtout encourager.
Lâcher l'illusion de prise, c’est accorder à autrui le droit d’être humain.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas qu'harceler, sermonner ou gronder, c'est tenter de déceler nos propres faiblesses et de nous en défaire (Les autres sont nos miroirs).
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas adapter les choses à nos propres désirs, c'est prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier sachant très bien que nos besoins sont comblés.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui, c'est nous efforcer de devenir ce que nous rêvons de devenir.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas craindre le passé, c'est vivre notre instant présent.
Lâcher l'illusion de prise, c'est nous en remettre à Dieu tel que nous Le concevons.

« Si nous nous accrochons encore à quelque chose dont nous ne voulons pas nous départir, nous demandons à Dieu de nous aider à y renoncer. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 page 85 ) Les membres des groupes d’entraide nous apprennent à vivre, à nous centrer sur quelque chose de bon pour notre rétablissement (le mode de vie et la vie spirituelle), à reconnaître cette illusion de prise, de puissance et de volonté et aussi à honorer la gouverne de Dieu et Sa grâce.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 28 mars 2017

Pensées 28 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Dans les groupes d’entraide, les membres disent aux nouveaux venus qu’il n’y a pas de jugement au sein de leur groupe et deux minutes plus tard, ces mêmes personnes nous disent : ‘Tiens-toi avec les gagnants !’ L’attitude supplée parfois à l’aptitude, les deux sont des cadeaux divins. Essayons de trouver auprès des gagnants certains des facteurs qui pourraient nous aider à garder une certaine sérénité, même sous le coup d’une dure souffrance morale. Il est certain qu’il ne faut pas attendre d’être plongé dans la douleur pour mettre en pratique certaines attitudes mentales, certaines façons de penser ou plutôt de voir les choses. Ces aptitudes aidantes pour garder cette harmonie, cette paix intérieure en cas de grandes difficultés, servent aussi pour toutes les situations de notre vie, heureuses ou non. Ces aptitudes aidantes dans certaines situations traumatisantes ou blessantes nous empêchent parfois de confier notre vie puisque alors nous pouvons avoir peur de nous sentir comme en chute libre sans parachute... comme dans les mains de notre Ps.

Les gagnants sont les gens qui sont des battants et qui font des choses que la plupart des gens ne veulent pas faire...
1. Les gens qui sont des battants ( et nous entendons souvent : « Tiens-toi avec les gagnants !» ) vivent avec leurs humeurs. Leurs engagements ne les empêchent pas de vivre leurs émotions. Les personnes qui font ce qu’elles doivent faire même si elles n’en n’ont pas envie, accomplissent une grande partie de ce qui est fait dans le monde ! Quelquefois, ils ou elles ont du succès, et parfois, ils ou elles ne sont pas souvent heureux malgré leur bonne fortune.
2. Les gens qui sont des battants mesurent leurs paroles. Ils tournent sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler. Ils ou elles finissent par ne pas s'exprimer et partager qui ils ou elles sont vraiment, si ce n'est avec un confident, comme un parrain ou une marraine.
3. Les gens qui sont des battants tempèrent leurs réactions. Combien de temps pouvons-nous nous contenir avant de perdre notre sang froid, avant d'exploser ? 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-BOUM ! La plupart des gentils explosent après avoir ravalé leur colère et même leur rage pendant longtemps. Les autres implosent.
4. Les gens qui sont des battants respectent leur emploi du temps. Si nous ne déterminons pas nous-même comment disposer de notre temps, c'est sûr que d’autres peuvent le faire pour nous ! Et si la gouverne de notre vie était de l'apanage ou une prérogative de notre Ps...
5. Les gens qui sont des battants gèrent leur argent. Certains apprennent à vivre avec que ce qu’ils gagnent et partagent le reste. D'autres n'en ont jamais assez ! Pas assez d'alcool, de bouffe, de portefeuilles à gérer, d'amis sur Facebook ou Twitter...
6. Les gens qui sont des battants ne sont pas des amuseurs, des batteurs de femmes ou d’enfants. Ils entretiennent des relations saines avec ceux et celles qui les entourent et évitent les personnes à comportements toxiques.
7. Les gens qui sont des battants prennent soin de leur santé. De cette manière, ils ou elles peuvent travailler davantage et et arrêter avant de s’épuiser et peuvent se réjouir de ce qu’ils ou elles ont accompli.

