lundi 9 septembre 2019

Pensées 09 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard. » ( Confucius ) La volonté ne fonctionne pas pour une personne qui vit une dépendance. Son idée de la volonté, c'est de se cogner le nez à multiples reprises et de persister à répéter les mêmes gestes dans l'espoir d'avoir des résultats différents. Nous avons entendu dire que c'est aussi difficile pour elle que de se soulever du sol en tirant sur ses lacets. Un dépendant est en difficulté au moins sur deux niveaux. Premièrement, il y a une différence physique permanente dans la façon dont le corps et l'esprit d'un dépendant réagit à la substance ou aux comportements toxiques dont il se sert pour se geler. Et d'autre part, quelque chose dans son inconscient bloque toute tentative d'arrêter de boire, de consommer, de manger avec excès, etc. « Nos parrains nous ont expliqué que nous étions victimes d'une obsession si puissante et si subtile qu'aucune volonté ne pouvait la vaincre. Il est tout simplement impossible, disaient-ils, de maîtriser tout seul une telle hantise par la seule force de la volonté. » ( 12x12, 1ère Étape, page 24 )

Si vous aviez failli mourir à chaque fois que vous avez mangé des fruits de mer, alors vous pouvez simplement arrêter de manger des fruits de mer. Ça semble une solution bien simple à ce problème. Mais, ce genre de solution ne semble pas fonctionner chez un dépendant, parce que sa volonté ne fonctionne pas quand il essaie d'arrêter de boire, de consommer ou de manger avec excès. Pour le diabétique et pour l’outremangeur compulsif dans le sucre est un élément déclencheur de frénésies alimentaires sans bornes, renoncer au sucre peut apparaître comme une grosse montagne impraticable et inaccessible. « Voyons, c'est renoncer à mes petites douceurs ! » — « C’est la seule chose qui m’apaise ! »

Ce qui est nécessaire est un substitut fiable pour la volonté, et c'est là que l'idée d'une Puissance supérieure prend toute sa signification. Quand le problème est assez important et que le bas-fond apparaît (et c'est la même chose pour les codépendants lorsqu'ils veulent cesser de vouloir contrôler les choses et veulent se mêler de leurs affaires), ils en viennent à reconnaître que, sans une sorte d'intervention divine, tout espoir d'abstinence est perdu. Souvent c'est là qu'ils commencent à chercher de l'aide en dehors d'eux-mêmes. « Le Bonheur, c’est comme du sucre à la crème. Quand t'en veux, tu t'en fais ! » ( Félix Leclerc )

Et étonnamment, c'est au plus profond de leur être qu'ils découvrent Dieu, sous l'aspect spirituel d'une Puissance supérieure. Cette gPs ( g pour gentille ) génère alors le désir et la bonne volonté de se rétablir. « La Bonne Volonté est la Volonté de Dieu. » ( Baden-Powell ) Même l'athée se tourne souvent vers son groupe d'entraide ou un parrain pour cette aide extérieure. En même temps que l'ego malade du dépendant perd son emprise et se dégonfle, la Puissance supérieure qui a toujours été là, semble alors entrer alors en action dans ce qui est perçu comme un profond mystère. Et c'est difficile de savoir si c'est la poule qui vient avant l'œuf...

Pour plusieurs d’entre nous, l'abstinence est un état de corps et la sobriété un état d'esprit. Et comme le corps et l'esprit ne sont pas séparables sinon dans la mort, ça vient souvent mais pas tout le temps ensemble. Notre Puissance supérieure nous en fait cadeau aujourd'hui et il ou elle nous donne aussi le désir de tout faire pour y arriver et la conserver. Notre Puissance supérieure fait pour nous ce que nous sommes incapables de faire nous-mêmes et fait par nous ce que sommes capables d'accomplir.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 8 septembre 2019

Pensées 08 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd'hui, notre Puissance supérieure contribue à et est responsable de notre croissance spirituelle. C'est quasi impossible à comprendre. Comme le répétait souvent feu Gilbert Blanchette : « Ce qui est humain nous apparaît logique et ce qui nous semble illogique est probablement divin. » Souvent, nous ne sommes pas qui nous croyons être vraiment. Dans ce sens, une des citations qui me touche beaucoup a été écrite par Teilhard de Chardin et dit : « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine. » Une croyance est un état d'esprit relié à une proposition qu'une personne évalue comme vraie. C'est le contraire d'un doute. Croire est agréable et apaisant en une gPs, une gentille Puissance supérieure, alors que l'action de douter est désagréable et déséquilibrant. Tout être humain a besoin de croire pour mener une vie stable et heureuse. Tout dépendant a besoin d’un lien avec une Puissance supérieure pour retrouver la raison.

« De la même manière, si nous nous détournons de la prière et la méditation, nous privons d'un soutien vital notre esprit, notre cœur et notre inspiration. Tout comme un corps sous alimenté peut défaillir, ainsi en va-t-il de l'âme. Nous avons tous besoin comme d'une lumière de cette réalité de l'existence de Dieu, de Sa force comme d'une nourriture, et de Sa grâce comme de l'air vivifiant. L'expérience de la vie chez les AA donne à cette vérité séculaire une confirmation renversante. » ( 12x12, 11e Étape, page 109 )

Aujourd'hui, nous avons une approche spirituelle et parfois une vision très illogique et illuminée de la réalité. Malgré tout, notre confort matériel fait souvent l'objet de notre attention. Malgré tout, notre vie intérieure ou spirituelle passe assez souvent après. C'est comme si nous voulions monter la toiture d'une construction sans d'abord solidifier les fondations et sans ériger de murs. Cette manière de procéder est probablement et souvent vouée à l'échec. La grande majorité des gens en général ne réalisent pas à quel point l'épanouissement de la vie intérieure est nécessaire. Même les religions semblent avoir perdu l'essentiel de leur message et nous donnent très souvent une fausse idée de ce qu'est la spiritualité. Pour nous, la spiritualité est tout le portrait alors que la religion nous semble n'être qu'un cadre autour du portrait. La spiritualité est la démarche qui nous permet de nous relier à nous-mêmes, à ce que nous sommes profondément. Il faut simplement s’accepter tel que nous sommes, c’st le début de la beauté du corps et accepter les autres tels qu’ils sont, c’est le début de la beauté de l’âme.

Le jour où nous prenons conscience intimement de cette citation de Teilhard de Chardin, par la grâce de notre Dieu d'amour, notre vie se transforme. Notre quête spirituelle ne prend plus de pause et en même temps cesse. Le temps de l’exploration et de la découverte d’un monde impersonnel et infini s’amorce et prend fin simultanément. Toutes les particules de ce que nous croyons être notre moi s'entrechoquent pour se dissoudre dans un immense feu d’artifices, une lumière grandiose qui dissipe tous nos ténèbres et illusions. Ce que nous croyons être notre je, notre moi, notre ego cesse d’exister, ce que nous sommes émerge, empreint encore de certaines croyances qui vont se définir ou disparaître. Tout simplement le « nous » commence à revêtir notre identité tout en l’exprimant dans sa plus intime nature et dans notre lien avec notre Ps sans toutefois en arriver à comprendre comment tout cela se produit.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 7 septembre 2019

Pensées 07 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

La morale que nous apprenons dans un milieu dysfonctionnel comme dans certaines de nos familles d'origine plutôt que nous encadrer souvent nous étouffe et va même jusqu'anéantir le développement de notre être, de nos valeurs profondes, de nos choix et de nos goûts. Nombreuses sont les personnes dont l’épanouissement est bloqué par de fausses croyances qui nous sont transmises, par des ambiguïtés qui nous rendent confus nos limites au point de ne pas distinguer l’abus de l’amour. C’est souvent avec la volonté de Dieu que ces personnes en arrivent à se libérer de ces chaînes invisibles et toxiques. Les barrières culturelles intrinsèques à la morale sont bien souvent énormes et difficiles à surmonter. Ce qui est ok dans certains pays, ne l'est pas dans d'autres. Le personnage qui incarne Thomas More un noble anglais dans le film A Man for All Seasons a répondu cette perle aux gens qui voulaient qu'il s'associe à un roi véreux. Il a été invité par ces gens à signer un serment d'allégeance « au nom de la camaraderie. » Il leur a répondu : « Quand vous irez au ciel après avoir suivi votre conscience, et que j'irai en enfer pour ne pas avoir suivi la mienne, vous joindrez-vous à moi par camaraderie ? »

Le regard et surtout le jugement des autres décuplent notre incapacité à franchir cet obstacle et à assumer pleinement nos véritables choix. Qui y a-t-il de si important dans l’approbation des autres ? Qu'est-ce qui fait que nous ne pouvons pas vivre pleinement nos désirs, nos fantasmes ? Nous pouvons apprendre à nous centrer, à nous ancrer, à faire confiance en notre Dieu d'amour et c'est ce qui nous permet de vivre pleinement le moment présent ici et maintenant et ainsi de faire abstraction des opinions et des gestes des autres. Il nous arrive d’apporter souvent des jugements de valeurs à travers nos différents périples et cheminements. « L'esprit intuitif est un don sacré et l'esprit rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. » ( Albert Einstein, Comment je vois le monde ) Et ce don, il nous vient de notre Puissance supérieure.

