samedi 2 mars 2019

Pensées 02 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

L'amour inconditionnel ne veut pas dire accepter tout sans condition. Il trouve son équilibre dans le respect de soi. Il a un caractère irréaliste et en même temps absolu. Il est quasi impossible d'y ajouter quelques nuances que ce soit. Il se distingue de nos autres amours par la façon dont nous attendons une satisfaction de ces derniers. Dans le grand amour, par exemple, nous voyons l'autre comme un être tout-puissant qui peut facilement nous rendre totalement heureux. Dans l'amour inconditionnel, ce sont nos attentes qui sont réduites à presque rien, au point de parfois disparaître. Tout le monde s'aperçoit qu'un tel est « un vrai bon homme», qu'une telle est « une vraie bonne femme ». Il ou elle est toujours prêt/e à rendre service ou à encourager ceux et celles qui en ont besoin. Il suffit d'être « mal pris » pour trouver chez lui une oreille attentive et une épaule accueillante. Et il ou elle ne manque pas de personnes dans son entourage pour manifester combien sa générosité est grande, combien d’amour émane de sa Ps.

Qui fait que notre cœur soit réceptif à l’amour de Dieu tel que nous Le concevons ? Notre Ps nous enseigne le chemin vers le rétablissement. C’est un chemin exigeant, parfaitement balisé. Aujourd’hui, notre Ps nous invite à répondre à Son amour et à Sa générosité et à manifester Sa présence en nous en abandonnant toute médiocrité dans nos vies et en la remplaçant par le don total de nous-même, sans conditions. « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l’Amour infinis. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 4 Nous, les agnostiques, page 64 )

Qu’est-ce qui fait que notre cœur rebelle soit rejoint par l’amour de Dieu ? Les paroles ou murmures de notre Ps nous invitent à vivre des changements et des miracles, à renoncer à tout pour suivre ce programme de rétablissement des Douze Étapes, à nous réconcilier avec notre voisin ou notre frère afin de les approcher comme fils de Dieu avec un cœur pur et vivre ainsi un amour sans conditions. Ouvrons notre cœur à ce qu'Il nous demande aujourd’hui. Notre Ps peut nous enlever toute gène, envie, jalousie, révolte, colère ou rage, que plusieurs voient comme le fruit de notre orgueil, et remercions-Le de nous accorder la force de nous réconcilier avec les personnes qui entretiennent ou génèrent ces ressentiments et de remplacer tout ça par de l'amour, fait de respect, d'admiration et de confiance.

« L’amour est une qualité d’être, une lumière brillante, calme, assurant le confort et tous ceux qui entrent dans sa sphère d'influence sont exaltés.» (trad. libre Sayana Roman, Soul Love). L'amour inconditionnel est serein. Notre âme, notre corps et notre esprit aiment sans avoir besoin de recevoir quelque chose en retour. L'amour ne se mesure pas au mérite. Notre âme nous offre l'amour sans avoir besoin de reconnaissance, de louange ou de récompense pour son amour. L'amour véritable ne « va » « et » ne « vient » pas ( « entre tes reins » comme l'a chanté S. Gainsbourg ), qu'à la suite des actions et réactions des autres. Notre âme, notre corps et notre esprit sèment l'amour chez les autres souvent sans nous soucier comment les autres l'utilisent, ou même l'altèrent. Ainsi, comme nous sommes tous des être spirituels en terre d'expérience humaine, nous pouvons tous profiter de la sérénité qui survient en méditant et en vivant l'amour inconditionnellement. Si telle est la volonté de notre Être suprême, vivons-le, en reflétant tout simplement un amour inconditionnel à au moins deux personnes aujourd'hui. Il suffit d'y penser, de le dire, de le montrer, de le vivre. Commençons par nous-même et de une ! Observons les changements qui se produisent en nous et ceux et celles qui nous entourent. Chaque jour, nous pouvons inclure de plus en plus de personnes dans ce cercle d'amour et de prière. La prière parle le langage de l'amour et de la gratitude. La gratitude est l'amour envers notre Ps. Le cœur rempli d'amour et de vie est un cœur qui prie, médite et remercie et un cœur qui prie, médite et remercie se remplit d'amour et de vie.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 1 mars 2019

Pensées 01 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Si intelligents que nous ayons pu nous montrer en d'autres circonstances, nous étions frappés d'insanité dès qu'il s'agissait d'alcool. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., Chap.3, page 43) « Insanity » en anglais se traduit par folie en français. Dans les réunions des groupes d’entraide, les membres partagent entre eux des situations qui ne sont pas drôles ou loufoques mais qui incitent les autres membres à se bidonner, à en rire. « La folie nous suit dans tous les temps de la vie ; si quelqu'un paraît sage, c'est seulement parce que ses folies sont proportionnées à son âge et à sa fortune. » ( La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales ) Les humoristes nous présentent un cocktail de leurs ( un reflet des nôtres ) névroses, angoisses et troubles obsessifs. Certains semblent avoir pas mal de petits hamsters qui spinnent dans leur cerveaux ou du moins dans ceux et celles qui sont les auteurs de leurs monologues. Cet état d’esprit loufoque nous décrit comment de façon parfois déséquilibrée notre monde tourne, et comme dans plusieurs meetings de groupes d’entraide en y entendant des témoignages qui rient de déboires du passé, nous y apprenons comment nous moquer de nos douces folies dont certaines sont bergères pour ceux et celles qui aiment se promener une patte en l’air.

DOUCE FOLIE de Claire Vézina, musicienne-chanteuse
Une autre journée qui s'achève
Le rideau tombe une brume se lève
Seule à revenir sur mes bras
La tête pleine de rêves
Seule dans la nuit
Lorsque tout s'engourdit

Douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie

Je marcherai jusqu'au matin
Guettant ton retour
Seule je me croise les doigts
Regardant la lune
Et c'est à toi que je pense

Douce douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Rire pour un rien
Jusqu'à demain
Peu importe le jour
Même si le temps
Le temps court

Douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie

Dans chaque individu peut se cacher un étourdi, un cinglé, un « kapoté », un joyeux loufoque, un maboule à ses heures, et quelquefois plus d'un. Il y a la douce folie qui favorise la vie en écartant le voile sombre que posent sur elle la crainte de la mort, les maladies, les accidents, le deuil, les amitiés trahies et la démence débilitante qui plonge le déraisonnable dans l’inhumanité ou le délire. Même si la société passe souvent l’éponge sur celui qui déraille ou celle perd quelque fois la boussole, elle ne nourrit aucune indulgence envers les fous respectés, les fous à lier qui nous trompent, ceux et celles que nous croyons sains et ceux qui, parfois, nous gouvernent. En effet, le délire œuvre partout et surtout chez ceux et celles qui croient mener leur propre barque et qu'il n'y a pas de trou dedans.

S'il est aujourd'hui impossible de nous départir de nos défauts très profondément enracinés, nous pouvons accepter cette réalité pour aujourd'hui. Demain, c'est demain, et il y a tout lieu de croire que tout est possible pour une Puissance supérieure. N'avons-nous pas reçu en cadeau de Dieu des choses que nous croyions impossibles ? Peut-être à cause de leur emballage ? Nous pouvons désormais passer cette journée dans l'abstinence et la liberté grâce à notre Ps qui tient la barre. « Le résultat de la suprême cour Fut de condamner la Folie (qui d'un coup avait rendu aveugle l'Amour) à servir de guide à l'Amour. » ( La Fontaine, Fables )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 28 février 2019

Pensées 28 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Une maladie nous a rappelé le caractère précieux de la santé et nous ne regrettons pas de n'avoir su profiter et conserver ce qui allait bien en nous. La santé nous est revenue et nous avons même quelquefois oublié nos difficultés d’antan. Ainsi notre rétablissement sollicite beaucoup les facultés de notre esprit pour retrouver et célébrer le moment présent et la vie, la seule que nous possédions, et qui, dès chaque instant, est déjà périmée. En nous retrouvant et en nous racontant dans le contexte non menaçant de l'entraide, notre passé finit par perdre le pouvoir de colorer notre moment présent. C'est alors que la croissance succède au rétablissement. Notre participation dans nos groupes d’entraide nous aide à poursuivre ce long processus. Ce cheminement est souvent marqué par nos incertitudes. « L’incertitude est un signe d’humilité et l’humilité est juste la capacité ou la volonté d’apprendre. » ( Charlie Sheen ) Plusieurs d’entre nous sommes incertains même les jours où nous sommes convaincus de Sa présence. La certitude vient aussi de Lui.