L’énergie que la plupart d'entre nous déployons pour tenter d'être en paix et en harmonie malgré les évènements de notre vie est incroyable. Cette somme d'énergies révèle la nature même de notre ego malade. Notre identité se rebiffe, réagit à tout ce qui apparaît nous mettre en danger malgré la barrière de protection de notre personnalité. Notre résistance au changement a érigé un mur bâti par notre personnalité, mur auquel nous nous heurtons et qui devait au départ nous protéger. Notre réaction face à cette immense carapace prend mille et une formes, par la colère, la peur, le désespoir... Dans cette lutte intérieure entre notre identité qui aspire à sa libération et notre personnalité qui cherche à tout prix à l’empêcher, réside le dilemme auquel nous sommes confrontés. Et il arrive toujours un moment où ce paradoxe atteint un paroxysme, lorsque nous sommes confrontés à nos limites et nous retrouvons face à nos contradictions. « Tel est le paradoxe de rétablissement dans le mouvement des AA : la force surgissant d’une défaite complète et d’une impuissance totale ; la perte de son ancien style de vie pour en trouver un nouveau. » ( Le mouvement des AA devient adulte, page 57 )

Ce moment signifie que la Vie nous ouvre un passage, en nous offrant l’opportunité de transformer l’énergie de notre résistance en une énergie d’amour, de confiance et d’abandon. S’abandonner à cette force, c’est voir les chaînes de la peur et de l’illusion disparaître. « Tu n'obtiens jamais assez en te battant, tu obtiens l'inattendu en étant plus conciliant. » ( Lawrence G. Lovasik, The Hidden Power of Kindness )

Les groupes d'entraide nous apprennent à laisser quelqu'un nous aimer, et pour cela, nous avons besoin d'être vulnérables. Pour être vulnérables, nous pouvons abandonner l'illusion de contrôle. Pouvons-nous nous refermer, fuir ou plutôt prendre le risque de partager nos folies, nos peines et nos joies ? Nous pouvons désormais recevoir et donner les accolades et les encouragements que nous recevons déjà des autres membres. Ces derniers nous comblent de l'acceptation et de l'affection auxquelles nous avons toujours aspiré.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 27 mars 2017

