mardi 12 mars 2019

Pensées 12 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Sur un plan spirituel, c'est notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons qui seul est capable d'attirer l'humanité à Lui, d'apporter l'étincelle de vie à un cœur comme le nôtre. Il revient à Dieu de communiquer la flamme et d’embraser (ou embrasser comme vous voulez et seulement si elle le désire ) la femme ou l’homme ou est-ce vice versa, de communiquer avec l’homme et la femme et que le brasier s’allume ensuite… D’une manière ou d’une autre, le salut est accessible à tous parce que l’initiative est toujours d'origine divine.

La vie spirituelle est une longue marche qui ne demande pas persévérance, abnégation, courage, endurance un peu comme un marathon. Sur une longue distance, une course intelligente ne consiste pas à partir le plus vite possible mais bien de prendre son temps en fonction de la longueur. C'est un peu comme la vie. Certes, il est fondamental de prendre un bon départ dans notre rétablissement avec cette Puissance supérieure et de se rapprocher de Lui même si c'est suite à une émotion, à une bénédiction, à une illumination ou à un sentiment de mieux-être. Bien sûr, Dieu dans Sa grâce nous permet de ressentir des sensations agréables de Sa présence, de Son pardon, de Son réconfort, de Sa bonté et de Son amour. Nous croyons que Dieu aussi dans Sa grâce nous permet de vivre des événements désagréables, des tremblements de terre et des tsunamis physiques ou émotionnels.

Paul alors prisonnier, lié et enchaîné, a quand même réussi à écrire à Timothée : « C’est pourquoi, je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu... Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais (un esprit) de force, d’amour et de sagesse. » (2 Tm 1.6,7) Les dons spirituels sont les compétences que notre Ps nous accorde en vue du service, du rétablissement. Nous pouvons les voir comme des talents naturels ou des aptitudes cultivées. Mais plus souvent qu’autrement, les dons spirituels nous permettent d’abord de confier notre vie à Ses soins, de répondre à nos besoins et de relever les défis qui se présentent dans notre quotidien. « Dieu n’appelle pas les gens qualifiés. Dieu qualifie les gens qu'Il appelle. Est-ce que je suis à l’écoute ? » ( De l’espoir pour aujourd’hui, page 101 )

Remercions tous les jours notre Puissance supérieure telle que nous la concevons, Dieu (pour plusieurs) de ranimer en nous la flamme de Son amour, pour qu'un amour radieux et clair illumine nos pensées, nous libère de nos chaînes, de notre Pearl Harbor personnel et nous fait voir dans tout ça Sa volonté. Dans le 12x12 à la page 111 tout de suite après la prière (de St-François), il a une simple suggestion de médiation : « Détendons-nous, comme si nous étions allongés sur une plage ensoleillée, respirons profondément l'atmosphère spirituelle dont nous enveloppe la grâce de cette prière. Disposons-nous à nous laisser prendre, à être tonifiés, à être soulevés par ce vif courant d'énergie spirituelle, de beauté et d'amour que transportent ces paroles magnifiques. Contemplons maintenant la mer et méditons sur son mystère ; levons les yeux vers l’horizon lointain, dépassons-le pour découvrir toutes ces merveilles encore inexplorées. »

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 11 mars 2019

Pensées 11 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Le bonheur, c’est de savoir savourer l’instant présent sans se soucier du passé ou de l’avenir. » ( Anonyme) Pour ceux et celles qui ne se lassent pas d'entendre Christophe Maé - Il est où le bonheur - sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=fVrRZ56EO9c « Et si c’était ça le bonheur ? Pas un rêve, ni une promesse. Juste l’instant présent. » ( Delphine de Vigan )

Un père envoya son fils découvrir le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha longtemps dans le désert avant d'arriver finalement devant un monastère, au sommet d'une montagne. Au lieu de rencontrer un saint homme, un sage, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région. Le sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour. Le sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait pas le temps de lui révéler le secret du bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là. Cependant, je veux vous demander une faveur, ajouta le sage, en remettant au jeune homme une petite cuiller, dans laquelle il versa quelques gouttes d'huile : « Tout au long de votre promenade, tenez cette cuiller à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile. » Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il revint en présence du moine. « Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans notre salle à manger ? Avez-vous vu notre parc que le maître des jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de notre bibliothèque ? » Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le moine lui avait confiées. — « Eh bien, retourne faire connaissance des merveilles de notre environnement » lui dit le sage. « Nous ne pouvons nous fier à un homme si nous ne connaissons pas la maison ou la contrée qu'il habite. » Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuiller. Après quelques pas, il avala l'huile et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les œuvres d'arts qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentours, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des œuvres d'art était disposée à la place qui convenait. De retour auprès du sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu. — « Mais où sont les deux gouttes d'huile que je t'avais confiées ? » Demanda le sage. Le jeune homme regardant alors la cuiller, affirma qu'il les avait avalées. — « Eh bien, dit alors le sage des sages, c'est là un bel apprentissage que tu as à nous donner : le secret du bonheur est bien de regarder toutes les merveilles du monde, et aussi en même temps, de goûter ce que la vie a à nous offrir dans l'instant présent. »

Aujourd'hui, nous regardons tout ce qui nous entoure, tout ce qui est là, et nous oublions quelquefois les petites gouttes d'huile, en l'occurrence de prendre nos responsabilités. Nous découvrons ces nouvelles allégories ou mélodies qui heureusement chantent dans nos cœurs. Ces nouvelles mélodies du bonheur (ou quelquefois du malheur) sont les musiques parmi les plus merveilleuses que nous ayons jamais entendues. Un peu comme celles qui accompagnent notre cheminement comme les témoignages des membres dans notre groupe d’appartenance. Le rétablissement sur les plans physique, émotif et spirituel est un voyage qui nous permet de profiter des horizons nouveaux remplis d'arcs-en ciel qui s'ouvrent aujourd'hui devant nous et de ces mélodies qui marquent le passage de notre Ps et de ses enseignements. « Nous connaîtrons une nouvelle liberté et un nouveau bonheur. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l'oeuvre, page 94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 10 mars 2019

Pensées 10 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Pour les chevaliers autrefois, la courtoisie était plus qu’un idéal de conduite à tenir à l’égard des nobles dames et des damoiselles. C'était un code basé sur l'honneur qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami. En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret tout en devenant sa suzeraine. Vive la reine et toutes nos belles petites princesses !

« La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre, c'est un espèce de charme par où l'on se fait aimer de tout le monde. » ( Jacques Deval, Afin de vivre bel et bien ) Faire montre de courtoisie, c'est traiter les autres comme nous voudrions l'être. Nous pouvons agir avec courtoisie, même si nous sommes en colère, ou sous le coup d'une blessure, tout en restant fidèles à ce que nous croyons être la vérité. La courtoisie n'a rien à voir avec le fait d'avoir tort ou raison. C'est essentiellement une question de respect de soi, d'où naît le respect des autres. Alfred Jarry a écrit dans Les Jours et les Nuits : « Dieu en vain tu ne jugeras est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir. » Puisque nous sommes évidemment faits à Son image…

« Quant à ceux que nous n'aimons pas, nous pouvons commencer à exercer envers eux justice et courtoisie et peut-être nous donner la peine de les comprendre et de les aider. … La courtoisie, la bonté, la justice et l'amour sont les notes clés qui nous permettent d'entrer en harmonie avec presque tout le monde. Dans le doute, on peut toujours s'arrêter et dire : « Que ta volonté soit faite, et non pas la mienne.» ( 12 x 12, 10e Étape, pages 103-104)

La courtoisie s’apprend bien souvent à la maison, par l’exemple des parents entre eux et par la façon dont ils traitent leurs enfants, leurs propres parents et les voisins respectueusement. Montrer de la courtoisie aux enfants est riche de dividendes, le premier étant l'estime de soi que cette attitude permet à nos petits monstres de développer. C'est ce qui va leur servir à prendre des risques, de se respecter et de respecter les côtés lumineux et sombres des autres. « Un homme courtois ne marche pas sur l'ombre de son voisin. » (Proverbe chinois) Vivre et laisser vivre nous apprend aussi la tolérance et la courtoisie. Dieu sait toutes les manières et méthodes que notre Ps prend pour nous apprendre et pour que nous devenions à Son image.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 9 mars 2019

Pensées 09 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Nous avons les défauts de nos qualités. » Définitivement tordu et usé, cet argument fait souvent sourire. Personne n'est parfait ! Nous avons tous nos petits défauts, même si nous avons souvent du mal à l'admettre. Si nous supportons très bien certains, d'autres nous gâchent franchement la vie. Nous reconnaissons assez facilement chez les autres les défauts qui nous dérangent en nous. Nous avons aussi une habileté à identifier les qualités chez les autres qui correspondent aux nôtres. Nous croyons que chaque défaut est comme dans un processus de continuum avec la qualité qui y correspond et que notre cheminement entre les deux est le résultat de la gouverne de notre Ps dans le continuum global entre notre rétablissement et l’ivresse mentale. « Il nous faut reconnaître aussi que nous nous complaisons dans certains de nos défauts. Nous les aimons réellement. » ( 12x12, 6e Étape, page 74 ) Qui ne prend pas plaisir à se sentir un tout petit peu supérieur ? Est-ce que les effets secondaires en valent vraiment la peine ? Nous avons tous tendance à nous focaliser sur ce qui grippe plutôt que sur ce qui fonctionne bien. Il en est de même dans nos relations sociales où nous ne pouvons nous empêcher d’identifier rapidement les petits travers de l’autre. Essayez d'identifier un défaut ou un travers qui vous agace chez un proche (conjoint, ami ou encore un membre de votre groupe puis cherchez la qualité pouvant être attachée à ce défaut. Elle est colérique ? Ses qualités possibles sont la franchise, l’honnêteté. Il est têtu ? Il est probablement persévérant et n’est pas influençable. Ensuite, notez ces qualités sur un petit calepin. Passez en revue votre entourage.