« Sois semblable à Dieu est le commandement de l’humilité. » ( Alphonse Van Bredenbec de Châteaubriant ) La vie est non seulement un don de Dieu. Elle est participation à la nature divine, car Dieu est non seulement vivant, il est la Vie. Pour nous, toute vie a une dimension divine, qu’elle soit comblée ou démunie, qu’elle semble forte ou fragile, qu’elle semble en excellente santé ou menacée par la maladie, qu’elle soit remplie de circonstances agréables ou de conditions lourdes et difficiles. Nous croyons que cela vaut aussi pour la vie d’un groupe d’entraide, comme cela vaut pour la vie personnelle de chacun de nous. Célébrer la vie ce n’est pas festoyer parce que tout nous sourit. C’est nous émerveiller chaque jour du don de la vie, quelles que soient les circonstances dans lesquelles nous avons à la vivre, quels que soient les événements et les gens que nous allons rencontrer aujourd’hui, quand la vie nous y invite et que notre plan alimentaire est respecté. « L’humilité ne signifie pas avoir une moins bonne opinion de soi mais moins penser à soi. » ( C.S. Lewis )

« Par moments, nous connaissons une véritable paix d'esprit. Pour ceux d'entre nous qui n'avaient pas connu jusqu'ici que l'agitation, la dépression ou l'angoisse — en d'autres mots, pour nous tous — cette paix toute neuve arrive comme un présent inestimable. C'est vraiment du nouveau qui vient s'ajouter. Auparavant, l'humilité ne signifiait rien d'autre qu'humiliations obligatoires mais peu à peu, elle se transforme en aliment substantiel qui peut nous donner la sérénité. » ( 12x12, 7e Étape , page 83 ) Où que nous allons, nous y apportons ce que nous sommes. Nous apportons nos émotions, nos sentiments et nos ressentiments, en fait tout ce dont nous sommes faits, tout ce qui nous fait vibrer. Dès maintenant, notre Puissance Supérieure peut nous rendre aussi réceptifs et ouverts à son aide qu’Elle désire… Partout où nous allons… Notre Ps est là.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 27 février 2019

Pensées 27 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Qui a de la vertu ? La vertu vient du latin virtus qui signifie « énergie morale, force » qui vient lui de vir qui a son tour veut dire « individu de sexe masculin ». Est-ce que nous sommes vertueux si nous pratiquons la morale ( La morale est un ensemble de principes de jugement, de règles de conduite relatives au bien et au mal, au respect de devoirs et de valeurs ) ou si nous sommes vaillants ?

Les vertus cardinales ( comme la prudence, la tempérance, la force et la justice ) jouent un rôle charnière ( d'où leur nom de « cardinales », du latin cardo : charnière, pivot ) dans les actions de chaque être humain. Les vertus sont des attitudes fermes, des dispositions internes stables, des expressions de l'intelligence et de la volonté qui semblent régler nos actes, ordonner nos passions et guider notre conduite. Elles sont à l'origine d'une vie moralement bonne. Ainsi l'homme vertueux est celui qui librement pratique le bien sous la gouverne d'un Être suprême. Il y a aussi trois vertus dites théologales ( qui ont Dieu pour objet et qui sont la foi, l'espérance et la charité ) qui servent à bonifier les premières et aussi notre rétablissement.

Chaque vertu comme l'amour, la beauté, la bonté et la paix est un regard dans la direction de Dieu. Ce n'est pas nous qui réalisons la vertu, c'est Dieu qui la possède et qui nous l'apprend ; ce que nous croyons être la réalisation d'une vertu, n'est en réalité qu'un regard du cœur sur Dieu, ou est-ce que c'est un regard de Dieu sur notre cœur. L’orgueil, c’est croire que nous faisons cadeau de nos vertus à Dieu. Et l’humilité, c’est bien la seule vertu dont nous ne pouvons nous vanter puisque l’humilité rejette la grandeur.

L'attachement est dans la nature même de l'homme. Le critère de la légitimité d'un attachement est que son objet soit digne d'amour, c'est-à-dire qu'il nous communique quelque chose de Dieu ou au mieux qu'il ne nous éloigne pas de lui. Être détaché, c'est ne rien aimer en dehors de Dieu. Le détachement est la grandeur d’âme, qui inspirée par la conscience des valeurs absolues, permet à l'âme de garder son contact conscient avec son Être suprême.

Nous sommes dignes d'être humains ; ni plus, ni moins. Nous sommes aussi et ainsi dignes d'amour, de beauté, de bonté et de paix et toutes les autres vertus. Nous sommes convaincus que les mouvements d’entraide qui suggèrent de mettre en pratique les Douze Étapes possèdent presque tout ce qu’il faut pour aider chaque personne qui souffre encore à tous les carrefours de sa vie. « Montrer à ceux qui souffrent la somme d’aide que nous avons reçue constitue la chose qui semble nous rendre la vie si précieuse aujourd’hui. Accrochez-vous à l’idée que, dans les mains de Dieu, votre noir passé est ce que vous possédez de plus précieux : la clé de la vie et du bonheur des autres. Avec cette clé, vous pourrez les sauver de la misère et de la mort. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 140 ) Comme Bill W., il y a plusieurs personnes qui peuvent et doivent aller chercher de l’aide extérieure souvent pour des problèmes de santé mentale et de stabilité émotive. Et comme dans la sobriété, dans la santé mentale, il y a aussi des rechutes. ' Ne me jugez pas sur mes succès, jugez-moi sur le nombre de fois où je suis tombé et où je me suis relevé à nouveau.' ( Nelson Mandela )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 26 février 2019

Pensées 26 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Mettre des conditions à notre bonheur, c'est reprendre les rênes (si de telles illusions de séparation avec notre Ps et de volonté personnelle — lire contrôle — existent pour nous, comme Il a permis que, nous-mêmes, nous leur donnions vie pendant assez longtemps). Nous pouvons décider courageusement de nous en remettre à Dieu tel que nous Le concevons, de lui faire confiance, de nous abandonner à Sa grâce ; cette décision et ce courage même sont des privilèges qui nous sont donnés par Lui… pour nous amener vers cette ultime leçon, qu’est l’amour inconditionnel de nous-mêmes et des autres. ' Aie du fond du coeur la racine de l’amour, de cette racine rien ne peut sortir de mauvais. ( Saint Augustin ).

Tout être a besoin de nourriture ! Notre corps a besoin de nourriture, notre âme a besoin de nourriture, toute vie dans l’univers a besoin d’une nourriture adaptée à ses diverses formes. La seule vraie nourriture est l’énergie de l'amour, parce que cette énergie nourrit aussi bien le corps que l'âme. Pour certains, l’amour nourrit même ceux et celles qui n’ont plus de corps, puisqu’ils vivent dans nos souvenirs. « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l’Amour infinis. Il avait traversé le pont vers le rivage. Pour la première fois il avait conscience de la présence de son Créateur à ses côtés. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, page 64 )

« L'amour, c'est la connaissance de la sagesse du cœur. » ( Sayanna Roman, Choisir la Joie ) C'est aussi la nourriture principale de presque tous les habitants de notre univers. C'est l'élément le plus vital. Les enfants recherchent naturellement l'amour ; ils se nourrissent d'amour, ils se développent grâce à l'amour. Privés de ou étouffés par cet amour, ils peuvent mourir ou devenir des survivants. L'amour est l'énergie qui circule autour du monde. Il existe partout et en toute chose. Il n'existe pas un seul aspect de votre vie qui ne soit baigné d'amour grâce à notre Ps. Même nos instants les plus sombres portent en eux une étincelle d'amour, soit par son besoin, son manque ou par le désir d'en créer plus. Dans notre culture et dans d'autres, il subsiste tant de personnes affirmant que l'amour est difficile à obtenir. L'amour inconditionnel qui n'exige rien, ne demande rien et qui donne sans cesse et sans condition est cette énergie d'amour présente partout en tout lieu en tout temps entre toutes les personnes et les maintient liées entre elles. Dans l'amour inconditionnel, nos attentes sont réduites à l'extrême, au point de les voir disparaître.

« Ce que l’on fait dans sa vie résonne dans l’éternité. ( Maximus ) Sur le site Je Nous aime, il y a deux superbes clips de Régis Abitbol sur l'amour inconditionnel avec la belle chanson triste d’Enya Now we are free dont voici le lien : http://jenousaime.free.fr/?post/L_Amour_Inconditionnel. Une fois que nous sommes capables de nous aimer et que nous nous sentons aimer des autres nous pouvons passer à l’amour envers un autre être humain. « Sauf exception, tout être humain normal éprouve à quelque moment de sa vie, le pressant désir de trouver un partenaire de l’autre sexe avec qui il pourra réaliser la plus complète union possible à tous les plans : spirituel, intellectuel, émotif et physique. Ce puissant instinct est à la base des plus grandes réalisations humaines ; c’est une énergie créatrice qui influence profondément notre vie. Dieu nous a modelés de cette manière. » ( 12x12, 12e Étape, page 132 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 25 février 2019

Pensées 25 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Victor Hugo a écrit dans Les Misérables que « Personne ne garde un secret comme un enfant. » C'est à croire que ce visionnaire avait déjà perçu ce principe généralisé dans toutes les familles dysfonctionnelles et cela au XIXe siècle. Victor-Lévy Beaulieu dans L'Héritage a aussi ce regard sur le secret : « On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit. » Et vlan pour les secrets de famille du XXIe ! Et Dieu sait que les secrets sont difficiles à garder et surtout à révéler dans les cas incestueux d’abus sexuels par un pédophile.

Nous avons tous des secrets, bien sûr pas que de simples cachotteries ou de mystères que nous pouvons entretenir pour cacher une surprise ou une fête d’anniversaire. Nous parlons d’un secret incroyable que nous ne pouvons confier à personne tant il semble lourd, terrible ou douloureux. Un secret, c’est quelque chose que nous gardons pour nous-même et qui n’est pas toujours facile à partager, à révéler. Certains ne dévoilent jamais leurs secrets et les emportent avec eux à leur mort. C’est parfois un secret lourd à porter qui nous ronge de l’intérieur pendant des années et nous avons l’impression de mourir « à petit feu ». Assurément, c’est un secret qui tue aussi « à petit feu ». Comme une ombre du passé, un cadeau empoisonné, il nous colle à la peau et nous replonge régulièrement dans une angoisse lancinante. Et même quand nous croyons l’avoir fait dans un inventaire par exemple, les circonstances de la vie peuvent rouvrir une vieille blessure « de guerre » et nous faire à nouveau mal. « L’âme n’a pas de secret que la conduite ne révèle. » ( proverbe chinois ) Nos comportements déraisonnables parlent pour nous — notre conduite en effet va révéler nos plus profonds secrets.