Pensées 27 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous,

« Bienheureux ceux qui ne se prennent pas au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage. » ( Anonyme ) Les bienheureux se distinguent beaucoup de ceux et celles qui accumulent des biens ou qui se vautrent dans des heures de plaisir. En fait, ceux-ci mettent plutôt l’emphase sur l’être que sur l’avoir, le savoir, sur la spiritualité plutôt que sur la matérialité, etc… Les gens biens et heureux sont :
1. Disponibles au changement — Les gens heureux possèdent cette aptitude à tout remettre en question. Les changements sont perçus comme des défis ou une occasion de croissance personnelle et non pas comme une menace à leur bonheur. « Si nous nous trouvions dans une situation favorable, nous ne redoutions plus sans cesse un revirement malheureux, car nous avons appris que les revers peuvent se transformer en précieux atouts. » ( 12x12, 12e Étape, page 137 )
2. Capables de profiter du moment présent — Les gens heureux prennent le temps de vivre le moment présent sans être constamment envahis par des inquiétudes passées ou futures. Ceci ne les empêche pas pour autant de faire des projets ou de réfléchir à leurs problèmes. « Si vous suivez les directives d’une Puissance supérieure, vous finirez par vivre dans un monde nouveau et merveilleux, quelles que soient les circonstances actuelles ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.7 Au secours des autres, page 113 )
3. Ouverts à bien se connaître — « Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n'a pas fini de s'amuser ! » ( Joseph Folliet ) Les gens heureux sont conscients de leurs forces et de leurs faiblesses. Ils sont cohérents avec ce qu'ils sont, ce qu'ils croient et ce qu'ils font. De plus, ils acceptent dans la mesure du possible que les autres n'adhèrent pas aux mêmes valeurs ou priorités de vie. « Lorsqu’il y a une crise, c’est auprès d’eux qu’on trouve les opinions modérées, les connaissances éprouvées et la sagesse sans prétention de l’expérience. C’est vers eux qu’on se tourne pour résoudre les conflits douloureux. ». ( 12x12, 2e Tradition, page 153 )
4. Passés à l'action — C'est en prenant des risques que les chances d'être heureux ou heureuse augmentent. « C'est parmi les gens qui réussissent qu'on retrouve le plus haut taux d'échecs ! » ( Robert Blondin ). L’action permet une meilleure connaissance de soi et de son environnement. « Pour que la foi soit vivante, elle doit s’accompagner du don de soi, d’une action constructive et désintéressée. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.7 Au secours des autres, page 106 ) « Ne priez pas pour une vie facile, priez pour avoir la force d’en endurer une difficile !» ( Bruce Lee )
5. Capables de s'abandonner — Pour contrer l'incertitude de la vie, la tentation est grande de vouloir tout contrôler, de prévoir l'imprévisible. Jusqu'à un certain point, les gens heureux choisissent plutôt de « lâcher leur illusion d'emprise » face à tout ce qui est incontrôlable, tout. Ils préfèrent faire confiance à la vie et composer avec les imprévus. Les relations amoureuses en sont un bon exemple. Les gens trouvent souvent l'amour au moment où ils cessent de le chercher. Les gens riches sont rarement ceux qui courent après la fortune. « Nous, les alcooliques, sommes des hommes et des femmes qui avons perdu la faculté de maîtriser notre consommation d’alcool. Nous savons que jamais un alcoolique véritable ne retrouve cette maîtrise. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.3 Autres données sur l’alcoolisme, page 34 )
6. Capables de demeurer humbles — Règlement 62 : « De grâce, ne vous prenez pas tant au sérieux ! » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 ) Quelquefois devant les ruines d'un rêve, nous pouvons en arriver à rire de nous-mêmes. « Tous les gens qui se prennent au sérieux me font éclater de rire… » ( Robert Laffont )

« Bienheureux celui, qui ayant appris à triompher de toutes les passions, met son énergie dans l'accomplissement des tâches qu'imposent la vie sans s'inquiéter du résultat. » ( Ludwig van Beethoven ) Le bonheur passe par la capacité à profiter de l'instant présent, l'ici et le maintenant. Le désir (avenir) et la résistance (passé) sont presque tout le temps à la base de la souffrance. S'affranchir du désir et de la résistance, c'est accepter le monde tel qu'il est, tel que notre Dieu d'amour veut bien qu'il soit. C'est vivre toutes nos expériences comme un don de Dieu, comme l'accomplissement de Sa volonté. Même le désir et la résistance sont des dons, des cadeaux «bien ou mal emballés» par notre Ps.

Ce n'est pas facile à admettre ou à voir sur le moment, dans le feu de l'action et pourtant, les événements les plus difficiles de nos vies cachent plus souvent qu'autrement des leçons importantes et un coup de chance incommensurable. La vie nous donne parfois un de ces coups de main qui ressemble à une gifle. « Dans chaque existence humaine, il vient un jour, une heure, un bref instant où Dieu, tout à coup, daigne apparaître dans toute son évidence et nous tend brusquement la main. » ( Roger Martin du Gard ) Dieu tend la main à son peuple. Et curieusement, le mot laïque vient de ce mot grec Laos qui signifie signifie le peuple de Dieu. La laïcité est un idéal positif de neutralité, de liberté de conscience, de l’égalité des croyants, des agnostiques et des athées. Ce n’est pas un idéal négatif de ressentiment ou d’hostilité contre la religion.

