dimanche 30 juillet 2017

Pensées 30 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Rien n'est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle, perdu dans le labyrinthe de la vie. » (Martin Luther King Jr) Qu'est que c'est que ça, qu'un labyrinthe ? C'est un ouvrage architectural ou paysager composé d'une suite de salles, de couloirs ou de corridors, disposés selon un plan complexe édifié de façon à enlever tout sens de l'orientation à qui le parcourt. C'est un peu ça vivre. Quelquefois, nous avons l'impression de tourner en rond, de trouver une sortie et plus nous cherchons une solution logique, plus nous sommes perdus. Nous sommes comme prisonniers de nos joies, de nos peines, de nos colères, de nos questionnements qui forment parfois des murs, des obstacles. Nous essayons de nous en sortir, nous avançons, nous faisons des choix et des erreurs, nous nous trompons et nous recommençons !

Là où nous étions totalement impuissants face à notre dépendance ou à celle d'un être cher, nous avons trouvé une Puissance supérieure à nous-mêmes, qui nous a aidés à cesser de répéter nos comportements toxiques et nos habitudes destructrices. Alors que nous étions perdus dans le labyrinthe de la vie, nous avons trouvé conseil dans l'expérience des autres dépendants ou codépendants en rétablissement et dans le contact que nous améliorons constamment avec notre Puissance supérieure. Certains d'entre nous ont une conception utilitaire d'une Puissance supérieure. La prière peut servir à quelque chose autre que des demandes souvent irréalistes. Pour nous, la prière est plus souvent une façon d'exprimer notre gratitude.

« Qui s’intéresse le moindrement à une Puissance supérieure, sans parler de la méditation et de la prière ?… Non, l’alcoolique, généralement égoïste à l’extrême, n’a aucune inclination en ce sens — à moins d’y être obligé pour sauver sa propre vie. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 1ère Étape, page 26 ) Pour plusieurs d’entre nous le mot « Dieu » est source d’irritants. Certains doutent de l'existence d'une Puissance supérieure à nous-mêmes, quelle qu'elle fût. Peut-être associons-nous la religion à des expériences désagréables, à des fausses croyances ou encore à des « bondieuseries » qui nous répugnent. « La prière et la méditation sont nos principaux moyens de communication consciente avec Dieu. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 11e Étape, page 107 )

Nous pouvons aussi relancer notre vie spirituelle sous un nouveau souffle, le souffle de vie, celui qui nous habite. Si nous sommes inconfortables avec ce que nous avons appris durant notre jeunesse, nous pouvons essayer une nouvelle approche, une nouvelle conception de Ps et une nouvelle expression de notre spiritualité. Nous ne sommes pas obligés de tout comprendre du premier coup ou de trouver toutes les réponses tout de suite. Quelquefois, il suffit de savoir que les autres croient en une Ps à eux-mêmes et que cette croyance les aide à demeurer sobres ou abstinents. Puis tranquillement, nous faisons « comme si » et nous en venons à croire… xxx) Nous sommes chanceux d'avoir retrouvé notre Ps ( qui ne s'était pas perdue ) pour nous guider et de sentir Son accompagnement et Son apaisement dans ce grand labyrinthe qui est le Sien.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 29 juillet 2017

Pensées 29 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Nos défauts devraient nous donner une qualité : l’indulgence pour les défauts des autres. » ( Antoine de Rivarol ) Ils nous montrent le chemin de la perfection. La perfection désigne l’état d’accomplissement moral et spirituel auquel l’être humain serait destiné. Ça serait pour plusieurs auteurs un état de liberté totale et de félicité absolue auquel l'homme ne pourrait accéder que par un travail constant sur sa pensées, ses paroles et ses comportements. St-Thomas d'Aquin a écrit que seul Dieu est absolument parfait dans l'ordre de toutes choses. Pour les bouddhistes, il existe dix niveaux de perfections, des vertus dans lesquelles nous évoluons. Il existe un sophisme, paradoxe ou raisonnement qui vise à démontrer que la perfection n'existe pas.
Prémisse ➊ Un objet parfait a toutes les qualités.
Prémisse ➋ Si un objet est parfait, alors il n'a pas la propriété d'être imparfait.
Prémisse ➌ S'il manque une propriété à un objet parfait, il est imparfait.
Conclusion : Il n'y a pas d'objet parfait.

« Sous prétexte que la perfection n'est pas de ce monde, ne gardez pas soigneusement tous vos défauts. » ( Jules Renard, Extrait de son Journal ) Avec le mode de vie des groupes d'entraide, nous avons compris que nous ne sommes pas parfaits et qu'il nous arrive de temps en temps de nous décevoir nous-mêmes et de désenchanter ou désillusionner les autres. Lorsque nous identifions « les autres » comme source de déception, plusieurs d'entre nous voient dans l'égocentrisme un solide bouclier. Nous nous retirons alors souvent dans la solitude, et là au moins, nous nous croyons en sécurité.

À l'opposé, plusieurs d'entre nous utilisent un ou des groupes pour s'y fondre et s'y cacher afin d'éviter la solitude et d'esquiver leur propre responsabilité. Notre personnalité ou bien se grandit pour nous protéger devant une ou plusieurs peurs appréhendées, ou bien se dissout dans notre relation avec les autres, recherchant la valorisation que semble nous apporter l'espace d'un moment, d'une vie, une relation codépendante. « L'homme est la perfection de l'Univers, l'esprit est la perfection de l'homme, l'amour est la perfection de l'esprit, et la charité est la perfection de l'amour. » ( Saint François de Sales ) Et l'amour est probablement la nourriture que chaque être humain a besoin pour exprimer en même temps les imperfections de son petit côté naturel, son humanité et la perfection de son petit côté spirituel, sa divinité. « Il semble donc que peu d'entre nous peuvent rapidement et sans peine se disposer à tendre vers la perfection spirituelle et morale ; nous voulons juste ce qu'il faut de perfection pour nous permettre de nous débrouiller dans la vie et, il va sans dire, selon notre propre évaluation de ce strict minimum. Ainsi donc, entre 'les enfants et les adultes', il y a la même différence qu'entre tendre vers un objectif que l'on se fixe soi-même et l'objectif parfait qui est déterminé par Dieu. » ( 12x12, 6e Étape, pages 75-76 ) Et s'il n'y avait pas de séparation entre Dieu et Ses enfants…

Le mot perfection vient du latin per-ficio, ficio du verbe facere : faire et per signifie littéralement jusqu'au bout, donc parfait signifie ce qui est fait jusqu'au bout, totalement. « Celui qui reconnaît consciemment ses limites est le plus proche de la perfection. » ( Johann Wolfgang von Goethe, Sentences en prose ) Reconnaître nos limites, c'est nous accepter tel que nous sommes. Grâce à toutes nos expériences et déboires, nous avons appris à nous accepter (le mot magique) nous-mêmes avec douceur, et à développer envers les autres le même sentiment d'acceptation et de tolérance. Grâce à la pratique des Douze Étapes et des Douze Traditions, notre vie n'a jamais été aussi saine et belle. « La perfection du caractère consiste à passer chaque journée comme si c'était la dernière, à éviter l'agitation, la torpeur et l'hypocrisie. » ( Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même... ) Grâce à notre Ps, nous pouvons vivre ce que notre « aujourd'hui » nous amène, même si ça nous semble qu'une pâle image de la perfection. Nous pouvons nous rappeler que c’est Sa perfection qu’Il ou Elle désire pour nous aujourd’hui. « Il nous faut reconnaître aussi que nous nous complaisons dans certains de nos défauts. Nous les aimons réellement. » ( 12x12, 6e Étape, page 74 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 28 juillet 2017

Pensées 28 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Des questions se posaient : Ces nombreux alcooliques imprévisibles d'hier pouvaient-ils se réunir et travailler ensemble avec succès ? » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., Avant-propos de la 2e Éd., page xix ) Que nos groupes d'entraide soient petits ou gros, récents ou bien établis, qu'ils se réunissent pour échanger, « étudier » les Étapes ou écouter un témoignage, tous n'ont qu'une raison d'être : transmettre le message à la personne qui souffre encore et ce n'est pas nécessairement le nouveau ou la nouvelle qui arrive à sa première réunion. Nous avons mis du temps à déclarer que nous souffrions de cette maladie dont l'une des caractéristiques principales est le déni. Nous avons dû y mettre le temps qu'il fallait pour admettre notre défaite, pour enfin capituler. Le déni réside dans le temps : le temps de réaliser, le temps d’en avoir peur, le temps de refuser l’évidence, le temps d’accepter. Devant cette maladie si particulière, une fois le stade de l’admission, de l'aveu de notre impuissance à nous en sortir passé, il nous a fallu entamer une démarche de reconstruction. Nous avions besoin de parler, de sortir de notre caverne, d’éliminer ces sources de stress qui nous ont conduit à nous geler ainsi. Nous avons rencontré et nous en avons parlé à des personnes qui ne nous ont pas demandé ni d’où nous venions, ni qui nous étions, ni ce que nous faisions dans la vie. Ces personnes privilégiées devaient être affectées de la même maladie, et plus que la connaître de l’intérieur comme le fond de leur poche, elles devaient connaître intimement un mode de vie qui permet de nous rétablir. À leurs contacts, nous avons tout simplement compris qu’il valait mieux être acteurs de notre rétablissement que spectateurs de cette maladie.