Défauts :
Individualiste, excessivement centré sur soi-même, mesquin, égoïste, lâche, impulsif, impatient, trop franc, jaloux, possessif, rancunier, inflexible, nerveux, tendu, indiscret, inconstant, superficiel, lunatique, susceptible, dépendant, orgueilleux, autoritaire, importun, intolérant, inquiet, pessimiste, sévérité matérialiste, influençable, obsessionnel, cachottier, entêté, hyper idéaliste, irréfléchi, incompréhensif, irresponsable, fataliste, avare, contrariant, insensible, naïf... Que nous cachent les défauts des autres ? Les nôtres ! Dieu se sert des autres pour nous en apprendre plus sur chacun de nous.

Qualités :
Gentil, loyal, digne de confiance, fidèle en amour, fidèle en amitié, compréhensif, énergique, courageux, entreprenant, enthousiaste, sûr de soi, dynamique, franc, patient, sérieux, chaleureux, serein, déterminé, adaptable, communicatif, rusé, affectueux, protecteur, prudent, intuitif, imaginatif, généreux, créatif, large d'esprit, tolérant, modeste, assidu, sens du pratique, analytique, diplomate, poli, facile à vivre, sociable, romantique, charmeur, séduisant, optimiste, honnête, discipliné, consciencieux, plein d'humour, amical, indépendant, original, inventif, compatissant…

Que nous cachent les qualités des autres ? Les nôtres ! Et Dieu se sert aussi des autres pour nous en apprendre plus sur nos qualités. Et nous avons, bien sûr, les qualités de nos défauts.

Dieu se manifeste dans le changement, et rien ne nous oblige à vivre avec le handicap de nos défauts que si c'est Sa volonté, et même là, nous pouvons l'accueillir ainsi. Il nous présente tous les jours des étapes à suivre, qui conduisent à une vie spirituelle et à la liberté. Accueillons le changement, c'est-à-dire la libération des défauts qui gênent notre rétablissement. Accueillons aussi la paix intérieure, la capitulation, le calme après la tempête. Vive cette accalmie ou cette petite gêne avant la prochaine dépression… atmosphérique et c'est déjà un peu mieux ici et maintenant, vive le printemps qui se pointe à l'horizon !

« Qu'est-ce que tous les dépendants craignent le plus ? — Je ne peux pas deviner. — 'Le changement' répondit-elle. Dans OA, vous posez votre fourchette et à la place, vous ramassez les Étapes. Vous travaillez toutes les douze dans l’ordre et vous n’aurez plus jamais à manger compulsivement - si c’est ce que vous désirez. » ( Overeaters Anonymous, 3rd Ed. chap.26 Twelve Keys, p.128 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 8 mars 2019

Pensées 08 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Certains membres des groupes d’entraide nous répètent souvent quelque chose comme « On va t’aimer jusqu’à ce que tu apprennes à t'aimer toi-même. », jusqu'à ce que nous découvrions que nous sommes des personnes vraiment dignes d'être aimées, et que nous nous sentions alors sur la bonne voie. « Certains hommes ne peuvent pas ou ne veulent pas surmonter leur problème d’alcool. …Les femmes et les enfants de ces hommes souffrent horriblement, mais pas plus que ces hommes eux-mêmes. …La route sera plus facile pour elles si elles adoptent un mode de vie spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 8 Aux conjointes, pages 129-130 )

Bonne journée internationale des femmes. Quelle belle occasion de dire aux femmes dans notre vie que nous les aimons, que nous voulons leur rendre hommage. La journée internationale de la femme (ou journée internationale des femmes) est célébrée le 8 mars et trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par l'Organisation des Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. Dans le monde, aujourd'hui :
Jusqu'à 50% des agressions sexuelles sont commises sur des filles de moins de 16 ans ;
603 millions de femmes au monde vivent dans des pays où la violence domestique n'est pas un crime ;
Jusque 70% des femmes à travers le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au moins une fois au cours de leur vie…
Face à ces chiffres inacceptables, la communauté internationale s'est fermement engagée à changer le sort des femmes. Mais comme le changement ne vient pas de l’extérieur, changeons ce que nous pouvons changer.

« On ne naît pas femme, on le devient. » ( Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ) C’est une journée de manifestations, de marches à travers le monde : l’occasion de revendiquer l’égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la situation des femmes, fêter les victoires et les avancées. À toutes les femmes dans ma vie, je vous chéris et je vous aime. Merci d’être l’incarnation de tout cet amour et merci de faire de nous les êtres humains que nous sommes par votre seule présence qui est parfois amoureuse mais toujours remplie de tendresse.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 7 mars 2019

Pensées 07 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Nous vivons dans l’illusion et l’apparence des choses. C’est une réalité. Nous sommes cette réalité. Quand vous comprenez cela, vous voyez que « vous » n’êtes rien. Et en étant rien, vous êtes tout. C’est tout. » ( poème bouddhiste de Kalou Rinpoch) La vie est difficile est une des premières phrases du livre Le chemin le moins fréquenté du Dr M. Scott Peck. « Jusqu’ici, notre existence était largement consacrée à échapper à la souffrance et aux difficultés. Nous voulions les fuir comme la peste. Jamais nous ne voulions envisager la réalité de la souffrance. Nous choisissions toujours de nous évader par la bouteille. » ( 12x12, 7e Étape, page 83 ) Et les enseignements du Bouddha commencent par cette affirmation : « Tout est souffrance. » Tout est souffrance parce que la vie comporte certaines expériences, auxquelles personne ne peut se soustraire, qui entraînent une souffrance. En particulier quatre expériences de vie :

  • La naissance est souffrance parce qu’elle comporte l’expérience du rejet, l’archétype de tous les rejets, suivie par une adaptation difficile à un milieu perçu comme étranger ou étrange, voire parfois hostile et en même temps, perte du confort utérin total et des échanges intimes à travers le placenta.
  • La mort — La vie est souffrance parce qu’elle va se terminer par la mort. Il faudra alors abandonner ce corps auquel nous nous sommes identifiés et renoncer au monde, aux désirs, aux attentes et plaisirs.
  • La maladie... est souffrance : tout ce qui se traduit par une diminution de soi, physique ou psychique.
  • La vieillesse est toujours, quelles que soient les conditions particulières, une expérience difficile dans la mesure où elle entraîne déjà un renoncement progressif à soi-même et au monde (Et prépare à la mort, ce passage inévitable).

En nous rétablissant, nous apprenons à ralentir et à écouter notre Puissance supérieure qui se manifeste pour quelques-uns par une petite voix à l'intérieur de nous. Cette présence est toujours à nos côtés, puisqu'elle habite en chacun de nous à travers tous les moments de la vie même les plus difficiles. Chaque jour est porteur de secrets, d'expériences, d'épreuves nouvelles et d'apprentissages. Nous avons appris que la vie est difficile. Les souffrances nous ont forcé à connaître nos limites. Une des premières leçons que nous avons appris c'est que nous sommes responsables de notre propre bonheur pour aujourd'hui. Et plusieurs d'entre nous avons donc cherché infructueusement ce bonheur sous toutes ses formes. Heureusement, il y a cette petite voix qui nous accompagne partout dans l'expérience de la vie. Elle veille sur nous, tournant au ridicule ces situations difficiles et ces émotions désagréables, nous faisant retrouver cette joie de vivre. Elle nous amène au profond de nous-mêmes, nous invitant à prier et méditer, à prendre des reculs nécessaires quand nous sommes lancés dans des trajectoires toxiques ou d'ivresse mentale. Elle est parfois notre seule compagne, elle veille sur nous, nous nourrit… d'estime, de pardon, d'écoute et elle continue ainsi à nous guider dans notre cheminement.