Malgré quelques séismes et tsunamis dont certains récurrents pendant longtemps, nous recevons de notre Ps la capacité de dépasser la souffrance et de prendre conscience que vivre le moment présent est une grande étape sur la voie du bonheur. Chaque instant présent est précieux. La vie est tout à la fois précieuse et imprévisible. Nous ne savons pas combien de temps elle va durer, peut-être juste une bonne heure. Nous ne voulons pas gaspiller une seule minute sur l'apitoiement, l'inquiétude, la culpabilité, le ressentiment, la colère. Et pourtant, nous devons vivre ces émotions désagréables quand elles sont présentes, les reconnaître pendant au moins les dix minutes suivantes, les partager et réaliser que nous sommes la personne que notre Ps désire que nous soyons à tous les moments de notre présent. Puis nous pouvons passer à autre chose que si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 26 mars 2017

Pensées 26 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Si nous mettons nos activités en accord avec la volonté de Dieu, si nous dépendons de Dieu pour la mettre en place, elle réussira quels que soient l’opposition et les problèmes auxquels nous avons à faire face. L’enjeu est plus ou moins important ! Ce n’est pas un truc à mettre en œuvre, du genre petite pensée magique. Est-ce que nous pouvons agir contre la volonté de Dieu ? Est-ce possible ? Est-ce que nous pouvons admettre que nous ne pouvons être en désaccord que si telle est Sa volonté ?

Les critères de Dieu peuvent être un peu spéciaux, illogiques à nos yeux. Dieu a en vue notre croissance spirituelle et notre bonheur. Cela peut impliquer qu’Il veut quelquefois nous faire passer par des épreuves et des échecs qui font de nous la personne qu'Il désire que nous soyons. La vie spirituelle n’est pas un chemin parsemé de pétales de roses. Nous pouvons percevoir quelle bénédiction Dieu tel que nous Le concevons avait prévu pour nous que beaucoup plus tard. Et dans le moment présent, ça se peut que ce soit peu agréable.

Lorsque nous nous arrêtons à une question donnée, nous cherchons à mettre mon cœur dans une disposition d'ouverture. Nous ne laissons pas le résultat à un sentiment ou à une simple impression, quoique Ses intentions parfois nous sont signifiés de drôles de façons. Car si nous agissons en réaction et ça nous arrive quelquefois, nous risquons de nous faire de grandes illusions. Puis nous cherchons la volonté de notre Dieu d'amour à travers les gens et les événements, en partageant et en écoutant. Nous pouvons tenir compte du hasard et des circonstances providentielles. Dans nos prières, nous remercions Dieu de nous révéler personnellement et continuellement Sa volonté. Ainsi, c’est en étant rempli de gratitude envers notre Ps que nous prenons des décisions avisées au meilleur de nos capacités et de nos connaissances. Si notre esprit est en paix et continue à l’être, nous pouvons nous mettre en action dans ce que notre Être suprême a décidé pour nous. « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » ( Proverbes 3:5-6 )

Les groupes d'entraide nous suggèrent de nous abandonner à une Puissance supérieure et de reconnaître que nous avons besoin d'aide, d'un parrain (marraine) et d'un mode de vie (les Douze Étapes) pour réellement vivre une vie — une vie remplie continuellement d'expériences qui nous en apprennent tous les jours davantage sur la volonté de Dieu tel que nous Le concevons à notre égard. Le mode de vie nous suggère aussi de confier notre volonté et notre vie aux soins de cette force qui nous habite, de nous laisser guider par un témoin lucide, un conseiller spirituel qui est passé par les mêmes chemins. « Ne faut-il pas soumettre le problème à notre parrain ou à notre conseiller spirituel, et demander avec ferveur l'aide et l'inspiration de Dieu, quitte entre-temps à prendre la résolution de faire à n'importe quel prix notre devoir lorsque nous le connaîtrons clairement ? » ( 12x12, 9e Étape, page 97 )

