mercredi 10 juillet 2019

Pensées 10 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Sur son bureau, Dr Bob avait une plaquette qui définissait l’humilité ainsi :
L'humilité ( Dr Bob et les Pionniers, page 222 )


L’humilité est une perpétuelle tranquillité du cœur.

C’est n’avoir aucun problème.
C’est ne jamais être fâché, vexé, irrité ou blessé.

C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver.

C'est ne pas sentir les attaques des autres.

C’est rester calme quand personne ne me louange.

 Et si je suis blâmé ou méprisé,
c’est trouver en moi un lieu béni,
où je puisse me retirer, refermer la porte,
m’agenouiller devant mon Père en secret,
et être en paix,
comme dans une mer profonde de calme, 

quand tout autour de moi semble trouble.
vidéo clip d'une allocution du Dr Bob en 1950 : http://www.youtube.com/watch?v=_TX9BTmcjhw

« Les défauts de l’âme sont comme les blessures du corps : quelque soin qu’on prenne de les guérir, la cicatrice paraît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir. » (François, duc de La Rochefoucauld) Nous ne pouvons pas que regarder nos cicatrices, nos blessures, nos défauts, nos qualités… notre nombril. Nous ne pouvons qu'à nous attarder sur l'œuvre de guérison qui s'opère en nous et chez les autres en nous rétablissant ensemble ; nous n'avons qu'à y participer, si telle est la volonté de de notre Ps. Comme c’est difficile de ne pas se regarder, encore plus de se comparer… Notre Dieu d'amour nous aime tels que nous sommes. Aucun de nous n’est une erreur de la création. Il nous veut debout et en même temps humbles. Il nous désire en cheminement, sur ce chemin de l’Amour qu’Il nous montre à tout moment. Il est toujours présent dans nos vies. C’est nous qui nous croyons quelquefois absents, parfois même séparés de Son regard, incapables de retrouver cette perpétuelle tranquillité du cœur.

Lorsque nous nous apercevons que nos meilleures tentatives pour nous libérer de nos blessures et de nos défauts aboutissent souvent au désastre, nous arrivons à reconnaître que nous n'avons jamais eu les commandes de notre vie. Nous en venons à admettre qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes peut être une entité bien plus compréhensive et tolérante face à nous que nous ne le sommes nous-mêmes. Ce processus est un immense soulagement, quel poids de moins sur nos épaules (ce poids qui n'a jamais été là et qui en fait seulement une illusion n'apparaît pas sur un pèse-personne, souvent parce qu'il est bien distribué entre nos deux oreilles).

Au fur et à mesure que nous mettons en pratique le mode de vie et les principes spirituels des groupes d'entraide, notre façon de voir les choses change. Nos attitudes s'expriment toujours dans nos actions. Souvent, ce n'est pas ce que nous disons, mais bien la façon dont nous le disons et dont nous agissons qui compte vraiment. Et comme l'a écrit Sophie dans l'édition de la Vigne de Fév.-Mars 2013 à la page 15 : « Si tu veux avoir ce que tu n'as jamais eu, fais ce que tu n'as jamais fait ! »

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 9 juillet 2019

Pensées 09 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » ( Jean 8, 12 ) La vie n'est pas fait que de ténèbres et d'épreuves. La lumière (Dieu tel que nous Le concevons) apparaît à travers les épreuves comme le soleil passe à travers les nuages ou comme un gros nuage qui passe et cache temporairement le soleil. Et c'est cette lumière qui nous éclaire et nous fait resplendir. Tout comme un miroir, nous réfléchissons cette lumière à nos frères et sœurs, parce que c'est cette lumière qui nous éclaire sur le projet que Dieu a pour nous. Comme nous sommes le miroir de la lumière de notre Ps, elle se sert de nous pour la retransmettre à nos frères et sœurs pour qu'eux aussi, aient la lumière dans leurs propres côtés sombres ou givrés. C'est pour cela que nous sommes des instruments de Sa Paix. Dieu se sert de nous par Sa lumière pour la transmettre à tous nos frères et sœurs pour que tous et chacun nous ayons accès ensemble à une vie spirituelle grâce à un rétablissement. Ou est-ce vice versa : un rétablissement grâce à une vie spirituelle ?

Certains membres des groupes d'entraide disent souvent que Dieu ne peut faire pour nous que ce qu'Il veut bien faire par nous. Nous avons aussi appris à être humbles en reconnaissant que c'est notre Être suprême qui agit, à travers chacun de nous. En sachant cela, comment pourrions-nous nous enorgueillir de nos réussites ou nous taper sur la tête pour un échec, un déboire, une désillusion, un écart ?

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix… » ( 12x12, 11e Étape, page 110 — Voir à la fin ) Nous ne sommes que des instruments, et tout ce que nous semblons accomplir est fait par cette Puissance supérieure, par cette grâce de Dieu qui s’exprime à travers chacun de nous. Nous sommes à notre place dans ces fraternités où nous avons appris qu'ensemble nous pouvons faire ce que nous avons jamais pu réussir tout seuls. « Dès que nous pouvons, ne serait-ce qu'un instant, entrevoir la volonté de Dieu, dès que nous commençons à considérer la vérité, la justice et l'amour comme les vraies valeurs, les valeurs éternelles de la vie, plus rien ne vient nous bouleverser de tout ce qui semble être la preuve du contraire dans l'ordre purement humain qui nous entoure. Nous savons que Dieu veille avec amour sur nous. Nous savons qu'en nous tournant vers Lui, tout ira bien pour nous, ici-bas et dans l'au-delà. » ( 12x12, 11e Étape, page 118 ) « Dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit. » ( Khalil Gibran ) Bon matin...

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 8 juillet 2019

Pensées 08 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« En spiritualité, il est dangereux de marcher seul... Car l'essence de la vie intérieure, c'est l'obéissance. » ( Victor-Lévy Beaulieu, Moi, Pierre Leroi, prophète, martyr et un peu fêlé du chaudron ) Il est très facile de confondre le mot spiritualité avec le mot religion. Bien qu'axées autour de Dieu, tel que nous Le concevons, les Douze Étapes est un mode de vie spirituel et non religieux, et qui en même temps peut être religieux pour chacun de nous personnellement. Toute personne peut choisir sa propre Puissance supérieure. Un Dieu fait tel que nous le concevons. Peut-être comme plusieurs d'entre nous, aviez-vous mis de coté ce concept de Puissance supérieure parce que vous aviez appris que Dieu était un dieu vengeur, punitif ? Ou est-ce que ces représentants, ces hommes de Dieu vous ont démontré qu’ils n’étaient pas des êtres parfaits ? Bill W. nous propose ce bémol sur la perfection : « Il nous est suggéré de pleinement consentir à tendre vers la perfection. Un certain délai, notons-le, peut être excusé.» ( 12x12, 6e Étape page 77 )

« La lumière de l'esprit est invisible, caché dans tous les êtres. Les simples peuvent l’entrevoir, quand leur vision est vive et claire. » ( Les Upanishads ) Un homme à la recherche de l'illumination a trouvé son chemin jusque dans un village reculé de l'Inde, où un saint est reconnu pour y vivre et y enseigner. Après une quête longue et pénible, un commerçant local lui a affirmé qu’il pouvait trouver le gourou sur les marches d'une maison à proximité d’une certaine croisée de chemins. L'homme se précipita à cet endroit pour n’y découvrir qu’un homme en train de s’enivrer. Déçu, il retourna à la boutique et s’est plaint de n'avoir trouvé qu'un ivrogne. Le commerçant se mit à rire et lui dit : « C'est lui, le saint ! » Étonné, l'homme a fait valoir cette objection : « Mais pas un saint ne serait assis là à boire ainsi ! » — « En fait, répondit le marchand, ce vous avez vu, c’est une âme très avancée qui a maîtrisé presque toutes les leçons de la vie. La seule expérience dont il a besoin pour compléter son évolution c’est la compassion pour ceux et celles qui souffrent de toxicomanies. Une fois qu'il aura maîtrisé ce dernier volet de sa vie, il aura terminé ses incarnations sur terre. Si vous auriez parlé à cet homme, vous auriez découvert que derrière son apparence futile, se cache un grand maître et illuminé. »

Nous ne devons pas reconnaître que nos jugements et nos attentes peuvent nous empêcher de recevoir les bénédictions quand elles nous sont offertes. Nous pouvons avoir des idées préconçues sur ce qu'est une personne sainte ressemblerait ou comment nous pouvons agir. Mais les gens sages et saints viennent dans beaucoup d’emballages différents, parfois très différents de ceux auxquels nous nous attendons. Dieu ne nous présente pas toujours la vérité dans sa forme évidente, mais bien souvent dans son essence. Merci mon Dieu de nous garder l’esprit ouvert pour Le trouver dans tous les lieux. Merci de nous permettre d'être plus grands que nos jugements et nos attentes. Notre esprit et notre cœur sont ouverts pour recevoir les dons de la Vie.

Le premier pas à franchir en vue de résoudre un problème, peu importe sa nature, c'est de reconnaître son existence, briser le déni qui l'entoure. Il en est de même avec toutes nos dépendances et codépendances qui nous ont mené à la déraison et à la folie. Ensuite, l'important, c'est que nous ayons l'esprit ouvert à l'idée qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes peut, en fait aujourd'hui même, nous rendre la raison.

Le deuxième pas pour résoudre tout problème consiste à en venir à croire qu'il peut être résolu. Le fait que nous nous soyons rendus à une réunion d'un groupe d'entraide démontre que nous croyons à l'existence d'une Puissance quelconque, supérieure à nous-mêmes, qui peut nous aider à remettre de l'ordre dans notre vie. Nous avons découvert, seulement grâce à notre présence dans cette salle, qu'il se trouve là une force, qui d'une certaine façon, peut nous servir et nous aider à nous en sortir.

