dimanche 29 décembre 2019

Pensées 29 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas. » ( Winston Churchill ) La critique peut se référer à une discipline, à une œuvre ou à une personne : une critique, dans la presse écrite ; la critique sociale ; la critique d'art est l'art de juger les œuvres de l'esprit. Critique vient du mot grec, kritik qui signifie « discernement et jugement » et ça s'applique habituellement à la valeur de quelque chose ou de quelqu'un. Critiquer, c'est blâmer depuis une position d'autorité pour amender ou pour corriger. Critiquer c'est aussi gronder, houspiller, réprimander, reprocher, censurer, abaisser la valeur de quelqu'un, et au figuré, passer un savon ou une pilule. Bien souvent, nous répétons pour d'autres, les critiques que nous avons entendu à notre égard. C’est une autre façon de se taper dessus puisque que ce qui nous dérange chez un tel ou une telle est aussi présent en chacun de nous. ' Alors misez sur la coopération, jamais sur la critique. Notre seul but est de nous rendre utiles.' (Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 102)

Nous ne pouvons pas éviter de blesser ou de déterrer la hache de guerre par des paroles maladroites ou trop directes.
La critique peut-elle être constructive plus souvent que rarement ?
Qu'est-ce qui qui nous mènent à critiquer une personne en particulier autrement qu'en révélant nos ressemblances ?
Notre but est-il de nous soulager nous-même, de nous en prendre à cette personne pour nous sentir mieux pendant un moment ?
Souhaitons-nous aider cette personne à changer de comportement dans l’intérêt de tous, ce même comportement qui est semblable aux nôtres ?
Notre Ps nous indique-t-elle le lieu et le moment, puis les paroles comme celles de cette personne ?
Désirons-nous ménager cette personne ou notre critique peut-elle être exprimée de manière très directe, honnête ?
Pouvons-nous formuler nos phrases en « je »(C'est notre façon de voir les choses) ?
Pouvons-nous préciser ce qui nous pose un problème dans ce que la personne a fait (De faits et non des opinions. Nos commentaires visent un comportement, pas toute la personne) ?
Pouvons-nous ainsi exprimer nos émotions, si cela peut aider cette personne à comprendre l’importance de cette question à nos yeux ?
Accordons à cette personne la possibilité de nous répondre. Avons-nous peur du silence qui peut suivre en essayant de le remplir ?
Le clou s'enfonce par coups répétés et finit par tenir solidement. Pouvons-nous insister, au besoin en recourant à la technique du disque rayé ?
Pouvons-nous essayer de clore sur les forces de cette personne ?

« Chacun, en analysant ses actions ou en se moquant de lui-même, peut influencer favorablement les autres, mais critiquer une tierce personne ou se moquer d'elle produit souvent l'effet contraire. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap. 9 La famille et le rétablissement, page 142 ) Les critiques et les pensées négatives nous servent d'exutoire à nos souffrances (elles ne règlent jamais nos problèmes, elles ne font que nous en distraire). En partageant avec des membres en rétablissement, la plupart du temps, nous pouvons écouter ce que les autres disent d'eux et nous voir ainsi à travers leurs yeux et surtout dans leurs travers. Ce sont nos chemins de traverse, ces raccourcis que notre Ps veut bien nous inviter à prendre. En étant nous-mêmes en rétablissement, nous goûtons alors pleinement les sons et les couleurs de la vie, nous voyons distinctement la lumière et l'ombre, nous portons notre regard hors de notre petite personne, et nous découvrons le partage, la sérénité, la paix et la liberté. « Pour critiquer les gens il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les aimer. » ( Coluche )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 28 décembre 2019

Pensées 28 décembrer 2019

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd'hui, le mot intimité a souvent des connotations sexuelles. C'est en fait beaucoup plus que cela. L'intimité signifie un partage total de la vie. Nous avons tous eu au moins une fois, ce désir de proximité, d'unité, de partage total de notre vie avec quelqu'un. Comme dans le film d'animation Là-Haut où Carl et Ellie partagent le même rêve et le même livre d’aventure : http://www.youtube.com/watch?v=tgwT5LqJd68 . Nous aspirons tous à des moments manifestant l'amour, des moments de proximité et de tendresse, et fréquemment, arrivés au point critique, nous avons tout à coup peur de la proximité, nous avons peur de l'amour… Plus nous sommes proches de quelqu'un, plus grand est le risque d'être blessé. Ce sont les peurs de prendre un risque et de souffrir qui souvent nous empêchent de trouver une vraie intimité avec quelqu’un de lui manifester de la tendresse, de l’admiration et du respect. « Le paradis, c’est la fusion de deux âmes dans un baiser d’amour. » ( George Sand )

« La nuit est comme un sanctuaire, elle porte à l’intimité. » ( Jacques Ferron ) L'intimité est souvent représentée par le cœur. Nous n'avons pas toujours appris à nous en servir. La santé d'une relation reflète la capacité des partenaires à communiquer de façon véritable, au niveau du cœur. Nous qui avons grandi en milieu dysfonctionnel où les émotions étaient réprimées, avons de la difficulté face aux relations intimes. L'enfant en nous possède toutes les aptitudes requises pour renouer et reprendre sa croissance affective et spirituelle. Il suffit de le laisser s'exprimer. Aujourd’hui, l’enfant en nous est le centre de notre identité et de notre intimité, notre vrai moi divin. Nous pouvons nous imaginer que c’est aussi là que réside notre Ps. Daniel Laguitton dans son recueil de pensées quotidiennes Une feuille à la fois revoit chaque mois le 20 du mois un précepte d’intimité et c’est bien fait.

Nous apprenons à faire confiance, à partager beaucoup de choses intimes avec notre parrain / marraine, à recevoir de l'amour et aussi à en donner. Nous prenons le risque d'être vulnérables ainsi en partageant tout de nous, en pratiquant l'acceptation et en nous rappelant que nos émotions agréables et désagréables vont passer avec le temps en les vivant. Roger Schutz a écrit dans Ta Fête soit sans fin : « En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut remplir. C'est là que Dieu nous rencontre. » Puisque la prière est l'acte ultime de l'intimité spirituelle avec Dieu, ne devrait-elle pas être l'activité centrale de toute notre vie ? La réponse à cette question est bien simple : Dieu est le metteur en scène. « Dieu serait le Metteur en scène de la pièce qu’est notre vie. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 70 )

« Bâtissez dans la confiance une relation d’intimité avec Dieu ! » ( Anonyme ) Y a-t-il un secret dans notre intimité avec Dieu ? Quelle relation humaine est habituellement plus intime, plus familière, plus solide que celle d’un enfant avec sa mère, ou celle entre frères et sœurs ? Les relations que la Vie nous amène è partager dans les groupes d'entraide, dans les fraternités conduisent à une connaissance mutuelle pareille à nulle autre. Notre relation avec notre Puissance supérieure, avec Dieu peut atteindre de merveilleuses profondeurs : « Celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma sœur et ma mère. » Accomplir la volonté de Dieu dans nos vies nous conduit à une connaissance intime et à une relation privilégiée avec Dieu. « Faire la volonté de Dieu » est le moyen infaillible pour reconnaître le rôle de Dieu dans notre vie, pour être près de Lui. Nous pouvons reconstruire nos relations en amenant ces principes dans notre quotidien et en les partageant avec notre entourage familial, puis social si telle est Sa volonté. « Chaque matin au cours de notre méditation, nous demandons à note Créateur de nous enseigner la patience, la tolérance la bienveillance et l'amour. La vie spirituelle n'est pas une théorie. Nous devons la vivre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À L'oeuvre, pages 93-94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 27 décembre 2019

Pensées 27 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le bouffon, fou du roi, ou fou est un personnage comique (comme dans l’univers imaginaire de Fred Pellerin : Babine est le ‘fou’ du village de St-Élie-de-Caxton), dont la profession était de faire rire les gens, de leur permettre de s’interroger sur certains mystères de la vie. Les plus connus sont les fous des rois et des seigneurs. Il y a aussi des femmes « fous » ou « folles ». Les fous font rire. Ils divertissent, utilisent l'insolence et sont parfois conseillers. Sous François 1er, il y même eu une école de fous (comme la fameuse École de l'humour). Les rois avaient leur bouffon attitré, seul personnage pouvant sans conséquence se moquer du souverain, quoique la satire a toujours constitué un risque voire un péril pour l’artiste. Aux échecs, le fou ne va pas en ligne droite. Il circule sur le damier en diagonales. Un peu comme quelques personnes que nous connaissons qui comme nous ont à traverser par ce passage.

Dans les albums d'Hergé Les Cigares du pharaõn et Le Lotus bleu, les trafiquants de drogue que Tintin affronte utilisent un poison qui rend fou, appelé le radjaïdjah. Combien de nous ont utilisé ces poisons toxiques qui rendaient nos comportements fous ? La folie désigne, en langage populaire, l’état d’une personne dont le discours ou le comportement ne semblent avoir aucun sens pour qui que ce soit. Elle peut être passagère ou perdurer, être provoquée ou, ce qui est moins sûr, exister à l'état de base. La folie n'est plus considérée comme un diagnostique médical plausible. La folie, en termes psychiatriques, recouvre plusieurs réalités et des noms plus spécifiques sont utilisés par les spécialistes pour diagnostiquer ceux et celles qui sont une coche à côté de la normalité (psychose, schizophrénie, catatonie, paranoïa, trouble bipolaire, alzheimer, etc.). Dans les sociétés premières, la folie, présente souvent un caractère sacré — le fou étant celui que les Dieux ont choisi. Il est devenu dans quelques cas exceptionnels synonyme d'intouchable, de tabou, de magique comme le personnage Babine de Fred Pellerin. Notre « douce » folie était la recherche constante d'une « folle » douceur pour nous apaiser… apaisement qui s'est révélé inatteignable. Notre radjaïdjah nous a conduit dans un bas-fond.