Avoir une foi efficace signifie que nous devons mettre nos croyances en pratique. À notre réveil (matinal et spirituel), plusieurs d'entre nous demandent à Dieu de les guider. Nous n'avons pas vraiment à Lui demander de nous donner la force et la sagesse de passer à l'action en faisant des choix judicieux dans notre vie puisque Dieu est notre guide et, grâce à Lui, nous sommes libérés chaque jour de l'emprise de nos maladies. Il ne nous reste qu'à Le remercier.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 25 mars 2017

Pensées 25 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dans l’âme unie à Dieu, c’est toujours le printemps. » ( Jean-Marie Baptiste Vianney, le curé D’Ars , Pensées choisies et petites fleurs d’Ars ) Ce Dieu tel que nous Le concevons, le curé d’Ars l’appelait simplement et familièrement « le Bon Dieu ». Comme s’il pouvait en avoir un bon et un mauvais. Cette ‘bondieuserie’ au départ peut paraître de nature enfantine et va nous amener à plonger dans la bonté infinie de notre Dieu d’amour que nous allons découvrir petit à petit. C'est le processus progressif et continu qui est inséré dans la 2e Étape : « Nous en sommes venus à croire...» À tout moment, la bonté de Dieu nous est révélée par Son amour. Cette bonté de Dieu que nous voyons à l’œuvre se manifeste aussi dans Sa fidélité inlassable, dans Sa présence et Sa constance. Quand comme le curé d’Ars nous employons le terme de Bon Dieu, nous sentons toute la force de l’amour qui transparaît dans ce mot : l’amour du curé d’Ars pour ce Dieu tel que lui Le concevait et l'amour que le Seigneur nous donne à travers Sa bonté. En fait, plusieurs disent que le seul véritable bonheur constant que nous ayons sur terre, c’est d’aimer Dieu tel que nous Le concevons et de savoir que ce Dieu d'amour nous aime.

Dans les groupes d'entraide, nous découvrons que Dieu a la bonté de nous donner plusieurs cadeaux : des journées d'abstinence et de sobriété, une vie remplie de paix et de contentement, la capacité d'aimer et d'être aimé par un être cher de même que la possibilité de servir les autres dans le mouvement, dans notre famille et dans notre communauté.

La bonté de Dieu n'est pas toujours facile à vivre. La bonté de notre Être suprême est déconcertante : un don de Dieu n'est pas toujours ce que nous entendons naturellement par « cadeau ». Quelquefois, ces cadeaux sont « mal emballés ». Quels sont les situations toxiques et les irritants qui reviennent régulièrement dans nos vies ? Est-ce que nous revivons des événements et des émotions qui drainent nos énergies ? Ces cadeaux mal emballés n'ont ni le format ni l'apparence à laquelle nous nous attendons. Ce sont des invitations de notre Ps de nous ramener dans le moment présent à Son intention et à Son désir. La vie spirituelle est de ces cadeaux : par elle, notre Dieu d’amour nous offre Sa constante présence, réelle et virtuelle. Nous accédons par Sa grâce à tout ce qui nous arrive, même un contretemps ou un changement à notre horaire ou à notre petite routine. Notre Dieu d'amour passe par la bonne personne qui sait écouter et qui ne nous raconte que ses propres expériences d'abstinence : « Mon parrain ne m'a fait qu'une seule proposition : la sobriété. » ( 12x12, 5e Tradition, page 174 )

C’est par amour, sans rien attendre en retour, que ces cadeaux même mal emballés nous arrivent de notre Ps. Quoi que notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons nous donne, nous pouvons être sûrs qu'Il n'attend rien de nous. Nous par contre, nous nous attendons à ce que certaines personnes nous courent après, pleins d'attentions et nous inondent de tout ce qu'ils peuvent vouloir nous donner. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que Dieu nous invite à vivre, même si c'est ça qu'Il veut que nous vivions. Ne pas recevoir de cadeaux, c'est croire que nous pouvons nous fermer à la Vie, et ça, c'est aussi impossible à réaliser. Nous ne pouvons pas refuser tout ce que la Vie nous donne avec amour, venant de notre Père, de nos proches ou d'autres. Nous pouvons être simplement naturels. Nous pouvons utiliser simplement notre gros bon sens si telle est sa Volonté. Aujourd'hui, pour tout cela, nous avons plein de gratitude.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 24 mars 2017