Le troisième pas pour résoudre tout problème, après avoir pris connaissance de l'existence d'une solution spirituelle, c'est de « croire » en cette solution et d'essayer de la mettre en pratique. L'amorce de cette solution, en ce qui nous concerne, a été d'admettre notre échec dans la gestion de notre problème et de reconnaître une Puissance supérieure, un Dieu capable d'en venir à bout. « Dieu est la solution, alors quel est ton problème. » ( Anonyme ) Et « Ne dis pas à Dieu : J’ai de GRANDS problèmes… Mais dis à chacun de tes problèmes : Problème : j’ai un GRAND Dieu ! » ( Anonyme )

« La spiritualité... demande d'abord une culture du cœur, une immense force, une détermination sans faille. Les couards ne peuvent satisfaire une morale. » ( Gandhi ) La plupart d'entre nous arrivent dans les groupes d'entraide avec diverses idées préconçues et négatives au sujet du mot « Dieu ». Pourtant le mot « Dieu » est utilisé très régulièrement sinon constamment dans les groupes d'entraide et ça effraie parfois des nouveaux venus. Nous utilisons le mot « Dieu » parce que nous le retrouvons dans les publications et parce qu'il transmet efficacement, à la majorité des gens, une idée de la Puissance, de la force qui soutient notre rétablissement. Nous utilisons ce mot pour nommer cette Présence qui est innommable, indescriptible et impersonnel : « Dieu tel que nous Le concevons », Celui qui rend possible l’impossible…

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 7 juillet 2019

Pensées 07 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

L’effet domino est une réaction en chaîne qui peut se produire lorsqu'un changement mineur provoque un changement comparable à proximité, qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite au cours d'une séquence qui peut nous apparaître linéaire. Le terme est utilisé comme une analogie à la chute d'une file de dominos, et se réfère à une suite d'évènements liés entre eux. Cette expression peut être employée de façon littérale (une série de collisions observées) ou de façon métaphorique (en présence de systèmes plus complexes). C'est le cas par exemple dans les finances personnelles, à la bourse et dans les milieux financiers sur le plan national ou international où peuvent se matérialiser ces réactions en chaîne. L'effet domino, un peu comme l'effet papillon, c'est aussi ce qui nous amène sur le plan personnel à évoluer vers le chaos, un certain bas-fond puis grâce à l'intervention d'une force supérieure à nous-mêmes à entrer dans un cheminement personnel et spirituel qui nous invite à changer notre mode de vie, à cesser de creuser notre bas-fond. C'est ainsi que le relèvement s'initie et se poursuit.

L' « effet papillon » est une expression qui décrit une autre métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos. En 1972, le météorologue Edward Lorenz fait une conférence à l'American Association for the Advancement of Science intitulée : « Predictability : Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas ? », qui se traduit en français par : « Prédictibilité : Un battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? » Ce scientifique avait accroché quelques touches de son clavier en préparant une prédiction de la météo à venir et cet effleurement a changé de façon insoupçonnée et spectaculaire ses prédictions. Notre condition initiale avant d'entrer en rétablissement était aussi prévisible qu'elle nous amènerait à vivre ce bas-fond nécessaire à l'admission de notre défaite et de notre impuissance. Notre Ps a effleuré notre vie, a provoqué cette tempête, cette chute dans cet abysse et puis cette accalmie tout au centre de notre être.

Dans le Gros Livre, Bill W. a ainsi décrit la visite de son ancien camarade de classe, Ebby T. et une suggestion de ce dernier qui a eu un « effet électrisant » : « Pourquoi ne choisis-tu pas ta propre conception de Dieu ? ( 4e Éd., page 14 ) — « C’était simple, mais pas facile ; … Je devais m’en remettre en toutes choses au Père de lumière qui règne sur nous tous. Ces propositions étaient radicales et révolutionnaires, mais à partir du moment où je les ai acceptées, l’effet a été électrisant. ( 4e Éd., page 16 ) Dans le livre Transmets-le qui raconte l’histoire de Bill W. au chap. 5 De l’enfer au sommet de la montagne, Dr W. D. Silkworth et Eddy T. transmettent chacun leur message à un Bill suicidaire et déprimé. C’est alors que Bill W. a vécu son expérience spirituelle.

Bill W. avait alors appris qu’il lui fallait en quelque sorte transmettre ce message d’espoir. « Lorsque vient notre tour de parler dans une réunion, c’est une autre façon de porter le message des AA. » ( 12x12, 12e Étape, page 124 ) En transmettant le message de rétablissement à d'autres personnes qui souffrent, nous portons une attention spéciale sur notre réveil spirituel sur l'intervention de cette Puissance supérieure qui s'exprime devant comme derrière notre expérience, notre force et notre espoir. Aujourd'hui, en voyant d'autres personnes qui souffrent ou souffraient comme nous se rétablir, nous reconnaissons Dieu en eux, et Son œuvre en nous tous. Le rétablissement engendre un accroissement de bonheur, de paix et de sérénité tout autour de nous par la grâce de Dieu et seulement si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 6 juillet 2019

Pensées 06 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Lise Bourbeau, auteure entre autres d'« Écoute ton corps » raconte que chacun de nous possède au plus profond de soi son jardin secret. Par contre, le corps de plusieurs personnes parle des problèmes qu'ont engendré ces secrets enfouis en chacun de nous depuis leur plus tendre enfance. Aujourd’hui, nous réalisons quelques-unes des réponses à la question pourquoi il semble si important de nous révéler et de nous trouver un accompagnateur fiable dans cette démarche plutôt que de devenir obsédé par nos secrets ou de tenter de les camoufler, de les étouffer, de les avaler ou de les geler. Pourtant… « C’est dans l’inconfort qu’on grandit. » ( Benjamin Disraeli ) Accompagner, c’est parrainer, c’est marcher sur le chemin d’une personne en cheminement, et pas sur le chemin que nous voulons que ce filleul emprunte.

« Beaucoup de faux pas ont été faits en restant immobile. »( Benjamin Disraeli ) « Il faut se rappeler que ce genre d’insécurité ( émotive ) peut se manifester à tous les niveaux où nos instincts sont menacés. … si je tiens compte aussi bien du présent que du passé, quels sont les incidents de ma vie sexuelle qui m’ont laissé dans l’anxiété, l’amertume, la frustration ou la dépression ? En évaluant honnêtement tous ces incidents, puis-je voir en quoi j’ai manqué ? Serait-ce à cause de mon égoïsme ou de mes exigences déraisonnables que je me suis retrouvé dans de tels embarras ? » ( 12x12, 4e Étape, page 58 )

Une petite voix intérieure s'exprime alors sans savoir d’où elle vient. Quelquefois, elle n'est pas petite, elle est forte et tonitruante. Même petite, nous l’entendons souvent sans savoir son origine. Des fois nous l’écoutons. Souvent nous faisons semblant de ne pas l’entendre et nous continuons à persévérer dans nos agissements toxiques comme si nous n’avions rien entendu. Ce que cette voix intérieure nous propose nous invite à changer notre mode de vie, celui auquel nous sommes habitués, nous bouscule dans notre routine, même si celle-ci nous procure souvent de l’insatisfaction, de la souffrance...

Pour nous, cette voix intérieure provient de notre Puissance supérieure. Certains d’entre nous sont très sceptiques et ne croient pas que leur Ps puisse communiquer avec eux. Plusieurs ne réalisent pas encore que cette énergie de vie, cet Être suprême gère la plus grande partie de nos vies. La grande majorité des membres se tournent vers leur Ps pour obtenir du changement, tout ceci d'abord en doutant de cette force plus grande qu'eux-mêmes… Ils font un essai, un test... Grâce à cette petite voix intérieure qui nous invite à adopter le mode de vie des Douze Étapes, notre Ps nous aide finalement à découvrir des moyens concrets et pratiques sur l'art de nous révéler, tout en nous libérant de ces poids lourds du passé, ce qui apporte de précieuses réconciliations et parfois même des guérisons tout à fait inattendues, même dans nos relations personnelles. « S’il me semble que mon inconfort est attribuable à la conduite d’autres personnes, pourquoi suis-je si peu capable d'accepter les situations que je ne peux changer. Telles sont les questions fondamentales qui peuvent me révéler la source de mon malaise et m’indiquer si je suis en mesure de modifier ma conduite et de m’adapter avec sérénité à des règles de discipline personnelles. » ( 12x12, 4e Étape, page 58 ) L’inconfort, le malaise que nous ressentons ne sont que des moyens d’attirer notre attention que prend notre Ps. « Je n’étais pas atteint de cette maladie quand je suis arrivé ici. J’ai attrapé cette maladie, l’alcoolisme quand j’ai commencé à aller aux AA. Cette maladie entre par les oreilles et se transmet vite. Elle est contagieuse. » ( Anonyme ) Et c’est par le coeur que nous nous rétablissons.