L'objectif primordial des groupes d'entraide est de transmettre leur message de rétablissement à ces hommes et ces femmes qui cherchent de l'aide. Presque tous les traitements de la dépendance et de la codépendance visent à aider ceux et celles qui sont atteints de ces maladies à rester abstinents de leur compulsion ou de leurs comportements toxiques. Peu importe la route suivie, nous cheminons tous dans la même direction : le rétablissement. Ensemble, nous pouvons accomplir ce qu'aucun de nous ne peut faire seul. Nous pouvons être une source d'expérience personnelle et un support constant pour nous rétablir ensemble.

Les principes du mode de vie qui nous sont présentés dans les Étapes et les Traditions font des groupes d'entraide des fraternités d'amour constituées de personnes attentionnées qui ne veulent qu'une chose : la libération quotidienne pour elles et pour les autres de leur dépendance ou codépendance. Et comme plusieurs l'affirment en terminant leurs réunions : « Reviens ! Ça marche ! » — Reviens ! Donne-nous encore beaucoup d'amour, ça marche ! — Reviens ça marche ! Pis si ça ne marche pas reviens pareil jusqu'à ce que le miracle se fasse ! Surtout si nous y partageons beaucoup d'amour. Et comme notre sage et ami John Edward M. le dit souvent : « Continue de venir aux meetings pour ne pas être obligé d’y revenir. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 27 juillet 2017

Pensées 27 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dieu n'est pas spectateur. Le seul Dieu qui soit est sans cesse impliqué dans le drame miraculeux et contradictoire de la création. Dieu est en quelque sorte noyé dans la création, et ne peut en être ni séparé ni distingué. » ( David Herbert Lawrence, Matinées mexicaines ) Dieu a un plan pour chacun de nous. Pour découvrir ce plan de Dieu dans notre vie, c'est très simple : d'abord Dieu tel que nous Le concevons nous a montré que nous sommes tous Ses enfants, des enfants de Dieu. Dieu nous montre le plan qu'il a pour nous à travers toutes les bénédictions dont nous sommes l'objet. Nous sommes aussi persuadés que Dieu a un plan précis pour chacun de Ses enfants. Comment est-ce qu'un enfant de Dieu peut réellement découvrir le plan précis de Dieu dans sa vie ? Tout ce qui s'est passé dans notre vie hier a fait partie du plan de Dieu même dans les événements pénibles ou les émotions même désagréables que nous avons vécus. « Si nous disons : 'Non jamais !', notre cœur se ferme à la grâce de Dieu. Tout retard est dangereux, et la révolte peut être fatale. Le moment est donc venu d'abandonner nos objectifs limités pour accomplir la volonté de Dieu pour nous. » ( 12x12, 6e Étape, page 77 ) Nous ne sommes pas sûrs que nous pouvons nous fermer à la grâce de Dieu, quelle illusion.

« Je suis aussi mauvais que le pire, mais Dieu merci, je suis aussi bon que le meilleur. » ( Walt Whitman ) Nous croyons que Dieu a un plan merveilleux pour chacun de Ses enfants. Il permet par contre que, soit que tout se passe sans problème, soit qu'il y ait parfois des épreuves à surmonter. Quelles sont les réponses possibles de Dieu à nos prières dans nos moments difficiles ou pénibles où nous vivons une épreuve ?
• Dieu répond « Oui ! » parce que c'est Sa volonté.
• Dieu répond « Non ! » tout en nous procurant l'encouragement nécessaire pour vivre cette épreuve, parce qu'Il a d'autres choses meilleures en réserve pour nous.
• Dieu nous laisse attendre et répond « Plus tard ! » peut-être parce qu'Il veut que nous comprenions que sans Lui nous ne pouvons rien, que nous devons mettre toute notre confiance en Lui, que ce n'est pas Sa volonté maintenant, qu'il est avantageux de Lui confier notre volonté et notre vie ( aveu, humilité, etc). Peut-être qu'Il a d'autres choses plus importantes à nous faire découvrir avant de résoudre l'épreuve que nous traversons, qu'Il va utiliser cette épreuve pour manifester Sa gloire (témoignage auprès d'autres membres) et honorer Sa gouverne.

« Puisque nous avons été gratifiés d'une libération totale de l'alcoolisme, pourquoi ne pourrions-nous pas, par le même moyen, nous libérer totalement de chacun de nos défauts et problèmes ? Ce mystère fait partie de notre existence et ce n'est probablement que dans l'intelligence de Dieu qu'on en trouve l'entière explication. » ( 12x12, 6e Étape, page 71 ) Dans les groupes d'entraide, il nous est souvent suggéré d'en venir à croire que notre Puissance supérieure, Dieu pour plusieurs, a un plan pour chacun d'entre nous. Lorsque nous prenons soin des autres en les aidant lorsque notre aide n'est pas sollicitée, nous pouvons croire que cela les prive de l'estime de soi qu'ils peuvent obtenir en affrontant et en surmontant les défis que Dieu a prévus pour eux. Permettre aux autres de faire face aux conséquences de leurs gestes, cela nous permet à tous et chacun d'apprendre et de progresser. « Dieu est le possible qui réside au-delà de l'actuel. Dieu n'existe pas. Dieu est une création car l'éternité ne suffit pas. » ( Henry Miller, Lettres à Anaïs Nin )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 26 juillet 2017

Pensées 26 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Il y a des échanges entre deux personnes qui procurent un plaisir sexuel, que nous appelons quelquefois des bisous, des baisers, des ébats sexuels, des élucubrations somatiques ou plus affectueusement des 'mamours', et il y a aussi des échanges qui procurent d’autres plaisirs quelquefois sensuels comme des gestes de tendresse : des regards, des discussions, des remerciements, des marques d’attention, d’écoute, d’intérêt, de doux moments passés ensemble, des mots doux, des rigolades, des sourires complices. Ces gestes de tendresse peuvent être l'occasion d’échanges affectifs, sans même qu'il y ait contact physique.

Quand nous participons à des échanges affectifs, plusieurs d'entre nous croient en retirer des biens affectifs : sensations agréables, de douceur, de plaisir, de tendresse, sentiments de valorisation, sentiments de complicité, impressions d’exister, de compter. Quand nous échangeons des choses, nous effectuons un échange matériel (comme ce à quoi les huards servent pour faire un achat ou comme lors d'échanges de marchandises ou de services comme avec le troc) et nous en retirons des biens matériels. Les échanges affectifs entre des personnes, ça peut prendre toute une série de formes, pleine de subtilités, d’originalités, de créativités et de tabous. Ça peut prendre la forme d’échanges physiques ou non, d’échanges sensuels ou non, quelquefois de simples gestes de tendresse. Est-ce que ces échanges affectifs nous font du bien ou est-ce que nous en retirons réellement des biens affectifs ? Notre culture a deux mots pour les échanges affectifs : « Amitié » et « Amour ». Les gestes de tendresse sont une merveilleuse façon de cultiver et l'amour et l'amitié.

« L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. » ( Jean Vanier ) La tendresse évoque pour plusieurs d'entre nous notre enfance, les câlins, le réconfort. Hélas pour beaucoup d'entre nous, la tendresse s'est fait rare dans notre développement. Dans un couple, la sexualité est importante, et la tendresse est fondamentale. Lors d'une enquête, 38 % des gens interrogés ont répondu que l'élément le plus important dans une relation de couple était la tendresse et l'affection, alors que 13 % seulement ont mentionné la chimie et l'entente sexuelle. C'est tout dire. C'est surtout pour beaucoup tout partager en douceurs et attentions.