« Peut-être vit-il une aventure secrète passionnée avec une ‘femme qui comprend’.» ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. À l’oeuvre, page 91 ) Quel que soit le ressentiment ( honte, peur, dégoût, rejet, révolte, colère, regret ) que nous inspire ce que nous cachons, nous ne pouvons pas laisser ce secret s’imposer dans notre vie. Si nous en avons assez de pleurer, de souffrir, de traîner ce boulet, que nous sommes impuissants devant ce secret, une chose est certaine, il n’est pas trop lourd pour notre Ps.

Le psychiatre Serge Tisseron, également scénariste et dessinateur, a découvert un secret dans la famille de Hergé à partir de sa lecture des albums de Tintin, plusieurs années avant que la biographie de ce dernier ne confirme ce secret. En 1982, le secret douloureux qu’il a trouvé dans les Aventures de Tintin était celui de la souffrance d'un garçon non reconnu par son père, un homme illustre et important. Serge Tisseron a publié un « best seller » : « Secrets de famille, Mode d’emploi ». Il est à l'origine du mot « extimité » pour désigner le processus par lequel chacun rend visibles certaines parties de son intimité pour les faire reconnaître par son entourage. Aujourd’hui avec l’avènement de la téléréalité et des réseaux sociaux pour plusieurs bousculer son ou notre intimité est devenue monnaie courante.

Les effets de secrets de famille sont souvent la perte de confiance en soi et les troubles de l'apprentissage chez les enfants. D'abord, un enfant qui pressent que ses parents lui cachent quelque chose ne sait pas pour autant ce que ces derniers lui cachent. Souvent il imagine le pire. Petit, il pense qu'il est responsable de la souffrance de ses parents. Plus grand, il aura tendance à imaginer que ses parents ont commis un acte tellement honteux qu'il ne doit pas même chercher à « péter cette balloune ». La plupart des enfants ne cachent à leur parents que ce dont ils ont honte : « On ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu ». L'enfant apprend à repérer le domaine à propos duquel il ne doit pas poser de question. L'enfant évite de questionner à propos de la folie, de la déficience mentale, des hôpitaux psychiatriques, de l’alcoolisme… Et ce, tout en faisant comme s'il ne se rendait compte de rien. Cette attitude l'amène à nier la réalité, à tordre son identité et jusqu'à éteindre sa curiosité. Parfois sa méfiance s'étend aux enseignants, aux figures d'autorité et dans les adultes en général.

Il n'y a pas de bons et de mauvais secrets. Les secrets de famille sont rarement bénéfiques. Sur le plan individuel, pouvoir garder un secret peut être une très bonne chose. Souvent, cela montre que nous sommes capables de distinguer ce qui se passe dans notre tête de ce qui nous croyons qui se trame dans celle des autres. Dès que nous cessons de nous percevoir comme gardien du secret pour nous percevoir comme victime d'un secret que nous étions contraints de garder, nous pouvons présumer que ce secret est devenu toxique.

Nous n'avons pas nécessairement à continuer à nous plaindre du fardeau qui semble peser sur nous. Ne nous y trompons pas : la réponse et la solution résident dans la volonté de notre Ps à qui nous pouvons tout dire et tout dévoiler sans crainte pour nous apaiser, nous consoler et guérir nos cœurs blessés. En dévoilant nos secrets et nos défauts, nous nous entraînons à être honnête avec au moins un être humain, notre parrain (notre marraine). Dans le Mouvement, nous entendons souvent que nous ne sommes malades que dans la mesure de nos secrets et de nos défauts. En arrivant à bâtir une relation avec un témoin lucide et éclairé, un parrain (marraine), nous en venons à faire suffisamment confiance à cette personne pour être complètement honnête avec elle, puis nous pouvons aussi le partager lors d'un témoignage puisque les charges émotives derrière ces secrets ou défauts vont s'être estompées. Les secrets sont comme les piments de la Guadeloupe. Tôt ou tard, ils mettent soit notre bouche soit notre rectum en feu.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 24 février 2019

Pensées 24 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« … j'ai pu observer que le corps cherche tout au long de la vie, la nourriture qu'il n'a pas reçue dans l'enfance, et c'est précisément là, à mon avis l'origine des souffrances qui ravagent l'existence de tant d'entre nous. » (Alice Miller, Notre corps ne ment jamais, Flammarion, 2004) Plusieurs d'entre nous avons connu une enfance marquée par la souffrance surtout sur le plan affectif. Nous avons eu l'impression ou nous avons été dans certains cas soit mal aimés, soit pas assez aimés. Certains d'entre nous ont pris des rôles d'adultes très tôt pour anesthésier des blessures qui ont eu lieu dans leur enfance. Avec le mode de vie des Douze Étapes et le support des membres des groupes d’entraide, nous apprenons à pratiquer le détachement avec amour tout en conservant une certaine vulnérabilité, précarité ou fragilité. Nous avons utilisé des mécanismes de défense comme l’ironie, le sarcasme, le cynisme, etc., les percevant comme un mal nécessaire, un égarement de survie pour nous défendre. « Lorsque nous détachons un animal, nous lui rendons sa liberté. Lorsque nous pratiquons le détachement, nous préservons la nôtre. » ( Anonyme )

« Dans l’esprit d’un grand nombre, toute cette liberté laissée à l’individu est synonyme de pure anarchie. » ( 12x12, 1ère Tradition page 146 ) Les réunions des groupes d’entraide nous fournissent un milieu favorable et assez libertaire sans être amoral, favorisant l’abandon de nos attitudes défensives grâce à la présence de témoins lucides, d’accompagnateurs qui ont vécu les mêmes sévices. « Il se faut s'entraider, c'est la loi de la nature. » ( Jean de la Fontaine ) Le homard, au moment de changer de carapace, se cache dans un trou dans les rochers pour assurer sa sécurité durant les moments de sa grande vulnérabilité où il n'est plus protégé par son armure naturelle. L'environnement des réunions n'est pas menaçant et permet que nos défenses finalement s'abaissent. Ainsi notre fermeture, en toute sécurité, est remplacée par l'ouverture. Les membres, ces survivants grâce à l'entraide, sont ceux et celles qui, par leur acceptation inconditionnelle, nous fournissent ce milieu favorable au changement pour que notre identité reprenne toute la place que notre personnalité a usurpé depuis les traumas de l'enfance. Notre passé collectif devient enfin un tremplin vers un présent plus calme. Chaque jour, leurs bons mots dans leurs témoignages nous offrent plusieurs moyens d'opter pour la vie spirituelle, la plénitude de l'instant présent et de laisser tomber les armes qui nous ont servis jusque là à survivre. « Les bons mots sont comme le blé dans les champs : ils moissonnent le pain du bonheur quotidien. » — « Le sourire est le baiser de l’âme. » ( Michel Bouthot, Chemins parsemés d’immortelles pensées )

« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences. » ( Françoise Dolto ) Les Douze Étapes nous fournissent un programme adapté au genre de coopération qu'il nous faut pour restaurer la joie, l'émerveillement et l'amour dans notre vie. « Le bonheur c'est d'aimer à l'infini. » ( Omraam Mikhaël Aïvanhov ) Ce mode de vie et ce Dieu d'amour effectuent des miracles. Le rétablissement introduit une nouvelle influence dans notre vie, une source de camaraderie, de résilience et de force spirituelle qui peu à peu nous incite à une nouvelle façon de vivre plus saine. « Quand j’avais 6 ans ma mère me disait que le bonheur était la clef de la vie. À l’école, ils m’ont demandé ce que je souhaiterais faire quand je serais grand. J’ai écrit que je voulais être heureux… Ils m’ont dit que je n’avais rien compris à la question… Alors je leur ai dit qu’ils n’avaient rien compris à la Vie… » ( John Lennon ) Et il y a aussi cette citation sur le bonheur qui vient présument de Margaret Lee Runbeck : « Le bonheur n’est pas une destination, mais une façon de voyager. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 23 février 2019

Pensées 23 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Dans les groupes d’entraide, il nous est suggéré de prendre le risque de partager ce que nous avons, ce que nous découvrons. Comme ce merveilleux vidéo en anglais sur la vulnérabilité : http://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability.html ( aussi sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=iCvmsMzlF7o ) où c’est facile de voir les bienfaits d’un réveil spirituel. « Quand un homme ou une femme connaît un réveil spirituel, cela signifie surtout que cette personne peut désormais agir, ressentir et croire d’une façon qui lui était jusque-là impossible par ses seuls moyens et sans aucune aide. Elle a reçu un don qui équivaut à un nouvel état de conscience et à une nouvelle façon d’être. » ( 12x12, 12e Étape, pages 119-120 )

Mystérieux et merveilleux, ce paradoxe de rétablissement : la force surgissant d'une défaite complète et d'une impuissance totale ; la perte de notre ancien mode de vie pour en trouver un nouveau (Les Douze Étapes). Et ce divin et illogique paradoxe de la spiritualité : nos défauts et nos échecs étant tout autant des bénédictions de Dieu que nos succès et nos talents. Si c’est notre Être suprême qui gouverne notre vie, il n'y a plus que ce qui est et nous ne pouvons qualifier de bon ou mauvais ce qui se passe.