Dans les groupes d'entraide, petit à petit, nous trouvons la voie (ou était-ce la voix) du rétablissement en demandant de l'aide, en téléphonant aux membres, en prenant des risques, en partageant avec un témoin éclairé, lucide, un parrain ou une marraine et en nous impliquant dans les réunions et en y allant pour écouter ou pour partager nos expériences avec les autres, en priant et en méditant. Notre Puissance supérieure, que certains disent aussi intérieure parfois gentille (gPs), nous invite à cheminer et à faire ce qu’il faut pour retrouver la raison, un corps sain et nul doute, pour accomplir Sa volonté. « Personne n’est capable de vous contrarier sans votre consentement. » ( Eleanor Roosevelt ) Alice Miller a écrit qu'avec l'aide d'un 'témoin lucide', tout être humain peut, s'il le veut et selon ses possibilités, ressentir en lui l'enfant réduit au silence, lui permettre d'accéder enfin à la parole et de se libérer des conséquences des blessures qu'il a subies jadis. Qu’est-ce qu’un témoin lucide ? « Le témoin lucide peut jouer dans la vie de l'adulte un rôle analogue à celui du témoin secourable auprès de l'enfant. J'entends par là une personne qui connaît les répercussions du manque de soins et de la maltraitance dans les premières années. De ce fait, elle pourra prêter assistance à ces êtres blessés, leur témoigner de l'empathie et les aider à mieux comprendre les sentiments – incompréhensibles pour les intéressés – de peur et d'impuissance issus de leur histoire. Et leur permettre ainsi de percevoir plus librement les options dont, aujourd'hui adultes, ils peuvent disposer. » ( Alice Miller — Notre corps ne ment jamais )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 5 juillet 2019

Pensées 05 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Tous les secrets servent la vie, même si nous avons parfois l'impression que certains secrets la détruisent. Comment et à partir de quand, un secret nous semble-t-il nuisible, destructeur, toxique à la fois pour celui ou celle qui le garde et aussi pour ses proches ? Plusieurs poètes font l'éloge du secret personnel allant jusqu'à affirmer qu'il est un joyau de l'intimité. Le secret nous apparaît comme essentiel dans la mesure où il est généré par notre Ps. Son petit côté « givré», caché, est souvent synonyme de carapace, d’armure, de bouclier de protection souvent aussi lourds à dresser, à porter que le secret lui-même. « Nous avions la secrète conviction de pouvoir flotter au-dessus du reste du monde par la seule puissance de notre intelligence. » ( 12x12, 2e Étape, pages 32-33 ) Nous n’allions pas dévoiler, ni avouer à qui que ce soit notre côté givré.

Depuis plusieurs décennies, les auteurs à succès de croissance personnelle nous mènent pas à pas à la découverte des secrets toxiques et familiaux. Chacun peut prendre conscience des effets néfastes de ce type de secrets et de leurs conséquences à travers la plupart des générations dans sa propre famille. Nous avons à peu près tous été témoins de ce que peuvent vivre intérieurement les personnes concernées ou obligées de taire de lourds secrets.

De nombreux secrets sont légitimes et sains. Par exemple, la vie sexuelle des parents peut être gardée secrète. C'est Ok d'interdire à l’enfant de passer le nez par la porte entrebâillée pour voir ce qui se passe dans leur chambre. L’enfant peut sentir que c'est une source de bonheur pour ses parents et aussi que ça fait partie de leur vie cachée, de leur intimité. Les « secrets de famille », eux, ont toujours pour effet d’exclure certains membres de la famille ou de l'entourage. Ils prennent souvent racine dans le désir de « protéger l’enfant ». Chaque fois, tout se passe comme si l’enfant tenu à l’écart « savait inconsciemment » la vérité et développerait une maladie ou une conduite tout aussi déviante semblable au secret toxique. Le secret de famille toxique possède plusieurs caractéristiques : il est dissimulé — il s'inscrit dans une histoire de famille dysfonctionnelle, dans un tissu inextricable de relations présentes et passées, d'émotions puissantes bien souvent refoulées, de croyances rigides — il est interdit de le connaître ou de le révéler — être exclus du secret de famille peut même altérer notre identité, et engendrer un manque de confiance en soi — être inclus dans le giron de ceux et celles qui connaissent le secret entraîne une illusion de pouvoir, crée de l'anxiété et de la honte — il provoque une souffrance chez un membre de la lignée, et souvent tous les enfants que ce stratagème devaient protéger au départ sont affectés par ces souffrances, multipliées par les secrets — cacher ce secret paralyse tout le réseau familial et consomme beaucoup d'énergie et engendre de la peur et de la honte chez tous ceux et celles qui gardent ce secret.

Le secret toxique ne s’oppose pas à la vérité, il s’oppose à la communication. Quand un enfant grandit dans une famille à secrets, il a évidemment l’impression qu’il existe un domaine qui lui est interdit de connaître, mais surtout il en vient à croire qu’être un adulte, c’est entretenir des secrets. Il se mettra donc à en fabriquer lui-même et à dissimuler des informations. Il s’opposera ainsi à la communication authentique de ce qu'il vit. Les secrets font « des ricochets » de génération en génération. Si nous avons vécu une situation dont nous ne pouvons pas parler parce que c’est interdit ou douloureux de le faire, nous développons d’autres modes d’expression : des attitudes étranges, des excès dans le but de geler la souffrance générée, des phrases équivoques... qu’inconsciemment nos enfants perçoivent et souvent imitent. Quand le clan familial impose le silence, les enfants fabriquent des images et répètent ces mêmes ou d'autres comportements tous aussi toxiques. Ils n'apprennent pas ça (ou ne l'ont pas appris) chez le voisin. Des personnes peuvent être aussi toxiques que leurs secrets. Notre vie peut être littéralement empoisonnée par ceux et par celles qui nous rendent la vie dure ! « Les gens vous inspirent ou vous aspirent… Choisissez-les bien ! » ( Hans F. Hansen )

Pour nous rétablir par la grâce de Dieu tel que nous Le concevons, nous avançons vers le chemin qui nous mène à une révélation possible, libératrice... Comme une bulle d'air qui est sous l'eau et ne cherche que la surface, tout être humain porte en lui le désir de se libérer de ces fardeaux harassants. Mais comment restaurer une véritable communication auprès des siens pour permettre cette libération, surtout quand le secret nous habite depuis bien des années ? Est-ce nécessaire ou même indispensable de «peter la baloune» en famille ? Comment sortir de ce silence accablant ? Pouvons-nous renoncer à la dissimulation, au mensonge ? Quels sont les mots qu’il faut pour le dire ? « Quand avons-nous fait preuve d’égoïsme, de malhonnêteté ou de manque de considération ? Qui avions-nous blessé ? Avions-nous inutilement suscité la jalousie, la méfiance ou la rancune ? Où étaient nos erreurs et qu’aurions-nous dû faire à la place ? » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e chap. 5 Notre méthode, page 78 )

Quelquefois, il nous faut une autre famille… comme celle avec laquelle nous vivons dans notre groupe d'appartenance. Les partages avec les membres de nos groupes d'entraide nous ont aussi appris et continuent à nous apprendre à être prêts à nous approcher et à partager l'un avec l'autre nos secrets intimes et souvent toxiques : la profondeur de notre déchéance, nos problèmes émotifs, ou même des méfaits que nous avons pu commettre. Ça s'appelle devenir vulnérable en présence d'un témoin éclairé : un parrain ou une marraine et ça, c'est très libérateur pour les deux personnes qui sont présents lors de ces confidences. Être près de quelqu'un c'est un risque, et c'est aussi une joie. La personne qui sait ce qui nous blesse sait aussi ce qui nous rend heureux ; elle est capable d'allumer une étincelle dans nos yeux, nous donne de l'élan et place une chanson dans notre cœur.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 4 juillet 2019

Pensées 04 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

L'approche systémique voit l’être humain comme un système composé de sous-systèmes (ex. : système cognitif (de pensée), système digestif, etc.) qui interagissent et contribuent ensemble à faire fonctionner la machine humaine. L’homme est en relation avec d’autres êtres humains (des systèmes ayant des sous-systèmes) et un environnement (composés de systèmes et de sous-systèmes). Un groupe par exemple est un ensemble de systèmes et sous-systèmes en interaction qui convergent vers une vision commune et qui permettent de passer à travers des situations chaotiques et toxiques : comme se rétablir ensemble d'une maladie aussi débilitante, chronique et fatale que la dépendance ou la codépendance. L'approche systémique suppose l'application du concept de système à la définition et à la résolution de problèmes communs. C'est curieusement après analyse que nous reconnaissons que cette approche scientifique est la plus proche de notre approche spirituelle qui nous voit tous comme faisant partie d'un tout, d'une communauté dont les membres sont animés et guidés par un Être suprême. Il ne manquait à cette approche que le moteur, cet élément primordial, une Puissance supérieure telle que chacun de nous La conçoit.

Le hasard et les coïncidences n’existent pas – rien n’est le fruit du hasard. La coïncidence – c’est le pseudonyme du divin quand notre Ps ne veut pas signer son nom. Les événements aléatoires n’existent pas. Une coïncidence est en réalité un événement miraculeux, créé par le divin. Quand un être humain met tout en œuvre pour réaliser ses ambitions, comme il compte sur l’aide sage des forces invisibles, de grandes choses se produisent. Prions, méditons, et faisons tout ce que nous pouvons et savons faire… et ensuite, laissons les choses suivre leur cours naturel – notre capacité à lâcher notre illusion de prise est aussi importante et puissante que la prière. Toutes les personnes que nous rencontrons en cours de rétablissement – sont en réalité des personnages du scénario que notre Ps a prévu de notre vie. Notre seule préoccupation est de continuer à rester en contact et de nous conformer au scénario afin que le résultat soit aussi bon que possible. Nous souhaitons de ressentir la magie que cette vie a à nous offrir, et de vivre autant de miracles que possible… si telle est Sa volonté. « On m’a dit : Tu n’es que cendres et poussières. On a oublié de me dire qu’il s’agissait de poussières d’étoiles. » ( Hubert Reeves )

« Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. Ces contrefaçons elles-mêmes ont engendré un vaste processus de mise au point progressive, par la grâce de Dieu, nous a conduits où nous en sommes aujourd’hui. ( 12x12, 4e Tradition, page 165 ) Désordre, crises et chaos sont des situations fréquentes lorsque nous consommions et lorsque nous nous retrouvons en ivresse mentale, en cuite sèche.