« Cet homme nous a raconté qu'il était tombé à genoux à côté de son lit. En quelques secondes, il a été envahi par la conviction que Dieu était présent… Il se trouvait en présence de la Puissance et de l'Amour infinis. ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4, page 64 ) Lorsque nous prenons conscience que notre Puissance supérieure nous habite et que Sa volonté soit que nous nous rapprochions des êtres que nous aimons, peu de choses ont cette importance dans notre vie. Lorsque nous nous occupons à cultiver l'amour et l'amitié dans nos relations avec les autres, nous pouvons alors nous passer d'un nombre incroyable de choses matérielles. Nous ne sentons plus ce grand vide à l'intérieur de nous et nous ne cherchons plus à le combler. Dieu a permis notre rétablissement en nous débarrassant de l'illusion selon laquelle nous étions incomplets et nous nous sentions seuls, séparés. Et le mode de vie des groupes d'entraide nous a appris que nous ne devions pas chercher notre complétude à l'extérieur de nous-mêmes.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 25 juillet 2017

Pensées 25 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

La foi est don de Dieu (nous ne pouvons pas obliger Dieu à se révéler à nous) et en même temps, il nous appartient de vouloir Le connaître et de L’accueillir lorsqu’Il est présent. La foi, la plus commune, est la conviction intime que Dieu est Créateur de l’univers, qui domine tout, sait tout de moi et est Celui qui peut pardonner nos fautes. La foi plus vivante, rencontre réelle avec l’amour de Dieu qui est devenu mon Père, un papa tendre et aimant. « Or, il s'en trouve parmi nous qui refusent de croire en Dieu, d'autres qui ne le peuvent pas, et d'autres encore qui croient sans doute que Dieu existe mais doutent sincèrement qu'Il veuille accomplir ce miracle. » ( 12x12, 2e Étape, page 27 ) Pouvons-nous guérir de l'alcoolisme ( ou, en fait de toute autre dépendance ) ? Nous avons bien compris qu'à ce jour il n'existe pas de solution facile, de médicament miracle. Même si les vendeurs de miracles s'acharnent à vendre leur salade, notre maladie progressive et fatale est pernicieuse. Nous ne pouvons affronter ce Goliath. Nous n'avons jamais eu la stature ou le courage d'un David. Certains d'entre nous se sont acharnés à répéter les mêmes gestes, à attendre des résultats différents, à nous cogner à chaque fois la tête contre ce mur inébranlable avec une telle détermination que des observateurs de notre entourage y ont noté une forme de déraison. Et nous avons perdu la bagarre avant même de nous apercevoir de l'étendue des dommages. Notre cheminement nous invite à vivre avec notre maladie... et avec notre rétablissement.

« N'est-ce pas là une guérison miraculeuse ? » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4, page 64 ) « Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle. » ( Albert Einstein ) Notre Ps nous a invité progressivement à faire le choix de vivre une abstinence totale de substances et comportements toxiques. Nous en sommes venus à croire en la possibilité de ce paradoxe du fait d'être alcoolique sans boire d'alcool, d'être « gambler » sans jouer, d'être outremangeur sans manger avec excès, d'être codépendant tout en nous mêlant de nos affaires plutôt que de celles des autres ou sans essayer de les changer, de vivre nos émotions sans chercher à les geler. La lecture logique de cette séquence de mots est de signifier « Je suis alcoolique et je ne consomme pas d'alcool », et non « Puisque je ne consomme pas d'alcool, donc je ne suis pas alcoolique ». Il ne faut pas confondre les causes et les effets, et y a-t-il vraiment des causes ? C'est en les inversant que nous risquons de nous méprendre gravement... Et est-ce que la poule est vraiment venue avant l'œuf ?

Curieusement, la Douzième Étape (après la Première) est souvent le deuxième point de départ du rétablissement. C'est seulement en partageant ce que les groupes d'entraide nous ont donnés que nous conservons ce que nous avons. Le paradoxe de la Douzième Étape est évident : c'est en donnant que nous recevons. « Voir, entendre, toucher, sont des miracles et chaque partie et chaque particule de moi-même est un miracle. » ( Walt Whitman, Feuilles d'herbe ) Merci mon Dieu d'amour de partager tous ces miracles et de nous permettre de les vivre. (voir le vidéo de Carolyne Jomphe - Si Demain : http://www.youtube.com/watch?v=FgoTPYoyYj4 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 24 juillet 2017

Pensées 24 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Certains d'entre nous ont connu ces « symptômes » : volonté de « s'endurcir », de montrer que nous sommes fait forts, d'essayer de ne montrer aucune émotion ou sentiment, de vivre une sensation de vide intérieur et émotionnel au point de perdre nos liens d'amitié, de même nous comporter en monstre ou en « malade »... Certains d'entre nous ont eu des moments où nous nous sommes sentis impuissants devant les autres. D'autres ont eu l'impression d'être une éponge, en attirant à soi des êtres dont les comportements sont néfastes ou toxiques. Alors pour nous protéger de la souffrance, plusieurs d'entre nous ont adopté une attitude de fermeture afin de ne montrer à personne ce que nous ressentons, dans le but de nous sentir plus forts. Et il y a là un hic, c'est que nous ne sommes pas capables de ne pas vivre sans aucune émotion ni agréable ni désagréable. Nous avons vécu coupés de nos émotions jusqu'a ce qu'un jour nous avons eu si mal que nous avons dû faire face à la musique même si ce n'était pas notre genre de tunes. C'est difficile d'essayer sans le secours ou avec l'illusion de séparation avec une Ps et à mesure que nous sollicitons l'aide de cette force, de cet Être suprême, ça devient de plus en plus libérateur. Nous pouvons aujourd'hui admettre que nous sommes des êtres tout simplement humains et aussi divins... et des personnes sensibles, même hypersensibles. « Le mystère de l'incarnation se répète en chaque femme ; tout enfant qui naît est un Dieu qui se fait homme. » ( Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ) et nous essayons de le modeler. « Chaque enfant a un dieu en lui. Mais en essayant de modeler l’enfant, nous transformons ce dieu en démon. » ( Anthony de Mello )

Eh ! Voilà ! Nous traversons les hauts et les bas de la vie sans avoir besoin de nous geler, de nous anesthésier de quelque façon que ce soit. Voilà qui est un grand miracle. Et pourtant, il y a plus encore. Chacune des promesses non seulement celles de la 9e Étape du chapitre À l’œuvre (page 94, 4e Éd., Comme résultat de ces Étapes...) mais bien toutes celles que nous retrouvons dans l'ensemble du Gros Livre se réalisent dans nos vies parfois tranquillement, parfois rapidement. Dieu fait aujourd'hui par nous ce que nous ne croyions pas capables de faire par nous-mêmes hier. Quel merveilleux mystère que ce plan secret qu'Il nous dévoile à chaque instant présent ! « Après tout, qu'est Dieu ? Un enfant éternel jouant à un jeu éternel dans un éternel jardin. » ( Shrî Aurobindo, Aperçus et pensées )

J'ai faim, dit Dieu
Dieu habite parmi les plus humbles des hommes.
Il est sur le tas de poussière, au milieu des forçats en prison.
Il se tient à la porte avec les délinquants juvéniles, demandant du pain.
Il accourt avec la foule des mendiants, partout où se distribuent des aumônes.
Il est parmi les malades.
Il fait la queue avec les chômeurs devant les bureaux de placement.
Il faut donc que celui qui voudrait rencontrer Dieu visite les cachots et l'hôpital avant d'aller à l'église, qu'il vienne en aide au mendiant debout devant sa porte avant de lire sa Bible.
S'il ne visite la prison qu'après être allé au temple, n'a-t-il pas retardé d'autant sa rencontre avec Dieu ? 
 S'il va d'abord à l'église et seulement ensuite à l'hôpital, n'ajourne-t-il pas d'autant sa contemplation de Dieu ? 
 S'il néglige de secourir le mendiant à sa porte, pour s'accorder la joie de lire la Bible, il court le danger de voir Dieu qui habite parmi les petits, s'en aller ailleurs.
En vérité, celui qui oublie les chômeurs oublie Dieu.
Toyohiko Kagawa, Méditations

Voir aussi à la fin le poème de Anthony de Mello sur ce même thème de rencontre avec Dieu.
Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 23 juillet 2017

Pensées 23 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dieu n'abandonne jamais Ses enfants, mais Ses desseins sont insondables, et Il construit notre route à l'aide de nos propres pas. » ( Paulo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière ) Nous sommes des enfants de ce Dieu tel que nous Le concevons. Il nous communique la vie et le bonheur de ce moment d'éternité. Saint Augustin considérait le désir du ciel comme étant non seulement l'expression de la vertu d'espérance mais aussi comme portant en lui un grand acte d'amour, capable de détacher notre cœur de tous les biens passagers et des plaisirs de la terre pour l'attacher de plus en plus intimement à Dieu. Tous les biens matériels et les plaisirs de la terre sont pour nous des cadeaux de la vie à chacun de ses habitants temporaires. Ce ne sont pas des éléments essentiels ou nécessaires, bien que plusieurs apparaissent comme indispensables. Plusieurs passent beaucoup de temps à demander à leur Être suprême pour quelques ou d'innombrables possessions qu'ils n'ont vraiment guère besoin.