Il y a aussi la voix de la conscience de groupe qui s'exprime à travers les membres d'un groupe. Bill a écrit dans le 12 x 12, page 156 : « — Ainsi s'exprimait la conscience de groupe. Le groupe avait raison et j'avais tort : la voix ( Tout travailleur mérite salaire) dans le métro n'était pas celle de Dieu. C'est ici qu'elle s'exprimait vraiment, dans ce cri du coeur de mes amis. J'ai écouté et Dieu merci, j'ai obéi. » Dès que nous obéissons à cette voix qui est l'autorité ultime et qui se manifeste dans notre conscience de groupe, nous allons nous apercevoir que notre Dieu d'amour de la 2e Tradition nous invite à servir, à nous impliquer et à nous respecter dans les services.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mercredi 6 mars 2019

Pensées 06 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La religion c’est croire en l’expérience de quelqu’un. La spiritualité, c’est vivre sa propre expérience. » ( Deepak Chopra ) L’histoire est faite par les actions des hommes, ces actions qui naissent de leurs désirs, et ces désirs qui font qu’ils trouvent un intérêt à ce qu’ils entreprennent. Le rassemblement du désir dans un unique intérêt poursuivi sans relâche fait la passion. Ceux qui ont changé quelque chose sur cette terre ont dû mobiliser toute leur passion pour y parvenir. La passion met en œuvre toute l’énergie d’un homme et la projette vers un but qu’il veut accomplir, elle devient sa volonté déchaînée. Les héros de l'histoire comme Alexandre, César, Napoléon et Gandhi étaient des passionnés. Qui soutient notre intérêt, notre passion sinon notre Ps ? Nous pouvons dire que rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion, sans la poussée et le soutien d’une force qui nous habite et qui nous dépasse. Quel bel exemple de passion et d’amour inconditionnel que donnent nos grands-mères dont c’est la fête tous les premiers dimanches de mars donc aujourd’hui. Bonne Fête à toutes les mamies !

Beaucoup de gens pensent que les comportements toxiques de dépendance et/ou codépendance s'arrêtent quand le dépendant arrête les abus de ses substances de choix ou met fin au cycle infernal de ses passions soit à la suite de son décès soit en se rétablissant. Nous croyons que c'est souvent le symptôme d'un problème beaucoup plus vaste. Il s'agit d'un système de croyances qui nous permet de rester malades. Il est utile d'identifier la manière dont notre pensée nous crée ces blocages à notre rétablissement. N'oublions pas que c'est notre Ps qui va faire ces changements dans chacun des domaines de notre vie. Et notre Ps passe par les gens et les événements pour nous amener à accomplir Sa volonté.

Nous dépendons les uns des autres pour nous rétablir. La construction de nouvelles relations et de nouvelles habitudes de partage est une étape importante pour retrouver notre chemin vers la sobriété. Le mode de vie des 12 Étapes, dont la transmission du message est l’un des aspects importants de ce programme nous encourage à découvrir une sagesse innée et à embrasser une forme de spiritualité qui nous permet de cheminer. La prière et la méditation sont des exercices extrêmement pratiques. « La méditation est un exercice qui peut prendre sans cesse plus d’envergure. Elle ne connaît pas de limites, ni en largeur ni en hauteur. … elle devient en somme une aventure personnelle que chacun de nous peut conduire à sa guise. Mais son objectif est toujours le même : améliorer notre contact conscient avec Dieu, avec Sa grâce, Sa sagesse et Son amour. » ( 12 x12, 11e Étape, page 113 )

C’est en nous occupant de nous-mêmes que nous acquérons un équilibre émotif et que nous pouvons le mieux nous occuper des autres et trouver ce qu’il y a de bon en toutes choses. Les groupes d'entraide nous suggèrent aussi de redonner aux autres ce que nous avons reçu : notre rétablissement à l'aide du mode de vie. Et si ce rétablissement devenait notre nouvelle passion et si elle se manifestait dans notre implication dans le parrainage et les services et delà, notre bonheur. « Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. » ( Mahatma Gândhî ) Ensemble, nous pouvons accomplir ce que nous ne pouvons pas faire seuls.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mardi 5 mars 2019

Pensées 05 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Un slogan est une formule concise et frappante qui exprime une idée qu'une personne ou un organisme veut diffuser ou autour de laquelle il veut rassembler (fonctions respectives de recrutement, de reconnaissance ou de ralliement). Le mot slogan est d’origine celte, et signifiait littéralement : « cri de foule » un peu comme le cri de guerre appartenant à un clan particulier. Le slogan est devenu aujourd'hui essentiellement un outil de communication en politique ou dans la publicité. Étant destiné à frapper les esprits avec un message court et répétitif, il est par nature réducteur et séducteur.

Les slogans sont des trucs faciles pour nous aider à passer à travers différentes situations. Ils sont présentés dans les diverses publications des groupes d'entraide. À mesure que nous avançons dans notre rétablissement, nous en découvrons leurs bienfaits. Ils nous viennent à l’esprit facilement et nous aident à traverser les événements de la vie souvent avec plus de douceur. Nous utilisons les slogans de la même façon que la Prière de la Sérénité souvent afin d'être guidés, sur le plan spirituel, pour affronter nos difficultés et relever les défis de la vie. Les slogans peuvent servir de thèmes aux réunions ; individuellement les membres y font appel dans les moments de tension ou juste pour méditer : Agir aisément — Par la grâce de Dieu — Faire semblant — Faire « comme si » — Restons simples — Gardons ça simple — Laisser faire et laisser faire Dieu — Un jour à la fois — Se hâter lentement — Vivre et laisser vivre — L'essentiel d'abord — Ne pas compliquer les choses — Ça commence par moi — Penser — Pensez, méditez, pensez — Écouter pour apprendre — Garder l'esprit ouvert — L'important d'abord — Est-ce si important ? — Lâcher prise et s'en remettre à Dieu — Nous pouvons... ENSEMBLE — Ensemble, nous pouvons y arriver — Ensemble, nous pouvons nous rétablir — Aujourd'hui seulement — Est-ce bon pour moi ? Il y a même un document qui circule qui décrit de faux slogans (environ 400) que nous entendons répéter par des membres qui en ont choisi quelques-uns et en ont fait leur cri personnel. Nous allons les traduire un jour mais c’est difficile de résumer sommairement un slogan même un faux.

La pratique des Douze Étapes est la tâche de toute une vie. Notre Puissance supérieure, Dieu sait exactement ce dont nous avons besoin et nous l'a bien souvent déjà donné. Notre rôle consiste à « ne pas compliquer les choses » et à remercier Dieu pour son aide pour nous débarrasser du superflu — des déficiences — des défauts qui nous enchaînent. Entonnez dès l’instant votre cri de guerre ou de paix peu importe lequel chante en vous présentement...

Ainsi Par la grâce de Dieu est un slogan qui décrit bien notre confiance en cette Ps et le sentiment de Sa présence. Avec cette phrase du 12x12 : « Mais son objectif est toujours le même : améliorer notre contact conscient avec Dieu, avec Sa grâce, Sa sagesse et Son amour. » ( 12x12, 11e Étape, page 113 ), ce slogan devient pour aujourd’hui notre tintamarre (quand il est discordant), ou notre cri de foule personnel pour aujourd'hui : Par la grâce, la sagesse et l’amour de Dieu !

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 4 mars 2019

Pensées 04 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le libre arbitre est pour plusieurs une notion fondamentale. Sans le libre arbitre, la bonne action et sa récompense, la faute et sa punition sont dépourvues de sens pour ces personnes. Pour plusieurs, Dieu laisse à l'homme toute liberté, même celle de s'opposer à la volonté divine, et d'en assumer la transgression. « Fermer les yeux devant le danger, c'est se donner en proie et renoncer à son libre arbitre. » ( Georges Meredith, Les Comédiens tragiques ) Notre Ps nous permet d'ouvrir ou de fermer les yeux devant tout, peu importe, de Lui faire confiance, de sentir Sa présence et de nous sentir guidés par Elle.
Pour plusieurs d'entre nous, Dieu est créateur de toute chose et maître de la Création. Transcendant le temps et l'espace, Il a connaissance de l'avenir comme du passé. Quel sens pouvons-nous donner à la responsabilité d'une action que Dieu a prévue ? Ce postulat nous semble conférer à la notion de libre arbitre un caractère dérisoire. Si un père demande à son fils de choisir entre une friandise et une punition, il sait pertinemment que son fils – s'il n'est pas un masochiste – préférera la friandise. Or le père, bien que connaissant parfaitement la réaction de son fils, n'a influencé son choix en aucune manière. S'il a su prévoir sa décision, c'est parce que, sur ce point, la nature de son enfant est une évidence pour lui. Parce que Dieu est notre créateur, Il connaît les moindres recoins de notre personnalité et Il peut donc influer sur chacun de nos choix. Maître de nos existences, Dieu tel que nous Le concevons connaît tous les détails de notre être parce qu'Il en est l'artisan. De ce fait, sa connaissance des recoins de notre personnalité n'est pas fortuite : elle traduit notre dépendance par rapport à Sa toute-puissance.