L'approche spirituelle du mode de vie des groupes d'entraide, la plupart du temps suffit pour nous guider à travers n'importe quelle situation ou presque. Si non, nous nous devons de consulter des professionnels pour aller chercher de l'aide extérieure. Lorsque nous vivons de bonnes situations de crise, nous respirons profondément, nous méditons et récitons une prière, nous appliquons les principes que notre mode de vie nous donne : l'honnêteté, l'ouverture d'esprit, le sens des responsabilités, le pardon, la confiance et tout le reste. En nous rétablissant, nous n'avons plus besoin de fuir. Nous devons quand même quitter un chaos ou une situation toxique, cesser une substance, un aliment déclencheur ou un comportement compulsif qui nous détruit lorsque notre abstinence et notre intégrité personnelles nous semblent menacées. C'est comme enlever sa main qui s'approche d'un rond de poêle rouge... Combien de coups d'ailes de papillon ont permis ces crises et chaos ? Et qui est-ce qui gouverne tous ces coups d’ailes de tous ces papillons ?

Nous nous réjouissons du progrès que nous faisons tous ensemble maintenant par la grâce de notre Dieu d'amour à chacun, la source de notre joie de vivre et de notre rétablissement.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 3 juillet 2019

Pensées 03 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Nous pouvons nous centrer aujourd'hui sur notre rétablissement. Nous ne sommes plus à la recherche d'une solution miracle ou d'un réveil spirituel qui va changer notre vie en une heure. Nous n'espérons pas renaître à minuit. Notre Ps nous apprend à naviguer dans certaines eaux troubles et à évoluer à chaque jour de notre vie, pour traverser les tourmentes et pour apprécier l'accalmie après la tempête. Nous sommes naturellement et divinement dirigés vers ce but seulement parce que nous sommes vivants. Il n'y a pas vraiment d'astuce qui consiste à nous lancer tout droit vers ce but ultime autrement que de vivre notre vie avec enthousiasme. Quand nous faisons cela, nous nous centrons sur la résolution des situations au jour le jour. Le temps est simplement une illusion. Notre âme est une direction, une expérience et non une destination. Elle nous permet de résoudre tout ce que Dieu nous présente et nous invite à mettre le cap vers, tant qu'Il désire que nous restions dans le bateau. « Si je perds ma direction, je dois chercher l'Étoile du Nord, et je pointe mon embarcation vers le nord. Cela ne signifie pas que je m'attends à arriver à l'Étoile du Nord. Je veux juste aller dans cette direction. » (Thich Nhat Hanh, trad. libre )

« L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme » (Honoré de Balzac) L'enthousiasme (du Grec ancien : enthousiasmos) signifiait à l'origine « inspiration ou possession par le souffle divin ou par la présence d'un dieu ». Son emploi moderne au sens spirituel se rapporte soit à la croyance en l'inspiration d'une force supérieure ou divine, soit à une ferveur et une émotion intense liée à l'expression de sa propre spiritualité, soit un mélange personnel des deux. Voici aussi deux citations qui même semblent de prime abord contradictoires : « L'enthousiasme est frère de la souffrance. » (Alfred de Musset, Lorenzaccio) et « L’enthousiasme est à la base de tout progrès. » (Henry Ford). Elles sont quand même du même acabit ou essence. Nous croyons que c'est vrai que la souffrance est aussi à la base de la plupart des progrès. L'enthousiasme, c'est cette énergie en nous qui est générée par notre Puissance supérieure pour que s'accomplisse Sa volonté. Notre « Kundalinî », cette force intérieure, serait aussi l'expression de notre Dieu d'amour. Par la pratique de la méditation, la Kundalinî s'éveille et monte le long de la colonne vertébrale depuis le sacrum jusqu'à la fontanelle afin d'harmoniser tout le corps. La Kundalini est indifféremment désignée comme « énergie vitale » ou « énergie divine ». Et il y a bien des vagues de lassitude et d'abattement qui sont suivies de suites d'agitation, de délire et d'enthousiasme et ainsi de suite.

Chaque fois que nous sommes nerveux, que nous avons le trac parce que nous devons partager, que nous sommes inquiets, c’est que nous ne sommes pas en action, nous ne sommes pas des acteurs dans cet événement. Lorsque nous ressentons un malaise qui précède nos gestes, n'oublions pas ceci : l’action à venir ne dépasse pas nos forces, notre Ps prépare notre organisme à foncer. Si nous avons une démarche sérieuse à réaliser, un appel téléphonique à faire, un problème délicat qui nécessite une solution, souvenons-nous que nous ne serons pas détendus même avant d'avoir parcouru la moitié du chemin et lorsque nous aurons fait ce que nous avons à faire. Quand nous hésitons, nous brûlons de l’énergie, nous réfléchissons et puis, nous passons à l'action. Nous pouvons saisir le téléphone, composer le numéro de notre parrain, et le reste vient tout seul par la suite. Nous pouvons aller là où l’on nous attend. Une fois que tout est prêt, notre Dieu d'amour nous donne la force de passer en mode action, si telle est Sa volonté. Tout ce que notre Ps désire, nous pouvons le réaliser. Pour cela, il est utile de penser, méditer et penser.

Comment pouvons-nous réaliser quelque chose, surtout si on nous a souvent répété : Toi, tu n’en aies pas capable ! C’est bien trop risqué ou compliqué pour toi... Tu ne seras pas à la hauteur... Puisque c’est l’action qui nous libère de ces tensions, quand nous sommes fatigués, nerveux, tendus, inquiets, au lieu de vouloir en faire plus, nous pouvons essayer plutôt de faire des exercices de respiration, de visualisation, nos exercices de la technique Nadeau, de prendre une marche ou une randonnée en vélo, de sauter à la corde, de chanter, et ainsi retrouver notre enthousiasme, ce cadeau divin, puis foncer une fois la tête et le cœur reposés, calmes et détendus !

Les membres des groupes d'entraide nous ont appris et nous apprennent encore par leurs témoignages et par leurs actions à nous aimer, profiter de la vie et nous enthousiasmer pour ces cadeaux parfois mal emballés et tout de même précieux, lire présents. Ce que nous recevons et ce que nous donnons dans ces réunions peut vraiment changer notre façon de vivre, aujourd'hui. Dieu est à l'œuvre par l'entremise de nos groupes et des membres. Il veille à ce que chacun de nous obtenions tout ce dont nous avons besoin.

« Nous avons déjà beaucoup dit de la force, de l’inspiration et des directives qui nous viennent de Celui qui est toute connaissance et toute puissance. Si nous avons très sérieusement suivi Ses conseils, nous avons commencé à nous sentir pénétrés de Son Esprit. Nous sommes en quelque sorte devenus conscients de la présence de Dieu. Nous avons commencé à développer ce sixième sens, d’une importance vitale. Mais nous devons aller plus loin encore, et cela signifie plus d’action. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l’oeuvre, pages 96-97 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 2 juillet 2019

Pensées 02 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« L'amour n'est pas inaccessible, il est possible ! Notre besoin d'aimer n'est pas une mystification, éveillant en nous le désir d'un amour inaccessible, infini, éternel, vite écrasé par nos limites et nos failles humaines. On ne nous a pas trompés, l'amour est possible ! » et « L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. » ( deux citations de Jean Vanier ) Pour nous rétablir, il faut aussi être prêts à faire des choses ordinaires comme notre simple mode de vie, en apprenant à être tendres d'abord nous-mêmes avec chacun de nous, puis avec ceux et celles qui partagent notre vie. Nous sommes spirituels quand notre Dieu d'amour permet que cette tendresse s'exprime envers Lui. Nous ne pouvons devenir plus spirituels, plus tendres, plus amoureux que s'Il y consent. En vouloir plus, était-ce ne pas reconnaître que ce qu'Il nous donne est suffisant ou était-ce reconnaître que c'est insuffisant ? Ce que nous vivons, nous ou les autres comme spiritualité, ne se mesure pas puisque telle est l'expression de Sa volonté. « Il se trouvait en présence de la Puissance et de l’amour infinis. Il avait traversé le pont vers le rivage. Pour la première fois, il avait conscience de la présence de son Créateur à ses côtés. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous, les agnostiques, page 64 )

L'attraction amoureuse est nécessaire en amour. Elle est constituée d’attirance physique, c’est là qu’on dit que le flirt est efficace. Freud a écrit que 'nous ne cherchons à rencontrer que ce qui existe déjà dans son propre inconscient.' Cette impression de déjà-vu a du sens puisque nous sommes sensibles aux odeurs aux ressemblances aux souvenirs de nos premiers amours. C’est là que nous ressentons des papillons lorsque nous croisons une personne qui nous rappelle l’intensité et l’effervescence de nos premiers ébats amoureux. La proximité donne des chances de développer une attirance. Le fait est aussi que si vous la croisez régulièrement, c’est probablement parce que vous avez certains points en commun et que ces-dites affinités vous charment naturellement. Nous n’avons qu’à penser au nombre de couples qui se forment dans un contexte de groupe d'entraide. Plus vous passez du temps ensemble, à partager votre vulnérabilité, votre complicité va s’agrandir. Nous ne tombons pas amoureux de tous les gens avec qui nous passons beaucoup de temps. Il en faut plus pour faire naître l’amour. Plus vos attitudes et vos valeurs se conjuguent, plus l’attraction sera forte. Au début d’une rencontre, la moindre similitude renforce la connexion. C’est comme un renforcement positif. Si l’autre pense comme nous, ça valide nos intérêts et c’est gratifiant. Même chose pour la réciprocité. Inconsciemment, nous sommes attirés par ceux et celles que nous croyons attirés.