« Un bouffon est un sage qui a découvert très jeune que savoir rire de soi, c'est commencer à se découvrir. » ( Maurice Robert Lalonde, Ailleurs est en ce monde ) Nous devons notre libération de la dépendance active et / ou de la codépendance à la grâce d'un Dieu d'amour qui nous permet de nous révéler à nous-mêmes grâce à un nouveau mode de vie. Si notre Puissance supérieure peut accomplir ce miracle de nous délivrer de notre obsession ou compulsion, cette Puissance peut sûrement aussi nous libérer de toutes autres formes de folie. La folie de notre dépendance et / ou de notre codépendance s'estompe quand nous commençons à connaître des moments d'éveil spirituel dans notre rétablissement. Notre foi en une Puissance supérieure à nous-mêmes grandit à mesure que nous commençons à reconnaître que même notre type de folie n'est rien face à cette Puissance. Ça ne veut pas dire d'abandonner les soins psychiatriques, les médicaments ou les groupes d'entraide puisque ce ne sont que des moyens parmi d'autres que prend notre Puissance supérieure pour nous rétablir, pour nous inviter à savourer la vie en l'explorant pleinement, en y plongeant pour le simple plaisir de la goûter. « Si vous suivez les directives d'une Puissance supérieure, vous finirez par vivre dans un monde nouveau et merveilleux, quelles que soient les circonstances actuelles ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 7 Au secours des autres, page 113 ) « L’amour est une folie ; mais, quand elle est incurable, il faut céder, et je cède. » ( George Sand ) Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 26 décembre 2019

Pensées 26 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le sentiment de solitude est souvent vécu comme un manque, un vide à combler, une souffrance. Pour certaines personnes, la solitude peut être une démarche intérieure voulue comme celle choisie par les ermites et anachorètes, tandis que pour d’autres, elle est un boulet. Dans toutes les grandes confessions religieuses, la solitude est indispensable à l'exploration spirituelle que plusieurs appellent l'expérience mystique. Antoinette Mayrat définit la solitude de deux façons : la solitude objective et la solitude subjective. La solitude objective est un fait observable, c’est l’isolement qui est la privation de compagnie humaine, la mise hors du circuit social, l'ermitage ou le désert. Cette solitude est parfois choisie comme de se retirer dans une maison de retraite ou de réflexion. La solitude subjective est un phénomène du vécu qui échappe à l’observation et au contrôle. Elle est de l’ordre du sensible. C’est un état d’âme ressenti en mode émotionnel. Ce sentiment peut être douloureux et angoissant pour la personne qui l’éprouve. Plusieurs auteurs ont fait la différence entre un état d’isolement et le sentiment de solitude. L’état d’isolement correspond à la solitude objective, le sentiment de solitude à la solitude subjective. Un état d’isolement n’engendre pas nécessairement un sentiment de solitude. Celui-ci peut naître chez des personnes parfaitement bien entourées.

Pouvons-nous vaincre la solitude indésirable ou simplement la vivre comme une émotion désagréable ? Il y a un genre de solitude qui nous fait souffrir et ça se produit lorsque nous croyons résister à de telles circonstances, celles que notre gPs a prévu pour nous. Même si l'intention divine derrière la souffrance semble être de nous ramener vers notre Être suprême, nous pouvons mettre de côté la peur de regarder profondément en nous-mêmes et faire face à qui, à comment nous sommes, à nos espoirs, nos attentes et nos ambitions, nos limitations et nos craintes. Nous pouvons rompre la timidité qui nous isole en prenant l'initiative de tenter de nouvelles relations et d'élaborer de nouvelles stratégies pour les contacter et communiquer avec elles. Nous n'avons rien à perdre. La crainte du rejet est un élément dissuasif qui nous nuit dans le processus de nous faire de nouveaux amis ou connaissances. L'objectif est important, nous pouvons faire quelques petits pas. Il y a sûrement d'autres personnes qui peuvent être disposées à rencontrer quelqu'un comme nous. Lorsque nous nous refermons sur nous-mêmes, nous reconnaissons la défaite. Pour la plupart d'entre nous, la solitude nous fait mal, et nous nous sentons mieux en ayant quelqu'un à qui parler et à qui partager notre intimité et notre mode de vie. « On a mis quelqu'un au monde — On devrait peut-être l'écouter. » ( Luck Mervil, Solitude dans la foule )

Comme résultat de notre rétablissement avec le mode de vie des Douze Étapes, nous savons que nous ne sommes plus seuls. Lorsque, nous avons le sentiment d'être une victime, lorsque ça fait yeark ! ou urk ! en dedans, nous pouvons y voir un signal d'alarme, un avertissement de notre Ps que la situation n'est pas dans notre meilleur intérêt et que maintenant nous pouvons faire des changements. C'est simple, la force qui nous pousse vers ces changements et qui nous remplit de joie de vivre, c'est notre Dieu d’amour. Si vous avez la chance de regarder la vie d’un homme 'indestructible' dont le récit de sa survie en mer a influencé Bill W. dans son Écriture de la 1ère Tradition : « Inlassablement, dans la quantité de villes et villages, nous avons rejoué l'épisode d'Eddie Rickenbacker et de ses courageux compagnons, dont l'avion s'était écrasé dans le Pacifique. Comme nous, ils avaient brusquement échappé à la mort mais ils flottaient néanmoins sur une mer périlleuse. Ils avaient si bien compris eux, que leur bien-être commun devait venir en premier lieu ! Aucun ne pouvait ne pouvait se permettre de s'approprier le pain ou l'eau potable. Chacun devait respecter les autres, et tous ont réalisé que seule une foi absolue pouvait leur apporter la force nécessaire. Ils l'ont trouvé, de sorte qu'ils ont pu surmonter tous les obstacles de leur frêle embarcation. toutes épreuves de l'incertitude, de la souffrance, de la peur et du désespoir, et même la mort de l'un d'entre eux. » ( Les 12 Étapes et les 12 Traditions, Première Tradition, pages 149-150 ) Ensemble nous sommes en train de nous rétablir… « Le courage, c’est de faire ce qu’on a peur de faire, il ne peut y avoir de courage sans peur. » ( Eddie Rickenbacker )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 25 décembre 2019

Pensées 25 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Noël est la fête de la naissance de la lumière. Dans plusieurs traditions religieuses, c'est aussi la naissance d'un « sauveur » le soir de Noël ou du solstice d'hiver. Mithra et Krishna seraient aussi nés ce soir-là, comme Jésus dans la tradition chrétienne. Ils naissent lors du solstice d’hiver, quasiment au cœur de la nuit la plus longue de l'année, au moment où l’on touche le fond de la nuit, au bout de l’année, là où tout semble mort. L'arrivée de la lumière est la promesse d'une libération. Et, c'est à ce moment que les journées vont commencer à s’allonger peu à peu. Comme si la lumière devait triompher petit à petit jusqu’à ce qu’elle atteigne l’autre pôle de l’année, le solstice d'été, à la fête de la naissance de Saint-Jean. Le moment du solstice est un moment qui nous permet de prendre conscience de la présence de l’esprit dans la matière, comme un éclair de lumière dans l’obscurité, comme une grande espérance dans un moment de bas-fond profond.

Aujourd'hui est un jour précieux et sacré pour bien des gens sur notre planète. C'est un jour où les grands de ce monde appellent un terme à la folie et où plusieurs reconnaissent la présence de la divinité. C'est un jour de joie, de gratitude et de célébration. C'est un jour pour être heureux, pour célébrer la paix. L'image du petit Jésus né dans une crèche symbolise le fait que Dieu est venu et se retrouve souvent dans un lieu d'humilité. La spiritualité ne cherche pas de fanfare, ni de richesse, encore moins d'honneurs, mais se retrouve souvent dans la simplicité d'un cœur ouvert. Un des messages les plus importants de Noël, c’est que le principe christique, ce Christ qui est né en chacun de nous, ce pardon sans limite aucune. Lorsque nous interprétons un rêve, nous devons nous reconnaître dans tous les personnages, c'est vrai aussi pour les événements qui se produisent dans le rêve ou la magie extérieure que nous appelons la vie. La naissance du Christ est pour plusieurs le symbole de l’émergence d’une nouvelle conscience de notre propre progrès, de notre propre sainteté.

Aujourd’hui pour plusieurs, c’est l’anniversaire du Fils de Dieu, de tous Ses enfants, et chaque jour c’est Noël. Dieu merci, Tu nous as invité à nous rappeler de notre nature divine. Mon Dieu, si Tu Le désires, débarrasse-nous de ce manteau de petitesse ou de grandiosité, et permet-nous de réclamer la vérité sur Ta présence dans cette crèche et dans nos coeurs : pour nous, nous sommes tous l'expression de cette gPs tout-amour et toute-bonté et ça nous rappelle que tout ce qui semble Dieu, c'est ce que nous voyons, entendons. La symbolique du petit Jésus dans ses langes ne cherche rien surtout pas notre culte, mais plutôt nous ramène à notre égalité. Il est notre frère qui est venu pour nous rappeler qui nous sommes vraiment. Plusieurs croient que nous sommes tous un avec le Fils de Dieu. Bill W. a écrit lorsqu’il raconte son histoire (4e Éd. pages 12-13) qu’il concédait au Christ la valeur d’un grand homme mais les guerres, les bûchers et les querelles des luttes religieuses avaient fait de la fraternité humaine une sinistre comédie. Dans le GL 4e Éd. chap, 4 Nous les agnostiques, page 57, il y a une citation d’Alfred E. Smith, un célèbre homme d’État américain qui disait alors : 'Regardons le dossier'.