Au niveau de Dieu Lui-même, aucune des notions de temps, d'espace, de cause, d'effet et de potentiel ou de réalisation ne semble avoir de consistance. Cependant pour plusieurs d'entre nous et bien qu'échappant à toute définition, Dieu est cause première de tout effet potentiel ou réalisé. Mais, si toute existence dépend de Lui, Lui ne dépend d'aucune autre existence. De ce fait, Son essence est le lieu de toute action de l'homme, possible ou effective. Le choix de la réalisation d'un potentiel que suppose le libre arbitre est alors vide de sens, car, pour Dieu, il n'y a aucune différence entre le potentiel et le réalisé. Dieu est tout en même temps. Pour nous, Dieu est aussi tout amour. « Mon Dieu, je m’offre à vous pour que vous fassiez de moi et avec moi comme bon Vous semble. Délivrez-moi de l’esclavage de l’égoïsme pour que je puisse mieux faire Votre volonté. Éloignez de moi les difficultés de sorte que ma victoire sur elles soit, pour ceux et celles que j’aurai aidés, un témoignage de Votre force, de Votre amour et de Votre mode de vie. Que j’accomplisse toujours votre volonté ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 71 ) Cette prière de la 3e Étape marque souvent notre abandon à la volonté et à l’amour de notre Ps, Dieu pour plusieurs tel que nous Le concevons. Dans le livre 1212OA, la prière a été légèrement modifiée : « Mon Dieu, je m’offre à toi pour que tu te serves de moi et que tu disposes de moi comme tu voudras. Délivre-moi de l’esclavage de l’égoïsme, pour que je puisse mieux faire Ta volonté. Délivre-moi de mes difficultés et que cette victoire apporte à ceux que je pourrai aider un témoignage de Ta puissance, de Ton amour et celui d’une vie conforme à Ta volonté. Amen ! » ( 1212OA, page 30 — source : Les Alcooliques Anonymes )

En nous rétablissant, nous obtenons des réponses avant même que notre cœur sache qu'il a une question. Tout autour de nous, la vie est en évolution ; les Douze Étapes en sont la clé. Les Douze Étapes sont la clé d'un cheminement que nous appelons « la vie ». À force de mettre en pratique ces Étapes, elles finissent par faire partie de nous… et nous en venons à faire partie de la vie qui nous entoure. « Dorénavant, nous allons envisager nos difficultés et nos décisions d’une toute autre façon, qu’il s’agisse de nourriture, de nos émotions anarchiques ou de la vie en général. » ( 1212OA, page 30 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 3 mars 2019

Pensées 03 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Pour connaître la volonté de Dieu dans une situation donnée, il suffit premièrement de nous assurer que ce que nous demandons ou ce que nous considérons faire chante bien dans notre cœur. Deuxièmement, il suffit de nous assurer que ce que nous demandons ou ce que nous considérons honore et glorifie Dieu et aussi nous aide à grandir spirituellement. Dieu ne nous donne pas toujours ce nous demandons — alors ce n'est probablement pas la volonté de Dieu que nous ayons ce que nous demandons. Ou peut-être que nous avons simplement besoin d'attendre un peu plus longtemps. Connaître la volonté de Dieu est parfois difficile et c'est toujours simple quand nous voyons le lendemain que tout ce qui s'accomplit dans notre vie l'a été conforme à la volonté de Dieu.

Notre Ps nous donne rarement à l'avance ce genre d’information directe et spécifique. Il nous permet de faire des choix quant à toutes ces choses. La seule décision que Dieu ne veut pas que nous prenions est la décision de résister à Sa volonté. Dieu veut que nous fassions les choix qui sont en accord avec Sa volonté. Alors comment savons-nous quelle est la volonté de Dieu en ce qui nous concerne ? Comme nous marchons dans les traces de ce Dieu d'amour tel que nous Le concevons et désirons vraiment Sa volonté dans notre vie, Dieu place Ses désirs dans notre cœur. « La réponse c’est Dieu… Alors c’est quoi la question ? » La réponse est de vouloir la volonté de Dieu, de prendre des décisions et de suivre notre cœur.

Pour une question donnée, nous pouvons chercher d’abord à mettre notre cœur dans une disposition d'amour, de beauté, de bonté et de paix. Quelquefois la volonté divine s'exprime comme une sensation, un sentiment, un ressentiment ou une simple impression (yeark ou yum-yum). Nous cherchons encore trop souvent la volonté de Dieu dans de grandes illusions, de fausses croyances ou dans de vains apprentissages. Dieu se sert de ces détours pour notre croissance. Nous en venons à les considérer comme des circonstances providentielles.

Dans nos prières, nous demandons à Dieu de nous révéler personnellement Sa volonté. Et pourquoi se limiter à nous, puisque nous sommes tous des enfants de ce Dieu d'amour ? Ainsi, en méditant et en priant Dieu, tel que chacun de nous Le conçoit, nous en arrivons à prendre des décisions le plus souvent avisées au mieux de nos capacités et de nos connaissances. Notre esprit est en paix et continue à l’être. Et nous mettons en action ce que nous avons décidé sous la gouverne de la grâce de Dieu : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers ». (Proverbes 3:5-6) et « Je suis la Lumière qui illumine tout homme. Je suis le Tout. Le Tout est sorti de moi et le Tout est parvenu à moi. Fendez du bois, je suis là. Soulevez une pierre, vous me trouverez là. » (Évangile apocryphe de Thomas, 77)

Notre volonté est conforme à celle de Dieu, c'est en fait ce qui nous rend la raison. En quoi seraient-elles différentes ou séparées, si c'est Lui, le maître de notre destinée ? De la reconnaissance de Sa gouverne et guidance, nous vient l'abstinence, la paix d'esprit et la libération de l'obsession. Notre priorité n’est pas de savoir mordicus ce que Dieu veut que nous fassions, car Il aplanit notre route et nous libère pour que nous puissions vivre énergiquement, dans la maturité et dans l’amour. « Assurez-vous que vos relations avec Dieu sont bonnes et de grandes choses se produiront pour vous et pour un nombre incalculable d’autres personnes. Pour nous c’est cela la Grande Vérité. Abandonnez-vous à Dieu tel que vous Le concevez. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.11 La vie qui nous attend, page 185 ) Et dans la même veine… « La plus grande vérité que l’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour. » ( Baz Luhrmann ) Et quoi de mieux quand ça vient de notre Ps…

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 2 mars 2019

Pensées 02 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

L'amour inconditionnel ne veut pas dire accepter tout sans condition. Il trouve son équilibre dans le respect de soi. Il a un caractère irréaliste et en même temps absolu. Il est quasi impossible d'y ajouter quelques nuances que ce soit. Il se distingue de nos autres amours par la façon dont nous attendons une satisfaction de ces derniers. Dans le grand amour, par exemple, nous voyons l'autre comme un être tout-puissant qui peut facilement nous rendre totalement heureux. Dans l'amour inconditionnel, ce sont nos attentes qui sont réduites à presque rien, au point de parfois disparaître. Tout le monde s'aperçoit qu'un tel est « un vrai bon homme», qu'une telle est « une vraie bonne femme ». Il ou elle est toujours prêt/e à rendre service ou à encourager ceux et celles qui en ont besoin. Il suffit d'être « mal pris » pour trouver chez lui une oreille attentive et une épaule accueillante. Et il ou elle ne manque pas de personnes dans son entourage pour manifester combien sa générosité est grande, combien d’amour émane de sa Ps.

Qui fait que notre cœur soit réceptif à l’amour de Dieu tel que nous Le concevons ? Notre Ps nous enseigne le chemin vers le rétablissement. C’est un chemin exigeant, parfaitement balisé. Aujourd’hui, notre Ps nous invite à répondre à Son amour et à Sa générosité et à manifester Sa présence en nous en abandonnant toute médiocrité dans nos vies et en la remplaçant par le don total de nous-même, sans conditions. « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l’Amour infinis. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 4 Nous, les agnostiques, page 64 )

Qu’est-ce qui fait que notre cœur rebelle soit rejoint par l’amour de Dieu ? Les paroles ou murmures de notre Ps nous invitent à vivre des changements et des miracles, à renoncer à tout pour suivre ce programme de rétablissement des Douze Étapes, à nous réconcilier avec notre voisin ou notre frère afin de les approcher comme fils de Dieu avec un cœur pur et vivre ainsi un amour sans conditions. Ouvrons notre cœur à ce qu'Il nous demande aujourd’hui. Notre Ps peut nous enlever toute gène, envie, jalousie, révolte, colère ou rage, que plusieurs voient comme le fruit de notre orgueil, et remercions-Le de nous accorder la force de nous réconcilier avec les personnes qui entretiennent ou génèrent ces ressentiments et de remplacer tout ça par de l'amour, fait de respect, d'admiration et de confiance.