Pensées 24 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Les yeux sont l'organe du désir dont la forme sainte est l'Espérance. »
 ( Paul Claudel, Au milieu des vitraux de l’apocalypse ) « Chacune des Douze Étapes du mode de vie nous demande d’aller à l’encontre de nos désirs naturels… » (12x12, 5e Étape, page 61) … toutes dégonflent notre personnalité et révèlent ce que plusieurs d'entre nous en venons à croire comme la dysharmonie de notre ego malade, et pour plusieurs d'entre nous, il est très malade. C’est ce que ç’a pris pour nous amener jusqu’ici aujourd’hui et enfin un jour, nous inspirer et nous donner ce désir sincère ou non de nous rétablir.

Les besoins sont nécessaires à la survie physiologique d’une personne comme respirer, se nourrir, boire, se reposer, faire de l’exercice, etc. Ou encore essentiels à notre survie psychologique comme les besoins d’aimer et d’être aimé, de valoriser et d’être valorisé et de respecter et d’être respecté dans son identité et sa différence. Tous les autres « besoins » sont plutôt des désirs, des goûts, des préférences du fait qu'ils ne sont pas essentiels à la survie. Nous confondons le besoin lui-même avec le moyen utilisé pour y répondre qui lui n'est pas essentiel et correspond le plus souvent à un goût ou un désir. Ainsi, quelqu'un pourrait parler de son besoin de recevoir des fleurs ou de support pour assumer les tâches ménagères. En réalité, ce ne sont pas de vrais besoins. Le besoin réel sous-jacent dans un tel exemple, c’est de se sentir important, aimé et apprécié de l’autre. Être en attente ou avoir des désirs correspond à l'attitude que nous adoptons par rapport au besoin, par opposition à une autre attitude qui est celle d'une saine prise en charge du besoin.

Ce qui fait que l'attitude d'attente est malsaine, c'est qu'elle nous place dans un état de dépendance par rapport à l'autre et ce choix est nécessairement frustrant, car rarement satisfait. Peu importe la qualité de ce que l'autre est prêt à nous donner, si d'abord nous ne reconnaissons pas le besoin à la base comme nôtre et légitime, la réponse ne sera pas souvent la bonne, donc assez souvent insatisfaisante. L'attitude la plus saine par rapport à nos besoins, c'est d'abord de les considérer comme importants, assez pour nous en occuper en les assumant sainement.

L'homme a des désirs qui vont contre la nature, contre cette nature dans laquelle nous nous sommes incarnés : par exemple le désir d'immortalité, le désir de ne pas vieillir ... Ce sont des désirs qui vont contre certains processus naturels. Le vieillissement est un « processus naturel » et très réel pour tous et chacun de nous. La différence entre le désir et le besoin nous éclaire sur ce point : le besoin se soumet à la nature alors que le désir est infini, illimité, lié à notre imagination et surtout quasi insatiable. Curieusement, tous les deux ont une origine divine.

D'un autre côté, comment peut-il y avoir vraiment un ordre divin dans la nature humaine ? C'est l'homme qui croit organiser la nature pour qu'elle réponde à ses besoins... et à ses désirs. Le besoin humain n'est pas strictement lié à ce qui est vital, comme nous les percevons chez les animaux. Nos besoins et désirs sont humanisés, et en même temps, demeurent spirituels. La différence entre désir et besoin n'est plus si flagrante chez chacun de nous quand nous reconnaissons leur origine commune dans une force supérieure à nous-mêmes.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 23 mars 2017

Pensées 23 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

La renaissance, la résurrection, pour nous, n'est pas une doctrine philosophique ou une croyance. Le rétablissement ou ce nouveau printemps dans nos vies nous est offert comme un héritage, un bien qui nous est transmis sans mérite de notre part, un cadeau qui découle de notre filiation avec un Dieu d'amour. Ce cadeau comme tous les présents comporte une part d'étonnement et de surprise. Notre Être suprême se révèle à nous comme un Père qui nous aime avec tendresse. Nous en sommes venus à croire qu'Il nous a crées et qu'il nous offre tous les jours une vie spirituelle et éternelle. Il nous invite à nous accueillir avec confiance, en accueillant l’autre qui se présente quelquefois dans la détresse, parfois dans la tendresse.