'Plus on juge, moins on aime.' (Honoré de Balzac) Pour éviter le rejet de la part de notre entourage, nous cherchons dans notre tête comment dire ce que nous avons à dire afin de ne pas ressentir le jugement des autres. Alors nous tournons et retournons la phrase plusieurs fois, de différentes façons jusqu'à satisfaction. Si nous ne réfléchissons pas à cela, peut-être que la phrase vient tout naturellement sans que nous ayons à faire aucun effort après seulement quelques inspirations calmes.

Pour plusieurs cette difficulté d'expression verbale se répercute aussi dans l'écrit. Ça peut être gênant pour qui voue une grande passion pour l'écriture, pour ce merveilleux outil de rétablissement. Dans les groupes d'entraide, nous avons appris entre autres avec ce slogan que nous n'avons pas à juger qui que ce soit, surtout pas nous-mêmes : Juge moins, aime plus. « La façon dont je fais mon travail de Douzième Étape ne regarde que moi. Qui êtes-vous pour en juger ? » ( 12x12, 9e Tradition, page 195 ) Comme nous apprenons surtout par l'exemple, l'exemple des membres qui nous y accueillent et ne nous jugent pas est essentiel. Ces mêmes membres qui nous déclarent que nous sommes aimables en disant : « Nous allons t’aimer jusqu'à ce que tu puisses t'aimer toi-même. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 6 septembre 2019

Pensées 06 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Je mettrai mes lois dans leur cœur et je les inscrirai dans leur intelligence. » ( Hébreux 10.11-18 ) Notre Dieu d'amour nous a permis de découvrir que notre Ps est à la source même de notre vie, dans notre cœur. Elle ne nous empêche pas de faire ceci ou cela… La morale est inscrite au plus profond de nous-mêmes, à la source dans tout notre être, dans notre cœur, ce cœur nouveau dans lequel sont gravés les éléments de cette morale naturelle qui va influer sur toute notre vie. « Si tu veux savoir où tu vas, découvre d’abord ce que tu fuis. » ( Alexandre Jodorowsky ) Et il a aussi écrit dans Le Théâtre de la Guérison, page 253 : « Voilà la vraie liberté : être capable de sortir de soi, franchir les limites de son petit monde pour s’ouvrir à l’univers. » ( Alexandre Jodorowsky ) Spirituellement, notre Ps nous guide avec des balises intérieures, elle inonde toute notre vie, puisqu’en nous il y a cette Source nouvelle. La morale naturelle est écrite au plus profond de mon âme et c'est là que se trouve aussi notre Ps. Il ne nous reste plus qu'à reconnaître notre Ps qui est la lumière née de la lumière, l’amour issu de l’amour. Notre Ps se manifeste donc dans les aléas de la vie même qui nous invite à partager les petits bonheurs et malheurs de la vie qui nous vient de notre Dieu d'amour. Il est l’amour et il est aussi la paix qui nous garde en paix avec nous-mêmes, avec les autres. Celui qui vit dans l’amour découvre en l’autre l’œuvre immense et belle de notre Dieu d'amour. Il réalise que chacun reçoit le don de manifester l’amour en vue du bien de tous, que nous sommes les uns et les autres membres d’un même corps qui est notre Dieu d'amour et que dans ce corps, il n’y a aucun membre inutile, aucun trait qui ne joue pas un rôle important dans Son plan. Chacun, par la grâce qui est la Sienne, est le reflet de la beauté et de la bonté de notre Dieu d'amour, chacun est l’expression de Son amour pour l’humanité tout entière. Sous ce regard, tout n’est plus bien souvent que joie, vie, amour et paix. Or là où est notre Ps, là est la liberté de penser, de reprendre, de corriger, d’exhorter, de bâtir, de changer, de maintenir, car tout part de l’amour et tout va à l’amour. Et nous allons et nous venons… au gré de notre intuition et sans que ce soit sexuel comme Serge Gainsbourg et Jane Birkin : http://www.youtube.com/watch?v=k3Fa4lOQfbA

Il ne nous reste plus qu'à remercier notre Ps de nous introduire dès aujourd’hui à cette liberté, assouplir en nous ce qui est mou ou raide, réchauffer en nous ce qui est frisquet ou froid, apaiser ce qui est brûlant ou torride, et redresser ce qui en nous nous apparaît croche ou faussé. « La prière est l'élévation du cœur et de notre esprit vers Dieu — et en ce sens, elle comporte une méditation. » ( 12x12, 11e Étape, pages 113-114 ) Merci chère Puissance supérieure de parler directement à notre cœur et à notre raison, de nous permettre de maintenir un meilleur contact avec Toi, de prendre le temps de profiter du moment présent, de devenir les personnes que Tu désires que nous soyons, d'être reconnaissants pour tout ça aujourd’hui. Merci Claude pour tout le bonheur que tu m’as donné depuis que tu es entrée dans ma vie et pour tout l’amour que tu continues de me prodiguer…

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 5 septembre 2019

Pensées 05 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Quand je me réveille chaque matin, je remercie Dieu pour le nouveau jour. » ( F. Sionil José ) Merci la Vie !!!

« Nous sommes si préoccupés (c'est-à-dire prévenus) en notre faveur que souvent ce que nous prenons pour des vertus n'est que des vices qui leur ressemblent, et que l'amour-propre nous déguise. » ( La Rochefoucault, Maximes ) Hildegarde de Bingen, une religieuse bénédictine mystique, auteure allemande du XIIe siècle décrit dans le livre des mérites de la vie 35 vertus et 35 vices qui s’opposent. « Regarde-toi : tu as en toi le ciel et la terre. » ( Hildegarde de Bingen ) Tout le travail de notre Ps sur notre âme constitue à nous distancier des vices pour acquérir les vertus si telle est la volonté de Dieu, souvent par la prière et de la méditation, ainsi que la gratitude ! Et voici ces 35 vices et 35 vertus :

  • l’amour du monde / l’amour céleste,
  • l’imprudence / la discipline,
  • la plaisanterie / la timidité,
  • la dureté de cœur / la miséricorde,
  • La paresse / la divine victoire,
  • la colère / la patience,
  • la fausse gaieté / l’aspiration à Dieu.
  • la gloutonnerie/ l'abstinence,
  • l'amertume / bienveillance,
  • l'impiété / la piété,
  • la fausseté / la vérité,
  • les conflits / la paix,
  • le malheur / la béatitude,
  • la démesure / la modération,
  • la destruction des âmes / le salut des âmes,
  • l’orgueil / l'humilité,
  • l'envie / la charité,
  • la vaine gloire / la crainte du Seigneur,
  • la désobéissance / l’obéissance,
  • l’infidélité / la foi,
  • le désespoir / l’espérance
  • la luxure / la chasteté.
  • l'injustice / la justice,
  • l’engourdissement/ la force,
  • l’oubli / la sainteté,
  • l’instabilité / la fermeté,
  • les soins des choses de la terre / le désir du ciel
  • l’obstination / la repentance,
  • la discorde / la concorde,
  • la grossièreté / la révérence,
  • l'errance sans but / la stabilité tranquille,
  • la mauvaise foi / le vrai soin de Dieu,
  • l'avarice / le contentement pur,
  • la tristesse du temps / la joie du ciel.

« Les vertus s'accordent mais les vices se combattent. » ( Thomas Fuller ) L'une des premières choses que nous devons avoir pour nous rétablir, c'est d'être honnête et de la rigoureuse honnêteté procèdent de quatre vertus :

  • La prudence, par laquelle connaître toutes choses, ayant mémoire du passé, ordonner au présent et pourvoir à l'avenir. Par la prudence, nous n'agissons pas n'importe comment.
  • La justice, laquelle conserve toutes choses en leurs égalités et rend à chacun ce qui lui appartient. Par la justice, nous voyons comment agir.
  • La force, un mépris des douleurs et travaux par grandeur et courage. Par la force, nous sommes capables d'agir.
  • La tempérance, c'est de vivre la modération en toutes choses, de s'abstenir de toutes substances ou comportements toxiques pour nous ou pour les autres. Par la tempérance, l'action n'est jamais excessive. Agir aisément ! ( Easy does it — et certains ajoutent — but do it ! en anglais ) « Nous sommes forcés de choisir entre le prix de l'effort et les conséquences d'un refus d'essayer. Les premiers pas se font d'assez mauvaise grâce dans ce cheminement, mais nous les faisons tout de même. Nous n'avons peut-être pas encore une très haute opinion de l'humilité comme vertu personnelle à rechercher, mais nous voulons bien la reconnaître comme un soutien nécessaire à notre survie. » ( 12x12, 7e Étape, page 82 ) Si nous nous tournons humblement vers notre Ps, elle nous guide dans notre cheminement.