« L’amour est une qualité d’être, une lumière brillante, calme, assurant le confort et tous ceux qui entrent dans sa sphère d'influence sont exaltés.» (trad. libre Sayana Roman, Soul Love). L'amour inconditionnel est serein. Notre âme, notre corps et notre esprit aiment sans avoir besoin de recevoir quelque chose en retour. L'amour ne se mesure pas au mérite. Notre âme nous offre l'amour sans avoir besoin de reconnaissance, de louange ou de récompense pour son amour. L'amour véritable ne « va » « et » ne « vient » pas ( « entre tes reins » comme l'a chanté S. Gainsbourg ), qu'à la suite des actions et réactions des autres. Notre âme, notre corps et notre esprit sèment l'amour chez les autres souvent sans nous soucier comment les autres l'utilisent, ou même l'altèrent. Ainsi, comme nous sommes tous des être spirituels en terre d'expérience humaine, nous pouvons tous profiter de la sérénité qui survient en méditant et en vivant l'amour inconditionnellement. Si telle est la volonté de notre Être suprême, vivons-le, en reflétant tout simplement un amour inconditionnel à au moins deux personnes aujourd'hui. Il suffit d'y penser, de le dire, de le montrer, de le vivre. Commençons par nous-même et de une ! Observons les changements qui se produisent en nous et ceux et celles qui nous entourent. Chaque jour, nous pouvons inclure de plus en plus de personnes dans ce cercle d'amour et de prière. La prière parle le langage de l'amour et de la gratitude. La gratitude est l'amour envers notre Ps. Le cœur rempli d'amour et de vie est un cœur qui prie, médite et remercie et un cœur qui prie, médite et remercie se remplit d'amour et de vie.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 1 mars 2019

Pensées 01 mars 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Si intelligents que nous ayons pu nous montrer en d'autres circonstances, nous étions frappés d'insanité dès qu'il s'agissait d'alcool. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., Chap.3, page 43) « Insanity » en anglais se traduit par folie en français. Dans les réunions des groupes d’entraide, les membres partagent entre eux des situations qui ne sont pas drôles ou loufoques mais qui incitent les autres membres à se bidonner, à en rire. « La folie nous suit dans tous les temps de la vie ; si quelqu'un paraît sage, c'est seulement parce que ses folies sont proportionnées à son âge et à sa fortune. » ( La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales ) Les humoristes nous présentent un cocktail de leurs ( un reflet des nôtres ) névroses, angoisses et troubles obsessifs. Certains semblent avoir pas mal de petits hamsters qui spinnent dans leur cerveaux ou du moins dans ceux et celles qui sont les auteurs de leurs monologues. Cet état d’esprit loufoque nous décrit comment de façon parfois déséquilibrée notre monde tourne, et comme dans plusieurs meetings de groupes d’entraide en y entendant des témoignages qui rient de déboires du passé, nous y apprenons comment nous moquer de nos douces folies dont certaines sont bergères pour ceux et celles qui aiment se promener une patte en l’air.

DOUCE FOLIE de Claire Vézina, musicienne-chanteuse
Une autre journée qui s'achève
Le rideau tombe une brume se lève
Seule à revenir sur mes bras
La tête pleine de rêves
Seule dans la nuit
Lorsque tout s'engourdit

Douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie

Je marcherai jusqu'au matin
Guettant ton retour
Seule je me croise les doigts
Regardant la lune
Et c'est à toi que je pense

Douce douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Rire pour un rien
Jusqu'à demain
Peu importe le jour
Même si le temps
Le temps court

Douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce
Quand tu me tiens
Avec cette douce folie

Dans chaque individu peut se cacher un étourdi, un cinglé, un « kapoté », un joyeux loufoque, un maboule à ses heures, et quelquefois plus d'un. Il y a la douce folie qui favorise la vie en écartant le voile sombre que posent sur elle la crainte de la mort, les maladies, les accidents, le deuil, les amitiés trahies et la démence débilitante qui plonge le déraisonnable dans l’inhumanité ou le délire. Même si la société passe souvent l’éponge sur celui qui déraille ou celle perd quelque fois la boussole, elle ne nourrit aucune indulgence envers les fous respectés, les fous à lier qui nous trompent, ceux et celles que nous croyons sains et ceux qui, parfois, nous gouvernent. En effet, le délire œuvre partout et surtout chez ceux et celles qui croient mener leur propre barque et qu'il n'y a pas de trou dedans.

S'il est aujourd'hui impossible de nous départir de nos défauts très profondément enracinés, nous pouvons accepter cette réalité pour aujourd'hui. Demain, c'est demain, et il y a tout lieu de croire que tout est possible pour une Puissance supérieure. N'avons-nous pas reçu en cadeau de Dieu des choses que nous croyions impossibles ? Peut-être à cause de leur emballage ? Nous pouvons désormais passer cette journée dans l'abstinence et la liberté grâce à notre Ps qui tient la barre. « Le résultat de la suprême cour Fut de condamner la Folie (qui d'un coup avait rendu aveugle l'Amour) à servir de guide à l'Amour. » ( La Fontaine, Fables )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 28 février 2019

Pensées 28 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Une maladie nous a rappelé le caractère précieux de la santé et nous ne regrettons pas de n'avoir su profiter et conserver ce qui allait bien en nous. La santé nous est revenue et nous avons même quelquefois oublié nos difficultés d’antan. Ainsi notre rétablissement sollicite beaucoup les facultés de notre esprit pour retrouver et célébrer le moment présent et la vie, la seule que nous possédions, et qui, dès chaque instant, est déjà périmée. En nous retrouvant et en nous racontant dans le contexte non menaçant de l'entraide, notre passé finit par perdre le pouvoir de colorer notre moment présent. C'est alors que la croissance succède au rétablissement. Notre participation dans nos groupes d’entraide nous aide à poursuivre ce long processus. Ce cheminement est souvent marqué par nos incertitudes. « L’incertitude est un signe d’humilité et l’humilité est juste la capacité ou la volonté d’apprendre. » ( Charlie Sheen ) Plusieurs d’entre nous sommes incertains même les jours où nous sommes convaincus de Sa présence. La certitude vient aussi de Lui.

« Sois semblable à Dieu est le commandement de l’humilité. » ( Alphonse Van Bredenbec de Châteaubriant ) La vie est non seulement un don de Dieu. Elle est participation à la nature divine, car Dieu est non seulement vivant, il est la Vie. Pour nous, toute vie a une dimension divine, qu’elle soit comblée ou démunie, qu’elle semble forte ou fragile, qu’elle semble en excellente santé ou menacée par la maladie, qu’elle soit remplie de circonstances agréables ou de conditions lourdes et difficiles. Nous croyons que cela vaut aussi pour la vie d’un groupe d’entraide, comme cela vaut pour la vie personnelle de chacun de nous. Célébrer la vie ce n’est pas festoyer parce que tout nous sourit. C’est nous émerveiller chaque jour du don de la vie, quelles que soient les circonstances dans lesquelles nous avons à la vivre, quels que soient les événements et les gens que nous allons rencontrer aujourd’hui, quand la vie nous y invite et que notre plan alimentaire est respecté. « L’humilité ne signifie pas avoir une moins bonne opinion de soi mais moins penser à soi. » ( C.S. Lewis )

« Par moments, nous connaissons une véritable paix d'esprit. Pour ceux d'entre nous qui n'avaient pas connu jusqu'ici que l'agitation, la dépression ou l'angoisse — en d'autres mots, pour nous tous — cette paix toute neuve arrive comme un présent inestimable. C'est vraiment du nouveau qui vient s'ajouter. Auparavant, l'humilité ne signifiait rien d'autre qu'humiliations obligatoires mais peu à peu, elle se transforme en aliment substantiel qui peut nous donner la sérénité. » ( 12x12, 7e Étape , page 83 ) Où que nous allons, nous y apportons ce que nous sommes. Nous apportons nos émotions, nos sentiments et nos ressentiments, en fait tout ce dont nous sommes faits, tout ce qui nous fait vibrer. Dès maintenant, notre Puissance Supérieure peut nous rendre aussi réceptifs et ouverts à son aide qu’Elle désire… Partout où nous allons… Notre Ps est là.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mercredi 27 février 2019

Pensées 27 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Qui a de la vertu ? La vertu vient du latin virtus qui signifie « énergie morale, force » qui vient lui de vir qui a son tour veut dire « individu de sexe masculin ». Est-ce que nous sommes vertueux si nous pratiquons la morale ( La morale est un ensemble de principes de jugement, de règles de conduite relatives au bien et au mal, au respect de devoirs et de valeurs ) ou si nous sommes vaillants ?

Les vertus cardinales ( comme la prudence, la tempérance, la force et la justice ) jouent un rôle charnière ( d'où leur nom de « cardinales », du latin cardo : charnière, pivot ) dans les actions de chaque être humain. Les vertus sont des attitudes fermes, des dispositions internes stables, des expressions de l'intelligence et de la volonté qui semblent régler nos actes, ordonner nos passions et guider notre conduite. Elles sont à l'origine d'une vie moralement bonne. Ainsi l'homme vertueux est celui qui librement pratique le bien sous la gouverne d'un Être suprême. Il y a aussi trois vertus dites théologales ( qui ont Dieu pour objet et qui sont la foi, l'espérance et la charité ) qui servent à bonifier les premières et aussi notre rétablissement.