Affronter nos peurs nous donne du courage, aider une personne en détresse augmente notre capacité de nous aimer. Admettre que la souffrance fait partie de la croissance de cette personne et de la mienne nous rend plus heureux, capables de nous détacher avec amour. Considérer les côtés sombres de nos vies nous apporte de la lumière, accepter nos faiblesses et capituler devant une Puissance supérieure nous procure une force imprévue, une capacité d'écoute inattendue et en même temps, de nous affirmer lorsque ça nous apparaît nécessaire. Le miracle, c'est que, pour conserver tous les dons reçus comme notre rétablissement, il est fortement suggéré de les transmettre à d'autres. Notre Dieu met sur notre chemin des personnes souffrantes pour nous guider dans ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.

Pour les transmettre à d'autres, nous pouvons faire comme le suggère ce proverbe espagnol : « Si j'avais mille âmes, je te les donnerais toutes ; je n'en ai qu'une, prends-la mille fois. » Certains sont brusques quand ils transmettent le message. « On devient naturel à force d'expérience. » ( Willa Cather ) L'expérience nous apaise. Nous préférons une approche souple, simple, laissant même les autres patauger un bout de temps dans leur problème jusqu'à ce que ces personnes nous demandent une aide spécifique. La plupart des personnes rebelles ne désirent pas « être dirigées » avec fermeté, avec « tough love ». Nous croyons qu'il est mieux d'attendre qu'elles soient prêtes à s'aider elles-mêmes. Nous ne sommes pas efficaces quand nous permettons à un membre de se servir de nous, de nous manipuler, à moins que la volonté de notre Ps soit le moteur de cette démarche. Est-ce qu’il y des moments ou des événements où notre Ps n’est pas l’instigatrice de quoi que ce soit ? Et que dire de ce réveil spirituel comme résultats de notre cheminement et du soutien de notre Ps…

12 symptômes d'un réveil spirituel

  • 1. Une tendance accentuée à laisser les choses se produire plutôt que de forcer pour les réaliser.
  • 2. Des attaques fréquentes de sourires, rires et de badineries.
  • 3. Un sentiment d'être branchés avec les autres et avec la nature.
  • 4. Des épisodes accablants et fréquents d'appréciation ou d’estime de soi.
  • 5. Une tendance à penser et à agir spontanément plutôt que de réagir à la suite de craintes édifiées au cours de notre passé.
  • 6. Une capacité unique de tirer profit et à jouir de chaque moment.
  • 7. Une perte de la capacité de s’inquiéter.
  • 8. Un manque d'intérêt de plonger dans des conflits ou de chercher à prolonger des rivalités.
  • 9. Une perte d'intérêt pour interpréter la signification des actions des autres comme menaçantes ou provocantes.
  • 10. Un manque d'intérêt pour s’amuser à juger les autres.
  • 11. Une perte d'intérêt pour se juger soi-même.
  • 12. Une disposition à acquérir la capacité d'aimer sans aucune attente.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 22 février 2019

Pensées 22 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Ceux d'entre nous qui ont pris l'habitude de prier régulièrement ne voudraient pas plus s'en priver que nous ne serions prêts à refuser l'air, la nourriture ou le soleil. Et pour la même raison, quand on refuse l'air, la lumière ou la nourriture, l'organisme en souffre. De la même manière, si nous nous détournons de la prière et de la méditation, nous privons d'un soutien vital notre esprit, notre coeur et notre inspiration. » ( 12x12, 11e Étape, pages 108-109 ) En pratiquant les Étapes et en assistant aux réunions, nous découvrons qu'il y a une meilleure façon de vivre ; nous n'avons qu'à reconnaître que nous sommes guidés. À mesure que nous apprenons à vivre en harmonie avec une Puissance supérieure, et sous la gouverne de ce Dieu d’amour, nous parvenons à Lui faire confiance et Le remercier, puisqu’à Sa guise, Il nous façonne à Son image. Baden-Powell a dit que « La bonne volonté est la volonté de Dieu ». Un autre beau don divin… « La bonne volonté raccourcit le chemin. » ( Proverbe brésilien ) Ce proverbe signifie que ce que nous faisons en y mettant de la bonne volonté, devient plus facile.

Notre Dieu d'amour nous a donné...

  • les cinq sens : vue, ouïe, goût, odorat et toucher. Tous nous sont d’un grand secours dans notre vie de tous les jours. Ces cinq sens mettent beaucoup de couleurs dans notre vie. Merci. À Québec nous avons un 6e sens, un restaurant où nous sommes servis dans le noir ou nous pouvons percevoir des éléments intangibles du monde, des éléments spirituels. Le 6e sens serait la prémonition, une capacité à anticiper les évènements, à percevoir sans voir. Merci.
  • la raison : elle est un présent de Dieu. Il en a doué la femme et l’homme et en a fait la condition de toute responsabilité. Elle nous aide, avec l’intellect, à trouver la bonne direction. « Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison. » ( Émile Chartier, dit Alain ) Merci.
  • l’intuition : nous sentons parfois les choses instinctivement sans user de nos sens ni de notre raison. La petite voix intérieure celle de notre Ps est celle qui nous montre la voie. L'intuition est ce sixième sens spirituel qui compense pour tout manque et qui nous donne l'envie de vivre dans les moments difficiles. Merci.
  • le mode de vie des Douze Étapes : C’est un présent particulier que Dieu a fait à l’humanité par l’entremise de quelques personnes choisies comme les fondateurs du mouvement. C'est aussi ce présent que reçoivent certains privilégiés quand ils sont guidés jusqu'à leur réveil spirituel. Nous remercions Dieu de nous avoir doués de ces sens que nous considérons comme des présents dans le présent. Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir dotés d’un esprit, d’une raison et d'une intuition par lesquels Il communique avec nous. Merci.

Le Don de Dieu était un navire affrété pour Samuel de Champlain afin qu’il explore la rivière Saguenay. C’était l'un des trois navires partis de France au printemps 1608 pour fonder Québec. Curieusement, ce navire appartenait à des armateurs protestants. Le Don de Dieu figure sur le drapeau de la ville de Québec et sur ses armoiries. Ce symbole a tendance à être souvent remplacé par l’emblème des défunts Nordiques. La nostalgie est aussi un cadeau mal emballé. Allez voir ce beau clip du désert avec de la flute indienne si vous avez 8 minutes pour relaxer et remercier Dieu pour ces cadeaux : https://www.youtube.com/watch?v=3hxYfnbQCcU&fbclid=IwAR0FtpwhTpMxVpiSIJFHp5h-8oWRnlrCvuHHE5tZubdar0fJ2oyNhVavI20

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 21 février 2019

Pensées 21 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La patience est une fleur qui ne pousse pas dans tous les jardins. » ( John Heywood ) Face aux petites et grandes difficultés de la vie, il nous arrive de perdre patience. Pourtant, l’exaspération n’améliore pas vraiment les choses. Dans bien des situations, la patience est une force qui nous permet de mieux vivre. Mais elle a ses limites, au-delà desquelles elle devient de la faiblesse, de l’apathie, une sorte de renoncement stérile. La patience est une force capable de « déplacer des montagnes », et en même temps, avec un peu d’excès, elle peut devenir un véritable facteur d’inertie. Elle peut conduire, par exemple, un individu ou un peuple opprimé à ne plus oser espérer que leur destin puisse évoluer. Nous pouvons aussi la confondre quelquefois à la résignation. Est-ce une force que de tout accepter sans broncher ? Même cette patience-là peut mener à une quelconque amélioration. Impatience et rébellion peuvent aussi devenir indispensables pour réveiller, secouer le cours figé des choses, mettre en lumière et bousculer ce qui, depuis longtemps, était inacceptable. « Patience et longueur de temps. Font plus que force ni que rage. » ( Jean de Lafontaine, Le Lion et le Rat ) La patience..., nous sommes mieux de nous en servir… avant de la perdre.

Dans son livre Stumbling on happiness, le Dr Daniel Gilbert décrit l’incapacité de l’homme à réfléchir sur des choses banales de notre quotidien plutôt que sur des événements tragiques et fortuits dont certains créent de graves traumatismes. Nous pensons plus à la fois où un pigeon nous a chié dessus qu’à toutes les fois où nous sommes passés par là sans que rien ne nous tombe sur la tête. Il nous suggère d’être résilient et patient : « This too shall pass ! » (Ça aussi, ça va passer !) La patience est l'aptitude de quelqu'un à vivre sans attente, à rester calme dans une situation, en face d'un délai ou de difficultés. La patience est, à travers le monde et les croyances, une qualité essentielle requise pour celui ou celle qui aspire à la sagesse. « J'appelle sage celui qui, tout innocent qu'il est, supporte les injures et les coups avec une patience égale à sa force. » ( Bouddha, Dhammapada ) Comme la méditation, la patience s'acquiert et s'exerce ; comme la méditation, elle demande un peu de centration, de confiance en soi et en ce Dieu d'amour, Tel que nous Le concevons.

« Chaque matin au cours de notre méditation, nous demandons à notre Créateur de nous enseigner la patience, la tolérance, la bienveillance et l'amour. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l'oeuvre, page 93 ) La patience que nous développons en mettant en pratique le mode de vie nous aide à découvrir que le plan divin de la vie présente très souvent des leçons pour demain, d'autres pour aujourd'hui. Notre Puissance supérieure nous prépare parfois pendant des années, parfois aussi le jour même, à recevoir ce qui nous manque. Souvent, il ne reste qu’à remercier notre dieu d’amour pour tous ces cadeaux qu’Il nous donne sans que nous les ayons sollicité et dont l’emballage a caché leur qualité. Et de là, ces citations de Saint François de Sales nous en dressent la liste : « Dans le régime des âmes, il faut une tasse de science, un baril de prudence et un océan de patience. » — « On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 20 février 2019

Pensées 20 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

La méditation nous éveille, comme d'un long sommeil, et nous permet de nous accommoder désormais de laisser filer la vie comme s'écoule le sable entre les doigts d'un enfant qui joue sur la plage. Quelquefois, des interrogations montent sur ce que nous sommes, sur notre relation aux autres, au monde et à Dieu : « Que suis-je en train de faire dans cette vie ? » Cette recherche vise souvent à mesurer la valeur des choses, pour discerner ce qui est réellement important, ce qui est la valeur ultime, l'idéal par lequel nous est révélé le sens de l'existence.