Merci la vie de nous offrir cette solution toute simple qui nous permet de nous rétablir ensemble dans le calme, tant dans notre tête, notre corps et notre cœur, puisqu'ils sont difficilement séparables. Et le véritable calme est fait de sérénité, d'acceptation et de paix. C'est ce que nous nous souhaitons à chacun de nous tous en ce beau jour de Noël par la grâce de Dieu. « La paix du monde commence à la maison. » ( Mère Teresa )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 24 décembre 2019

Pensées 24 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

La Vie qui nous habite est vivifiée et nourrie par les réponse que nous apportons ou que les autres apportent à nos besoins et quelle est énergique et dynamisée par les réponses apportées à nos désirs. Nos besoins regroupent les manques de nature biologique ou physiologique. Il s’agit de nécessités physiques, de besoins vitaux, d’obligations, de quelque chose d’essentiel à la vie. Un de ces besoins est la présence de l’autre, tout aussi nécessaire à la vie que la nourriture. Le désir est un manque plus de nature psychologique. Le désir, c'est la recherche de la réduction d'une tension issue d'un sentiment ou d'une illusion de manque. En ce sens, nous ne désirons que ce dont nous manquons. Nous considérons l'objet désiré tantôt comme source de plaisir ou de contentement, voire de bonheur, tantôt comme source de souffrance, comme forme d'insatisfaction.

Psychologiquement, le désir est une tendance devenue consciente d'elle-même, qui s'accompagne de la représentation du but à atteindre et souvent d'une volonté de mettre en œuvre des moyens d'atteindre ce but. Le désir est un souhait, une envie, quelque chose qui n’est pas essentiel. Le désir est à distinguer du besoin, qui renvoie au manque et à ce qui est utile pour le combler, et de la nécessité qui peut sembler être impersonnelle.

Nos désirs naturels sont plus lumineux que nos besoins. Ils peuvent être nécessaires ou tout simplement naturels : désirs de bonheur, de tranquillité du corps et de l’esprit, désirs de satisfaction de nos besoins vitaux et de plaisirs (nourriture, sommeil, sexualité, etc.). Nos désirs non naturels sont plus artificiels et souvent irréalisables : recherche constante de l'agréable (richesse, gloire) ou inatteignable comme le désir d'immortalité (comme celui que procure une fontaine de jouvence) pour le corps physique qui porte en lui-même la programmation de sa propre destruction ou finalité.

Notre mode de vie est aussi un art de vivre où les désirs sont des guides en vue de faire l'expérience en ce moment-ci, en cet instant présent du bonheur. La différence entre ce que nous voulons et ce dont nous avons besoin vient de l'intention de notre Ps. « L’important d'abord » signifie que nous allons mettre notre abstinence en première place, devant toute autre chose, si telle est Sa volonté. « Nous soutiendrons que nos défauts de caractère, si tant est que nous en admettions, ont pour cause principale nos excès d’alcool. Ceci étant dit, nous en déduisons que l’abstinence est la seule chose que nous devons nous préoccuper, toujours et en tout temps. Nous croyons que nous retrouverons notre bon caractère d’antan dès que nous cesserons de boire. » ( 12x12, 4e Étape, page 50 ) — L’alcoolisme, la compulsion alimentaire et la codépendance mis à part, nous étions du si bon monde sur toute la ligne…

Nous nous (à vous comme à nous) souhaitons de vivre une belle expérience spirituelle et continuer notre vie saine et heureuse employée à nous rendre utiles, si telle est Sa volonté pour chacun de nous en cette veille de Noël. Pour nous, tous nos désirs et nos besoins sont d'abord générés et ensuite comblés par notre Ps à sa guise. Alors merci Ps. Nous nous souhaitons aussi de ne pas laisser de trace de notre souffrance sur terre, comme l'exemple suivant de ce vieux rabbin de Vienne que raconte Christiane Signer : https://www.youtube.com/watch?v=IOHa-lOSZZQ . Heureusement le mode de vie de Douze Étapes nous donne un moyen efficace pour ce faire, pour aller chercher cet enfant souffrant et le ramener à la vie et à la paix.

Dans l'esprit de Noël, il y a la paix.
Dans le miracle de Noël, il y a l’espoir.
Dans le coeur de Noël, il y a l’amour.
Je te souhaite que l’esprit, le miracle et le coeur
de Noël illuminent toutes les journées de ta vie.
Joyeux Noël à vivre et à partager avec tous ceux
et celles qui te sont chers.

Heureux, joyeux et libre Noël et Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 23 décembre 2019

Pensées 23 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« …nous étions comme vous — trop futés pour que cela nous aide… …Nous avions la secrète conviction de pouvoir flotter au-dessus du reste du monde par la seule puissance de notre intelligence. » ( 12x12, 2e Étape, page 34 ) Nous croyions que nous étions capables tout seul. Pablo Picasso a écrit « Rien ne peut être fait dans la solitude. » Lorsque nous sommes dans un bas-fond émotif, nous sommes souvent affectés par une peur qui est souvent un des moteurs de recherche d'une âme sœur afin de se retrouver en couple. C'est aussi à ce moment-là que plusieurs identifient leur désir d'avoir un ou des enfants, parfois pour répondre en quelque sorte à ce slogan chrétien de la multiplicité : « Croissez, multipliez-vous et remplissez la terre ! » Cette peur de la solitude est très utile pour nous faire vivre l'expérience de la dualité et de la complémentarité.

Une autre forme de solitude au delà de tout est parfois provoquée ou ressentie par un contact souvent conscient avec l'unité. Ce contact a souvent pour source le divin en nous. Généralement plus difficile à vivre en couple, la dualité est ressentie parfois comme une prison alors que la vraie dualité entre deux êtres n'existe pas vraiment. C'est comme l'illusion de séparation entre nous et notre Ps qui est souvent importante dans notre vie mais elle finit par se dissiper avec le mode de vie des Douze Étapes et l'unité.

La solitude permet l'introspection. Ce n'est pas le retour vers soi dans la lumière, retour vers la source unique puisque nous ne l'avons jamais quitté. « L'enfer est tout entier dans ce mot : solitude. » ( Victor Hugo ) La Bible et Le Coran parlent bien de la solitude comme le désert et la rédemption ('atonement' dans A Course in Miracles). La solitude invite aussi au recueillement, à se retrouver en présence de la lumière et à consacrer une période de temps dans la tranquillité pour réfléchir à sa véritable condition. Ce n'est que dans la solitude que nous puissions voir clairement au travers de ces illusions, laisser le vent frais de Dieu balayer le brouillard et restaurer la véritable confiance et la sécurité de vivre sous Sa gouverne.

Dans notre solitude (ou plénitude) avec Lui, Dieu nous remet à l’esprit que nous sommes incapables de vivre véritablement seuls, que nous n’avons jamais été vraiment seuls. La solitude n'engage aucun rapport avec autrui, ni avec une énergie. Il n'y a pas de dualité. La dualité est, pour nous, illusion et source d’erreur étant donné qu’elle implique séparation et la séparation engendre la souffrance.

Le rétablissement nous rend abstinents et sobres ensemble. L'unité nous permet de vivre ensemble nos Étapes et nos Traditions. Le service nous permet de redonner gratuitement ce que nous avons reçu. L'un des grands cadeaux que nous avons reçu de la vie a été de nous rétablir dans l'unité des groupes d'entraide selon les principes du mode de vie. « La loi d'amour est la seule loi de vie ; la loi qui fait que chacun sent en soi l'immense unité humaine, et devient fort autant que tous ensemble. » — « La sobriété est l’amour de la santé. » — « L’amour, dès qu’il est le véritable amour, rejoint la joie de l’éternel au sein de l’unité. » ( Alphonse Van Bredenbec de Châteaubriant )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 22 décembre 2019

Pensées 22 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le mot volonté a plusieurs significations :

  • En droit, la volonté est un concept associé à l'intentionnalité.
  • En philosophie, volonté est un ensemble de tendances gouvernées par un principe rationnel. La volonté de puissance est une idée de Nietzsche qu'il décrit comme tout de la réalité, comme le nom de cette réalité. Pour lui, la volonté de puissance est un concept métaphysique qui caractérise l'être de l'étant. L'être, en lui-même, est un concept dénué de sens, « la dernière fumée d'une réalité qui s'évapore. »
  • En politique, la volonté populaire est le fondement de la démocratie. Certains politiciens démontrent bien leur mauvaise volonté à la respecter.
  • En psychologie, la volonté est la capacité à accomplir des actes volontaires.
  • En théologie chrétienne, la volonté de Dieu est la sanctification des fidèles. La sanctification est le processus par lequel une personne se libère du péché et devient pure et sainte par la rédemption. Être sanctifié signifie être mis à part pour Dieu. La sanctification est le fruit de la libération de la vieille nature et de l'abandon du vieil homme, ce qui n'est possible que par la volonté divine.
  • En spiritualité, la volonté de Dieu s'exprime à chaque moment présent de notre quotidien. Certains disent à chaque instant de l'éternité. « La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard. » Sous cette citation de Confucius, nous pouvons reconnaître que le hasard est l'œuvre de Dieu tel que nous le concevons : les hasards heureux étant ces « synchronicités », c’est-à-dire des évènements apparemment indépendants qui apparaissent simultanément et sont reliés par une signification qui quelquefois nous échappent et souvent nous apparaissent illogiques.
  • En rétablissement, il y a trois essentiels, trois éléments nécessaires pour qu'il se produise : l'honnêteté, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté. (Gr.L., 4e Éd., page 634) Notre volonté peut aussi sembler être déchaînée, jusqu'à ce que nous la reconnaissions comme conforme à la volonté de notre Ps. Merci chère Ps de nous donner une paix intérieure pour aujourd’hui et quelques crises nécessaires pour nous aider è changer. Merci pour tous ces cadeaux : nos peurs et nos joies, nos inquiétudes et nos certitudes, les beaux et difficiles moments de notre vie. Merci de nous permettre de reconnaître la plupart de nos illusions de contrôle dans notre vie, de rendre notre volonté conforme à ta volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 21 décembre 2019