« S’aimer ce n'est pas combler un manque, c’est partager un tout. » ( Anonyme ) Et... « Les hommes sont prêts à tout pour faire l'amour, y compris aimer. Les femmes sont prêtes à tout pour être aimées, y compris faire l'amour. » ( Anonyme ) Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggère comme méthode de rétablissement d'être prêts à tout, de renoncer pour aujourd'hui seulement à ce qu'il y a de toxique dans notre vie comme d'anciens amis, d'anciennes activités, nos anciennes habitudes alimentaires et certains endroits que nous fréquentions autrefois à moins d'avoir une seule bonne raison de le faire et d'être capables d'y amener notre parrain/marraine sans problème. Nous sommes prêts à faire absolument tout ce qui est nécessaire pour demeurer abstinents et sobres, si telle est la volonté de Dieu pour aujourd'hui.

« Les expressions ‘expérience spirituelle’ et ‘réveil spirituel’ sont souvent utilisés dans ce livre, lequel, si on le lit attentivement, nous révèle que le changement de personnalité qui suffit à entraîner le rétablissement de l’alcoolique s’est manifesté de diverses façons chez nos membres » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. annexe II L’expérience spirituelle, page 633 ) Nous entendons souvent dire : 'Amène ton corps dans les groupes d’entraide comme les AA, Dieu fera les trois quarts qui restent.' Nous croyons que c'est Lui qui nous y conduit dès le départ et qu'Il habite déjà ce corps. Cette illusion de séparation persiste même dans de tels pseudo slogans. Pour aujourd'hui, nous avons chacun notre propre cheminement. Nous sommes reconnaissants de fraterniser avec d’autres qui, comme nous, ont connu les affres de la dépendance et / ou de la codépendance et apprennent ensemble à redécouvrir l’amour pour soi et pour les autres, à vivre le respect, la confiance, l'affection et l’admiration envers soi et une autre personne ou à mettre en pratique les principes spirituels du rétablissement. Et il y a trois éléments nécessaires pour atteindre le rétablissement, ils sont même indispensables : La bonne volonté, l’honnêteté et l’ouverture d’esprit. ( Gros Livre, page 634 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 1 juillet 2019

Pensées 01 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Nous avions l’impression que toutes nos passions, nos compulsions nourrissaient ce que plusieurs nomment notre ego et cette illusion de contrôle que ce dernier génère. Nous avions l'illusion qu'elles nous gonflaient d’importance, consciemment ou inconsciemment. Il y a en chacun de nous encore aujourd'hui ce jeune enfant (divin) qui a la passion de se transformer en grandissant en un être humain extraordinaire, en quelque part assez original merci. Est-ce cela qui manque à la plupart des êtres humains ? Non pas la passion, ni cette vague renversante comme celle du ressac, ni ce contact conscient avec une force supérieure à nous-mêmes... Il y a chez chaque être humain une passion qui est animée par un Être suprême qui nous pousse à devenir qui nous sommes, là maintenant, tout comme ce que nous avons été. Écoute et silence, silence et écoute, sac et ressac — une vague suivie du retrait de la mer, une de nos passions suivie d'une accalmie. Si nous sommes dans le silence, nous sommes aussi dans l’écoute, et si nous sommes dans l’écoute, nous sommes tout aussi bien dans le silence. Comme l’enfant qui colle un coquillage sur son oreille pour y entendre le bruit des vagues, nous découvrons le rythme de la vie, le rythme que le divin nous pousse ou nous invite à vivre. « Écoute le vent, il parle. Écoute le silence, il discute. Écoute ton coeur, il sait. » ( Anonyme )

« Sauf exception, tout être humain normal éprouve, à quelque moment de sa vie, le pressant désir de trouver un partenaire de l'autre sexe avec qui il pourra réaliser la plus complète union possible à tous les plans : spirituel, intellectuel, émotif et physique. Ce puissant instinct est à la base des plus grandes réalisations humaines ; c'est une énergie créatrice qui influence profondément notre vie. Dieu nous a modelés de cette manière. » ( 12x12, 12e Étape, page 132 ) À mesure que nous participons et que nous impliquons dans la vie d'un groupe d'entraide et dans notre rétablissement, nous apprenons que nous sommes tous des êtres humains extraordinaires. Même ceux et celles qui viennent se frotter à nous dans le sens contraire du poil ou nous titiller sont aussi des êtres merveilleux. Ils peuvent aussi être des personnes malades qui viennent nous enseigner que Dieu a des intentions qui ont l’air différentes. Nous découvrons que notre vie est et a été depuis toujours entre les mains de notre Puissance supérieure, ce maître artisan qui en façonne chaque partie pour créer une œuvre d’art unique. « Qui parle sème. Qui écoute récolte. » ( Sagesse persane )

L’écoute d’un alcoolique qui souffre est bien plus que de faire preuve d’humanité. C’est être partie d'une communion humaine où chacun est solidaire de l’autre. Que notre vie est bien simple : partager notre expérience, notre force et notre espoir avec les autres, assister régulièrement à des réunions et mettre en pratique le mieux possible les principes de ce programme dans notre vie de tous les jours et ça ne peut être autrement puisque ça se fait et se vit par la grâce de notre Dieu d’amour.

Quoi de mieux pour honorer cette glorieuse journée que cette citation valeureuse de Pierre Falardeau : « Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr mais ils vont t’appeler 'Monsieur'. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 30 juin 2019

Pensées 30 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs parlent dans leur témoignage de vouloir à tout prix séparer leur tête et leur cœur pour ensuite laisser s’exprimer ce dernier. Nous ne connaissons qu'un moyen de faire ça vraiment efficacement. Les Français l’ont inventé il y a longtemps et ont nommé ça, la guillotine. Pour nous, ce sont deux aspects de notre entité qui malgré le désir de certains de ce faire sont indissociables. Et qui est-ce qui peut bien s'exprimer mystérieusement dans notre esprit et magiquement par notre cœur, si ce n'est que notre Ps ?

« Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique. » ( Jean-Paul Sartre, l'Esquisse d'une théorie des émotions ) Les émotions nous assaillent, nous submergent ou nous titillent en douce, s'approchent parfois déguisées et quelquefois peuvent même être déroutantes. Elles font partie de notre pain quotidien, parfois nous nous croirions dans une boulangerie et quelquefois, nous voudrions simplement ôter la croûte pour ne garder que la mie. Le doux, l'agréable sans le rugueux, le désagréable. Que faire de cette colère qui nous ravage ou de cette peur qui nous terrasse ? Peut-être les accepter comme des vibrations nécessaires et apprendre à apprivoiser ces couleurs de notre vie.

L'alcool, les substances psychotropes, la bouffe, la cigarette, les comportements codépendants ou toxiques, tout cela sert à la même chose : nous geler et chercher à empêcher à tout prix nos émotions de remonter à la surface. Pour survivre, nous avons répété ces gestes et nous nous attendions à des résultats différents. Nous avons tenté de satisfaire nos besoins de différentes manières. Graduellement, nos habitudes sont devenues une maladie, une folie. Pour nous défaire de ce que sont nos compulsions, parfois nous devons et pouvons renouer avec certains souvenirs quelquefois pénibles de nos expériences douloureuses. Quelquefois, en faisant l'expérience des émotions qui y sont rattachées, nous subissons une transformation profonde que beaucoup surnomment une « re-naissance », un grand ménage auquel les Douze Étapes nous invitent, une forme de réveil spirituel. « Le plus beau sentiment du monde, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés. » ( Albert Einstein ) Et Albert Einstein a bien défini notre folie : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » Dans NA, il y a la même ou presque : « La folie, c’est répéter les mêmes erreurs et s’attendre à des résultats différents. » ( Texte de base, pages 30-31 ) Dans la brochure des OA Le parrainage à l’aide des Étapes il est écrit à la Deuxième Étape, page 7 : ' Comme la Première Étape, la Deuxième Étape a deux composantes : en venir à croire et à reconnaître la nécessité de restaurer notre santé mentale. Voici une définition communément acceptée de la folie : « faire la même chose et espérer un résultat différent ».'

Plus nous mettons en pratique le mode de vie des groupes d'entraide, plus nous avons envie de vivre un jour à la fois, plus nous nous rétablissons ici et maintenant. Nous vivons aujourd'hui grâce à notre Puissance supérieure cette liberté qu'elle nous donne dans l'abandon du contrôle, dans la vie sous Sa gouverne. « En apprenant à s'en remettre à une puissance supérieure et à consacrer ses énergies à travailler avec d'autres alcooliques, il demeure abstinent un jour à la fois. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Annexe 3 Le point de vue de la médecine sur les AA, page 636 ) Nous sommes sous Sa gouverne puisque… » Nous ne sommes pas des êtres humains ayant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine. » ( Teilhard de Chardin )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 29 juin 2019

Pensées 29 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps. » ( Françoise Sagan, Carpe Diem ) Prendre son temps est-ce le perdre ? Prendre son temps, cela signifie « ne pas être pressé ». Dans une époque où « le temps c’est de l’argent », où l’efficacité règne en maître, toute non-rentabilité peut paraître être un gaspillage. Mais aussi, que perdons-nous lorsque nous prenons notre temps ? Nous prenons peut-être du temps pour nous, et dans ces conditions où est la perte ? Prendre son temps n’est-ce pas aussi s’emparer du présent, cueillir le jour un moment, un cadeau, un présent à la fois. Ce qui est très différent de la procrastination. La procrastination, comme la définissent Fuschia Sirois de l'Université Bishop et Timothy Pychyl de l'Université Carleton consiste à retarder intentionnellement l'accomplissement d'une tâche prévue malgré l'attente de conséquences négatives dans un futur plus ou moins rapproché. Le terme peut désigner l'acte de reporter ou une tendance à reporter tout le temps(un trait de personnalité). Le procrastineur chronique répond fréquemment par des délais non nécessaires aux tâches qui sont perçues comme difficiles, aversives ou manquant de récompense immédiate. « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. » ( Abraham Lincoln ) Étant donné que le temps finira par prendre son temps, il est plus sage de ne pas chercher à perturber le fil du temps au risque de perdre notre temps, et de plus, personne ne semble en avoir à perdre ou à revendre. Avec toute la bonne volonté du monde, nous ne pouvons accélérer sa course. Le temps efface les blessures, calme les esprits, apaise les tensions. Nous ne pouvons que lui laisser le temps de faire son œuvre, et ne pas être impatient que les choses s'arrangent plus vite, car de toute façon, c'est inutile, et cela accentue la souffrance. Oscar Wilde bien connu comme procrastinateur en a mis sur le tas : « Je ne remets jamais au lendemain ce que je peux faire le surlendemain. »