« C'était le début d'une authentique relation avec les hommes et avec Dieu. » ( 12x12, 5e Étape, page 64 ) Pour nous ce n'est pas uniquement le début mais bien la découverte que nous avions entretenu une illusion d'être séparés de notre Ps, de nos frères et soeurs humains, de ce grand tissu qui se nomme humanité. « Dieu, qui connaît le mieux les capacités des hommes, cache ses mystères aux sages et aux prudents de ce monde, et les révèle aux petits enfants. » ( Isaac Newton, Écrits sur la religion ) Lorsque nous croyons vivre d'après notre seule volonté, nous avons aussi l'illusion de ne penser que par nous-mêmes, et de penser seulement à nous-mêmes. Nous oublions que nous ne formons qu'une petite parcelle indivisible du monde et que, quelle que soit la force personnelle dont nous disposons, elle nous vient d'une Puissance supérieure. Nous n'avons pas vraiment de choix et pour nous c'est ok comme ça. Puisque c'est Dieu tel que nous Le concevons qui mène. De temps à autre, notre Ps nous permet de croire que nous sommes les esclaves de notre volonté personnelle, d'avoir des revendications déraisonnables et d'être frustrés parce que la planète ne tourne pas dans le sens que nous le voulons. Et aussi Elle nous permet de croire que nous pouvons capituler, lâcher notre illusion de prise, chercher à connaître la volonté de Dieu, obtenir la force de l'exécuter, et refaire la paix avec le monde. Réfléchir, prendre des initiatives et élaborer des projets sérieux, c'est l'expression de la volonté de Dieu qui est la source de ces idées et impulsions et aussi l'énergie qui nous habite pour les réaliser. « N'oublie pas que c'est dans ton cœur d'enfant de Dieu que la terre et le ciel se rejoignent vraiment. » ( Josemaria Escriva de Balaguer ) La tête (en symbolique le ciel) et le cœur (en symbolique la terre) sont quasi inséparables depuis que la guillotine a été remisée. Cette illusion de séparation ressemble à celle que nous avons entretenu entre notre Ps et nous-mêmes. Nous formons tous ensemble un tout sur le plan personnel et impersonnel, un grand tissu humain sur cette terre. Merci de faire partie de ce tout.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 22 juillet 2017

Pensées 22 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Lorsque nous voyons ce qu’il y a de mieux chez les autres, c'est aussi ce qu'il y a de mieux chez nous. Il y a toujours quelque chose à aimer chez les autres. Si nous ne trouvons rien de bien, de bon à reconnaître chez les autres, nous sommes probablement nous-mêmes dans une période noire, très sombre, et nous sommes probablement en train de nous attarder sur nos propres défauts et faiblesses. Ceux et celles que nous côtoyons, ceux et celles qui nous ont permis de nous rétablir, font de nous un reflet de ce que Dieu, tel que nous le concevons, a comme intention pour chacun de nous. Il a cette influence sur tous et chacun.

« Aimons toujours ce qu'il y a de meilleur chez les autres et ne craignons jamais ce qu’il peut y avoir de pire en eux ». ( Grapevine - janvier 1962 — Réflexions de Bill, page 203 ) Il nous arrive de considérer nos émotions comme des obstacles, des erreurs ou des faiblesses. Nous avons cherché à les geler, à les contrôler et à les empêcher de se manifester quelquefois sous des anesthésiants comme des tonnes de nourriture ou parfois seulement quelques aliments déclencheurs. Par exemple, au moment où nous nous adressons à une certaine personne qui nous intimide, nous devenons nerveux et tendu et nous considérons que c'est un dur moment à passer ! Nous voudrions être à notre meilleur, mais au lieu de ça nous rougissons, nous bafouillons. La plupart du temps, ça ne nous dérange pas d'être énervé, seul chez nous, mais à ce moment, toutes nos réactions nous nuisent en nous empêchant de faire ce que nous voulons. À chaque moment, nos réactions émotives nous indiquent dans quelle mesure nos besoins sont satisfaits ou sont insatisfaits. Elles nous montrent jusqu'à quel point la situation ou les événements nous conviennent vraiment ou pas du tout. Soit la situation ou soient les événements font yeark ! ou chantent dans nos cœurs quelque murmure comme yum-yum ! « La haine n’est le plus souvent que de l’amour blessé, que nous maltraitons encore plus avec l’accumulation de nos ressentiments. » ( Jacques Salomé ) L’amour blessé, est quelquefois un passage obligé.

Toutes ces circonstances peuvent dégénérer jusqu'à une cuite sèche. « La colère, ce luxe que peuvent parfois se payer des gens mieux équilibrés, pouvait nous garder indéfiniment dans une sorte d'ivresse émotive. Souvent, ces 'cuites sèches' dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. Il en était de même des autres émotions fortes, comme la jalousie, l'envie, l'apitoiement ou l'humiliation. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) Nous pouvons comparer l'état d'ivresse mentale à un escalier pernicieux qui descend vers un état de crise psychologique. C'est le passage dangereux que nous empruntons si nous refusons de prendre au sérieux nos émotions et si nous refusons de tenir compte des messages qu'ils cachent. Cet escalier très glissant nous pousse à continuer toujours vers un bas-fond ; seuls, c’est impossible de changer de direction. Notre Ps, le rétablissement et l'entraide peuvent nous permettre de rebrousser chemin vers une vie saine et satisfaisante. Tous les êtres humains, y compris tous les membres de nos groupes d'entraide et nous-mêmes, souffrent jusqu'à un certain point de faiblesses émotives. « On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui. » ( Jean-Paul Richter ) Les objectifs de notre Puissance supérieure semblent être de nous permettre de développer de la tolérance, de nous refléter nos propres faiblesses et de découvrir ce que signifie l'amour authentique du prochain. Cet amour attise cette étincelle qui rapidement s'enflamme. Grâce aux Douze Étapes et à l'amour des autres membres de nos groupes d'entraide en rétablissement, nous en venons à nous épanouir ensemble et devenons des êtres humains pleins de vitalité tels que notre Puissance supérieure veut que nous soyons. Nous profitons alors de la vie. « Donnons à ceux et celles que nous aimons des ailes pour s'envoler, des racines pour y revenir et des raisons pour vivre. » ( Dalai Lama )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 21 juillet 2017

Pensées 21 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour. » ( Saint François de Sales ) L'amour, en potentiel en chacun, est notre pain quotidien, donne un sens à notre existence et est fait d'un élan vers soi et vers autrui. Il est vital d'aimer et de se sentir aimé comme de pouvoir partager le capital d'amour dont chacun est dépositaire. L’être humain a besoin d’être en relation avec les autres parce que dès avant sa naissance, il reçoit la vie de deux personnes qui font l'amour et grandit dans la dépendance de sa mère et de son père et puis des personnes de son entourage. Il faut presque trois ans à l’enfant pour acquérir l’autonomie, la station debout, la marche et la course, puis la parole qui lui permet d’exprimer ses besoins, car il dépend des autres pour sa survie, mais aussi de répondre à l’affection des siens, et d’exprimer sa capacité de « faire les choses tout seul ».

J’aime bien cette citation : « On ne mesure pas l’amour d’une personne à l’envie de coucher avec elle, mais au plaisir de dormir à ses côtés. » ( Pierre Brunet ) Et un peu moins celle-ci : « L’amour meurtrier. L'amour infâme. L'amour funeste. Amour. Amour. Unique vie en ce monde. » ( Anne Hébert, Kamouraska ) Nous ne sommes donc pas seuls à nous sentir seuls ou mal aimés sur cette terre. Nous gardons au fond de nous-mêmes la nostalgie de cette époque de notre histoire personnelle, où quelques-uns s’occupaient de nous et où nous nous sentions reliés à nos proches par cet échange d'amour et à notre conjoint par mots d'amour et des mamours. Curieusement que nous en ayons reçu beaucoup ou trop peu, nous sommes enclins à donner beaucoup. Si nous avons le sentiment d’avoir été frustrés sur le plan affectif, nous chercherons à obtenir de notre entourage ce que nous estimons ne pas avoir reçu petits. Notre manque affectif devient un besoin à satisfaire de toutes les manières possibles, au détriment de toute relation interpersonnelle. Plusieurs cherchent à prendre chez les autres ce qu’ils n’ont pas eu, au risque de les déposséder et de s’en servir par intérêt personnel pour assouvir ce manque virtuel qu’aucun être humain ne peut satisfaire.