Chaque vertu comme l'amour, la beauté, la bonté et la paix est un regard dans la direction de Dieu. Ce n'est pas nous qui réalisons la vertu, c'est Dieu qui la possède et qui nous l'apprend ; ce que nous croyons être la réalisation d'une vertu, n'est en réalité qu'un regard du cœur sur Dieu, ou est-ce que c'est un regard de Dieu sur notre cœur. L’orgueil, c’est croire que nous faisons cadeau de nos vertus à Dieu. Et l’humilité, c’est bien la seule vertu dont nous ne pouvons nous vanter puisque l’humilité rejette la grandeur.

L'attachement est dans la nature même de l'homme. Le critère de la légitimité d'un attachement est que son objet soit digne d'amour, c'est-à-dire qu'il nous communique quelque chose de Dieu ou au mieux qu'il ne nous éloigne pas de lui. Être détaché, c'est ne rien aimer en dehors de Dieu. Le détachement est la grandeur d’âme, qui inspirée par la conscience des valeurs absolues, permet à l'âme de garder son contact conscient avec son Être suprême.

Nous sommes dignes d'être humains ; ni plus, ni moins. Nous sommes aussi et ainsi dignes d'amour, de beauté, de bonté et de paix et toutes les autres vertus. Nous sommes convaincus que les mouvements d’entraide qui suggèrent de mettre en pratique les Douze Étapes possèdent presque tout ce qu’il faut pour aider chaque personne qui souffre encore à tous les carrefours de sa vie. « Montrer à ceux qui souffrent la somme d’aide que nous avons reçue constitue la chose qui semble nous rendre la vie si précieuse aujourd’hui. Accrochez-vous à l’idée que, dans les mains de Dieu, votre noir passé est ce que vous possédez de plus précieux : la clé de la vie et du bonheur des autres. Avec cette clé, vous pourrez les sauver de la misère et de la mort. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 140 ) Comme Bill W., il y a plusieurs personnes qui peuvent et doivent aller chercher de l’aide extérieure souvent pour des problèmes de santé mentale et de stabilité émotive. Et comme dans la sobriété, dans la santé mentale, il y a aussi des rechutes. ' Ne me jugez pas sur mes succès, jugez-moi sur le nombre de fois où je suis tombé et où je me suis relevé à nouveau.' ( Nelson Mandela )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mardi 26 février 2019

Pensées 26 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Mettre des conditions à notre bonheur, c'est reprendre les rênes (si de telles illusions de séparation avec notre Ps et de volonté personnelle — lire contrôle — existent pour nous, comme Il a permis que, nous-mêmes, nous leur donnions vie pendant assez longtemps). Nous pouvons décider courageusement de nous en remettre à Dieu tel que nous Le concevons, de lui faire confiance, de nous abandonner à Sa grâce ; cette décision et ce courage même sont des privilèges qui nous sont donnés par Lui… pour nous amener vers cette ultime leçon, qu’est l’amour inconditionnel de nous-mêmes et des autres. ' Aie du fond du coeur la racine de l’amour, de cette racine rien ne peut sortir de mauvais. ( Saint Augustin ).

Tout être a besoin de nourriture ! Notre corps a besoin de nourriture, notre âme a besoin de nourriture, toute vie dans l’univers a besoin d’une nourriture adaptée à ses diverses formes. La seule vraie nourriture est l’énergie de l'amour, parce que cette énergie nourrit aussi bien le corps que l'âme. Pour certains, l’amour nourrit même ceux et celles qui n’ont plus de corps, puisqu’ils vivent dans nos souvenirs. « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l’Amour infinis. Il avait traversé le pont vers le rivage. Pour la première fois il avait conscience de la présence de son Créateur à ses côtés. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, page 64 )

« L'amour, c'est la connaissance de la sagesse du cœur. » ( Sayanna Roman, Choisir la Joie ) C'est aussi la nourriture principale de presque tous les habitants de notre univers. C'est l'élément le plus vital. Les enfants recherchent naturellement l'amour ; ils se nourrissent d'amour, ils se développent grâce à l'amour. Privés de ou étouffés par cet amour, ils peuvent mourir ou devenir des survivants. L'amour est l'énergie qui circule autour du monde. Il existe partout et en toute chose. Il n'existe pas un seul aspect de votre vie qui ne soit baigné d'amour grâce à notre Ps. Même nos instants les plus sombres portent en eux une étincelle d'amour, soit par son besoin, son manque ou par le désir d'en créer plus. Dans notre culture et dans d'autres, il subsiste tant de personnes affirmant que l'amour est difficile à obtenir. L'amour inconditionnel qui n'exige rien, ne demande rien et qui donne sans cesse et sans condition est cette énergie d'amour présente partout en tout lieu en tout temps entre toutes les personnes et les maintient liées entre elles. Dans l'amour inconditionnel, nos attentes sont réduites à l'extrême, au point de les voir disparaître.

« Ce que l’on fait dans sa vie résonne dans l’éternité. ( Maximus ) Sur le site Je Nous aime, il y a deux superbes clips de Régis Abitbol sur l'amour inconditionnel avec la belle chanson triste d’Enya Now we are free dont voici le lien : http://jenousaime.free.fr/?post/L_Amour_Inconditionnel. Une fois que nous sommes capables de nous aimer et que nous nous sentons aimer des autres nous pouvons passer à l’amour envers un autre être humain. « Sauf exception, tout être humain normal éprouve à quelque moment de sa vie, le pressant désir de trouver un partenaire de l’autre sexe avec qui il pourra réaliser la plus complète union possible à tous les plans : spirituel, intellectuel, émotif et physique. Ce puissant instinct est à la base des plus grandes réalisations humaines ; c’est une énergie créatrice qui influence profondément notre vie. Dieu nous a modelés de cette manière. » ( 12x12, 12e Étape, page 132 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 25 février 2019

Pensées 25 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Victor Hugo a écrit dans Les Misérables que « Personne ne garde un secret comme un enfant. » C'est à croire que ce visionnaire avait déjà perçu ce principe généralisé dans toutes les familles dysfonctionnelles et cela au XIXe siècle. Victor-Lévy Beaulieu dans L'Héritage a aussi ce regard sur le secret : « On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit. » Et vlan pour les secrets de famille du XXIe ! Et Dieu sait que les secrets sont difficiles à garder et surtout à révéler dans les cas incestueux d’abus sexuels par un pédophile.

Nous avons tous des secrets, bien sûr pas que de simples cachotteries ou de mystères que nous pouvons entretenir pour cacher une surprise ou une fête d’anniversaire. Nous parlons d’un secret incroyable que nous ne pouvons confier à personne tant il semble lourd, terrible ou douloureux. Un secret, c’est quelque chose que nous gardons pour nous-même et qui n’est pas toujours facile à partager, à révéler. Certains ne dévoilent jamais leurs secrets et les emportent avec eux à leur mort. C’est parfois un secret lourd à porter qui nous ronge de l’intérieur pendant des années et nous avons l’impression de mourir « à petit feu ». Assurément, c’est un secret qui tue aussi « à petit feu ». Comme une ombre du passé, un cadeau empoisonné, il nous colle à la peau et nous replonge régulièrement dans une angoisse lancinante. Et même quand nous croyons l’avoir fait dans un inventaire par exemple, les circonstances de la vie peuvent rouvrir une vieille blessure « de guerre » et nous faire à nouveau mal. « L’âme n’a pas de secret que la conduite ne révèle. » ( proverbe chinois ) Nos comportements déraisonnables parlent pour nous — notre conduite en effet va révéler nos plus profonds secrets.

« Peut-être vit-il une aventure secrète passionnée avec une ‘femme qui comprend’.» ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. À l’oeuvre, page 91 ) Quel que soit le ressentiment ( honte, peur, dégoût, rejet, révolte, colère, regret ) que nous inspire ce que nous cachons, nous ne pouvons pas laisser ce secret s’imposer dans notre vie. Si nous en avons assez de pleurer, de souffrir, de traîner ce boulet, que nous sommes impuissants devant ce secret, une chose est certaine, il n’est pas trop lourd pour notre Ps.

Le psychiatre Serge Tisseron, également scénariste et dessinateur, a découvert un secret dans la famille de Hergé à partir de sa lecture des albums de Tintin, plusieurs années avant que la biographie de ce dernier ne confirme ce secret. En 1982, le secret douloureux qu’il a trouvé dans les Aventures de Tintin était celui de la souffrance d'un garçon non reconnu par son père, un homme illustre et important. Serge Tisseron a publié un « best seller » : « Secrets de famille, Mode d’emploi ». Il est à l'origine du mot « extimité » pour désigner le processus par lequel chacun rend visibles certaines parties de son intimité pour les faire reconnaître par son entourage. Aujourd’hui avec l’avènement de la téléréalité et des réseaux sociaux pour plusieurs bousculer son ou notre intimité est devenue monnaie courante.