« L'aveuglement des hommes est le plus dangereux effet de leur orgueil : il sert à le nourrir et à l'augmenter, et nous ôte la connaissance des remèdes qui pourraient soulager nos misères et nous guérir de nos défauts. » ( La Rochefoucault, Maximes ) Merci mon Dieu de nous donner cette capacité de ressentir nos émotions, tant les agréables que les désagréables, d'être capables pour aujourd'hui, de les vivre honnêtement et même d'apprécier ces couleurs de la vie, tous ces cadeaux que Tu nous donnes. L'acceptation de ce que nous sommes et de tout ce que Tu nous permets d'avoir accès nous empreint d'une dignité naturelle exempte de toute imposture et ça ressemble de plus en plus à l'humilité.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 4 septembre 2019

Pensées 04 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Tu es jeune encore, tu ne sais pas que la vie n’est qu’une suite de compromis, les uns plus âpres que les autres.. Tu apprendras, un jour… » ( Marie-Claire Blais ) Ceux et celles qui sont pris dans une phase active de la maladie ne se contentent pas que de « gérer » les situations pénibles qui sont leur lot quotidien, ils se plaisent à se faire bousculer dans les crises, dans des états d’exception et de chaos. Ils s’y plongent allègrement. Ils s’y sentent dans du connu, parfois et c’est ce qui semble illogique, « dans le plus parfait contentement ». En effet, ils naviguent dans une mer sous l'emprise d'une agitation permanente, ne connaissent que peu ou pas d'accalmies. Ils vivent dans le déni et la défiance continuelle. Ils croient que l'état de crise qu'ils semblent vivre est comme une recherche de sommet pour un alpiniste, comme si ce qui se passe à l'intérieur, leur permettra de s'épanouir, de se dépasser. La crise, c'est l'occasion de vivre une urgence absolue. Le chaos, c'est le moment où nous pouvons suspendre tous nos principes de survie et de rétablissement, c'est croire faire ce que nous voulons. « La soif, au pluriel, est la quête désespérée de la quiétude. » ( Marie-Claire Blais, Soifs)

« Souvent, ces ‘cuites sèches’ dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) Les membres des Alcooliques Anonymes qui ont cessé de boire réfèrent à cet état de crise à une cuite sèche, de l’ébriété émotive ou de l’ivresse mentale. L'état de crise permet de faire disparaître toute contrainte, toute retenue. Il devient facile de nous faire sauter ou sursauter comme cela est possible en temps de guerre ou de nous comporter comme si nous étions en guerre. Il devient plus facile aussi de suspendre tous les principes par les nécessités qu'impose la crise. L'idéal pour ces personnes qui souffrent est de stigmatiser, de mettre en œuvre l'état de crise permanent avec de temps à autre des « supers crises », des « supers urgences ». Dans ces moments, il devient encore plus facile d'essayer de surveiller, de punir, de contrôler, d'ignorer tout ce qui peut permettre d'ouvrir les yeux, de regarder notre semblable, notre propre vie… soi... de délaisser nos meetings, notre mode de vie, notre rétablissement. Et de nous demander : qu'ai-je fait au bon Dieu pour ça tourne si mal pour moi ?

« On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne. Donner, c’est recevoir. ( Henri Grouès dit L'Abbé Pierre )« La sérénité, c’est l’acceptation de soi-même et de ce qui est. » ( Abbé Pierre ) Avec notre Puissance supérieure qui guide notre vie, nous goûtons aujourd'hui la quiétude, la joie et la tranquillité d'esprit d'une belle vie. Et c'est la plus belle vie que notre Ps a choisi pour nous aujourd'hui. Tout un cadeau… « Ne prenez pas la vie trop au sérieux. Vous n’en sortirez jamais vivant. » ( Elbert Hubbard )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 3 septembre 2019

Pensées 03 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous,

« Soyons optimistes : la médecine a découvert beaucoup plus de remèdes qu'il n'y a de maux. » ( Alfred Camus ) Heureusement que dans la plupart des cas d'alcoolisme, la médecine s'est avérée impuissante. Le Dr. William Duncan Silkworth, M.D. (aussi connu sous le surnom de « Silky », surnom repris familièrement par Bill W. et par des milliers d’alcooliques traités par lui à l'hôpital Towns) a suggéré à Bill de faire moins de sermons et de partager aux alcooliques qu'il rencontrerait que l'alcoolisme était une maladie progressive, incurable et mortelle. En décembre 1934, après sa troisième cure à cet hôpital Towns de Manhattan, Bill a connu un expérience spirituelle profonde, comme il n'en avait jamais éprouvée. Sa dépression et son désespoir ont disparu alors, et il se sentait libéré et en paix. Bill a cessé de boire à ce moment et a passé le reste de sa vie à redonner ce cadeau qu’il a reçu, une libération de cette obsession mentale et de cette allergie à l’alcool, une abstinence et une sobriété grâce à une expérience spirituelle accessible à tous. Un ancien camarade d’école était venu le visiter et lui parler d’espoir. Bill a manifestement redistribué cette paix à bien d’autres alcooliques (et par ricochet à des milliers de personnes souffrant de maladies et dépendances similaires et aux familles de tout ce beau monde). Bill a aussi fait connaître au Dr Silkworth comment lui et une centaine d'autres étaient actuellement rétablis de cette maladie. Les racines du mouvement AA et du mode de vie des 12 Étapes avaient été plantées. Le chapitre 2 du livre Les Alcooliques Anonymes intitulé « Il y a une solution » commence ainsi : « Chez les AA, il y a des milliers d'hommes et de femmes qui ont connu un jour le même désespoir que Bill. Presque tous se sont rétablis. Ils ont trouvé une solution à leur problème d’alcool. » (page 20)

Voir la bande annonce en anglais du film Bill W. pour ceux et celles qui ne l'ont pas vu et aussi pour ceux et celles qui l'ont déjà vu : http://www.youtube.com/watch?v=WDjTW154WwQ

« Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri. » ( François Hertel, extrait de Six femmes, un homme ) « Faire comme si » est un des slogans souvent entendus dans les groupes d'entraide. Et spirituellement, ça marche tout autant. « … il faut tout faire comme si rien ne devait nous être donné en échange et en même temps cheminer comme si Dieu nous menait sans cesse à des miracles.. » ( Henri Gougaud ) Le rétablissement est un cadeau que nous avons reçu d'une Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous sommes sur la bonne voie et nous avons le cœur rempli de gratitude, de joie et de confiance en soi, par la grâce de Dieu et du mode de vie. Et nous avons agi comme si... Le rétablissement est ce retour à la santé qui est tout un cadeau. Pour les pessimistes, il faut nous rappeler que « La santé est un état précaire qui ne laisse présager rien de bon. » ( Jules Romains, extrait de Knock ou le triomphe de la médecine ). Et pour ceux et celles qui ne sont plus mécontents de leur passé ou inquiets de leur avenir : « Le meilleur médecin d’un homme, c’est lui-même, car nos mauvaises passions nous donnent plus de maladies que les médecins n’en guérissent. » ( Alfred Auguste Pilavoine ) C’est aussi l’anniversaire de notre fils Gildas (46 ans) aujourd’hui, une autre merveilleuse raison d’exprimer ma gratitude pour un cadeau aussi merveilleux, presque aussi magnifique que sa soeur cadette Anaïs. Merci Denise pour avoir donné naissance à ces deux belles entités...

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 2 septembre 2019

Pensées 02 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« On donne des conseils, mais on n'inspire point de conduite. » ( François de La Rochefoucauld ) Quand un membre d’un groupe d'entraide que nous aimons bien ressasse ses soucis dans un mini-partage, nous sommes quelquefois tenter de lui donner un conseil alors que notre intention était d'aller le remercier. ‘Fais ceci, fais cela...’ Cela part d’un bon sentiment : apporter de l'aide à quelqu'un qui en a besoin, à un 'dentiste' qui en arrache. Mais nous sommes souvent très déçus. Les conseils sont mal reçus, mal perçus, pas écoutés, pas adoptés ! Alors comment faire pour bien donner des conseils ? Tout d'abord, un conseil ne doit jamais être donné pour être suivi ! Cela peut paraître paradoxal, et bien, c'est ainsi. Celui qui le reçoit doit toujours rester libre de l'écouter puis de penser et de décider lui-même. Sinon, le conseil ne sera pas perçu comme tel, mais comme un ordre. Et un ordre, ça donne plutôt envie de se rebiffer surtout si nous sommes encore un tantinet égocentriques ou rebelles !

« Nous sommes alors effleurés par la tentation de devenir quelque peu possessifs envers ces nouveaux membres. Nous cherchons peut-être à leur donner des conseils qui débordent notre compétence ou que nous ne devrions pas offrir du tout. Et alors nous sommes offusqués ou chagrinés qu'on rejette nos conseils, ou qu'on les accepte et que la situation se détériore. » ( 12x12, 12e Étape, page 125 ) « On donne facilement des conseils ; ça amuse beaucoup celui qui les donne et ça n'engage à rien celui qui les reçoit. » ( Alphonse Karr ) Un conseil ne peut pas être donné comme un avis personnel. « À mon avis, la solution, c'est ça... » Ou « Si j'étais à ta place, je crois que je réagirais ainsi... » Dans de telles situations, ça nous donne bonne intention de chercher à relativiser notre conseil, c'est toujours le point de vue d'une personne, un autre éclairage — le nôtre. Ce n'est pas forcément l'unique ou même une voie à suivre. C'est toujours celle que nous devrions nous-mêmes prendre.

Un conseil même qui nous apparaît bénéfique peut ne pas l'être pour l'autre à qui il est destiné. Un conseil peut aller jusqu'à ouvrir la prison de l'autre. Si cette personne se débat dans une situation difficile, c'est bien qu'elle est enfermée dans des idées reçues et/ou des limites invisibles. Notre conseil peut lui ouvrir une porte, une fenêtre, une issue. Notre conseil peut aussi le ou la peinturer dans un coin, surtout si nous lui imposons une direction inévitable. La personne que nous voulons aider peut commencer ou continuer à se sentir prisonnière.