Le frère Marie-Victorin dans son merveilleux livre La Flore Laurentienne, cette œuvre maîtresse dans laquelle il dresse l’inventaire floristique de la vallée du Saint-Laurent, au Québec nous suggère entre autres de nous faire une tisane avec les sommités fleuries de l’herbe à dinde, l’achillée mille-fleurs que nous retrouvons partout sur le bord des routes, une tisane pour déclarer notre amour. Ce n’est peut-être pas suffisant pour devenir un bon chanteur de pomme. Il parle aussi de la savoyane, la cotise trifoliée ou racine jaune, pour éteindre les ‘feux sauvages’… de l’amour. En effet, ce bon guide nous décrit la racine de cette renonculacée comme offrant un large spectre antimicrobien et antibiotique naturel. Facile à trouver sous les érables à sucre (Acer saccharum) il suffit de regarder dans la mousse de sphaigne dans presque toutes les érablières de au moins deux régions connues comme les Appalaches et les Laurentides.

Juste pour aujourd'hui, nous avons besoin de reconnaître que nous sommes guidés, nous avons besoin de nous sentir aimés et puis un jour, nous découvrons que nous sommes comblés et soutenus par une Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous allons assister à une réunion, tendre la main à quelqu'un, et remercier notre Puissance supérieure pour notre abstinence, notre sobriété émotive et pour tous les cadeaux de chaque instant présent de cette journée.

« Soulagés de leur obsession alcoolique et incapables de s’expliquer la transformation de leur vie, ils en sont venus à croire en une Puissance supérieure et, dans la plupart des cas, à mentionner le nom de Dieu. » ( 12x12, 2e Étape, page 30 ) Nous en sommes venus à reconnaître l'amour dans des gestes simples qui se manifestent dans les témoignages et les gestes de nos amis les membres de nos groupes d'entraide. « L’amour, ce n’est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais faire des choses ordinaires avec tendresse. ( Jean Vanier )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 20 juillet 2017

Pensées 20 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

En particulier en ces temps doux de l'année, si nous aimons tant nous investir dans nos jardins, c’est peut-être à cause de nos origines qui remontent à Adam et Ève au jardin d'Eden. « Si nous ne savons pas où nous allons, regardons au moins d’où nous venons. » (proverbe Bénin). Si nous venons d’un jardin... comment faire pour ne pas retourner vers un jardin ? « Eden » signifie délice. La région de la terre où se situait probablement ce paradis est assez controversée : certains pensent que ce serait l’Arménie (c’est là que l’Euphrate prend sa source). D’autres pensent que ce jardin des délices se situait en Babylonie à l’ouest du golfe persique. Il y a aussi un jardin botanique qui porte le nom de jardin d'Eden à l'Île de la Réunion qui est aussi un petit paradis pour ceux et celles qui l'ont visité. « Le paradis n'est pas un espace et ce n'est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c'est simplement d'être soi-même parfait. » ( Richard Bach, Jonathan Livingstone le goéland ) Pour quelques-uns d'entre nous, le paradis se situe en nous dans un contact conscient avec Dieu, tel que nous Le concevions, qui se situe où nous sommes ici et maintenant, en harmonie avec Sa volonté.

« Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le paradis. » ( Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine ) Les groupes d'entraide nous montrent qu'il faut cultiver le jardin de notre vie… Il n'y a pas de mauvaises herbes : il n'y a que des manques et des trop pleins. Puisse ce jour en être un de merveilleuses surprises pour chacun de nous, comme de découvrir des cornichons qui ne demandent qu'à être cueillis avant qu'ils ne soient trop gros. Et pour en être conscients et nous rétablir à l'aide de ses surprises, il nous faut que trois éléments essentiels : l'honnêteté, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté. Tout ce que nous avons à faire pour que ces merveilles se produisent, c’est de « pleinement consentir » et de le « demander humblement » ; pour chacun de nous, cela signifie que « de moi-même, je ne suis rien, c’est le Père qui agit en moi » ( Réflexions quotidiennes, page 210 ). « Il est le Père et nous sommes ses enfants. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 page 70 ) Cette Puissance suprême, ce Dieu tel que nous Le concevons tous et chacun à notre manière, agit en nous et chez chacun de nous, permet à toutes ces merveilles de nous surprendre. « Les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus. » ( Marcel Proust, Le Temps retrouvé ) Les vrais paradis sont ceux que notre Ps a prévu pour nous dans chacun des moments de cette journée que nous en ayons conscience ou non, que nous les nions ou non et même ceux que nous voyons comme des pierres d'achoppement et éléments d'un chaos. Et si ce désordre, ce chaos faisait partie du plan divin ? « Le paradis n’est pas sur Terre, mais il y en a des morceaux. » ( Jules Renard )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 19 juillet 2017

Pensées 19 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le discours de Martin Luther King, Jr. « I Have A Dream » est considéré comme un chef-d'œuvre de rhétorique ( lire la traduction française de ce brillant discours à l'adresse suivante http://english-zone.com/holidays/mlk-dreamf.html ). Mais qu'est-ce que c'est que la rhétorique ? Platon a décrit la rhétorique comme « l'art de l'enchantement de l'âme ». Cicéron a écrit : « La rhétorique est un grand art qui comprend au moins la présence de cinq arts : création, disposition, élocution, mémoire et prononciation. » Francis Bacon a écrit : « Le devoir et le but de la rhétorique, ce sont l'art d'appliquer la raison à l'imagination pour y engager la volonté. » George Campbell a écrit : La rhétorique est « l'art ou le talent par lequel le discours est adapté à sa fin. Les quatre fins d'un tel discours sont d'éclairer la compréhension, l'imagination, solliciter la passion et influencer la volonté. »

Dans ce discours, Martin Luther King, Jr. a parlé de voir ses rêves se réaliser, et principalement de son désir d'un avenir où les Noirs et les Blancs entre autres coexisteraient harmonieusement sur un pied d'égalité. Il avait livré ce discours célèbre le 28 août 1963, sur les marches du Lincoln Memorial : « I have a dream today ! » Voir le vidéo clip : http://www.youtube.com/watch?v=jzorKztL3hQ

« Tout commence par un rêve. » ( Francis Bernier — https://www.youtube.com/watch?v=rWNqe-06so0) « La pratique des onze autres Étapes des AA oblige à des attitudes et à des gestes que ne sauraient imaginer la plupart des alcooliques qui boivent encore. » ( 12x12, 1ère Étape, page 26 ) Dieu tel que nous Le concevons a pris de drôles de moyens et de détours pour enchanter notre âme, pour nous charmer et nous attirer dans son giron. En nous rétablissant avec le mode de vie des groupes d'entraide, nous trouvons souvent qu'il y a plus de rêves qui se réalisent dans nos vies et se manifestent dans notre réalité, et ce, plus que nous n'aurions jamais pu l'imaginer. Juste pour aujourd’hui, nous remercions notre Puissance supérieure d’abord de nous donner des rêves qui sollicitent notre passion puis de permettre que nos rêves se réalisent selon Sa volonté. « Ce monde de rêve a fait place à un désir profond d’utilité, accompagné d’une conscience toujours plus vive de la présence de Dieu dans nos vies. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 147 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 18 juillet 2017

Pensées 18 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Merci (prière de Michel Quoist)