« Il y a deux sortes de temps : y a le temps qui attend et le temps qui espère. » ( Jacques Brel ) Nous ne pouvons forcer le temps. Nous pouvons laisser le temps au temps de prendre son temps comme plusieurs le répètent. Nous pouvons aussi vivre éternellement chaque minute, nous pouvons atteindre la plénitude de chaque instant qu'en étant portés par notre Ps entre le passé et le futur. Dans les groupes d'entraide, la plupart des membres en rétablissement s'impliquent dans des réunions, mettent en pratique les étapes, échangent avec un parrain ou une marraine, téléphonent aux nouveaux membres, communiquent par courriel avec d'autres membres et sont abstinents par la grâce de Dieu. Nous nous rétablissons ensemble dans la liberté et la dignité pour devenir les personnes que Dieu tel que nous le concevons veut que nous soyons en cette belle journée, un collage de doux moments d’éternité. « Il faut être patient et laisser le temps faire les choses. » ( Miguel de Cervantès, Don Quichotte) Est-ce que le temps c’est Dieu ? Est-ce que la patience est de Ses cadeaux ?

« Dès que nous pouvons, ne serait-ce qu’un instant, entrevoir la volonté de Dieu, dès que nous commençons à considérer la vérité, la justice et l’amour comme les vraies valeurs, les valeurs éternelles de la vie, plus rien ne vient nous bouleverser de tout ce qui semble être la preuve du contraire dans l’ordre purement humain qui nous entoure. Nous savons que Dieu veille avec amour sur nous. Nous savons qu’en nous tournant vers Lui, tout ira bien pour nous, ici-bas et dans l’au-delà. » ( 12x12, 11e Étape, page 118 ) — « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs permanentes que nous voudrons rechercher. » ( 12x12, 10e Étape, page 106 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 28 juin 2019

Pensées 28 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

Mon Dieu, donnez-moi... le courage de changer les choses que je peux changer... Le courage est un trait de personnalité qui désigne la capacité à surmonter la peur pour faire face à un danger. Le terme peut aussi être employé pour exprimer l'endurance, notamment à l'égard de la douleur. Le courage est à distinguer de certains autres termes à connotations plus péjoratives, comme l'audace ou la témérité, pour lesquelles le moteur de l'action n'est pas la peur, mais le désir ou l'orgueil. Le courage a longtemps été considéré comme la principale vertu masculine. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : Le courage n’est plus considéré comme de l'apanage ou de l'exclusivité des hommes, au contraire.

Edwige Antier, pédiatre, diplômée en psychopathologie de l'enfant et députée, a écrit dans son livre Le Courage des Femmes aux Éd. Robert Laffont que malgré les grandes avancées obtenues par les féministes (maîtrise de la procréation, indépendance financière, etc.), jamais les femmes n’ont subi autant de pressions au quotidien : mettre au monde des enfants mais rester séduisante pour son mari, allaiter mais rester disponible pour tous, travailler pour être indépendante mais continuer de prendre en charge la sphère familiale… Ce sont autant d'exploits quotidiens courageux accomplis par les femmes mais à quel prix. Et elle note entre autres que « lorsqu'une profession se paupérise, elle se féminise » (en évoquant les métiers de la petite enfance, de l'enseignement, de la santé). Edwige Antier milite pour une écoute attentive des femmes. Elle désire aussi informer les hommes pour qu'ils comprennent que l'implication des pères tout autant que celle des mères est la seule garantie d'un bon équilibre des enfants et du couple. Pour elle, il est temps de passer à une coexistence où homme et femme se respectent en tant qu'individu, loin de toute volonté ou de culture de soumission ou d'exclusion de l'un ou de l'autre.

« En chinois, le mot crise est formé de deux caractères. L’un représente le danger. L’autre l’opportunité. » ( J. F. Kennedy ) en Chinois simplifié: 危机 et en Chinois traditionnel: 危機 Le contraire du courage est la lâcheté. C'est aussi laisser passer cette occasion. Même Confucius définit le courage par ce qu'il n'est pas : « Comprendre ce qui est juste », dit-il, « et ne pas le faire, démontre l'absence de courage ». Cette maxime reprise dans un sens positif peut se lire ainsi : « Le courage consiste à faire ce qui est juste ». Se risquer à tous les hasards, s'exposer, se lancer impunément dans les bras de la mort, passent pour des marques de valeur, et dans le métier des armes, ne sont que des formes de témérité, que Shakespeare appelle : « la sœur illégitime de la valeur ». Et cette citation qui vient de la série Lance et Compte : « Il y a des jours où, juste pour se laisser vivre, il faut ramasser son courage à la petite cuillère. »

Les membres des groupes d'entraide qui sont en rétablissement nous apprennent que le courage peut prendre la forme d'un geste silencieux, d'un mot doux, d'un refus ou même de l'acceptation. Le courage n'offre pas de garantie, pas même celle d'obtenir des résultats. C'est un risque pris sur un chemin inconnu. Il nous faut faire confiance en notre Ps. « L'histoire a démontré que la foi est synonyme de courage. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 77 ) Aujourd'hui, nous pouvons prendre des risques puisque le courage, c'est le changement. Le courage comme le changement ne s'opère qu'avec de la bonne volonté sous la grâce de Dieu et aussi avec une pseudo volonté déchaînée ou de fer quand c'est cela qu'Il nous invite à vivre. Le courage c'est aussi prendre le risque de dire « Je t'aime », de manifester son amour à quelqu'un qui est en rechute ou en ivresse mentale et qui a besoin d'amour fraternel et de courage pour changer ce qu'il peut changer.

Parabole
Un homme de foi revoit toute sa vie en rêve.
En fait, sa vie est matérialisée au sol par une ligne de deux traces de pas …
… Sauf en quelques endroits !
Il se souvient : « Ce furent les moments difficiles de ma vie
Mais Seigneur, pourquoi m'as-tu abandonné dans ses moments de souffrances ? » —
« Mon fils, tu étais sur mes épaules et … la trace des pas est la mienne ! »

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 27 juin 2019

Pensées 27 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

Des Pas sur le Sable (du poète brésilien Ademar De Barros )

Une nuit, j’ai eu un songe.

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur. Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie. J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable : L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur. Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi. Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière. J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : « Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. »

Et le Seigneur répondit : « Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien : c’était moi qui te portais. »

Le rétablissement avec le mode de vie des groupes d'entraide est un processus qui amène plusieurs changements dans nos vies. Ces changements sont des pas que notre Ps nous fait vivre. C'est pour cela que plusieurs appellent ça un cheminement. Chaque jour, le processus de rétablissement nous apporte une occasion de plus de changer et de grandir. En écoutant les témoignages de membres et de nos parrains / marraines, nous apprenons à accueillir le changement avec une ouverture d’esprit et de cœur, et nous progressons tous ensemble à l'heure de Dieu et sommes à l'aise dans notre rétablissement.

« Ceux d’entre nous qui sont restés longtemps dans le monde de l’illusion spirituelle ont fini par en découvrir le côté puéril. Ce monde de rêve a fait place à un désir profond d’utilité, accompagné d’une conscience toujours plus vive de la présence de Dieu dans nos vies. Dieu, en sommes-nous venus à le croire, aimerait que nous gardions la tête près de Lui, mais que nous maintenions nos pieds solidement posés sur le sol. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 147 ) C’est là que se trouve notre réalité, celle que notre Ps nous invite à vivre. Pour ceux et celles que ça peut intéresser, voyez la prière du Général de Sonis à la fin...

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 26 juin 2019

Pensées 26 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

Ne pas savoir pardonner, c’est s’empoisonner la vie.
Il faut un coeur solide pour aimer, mais il faut un coeur encore plus fort pour continuer à aller après avoir été blessé. Quelques bonnes raisons pour pardonner :

  • Pardonner n'est pas excuser

Pardonner ne signifie pas que nous acceptons sans broncher, que nous « tendons l'autre joue » ou que nous cautionnons ce que l'autre nous a fait. La démarche est avant tout un cheminement intérieur que nous faisons pour chacun de nous et non pour soulager la conscience de celui ou celle qui nous a blessé. Simplement nous ne donnons plus à cette illusion de prise le droit de nous faire mal.

  • Pardonner apaise la colère

La rancœur, la haine, l'aigreur... sont autant de sentiments désagréables que nous traînons lorsqu'une histoire n'est pas digérée. Or le proverbe nous dit bien que « la colère est mauvaise conseillère ». Plutôt que de nous laisser ronger ainsi, il est parfois utile de regarder cette colère en face. Reconnaître qu'elle existe permet de passer à l'étape suivante.

  • Pardonner nous rend plus fort, tout en reconnaissant notre impuissance

Imaginons une personne qui nous a fait du mal et à qui nous décidons de pardonner. Nous en ressortons grandi par la force d'une Ps qui nous accompagne là-dedans et la bonne volonté qu'Il ou Elle nous donne pour en arriver là. Nous abandonnons notre vieille peau de victime — nous muons.

  • Pardonner pour ne pas oublier, pour se remémorer autrement.