Les points de repère nous permettant de vérifier si nous sommes sur la bonne voie, sont le calme intérieur, l'indépendance à l'égard des circonstances extérieures, la joie du cœur et la capacité de reconnaître la présence du Divin en tout. Plus nous possédons ces caractéristiques, plus nous sommes proches de la vérité. Ce que Maître Eckhart appelle « la volonté droite », c'est l'abandon de notre volonté propre, celle du petit « je », égoïste et étroit : « La volonté est entière et droite quand elle a perdu toute propriété, quand elle est sortie d'elle-même jusqu'à se remodeler exactement sur la volonté de Dieu. Plus elle y a réussi, plus la volonté est droite et vraie. »

Ces mots de Maître Eckhart témoignent combien la vie spirituelle est toute de ferveur et d'enthousiasme et nous invite à cet abandon à la Puissance divine qui nous révèle chacun à nous-même : « Rien au monde ne fait de nous de vrais hommes que l'abandon de notre volonté propre ». « En vérité, plus nous sommes nous, moins nous sommes nous ».

Nous ne sommes plus jamais seuls. Plusieurs membres des groupes d'entraide nous ont dit : « Nous allons t'aimer jusqu'à ce que tu puisses t'aimer toi-même » Eh oui (béni soit Dieu, peu importe qui Il est pour chacun de nous !), ce miracle s'est produit. Nous ne vivons pas dans un univers qui a nécessairement un sens puisque tout ce qui est divin apparaît comme illogique à la plupart d'entre nous. Les membres des groupes d'entraide nous ont suggéré d'en venir à croire en une Puissance supérieure à nous-mêmes, cette force qui pour nous est toute-puissance, justice, bonté et amour, un Dieu qui nous invite à tendre, même si c'est peu et irrégulier, vers Son image et Sa ressemblance.

« L'amour est une fleur délicieuse mais il faut avoir le courage d'aller la cueillir sur les bords d'un précipice. » ( anonyme ) Dieu est l’Amour même, et nous sommes tous créés à Son image et à Sa ressemblance. Un plan d'eau parfaitement lisse reflète tout ce qui l’entoure. Il ne reflète pas seulement une petite portion des arbres qui l’entourent ou seulement quelques-uns. Nous aussi, nous reflétons les qualités et l’amour de Dieu. Ainsi, même si chacun de nous exprime cet amour de manière distincte et individuelle, tout ce qui nous entoure reflète Son image et Sa ressemblance dans l'amour. Nous allons être « un témoignage de Votre force, de votre amour, et de Votre mode de vie. Que j'accomplisse toujours votre volonté ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 71 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 19 février 2019

Pensées 19 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La vie est une succession de changements naturels. Ne résistez pas car cela ne générera que des soucis. Laissez la réalité être la réalité. Laissez faire naturellement les choses. » ( Lao Tzu ) C’est un peu « Laissez faire le bon dieu et lâchez prise… » Le slogan d’Al-Anon/Alateen Lâcher prise et s’en remettre à Dieu présuppose que nous avons l’illusion d’avoir prise et d’être séparé de Dieu. Beaucoup d’auteurs à succès sur le même thème supposent la même illusion. « Parfois, lâcher prise est un acte plus puissant que de se défendre ou s’accrocher. » ( Eckhart Tolle )

Nous ne pouvons cesser de nous cramponner, de nous raidir, de desserrer les dents, de décrisper les poings, de laisser nos jointures blanches se détendre, de devenir zen, tout ça pour « lâcher notre illusion de prise », comme lorsque nous desserrons les mains pour laisser filer le sable ! De façons bien similaires, bien des membres de nos groupes d’entraide nous suggèrent de ne surtout plus essayer de contrôler notre situation, surtout pas notre corps (ex.: beaucoup d’heures de gym, un régime strict, de la marche rapide et excessive, des laxatifs et suppléments ) et surtout pas avec notre mental ( à moins que nous fassions partie des Boys et que nous ayons la « dureté du mental » ). Ces membres veulent notre bien et nous invitent à toutes sortes de techniques « pour éprouver une nouvelle tranquillité d’âme ». Et voilà, « … le résultat a été nul tant qu'ils ne se sont pas abandonnés. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap.5, Notre Méthode, pages 65-66 )

Pierre Corneille nous a offert cette subtile citation : « Faites votre devoir, et laissez faire aux dieux. » La « déprise » ne peut vraiment devenir une démission devant la vie, un renoncement à être soi. La plus grande réussite des auteurs de livres à succès sur le lâcher-prise est de faire croire à leurs adeptes plus ou moins dévoués qu’ils sont en cheminement pour devenir d’authentiques mystiques et d’atteindre le détachement suprême. Cet abandon est pour plusieurs la remise confiante de soi dans les mains de Dieu. Et si Dieu avait déjà un plan bien défini pour chacun de nous. Comment remettre à Dieu ce qu'il a déjà et toujours eu entre les mains et sous Sa gouverne ? « On ne peut pas perdre ce qu'on a jamais possédé. » ( Guy Finley, Les clés pour lâcher prise )

Les membres de tous les groupes d'entraide nous racontent la plupart du temps dans leurs témoignages qu'ils n'ont pu se rétablir sans aide. Nous avons besoin du mode de vie, de nos frères et de nos sœurs, membres de ces fraternités et de notre Puissance supérieure. C'est seulement ainsi que nous pouvons arriver à composer avec nos difficultés et à nous en remettre à une force supérieure à nous-mêmes pour les problèmes que nous ne pouvons régler, ces sombres démons ou ces réserves comme certains les nomment. La sérénité, c'est laisser faire et de nous en remettre à Dieu. Lorsque nous nous en remettons ainsi à notre Puissance supérieure, à la sagesse de notre parrain / marraine et à l'amour qui est partagé aux réunions auxquelles nous assistons, nous nous rétablissons un peu à chaque jour, peu importe ce que la vie nous apporte présentement. « La mort est ce merveilleux instant où le lâcher-prise devient spontané. » ( Michel Random )

« Quand on n’offre aucune résistance à la vie, on se retrouve dans un état de grâce et de bien-être. Ça s’appelle lâcher-prise et accepter CE QUI EST. Comme on se laisse porter par le courant. » ( Eckhart Tolle ) Vivre le moment présent ! Est-ce que nous avons déjà eu prise sur quoi que ce soit ? Alors comment pouvons-nous lâcher prise, si nous n’avons jamais eu prise ? Nous ne pouvons que remercier notre Ps de nous libérer de cette illusion, de ces sombres démons si telle est Sa volonté et Son plan.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 18 février 2019

Pensées 18 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes. C’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. « Le monde tout entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le nœud inextricable de notre nature. » ( Shrî Aurobindo, Aperçus et pensées ) Le paradoxe est une proposition qui contient ou une énigme qui semble contenir une contradiction logique, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité, ou encore, une situation qui contredit notre intuition. Le paradoxe est un puissant stimulant pour la réflexion. Le paradoxe est également une figure de style consistant à formuler une expression, comme Qui veut sauver sa vie la perdra, qui va à l'encontre du sens commun. Le paradoxe de l'œuf et de la poule est aussi le cercle vicieux le plus connu en biologie. L'exemple suivant d'image paradoxale de Paul Valéry mobilise notre attention en nous surprenant : « Les crimes engendrent d'immenses bienfaits et les plus grandes vertus développent des conséquences funestes. » Et il y a ce joli paradoxe d'Alphonse Allais qui s'applique autant aux hommes qu'aux femmes : Alphonse Allais

Il y a ce merveilleux paradoxe dans notre rétablissement : la force surgissant d'une défaite complète et d'une impuissance totale ; la perte de notre ancien style de vie pour en trouver un nouveau. Si nous voulons renoncer à répéter nos comportements toxiques ou à continuer de consommer, nous devons le faire sans aucune réserve, sans caresser l'espoir subtil d'être un jour immunisé contre ces comportements ou substances. Nous n'avons pas à saisir le sens réel de ce paradoxe si nous avons vécu ce mystérieux changement profond dans nos vies. « En y regardant de près, on trouve rapidement la clef de cet étrange paradoxe. Tout membre des AA doit se conformer à des principes éprouvés de rétablissement. Il y va de sa vie, effectivement, de se soumettre à des principes spirituels. S'il s'en éloigne trop, le châtiment vient à coup sûr et ne se fait pas attendre : c'est la maladie, puis la mort… Il constate même qu'il ne peut conserver ce don inestimable à moins de le partager avec d'autres. » ( 12 x 12, 1ère Tradition, page 146 )

Nous aimons bien les expressions paradoxales qui peuvent aussi être des oxymores (ou dite « oxymoriques ») ou oxymorons lorsqu'elles mettent côte à côte deux mots ayant des sens opposés et aboutissant à une image contradictoire et frappante pour la représentation comme dans « un silence assourdissant » ( Albert Camus, La Chute ). En exprimant ce qui est inconcevable, l'auteur crée ainsi une nouvelle réalité poétique qui suscite un effet de surprise, en ajoutant de la force à la vérité décrite. Ainsi les noms composés tels que « clair-obscur», «aigre-doux » et « réalité virtuelle » sont des oxymores. Le slogan Al-Anon « Se hâter lentement » se rapproche autant de la maxime latine « Festina lente » ( hâte-toi lentement ) que d’un oxymore bien connu tiré de la fable du Lièvre et de la Tortue de Jean de La Fontaine « Elle se hâte avec lenteur ».