Merci, Seigneur, Merci.
Merci pour tous les cadeaux que Tu m'as offerts aujourd'hui.
Merci pour tout ce que j'ai vu, entendu, reçu.
Merci pour l'eau qui m'a réveillé, le savon qui sent bon, le dentifrice qui rafraîchit.
Merci pour les habits qui me protègent, pour leur couleur et pour leur coupe.
Merci pour le journal fidèle au rendez-vous, pour l'histoire de Pitchounet, sourire du matin, les sérieuses réunions qui se poursuivent, la justice rendue et le match gagné. Merci pour l'auto-poubelle et les hommes qui l'accompagnent, pour leurs cris matinaux et les bruits de la rue qui s'éveille.
Merci pour mon travail, mes outils, mes efforts.
Merci pour le métal en mes mains, pour sa longue plainte sous l'acier qui le mord, pour le regard satisfait du contremaître et le chariot des pièces achevées. Merci pour Jacques qui m'a prêté sa lime, Dany qui m'a donné une cigarette, Charles qui m'a tenu la porte.
Merci pour la rue accueillante qui m'a porté, pour les devantures des magasins, pour les voitures, pour les passants, pour toute la vie qui coulait rapide entre les murs ajourés des maisons.
Merci pour la nourriture qui m'a soutenu, pour le verre de bière qui tantôt m'a désaltéré.
Merci pour la moto qui docilement m'a conduit là où je désirais, pour l'essence qui l'a fait tourner, pour le vent qui m'a caressé le visage et pour les arbres qui m'ont salué au passage.
Merci pour le gosse que j'ai regardé jouer sur le trottoir d'en face, Merci pour ses patins à roulettes et pour l'air drôle qu'il avait lorsqu'il est tombé.
Merci pour les bonjours qu'on m'a souhaités, pour les poignées de mains que j'ai données, pour les sourires qu'on m'a offerts.
Merci pour maman qui m'accueille à la maison, pour son affection discrète, pour sa silencieuse présence.
Merci pour le toit qui m'abrite, pour la lumière qui m'éclaire, pour le poste qui chante. Merci pour le journal parlé, pour Zappy Max et pour Robert Lamoureux.
Merci pour le bouquet de fleurs, petit chef-d'œuvre sur ma table.
Merci pour la nuit paisible.
Merci pour les étoiles.
Merci pour le silence.
Merci pour le temps que Tu m'as donné.
Merci pour la vie.
Merci pour la grâce.
Merci d'être là, Seigneur.
Merci de m'écouter, de me prendre au sérieux, de recevoir en Tes mains la gerbe de mes dons pour l'offrir à Ton Père.
Merci Seigneur,
Merci.

« Nous remercions Dieu du fond de notre coeur pour nous avoir permis de mieux Le connaître. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l’oeuvre!, page 85 ) Savoir dire merci, éprouver de la reconnaissance profonde ou même superficielle à l’égard de la Vie, des gens : ceux et celles que cette dernière met sur notre chemin et des événements. Et si c'est par cette attitude de gratitude que commence le bonheur ? Merci est le mot-clé d'un art de vivre qui se développe dès que nous avons appris à décoder cette gratitude, cette belle reconnaissance de notre épanouissement, de notre rétablissement et de la paix qui nous habite. Aujourd'hui, nos prières consistent surtout, pour ne pas dire « tout le temps », à remercier notre Puissance supérieure pour notre abstinence, pour notre sobriété et pour toutes les merveilles de ses dons. « … afin que les grâces reçues ne nous déforment jamais, et pour que nous puissions vivre pour toujours dans la plus profonde gratitude envers Celui qui est le maître de nos destinées. » ( 12x12, Traditions — version intégrale, page 217 ) Merci pour tout.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 17 juillet 2017

Pensées 17 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs membres des groupes d'entraide qui vivent avec succès le mode de vie des 12 Étapes se rendent compte qu'ils ont des moments où ils ont l'impression d'être en manque de sobriété émotive. Le manque de sobriété émotive dans les groupes d’entraide est qualifié par les expressions ‘cuite sèche’ ou 'ivresse mentale'. Pour les mêmes symptômes, la psychologie parle plutôt de comportements, de signes et symptômes avant-coureurs de psychose, ou de délire, c’est-à-dire d’une perte de contact avec la réalité (Délire : du latin de lira, hors du sillon, hors des rails, « déconnecté ».) En fait, la personne qui est atteinte d'une dépendance ou d'une codépendance et qui n'a pas consommé de nouveau ou répété les comportements toxiques typiques de ses gestes désordonnés de son actif et qui est ainsi affectée est habituellement déconnectée du mode de vie. « Nous croyons, pour la plupart, que la tolérance des travers et points de vue d'autrui, et le respect des opinions de chacun sont des attitudes qui permettent d'être d'un plus grand secours aux autres. Notre vie même, parce que nous sommes des ex-buveurs, dépend de notre souci constant des autres et de la façon dont nous pouvons leur venir en aide. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2 Il y a une solution, page 23 )

Supposons quelqu'un qui se présente en état d'ivresse dans une réunion, dans un congrès des Alcooliques Anonymes et qui est tout à fait sûr de ne pas être alcoolique. Il peut être bien saoûl dans une réunion ou dans un congrès des AA mais il n'est pas alcoolique. « Oh non, jamais de la vie ! » Il vient là uniquement pour voir ce qu'il pourrait faire pour aider un de ses copains qui a un petit problème de p-poisson ! A-t-il perdu contact avec la réalité ? Ne tient-il pas des propos bizarres ? N'est-il pas en état de psychose ? Une psychose qui dans ce cas-ci peut être induite par une substance, l’alcool, la bouffe, le jeu ou par des comportements comme la recherche compulsive de contrôle. Le cuite sèche ou l’ivresse mentale se produit sans la substance mais en présence des mêmes comportements toxiques et souvent en l’absence aussi de parrainage et de réunions fréquentes. Pour acquérir une sobriété émotive, il nous a fallu et nous faut encore de la maturité, de l'équilibre, de l'humilité dans nos relations personnelles, dans nos relations avec nos semblables et avec Dieu.

Certains d'entre nous se refusent à l'expérience des autres qui les entourent. Certains membres cherchent encore la solution par leurs propres efforts et moyens : « Je suis capable tout seul ». C'est un peu comme ramer dans une chaloupe avec une seule rame. D'autres semblent parler de leurs expériences et de l'esprit du mode de vie et sont quand même incapables de le mettre en pratique dans tous les domaines de leur vie. C’est comme ramer dans une chaloupe avec une seule rame à la fois mais cette fois, en alternant d’un bord à l’autre et en godillant. Si Dieu nous a délivrés de notre dépendance ou de notre codépendance, il peut en faire de même avec nos défauts si nous sommes prêts à ce que ce Dieu d'amour les élimine et si humblement nous Lui demandons de les faire disparaître.

Avec l'aide de Dieu et du mode de vie des groupes d'entraide, nous sommes libres de vivre et d'aimer ; nous sommes capables de faire ce qu'il faut pour atteindre une sobriété émotive avec Sa grâce. Aujourd'hui, nous prenons soin de nous en établissant des limites raisonnables avec les gens qui nous entourent et en rétablissant les liens qui ont été brisés avec ceux et celles qui nous entourent. Aujourd'hui, nous arrivons à exprimer assez clairement ce que nous croyons acceptable et inacceptable, agréable et désagréable, ce qui fait monter un yeark, un ok ou même un yum-yum !

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 16 juillet 2017

Pensées 16 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Quelque chose change vraiment dans nos vies. La lumière divine nous sort de l’obscurité. Nous avons des souvenirs, des images de nuits profondes, de désert, de folie et de silence. Nous pouvons aujourd'hui réagir, méditer, nous tenir près de notre cœur, apprendre à dire merci, apprendre aussi l’humilité, le don et l’amour, et consentir à nous détendre et à nous apaiser. Au cœur de nos contradictions, nous pouvons reconnaître nos luttes, et tout accepter pour retrouver la Voie ( ou était-ce la Voix ? Ce besoin irrépressible de dire, de témoigner, de partager, d’écouter, d’entendre ce que ma Ps veut bien me communiquer ). Nous sommes enfants de Dieu... et de Lui… viennent notre destinée, la plénitude que nous ressentons. Dieu tel que nous Le concevons, merci aussi pour Ta présence, Ta bienveillance et Ta clémence à notre égard…

Les groupes d'entraide nous rappellent que chaque jour, nous méritons et bénéficions de l'amour de notre Puissance supérieure. Nous y avons découvert que nous sommes des êtres humains dignes de ce qualificatif, dignes d'amour, de respect, de beauté, de confiance, de paix et de détente.

Au milieu de nos prières et méditations, nos cœurs chantent des louanges et expriment leur gratitude tandis que nous respirons une bonne bouffée d'air frais, au rythme de ces inspirations, de ce souffle de vie, tandis que nous écoutons les oiseaux ou le tonnerre d'hier soir et que nous nous rendons compte de la joie d'être vivants aujourd'hui. Merci mon Dieu !

Bien souvent nous n'avons pas à nous taire intérieurement afin d'entendre ce que Dieu a à nous dire, car c'est aussi Lui la plupart du temps pour ne pas dire tout le temps qui s'exprime ainsi. Nous ne sommes pas séparés de Lui, même lorsque nous nous sentons seuls ou rejetés. Parfois par la prière et la méditation, Il se contente de nous apaiser en permettant de sentir tendrement Son amour dans le silence de nos cœurs. À d'autres moments, Il nous donne le courage et la bonne volonté de nous exprimer face à certaines personnes ou d'agir dans d'autres circonstances ou situations en regardant la réalité en face.