Pensées 21 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Mais avant tout, nous chercherons du soleil : il ne pousse pratiquement rien dans le noir. C'est la méditation qui nous fait sortir au soleil. » ( 12x12, 11e Étape, page 112 ) C'est la méditation qui stimule notre vitalité et notre constance. Durant les mois de novembre, décembre et janvier, plusieurs personnes subissent une sérieuse baisse d'énergie et n'ont plus la même motivation pour faire de l'activité physique ou mentale. La cause réside notamment dans l'absence de lumière en cette période des jours les plus courts et son effet sur la mélatonine, l'hormone du sommeil. Juste avant et peu après le solstice d’hiver ( 21 décembre 2019, 23:19, et c’est le début de l’hiver astronomique ), les heures d’ensoleillement à leur plus bas, affecte l’humeur de plusieurs personnes qui habitent dans l’hémisphère Nord et les rend généralement plus sombres ! Cette journée a été choisie en 2006 par Donna Sheehan et Paul Reffell, fondateurs de l'anglo-saxonne, 'Global orgasm for peace', comme la journée mondiale de l’orgasme puisque c’est la nuit le plus longue et que selon les promoteurs, si nous faisions l’amour tous en même temps, une vague d’ondes positives de paix envahiraient le monde. Voir une entrevue des deux compères : https://vimeo.com/56818281

À peu près chacun de nous est susceptible d'être au moins « un peu » affecté par la faible luminosité de nos courtes journées hivernales. Certains le sont d'une manière plus marquée, et deviennent pas mal dysfonctionnels. À peu près 3 à 5 % de la population, enfants comme adultes, les mois de grisaille riment avec déprime, avec manque d'entrain. Ces personnes souffrent de « dépression saisonnière » ou de « trouble affectif saisonnier ». Ces personnes sont sensibles aux modifications hormonales liées au manque d'ensoleillement, ce qui les amène à ressentir divers symptômes, notamment fréquemment parmi les suivants : fatigue chronique, irritabilité, tristesse, perte d'intérêt, manque d'initiative, troubles de concentration, baisse de la libido, besoin exagéré de sommeil, faim excessive, fringales de sucre, etc.

La fin de l'automne et le début de l'hiver marquent le sommet de la saison des jours courts ! Le solstice d'hiver que nous vivons aujourd'hui est bien un événement astronomique. Contrairement à l'impression que peuvent avoir les gens qui souffrent de dépression saisonnière et, surtout, leur entourage, il ne s'agit pas de paresse, ni de faiblesse de caractère. Il s'agit plutôt d'une maladie saisonnière, assez grave, mais pour laquelle il y a aujourd'hui des traitements simples et efficaces comme la luminothérapie. Il y en a peu qui accueillent l'arrivée des premiers froids et tempêtes de neige comme une bonne nouvelle. C'est aussi une des raisons pourquoi plusieurs deviennent des 'snowbirds' et se sauvent dans le Sud pour profiter de la chaleur et du soleil, loin des congères et du froid glacial.

Le solstice d’hiver 'tombe' généralement le 21 décembre à 23:19 HNE et c’est le jour le plus court de l'année et le début officiel de l’hiver. Même si tout nous pousse à regagner notre confort douillet et pour certains, à nous mettre en hibernation, nous pouvons sortir et nous amuser dehors. Nous pouvons aller prendre une marche (en ce faisant, c'est le meilleur moyen de prévenir et de soigner la dépression) et nourrir les petits oiseaux dans un sentier boisé avec notre parrain ou notre marraine, avec notre conjoint(e). Nous réalisons que nous sommes des enfants du Père, de la vie, de l'amour. Nous sentons que notre esprit, notre corps et notre âme sont quotidiennement remplis d'un bonheur tout nouveau et d'une gratitude qui ne demandent qu'à s'exprimer librement. « Ce n'est pas le bonheur qui nous remplit de gratitude, c’est la gratitude qui nous remplit de bonheur. » ( Brother David Steindl-Rast ) Et voici une petite pensée d'amour de Chloé Ste-Marie : http://www.youtube.com/watch?v=pg12Osf0c_U Une simple pensée d’amour... et voilà que tout change...

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 20 décembre 2019

Pensées 20 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Dès que notre Ps nous invite à mettre en pratique les principes du mode de vie, nous goûtons comme récompense une paix d'esprit merveilleuse. Sans aucun effort de notre part, notre vie change : nos rapports avec les autres s'améliorent à la maison et au travail ; les gens nous sourient plus souvent, et nous nous rendons compte que c'est parce que, nous, nous leur sourions. Au début, il a fallu faire « comme si » et aujourd'hui, nous vivons grâce à Dieu une profonde paix intérieure qui irradie chez ceux et celles qui nous entourent. En faisant confiance à ceux et celles qui nous entourent ainsi, nous pouvons commencer à dévoiler les secrets qui nous oppressent : « Nous sommes malheureusement aussi malades que nos secrets. » ( aphorisme entendu souvent dans plusieurs réunions de groupes d'entraide ) Rarement certains secrets sont utiles lorsqu'ils nous sont révélés.

Une membre nous racontait que le Dr Wayne W. Dyer a écrit qu'il croit qu'il existe dix secrets qui garantissent la paix intérieure. Les voici avec quelques modifications significatives respectant notre mode de vie :
1er secret : Ayons un esprit ouvert à tout et attaché à aucune illusion

  • Croyons que tout est possible par la grâce de Dieu
  • Renonçons totalement à ce à quoi nous sommes attachés (lieu, objet, personne). Nous croyions que tout attachement est générateur de problème jusqu’à ce que nous devenions convaincus que notre Ps est responsable de notre cheminement.
  • Accueillons ce que nous offre notre Ps sans juger

2ème secret : Soyons à l'écoute de notre propre musique intérieure

  • Écoutons notre cœur
  • Prenons des risques pour suivre nos rêves et passions. Enthousiasme signifie littéralement : énergie divine qui nous habite.
  • Sachons que l'échec est possible et qu'il ne faut pas en avoir peur

3ème secret : Nous ne pouvons pas donner ce que nous ne possédons pas

  • Changer ce que nous n'aimons pas en nous avec l'aide de notre Ps
  • Aimons-nous nous-mêmes et respectons-nous
  • Trouvons son but

4ème secret : Adoptons le silence

  • Découvrons la valeur du silence : notre sentiment de paix intérieure en dépend.
  • Intégrons plus de silence dans notre vie
  • Prenons consciemment contact avec Dieu tel que nous Le concevons et exprimons notre gratitude. Merci la Vie !!!

5ème secret : Renonçons à notre histoire personnelle, à nos souvenirs tels que nous nous en rappelons. Il y a une énorme différence entre ce qui nous est arrivé et ce que nous racontions qui nous est arrivé.

  • Ne nous raccrochons pas au passé, ce n’est qu’un acte de la pièce qu’est notre vie.
  • Acceptons la réalité telle qu’elle est, puis passons à l’acte suivant : le moment présent

6ème secret : Il est impossible de résoudre un problème avec le même esprit qui l'a créé

  • Acceptons le monde tel qu’il est. Nous n’avons pas toutes les données pour juger de quoique ce soit : la coopération supplante la compétition, la haine se dissout dans l’amour et la joie réduit la tristesse à néant.
  • Sachons qu’il existe un lien entre chaque individu, que nous sommes tous membres de la même famille humaine, même si nous avons des frères et soeurs aux comportements bizarres.

7ème secret : Il n'y a pas de ressentiment justifié

  • Recevons l'opinion des autres même si elle est différente de la nôtre
  • Pardonnons (si Dieu le veut bien) à ceux et celles que nous croyons qu’ils nous ont blessé. Pour s’en libérer : ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., page 615, au bas de la page )

8ème secret : Traitons-nous comme la personne que nous aimerions être

  • Faisons partout place à l'inspiration, à la prière et la méditation

9ème secret : Chérissons le divin en nous… Merci la Vie !!!

  • Remercions notre Dieu d'amour, le metteur en scène de notre vie et du monde dans lequel nous vivons.
  • Exprimons notre gratitude et reconnaissance le plus souvent possible.

10ème secret : Évitons toute pensée affaiblissante. Ça s'appelle la sagesse.

  • Nourrissons notre esprit avec des pensées de paix, d'amour, d'acceptation et de bonne volonté.

Nous allons révéler un 11ème secret qui n’est plus un secret pour plusieurs afin d’acquérir et de maintenir notre paix intérieure : après avoir fait « comme si » pendant un petit bout de temps, nous n’avons pas eu à faire « comme si » bien, bien longtemps. L’expression est souvent associée aux Alcooliques Anonymes, même si elle n’apparaît pas dans l’un des livres qui forment la base du programme des AA, Les Alcooliques Anonymes ( http://www.aa.org/bigbookonline/fr_tableofcnt.cfm ) ou les Douze Étapes et les Douze Traditions.
Par contre chez les OA nous retrouvons entre autres ce court texte :
« Nous avons alors découvert le faire comme si. Il ne s'agit pas de jouer les dévots ni de mentir en affirmant une foi que nous n'avons pas. Faire comme si veut plutôt dire renoncer aux arguments académiques et théologiques en matière de croyance, mais fonder notre foi uniquement sur nos besoins ... » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 16 Comme le besoin d’amour, de bonté, de paix… Le reste n’a pas vraiment d’importance…
Et pourquoi pas un 12ème secret ( 12 est souvent un chiffre magique pour les personnes en rétablissement ) :

  • Laissons notre Ps dompter le lion en nous et nous ouvrir à ceux et celles qui souffrent pour leur partager comment Elle nous en libère. Voir la méditation à la fin pour apaiser la souffrance de Stephen Levine.