« C’est le don que Dieu nous a fait et la transmission de ce don à nos semblables est le seul objectif qui anime aujourd’hui les AA dans tout l’univers. Il y a une autre raison à cet objectif unique : le grand paradoxe qu’on trouve chez les AA réside dans cette certitude que nous avons de pouvoir difficilement conserver le don précieux de notre sobriété si nous ne le donnons pas à d’autres. » ( 12x12, 5e Tradition, page 171 ) Lorsque nous prions, nous pouvons remercier Dieu tel que nous Le concevons pour tous les cadeaux de la vie. Et quand nous méditons, nous faisons de notre mieux pour nous mettre au diapason de la volonté de notre Puissance supérieure telle qu'elle se manifeste dans notre vie. Comment faire autrement ?

« La meilleure manière d’atteindre le bonheur est de le donner aux autres. » ( Baden-Powell ) La Vie nous fait de vrais beaux cadeaux. Il y a habituellement de la magie dans l’air quand nous recevons Ses cadeaux... Cette magie n’est que la matérialisation de notre vie spirituelle. Comment recevoir les cadeaux de la vie, surtout quand nous avons une idée assez vague de ce que peut être un don ? Comment recevoir un cadeau si ceux que nous avons reçu venaient de manipulateurs ou d'abuseurs ?

- Est-ce que nous méritons ces cadeaux ?
- Sommes-nous capables de recevoir ces cadeaux ?
- Est-ce que ces cadeaux en sont vraiment ?
- Est-ce que les émotions désagréables que nous ressentons sont des cadeaux ?
- Est-ce que certains de ces cadeaux ne vont pas s’envoler en fumée ?
- Quel va être pour chacun de nous le prix de ces cadeaux ?
- Allons-nous savoir déballer ces cadeaux parfois mal emballés ?
- Sommes-nous dignes de ces cadeaux qui n’ont pas de prix ?
- Que faire de ces cadeaux en fait ?

Nous pouvons identifier les émotions toxiques cachées derrière chacune de ces questions qui montent à la surface, jusqu’à ce que toutes nos peurs disparaissent. Commençons par dresser la liste de ces cadeaux et de ces peurs, par les regarder, les reconnaître (« naître à nouveau avec elles »), les apprivoiser... Qu'est-ce ce qui se cache derrière nos inquiétudes : expériences passées, programmations toxiques, soucis face à l’inconnu, traumas enfouis ? Le jeu en vaut la chandelle pour enfin accueillir à nouveau joyeusement les cadeaux de la vie dont les plus beaux sont les moments présents. « Le bonheur c’est l’acceptation de la vie quelle qu’elle soit. » ( George Sand )

La vie est un écho d'amour. Ce que nous envoyons, nous revient. Ce que nous semons, nous le récoltons. Ce que nous donnons, nous est rendu. Ce que nous voyons dans le cœur des autres, séjourne dans le nôtre. Tous les cadeaux de la vie n'ont qu'une seule source... ça le dit pour nous,... c'est la Vie.

Voyez ce vidéo clip de Stacey Kramer dans le cadre des conférences TED Le plus beau cadeau auquel j'ai survécu : https://www.ted.com/talks/stacey_kramer_the_best_gift_i_ever_survived?language=pt-br Stacey Kramer partage une parabole touchante de 3 minutes qui montre comment une expérience non désirée peut s’avérer être un cadeau mal emballé qui n’a pas de prix. Pour voir les sous-titres en français, cliquez sur «Subtiles» et choisissez le français (Canada).