« Mon Dieu, je m'offre à vous pour que vous fassiez de moi et avec moi comme bon Vous semble. Délivrez-moi de l'esclavage de l'égoïsme pour que je puisse mieux faire Votre volonté. Éloignez de moi les difficultés de sorte que ma victoire sur elles soit, pour ceux et celles que j'aurai aidés, un témoignage de Votre force, de Votre amour et de Votre mode de vie. Que j'accomplisse toujours votre volonté ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap.5 Notre Méthode, page 71 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 15 juillet 2017

Pensées 15 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Ébahis du rétablissement spectaculaire d'un frère alcoolique, il nous arrivait de discuter de son cas entre nous en dévoilant des détails intimes et bouleversants que son parrain seul aurait dû connaître… Il était évident qu'il ne fallait pas révéler le nom d'un membre, s'il le désirait, non plus que son histoire. » ( 12x12, 12e Tradition page 208 ) « L'oreille est le chemin du cœur. » (Francois-Marie Arouet, nom de plume : Voltaire) Il s'agit en effet d'écouter la personne qui désire être écoutée et lui dire que nous pouvons l'aider ainsi. C'est souvent la première démarche que fait cette personne pour résoudre un problème ou pour comprendre ces émotions venant du cœur. Elle en parle devant nous qui l'écoutons. Parfois, c'est nous qui avons besoin de nous sentir écoutés. Une écoute attentive de l'autre suscite en nous des échos et réactions émotionnelles, bien naturelles. Il peut être nécessaire de différer l'expression pour laisser l'autre aller au terme de son propos.

Voici comment nos parrains et nos marraines nous écoutent :
- Laissons parler le / la filleule : comment pouvons-nous écouter si nous sommes en train de parler ou de réfléchir à ce que nous allons dire ?
- Mettons à l’aise le / la filleule : au départ, simplement parler de soi pour lui montrer que c'est possible.
- Montrons que nous voulons écouter, que nous sommes intéressés ( ne pas faire autre chose en même temps ).
- Evitons toute distraction, pas de téléphone.
- Nous mettre à la place de l’autre pour comprendre son point de vue est impossible. Nous ne pouvons pas vraiment user d’empathie.
- Soyons patient : ne pas interrompre, à moins que notre filleul soit en ivresse mentale ou en rechute, et pour faire cesser le délire qui accompagne ces états.
- Restons calme : nous énerver n’est le reflet des émotions que son propos éveille en nous.
- Ne faisons pas de critique, surtout pas agressive : cela entraîne de sa part des comportements de défense.
- N'hésitons pas à poser des questions : cela montre que nous écoutons et encourage l'autre à continuer.
- Nous ne pouvons pas être toujours attentif à l’autre, tout le temps. Est-ce nécessaire pour l'autre ?
- La plupart des parrains et marraines ont appris à écouter avec leurs propres écoutants.
- Ils ont un grand cœur et des grandes oreilles. Le meilleur parrain que la vie a mis sur notre chemin était sourd. Il n’a jamais répété une confidence. Et il ne s’est pas perdu dans des conseils accessoires.

À ce sujet, nous avons trouvé ce poème (signé Mitch).
« Si l'oreille est le chemin du cœur et de l'âme...
alors, écoute, écoute...
Les rires des enfants qui éclatent au jardin
Écoute, écoute...
Le vent qui porte la bonne nouvelle
Écoute, écoute...
La mer qui bat la falaise, c'est le cœur du monde qui bat
et envoie son message
Écoute, écoute...
Le muet qui passe son message d'espoir
Écoute, écoute...
Ton amie qui te dit ô combien, elle a besoin de toi
Écoute... et ouvre grand ton chemin du cœur. »

Quand nous sommes submergés dans nos propres difficultés, nous sommes reconnaissants qu'aucun membre de nos groupes d'entraide ne nous surveille, pour nous dire que nous prenons trop de temps pour changer ou pour nous rétablir. Une bonne oreille qui nous écoute sans nous juger et un grand cœur peuvent s'avérer un grand bienfait et curieusement nous apprendre à faire de même. Souvent dans l'écoute, l'écoutant ( le parrain ou la marraine) est celui ou celle qui a besoin d'entendre un cadeau de la vie. Dans les groupes d'entraide, nous entendons souvent que nous avons deux oreilles et une seule bouche, que nous pouvons écouter deux fois plus que nous pouvons parler. Une autre belle façon d'écouter nous a été suggérée dans le livre Les Gnomes que nos enfants ont adoré : Dans chaque couple de gnomes quand ils avaient des difficultés de communication ou autre, l'un d'eux parlaient pendant dix minutes et l'autre écoutait sans donner de réponse. Puis le lendemain c'était le tour de l'autre, l'écoutant qui devenait l'écouté pendant dix minutes. Et si les dix minutes ne sont pas utilisées, nous demeurons en écoute l'un de l'autre, juste là et juste ça... que de l'amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 14 juillet 2017

Pensées 14 juillet 2107

Bonjour à toutes et à tous

Si nous cherchons la solution d'un problème dans le moment présent et que nous voulons connaître la volonté de Dieu dans cette situation, le processus peut se résumer en quatre points — avouer notre impuissance, nous abandonner, prier, attendre : 1. avouer notre impuissance — Si nous désirons connaître la volonté de Dieu, nous devons avouer tous nos désirs secrets d'en venir à bout et les abandonner. Nous pouvons reconnaître notre propre faiblesse et notre impuissance et nous confier en Sa force. 2. nous abandonner — C'est-à-dire nous en remettre à Dieu, mettre de côté nos espérances, nos ambitions, nos désirs personnels. Cela signifie désirer par dessus tout suivre la voie de Dieu. 3. remercier — Pour plusieurs, prier signifie simplement que nous devons nous présenter devant notre Puissance supérieure, sentir ou non Sa présence et La remercier de continuer à nous guider. Nous pouvons nous aimer comme un de Ses enfants, affirmant notre désir d'accomplir ce qu'Il (ou Elle) a comme intention pour nous et notre confiance en Sa gouverne. Cela signifie aussi remercier pour tout : Merci mon Dieu ! 4. attendre — Si Dieu ne répond pas immédiatement, sachons comme à l'hôpital ou à l'urgence être patients et attendre, car telle est Sa volonté. Nous prions parfois pour obtenir une direction précise, et cependant quelquefois, aucune réponse ne vient, si ce n'est qu'une attente : la volonté de Dieu alors, c'est que nous restions là où nous sommes. Si nous avons vraiment confiance en ce Dieu tel que nous Le concevons, nous ne serons pas pressés de voir un résultat différent de notre présente réalité. Dieu nous révèle Sa volonté de différentes manières. Il peut se servir d'un voisin, d'un membre de notre famille ou de notre groupe d'entraide et de toute une nation comme la France qui célèbre sa fête nationale aujourd'hui. Célébrons les enfants des ancêtres de plusieurs et la Vie !

« Pour les alcooliques, la vie qu’ils mènent est la seule qui soit normale. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’opinion d’un médecin, page xxx ) Avec les Douze Étapes des groupes d’entraide, les membres et les outils de rétablissement, et quelquefois avec de l’aide extérieure, nous avons tout ce qu’il nous faut pour libérer notre esprit de beaucoup de malaises pour retrouver une certaine harmonie et une apparence de normalité. Avoir l'air normal est très différent d'être normal. C'est normal pour un alcoolique de boire et pour un outremangeur de manger compulsivement. Ce qui est anormal, c'est qu'ils réussissent à être abstinents et en paix, un jour à la fois. Être acceptables aux yeux du monde est un dividende du rétablissement. Toutefois, ce n'est pas la même chose que le rétablissement. Nous pouvons profiter des bienfaits du rétablissement. Nous ne pouvons que prendre soin de nourrir notre lien avec leur véritable Source. Le rétablissement durable ne réside pas dans le fait que les autres nous acceptent. C'est dans la croissance intérieure engendrée par la pratique des Douze Étapes et par la vie spirituelle que nous y découvrons, que le rétablissement se produit et se maintient par la grâce et volonté de Dieu. Pour nous, tout ce qui existe nécessite Sa volonté. Merci la Vie !!! Gilles

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jeudi 13 juillet 2017

Pensées 13 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ? » (Françoise Mallet-Joris, extrait d'un Entretien avec Claude Servan-Schreiber - Mars 1976) Le silence nous met en contact avec notre médecin intérieur.