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
Nicolas Boileau L’art poétique (1674)

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 17 février 2019

Pensées 17 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Dans le film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ( Jean-Pierre Jeunet, 2001 ), Amélie Poulain ( Audrey Tautou ) joue à son père, qui est nanomane ( un passionné de nains de jardin ), la farce du petit gnome voyageur qui semble le poursuivre partout où il va. Elle a réussi à lui faire envoyer des photos de ces contrées qu’il a toujours désiré visiter. Certains peintres maîtrisent leur art au point de nous faire croire que peu importe où nous sommes devant leurs peintures, nous avons l’impression que le personnage principal nous observe et nous poursuit du regard. Ne portons pas toute notre attention sur tout ce qui semble nous regarder, comme les caméras de vidéosurveillance qui se multiplient sur les routes, dans les lieux publics et comme les mimes-statues, les gnomes et les nains de jardin, et même à tout ce qui ne nous regarde pas même si nous, nous les regardons et qu’ils essaient quelquefois de nous faire croire qu’ils ne nous ont pas vus. Nous pouvons leur répondre par un simple clin d'œil. C'est aussi une belle invitation pour ensuite nous mêler de nos affaires et pour centrer notre attention sur notre propre rétablissement. « - Ah autrement dit elle préfère s’imaginer une relation avec quelqu’un d’absent que de créer des liens avec ceux qui sont présent ? - Non, ou peut-être au contraire elle se met en quatre pour arranger les cafouillages de la vie des autres. - Et elle ? Les cafouillages de la sienne de vie, qui va s’en occuper ? - Bah en attendant, mieux vaut s’occuper des autres que d’un nain de jardin. » ( Le fabuleux destin d’Amélie Poulain )

Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent d'en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous rendre la raison et à espérer que ça marche pour nous aussi. Pour la plupart d'entre nous, cette Puissance supérieure est un Dieu d'amour. Nous avons découvert qu'il avait toujours été avec nous, même pendant toutes ces années difficiles. Aujourd'hui, nous croyons que c'est Lui qui nous a conduit chez les groupes d'entraide, qui nous a permis de découvrir ce merveilleux mode de vie, et que tout rétablissement est un miracle. « L'homme pratique d'aujourd'hui exige des faits et des résultats… Simplement parce qu'il est impossible d'expliquer ce que l'on voit, ressent, maîtrise ou utilise sans tenir au départ certains faits pour acquis. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 4 Nous les agnostiques, page 55 )

Cependant des limites existent à ce que nous pouvons faire pour aider d'autres membres qui ne sont pas véritablement en rétablissement. Nous ne pouvons pas les forcer à cesser de s'anesthésier dans la compulsion ou de ruminer leurs obsessions. Bill W. a écrit dans le Gros livre page 102 4e Éd. : « S’il n’a pas l'intention de cesser de boire, ne perdez pas votre temps à essayer de le convaincre... Il est parfois préférable d'attendre qu'il prenne une autre cuite. » Nous ne pouvons ni leur donner les résultats des étapes ni grandir à leur place. Nous ne pouvons pas faire disparaître leur solitude ou leur souffrance, leurs attentes et leurs exigences. Il n’y a rien que nous puissions dire à qui ce soit pour le convaincre de troquer la misère familière de l'ivresse mentale contre l'incertitude du retour à la raison grâce à une Ps. Nous ne pouvons pas nous mettre dans la peau des autres, ni modifier leurs objectifs ou décider pour eux ce qu'ils devraient faire même si c'est ce qu'ils souhaitent quelquefois. Nous ne pouvons que nous mêler de nos affaires et porter le message. « Il faut être prêt à mettre de côté la vie que nous avons planifiée, pour enfin vivre la vie qui nous attend. »( Joseph Campbell )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 16 février 2019

Pensées 16 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Ce que toute mère savait et que les scientifiques viennent de s'apercevoir : L'utérus entoure le fœtus de manière si intime que tout soubresaut émotif vécu par la mère se répercute sur le psychisme de l’enfant de façon quasi indélébile. Il y en a même qui affirment que toute saute d’humeur de la mère même longtemps après la ‘délivrance’ a des effets sur son 'rejeton'. Si l’effet papillon - répercussion sur le climat du moindre changement dans l’atmosphère terrestre - peut avoir une telle portée en science physique, nous ne pouvons nier son influence sur le développement psychique de tout être humain.

Des émotions à fleur de peau et des émotions très profondes, des sentiments qui n'ont qu'une semaine ou un mois de vie passée, sans compter le moment présent évanescent, et des ressentiments qui vont peut-être durer presque toute la vie, de notre plus tendre enfance à six pieds sous terre, du temps où la mémoire surgit même au cœur du liquide amniotique jusqu'au fond de la tombe, des crêtes d'un sommet en suivant les torrents d'un glacier millénaire fondant au creux d'un massif montagneux. Des émotions qui se réveillent autour de tasses de café ou de thé vert dans un restaurant ou en écoutant un témoignage à un meeting d'un groupe d'entraide, ou au cours d'une nuit effrayante, enveloppée d'une brume où se cachaient autrefois les fantômes et les peurs qui les accompagnaient. Des émotions à ne plus savoir quoi en faire, même si cela ne fait pas de nous des petits cœurs-leur-leur. N'hésitons pas à mordre avec nos crocs dans la vie et à vivre ces émotions qui en émanent.

« Le volume de ta voix n’augmente pas la validité de tes propos. » ( Steve Maraboli ) Savoir « gérer ses émotions » est une expression bien à la mode. Par contre, nous croyons que c'est impossible et voici pourquoi. L’intelligence émotionnelle a été définie ainsi : * « Une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes. » (Salovey et Mayer, Intelligence émotionnelle, IE 1990) Cette première approche consiste à chercher à contrôler nos émotions pour orienter nos pensées et nos gestes. C'est vraiment une tâche épuisante et pour nous, en même temps quasi impossible.

  • « L’habilité à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres. » (Mayer & Salovey, 1997). Le bout du bout ! Non seulement c'est impossible chez soi alors chercher à contrôler ce qui se passe chez les autres, c'est soit de la manipulation soit du lavage de cerveaux. C'est un bon indice de codépendance lorsque nous nous mettons à chercher ou à courir après ces formes de contrôle.

« En effet, nous savons qu'il a fallu connaître la souffrance de l'alcoolisme avant la sobriété, et le bouleversement émotif avant la sérénité. » — « Ici, nous commençons à pratiquer les Douze Étapes du programme dans votre vie quotidienne, dans le but de nous procurer, à nous ainsi qu'à ceux qui nous entourent, la sobriété émotive. » ( 12x12, 10e Étape, page 104 — 12e Étape page 119 ) Nous pouvons expérimenter que nous avons perdu ou jamais eu la capacité de mettre en œuvre notre volonté pour contrôler nos émotions et sentiments et pour orienter nos pensées et nos gestes. C'est simple, nous avons essayé des rituels de vœux ou d'affirmations (tel que suggéré par les tenants de la psychologie émotive-rationnelle). Ça nous semble à prime abord comme une manière d’orienter nos pensées et notre senti sur des pensées positives, des sentiments agréables, de manière à nous charger en énergie positive. Tout rituel de vœux ou d'affirmations n'amène qu'à la longue, frustration et déception puisque nous n'avons aucune forme de contrôle sur quoi que ce soit et qu'un jour ou l'autre, ça finit par nous apparaître évident.

Nous ne pouvons que remercier notre Puissance supérieure pour ce qu'Elle nous apporte à chaque jour de notre vie. Aujourd'hui, nous sommes capables de ressentir de la douleur, du bonheur, de la peine, de l'extase, de la tristesse, de la joie, de la colère, de la paix, de la frustration et de l'amour — toutes ces émotions auxquelles nous nous dérobions autrefois à l'aide de comportements toxiques ou de substances anesthésiantes pour nous. Nous nous apercevons que nous pouvons maintenant éprouver ces sentiments agréables et / ou désagréables tout en restant abstinents. Au lieu d'être à la merci des soubresauts de nos émotions comme auparavant, nous pouvons dès maintenant exprimer notre gratitude pour les périodes d'accalmies entre les tempêtes et aussi pour les vagues de chaos pendant les tempêtes qui nous font mieux apprécier le calme après la tempête, le séisme ou la tornade. Merci mon Dieu.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 15 février 2019

Pensées 15 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Ce n'est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace... mais sa douceur. » ( André Frossard, Il y a un autre monde ) Un attribut traditionnellement reconnu de Dieu et choisi par presque tous ceux et celles qui se construisent leur propre Puissance supérieure, c’est Sa toute-puissance (omnipotentia pour ceux et celles qui ont perdu leur latin). Plusieurs en profitent aussi, surtout par la prière, pour tout demander à Dieu. Quelques-uns croient même qu'ils vont obtenir tout ce qu'ils demandent. Il y a deux objections qui tempèrent cet idéation de l'omnipotence. La première est que la toute-puissance de Dieu serait une injure faite à l’homme : elle le maintient dans une situation immature face à Son Père du ciel, contraire à sa dignité d'enfant de Dieu. La seconde est la difficulté que nous ressentons tous face à la question du mal. Comment un bon Dieu peut-il exister devant le mal sur terre et le tolérer ? Ex. : S’il y avait un Bon Dieu… il n’y aurait ni guerre, ni famine, ni tsunami, ni tremblement de terre comme celui a frappé Haïti… », disent plusieurs. Certains raisonneurs expliquent que le monde créé est forcément imparfait et que la liberté humaine comporte le risque du mal. D’autres présentent nos malheurs comme de justes punitions infligées par un Dieu en colère. Les premiers ne convainquent guère et les seconds scandalisent. En fait, la plupart d'entre nous ne pouvons rationaliser quelque chose d'aussi illogique que notre Ps.