Que la vie soit douce pour chacun de nous et que nous puissions tous et chacun accueillir cette tranquillité intérieure.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 19 décembre 2019

Pensées 19 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

En cheminant dans la vie, nous sommes confrontés continuellement à la nécessité de faire des choix. C’est à la fois un privilège et une responsabilité. Car de nos choix dépendent nos relations, nos obligations, nos passions. Beaucoup de circonstances de la vie ne dépendent pas de nous. Notre attitude face aux surprises de la vie définit ce qu’il advient de notre existence et du sens que notre Ps veut bien lui donner. À l’heure du choix, nous sommes donc amenés à nous poser la question : Est-ce la volonté de Dieu ou quel choix Dieu m'invite-t-il à faire ou souhaite-t-il pour moi ?

Notre vie va toujours dans le sens de ce que Dieu désire pour nous. Il nous semble bien parfois qu'il y ait plusieurs possibilités qui s’ouvrent malgré tout. Dieu semble nous montrer clairement et spécifiquement ce qu’Il veut de nous, mais comment en être sûr ? Nous avons longtemps cru que nous allions de l’avant avec nos propres idées, nous demandant comment nous pouvions laisser à Dieu sa part ? Comment discerner la volonté de Dieu pour chacun de nous ? Et si nos idées même les plus farfelues, nos fantasmes quels qu'ils soient, nos créations étaient venus et viennent toujours de notre Ps ?

« Il est bon d'attendre en silence le secours de l’Éternel. » ( Lamentations 3 : 26 ) Plusieurs 'parlent' du silence de Dieu. Il est facile d’avoir l’impression que Dieu est absent et qu’Il ne répond pas lorsque nous Lui demandons de nous aider ou de nous indiquer précisément quel choix Il veut que nous réalisions. Et que dire de la surdité des hommes. Pourtant Dieu nous parle, il se sert du voisin, du membre assis à côté de nous dans une salle de réunion. Il s’agit d’écouter (et même l’écoute vient de Lui) et de discerner ( si tel est Son intention ) ce qu’Il veut bien nous communiquer. Pour plusieurs, la recherche de la volonté de Dieu est aussi la recherche de Dieu lui-même. Attention, il ne s'est pas perdu et il ne dort pas.

Ce que Dieu veut le plus nous concernant, c’est que nous acceptions le destin qu’Il nous offre, TOUT ce qu'Il nous donne. Dans notre monde de plus en plus matérialiste, la plupart des hommes se sentent assez souvent déconnectés de Dieu. Or, il est impossible d'être séparés de Dieu et il est tout aussi impossible de se reconnecter avec Dieu puisque nous ne sommes qu'un. Lorsque nous cherchons à connaître la volonté de Dieu, nous entrons très vite dans des débats de détails en oubliant que l’essentiel, c'est ce que Dieu veut, qu’Il est présent dans notre vie, qu'Il nous comble de Sa grâce ! « Le voyage est un retour vers l'essentiel. » ( Proverbe tibétain ) Paulo Coelho, romancier brésilien, connu pour son roman L’Alchimiste aborde la spiritualité à la manière d’un vaste conte où son personnage, un berger andalou, traverse beaucoup de frontières avant de découvrir que le contenu de sa légende personnelle se trouvait près de chez lui. L’alchimiste a aussi découvert que s’il écoutait son cœur, Dieu lui montrerait ce qu’il avait à faire sur terre. « Peut-être Dieu a-t-il créé le désert pour que l’homme puisse se réjouir à la vue des palmiers. » ( Paulo Coelho )

Dieu nous aime tels que nous sommes. Il nous a fait ainsi. Il nous guide sur ce chemin de croissance spirituelle et personnelle. Dieu, un jour à la fois, nous transforme. Nous sommes invités à être responsables et lucides en faisant des choix adaptés. Devons-nous attendre des réponses précises et détaillées de la part de Dieu ? Qu’en est-il de ma liberté, du libre arbitre ? Dieu est la Présence dans nos vies. Pour plusieurs d'entre nous, Dieu est notre créateur, et il ne nous a pas créés pour être des pantins entre Ses mains. Il a fait de nous des êtres intelligents, responsables et libres. Si Dieu nous dicte le moindre de nos choix, qu'en est-il de tout le potentiel que Dieu a mis en chacun de nous ? Nous avons la capacité aujourd’hui de faire des choix dans les lignes de conduite de ce que Dieu attend de nous, c’est à Lui qu’en reviennent l’honneur et la gloire, parce que c’est Lui qui nous a créés à Son image et qu'Il continue de créer à travers tous nos choix.

La volonté de Dieu, c’est bon, agréable et parfait, mnum-mnum. Ça peut aussi faire yeark ou urk. Ça peut sentir mauvais, être désagréable et avoir l'air d'être imparfait. Vivre la volonté de Dieu est un acte de foi à double sens. Sa puissance créatrice est toujours à l’œuvre, nous pouvons qu'assumer des choix qui soient conformes à Sa volonté. Sa Présence ne peut pénétrer en nous, elle est déjà là. Elle est amour, service et bien là dans notre réalité : https://www.youtube.com/watch?v=qRyZ9Oe0uaE
Beaucoup de membres des groupes d'entraide nous ont partagé souvent que le désir sincère de nous conformer à la volonté de Dieu, tous les jours, un jour à la fois est un cadeau de notre Puissance supérieure. Que tout dépend de cet Être suprême. Que tout ce qui est arrivé devait être en accord avec Sa volonté puisque telle est la volonté de notre Dieu d’amour, de cette Toute-Puissance. ‘Ce qui semblait d’abord être un mince roseau s’est révélé être la main forte et secourable de Dieu.’ ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2 Il y a une solution, page 32 ) Nous avons choisi une force qui est tout amour, toute bonté, tout pardon. Pour nous, notre Ps ne peut être autrement. Pour vous, Elle peut être telle que vous La concevez.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 18 décembre 2019

Pensées 18 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Merci chère Puissance supérieure d'avoir mis sur notre chemin des êtres merveilleux pour nous p/marrainer, pour nous écouter, pour nous aider à cheminer. « C'est toujours un tort de donner des conseils mais en donner de bons vous sera pardonné. » ( Oscar Wilde ) Il existe une grande différence entre entendre et écouter. Entendre, c’est simplement capter les vibrations qui se produisent dans notre oreille. Écouter, c’est décoder ces vibrations au niveau de notre cerveau, de tout notre être pour que notre interlocuteur se sente entendu. L'an passé, il y a quelqu'un qui affirmait qu'il pouvait entendre mais se disait incapable d'écouter. Qu'est-ce qu'il lui manquait ?

« Juger, ce n’est pas comprendre.» ( André Malraux ) Abstenons-nous de juger et de critiquer. Ne formulons aucune opinion avant d’avoir tout entendu et compris. Lorsque quelqu’un nous dit une chose avec laquelle nous ne sommes pas d’accord, nous sommes tentés de répondre aussitôt : « Wow ! Stop ! Je t'arrête tout de suite ! » Et ce n'est pas nécessaire. Il s'agit alors de reconnaître ce qui nous dérange dans ce qui vient d'être exprimé. Nous nous devons de laisser parler l’autre. Souvent, les gens ont simplement besoin de se vider. Lorsque nous répondons avant d’avoir écouté, nous formons généralement notre réponse sur des données erronées. Nous devons ne pas nous laisser distraire par quelques manies ou un trait de personnalité. Chaque fois que nous écoutons quelqu’un qui s’y prend mal pour exprimer ce qu’il a sur le cœur, nous nous devons de décoder le message. Nous pouvons demander : « Qu’est-ce que tu veux ou vous voulez me dire vraiment ? »

Gardons notre calme. Ne nous mettons pas sur la défensive. Il est inévitable de critiquer. Le seul moyen de ne jamais critiquer, c’est de ne jamais dire, faire ou être quoi que ce soit. Si nous sommes patients, nous sommes alors sages. Il nous faut être patients avec ceux et celles qui sont moins mûrs que nous. « Ça l'a vraiment secoué, mais il s'est calmé doucement tout en m'écoutant discourir sur l'humilité que je lui décrivais comme la clé de la sobriété. » ( 12x12, 5e Tradition, page 176 )

Écoutons de façon active. Pour bien écouter, nous devons faire preuve de créativité dans les questions que nous allons poser. Nous pouvons saisir ce que veut nous dire notre interlocuteur en l’écoutant, mais pour vraiment comprendre son point de vue, nous devons poser des questions ouvertes qui révèleront ses pensées profondes en posant de la clarification : Qui ? Quoi ? Quand ? Comment ? Elles démontrent à l’autre qu’il a toute notre attention et que nous désirons vraiment savoir ce qu’il ou elle a à vous dire.

Reformulons et résumons ses dires. Avant de répondre à notre interlocuteur, nous devons être capables de lui redire ce dont il ou elle vient de nous faire part. Avant de lui proposer notre version des faits, il faut lui montrer que nous comprenons le sens de ce qu'il ou elle a à dire en reformulant ses propos. Il nous faut nous rappeler que nous entendons que ce que nous avons besoin d'entendre.