« Le succès du sorcier est dû à la même raison que notre succès à nous. Tout malade porte son propre médecin à l’intérieur de lui-même. Il vient chez nous parce qu’il ignore cette vérité. Ce que nous pouvons faire de mieux, c’est donner une chance d’agir au médecin qui réside à l’intérieur de chacun. » ( entrevue avec le Dr Schweitzer dans le livre de Norman COUSINS, La volonté de guérir, éd. DU SEUIL (1980) page 60 ) La plupart des groupes d'entraide nous suggèrent de découvrir un Médecin intérieur capable de nous aider à nous rétablir, à retrouver la raison. Ce dernier, notre Ps, a une potion magique qu'il veut bien partager avec nous tous les jours. Un jour à la fois, c'est ce mode de vie des Douze Étapes qui va Lui permettre d'intervenir et d'opérer ces changements en nous. « En vérité l'homme qui veut contempler en face la gloire de Dieu sur la terre doit contempler cette gloire dans la solitude. » (Edgar Allan Poe, extrait de Nouvelles histoires extraordinaires) Dans notre groupe d'entraide et surtout dans notre groupe d'attache ou d'appartenance, l'avantage c'est que nous n'avons pas à faire ça seuls. Nous n'avons pas pour aujourd'hui à demeurer seul, dans le désert. Nous pouvons communiquer avec un membre de notre fraternité et curieusement, souvent sans aucun conseil de sa part, notre médecin intérieur va s'exprimer tout simplement par lui, à travers lui, par nous, à travers chacun de nous.

Notre médecin intérieur, notre Ps, se sert de notre parrain, marraine pour nous donner une oreille attentive et un grand coeur rempli d’amour et l’amour, c’est ce que nous sommes venus chercher sur terre. « Si vous en êtes venus à avoir une grande confiance en votre parrain et son tempérament et ses problèmes ressemblent aux vôtres, vous aurez alors fait un bon choix. D’ailleurs, votre parrain a déjà l’avantage de connaître un peu votre situation. » ( 12x12, 5e Étape, page 68 )

« C'est dans les choses simples de la vie — les choses simples parce qu'elles sont proches de la divine Vérité — que se trouve le vrai bonheur. » ( Dr Edward Bach ) Lorsque nous confions notre vie à Dieu, Il nous donne les moyens et le désir de percevoir notre vie plus clairement. Notre foi nous guide vers tout ce dont nous avons besoin. Nous avons confiance que Dieu prend soin de nous tout le temps, qu’Il est à l’oeuvre dans notre vie. Merci mon Dieu !

« Admire ce jour, Car il est la vie, La vie même de la vie… Donc, vis ce jour avec confiance. » Proverbe sanscrit

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 12 juillet 2017

Pensées 12 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Souvent les non voyants trébuchent non parce qu’ils ne voient pas mais parce qu'ils ne font pas confiance à leurs autres sens. Installés dans l’ombre, la noirceur ou le désert, ne sommes-nous pas chacun de nous tout aussi aveugles ? Notre Ps peut investir nos ténèbres virtuels de Sa lumière. Notre Ps apporte la lumière à notre pseudo obscurité ou sécheresse spirituelle. Il (ou Elle) nous permet de voir ce qui nous serait caché autrement. La foi est un don de ce Dieu Tel que nous Le concevons chacun et qui nous permet d’en venir à croire, sans en douter, qu'Il va nous aider à retrouver, au cœur de nos folies, notre raison. Et nous en avons bien besoin ! Parfois nous voudrions bien des explications. Nous pouvons tout aussi bien Le remercier pour tous ces dons. Et juste ça, c'est déjà beaucoup sinon tout. Un membre racontait que durant son actif, tout le monde lui disait qu'il était fou, et il niait ces faits, cette évidence de toutes ses forces. Puis dans son rétablissement, il raconte comment il a sombré dans la folie durant son actif et lorsqu'il témoigne de ses aventures, tout le monde lui dit que ce n'était pas si pire que ça. Pour plusieurs d'entre nous, il est impossible de glisser dans la folie, puisque le dommage est déjà fait. Oups !

Fred, un membre d'un bureau de comptables raconte ainsi son histoire : « J'avais pris note de vos opinions quant à la folie subite qui s'empare de l'esprit avant le premier verre, mais j'étais certain que cela ne m'arriverait pas après ce que j'avais appris. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.3 Autres données sur l'alcoolisme, pages 45-46 ) Nous sommes frappés d'insanité en ce qui concerne l'alcool, les drogues, la bouffe, les émotions, le jeu, etc. Notre premier verre, notre première bouchée compulsive et nous voilà embarqués sur une autre galère qui navigue en eaux troubles et qui rencontre des écueils et récifs menaçants.

Avec l'aide de notre Puissance supérieure et des membres des groupes d'entraide, nous cherchons à résoudre nos problèmes quotidiens et apprendre à surmonter les pierres d'achoppement dans notre vie. Aujourd'hui nous sommes ouverts, nous prenons le risque d'être nous-mêmes, de traverser la vie en nous servant de ces pierres de gué qui sont disposées sur notre chemin, de vivre une nouvelle expérience et de prendre le temps de dire merci. Souvent les pierres d'achoppement qui nous bloquent dans notre actif deviennent les pierres de gué de notre cheminement. De la souffrance vient la croissance et aussi la paix et la sérénité. Nous n'avons pas choisi la souffrance initiale ni celles que notre dépendance nous fait vivre. Notre Ps sait quand nous avons fini de souffrir et nous amène sur les voies du rétablissement.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 11 juillet 2017

Pensées 11 juillet 2017

Bonjour à toutes et à tous

Les émotions et leurs pendants passés au peigne fin du rationnel, les sentiments, sont les couleurs de la vie de tout être humain. C'est ce qui nous fait avancer, nous fait exister pour nous, dans la société, avec les autres. C’est tout ce qui nous fait vibrer. C’est aussi la vibration même. L'impossibilité d'aller jusqu'au bout de nos sentiments, de les extérioriser ou de ne pas savoir comment les nommer ou les exprimer risquent souvent de nous faire basculer dans des pathologies bien connues de nous comme l'alcoolisme, la compulsion alimentaire, la codépendance et bien d'autres, parfois ça résulte en un cocktail de plusieurs dépendances. Quelquefois nos blessures et nos défauts font tellement mal que nous allons chercher un exutoire, une façon d’anesthésier ces souffrances, cet état ou illusion de manque. Même après des années d'abstinence, même si nous connaissons ces routes mal famées, elles nous attirent encore dans certaines situations chaotiques. Il faut absolument reconnaître, apprendre à les partager puis les accepter. Il existe bien sûr le risque de nous faire envahir par nos sentiments, de mal les gérer, mais c'est une question d'expérience, de temps et d'avoir le désir de cesser de manger de la m... à la petite cuillère. Il faut bien sûr que ce soit le désir de notre Ps de nous libérer de l’impact de ces énergies comme la peur, la surprise ou la joie… Ces réactions affectives transitoires sont souvent provoquées par nos réactions à notre environnement ou pour certains par notre PS. Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus : https://www.aide.ulaval.ca/cms/Accueil/Psychologie/Developpement/Emotions

Vivre nos émotions et apprendre à équilibrer nos sentiments par des actes appropriés font partie de notre processus de rétablissement avec le mode de vie des groupes d'entraide. En rétablissement, il nous arrive d'avoir l'impression de ne plus pouvoir avancer. Un parrain disait que si nous nous sentions bloqués sur une étape, il fallait revenir en arrière et refaire l'étape précédente, puis passer à la suivante et ainsi de suite. Une fois le processus enclenché de nouveau, nous allons constater que notre passé va nous apparaître sous un tout autre oeil. « Nous découvrirons qu'en plusieurs occasions, les dommages causés aux autres ont peut-être été minimes, mais nous nous sommes infligés un dur choc émotif. Des conflits néfastes et très profonds persistent au niveau de notre subconscient. Au moment où ils se sont produits, nos émotions ont pu être mises à rude épreuve, créant de ce fait un effet négatif sur notre personnalité et notre vie. » ( 12x12, 8e Étape, page 90 )

Notre Puissance supérieure est toujours là. Et les membres nous offrent leur support et leur encouragement. Certains nous guident dans notre cheminement car leurs témoignages nous arrivent à point nommé, opportunément et avec une synchronicité étonnante. Certains nous apprennent ce qu’il faut faire et d’autres ce qu'il ne faut pas faire. « Si vous avez un problème d’alcool, nous espérons que vous pourrez prendre le temps de lire une des quarante-deux histoires personnelles pour vous dire : ‘Oui, cela m’est arrivé’ ; ou mieux encore : ‘Oui, c’est ainsi que je me sentais’ ; ou plus important : ‘Oui, je crois que ce programme peut m’aider, moi aussi.’ » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Préface, page xii )

Merci la Vie !!!
Gilles

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