« Dieu est innocent de la toute-puissance dont on a voulu l’accabler. ( Albert Jacquard ) Dieu semble être d’une autre nature que l’homme. Nous croyons que l’homme, en effet, est marqué par la finitude. Il est limité dans le temps : il ne connaît qu’une portion du temps, alors que Dieu semble hors du temps. Il naît homme ou femme, et en même temps, jamais il n’est uniquement homme et femme. La mort, terme de toute la puissance humaine atteste de sa faiblesse. Nous ne pouvons résoudre l'inéluctable problème du mal et encore bien moins celui de la mort. Dieu n’a jamais promis de mettre en œuvre Sa puissance pour ôter les obstacles qui encombrent le chemin de notre humanité et de notre développement personnel. À défaut d’une explication, nous pouvons nous appuyer sur cette seule Présence et plusieurs d'entre nous nous invitent à suivre un seul commandement : l’amour. Sa toute-puissance s’exprime dans l’amour, dans la miséricorde, dans le pardon, dans l'acceptation et dans notre invitation inlassable à la conversion du cœur. Animés par notre Ps, nous avons vivement ressenti cet engagement à nous rétablir et nous sommes portés à fidèlement transmettre le message à chaque membre de nos groupes d'entraide. Nous le faisons le plus souvent dans le respect de la dignité de tous et chacun, et des Traditions. Nous savons bien que nos témoignages sont le fruit de l'œuvre de cette Puissance divine dont la volonté n'est pas habituellement contraire aux aspirations les plus profondes de l'homme. La volonté de Dieu nous est révélée par Dieu pour combler, au-delà de toute attente de notre part, la faim et la soif de nos cœurs humains. C’est précisément pour cela que le mode de vie n’est pas imposé mais plutôt suggéré, et s’il est accepté librement et embrassé avec amour, il peut se révéler nécessaire et efficace. L’exemple des membres en rétablissement nous invite à être reconnaissant en vers cette force qui nous habite. « Par l’exemple, ils nous ont fait comprendre que l’intelligence et l’humilité ne sont pas incompatibles, à condition de donner à l’humilité la première place. En agissant ainsi, nous avons reçu le don de la foi, une foi qui produit des résultats. » ( 12x12, 2e Étape, pages 32-33 )

Si notre Ps le désire, nous mettons en pratique les Douze Étapes partout où nous sommes, nous menons alors une vie qui nous comble au-delà de toute attente. Ce n'est pas Dieu qui a besoin d'être remercié pour ce que nous vivons, c'est plutôt nous qui avons besoin d'être reconnaissants et seulement si telle est Sa volonté. Cette gratitude initie notre humilité (ou est-ce vice versa), réjouit notre cœur et éveille notre esprit.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 14 février 2019

Pensées 14 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin et c’est la fête des petits coeurs, des amoureux, de l’amour et de l’amitié. Les gens qui s'aiment en profitent pour échanger des mots de tendresse, des cadeaux comme preuves d’amour et aussi beaucoup de roses rouges, l’emblème floral de la passion. La fête est associée aujourd'hui à l’échange mutuel de « petits mots doux », ces valentins illustrés de cœurs, de baisers ou de cupidons ailés. « Qui prouve son amour au quotidien n’a plus besoin de la St-Valentin. » ( Damien Berrard )

Les membres des groupes d’entraide nous ont fait et nous font encore découvrir une acceptation inconditionnelle que nous retrouvons presque tout le temps aux réunions. Il y a quand même dans certains groupes d’entraide des personnes qui ont des comportements qui provoquent des émotions désagréables chez nous comme les « requins » (prédateurs), comme les fraudeurs et les abuseurs. Nous n'avons pas le devoir ou le droit d’accepter tous les comportements d’une personne qui s'avèrent toxiques pour nous. En ne les acceptant pas, nous avons même le devoir d’éloigner cette personne de soi « après un premier et surtout un second avertissement » du type : « Je ne suis absolument pas d’accord avec ton comportement » ou « Ça me blesse ce genre de comportement ». Comme réflexe, nous retirons notre main lorsqu’elle s’approche du feu ou d'un rond de poêle. « Patience, tolérance, compréhension et amour sont les mots d’ordre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.8 Aux conjointes, page 134 ) Et pas trop loin derrière, Bill W. se répète : « Tous les membres de la famille doivent s’entendre pour faire preuve de tolérance, de compréhension et d’amour. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 138 ) La Première Tradition a deux tranchants et nous dit qu’aucun membre « ne peut en forcer un autre à faire quoi que ce soit ; personne ne peut être puni ou exclu. » (Les Douze Étapes et Les Douze Traditions, p. 147)

Nous vous proposons cette transformation de ces 12 étapes émotivo-rationnelles de François Danis qui une fois modifiées ont pour but d'en arriver à l'acception inconditionnelle :
1. Nous acceptons que nous sommes des êtres humains émotifs, faillibles et imparfaits et doués d'une spiritualité.
2. Nous croyons que nos idées sont la principale cause de nos émotions et que nos idées viennent d'une Puissance supérieure.
3. Nous admettons que nous n'avons pas besoin d'être aimé, approuvé ou encouragé par personne pour ce que nous avons fait, faisons ou désirons faire.
4. Nous savons que nous ne sommes pas ce que nous faisons.
5. Nous cessons d'inventer des catastrophes.
6. Nous reconnaissons que notre Puissance supérieure peut à la fois, le principal artisan de notre bonheur et de notre malheur.
7. Nous cessons de nous inquiéter inutilement et sans arrêt pour ce qui pourrait arriver.
8. Nous acceptons notre passé tel qu'il est.
9. Nous acceptons la vie telle qu'elle est.
10. Nous confrontons nos idées irréalistes et sommes prêts à faire confiance à Dieu tel que nous Le concevons qui nous donne tout ce dont nous avons besoin (à puiser à cette source intarissable d'énergie, à fournir les efforts et à passer à l'action pour obtenir ce que nous désirons).
11. Nous cultivons la joie de vivre et la foi en des valeurs spirituelles.
12. Nous partageons à ceux qui veulent l'entendre notre nouvelle liberté émotive et notre éveil spirituel.

Voici 12 bonnes raisons d'aimer même si l'amour est quelquefois insensé et semble même parfois absurde :
Parce que l'amour est une chose merveilleuse, stupéfiante
Parce que c'est certainement la plus belle chose qui nous soit arrivée
Parce que quand nous y avons goûté nous ne pouvons plus chercher à nous en priver
Parce que l'amour nous rend heureux et fait de nous des êtres magnifiques
Parce que l'amour nous change et surtout nous nourrit (…d'amour et d'eau fraîche)
Parce que nous regardons vers l'avenir à deux et c'est quelque chose de magique
Parce l'amour peut aussi faire souffrir et nous amener à soigner nos blessures
Parce que pour aimer il nous faut avoir confiance et vivre ensemble le moment présent
Parce que nous avons envie de vivre une grande histoire d'amour qui dépasse les montagnes et qui dure toute la vie !
Parce que nous avons tous envie d'être heureux et épanouis tel que notre Ps le veut bien
Parce que l'amour est une douce folie… qu'il faut entretenir et comme exemple : passez plusieurs fois vos doigts du petit à l'index sur vos lèvres molles en faisant le son « u »
Parce que l'amour est un pâle reflet de l'amour de Dieu et que c'est un cadeau de notre Être suprême.
Nous allons t’aimer jusqu’à ce que tu puisses t’aimer toi-même. ( Les voix du rétablissement, page 51) — Moi je t’aime, peu importe que toi tu m’aimes ou non. (Aujourd’hui, page 341)

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 13 février 2019

Pensées 13 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

La recherche de l'amour a vraiment peu de sens si nous ne sommes pas capables de le partager. Bien souvent nous exigeons des autres ce que nous ne sommes pas capables d'offrir. Nous pouvons nous sentir incomplets et l'expérience amoureuse semble alors tout aussi incomplète. L'auteur bien connu Scott Peck affirme que l'amour inconditionnel de la mère pour son enfant ne persiste que jusqu'au jour où le bébé commence à lui répondre. La plupart de nos relations amoureuses et affectives comportent un élément d'échange et d'interdépendance. L'énergie sacrée de l'amour transcende cet échange. Le détachement suggéré dans notre mode de vie n'est rien d'autre que réapprendre ce qu'est l'amour inconditionnel. Le détachement est l'art de ne pas confondre les individus avec leurs comportements et de continuer à les aimer même si leurs gestes et actions ne sont pas conformes à nos désirs. Il est alors possible d'aimer les personnes et en même temps, de détester leurs agissements que nous jugeons comme comportements perturbateurs. Et si dans ces manœuvres pénibles pour nous ou dans ces manigances répréhensibles, ces personnes accomplissaient la volonté de Dieu, alors qui sommes-nous pour les juger ?