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 22 mars 2017

Pensées 22 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Dans le hall de l’hôtel Mayflower à Akron, une petite ville du Middle-West, Bill W. a été hanté par ses vieux démons : ses obsessions de boire. Ce qui le sauva de ce bar d’hôtel qui clignotait et qui l’appelait au fond du corridor et lui permit de fuir ce nouveau terrible « premier verre », ce fut cette idée toute simple : il lui fallait d’urgence parler avec un autre alcoolique comme Ebby l’avait aidé en lui transmettant le message d’un être souffrant à un autre.

Bill obtint un rendez-vous avec un médecin, alcoolique lui-même, qui lui dit n’avoir que quelques minutes à lui consacrer, tant sa « gueule de bois » ne pouvait s’accommoder d’un « raseur » de New-York. En fait, l'histoire nous dit que la rencontre dura une dizaine d’heures. Ce que les deux hommes s’y dirent est resté confidentiel. Ce qu’il en est resté est capital : c’est l’identification d’un alcoolique à un autre, et la valeur thérapeutique sans égal d’une telle identification. Bill W. venait de rencontrer le Dr Bob, l’homme qui allait l’aider à écrire les Douze Étapes et à fonder les AA.

Dans la sagesse que Dieu leur a inspirée, Bill W. et le Dr Bob, les pionniers et fondateurs des Alcooliques Anonymes, ont lutté pour que le mouvement AA reste aux alcooliques. Comme le faisait remarquer Bill W., tout ce que nous avons à partager c'est notre vécu. Ce que nous n'avons pas vécu, nous ne pouvons pas le partager. En 2008, plus de 552 différents groupes d'entraide s’étaient inspirés du mode de vie des AA (Les Douze Étapes) et se rétablissaient ensemble de leur dépendance ou de leur codépendance. La fondatrice des OA Rozanne S. est décédée le 16 janvier 2013. Elle s’était inspirée à 100% du mode de vie des AA.

Il nous semble très précieux de pouvoir nous rassembler dans un esprit de fraternité et de souder ce dernier dans un partage de la souffrance et des émotions. Ceci ne nécessite pas l'expression des traumatismes vécus pour toute la fraternité réunie. Le partage à un parrain ou une marraine, un genre de témoin éclairé est préférable et plus aisé. Il est en effet reconnu que tout membre d’une famille dysfonctionnelle qui a vécu quelques traumatismes comme la violence, l’inceste, l’alcoolisme, ... et la loi du silence, est aussi envahie par la honte, la culpabilité et par la loyauté vis-à-vis de même groupe familial même s'il est complètement capoté. Les groupes d’entraide nous aident à rétablir les fractures subies dans nos relations familiales lorsque nous étions enfants et aussi à soigner les blessures vécues dans notre vie adulte.

« Si nous voulions vivre, nous devions nous libérer de la colère. Les crises et l’irritabilité ne sont pas pour nous. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap 5 Notre Méthode, page 74 ) Ce milieu thérapeutique et sécuritaire de l’entraide permet de briser le silence et l’isolement. Il nous invite aussi à reconnaître les difficultés, les peurs et les déceptions face à l'adulte qui sous les effets de l'alcool ou d'autres substances toxiques n'a pas assumé ses responsabilités parentales. Le partage de notre vécu et de notre situation nous libère d'une impuissance honteuse et culpabilisante, nous permet de survivre. Un enfant adulte aujourd’hui qui s’est senti le devoir de « sauver » un parent « alcoolique » répète souvent ces comportements avec des amis ou avec un conjoint qui ressemble souvent au plus haut point au parent. Allez voir ce clip de photos narré en anglais par Bill W. qui raconte sa première rencontre avec le Dr Bob S. : http://www.youtube.com/watch?v=HwIrecwfTy4

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’eau. Après 25 ans de sa promulgation par l’ONU, l’alimentation en eau potable n’est pas encore assurée partout, loin s’en faut, et de nombreuses zones agricoles souffrent encore d’une alimentation médiocre. Visitez www.unwater.org (Il y a de la traduction instantanée)

Merci la Vie !!!
Gilles

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