Accorder graduellement son pardon, c'est le contraire de l'oubli. Nous n'enfouissons pas notre blessure et nous ne jouons pas les amnésiques : une fois pardonné cet acte restera ce qu'il a été. En reconnaissant que « cela a bien eu lieu », cet événement désagréable prendra sa place dans notre histoire personnelle. Une pierre d'achoppement qui devient tout doucement une pierre de gué...

  • Pardonner pour sauter d’une pierre de gué à l’autre, pour avancer et traverser cette rivière.

Nous avons tous ressassé une situation désagréable. Cela peut aller plus loin en prenant la forme de blocages dans notre vie d'adulte (impossibilité de trouver sa place, de s'épanouir...) ou de maux physiques à répétition. S'ouvrir au pardon permet de passer à autre chose.

  • Pardonner est impossible pour un être humain — c'est un acte divin. Notre Ps ne nous fait pas oublier mais plutôt nous permet de vivre avec ce souvenir qui ne fait plus mal comme avant.

Plusieurs membres des groupes d'entraide dans leurs témoignages racontent qu'il est facile de savoir quand le pardon se produit et demeure : c'est lorsque nous sommes capables de nous remémorer des moments qui ont été pénibles et désagréables sans que le rappel de ces souvenirs ne fasse mal. Pardonner, ce n'est pas oublier, c'est lorsque la souffrance n'est plus là par la grâce de notre Ps et par don de Dieu, cette lumière qui nous sort des ténèbres et nous invite à vivre une libération. Ce processus de guérison nous comble de paix et de sérénité. « Un peu plus loin dans notre progression, nous avons découvert que Dieu lui-même était la plus grande source de stabilité émotive. Nous avons compris qu’il était salutaire de nous en remettre à Sa justice, à Son pardon et à Son amour sans limite ; ce recours serait toujours efficace quand tous les autres auraient échoué. » ( 12x12, 12e Étape, pages 130-131 )

« Le premier à demander pardon est le plus brave. Le premier à pardonner est le plus fort. Le premier à oublier est le plus heureux. » ( Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord ) Notre vie est chaque jour davantage empreinte d’amour pour nous-même et aussi de cet amour qui rayonne tout autour de nous, au cœur de chaque être humain.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 25 juin 2019

Pensées 25 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Le principal facteur que nous ne savons pas reconnaître est que nous sommes totalement incapables d'entrer en véritable association avec un autre être humain. Notre manie de tout ramener à nous-mêmes a creusé deux précipices. Ou bien nous exigeons de dominer les gens que nous côtoyons, ou bien nous voulons compter sur eux sans limite. » ( 12x12, page 59 et dans les Réflexions de Bill, page 176 )

Les relations avec les autres sont pratiquement vouées à l'échec sans rétablissement. Elles sont souvent impulsives. Si ça ne marche pas comme nous le désirons, il nous arrive souvent de couper toute communication. En général, ça ne dure pas longtemps ainsi. Au niveau du travail, ce sont les mêmes attitudes, comportements et souffrances qui se répètent. Nous avons souvent de la difficulté à partager les responsabilités et à diviser les tâches. Habituellement, les gens ne veulent pas travailler avec nous (et vice versa souvent) parce que nous ne sommes pas fiables. Avec le rétablissement, ça change. Curieusement, dans un état d’ivresse mentale, le chaos revient.

Heureusement, nous pouvons grâce au mode de vie des groupes d'entraide nous rétablir et ainsi consentir pleinement à ce que Dieu élimine nos défauts — ces pierres d'achoppement qui entravent nos relations avec les autres deviennent des pierres de gué nous permettant malgré tout de traverser en toute liberté cette magnifique aventure qu'est la vie. Le voyage, c'est la vie elle-même. Le voyage de la vie est une très belle aventure, tant que nous sommes prêts tous et chacun à changer, à être responsables et à reconnaître que s'exprime ainsi la volonté de Dieu.

Nous ne croyons pas que Dieu puisse nous abandonner. Nous pouvons avoir le cœur triste ou heureux durant ce voyage de la vie. Parfois, nous ne pouvons pas expliquer tout ce que nous ressentons... Nous pouvons désirer chanter et pleurer, faire la fête et prendre du temps pour admirer, pour nous émerveiller et pour exprimer notre joie devant les belles choses de la vie. La joie est une émotion très agréable. Elle est faite de composantes physiques (excitation, rire, sourire, détente) psychologiques (ouverture, désir...) et spirituelles comme participer à ce qui est plus grand que nous, dans notre cœur et notre rétablissement, comme vivre nos douleurs, nos souffrances, nos craintes, nos doutes et nos incertitudes.

Une douce et belle fleur, d’une couleur vivifiante et d’un parfum qui embaume l’air est issue d’une petite graine amère germée au travers de l'humus et du compost fait de débris et déchets. À chaque jour, cette fleur, qui quelquefois se flétrit, reverdit et s'épanouit de nouveau, plus belle que jamais, avec des racines plus ou moins vigoureuses qui puisent dans la terre sa nourriture. Sa nourriture, c’est l’amour de Dieu, qui la comble et l'envahit par ses racines, la désaltère et l'enivre de Sa bonté. Il suffit de si peu pour que cette fleur sente l'effet de Sa Présence. Il lui suffit de s’abandonner à Lui, de tout accepter avec une profonde confiance.

Chaque chose en Lui, et même notre douleur, dont nous avons peur parfois, devient douce, à la seule pensée qu’Il peut consoler notre cœur, avec une grande tendresse. Il vient en nous avec une infinie douceur et soigne notre dépendance et/ou notre domination. Il nous tient dans Ses bras avec une douceur que les mamans et les papas ont appris de Lui et Il nous berce légèrement dans Ses bras. En Lui, tout renaît à une nouvelle vie, peu importe si quelqu’un nous a blessé, Il nous apaise comme par enchantement. Il arrose Ses fleurs, Il ne les laisse flétrir que pour qu'elles renaissent et se rétablissent. « Le plus beau cadeau que tu puisses faire à quelqu’un, c’est ton temps, parce que tu lui donnes une partie de ta vie qui ne reviendra jamais. » ( Paulo Coelho )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 24 juin 2019

Pensées 24 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

Bonne Fête Québécoises et Québécois gens de ce pays de naissance, d’adoption et de cœur. Comme le disait Felix : « Le Québec est un pays divisé, sauf quand il chante ! » Pour la 185e édition de la Fête nationale, vous pouvez enfiler vos plus beaux atours et aller « swingner » la compagnie aux rythmes de nos traditions comme les grandes réunions joyeuses, les retrouvailles familiales et les gros « partys » de Saint-Jean. Mais avant tout, elles font partie du patrimoine culturel québécois. Elles témoignent de notre passé, mais s’inscrivent également dans l’ère contemporaine, puisqu’elles se transforment au rythme de nos coutumes modernes.

En ce 24 juin, c'est le moment de sortir tambours et trompettes, feux d’artifice et feux de joie pour célébrer ensemble notre culture, couleurs d'une nation digne de ce nom. Québec, c’est à ton tour de te laisser parler d’amour ! Bonne Fête nationale. Bonne St-Jean.

Plusieurs membres des groupes d’entraide se rencontrent en ces jours de fête pour célébrer leur propre créativité et sobriété soit dans une salle soit autour d’un feu et nous partagent entre autres la compréhension, l’encouragement et un mode de vie dont la pratique fait de presque nous tous des personnes sobres et saines d'esprit tant et aussi longtemps que nous voulons bien le vivre (notre bonne volonté) et tant que c'est la volonté de notre Puissance supérieure, le véritable ciment qui lie tout et tous. « Nous connaîtrons une nouvelle liberté et un nouveau bonheur. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap. 6 À l’oeuvre, page 94 )

Quelles sont les valeurs du peuple québécois ? Voici certaines valeurs qui nous ont été proposées pour nous rétablir : « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs que nous voudrons rechercher. » ( 12x12, 10e Étape page 106 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 23 juin 2019

Pensées 23 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Les larmes valent mieux que le rire, car l’adversité améliore le coeur. » ( Proverbe français ) Nous sommes des êtres résilients. Bien que la résilience soit à l'origine un terme pour expliquer la résistance des matériaux aux chocs, le terme vient du latin resilio, resilire, qui signifie littéralement sauter en arrière, d'où rebondir, résister (au choc ou à la déformation). La résilience est aussi un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté d'un traumatisme ou atteint d'une maladie chronique comme la dépendance ou la codépendance à prendre acte de l'événement traumatique ou à se dresser un plan d'action et à le mettre en pratique pour acquérir ou maintenir une forme de rétablissement grâce au mode de vie des Douze Étapes. Plusieurs membres de groupe d'entraide accueillent le nouveau ou la nouvelle en lui disant : « Et surtout ne lâche pas ! » quand il lui est plus facile et honnête d’avouer son impuissance, de consentir à cesser de se battre, à abdiquer enfin devant cette maladie débilitante. Alors comment être résilient et reconnaître son impuissance ? Et si notre résilience venait de notre Ps ?

« Il ne faut jamais capituler, jamais abandonner parce que c'est une forme d'impuissance, la pire des calamités du monde. » ( Alice Parizeau, La Charge des sangliers ) C'est ce que nous croyions probablement tous avant d'atteindre un bas-fond et de découvrir la libération de la capitulation. À mesure que nous nous rétablissons avec le mode de vie des groupes d'entraide, de nouvelles et nombreuses occasions de capituler se présentent. Nous avons le choix ou bedon de lutter contre tout et tout le monde, ou bedon de nous rappeler les bénéfices de notre première capitulation et de cesser de lutter. Est-ce que cesser de lutter n'est pas renoncer à toute forme de résilience ? Est-ce que je peux m'asseoir dans la cour et seulement écouter les petits oiseaux chanter même en cette soirée de veille de la St-Jean ?