Merci pour ces membres qui croisent notre chemin, qui nous servent de guide, qui nous aident à mettre en pratique le mode de vie spirituel, qui ont acquis et acquièrent encore aujourd’hui de l’expérience dans cette voie, qui nous enseignent quoi faire et ne pas faire pour nous rétablir. « On devrait toujours écouter les gens qui nous donnent des conseils. C'est souvent tout ce qu'ils ont à donner. Et cela forme contraste avec ce que l'on fera. » ( Gilles Vigneault, L'Apprenti Sage ) Et « Écouter, c'est encore ce qu'il y de mieux pour bien entendre. » ( Beaumarchais ) Et aussi « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » ( Antoine de Saint-Exupéry )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 17 décembre 2019

Pensées 17 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Chacun de nous a trouvé un sens nouveau à sa vie. À partir de quand pouvons-nous estimer que l'un de nous est rétabli ? Le rétablissement n’est pas le retour à un état antérieur comme le signifie la réhabilitation. Bien que la fragilité peut encore être présente ( elle est même nécessaire pour plusieurs ), nous pouvons estimer qu’une personne est rétablie quand elle a

  • - retrouvé une qualité de vie qui donne de la dignité à son existence et à celle de ceux et celles qui l'entourent
  • - accepté ses limites et ne cherche plus à les transgresser continuellement
  • - retrouvé un sens à l’existence malgré sa maladie, sa dépendance
  • - un sentiment de profonde impuissance devant sa maladie, sa dépendance et qu'il existe pour elle une force plus grande qu'elle-même capable de l'aider à changer et qu'elle est déjà à l'œuvre dans presque tous les domaines de sa vie.

Nous trouvons ces caractéristiques communes dans presque tous les cas de rétablissement :

  • a. Une redéfinition et une expansion de son image de soi

Quand quelqu’un souffre de dépendance, il devient souvent incapable de réaliser ce qu’il voulait devenir. Ses excès de consommations et/ou ses abus et comportements destructeurs et toxiques deviennent ses préoccupations premières et provoquent souvent le déni. Accepter de prime abord le diagnostic formel d'être dépendant à vie, c'est quasiment impossible. Le progrès n’est possible pour nous et pour notre famille que si nous arrivons tous à faire le deuil de l’image idéale que nous avions de nous-mêmes. L'acceptation est un cadeau divin, c'est comme un train qui vient et qui va sans crier gare. Les groupes d’entraide avec d’autres personnes souffrant de mêmes troubles sont très importants pour nous rétablir, pour nous reconnaître nous-mêmes dans ces autres malades.

  • b. Une autre relation à un Être suprême : lui faire confiance

La spiritualité lui permet aussi de découvrir que la réalité ne se borne pas à la vie sur terre, mais existe aussi ailleurs comme dans la vie intérieure. Elle peut aussi s’associer avec la nature, à des valeurs de solidarité, d’entraide. Cet élément est explicitement présent dans le mode de vie des Douze Étapes.

  • c. Le grand ménage intérieur

Par rapport au sentiment d’impuissance totale qu’éprouvent beaucoup de personnes souffrant de dépendance, celles qui « s’en sortent » ont pu faire un inventaire – au niveau personnel, interpersonnel, social ou communautaire. Cette recherche d'harmonie qui s'étend tout autour de nous, fait partie de la réparation de nos torts.

  • d. La relation aux autres s'améliore.

Nous ressentons le besoin de redonner ce que nous avons reçu. La personne, avec l'aide de sa Ps, a besoin de rétablir ses relations avec
- sa famille
- ses pairs (surtout avec des personnes qui ont vécu des expériences semblables).
La recherche a démontré que plus la personne est capable d’établir au moins une relation saine, plus elle est avancée sur la route du rétablissement. « Puis, nous apprenons, souvent avec consternation, que c’est seulement le premier pas sur notre nouvelle route. » ( 12x12, 7e Étape, page 85 ) Ce qui ressemble beaucoup à cette citation d’une écrivaine turque : ‘Ne te demande pas où la route va te conduire. Concentre-toi sur le premier pas. C’est le plus difficile à faire.’ ( Elif Shafak )

Nous voyons d'autres personnes s'engager sur la route du rétablissement et en partageant avec elles la joie de cette merveilleuse aventure qu'est ce mode de vie des Douze Étapes, ça nous donne une énergie telle que notre vie prend chaque jour ce sens nouveau. « S'éloigner de soi-même est un moment de grâce ! Un chemin vers les autres. » ( Gilles Vigneault, L'Apprenti Sage )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 16 décembre 2019

Pensées 16 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le hasard est un mot qui vient de l'arabe hal-zahr signifiant à l'origine « dés ». Ayant pris la signification de chance, il désigna jusqu'au XIIe siècle un jeu de dés. C'est la métaphore qui charge ce mot de significations ombrageuses, et notamment de celle de danger. Déjà perceptible dans le mot hasardeux, ce nouveau sens est devenu le noyau sémantique de l'anglais 'hazard'. « Le hasard est le pseudonyme de Dieu lorsqu'il ne voulait pas signer. » ( Anatole-François Thibault, dit Anatole France / 1844-1924) — « Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito. » ( Albert Einstein / 1879-1955) — "A coincidence is a miracle in which God wishes to remain anonymous." ( Dr. Gerald Jampolsky ) « Le hasard, c’est le pseudonyme que Dieu prend pour garder l’anonymat. » ( Théophile Gauthier ) 'Il n’y a pas de hasards — il n’y a que des rendez-vous.' ( Paul Éluard )

Le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque efficient, sinon de causes, au moins d'une reconnaissance de cause à effet d'un événement. Nous parlons de hasard : — quand nous nous retrouvons dans une situation imprévue ( Par hasard, Franky passait par chez nous et s'est arrêté pour prendre un thé et jaser. ) — quand nous ne savons pas ce qui s’est ou va se passer ( C’est le hasard qui décide de tout. ) — quand nous ne souhaitons pas entrer dans le détail des causalités pour toutes sortes de raisons ou que nous ne les connaissons pas. Deux incertitudes sont connotées par le terme : incertitude sur les causes (si causes il y a), et sur les conséquences (si conséquences il y a). Le hasard est, depuis l'antiquité, exprimé différemment lorsqu'il consiste en une expérience spirituelle subjective. Nous parlons alors de providence, de destin, de congruence, de synchronicité, de fatalité, etc. « La chances un hasard. le bonheur est une vocation. » ( Alexandru Vlahuta )

Chaque vingt-quatre heures est précieux puisque notre vie et notre volonté nous viennent d'une Puissance qui met à notre disposition toute sa sagesse, toute sa bonté, tout son amour. Nous pouvons faire confiance à Dieu et le remercier de nous guider. Notre mode de vie, c'est la simplicité même. Tout ce que nous avons à faire, c’est de remercier notre Puissance supérieure de nous guider aujourd'hui et aujourd'hui uniquement, de faire de nous des instruments de sa paix. « Le hasard est souvent heureux pour ceux qui se sont bien préparés à le recevoir. » ( Gilles Vigneault, L'Apprenti Sage )

Chère Puissance supérieure, nous nous inclinons devant le mystère de Votre sagesse. Nous allons cesser dès maintenant d'essayer de manipuler quoi que ce soit dans notre vie, et nous avons confiance que Vous nous gardez au bon endroit au bon moment, que Vous nous suggérez quoi écrire et répondre aux bonnes personnes pour la bonne cause, la vôtre. Nous sommes reconnaissants de toute Votre amour qui nous inonde tous et chacun. Nous nous réjouissons de la sagesse aimante de ce grand partenaire qu’est Dieu dans nos vies. « Mais si nous donnons la priorité au progrès spirituel — alors, et alors seulement, nous avons de bonnes chances de progresser. » ( 12x12, 12e Étape, page 131 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 15 décembre 2019

Pensées 15 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs d'entre nous se sentent coupables s'ils ne font pas quelque chose pour ne pas avoir pu régler leur problème avant qu'ils ne dégénèrent en catastrophe. Être incapables de lâcher prise et de vivre du détachement, ce n'est pas la même chose. Pour nous, c’est impossible de lâcher prise puisque nous n’avons pas prise sur quoi que ce soit. Souvent parce que nous n’avons pas de solutions immédiates dans des situations de crise, nous nous inquiétons, nous tournons en rond, nous doutons de nous-mêmes. Malheureusement, la plupart du temps le problème reste sans solution parce que les méthodes que nous utilisons pour le solutionner ne fonctionnent pas. Le refus de laisser aller cette illusion de prise et de se détacher nous empêche de découvrir de nouvelles méthodes pour solutionner nos problèmes.

Souvent ce que nous croyons être un problème, ce n'est qu'un symptôme d'autre chose. La peur de l’engagement est peut-être le fruit d'une croyance inconsciente comme croire que l’amour est une sorte de sentence de prison à vie ou qu'une relation implique de la dépendance affective. Nous ne pouvons faire face à une peur car elle est irrationnelle et encore moins bien la contrôler. Nous pouvons par contre passer à l'action même si nous avons peur. « Donnez-moi... le courage de changer les choses que peux… » Afin de solutionner définitivement une peur, il est nécessaire d'identifier et de changer les croyances quelquefois conscientes mais surtout inconscientes qui la génèrent. La même chose peut se produire avec le doute, l'inquiétude et les autres blocages et résistances dans notre vie. La psychologie émotivo-rationnelle suggère de changer les croyances conscientes & inconscientes qui produisent nos peurs. C’est comme tenter de fermer le robinet devant ce débordement émotif que nous ne pouvons pas contenir. À qui avons-nous demandé le courage de changer ? « L'histoire a démontré que la foi est synonyme de courage. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 77 ) Voir à la fin l’histoire de Charles Blondin — La vraie foi.

Ces fausses croyances ne sont pas à l'origine de notre situation de crise. Pour certaines personnes le détachement, c'est accepter ce qui se passe dans leur vie. Pour d'autres, la réponse ou l'art de se détacher, c'est de pardonner. Pour encore d'autres, c'est d'avoir confiance en Dieu, tel que chacun de nous Le conçoit et dans ce qu'Il veut réaliser à travers chacun de nous. Enfin pour plusieurs, c'est de croire en soi, en sa force de volonté, en son libre arbitre et ça, ça peut être fatiguant, même épuisant. « La foi transporte les montagnes. C’est vrai. La raison les laisse là où elles sont. C’est mieux. » ( Pierre Bourgault )

Le détachement manque son coup quand il s'agit de renoncer à quelque chose d'important pour nous. Nous ne pouvons vraiment renoncer à nos rêves, à nos désirs et à nos besoins. Lorsqu’une personne a un grand nombre de peurs et de blocages face à la réalisation de ses rêves, désirs et besoins, elle va seulement refuser de changer afin de ne pas avoir à faire face à cette montagne de peurs et de blocages. Malgré que plusieurs d’entre nous veulent changer des choses dans notre vie et en même temps, nous avons parfois peur de passer à l’acte. Le défaitisme se manifeste alors par des expressions comme « À quoi ça sert » — « Je n'y arriverai jamais ! » — « Je ne peux rien y faire » — « Ça ne marchera pas de toutes façons ». Est-ce que c'est du détachement ou de la résignation, du retrait, de l'apathie ? Est-ce que notre Ps est vraiment à la hauteur de réaliser ces changements ?