De la part de celui qui prodigue un conseil, l'humilité est indispensable : nous ne sommes pas à la place de l'autre. Nous n'avons pas sa personnalité, nous ne connaissons pas toute son histoire de vie, ni les tenants ou les aboutissants de ses gestes et actions. Nous ne vivons pas avec sa famille immédiate, avec son entourage. Alors, même si cette personne fait le contraire de ce que nos conseils lui suggèrent, ils lui auront peut-être été utiles à faire un choix ! Nous pouvons toujours aussi ajouter : « Tu es le seul ou la seule à savoir ce qui est bon pour toi. » Notre expérience a démontré que la plupart du temps, la plupart d'entre nous donnons des conseils à la pelle, et nous les acceptons à la cuillère.

Enfin, le conseil idéal est une ouverture comme « Je te fais cette suggestion, et il existe certainement mille autres solutions auxquelles nous n'avons pas pensé… » Cette ouverture d'esprit stimule les capacités de l'imagination, de l'intuition, de l'intelligence à trouver des voies qui n'apparaissent pas à première vue. Et l'une de ces voies est sûrement la bonne…

« Celui qui donne un bon conseil, construit d'une main, celui qui conseille et donne l'exemple, à deux mains ; mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d'une main et détruit de l'autre. » ( Francis Bacon — Boris Vian d’après QQCitations ) Juste pour aujourd'hui, les conseils dont nous avons besoin sont à notre portée. Ce sont ceux que nous cherchons à prodiguer si généreusement aux autres pour leur propre bien. Nous sommes les premiers qui avons besoin de les entendre. Noblesse oblige. « En France, on vous dit de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier. Aux États-Unis, on vous conseille de les y mettre, mais de surveiller le panier. » ( Paul Laffitte — Warren Buffett )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 1 septembre 2019

Pensées 01 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Voici comment se vit habituellement la codépendance et c’est le lot pour plusieurs d’entre nous qui vivons ou non avec un dépendant ou encore qui ont grandi dans une famille alcoolique ou dépendante :
- Le codépendant est dominé par un ou plusieurs comportements compulsifs.
- Le codépendant est marqué et blessé par la manière dont les choses étaient dans sa famille dysfonctionnelle d'origine.
- L'estime de soi (et aussi la maturité) du codépendant est très basse.
- Un codépendant est certain que son bonheur dépend des autres.
- Un codépendant se sent démesurément responsable envers les autres.
- La relation d'un codépendant avec son conjoint ou avec une autre personne importante est teintée ou endommagée par un manque d'équilibre entre la dépendance et l'indépendance.
- Le codépendant est maître dans l'art du déni et du refoulement.
- Le codépendant se soucie de choses, des gens et des événements qu'il / elle ne peut changer et peut chercher continuellement à contrôler l'évolution de ces choses, les comportements des gens et la tournure des événements.
- Principalement, la vie d'un codépendant est ponctuée d'extrêmes, de chaos et d'excès.
- Enfin, un codépendant recherche continuellement quelque chose qui manque ou qui est absent dans sa vie, quelque chose qui est extérieur à lui-même et il / elle en fait son centre d'intérêt.

Ces 10 traits nous enferment, les codépendants, dans trois réactions qui semblent influencer notre vie de tous les jours :
- Nos concepts de la famille et de la vie adulte sont façonnés par notre enfance, et nous sommes portés à répéter l'expérience familiale que nous nous rappelons, même si c'est le dernier de nos désirs et puisque même si c'est un chaos, c'est du connu.
- En plus de répéter l'expérience vécue dans l'enfance, celle-ci semble teinter la plupart de nos choix et même la manière dont nous percevons les choses. C'est un peu pourquoi nous en venons à reconnaitre d'avoir perdu la raison : Eh ! Oui, nous avons répété ces mêmes gestes tout en nous attendant à des résultats différents...
- La pensée logique et rationnelle ne peut altérer les deux premiers items, si ce n'est caché le bas-fonds qui nous attend. L'enfant d'un alcoolique devenu adulte se jure à lui-même : « Je ne marierai jamais un ivrogne ni ne soumettrai ma famille à la souffrance que j'ai endurée.» Cet enfant devenu adulte choisira presque invariablement un partenaire alcoolique ou quelqu'un qui est dysfonctionnel de manière similaire (comme un ergomane) en dépit de toutes ses bonnes intentions, en dépit de la connaissance acquise du dysfonctionnement. La raison et la logique semblent s'envoler droit par la fenêtre, bannies par la chanson de la sirène séduisante ou ahurissante du passé. « Plusieurs parmi nous confondent souvent être utilisé avec être aimé. » ( R.H. Sin )

« C'est un cadeau vraiment extraordinaire que d'être libéré d'un mal aussi terrible que celui qui m'accablait. Ma santé est bonne, j'ai retrouvé le respect de moi-même et je suis à nouveau respecté par mes collègues. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. 1ère partie Le cauchemar du Dr Bob, page 203 ) Nos amis membres de groupes d'entraide nous inspirent du respect et de la gratitude et à prendre soin de soi. Prendre soin de nous nous démontre que nous acceptons l'amour que notre Puissance supérieure éprouve à notre égard. Grâce à notre Dieu d'amour, nous avons remplacé la recherche d'un contrôle par le respect (respect = rester en paix) et l'intimité, la réserve méfiante par la chaleur et l'égoïsme par le don de soi-même. Nous avons de la reconnaissance envers tous ces membres en rétablissement, non seulement à cause de nos progrès et de notre présente abstinence et sobriété, mais aussi pour la saine amitié que nous y partageons.
« En premier, je veux dire quelque chose à propos de la grandeur humaine. Il y a quelque temps, je lisais des textes de Kung Tse. Quand j'ai lu ces textes, j'ai compris quelque chose à propos de la grandeur humaine. Ce que j'ai compris de ses écrits c’était : Ce qui est le plus grand chez les êtres humains, c'est ce qui les rend égaux à tous les autres. Tout ce qui s'écarte plus haut ou plus bas de ce qui est commun à tous les êtres humains nous fait se sentir moindre. Si nous savons ça, alors nous pouvons développer un profond respect pour chaque être humain. ( Bert Hellinger )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 31 août 2019

Pensées 31 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La codépendance peut être définie comme une intoxication aux gens, aux comportements ou aux choses. La codépendance est l'illusion d'essayer de contrôler des sentiments intérieurs en contrôlant les gens, les choses et les événements à l'extérieur. Pour le codépendant, le contrôle ou le manque de contrôle sont centraux à chaque aspect de la vie. » ( Hemfelt, Minirth, Meier, Love is a choice ) Chaque dépendant peut générer jusqu’à 40 codépendants autour de lui, qui essaient de le sauver, de le rétablir...

La codépendance définit le problème d'aimer pour un codépendant, comme l'acte de donner trop pour les mauvaises raisons. Elle décrit la tendance d'aimer afin d'être aimé, de s'occuper des autres afin qu'on s'occupe de nous, de donner afin de recevoir, de plaire aux autres afin d'être accepté ou dorloter et calmer les autres afin d'éviter les conséquences. La plupart d'entre nous ont des tendances naturelles à être codépendants puisque nous avons grandi dans une famille dysfonctionnelle. Mais pour certains, la codépendance devient un style d'interaction puissante et toxique pouvant blesser profondément les gens et détruire les relations.

« Les plus belles histoires d'amour ou d’amitié ont commencé quand la pensée a laissé la place au cri du coeur. » ( Patrick Louis Richard ) Quand notre motif premier d'aimer quelqu'un vient de notre besoin désespéré d'amour, cela devient dommageable. Nous tendons à donner beaucoup de nous-mêmes afin de nous assurer que les autres nous aiment. Parfois nous nous faisons violence et nous nous blessons nous-mêmes parce que nous ne savons pas dire non quand nous devrions dire non. « La codépendance est vraiment un cri du cœur blessé pour obtenir l'amour. » ( Alfred Ells )

Le codépendant peut être accroché à une autre personne. Dans cette codépendance interpersonnelle, le codépendant devient empêtré dans l'autre personne d'une manière si élaborée que le sens de soi — l'identité personnelle — est sévèrement restreint, envahi par l'identité et les problèmes de l'autre personne. De plus, les codépendants sont comme un robot balayeuse devenu fou qui aspire tout sur son passage, non seulement les autres mais aussi les substances chimiques (alcool, drogues) ou les choses — l'argent, la nourriture, la sexualité, le travail. Ils luttent sans arrêt afin de remplir le grand vide émotionnel à l'intérieur d'eux-mêmes, ce sont comme des « trous de beignes ».