Les effets de secrets de famille sont souvent la perte de confiance en soi et les troubles de l'apprentissage chez les enfants. D'abord, un enfant qui pressent que ses parents lui cachent quelque chose ne sait pas pour autant ce que ces derniers lui cachent. Souvent il imagine le pire. Petit, il pense qu'il est responsable de la souffrance de ses parents. Plus grand, il aura tendance à imaginer que ses parents ont commis un acte tellement honteux qu'il ne doit pas même chercher à « péter cette balloune ». La plupart des enfants ne cachent à leur parents que ce dont ils ont honte : « On ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu ». L'enfant apprend à repérer le domaine à propos duquel il ne doit pas poser de question. L'enfant évite de questionner à propos de la folie, de la déficience mentale, des hôpitaux psychiatriques, de l’alcoolisme… Et ce, tout en faisant comme s'il ne se rendait compte de rien. Cette attitude l'amène à nier la réalité, à tordre son identité et jusqu'à éteindre sa curiosité. Parfois sa méfiance s'étend aux enseignants, aux figures d'autorité et dans les adultes en général.

Il n'y a pas de bons et de mauvais secrets. Les secrets de famille sont rarement bénéfiques. Sur le plan individuel, pouvoir garder un secret peut être une très bonne chose. Souvent, cela montre que nous sommes capables de distinguer ce qui se passe dans notre tête de ce qui nous croyons qui se trame dans celle des autres. Dès que nous cessons de nous percevoir comme gardien du secret pour nous percevoir comme victime d'un secret que nous étions contraints de garder, nous pouvons présumer que ce secret est devenu toxique.

Nous n'avons pas nécessairement à continuer à nous plaindre du fardeau qui semble peser sur nous. Ne nous y trompons pas : la réponse et la solution résident dans la volonté de notre Ps à qui nous pouvons tout dire et tout dévoiler sans crainte pour nous apaiser, nous consoler et guérir nos cœurs blessés. En dévoilant nos secrets et nos défauts, nous nous entraînons à être honnête avec au moins un être humain, notre parrain (notre marraine). Dans le Mouvement, nous entendons souvent que nous ne sommes malades que dans la mesure de nos secrets et de nos défauts. En arrivant à bâtir une relation avec un témoin lucide et éclairé, un parrain (marraine), nous en venons à faire suffisamment confiance à cette personne pour être complètement honnête avec elle, puis nous pouvons aussi le partager lors d'un témoignage puisque les charges émotives derrière ces secrets ou défauts vont s'être estompées. Les secrets sont comme les piments de la Guadeloupe. Tôt ou tard, ils mettent soit notre bouche soit notre rectum en feu.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 24 février 2019

Pensées 24 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« … j'ai pu observer que le corps cherche tout au long de la vie, la nourriture qu'il n'a pas reçue dans l'enfance, et c'est précisément là, à mon avis l'origine des souffrances qui ravagent l'existence de tant d'entre nous. » (Alice Miller, Notre corps ne ment jamais, Flammarion, 2004) Plusieurs d'entre nous avons connu une enfance marquée par la souffrance surtout sur le plan affectif. Nous avons eu l'impression ou nous avons été dans certains cas soit mal aimés, soit pas assez aimés. Certains d'entre nous ont pris des rôles d'adultes très tôt pour anesthésier des blessures qui ont eu lieu dans leur enfance. Avec le mode de vie des Douze Étapes et le support des membres des groupes d’entraide, nous apprenons à pratiquer le détachement avec amour tout en conservant une certaine vulnérabilité, précarité ou fragilité. Nous avons utilisé des mécanismes de défense comme l’ironie, le sarcasme, le cynisme, etc., les percevant comme un mal nécessaire, un égarement de survie pour nous défendre. « Lorsque nous détachons un animal, nous lui rendons sa liberté. Lorsque nous pratiquons le détachement, nous préservons la nôtre. » ( Anonyme )

« Dans l’esprit d’un grand nombre, toute cette liberté laissée à l’individu est synonyme de pure anarchie. » ( 12x12, 1ère Tradition page 146 ) Les réunions des groupes d’entraide nous fournissent un milieu favorable et assez libertaire sans être amoral, favorisant l’abandon de nos attitudes défensives grâce à la présence de témoins lucides, d’accompagnateurs qui ont vécu les mêmes sévices. « Il se faut s'entraider, c'est la loi de la nature. » ( Jean de la Fontaine ) Le homard, au moment de changer de carapace, se cache dans un trou dans les rochers pour assurer sa sécurité durant les moments de sa grande vulnérabilité où il n'est plus protégé par son armure naturelle. L'environnement des réunions n'est pas menaçant et permet que nos défenses finalement s'abaissent. Ainsi notre fermeture, en toute sécurité, est remplacée par l'ouverture. Les membres, ces survivants grâce à l'entraide, sont ceux et celles qui, par leur acceptation inconditionnelle, nous fournissent ce milieu favorable au changement pour que notre identité reprenne toute la place que notre personnalité a usurpé depuis les traumas de l'enfance. Notre passé collectif devient enfin un tremplin vers un présent plus calme. Chaque jour, leurs bons mots dans leurs témoignages nous offrent plusieurs moyens d'opter pour la vie spirituelle, la plénitude de l'instant présent et de laisser tomber les armes qui nous ont servis jusque là à survivre. « Les bons mots sont comme le blé dans les champs : ils moissonnent le pain du bonheur quotidien. » — « Le sourire est le baiser de l’âme. » ( Michel Bouthot, Chemins parsemés d’immortelles pensées )

« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences. » ( Françoise Dolto ) Les Douze Étapes nous fournissent un programme adapté au genre de coopération qu'il nous faut pour restaurer la joie, l'émerveillement et l'amour dans notre vie. « Le bonheur c'est d'aimer à l'infini. » ( Omraam Mikhaël Aïvanhov ) Ce mode de vie et ce Dieu d'amour effectuent des miracles. Le rétablissement introduit une nouvelle influence dans notre vie, une source de camaraderie, de résilience et de force spirituelle qui peu à peu nous incite à une nouvelle façon de vivre plus saine. « Quand j’avais 6 ans ma mère me disait que le bonheur était la clef de la vie. À l’école, ils m’ont demandé ce que je souhaiterais faire quand je serais grand. J’ai écrit que je voulais être heureux… Ils m’ont dit que je n’avais rien compris à la question… Alors je leur ai dit qu’ils n’avaient rien compris à la Vie… » ( John Lennon ) Et il y a aussi cette citation sur le bonheur qui vient présument de Margaret Lee Runbeck : « Le bonheur n’est pas une destination, mais une façon de voyager. »

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 23 février 2019

Pensées 23 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

Dans les groupes d’entraide, il nous est suggéré de prendre le risque de partager ce que nous avons, ce que nous découvrons. Comme ce merveilleux vidéo en anglais sur la vulnérabilité : http://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability.html ( aussi sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=iCvmsMzlF7o ) où c’est facile de voir les bienfaits d’un réveil spirituel. « Quand un homme ou une femme connaît un réveil spirituel, cela signifie surtout que cette personne peut désormais agir, ressentir et croire d’une façon qui lui était jusque-là impossible par ses seuls moyens et sans aucune aide. Elle a reçu un don qui équivaut à un nouvel état de conscience et à une nouvelle façon d’être. » ( 12x12, 12e Étape, pages 119-120 )

Mystérieux et merveilleux, ce paradoxe de rétablissement : la force surgissant d'une défaite complète et d'une impuissance totale ; la perte de notre ancien mode de vie pour en trouver un nouveau (Les Douze Étapes). Et ce divin et illogique paradoxe de la spiritualité : nos défauts et nos échecs étant tout autant des bénédictions de Dieu que nos succès et nos talents. Si c’est notre Être suprême qui gouverne notre vie, il n'y a plus que ce qui est et nous ne pouvons qualifier de bon ou mauvais ce qui se passe.

Affronter nos peurs nous donne du courage, aider une personne en détresse augmente notre capacité de nous aimer. Admettre que la souffrance fait partie de la croissance de cette personne et de la mienne nous rend plus heureux, capables de nous détacher avec amour. Considérer les côtés sombres de nos vies nous apporte de la lumière, accepter nos faiblesses et capituler devant une Puissance supérieure nous procure une force imprévue, une capacité d'écoute inattendue et en même temps, de nous affirmer lorsque ça nous apparaît nécessaire. Le miracle, c'est que, pour conserver tous les dons reçus comme notre rétablissement, il est fortement suggéré de les transmettre à d'autres. Notre Dieu met sur notre chemin des personnes souffrantes pour nous guider dans ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.