Nous avons découvert à travers notre cheminement que le passé est quelque chose de fini, coulé dans le béton. Nous n'y avons plus accès. Le pardon et le détachement sont tous les deux nécessaires. Il est possible de nous détacher de qui ou de quoique ce soit avec amour plutôt que d’essayer de changer ce qui ou ce quoi que ce soit. Notre ressentiment n’est là bien souvent que pour nous amener à prendre soin de nous-mêmes avec amour et pardon. Nous pouvons ainsi nous détacher de presque n'importe quelle obsession concernant les gens, les endroits, ou les choses, si telle est Sa volonté. Nous changer est un si grand défi que cela occupe notre Puissance supérieure à temps plein.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 14 décembre 2019

Pensées 14 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

La chiromancie est pour plusieurs l'art de percevoir les choses au travers des lignes de la main. Elle utiliserait les différences des mains pour établir des prédictions comme clés de notre destinée. Les voyantes utilisent principalement la main gauche pour leur indiquer notre potentiel. Pour elles, le pouce correspond à la force de caractère, l'index à l'ambition et au leadership, le majeur à la vertu, l'annulaire à l'imagination et l'auriculaire à la sociabilité. La chiromancie est une pratique divinatoire qui est très codifiée en ce que veulent bien signifier les lignes de vie, de tête et du coeur. Nous croyons que les voyantes sont très bonnes pour saisir les non-dits chez les personnes assez naives pour leur tendre la main et leur porte-feuille. Jeannette, la mère de Gilles tirait dans les feuilles de thé, toujours avec bonté et beaucoup de perspicacité.

« On a besoin de ses mains pour dire les choses que la parole ne traduit pas. » ( Anne Hébert, Le torrent ) Nos ancêtres européens 'parlaient' avec leurs mains, gesticulant sans cesse. Les italiens disent agir avec « la mano ». Loin de la 'Mano vera', la « main noire » qui symbolisaient la mafia italo-américaine qui est devenue la 'pieuvre', la Cosa Nostra, la mano représente la main, la main avec laquelle le chef réussit de bons plats et séduit notre palais. C'est cette touche magique que nos grands-mères ont presque toutes manifesté, cette habileté de tourner quelque repas ordinaire en quelque chose de merveilleux. Les cuisiniers qui ont 'la mano' savent comme par instinct quand les pâtes sont 'à la dente'. Ils ont cette sagesse parce qu'ils ont l'expérience et qu'ils ont porté une attention spéciale à ce qu'ils font. Ils ajoutent l'ingrédient qui bonifie la sauce. « Occuper ses mains pour faire taire son mental et descendre dans son coeur. » ( Soeur Anne ) Et si c’était notre Ps qui pacifiait ainsi notre coeur...

Plusieurs jardiniers ont aussi 'la mano'. Ils savent où couper pour faire une bouture et quand planter. Ils font leurs semis quand la lune est sur le déclin parce que les semis faits à la nouvelle lune sortent avec beaucoup d'énergie mais perdent de la vigueur en maturant trop vite et s'étiolant. Tout ce que ces pouces verts touchent se développe bien et fleurit. Plusieurs massothérapeutes ont aussi 'la mano'. Ils savent adoucir nos contractures, nos crispations mentales et faire circuler l'énergie bloquée par certaines émotions. Ils nous permettent de nous libérer de la plupart de nos spasmes et problèmes physiques. Certains sont à la fois jardiniers et massothérapeutes. Certains disent qu’ils ont un peu petit côté zen hors de l'ordinaire... Zen signifiant «bon», comme dans la méthode de résolution de problèmes Kaïzen qui signifie bon changement.

« Les problèmes les plus importants de la vie apparaissent comme insolubles. On ne peut pas les résoudre, on peut seulement les dépasser. » ( Carl Gustave Jung ) Einstein a dit toutefois : « Tout problème sans sa solution est un problème mal posé. » Nous remercions notre Ps, Dieu de nous guider et de pouvoir attendre son heure et sa façon, reconnaissant que le problème et la solution sont toujours entre Ses mains. Est-ce que ce serait là le vrai sens de 'la mano' ? Merci chère Ps de nous aider à voir clairement ce que nous devons faire, de nous donner la plupart du temps des directives claires et de nous inviter à tendre la main à quelqu'un qui souffre tout en demeurant détachés, sans attendre de résultats. Et pour en savoir plus sur l’origine du serment de Toronto « Je suis responsable…», notre déclaration de responsabilité qui nous invite à tendre la main à ceux et celles qui souffrent encore : http://www.youtube.com/watch?v=8hyviuYzurw (en anglais seulement) « Ouvrir mon cœur et tendre la main à tous ceux et celles qui comme moi, souffrent de compulsion alimentaire, c’est ma responsabilité. » – Engagement de responsabilité des OA

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 13 décembre 2019

Pensées 13 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« MERDE »
Lorsqu'étendue par ci et par là,
et au terreau mêlée, 
tourne en compost et
fait pousser le grain 
pour faire le pain
 que nous aimons sentir et bouffer.
Poème de Palmer Black, San Diego

« Un jardin est un enchantement pour les yeux et une consolation pour l’âme. » ( Saadi ) Dans notre jardin, même si tout y est au ralenti présentement, rien ou presque ne se perd ! Même le compost était il n'y a pas longtemps des végétaux qui sont désormais en décomposition, tout cela étant encore bien lent et malgré tout vivant, même sous la neige. Dans l'économie divine, chacun retrouve tout ce qu'il perd, égare ou laisse de côté. 'Donnons et nous recevrons', 'aimons et nous serons aimés' sont des proverbes qui accompagnent la vie et certaines circonstances. Le moment présent exige que ce soit ici et maintenant. Tout ce qui peut et doit se régler immédiatement n'attend pas qu'il y ait prescription. Perdre ses biens peut faire partie de ces retournements destinés à rétablir un équilibre. Ça fait surtout partie intégrale du plan de Dieu tel que nous le concevons. Nous donnons et nous recevons, ce qui est juste et équilibré comme le Yin et le Yang. Et si nous recevons, nous pouvons croire que nous avons aussi à donner en partage ce qui est à notre portée et selon nos capacités.

La codépendance se développe quand il y a dans notre environnement immédiat un problème d'alcoolisme ou une autre forme de dépendance ou de maladie chronique chez un membre de sa famille même élargie, chez un copain ou un ami. Dans notre beau pays de neige, il n'y a pas beaucoup de personnes qui échappent à cette maladie puisqu'un alcoolique affecte au moins quarante personnes autour de lui et que dire des dépendants, des outremangeurs, des joueurs, etc. Que des personnes aussi enchaînées que nous l'étions — et que nous le sommes encore par moment — par notre dépendance et aussi notre codépendance puissent nous en rétablir un jour à la fois, voilà bien la preuve qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes, Dieu tel que le concevons, nous couronne de grâce, d'amour et de tendresse. Merci, cher Dieu d'amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 12 décembre 2019

Pensées 12 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Chaque jour, notre cheminement avec le mode de vie des groupes d'entraide est source d'espoir et de vie pour nous et pour plusieurs dépendants et codépendants. Thomas S. Eliot a écrit : « Nous explorons sans relâche et nos voyages prennent fin lorsque, parvenus là d'où nous étions partis, nous découvrons cet endroit pour la première fois. » Le poète Joachim du Bellay écrivait d'un bien célèbre enfant prodigue : « Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage — Et puis est revenu, plein d'usage et raison — Vivre entre ses parents, le reste de son âge. »

Quelquefois, nous avons à la fois le cœur triste et heureux. Nous ne savons pas comment expliquer ce que nous ressentons comme de l'ambiguïté… Nous pouvons désirer chanter et pleurer, faire la fête et nous retrouver seul, vilipender ou railler la vie et en même temps, admirer toujours davantage dans l'émerveillement les belles choses que Dieu crée pour nous dans notre moment présent. « Le bonheur est lia seule chose qui se double si on le partage. » ( Albert Schweitzer )

La joie est une émotion très importante sur le chemin de la vie. Elle est faite d’une composante physique ( d'excitation, de rire, de sourire, de détente ) et d'une autre psychologique (d'ouverture, de pensées merveilleuses, de désir…). Cette composante psychophysiologique s’enracine aussi dans le monde des valeurs, ces choses importantes par dessus tout et qui nous font participer à ce qui est plus grand que nous, notre spiritualité, dans mon cœur, notre âme et notre corps. La peine n’est qu’une perception personnelle d'absence, de manque de joie. « Le bonheur est la seule chose qu’on puisse donner sans l’avoir et c’est en donnant qu’on l’acquiert. » ( Voltaire )