Essayer de changer les autres est ordinairement futile, insensé, et dénote probablement d'un manque ou d'un excès d'amour. Et aussi en un manque de confiance en ce plan divin de notre Puissance supérieure. Aujourd'hui au lieu de présumer que ce sont « eux » qui constituent le problème, nous pouvons nous regarder et voir ce qui peut être changé en nous et remercier notre Ps pour tous les changements qui sont déjà en train de s'opérer. Les capacités de toute femme ou tout homme et de chaque tout-petit sont aussi grandes que Sa Puissance supérieure. « C'était simple, mais pas facile ; il fallait y mettre le prix. Je devais m'en remettre en toutes choses au Père de lumière qui règne en nous tous. Ces propositions étaient radicales et révolutionnaires, mais à partir du moment où je les ai acceptées, l'effet a été électrisant. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. L’histoire de Bill, page 16 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 30 août 2019

Pensées 30 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Une partie de notre vie s'est passée à mettre de la distance entre nous-mêmes et le calme... la paix à l'intérieur de nous. Nous avons eu l'impression de pelleter des nuages entre nous et notre Puissance supérieure à un point tel que nous pouvions même croire en une séparation entre nous et Elle. Pourtant… « La prière et la méditation sont nos principaux moyens de communication consciente avec Dieu. » ( 12x12, 11e Étape, page 107 ) La Onzième Étape de notre mode de vie nous sert à dissiper cette brume sèche et à nous voir nous-mêmes et notre relation à ce Dieu Tel que nous Le concevons dans une lumière claire et sereine, comme lorsque le soleil apparaît derrière les nuages. La 11e Étape ne solidifie pas notre liaison entre nous et notre Puissance Supérieure par la prière et la méditation… puisse qu'elle n'ait jamais été faible ou diminuée si ce n'est dans l'illusion.

La prière ne change pas Dieu, mais elle change celui qui prie. ( Soren Kierkegaard ) Chaque personne doit en venir à sa propre conception de ce que signifie pour lui ou pour elle la prière. La prière est pour certains comme une perception plus élevée de l'intuition. D'autres la voient comme le fait de communiquer avec la composante supérieure de soi ou avec un Dieu d'amour. Certaines personnes, peut-être, ont eu de difficultés à amorcer cette nouvelle communication avec une Puissance supérieure tant l'illusion de séparation a été forte. Certains considèrent encore difficile, voir impossible, de prier même après quelquefois des années dans le mouvement. Les personnes ayant des difficultés à prier peuvent aussi demander de l'aide ou des suggestions aux membres de leur fraternité. Un parrain ou une marraine peut être d'une aide particulièrement utile à cette phase en partageant son expérience, sa force et son espoir.

« La prière est la meilleure connexion sans fil au mon de et elle est bonne en tout temps et partout. »  ( Anonyme ) Il n'y a pas de prières correctes, de bonnes manières de prier ou d'endroits idéals pour prier  — la prière peut se faire partout et l'objet est simple : nous recherchons la volonté de Dieu.  Certaines personnes ressentent qu'elles prient mieux si elles sont en position à genoux ou en état d'humilité devant leur Puissance supérieure.  L'expérience de la plupart d'entre nous démontre qu'il est utile soit de commencer notre journée par une forme de prière, soit en demandant à Dieu de guider et de diriger notre pensée et nos actions, soit en Le remerciant pour tout.

Plusieurs d'entre nous ont prié Dieu seulement pour Lui demander des choses ou des résultats bien précis. Comment pouvons-nous revendiquer un résultat précis alors que nous ne connaissons pas ce qui est bon pour nous ou pour les autres ? Aussi longtemps que nous demandons des résultats détaillés, nous ne nous confions pas vraiment et nous ne nous abandonnons pas à Dieu. Est-ce que nous désirons encore contrôler quelque chose ? Qu'en est-il de « Que votre volonté soit faite et non la mienne » ? Nous obtenons toujours beaucoup plus que tout ce que nous aurions pu imaginer. Au lieu de demander ce que nous voulons et ce dont nous croyons avoir besoin, nous dirigeons l'emphase à nous offrir nous-mêmes à Dieu. Comme serviteurs consentants, nous sommes prêts à exécuter des tâches conformes à la volonté de Dieu. Bien souvent, il ne nous reste plus qu’à dire merci pour ‘où nous en sommes aujourd’hui’ ( page 165 ). Merci ! « Mais si j’ai joué avec le feu, j’ai eu la bonne fortune de ne pas me brûler. » ( Jane Austen )

« Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 4e Tradition, page 165 ) Le mode de vie des Douze Étapes nous apprend à ralentir, à apprécier notre environnement et tranquillement à vivre en harmonie avec tous ceux et celles qui en font partie. Nous pouvons ressentir profondément les images et le rythme de la vie, leur permettre de nourrir notre âme tout en faisant confiance à notre Puissance supérieure pour s'occuper de tout ce qui vit ou bronze sous le soleil quand il y en a.

Merci la Vie !!!
Gilles

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Pensées 30 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Une partie de notre vie s'est passée à mettre de la distance entre nous-mêmes et le calme... la paix à l'intérieur de nous. Nous avons eu l'impression de pelleter des nuages entre nous et notre Puissance supérieure à un point tel que nous pouvions même croire en une séparation entre nous et Elle. Pourtant… « La prière et la méditation sont nos principaux moyens de communication consciente avec Dieu. » ( 12x12, 11e Étape, page 107 ) La Onzième Étape de notre mode de vie nous sert à dissiper cette brume sèche et à nous voir nous-mêmes et notre relation à ce Dieu Tel que nous Le concevons dans une lumière claire et sereine, comme lorsque le soleil apparaît derrière les nuages. La 11e Étape ne solidifie pas notre liaison entre nous et notre Puissance Supérieure par la prière et la méditation… puisse qu'elle n'ait jamais été faible ou diminuée si ce n'est dans l'illusion.

La prière ne change pas Dieu, mais elle change celui qui prie. ( Soren Kierkegaard ) Chaque personne doit en venir à sa propre conception de ce que signifie pour lui ou pour elle la prière. La prière est pour certains comme une perception plus élevée de l'intuition. D'autres la voient comme le fait de communiquer avec la composante supérieure de soi ou avec un Dieu d'amour. Certaines personnes, peut-être, ont eu de difficultés à amorcer cette nouvelle communication avec une Puissance supérieure tant l'illusion de séparation a été forte. Certains considèrent encore difficile, voir impossible, de prier même après quelquefois des années dans le mouvement. Les personnes ayant des difficultés à prier peuvent aussi demander de l'aide ou des suggestions aux membres de leur fraternité. Un parrain ou une marraine peut être d'une aide particulièrement utile à cette phase en partageant son expérience, sa force et son espoir.

« La prière est la meilleure connexion sans fil au mon de et elle est bonne en tout temps et partout. »  ( Anonyme ) Il n'y a pas de prières correctes, de bonnes manières de prier ou d'endroits idéals pour prier  — la prière peut se faire partout et l'objet est simple : nous recherchons la volonté de Dieu.  Certaines personnes ressentent qu'elles prient mieux si elles sont en position à genoux ou en état d'humilité devant leur Puissance supérieure.  L'expérience de la plupart d'entre nous démontre qu'il est utile soit de commencer notre journée par une forme de prière, soit en demandant à Dieu de guider et de diriger notre pensée et nos actions, soit en Le remerciant pour tout.

Plusieurs d'entre nous ont prié Dieu seulement pour Lui demander des choses ou des résultats bien précis. Comment pouvons-nous revendiquer un résultat précis alors que nous ne connaissons pas ce qui est bon pour nous ou pour les autres ? Aussi longtemps que nous demandons des résultats détaillés, nous ne nous confions pas vraiment et nous ne nous abandonnons pas à Dieu. Est-ce que nous désirons encore contrôler quelque chose ? Qu'en est-il de « Que votre volonté soit faite et non la mienne » ? Nous obtenons toujours beaucoup plus que tout ce que nous aurions pu imaginer. Au lieu de demander ce que nous voulons et ce dont nous croyons avoir besoin, nous dirigeons l'emphase à nous offrir nous-mêmes à Dieu. Comme serviteurs consentants, nous sommes prêts à exécuter des tâches conformes à la volonté de Dieu. Bien souvent, il ne nous reste plus qu’à dire merci pour ‘où nous en sommes aujourd’hui’ ( page 165 ). Merci ! « Mais si j’ai joué avec le feu, j’ai eu la bonne fortune de ne pas me brûler. » ( Jane Austen )

« Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 4e Tradition, page 165 ) Le mode de vie des Douze Étapes nous apprend à ralentir, à apprécier notre environnement et tranquillement à vivre en harmonie avec tous ceux et celles qui en font partie. Nous pouvons ressentir profondément les images et le rythme de la vie, leur permettre de nourrir notre âme tout en faisant confiance à notre Puissance supérieure pour s'occuper de tout ce qui vit ou bronze sous le soleil quand il y en a.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 29 août 2019

Pensées 29 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Natalie Wood a dit : « Le seul moment où une femme réussit à changer un homme… c'est quand il est bébé. » Alors il est souvent un peu tard pour essayer de changer qui que ce soit avec nos conseils dès que cet jeune homme ou cette jeune femme ne porte plus de couches. Comme le dirait mon fils Gildas pour se moquer de l’inexorable et implacable vieillissement, ça se peut que nous en portions tous un jour pour pallier à l’incontinence.