« La leçon la plus importante pour chacun de nous est celle de l'amour inconditionnel, tant envers les autres que pour nous-même. » ( Elisabeth Kubler-Ross ) Les membres des groupes d'entraide nous apprennent chacun à leur façon à aimer les gens comme ils sont, à nous tourner les uns vers les autres. Nous sommes alors libres de rire, de nous-mêmes en particulier, et de nous joindre aux autres pour raconter des histoires, faire des blagues, nous amuser. Nous acceptons et aimons les autres comme ils sont parce que nous nous acceptons et nous nous aimons.

« Il se trouvait en présence de la Puissance et de l'Amour infinis. Il a traversé le pont vers le rivage. Pour la première fois, il avait de la présence de son Créateur à ses côtés.
« Ainsi fut mise en place la pierre angulaire de la vie de notre ami. Aucune vicissitude ne l'a ébranlé. Son problème d'alcoolisme a été éliminé. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap. 4 Nous, les agnostiques, page 64 )

Voici quelques citations d'Erich Fromm (psychanalyste américain d’origine allemande, 1900-1980) sur l'amour :

  • « L'amour consiste à prendre soin de l'autre, à s'inquiéter de lui, à le respecter et à essayer sans cesse de le connaître davantage. »
  • « L'amour est une sollicitude active pour la vie et la croissance de ce que nous aimons. »
  • « Si nous voulons apprendre comment aimer, nous devons procéder de la même manière que pour apprendre n'importe quel autre art, à savoir la musique, la peinture, la charpenterie, ou l'art de la médecine ou de la mécanique. »
  • « Aimer quelqu'un ne relève pas seulement de la puissance du sentiment mais d'une décision, d'un jugement, d'une promesse. »
  • « Le paradoxe de l'amour réside en ce que deux êtres deviennent un et cependant restent deux. »

L’amour, c’est aussi perdre un temps fou à partager ces ou ses perles. Et il y en a beaucoup qui malgré leur apparence ne sont pas toutes au départ des grains de sable avalés par hasard par des huîtres.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 12 février 2019

Pensées 12 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Il y a trois choses qui sont nécessaires pour être abstinent et le rester d’après Debbie D. : une date de sobriété ( sinon nous sommes encore actifs, enfoncés dans notre dépendance ), un groupe d’appartenance ( pour nous apercevoir que nous sommes comme les autres, que nous sommes aimables et pour y entendre ce que notre Ps veut bien nous transmettre ) et un parrain ou une marraine ( pour être écouté et pour nous révéler ). La pratique du parrainage est une approche souvent informelle et nous sommes habitués aujourd’hui de suggérer au nouveau qui se joint à notre groupe de se trouver rapidement un parrain — pour ne plus être ou nous sentir seul avec cette maladie. En novembre 1934, Ebby T., un vieil ami et un compagnon de beuverie de Bill W., est allé lui rendre visite à l'hôpital — abstinent pour la première fois au souvenir de Bill, Ebby voulait ardemment parler de son nouveau mode de vie. Comme la plupart le savent, il a parlé à Bill de la libération du désespoir qui l’avait envahi ( libération obtenue dans les Groupes Oxford ) après avoir fait confiance en Dieu (Trust God), un examen de conscience, réparé ses fautes (Clean house), tendu la main à d’autres désespérés (Help others) et prié (Gratitude). En somme, il proposait les attitudes et quelques-uns des principes que Bill W. a plus tard utilisés pour développer les Douze Étapes des AA. Il a fallu longtemps à Bill avant de devenir abstinent, et Ebby avait de la difficulté à être abstinent sur une longue période, mais c'était là, la première fois que Bill faisait l'expérience de la force d'un alcoolique qui parle à un autre, et tout au long de sa vie, il a continué de dire, en parlant de Ebby, qu'il était son ami et son parrain.

Le parrainage n'est pas obligatoire. Par contre, c'est une aide précieuse pour la pratique du programme de rétablissement des Douze Étapes. Il n'est pas nécessaire que notre groupe d'appartenance connaisse tous les détails de notre vie personnelle et professionnelle. Un parrain ou une marraine peut nous écouter d'une façon soutenue et garder une confidence. Un parrain ou une marraine c'est quelqu'un qui a appris à nous connaître en nous écoutant et qui nous accepte tels que nous sommes. Un parrain ou une marraine c’est une oreille bienveillante qui ne porte pas de jugement (‘deux bonnes oreilles et un coeur ouvert’). Un parrain ou une marraine peut détecter les signes d'apitoiement, de peur, de colère et de ressentiment, peut aussi déceler les sous-entendus, les choses qui sont plus difficiles à révéler et dont nous ne parlons pas facilement.

« Je vais lui faire une offre qu'il ne pourra pas refuser. » (Le Parrain, Mario Puzo, Francis Ford Coppola, 1972 — Marlon Brando dans le personnage de Don Vito Corleone — https://www.youtube.com/watch?v=zlOPyshRauI ) Nos parrains (et marraines) nous font une offre que nous ne pouvons refuser : celle de nous accompagner dans notre rétablissement et dans les services. Le parrainage nous apprend à donner de nous-mêmes ce qui signifie donner du temps, du temps de qualité, à écouter ce que les autres ont à nous dire sans déjà penser à ce que nous allons leur répondre ensuite, à écouter sans donner de conseil, à écouter de tout notre cœur attentivement et à écouter quelquefois jusqu'à oublier nos propres problèmes, quelquefois en y trouvant des solutions aux nôtres. Nous nous tournons les uns vers les autres avec l’espoir commun et la conviction grandissante que nous pouvons nous aider mutuellement à nous rétablir.

« Nos parrains nous ont expliqué que nous étions victimes d’une obsession si puissante et si subtile qu’aucune volonté ne pourrait la vaincre. Il est tout simplement impossible, disaient-ils, de maîtriser tout seul une telle hantise par la seule force de notre volonté. Et pour ajouter à notre confusion, nos parrains insistaient sur notre vulnérabilité devant l’alcool : une véritable allergie, disaient-ils. » ( 12x12, 1ère Étape, page 24 ) Que nous soyons, affligés par une dépendance ou une autre nous n’arrivons rarement, presque jamais à nous rétablir par nous-mêmes.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 11 février 2019

Pensées 11 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le 11 février est une journée pas comme les autres… Elle est dédiée à toutes les personnes malades qui combattent, supportent, s’accrochent et dont plusieurs, malgré la souffrance, affrontent chaque jour avec courage et détermination. C’est pourquoi, en hommage aux malades du monde entier, en 1992 a eu lieu la première journée mondiale des malades afin d’encourager le soutien, l’attention et la considération des personnes malades. Chaque année, cette journée symbolique permet aux millions de malades de se sentir écoutés, reconnus, entendus… Nous savons tous que la solidarité réchauffe le cœur et apporte un si grand réconfort. Alors pensons à montrer aujourd'hui que nous sommes là pour tous ceux et celles qui souffrent encore. Soutenir les personnes malades a beaucoup plus d’impact que nous pouvons le croire. Chaque petite attention apporte courage, énergie, volonté et entretient l’espoir ! Et puis, ce n’est pas pour rien si l’on nous dit que le soutien et l’amour de l’entourage contribuent grandement à la guérison. C’est en aidant les malades à surmonter leurs douleurs, leurs angoisses, les problèmes d’image de soi, le chamboulement des relations familiales que nous contribuons à l’amélioration de leur quotidien. L’écoute est également un grand soutien pour les personnes malades : partager nos ressentis et nous sentir compris nous apportent un réel mieux-être et cela nous aide à nous libérer des poids psychologiques que nous avons à vivre.

« Le ressentiment… Il donne lieu à toutes les formes de maladies spirituelles car nous étions atteints non seulement mentalement et physiquement, mais spirituellement aussi. D'ailleurs, quand la maladie spirituelle n'y est plus, nous nous relevons physiquement et mentalement. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, pages 72-73 ) Lire aussi la page 286 dans les Réflexions de Bill : Maitriser le ressentiment et aussi lire dans le Gros Livre, 4e Éd. pages 615 le dernier paragraphe et 616 la fin de celui-ci ce passage qui vient de Sam Shoemaker et qui m’a été très utile pour me défaire de cette amertume qui rend malade.

Les malades se sentent très souvent et très rapidement mis à part des bien portants. C’est pourquoi les liens de solidarité qui se tissent dans les groupes d’entraide, ces ‘gangs de malades', permettent aux personnes atteintes de maladies semblables de se sentir écoutées, reconnues et plus jamais seules. Les groupes d'entraide nous font rencontrer les personnes les mieux placées pour nous aider dans des moments difficiles : celles qui ont vécu des problèmes semblables — semblables parce que deux problèmes ne peuvent être identiques. Les mains secourables, les oreilles et le cœur d’au moins une personne qui elle aussi a été blessée, qui est atteint de la même maladie que nous, une belle ‘gang de malades’ qui a suivi un chemin semblable pour tomber dans ce même piège ou tourbillon, qui a fait le tour de tous ces remous, qui a survécu, qui a vu la lumière au bout du tunnel et qui s’en sort un jour à la fois peuvent faire des merveilles pour alléger le poids du fardeau que nous portons. À un rythme propre à chacun, nous avons trouvé dans les groupes d'entraide tout ça presque en même temps : la camaraderie, un but à notre vie et un contact conscient avec une Puissance supérieure. Quel plaisir et bonheur de partager notre rétablissement avec quelques personnes malades comme nous. « Le plaisir est le bonheur des fous. Le bonheur est le plaisir des sages. » ( Barbey d’Aurevilly ) Et cette autre citation que j’aime beaucoup : « La grande leçon de la vie, c’est que parfois, ce sont les fous qui ont raison. » ( Winston Churchill ) Merci ma gang de malades (comme le chante Daniel Boucher) !

Merci la Vie !!!
Gilles

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