Ce qui nous permet de dépasser les douleurs, les doutes, les peurs et les incertitudes de notre quotidien, se manifeste parfois exceptionnellement sous la forme d'une douce et belle fleur, d’une blancheur étonnante et d’un parfum envahissant qui s'épanouit sous nos yeux. L'eau et l'engrais qui nourrissent cette fleur, c’est l’amour et le jardinier qui l'arrose doucement, c’est Dieu. Il suffit de nous abandonner à Lui, de tout vivre ça avec une profonde confiance en Sa gouverne. Il nous tient dans Ses bras avec une douceur maternelle et nous berce légèrement. La tranquillité dissout la fatigue. Il ouvre la route sur notre chemin et Il arrose Ses fleurs et ne les laisse pas flétrir. Certains jours, Il nous invite à poser quelques petits gestes pour Lui dans ce sens. « Les 4 secrets du bonheur : - Se réveiller - Déactiver l’alarme - Se tourner de l’autre côté - Se rendormir. » ( Anonyme )

Notre rétablissement et notre croissance personnelle sont des voyages de découverte de soi. Les cartes et les phares dont nous avons besoin se retrouvent dans notre mode de vie : les Douze Étapes, les Douze Traditions, les Douze Promesses et même les Douze Concepts. Nos parrains / marraines et même tous ceux et celles qui nous accompagnent dans cette aventure sont nos guides. Pour pleinement apprécier notre cheminement, le souvenir des paysages d'hier ne doit pas nous empêcher de voir ceux d'aujourd'hui bien que ce processus soit nécessaire pour ne pas trébucher sur les mêmes pierres d'achoppement. Dans le voyage de la vie, c'est le voyage et non la destination qui importe, un peu comme si c'était la vie qui venait à notre rencontre. Nous sommes la destination de chaque instant et notre pendule ou coucou n'indique jamais que le moment présent. Nos boussoles pointent vers le seul endroit que nous ne puissions jamais atteindre, celui où nous sommes déjà. La seule vraie liberté dont nous pouvons jouir se vit dans l'instant présent. Notre seule destination est dans l'ici et le maintenant. Merci chère Puissance supérieure de nous permettre de continuer à progresser si bien entourés. « Nous serons avec vous dans la Communion de l'esprit, et nul doute que vous croiserez quelques-uns des nôtres lorsque, vous marcherez courageusement sur le chemin de l'Heureux Destin. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.11 La vie qui vous attend, page 186 )

Merci la Vie !!!

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mercredi 11 décembre 2019

Pensées 11 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

La plupart d'entre nous voient et semblent comparer leur rétablissement à un cheminement sur le sentier de la vie ou à un manège de montagnes russes rempli d'aventures et de mésaventures ou encore pour faire simple à un voyage. Le rétablissement est un voyage continu, et cette route que nous suivons le plus souvent ensemble est celle précisément tracée par notre Ps et guidée par le mode de vie des Douze Étapes. « Ce n’est qu'au terme d'une longue route, marquée par une série de défaites et d'humiliations, et par la disparition totale de notre indépendance, que nous avons commencé à percevoir autre chose dans l'humilité qu'un état de profond désespoir. » ( 12x12, 7e Étape, page 81 ) Hier, plusieurs d'entre nous étions encore dans le désespoir et la détresse.

Hier est hier, aujourd'hui est bien aujourd'hui et demain, nous ne serons là que demain, ce demain qui est un autre jour (ce lendemain où les beignes seront gratuits à partir de minuit). Devons-nous vivre avec hier, sachant que nous aurons tant de lendemains à vivre pleinement un jour ? Aujourd'hui n'est aujourd'hui que parce qu'il y a eu hier, des expériences, des blessures, des peines et des joies ? Tous les instants de notre vie sont liés les uns avec les autres. Pour le metteur en scène, il n’y a pas de trou, de 'blanc' dans l’espace temps. Chaque jour apporte son lot de joies et de peines, plus ou moins profondes, plus ou moins indélébiles, chaque jour nous charge d’émotions, nous charge d'énergies, d'attentes, mais surtout, chaque jour s’écrit sur les bases des précédents et chaque jour constitue les fondations des lendemains… surtout le jour de notre anniversaire.

Qu’y pouvons-nous ? Pas grand chose, à part être guidés pour faire des choix. Sous la gouverne de notre Ps, nous allons choisir les bonnes ou mauvaises bifurcations sur notre chemin. Comme dans une grande randonnée, mais après tout, c’est celle de la vie, nous sommes sur un sentier, et nous cheminons. Parfois, il y a un chemin sur le côté, gauche ou droit, de travers, sentier de pierre, de pierres de touche, d'achoppement ou de gué, ou un chemin apaisant. À chaque fois la petite voix intérieure, cette présence qui nous invite à continuer tout droit, à prendre ce chemin-çi plutôt que celui-là, à quitter ce chemin que nous empruntons depuis déjà quelques temps et qui semble mener nulle part, à cheminer sous Sa gouverne. « N’allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n’y a pas de chemin et laissez une trace. » ( Ralph Waldo Emerson )

Dans notre vie, même si la carte semble tracée d'avance, nous hésitons et parfois nous restons immobiles plutôt que de changer. Parfois nous changeons pour un chemin semble-t-il plus agréable, plus attirant. Parfois, certains vieux membres ont laissé des traces sur les murs et sur l'écorce des arbres pour guider les suivants. Ces balisages sont là pour nous permettre de belles randonnées sans risquer de nous perdre en chemin. Certains nous ont partagé leur bonheur d’être sobres. « Le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte. » ( Sigmund Freud )

Dans notre rétablissement, il y a surtout le bonheur de ne pas avancer seul, de croiser longuement et longtemps au cœur de notre expérience des chemins déjà empruntés par d'autres. Partages, témoignages vécus sur les sentiers de la vie, et quelquefois, main dans la main, être tour à tour le guide de l’autre, avancer à plusieurs jusqu’à notre but ultime : en aider d'autres à cheminer. Avancer non pas pour avancer mais pour gravir ensemble ce que nous voyons comme une montagne. L’horizon se dégage enfin, le soleil luit même à l'ombre de ces chaînes et au creux de ces escarpements. Encore quelques mètres, quelques kilomètres et même avec une infinité de petits pas tant il est si bon de marcher ainsi, d’un pas égal, d’une même envie, d’un même rythme. Continuons de marcher ensemble ainsi. C’est si bon, si agréable de partager la découverte du moment présent, d’aller sans revenir, d’échanger et bâtir ensemble, en cheminant ensemble.

À notre arrivée dans le mouvement nous voyons et entendons souvent nous témoigner comment ils et elles ont affronté courageusement des circonstances toxiques et dévastatrices, nous donnant ainsi le courage et la bonne volonté de rester abstinents, et pour plusieurs, sobres un jour de plus. Les exemples de ceux et celles qui ont déjà exploré cette route du rétablissement nous servent de guide. Leurs messages et soutien nous indiquent les points de repère des Douze Étapes, et nous invitent à les vivre ensemble et à faire confiance en la sagesse collective qu'elles contiennent. Nous n'emportons rien comme bagage, ce dont nous avons besoin nous est fourni au moment opportun dans chaque détour de notre cheminement. L'expérience, l'espoir et la force des membres des groupes d'entraide nous ont appris que le plus grand bonheur de la vie est notre engagement à voyager ensemble en nous rétablissant. Allez voir ce clip de Sarah McLachlan pour admirer comment il y a des anges parmi nous et que nous les voyons pas nécessairement : https://www.youtube.com/watch?v=SnL1e4-NfaA

Merci la Vie !!!
Gilles

« Quelqu’un est assis à l’ombre aujourd’hui parce que quelqu’un a planté un arbre il y a longtemps. » ( Warren Buffett )

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mardi 10 décembre 2019

Pensées 10 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

LE 10 DÉCEMBRE EST LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS HUMAINS !

La journée mondiale des droits de l'homme a été instaurée en souvenir de l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme par l'Assemblée Générale des Nations Unies. Cela se passait le 10 décembre 1948, au palais de Chaillot à Paris. Ce texte, proposé par l'ONU en partie en réaction aux atrocités commises lors de la seconde guerre mondiale, établissait de façon universelle les droits inaliénables constitutifs de la dignité humaine. Il y a encore du chemin à faire de ce côté-là.

L'article premier stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». Merci à tous et chacun de respecter les droits des enfants, les droits des femmes et des hommes dans notre quotidien.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ou est-ce Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Pourquoi mettre en évidence l'existence d'une alternative plus simple, quand en gardant compliquée une situation, cela entretient une crise, une controverse ? Pourquoi faire fade quand on peut faire pimenté ? Parfois, nous essayons de comprendre le comment du pourquoi ou est-ce le pourquoi du comment. Le seul problème, c'est que ca manque un peu de laisser faire, de laisser aller... En anglais, le slogan suivant est souvent répété comme la dernière phrase du Dr Bob à Bill W. : 'Keep it simple, stupid !' (dont l’acronyme est KISS et la traduction littérale est : « Ne complique pas tout, idiot ! » )— 'Gardons ça simple !' (Par « ça », Dr Bob se référait au programme de rétablissement.)

Pour Platon, l'esprit de n'importe qui, fût-il esclave, contenait déjà tout le savoir possible et le travail de communication et d'écoute et toute forme d'enseignement consistaient dès lors à le mettre au jour. Descartes écrivit son discours de la méthode en français et non en latin, la langue savante de l'époque, de manière à être compris, et surtout des femmes, disait-il. Leibniz, qui fut avec Newton parmi les cerveaux le plus productifs de leur temps, se faisait fort d'expliquer les grandes lignes de sa pensée (pourtant parfois assez complexe) à n'importe quel honnête homme en un quart d'heure.

Merci mon Dieu de nous permettre de demeurer vraiment présent à nous-mêmes et aux autres en restant simple et en refusant de rendre compliquée la pratique de notre sobriété et du mode de vie dans un esprit de fraternité. ‘Fais du bien à ton corps pour que ton esprit ait envie d’y rester.’ ( proverbe amérindien ) Amène ton corps dans un groupe d’entraide et ta Ps fera les trois quarts qui restent. 'Si t’amènes ton corps dans un groupe d’entraide, c’est probablement ta Ps qui t’y a poussé.'

Merci la Vie !!!
Gilles

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