« Il est toujours stupide de donner des conseils, mais en donner de bons est absolument fatal. » (Oscar Wilde) Quand une personne que nous aimons nous partage ses soucis, nous voulons lui donner notre avis. « Tu peux faire ceci ou faire cela…» Cela part d'un bon mouvement : apporter de l'aide à quelqu'un qui en a besoin. Nous sommes souvent très déçus. Les conseils sont mal reçus, mal perçus, pas écoutés, pas adoptés ! Alors comment faire pour bien donner de bons conseils ? Ne pas en donner pan toute ! « Si quelqu’un vous donne ce qu'on appelle un bon conseil, faites le contraire. Neuf fois sur dix, vous aurez fait le bon choix. » ( Anselm Feuerbach )

« Tout ce qu’on peut faire d’un bon conseil, c’est de le transmettre. À celui qui le reçoit il ne sert jamais à rien. » (Oscar Wilde) Premièrement, un conseil ne doit jamais être donné pour être suivi ! Cela peut paraître paradoxal. Celui qui reçoit doit être libre d’écouter, de penser et de décider de lui-même ou d’elle-même. Sinon le conseil ne sera pas perçu comme tel, mais bien comme un ordre ou une manipulation. Et un ordre ou encore plus une manipulation pour des rebelles comme nous, ça donne plutôt envie de se rebiffer, de faire le contraire. Il est quasiment impossible de donner un conseil comme un avis personnel : « À mon avis, voici la solution que je te propose. » Ou « Si j'étais à ta place, je réagirais ainsi. » Ça ne relativise le conseil que pour celui ou celle qui veut bien nous en passer une petite vite. C'est le point de vue de cette personne, un autre éclairage, et pas forcément l'unique voie à suivre. Dans ce cas, quand ça nous arrive, la plupart d'entre nous croyons faire cadeau de notre point de vue, en permettant à l'autre de regarder différemment la situation, de prendre de la distance, celle qui nous sépare en fait.

« On a le sentiment que quelque chose au-delà de la force humaine est nécessaire pour produire le changement psychique essentiel. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. L'opinion d'un médecin, page xxxi ) Chez les groupes d'entraide, nous nous aidons en nous écoutant les uns les autres et en partageant nos expériences, notre force et notre espoir plutôt qu'en nous donnant des conseils. Et s'il nous arrive d'en donner, nous savons que c'est à nous qu'ils s'adressent en premier et à qui ils conviennent parfaitement, non à celui ou à celle à qui nous destinons nos précieux conseils. Il ne nous reste plus qu'à mettre ces conseils que nous avons prodigués si cordialement, en pratique aujourd'hui. En fait, notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons, se sert des autres pour nous aider à progresser, pour nous montrer le chemin de notre croissance et rétablissement à travers l’oeil de notre frère. « Les commentaires et les opinions des autres sont sans doute loin d’être infaillibles, mais ils seront probablement plus pertinents que l’inspiration directe que nous pourrions recevoir , à une étape où nous manquons réellement d’expérience dans nos relations avec une Puissance supérieure à nous-mêmes. » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 5e Étape, pages 67-68 )

Une parabole ou une allégorie qui porte un message semblable a souvent fait partie de notre éducation : « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, ne la vois-tu pas ! Comment peux-tu dire à ton frère : Mon frère, attends, que j'enlève la paille qui est dans ton œil, moi qui ne vois pas la poutre qui est dans le mien ? Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l'œil de ton frère. » ( Luc 6: 41 : Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? ) Ce n’est pas inutile de donner des conseils, tout un chacun nous savons très bien nous tromper tout seul, quelquefois, nous pouvons avoir de l'aide avec tous ces miroirs qui nous côtoient.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 28 août 2019

Pensées 28 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Nous arrive-t-il de nous permettre de bons éclats de rire ? Rions-nous gentiment de nos travers et de nos erreurs ? Aimons-vous les bonnes blagues, les histoires drôles ? La meilleure thérapie est celle par le rire, pour un couple ou pour un groupe ! L’humour génère le plaisir, la détente et le bien-être. Il contribue à la santé autant physique que mentale. Un fait est sûr, dans notre vie, nous verrons peu de personnes mourir de rire. « Même le maître architecte, devant les ruines de son rêve, avait su rire de lui-même ; ce qui constitue le summum de l’humilité. » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 ) C’est ainsi qu’un membre du groupe de Middletown a reconnu qu'il faut parfois ne pas se prendre au sérieux, nous soumettre aux principes spirituels pour assurer notre survie et rire un peu de nos folies : « …Règlement 62…De grâce, ne vous prenez pas tant au sérieux ! » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 4e Tradition, page 169 ) C’est un peu comme l’expression québécoise qui nous invite à nous calmer le pompon ! Se calmer le pom-pom, c’est pour les cheerleaders qui sont les pom-pom girls en français — tout un effort de la langue française.

Le médecin Patch Adams a travaillé pendant plus de treize ans dans sa clinique populaire en privilégiant l’humour comme médicament prépondérant. Pour lui, la joie, l'amour et la compassion servent de remèdes efficaces pour les humains. « Tâche de voir ce que personne ne voit. Vois ce que les autres choisissent de ne pas voir, par peur, conformisme et paresse mentale. Change ton regard sur le monde, découvre-le. » ( Docteur Patch Adams) Le sens de l’humour nous amène à prendre la vie du bon côté. Il représente un bon outil pour apprendre à dédramatiser ou à alléger un climat orageux, à nous détendre et même, à créer des liens cordiaux et affectifs. Hunter 'Patch' Adams est un véritable révolutionnaire dans sa façon d'appréhender le monde. Il estime que c'est par l'amour et la compassion qu'il faut approcher les personnes malades. C'est peut être pourquoi nous nous amusons souvent beaucoup dans nos groupes d'entraide. L'« histoire du gars » devient nos témoignages qui nous permettent de rire de situations cocasses où la maladie nous a amené. Si nous avons à partager notre vie soit avec une personne pessimiste, détestable et portée à la revanche, soit avec une autre optimiste et animée d’un bon sens de l’humour, où irait notre préférence ? « Plus on est de fous, plus on rit ». Et c’est bien connu également que « Celui qui ne vaut pas une risée ne vaut pas grand-chose ». Au lieu de nous plaindre et de nourrir une colère ou une déception, certains d'entre nous mettent en valeur leurs talents d’humoristes. Ils arrivent à prendre un peu de distance et à diminuer leurs tensions en racontant certaines de leurs mésaventures comme des situations marrantes dans lesquelles ils se donnent un rôle qui n'était pas hilarant au départ. Le rire est une poussière de joie qui fait éternuer le coeur...

Si un bon sens de l’humour peut balayer une mésentente ou soulager une atmosphère tendue, n’allons pas croire que tout est permis et que nous pouvons utiliser l’humour à toutes les sauces. Chaque plaisanterie n’est pas nécessairement drôle. Nous pouvons rire de tout, mais pas avec tout le monde. Nous moquer de la malchance des autres n’est guère appréciable. Ou encore, à tourner régulièrement tout au ridicule, nous finissons par devenir superficiels, agaçants et même parfois antipathiques. Il est tout aussi regrettable de voir certaines personnes utiliser l’humour pour masquer ce qu’elles ressentent vraiment ou pour s’empêcher de parler des problèmes réels. Quant à l’humour noir, le sarcasme et le cynisme, les trois sont évidemment à éviter dans les groupes d'entraide et ne font que nous blesser et léser tous et chacun dans toutes nos relations interpersonnelles.

Merci Dieu, tel que nous Te concevons, d'améliorer notre santé émotive en nous donnant des cadeaux, des traits de personnalité qui nous font nous sentir bien avec nous-mêmes et font que ceux et celles qui nous entourent se sentent bien aussi. Le sens de l'humour en est un sur cette liste. Les meilleures personnes sur lesquelles l'utiliser, c'est nous-mêmes. Rire de nous-mêmes nous aide à être humble et à nous accepter même quand nous faisons une gaffe. Quand les autres ont le moral bas et que nous pouvons les faire rire, nous en bénéficions tous. Merci chère Ps de nous aider à développer notre sens de l'humour et à apprécier le rôle du rire dans nos vies. Dieu est en fait un guérisseur et le rire est l'une des ordonnances de Dieu. Quelle aventure merveilleuse que le mode de vie des groupes d'entraide ! « Que la douceur de l’amitié soit faite de rires et de plaisirs partagés. » ( Khalil Gibran )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 27 août 2019

Pensées 27 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« J’avais besoin de liberté. D’abord de la liberté de boire et plus tard, de la liberté de ne plus boire. Le programme de rétablissement des AA se fonde sur la liberté de choix. » ( Réflexions quotidiennes, page 95 ) Avons-nous vraiment le choix, la liberté de… ? « À chacun de nous, Dieu offre le choix entre la vérité et la tranquillité. Ce choix, faites-le ; jamais vous n'obtiendrez à la fois l'un et l'autre. » ( Ralph Waldo Emerson ) Ralph Waldo ne connaissait probablement pas le mode de vie des groupes d'entraide et la paix qui s'installe en nous en pratiquant la rigoureuse honnêteté et ces quelques principes spirituels. « Nous sommes forcés de reconnaître que la plupart d'entre nous, alcooliques, pour une raison inconnue, avons perdu notre liberté de choix devant l'alcool ; notre prétendue volonté n'existe à peu près plus. Parfois, nous sommes incapables de nous rappeler suffisamment les souffrances et l'humilité subies un mois ou même une semaine plus tôt. Nous sommes sans défense devant le premier verre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 2 Il y a une solution, page 27 ) Pour certains membres, nous devons faire un choix, prendre un engagement qui ressemble beaucoup à celui que nous sommes impuissants de faire. Notre Ps peut nous inviter à faire ce choix… celui de nous rétablir.