« À la suite de sa réhabilitation physique, il m'a dit franchement qu'il considérait son traitement comme peine perdue, à moins que je ne puisse lui assurer — ce que jamais personne n'avait fait — que dans l'avenir, il démontrerait 'assez de volonté' pour résister à l'envie de boire. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L'opinion d'un médecin, page xxxiv ) Un nombre incalculable de fois nous nous sommes dits que nous allions cesser le combat, que l'adversaire (notre dépendance et/ou codépendance) était intouchable, le combat inégal, le résultat connu d'avance et à chaque fois que nous mettions un genou ou deux par terre, un petit je-ne-sais-quoi, un génie ou un ange gardien nous titillait à l'oreille : Enfin, ouf ! Merci ! — Et je reconnais alors que cette maladie est puissante, déroutante, sournoise !

« La force naît de l’adversité et des souffrances.» ( Paul Ohl ) — « Il faut sourire face à l’adversité, jusqu’à ce qu’elle capitule. » ( Og Mandino ) — « Le courage est la lumière de l'adversité.» ( Luc de Clapiers ) La majeure partie de nos malaises et désolations et nous pouvons presque dire toutes les souffrances que nous ressentons proviennent de notre résistance et non de notre capitulation, et surtout de notre illusion de séparation avec notre Être suprême. Et si cette résilience ou résistance était aussi un cadeau de notre Ps... dont le but ultime est de nous amener à cesser tous ces vains efforts à cause de la souffrance. De fait, lorsque nous abandonnons la lutte, la souffrance cesse et est remplacée par l'apaisement, la zénitude et la sérénité, par un contact conscient avec Dieu. Tout finit par s'arranger et, au bout d'un certain temps, notre vie s'améliore. Nous nous sentons comme lorsque nous avons abandonné l’illusion que nous pouvions contrôler notre consommation, notre abstinence ou la vie d’un être cher : soulagés, libres, disposés à changer et reconnaissants envers notre Puissance supérieure.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 22 juin 2019

Pensées 22 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le mode de vie suggéré dans les groupes d'entraide nous invite à développer une relation réconfortante avec Dieu tel que nous Le concevons en pratiquant la prière et la méditation, en étant à l'écoute de cette entité divine qui nous habite. Nous remercions notre Puissance supérieure de nous parler dans le silence et la quiétude, de nous révéler ce qu'Elle attend de nous aujourd'hui, de nous faire connaître Sa volonté. « Ce qu'on appelle le bonheur, c'est sa propre capacité d'aimer la vie. » ( Jean Royer, La main cachée ) Nelson Mandela répétait souvent cette citation du Dali-Lama : 'La vie en elle-même est un éternel recommencement.'

Pour certains, la volonté divine ne s'exprime pas que dans le calme et l'harmonie. Pour plusieurs, la volonté divine n'est pas toujours explicite et les directives surnaturelles ne sont pas la règle, mais bien l'exception. Dieu tel que nous Le concevons veut le bien de Ses enfants. Souvent Son plan est incompréhensible et nous semble parfois illogique. Ça demeure Sa volonté. Cette découverte… Nous l’avons fait dans les groupes où nous pouvions parler de nos conflits intérieurs et entendre d’autres personnes en faire autant. « C’était le début d’une authentique relation avec les hommes et avec Dieu. ( 12x12, 5e Étape, page 64 ) Notre spiritualité se définit par la profondeur de notre intimité avec notre Ps. Le vrai baromètre de notre spiritualité n’est pas dans ce que nous faisons, mais dans la profondeur de notre relation avec Dieu, tel que nous Le concevons, dans l’intimité de notre relation et le temps que nous passons en Sa présence.

Dieu recherche le bien pour chacun de nous à travers des projets de paix et de bonheur ce qui n'exclut pas les épreuves et les maux qui ne sont que des détours pour arriver à la même destination. Dieu tel que nous Le concevons ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de Ses enfants. Au contraire, Il nous accorde ce que « notre cœur désire » puisque c'est Lui qui initie ces désirs. « Je sais que la vie vaut la peine d'être vécue, que le bonheur est accessible, qu'il suffit simplement de trouver sa vocation profonde, et de se donner à ce qu'on aime avec un abandon total de soi. » ( Romain Gary )

« Quand je repense à cette période, je constate combien il est vrai qu’une des plus grandes différences entre un alcoolique et une personne qui ne l’est pas, c’est que les non-alcooliques changent leurs comportements pour atteindre leurs buts et les alcooliques changent leurs buts pour s’ajuster à leur comportement. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’ouverture vers la chance, page 472 ) Pour nous rétablir, nous pouvons nous servir des principes spirituels des AA. Nous ne pouvons mettre plus en pratique les principes spirituels contenus dans les Étapes, les Traditions et les Concepts ( 12x12x12 = 1728 — 20736 si nous ajoutons les 12 Promesses ) que ce que nous faisons présentement, puisque c’est Dieu tel que nous Le concevons qui mène. Plus Il nous permet que ce processus de rétablissement se réalise, plus il nous est facile d'accepter la vie telle qu'elle se présente à nous. Nous avons ainsi appris à aimer la vie un moment présent à la fois et à sentir que nous sommes tous des êtres magnifiquement privilégiés, merveilleux et bénis. « Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente. » ( Gabrielle Roy, La Route d'Altamont )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 21 juin 2019

Pensées 21 juin 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Celui qui n'a pas peur, qui n'a peur de rien est un imbécile. Ou un désespéré. » ( Claude Jasmin, Revoir Ethel ) Lorsque nous étions enfants, quand nous avions fait une bêtise, nous avions peur d'être punis comme Adam et Ève l'avaient été pour avoir désobéi. Certains d'entre nous avaient aussi peur du noir, parce qu'ils pensaient que d’affreux monstres étaient prêts à sauter sur eux au sortir du lit ou sous les couvertures. La plus grande peur, c’était la crainte des autres, de leurs jugements sur notre obésité, sur notre consommation, de leurs opinions sur notre apparence ou sur notre caractère. Nous avions peur de leurs paroles et de leurs actes méchants. Chaque humain a toutes sortes de peurs : peur de l’avenir, de l’inconnu, de ne pas être à la hauteur ou de ne pas maîtriser la situation, peur de l’échec, peur de la solitude, de la maladie, de la souffrance ou de la mort. « Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. » ( Pierre-Augustin Caron Beaumarchais, Le Barbier de Séville )

La peur est une émotion (comme la tristesse ou la colère, par exemple). La psychologie nous dit que déclenchée par un événement soudain et dépendant d’un vécu subjectif (comme le rappel d’une expérience passée), toute émotion peut entraîner une sensation agréable ou désagréable et peut nous obliger à vivre les conséquences de nos réactions. Aujourd'hui, nous avons confiance en Dieu. Nous comptons sur Sa fidélité, sur Sa bienveillance et miséricorde. Nous savons qu’Il nous aime et qu’il nous aide à vivre avec nos peurs. Et Bill W. disait que la foi, c’est d’avancer malgré nos peurs ! Nous ne pouvons maîtriser nos peurs. Nous pouvons toutefois mettre un nom sur nos peurs. « Tu n'as peur de rien, tu n'as peur de personne. Sauf de toi-même. C'est la pire de toutes les peurs. » ( Yves Thériault, Tayaout, fils d'Agaguk )

La peur et la foi sont comme dans un continuum. Nous sommes comme sur l'autoroute de la vie entre ces deux villes, la peur et la foi. De temps à autre, nous sommes en direction de l'une ou à d'autres moments, nous sommes en direction de l'autre. Le chauffeur de notre véhicule est notre Ps. La peur nous fait souffrir parce que la foi est moins présente. Nous ne pouvons pas lui tourner le dos. Nous pouvons en avoir l'illusion. À certains moments de notre vie, la peur peut nous déchirer tout à coup au beau milieu même d'un moment de joie, de bonheur ou de gaieté. La peur et la foi sont présentes dans toutes nos tragédies et toutes nos grandes joies. « Avoir peur c'est aimer. Donner peur c'est haïr. » ( Félix Leclerc, Le calepin d'un flâneur ) Aimer, c'est aussi avoir peur. C'est prendre un risque que l'autre nous soutienne, que l'autre sabote notre relation en lui confiant nos craintes. La foi revient à faire confiance en notre Ps qui ne met pas cette personne, cette âme soeur, sur notre chemin sans intention dans Son plan.

« La peur était comme un fil mauvais et pourri, la trame sur laquelle nos existences étaient tissées. Elle a engendré des situations qui nous ont causé des malheurs que nous ne croyions pas avoir mérités. » page 76 — « Nous le Laissons plutôt démontrer , à travers nous, ce qu'Il peut faire. Nous Lui demandons de nous libérer de notre peur et de nous faire voir ce qu'Il attend de nous. Dès lors, nous sentons la crainte nous quitter. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap.5 Notre méthode, page 77 ) Dès le moment où nous découvrons que toutes nos peurs et que toute notre foi sont des cadeaux de notre Puissance supérieure (quelquefois c'est seulement une façon parmi d'autres qu'Il choisit pour attirer notre attention), nous nous apaisons. Dieu tel que chacun de nous Le conçoit nous donne les moyens de vivre nos peurs, nos peines et aussi toutes nos joies et moments de bonheur dans la mesure où nous les partageons et aussi en reconnaissant Sa gouverne à travers tout ça.

Pour ceux et celles qui ont trouvé l’hiver long, la durée de l’hiver a été de 88 jours 23 heures 47 minutes. Aujourd’hui c’est le solstice d’été qui a lieu à 15:54 ce pm. Le solstice d’été est le jour le plus long dans l'hémisphère nord. C'est ainsi que dans l'hémisphère nord, le solstice d’été correspond au jour le plus le long de l'année (21 juin), et le plus court pour l'hémisphère sud (21 ou 22 décembre, les saisons étant inversées).

Merci la Vie !!!
Gilles

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