Pour les transmettre à d'autres, nous pouvons faire comme le suggère ce proverbe espagnol : « Si j'avais mille âmes, je te les donnerais toutes ; je n'en ai qu'une, prends-la mille fois. » Certains sont brusques quand ils transmettent le message. « On devient naturel à force d'expérience. » ( Willa Cather ) L'expérience nous apaise. Nous préférons une approche souple, simple, laissant même les autres patauger un bout de temps dans leur problème jusqu'à ce que ces personnes nous demandent une aide spécifique. La plupart des personnes rebelles ne désirent pas « être dirigées » avec fermeté, avec « tough love ». Nous croyons qu'il est mieux d'attendre qu'elles soient prêtes à s'aider elles-mêmes. Nous ne sommes pas efficaces quand nous permettons à un membre de se servir de nous, de nous manipuler, à moins que la volonté de notre Ps soit le moteur de cette démarche. Est-ce qu’il y des moments ou des événements où notre Ps n’est pas l’instigatrice de quoi que ce soit ? Et que dire de ce réveil spirituel comme résultats de notre cheminement et du soutien de notre Ps…

12 symptômes d'un réveil spirituel

  • 1. Une tendance accentuée à laisser les choses se produire plutôt que de forcer pour les réaliser.
  • 2. Des attaques fréquentes de sourires, rires et de badineries.
  • 3. Un sentiment d'être branchés avec les autres et avec la nature.
  • 4. Des épisodes accablants et fréquents d'appréciation ou d’estime de soi.
  • 5. Une tendance à penser et à agir spontanément plutôt que de réagir à la suite de craintes édifiées au cours de notre passé.
  • 6. Une capacité unique de tirer profit et à jouir de chaque moment.
  • 7. Une perte de la capacité de s’inquiéter.
  • 8. Un manque d'intérêt de plonger dans des conflits ou de chercher à prolonger des rivalités.
  • 9. Une perte d'intérêt pour interpréter la signification des actions des autres comme menaçantes ou provocantes.
  • 10. Un manque d'intérêt pour s’amuser à juger les autres.
  • 11. Une perte d'intérêt pour se juger soi-même.
  • 12. Une disposition à acquérir la capacité d'aimer sans aucune attente.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 22 février 2019

Pensées 22 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Ceux d'entre nous qui ont pris l'habitude de prier régulièrement ne voudraient pas plus s'en priver que nous ne serions prêts à refuser l'air, la nourriture ou le soleil. Et pour la même raison, quand on refuse l'air, la lumière ou la nourriture, l'organisme en souffre. De la même manière, si nous nous détournons de la prière et de la méditation, nous privons d'un soutien vital notre esprit, notre coeur et notre inspiration. » ( 12x12, 11e Étape, pages 108-109 ) En pratiquant les Étapes et en assistant aux réunions, nous découvrons qu'il y a une meilleure façon de vivre ; nous n'avons qu'à reconnaître que nous sommes guidés. À mesure que nous apprenons à vivre en harmonie avec une Puissance supérieure, et sous la gouverne de ce Dieu d’amour, nous parvenons à Lui faire confiance et Le remercier, puisqu’à Sa guise, Il nous façonne à Son image. Baden-Powell a dit que « La bonne volonté est la volonté de Dieu ». Un autre beau don divin… « La bonne volonté raccourcit le chemin. » ( Proverbe brésilien ) Ce proverbe signifie que ce que nous faisons en y mettant de la bonne volonté, devient plus facile.

Notre Dieu d'amour nous a donné...

  • les cinq sens : vue, ouïe, goût, odorat et toucher. Tous nous sont d’un grand secours dans notre vie de tous les jours. Ces cinq sens mettent beaucoup de couleurs dans notre vie. Merci. À Québec nous avons un 6e sens, un restaurant où nous sommes servis dans le noir ou nous pouvons percevoir des éléments intangibles du monde, des éléments spirituels. Le 6e sens serait la prémonition, une capacité à anticiper les évènements, à percevoir sans voir. Merci.
  • la raison : elle est un présent de Dieu. Il en a doué la femme et l’homme et en a fait la condition de toute responsabilité. Elle nous aide, avec l’intellect, à trouver la bonne direction. « Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison. » ( Émile Chartier, dit Alain ) Merci.
  • l’intuition : nous sentons parfois les choses instinctivement sans user de nos sens ni de notre raison. La petite voix intérieure celle de notre Ps est celle qui nous montre la voie. L'intuition est ce sixième sens spirituel qui compense pour tout manque et qui nous donne l'envie de vivre dans les moments difficiles. Merci.
  • le mode de vie des Douze Étapes : C’est un présent particulier que Dieu a fait à l’humanité par l’entremise de quelques personnes choisies comme les fondateurs du mouvement. C'est aussi ce présent que reçoivent certains privilégiés quand ils sont guidés jusqu'à leur réveil spirituel. Nous remercions Dieu de nous avoir doués de ces sens que nous considérons comme des présents dans le présent. Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir dotés d’un esprit, d’une raison et d'une intuition par lesquels Il communique avec nous. Merci.

Le Don de Dieu était un navire affrété pour Samuel de Champlain afin qu’il explore la rivière Saguenay. C’était l'un des trois navires partis de France au printemps 1608 pour fonder Québec. Curieusement, ce navire appartenait à des armateurs protestants. Le Don de Dieu figure sur le drapeau de la ville de Québec et sur ses armoiries. Ce symbole a tendance à être souvent remplacé par l’emblème des défunts Nordiques. La nostalgie est aussi un cadeau mal emballé. Allez voir ce beau clip du désert avec de la flute indienne si vous avez 8 minutes pour relaxer et remercier Dieu pour ces cadeaux : https://www.youtube.com/watch?v=3hxYfnbQCcU&fbclid=IwAR0FtpwhTpMxVpiSIJFHp5h-8oWRnlrCvuHHE5tZubdar0fJ2oyNhVavI20

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 21 février 2019

Pensées 21 février 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La patience est une fleur qui ne pousse pas dans tous les jardins. » ( John Heywood ) Face aux petites et grandes difficultés de la vie, il nous arrive de perdre patience. Pourtant, l’exaspération n’améliore pas vraiment les choses. Dans bien des situations, la patience est une force qui nous permet de mieux vivre. Mais elle a ses limites, au-delà desquelles elle devient de la faiblesse, de l’apathie, une sorte de renoncement stérile. La patience est une force capable de « déplacer des montagnes », et en même temps, avec un peu d’excès, elle peut devenir un véritable facteur d’inertie. Elle peut conduire, par exemple, un individu ou un peuple opprimé à ne plus oser espérer que leur destin puisse évoluer. Nous pouvons aussi la confondre quelquefois à la résignation. Est-ce une force que de tout accepter sans broncher ? Même cette patience-là peut mener à une quelconque amélioration. Impatience et rébellion peuvent aussi devenir indispensables pour réveiller, secouer le cours figé des choses, mettre en lumière et bousculer ce qui, depuis longtemps, était inacceptable. « Patience et longueur de temps. Font plus que force ni que rage. » ( Jean de Lafontaine, Le Lion et le Rat ) La patience..., nous sommes mieux de nous en servir… avant de la perdre.

Dans son livre Stumbling on happiness, le Dr Daniel Gilbert décrit l’incapacité de l’homme à réfléchir sur des choses banales de notre quotidien plutôt que sur des événements tragiques et fortuits dont certains créent de graves traumatismes. Nous pensons plus à la fois où un pigeon nous a chié dessus qu’à toutes les fois où nous sommes passés par là sans que rien ne nous tombe sur la tête. Il nous suggère d’être résilient et patient : « This too shall pass ! » (Ça aussi, ça va passer !) La patience est l'aptitude de quelqu'un à vivre sans attente, à rester calme dans une situation, en face d'un délai ou de difficultés. La patience est, à travers le monde et les croyances, une qualité essentielle requise pour celui ou celle qui aspire à la sagesse. « J'appelle sage celui qui, tout innocent qu'il est, supporte les injures et les coups avec une patience égale à sa force. » ( Bouddha, Dhammapada ) Comme la méditation, la patience s'acquiert et s'exerce ; comme la méditation, elle demande un peu de centration, de confiance en soi et en ce Dieu d'amour, Tel que nous Le concevons.

« Chaque matin au cours de notre méditation, nous demandons à notre Créateur de nous enseigner la patience, la tolérance, la bienveillance et l'amour. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l'oeuvre, page 93 ) La patience que nous développons en mettant en pratique le mode de vie nous aide à découvrir que le plan divin de la vie présente très souvent des leçons pour demain, d'autres pour aujourd'hui. Notre Puissance supérieure nous prépare parfois pendant des années, parfois aussi le jour même, à recevoir ce qui nous manque. Souvent, il ne reste qu’à remercier notre dieu d’amour pour tous ces cadeaux qu’Il nous donne sans que nous les ayons sollicité et dont l’emballage a caché leur qualité. Et de là, ces citations de Saint François de Sales nous en dressent la liste : « Dans le régime des âmes, il faut une tasse de science, un baril de prudence et un océan de patience. » — « On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même. »

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

- page 3 de 117 -