Dieu tel que nous Le concevons bénit nos choix sans condition. Dieu peut même bénir n’importe lesquels de nos choix même les plus farfelus ! Est-ce que Dieu aime à bénir les choix que nous faisons parce que l'idée même d'un choix pour nous vient de Lui ? Certains choix pour certains peuvent sembler risqués, ridicules pour d’autres, inutiles pour celui ou celle que ça dépasse ! Tout le monde peut donner son avis, et certains peuvent même sembler être contradictoires. Les choix viennent de Dieu, ils peuvent même nous paraître illogiques puisque divins ! « Si quelqu'un vous donne ce qu'on appelle un bon conseil, faites le contraire. Neuf fois sur dix, vous aurez fait le bon choix. » ( Anselm Feuerbach )

Quels choix ferons-nous aujourd'hui ? Sans doute sur notre route une occasion se présentera, n’hésitons pas, soyons résolus, déterminés, forts de Sa grâce ! La durée du rétablissement varie d’une personne à l’autre. Certains deviennent abstinents physiquement, sobres émotivement rapidement. Pour d’autres, il faudra des années pour se rétablir, être délivrés de leurs obsessions, et accepter de s’engager dans les œuvres que Dieu a préparées pour chacun d’entre nous aujourd'hui.

« La vie est faite de choix : Oui ou non. Continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d’autres : aimer ou haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir. Je vais le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore… La vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement. » ( Derek Shepherd —Grey’s Anatomy )

Aujourd’hui, nous voulons faire des choix courageux. Merci de nous aider aujourd’hui quand l’occasion va nous en être donnée, d’être à la hauteur par Ta grâce. Merci mon Dieu de nous permettre de choisir le rétablissement, de choisir la vie, de Te choisir. Chaque jour, Tu nous invites à décider ce que nous voulons vivre et être libres. Tant que nous vivons, avec Toi, nous continuons d'apprendre à vivre. Juste pour aujourd'hui, nous choisissons la vie en choisissant le rétablissement et nous prenons soin de nous dans ces moments de grâce. « J’ai décidé de choisir l'amour. La haine est un fardeau trop grand à porter. » ( Martin Luther King jr )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 26 août 2019

Pensées 26 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La prière est la méthode d'apprentissage du divin. La prière est un appel au ciel, aux êtres supérieurement raisonnables ; c'est par son intermédiaire que peut être établi le lien avec la conscience cosmique, lien par lequel ce qui est caché en Dieu peut nous être communiqué. » ( Peter Deunov, Prière et méditation ) La prière et la méditation sont certains des moyens de communication par lesquels un jour à la fois Dieu établit et améliore notre relation avec Lui. Il nous donne aussi par ces échanges la force nécessaire au maintien de notre abstinence et sobriété. « La prière est la soeur tremblante de l’amour. » ( Victor Hugo )

« L'examen de conscience, la prière et la méditation sont directement reliés entre eux. Individuellement, ces pratiques peuvent procurer beaucoup de soulagement et de profit, mais quand elles sont logiquement reliées et conjuguées, elles forment une assise inébranlable pour toute notre vie. » ( 12x12, 11e Étape, page 109 ) Prière et méditation sont les deux faces d’une même médaille. Elles trouvent toutes deux leur source dans le silence et dans la pensée. La prière est souvent chargée d’une intention, même lorsqu'elle sert à dire uniquement merci. Elle nourrit la croyance que celui ou celle qui prie et celui ou celle qui est prié sont séparés. La méditation est souvent quasi libre d’intention. Elle est une expression naturelle du silence, et ne se réfère souvent même pas à un objet de méditation.

La méditation nous permet de nous recueillir, comme l'abeille le fait avec le pollen et le nectar d’une fleur, en la laissant titiller, déguster et ainsi éveiller notre conscience de la dimension spirituelle de notre être. Le moi, en tant que personne, a toujours une main prête à saisir des intentions cachées derrière tout ça. Le moi, en tant que conscience, n’est rien d’autre dans la méditation qu'une présence. La présence du moi n’a rien à saisir, car elle n'est séparée de tout objet de saisie. Elle est à la fois le sujet et l'objet, ce qui saisit et ce qui est saisi. Nous avons lu ce passage sublime : le parfum du silence dans la méditation rayonne lorsque l'intention s'éteint. Même l'intention est le fruit de la volonté divine qui s'exprime ainsi.

Lorsque notre Puissance supérieure (que nous choisissons d'appeler Dieu) en a décidé ainsi, nous avons commencé à jouir d'un rétablissement physique, émotif, mental et spirituel. Le mode de vie ressemble à une approche holistique (ou globale) qui intègre ces quatre dimensions de l’être humain pour lui permettre d’accéder à l’harmonie. Même si nous ne rappelons pas précisément de la date où ce réveil spirituel s'est passé, cela a coïncidé avec notre mise en pratique des Étapes et des outils de rétablissement de manière fréquente et quotidienne. La prière et la méditation nous permettent de remercier notre Puissance supérieure pour ces beaux cadeaux que nous vivons aujourd’hui. « Dieu a créé l’homme. Et ensuite, pour le remercier, l’homme a créé Dieu. » ( Pierre Geluck )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 25 août 2019

Pensées 25 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La question de la dignité humaine est au cœur de l'entreprise philosophique puisque c'est en elle que se décident les fondements de la morale et de l'éthique » ( Thomas de Koninck et Gilbert Larochelle, La dignité humaine ) Au cœur de notre humanité, se dessine notre image de la dignité même si la reconnaissance et le respect dans un monde de pluralité des croyances et des cultures comme par les accommodements raisonnables semblent un défi incontournable et en même temps inaccessible si ce n'est dans les groupes d'entraide où les 12 Traditions nous y invitent. « Nous croyons, pour la plupart, que la tolérance des travers et des points de vue d'autrui, et le respect des opinions de chacun sont des attitudes qui permettent d'être d'un plus grand secours aux autres. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2 Il y a une solution, page 23 ) Notre propre dignité dépend de notre souci d’aider les autres tout en nous respectant nous-mêmes. « L’amour et la tolérance envers les autres, voilà notre code. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l’oeuvre, page 95 ) Nous pouvons faire rayonner cet amour et cette tolérance tout autour de nous. « Pouvons-nous apporter dans notre vie de famille souvent perturbée le même esprit d’amour et de tolérance que dans notre groupe AA ? » ( Les Douze Étapes et les Douze Traditions, 12e Étape, page 125 ) Ça se fait et c’est un travail sur lequel nous devons porter une attention régulière, celle que notre Ps nous invite à y consacrer.

« Il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle. » ( Pierre Lecomte du Noüy, L'Homme et sa destinée ) La notion de dignité humaine a plusieurs dimensions et définitions spirituelles. Elle fait référence à une qualité qui est liée à l’essence même de chaque homme, ce qui explique qu’elle soit la même pour tous et qu’elle n’admette pas de degré. Selon Paul Ricœur, cette notion renvoie à l’idée que « quelque chose est dû à l'être humain du fait qu'il est humain ». Prise en ce sens, cela signifie que tout homme mérite un respect inconditionnel, quel que soit l'âge, le sexe, la santé physique ou mentale, la religion, la condition sociale ou l'origine ethnique de l'individu en question.

La dignité selon Kant est accordée à tout homme en tant qu'être raisonnable. Ayant perdus la raison, il est normal que plusieurs d'entre nous avons perdu toute ou une partie de notre dignité. En droit international, cette notion de dignité est apparue dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948 (probablement proclamée en réaction aux lendemains et aux horreurs du nazisme) laquelle reconnaît que tous les membres de la famille humaine possèdent une « dignité inhérente » (Préambule) et débute ainsi : « Tous les êtres humains naissent libres et vraiment égaux en droits et en dignité » (article 1). Mais où est passée cette dignité à un certain moment de notre vie ? La dignité c’est comme la virginité on ne la perd qu’une seule fois...

Notre Ps par l'entremise des membres des groupes d'entraide nous a permis de découvrir que nous sommes des personnes dignes d'amour, de beauté, de bonté et de paix, capables de partager notre expérience, notre force et notre espoir avec les autres et d'écouter les autres en faire de même. « La liberté et la dignité humaine doivent être effectives, et il ne sert à rien de dire que chacun doit vivre libre s’il n’a pas les moyens de vivre. » ( Henri Leclerc ) L’humilité est la capacité à renoncer à sa fierté et à conserver sa dignité...

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 24 août 2019

Pensées 24 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Nous avons peur de nous ouvrir pleinement à la vie, d'accueillir pleinement son flux impétueux. Nous préférons contrôler nos existences en menant une vie étroite, balisée, avec le moins de surprises possible. Cela est tout aussi vrai dans les humbles demeures que dans les palais ! L'être humain a peur de la vie et il est surtout en quête de la sécurité de l'existence. Il cherche, tout compte fait, davantage à survivre qu'à vivre. Or survivre, c'est exister sans vivre... et c'est déjà mourir. (...) Passer de la survie à la vie, c'est une des choses les plus difficiles qui soient ! De même qu'il est difficile et effrayant d'accepter d'être les créateurs de notre vie ! Nous préférons vivre comme des brebis, sans trop réfléchir, sans trop prendre de risques, sans trop oser aller vers nos rêves les plus profonds, qui sont pourtant nos meilleures raisons de vivre. » ( Frédéric Lenoir, L'Oracle della Luna )

Nous n’avons plus peur de nous ouvrir à la vie et d’accueillir ces flux et reflux, sacs et ressacs. Nous avons reconnu que nous n'avions pas le contrôle. Tout est là, présent, vibrant, la lumière, la vie, la Source… Quelquefois nous allons jusqu'à ressentir une absence puis une présence. Vivre les flux, les reflux dans l'instant présent, les illusions d'abandon, de vide et de séparation qui nous préparent à l'unité, à l'amour, au soleil et à la pluie.

La vie est un long passage entre les flux et les reflux quelquefois tranquilles... quelquefois pénibles. Une marée qui monte et redescend avec le ressac. Il y en a parmi nous qui veulent à tout prix nager à contre-courant et qui insistent pour ce faire. Voire même se battre pour remonter jusqu'à la source. Il y en a d'autres qui se mettent à nager comme des fous dans le sens du courant, qui prennent les cascades à fond la caisse comme s'ils étaient au parc aquatique, qui n'ont pas peur des rapides, qui veulent aller toujours plus vite, toujours accélérer le mouvement. Au bout du compte, ils finissent souvent par rencontrer un détour imprévu et se prendre le décor en pleine poire. Et puis aussi, il y a ceux et celles qui se laissent flotter au gré des marées et courants et qui laissent faire la vie. Et ces derniers, souvent de temps en temps, s'assoient un instant sur la rive juste pour regarder la vie passer.

« Bien que les réflexions de ce livre soient surtout destinées aux membres, plusieurs amis des AA estiment qu'elles offrent un intérêt et qu'elles s'appliquent même à l'extérieur du Mouvement. Plusieurs personnes qui ne sont pas alcooliques nous ont confié qu’elles ont pu, en pratiquant les Douze Étapes des AA, surmonter d’autres difficultés de la vie. » ( 12x12, Avant-propos, pages 15-16 ) C’est probablement ce qui a fait que Fulton Oursler a titré son article I Wish I Were an Alcoholic (trad. libre : Je voudrais être un alcoolique — voir à la fin). « Les gens disent si rarement 'Je t’aime' Et puis c’est soit trop tard soit l'amour n’est plus. Alors quand je te dis que je t'aime, ça ne veut pas dire que je sais que tu ne partiras jamais, seulement que je voudrais que tu ne sois pas obligé de partir. » ( Fulton Oursler )

Merci chère Ps de nous permettre d'avoir confiance en Dieu, de nous servir des Étapes et d'aider les autres. Merci chère Ps de nous donner la paix en nous permettant d'accepter le flux et le reflux de la vie, les jours ensoleillés et les jours de pluie, les nuits remplies d'amour et celles de solitude.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 23 août 2019

Pensées 23 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le rétablissement nous invite à nous reconnecter à notre vrai moi, nous amène à revoir toute notre mode de vie : notre hygiène de vie, notre vie professionnelle, notre vie sentimentale ou familiale et notre vie spirituelle. Plusieurs d'entre nous croient que nous ne pouvons nous réaliser tant que les dépendances ou la codépendance existent (nicotine, alcool, drogues, bouffe). Tous ces détours nous guident dans une direction : nous reconnecter à notre vrai moi et c’est choisir d’être dans l'instant présent avec le cœur ouvert. C’est aussi accepter d’aimer inconditionnellement dans le don ou dans le partage. Tout ce que nous vivons à l’échelle individuelle se répercute dans le collectif suivant l’effet papillon ( L' « effet papillon » est une expression qui résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos. Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ?) ou la théorie du centième singe ( Le « centième singe » est une expression désignant, au départ, un phénomène supposé par lequel un apprentissage se serait répandu depuis un petit groupe de singes à toute la population des singes de la même espèce, une fois qu’un nombre critique d’entre eux (+ ou - 100) aurait été atteint. ) Et nous faisons partie des hominidés, des primates nous aussi comme les singes ( du latin primas, atis signifiant celui qui occupe la première place ). « C’est une illusion créée par le cerveau que de penser que vous êtes un individu séparé du reste. » ( 100e singe ) En fait, c'est comme si nous étions un tissu ( la collectivité, notre groupe d'entraide ) dont chaque cellule ( chaque membre) est un être humain faisant partie d'un tout divin, notre Dieu d’amour. « Nous, les Alcooliques anonymes, sommes au-delà d’une centaine d’hommes et de femmes qui nous sommes remis d’un état physique et mental apparemment désespéré. » ( Les Alcooliques Anonymes, Avant-propos de la 1ère Édition de Alcoholics Anonymous, p.xiii ) Et curieusement, nous avons appris du partage de ces 100 et plus premiers membres… « On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d’une aile de papillon, n’est-ce-pas ? » ( Bernard Werber )

Favoriser l’éclosion de notre cœur, c’est choisir de travailler à former des cercles d’amour, de partager et d’échanger avec tous les êtres qui nous entourent ce qui vient du cœur. C'est aussi choisir d’être au service de la lumière, à être acteurs plutôt que spectateurs, dans l’attente comme dans l'action. Nous sommes acteurs et créateurs de notre rétablissement par la grâce de notre Ps. Si nous mettons un bol de crème glacée et un bol de chou-fleur en face d'un enfant, nous savons pertinemment qu'il va choisir la crème glacée. Que nous sachions que tel sera son choix, ne donne pas à l'enfant un libre choix. Notre Ps a construit l'enfant ainsi et il a mis ce choix en lui.

« Nous sommes forcés de reconnaître que la plupart d'entre nous, alcooliques, pour une raison inconnue avons perdu notre liberté de choix devant l'alcool ; notre prétendue volonté n'existe à peu près plus. Parfois, nous sommes incapables de nous rappeler suffisamment les souffrances et l'humilité subies un mois ou même une semaine plus tôt. Nous sommes sans défense devant le premier verre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2, page 27 ) Notre liberté devant nos choix réside dans les intentions de notre Ps et dans Son plan divin pour chacun de nous. En aimant et en acceptant les personnes qui nous entourent telles qu'elles sont, comme nous le faisons pour les membres des groupes d'entraide auxquels nous participons, nous favorisons l'échange d'amour, de tolérance et d'harmonie dans notre propre vie. Merci mon Dieu de donner à chacun d'entre nous des talents et des habiletés qui nous enrichissent.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 22 août 2019

Pensées 22 août 2019

Bonjour à toutes et à tous

« J'ai retrouvé mon équilibre en cherchant à donner plutôt qu'à recevoir. Je crois que la sobriété émotive peut être atteinte de la même manière. Si nous examinons chacune de nos crises, grandes ou petites, nous trouverons à la racine une dépendance malsaine ainsi que les exigences malsaines qui en découlent. Avec l'aide de Dieu, nous devons constamment renoncer à ces exigences paralysantes. Nous deviendrons ainsi libres de vivre et d'aimer ; nous serons peut-être capables de nous aider nous-mêmes et d'aider les autres à atteindre la sobriété émotive. » ( Alcooliques Anonymes, LE LANGAGE DU COEUR, page 238) Prendre notre place ne signifie pas de prendre toute la place. La réelle stabilité se situe à l’intérieur de soi. C'est un élément central du bonheur et elle s’acquiert avant tout avec la capacité d’affronter les défis de la vie, d'être résilient, résistant et souvent d'être souffrant. Il faut parfois faire de grands changements chargés d’émotions pour nous approcher de cette stabilité. Un jour ou l'autre nous devons reculer dans le temps pour lever le voile sur les événements qui ont façonné les idées et les attitudes ayant provoqué ou entretenu nos compulsions et nos comportements toxiques. Et la stabilité émotive n’est pas une légende urbaine… la sobriété émotive non plus… voir à la fin. Des chemins nous sont tracés et puis un jour, nous en arrivons à faire un grand ménage intérieur grâce à ce mode de vie spirituel et à notre Ps. Nous avons quelquefois l’impression, en ce faisant, que le « bonheur » est synonyme d’action. Pour plusieurs, pour être abstinents et heureux, il faut faire ci, faire ça. Ce n'est pas nécessaire de faire quoi ce soit si ce n'est de s'en tenir à exécuter la volonté de Dieu à notre égard. Et si Dieu veut que nous en arrivions à être en paix avec notre passé, Il nous invite à faire ces quelques petits pas de réparations et de ménage. « Aujourd’hui, mon cerveau ne plonge plus dans les emportements, la folie des grandeurs ou la dépression. J’ai trouvé une place tranquille au soleil. » ( Bill W. in Grapevine, janvier 1958 et in La Sobriété Émotive, la prochaine frontière, page 5)

Et il n'y a pas que le ménage intérieur. Passer du temps à faire du ménage dans sa maison, sur son terrain ne serait pas seulement utile pour l'hygiène ou pour le look. Une étude britannique parue dans la revue British Journal of Sports Medicine et réalisée auprès de 20,000 personnes a révélé que les tâches ménagères seraient également bonnes pour la santé mentale. 20 minutes de ménage par jour aident à lutter contre la dépression. Tout comme vingt minutes de marche ou de vélo sont aussi excellentes, encore faut-il sortir de la maison, à moins que tous ces exercices ne se fassent que sur des appareils stationnaires. Merci mon Dieu de nous donner la paix intérieure, la stabilité émotive et de bons amis dans les groupes d'entraide.

Merci la Vie !!!
Gilles

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