mercredi 24 juillet 2019

Pensées 24 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Certains d'entre nous ont connu ces « symptômes » : volonté de « s'endurcir », de montrer que nous sommes fait forts, d'essayer de ne montrer aucune émotion ou sentiment, de vivre une sensation de vide intérieur et émotionnel au point de perdre nos liens d'amitié, de même nous comporter en monstre ou en « malade »... Certains d'entre nous ont eu des moments où nous nous sommes sentis impuissants devant les autres. D'autres ont eu l'impression d'être une éponge, en attirant à soi des êtres dont les comportements sont néfastes ou toxiques. Alors pour nous protéger de la souffrance, plusieurs d'entre nous ont adopté une attitude de fermeture afin de ne montrer à personne ce que nous ressentons, dans le but de nous sentir plus forts. Et il y a là un hic, c'est que nous ne sommes pas capables de ne pas vivre sans aucune émotion ni agréable ni désagréable. Nous avons vécu coupés de nos émotions jusqu'a ce qu'un jour nous avons eu si mal que nous avons dû faire face à la musique même si ce n'était pas notre genre de tunes. C'est difficile d'essayer sans le secours ou avec l'illusion de séparation avec une Ps et à mesure que nous sollicitons l'aide de cette force, de cet Être suprême, ça devient de plus en plus libérateur. Nous pouvons aujourd'hui admettre que nous sommes des êtres tout simplement humains et aussi divins... et des personnes sensibles, même hypersensibles. « Le mystère de l'incarnation se répète en chaque femme ; tout enfant qui naît est un Dieu qui se fait homme. » ( Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ) et nous essayons de le modeler. « Chaque enfant a un dieu en lui. Mais en essayant de modeler l’enfant, nous transformons ce dieu en démon. » ( Anthony de Mello )

Eh ! Voilà ! Nous traversons les hauts et les bas de la vie sans avoir besoin de nous geler, de nous anesthésier de quelque façon que ce soit. Voilà qui est un grand miracle. Et pourtant, il y a plus encore. Chacune des promesses non seulement celles de la 9e Étape du chapitre À l’œuvre (page 94, 4e Éd., Comme résultat de ces Étapes...) mais bien toutes celles que nous retrouvons dans l'ensemble du Gros Livre se réalisent dans nos vies parfois tranquillement, parfois rapidement. Dieu fait aujourd'hui par nous ce que nous ne croyions pas capables de faire par nous-mêmes hier. Quel merveilleux mystère que ce plan secret qu'Il nous dévoile à chaque instant présent ! « Après tout, qu'est Dieu ? Un enfant éternel jouant à un jeu éternel dans un éternel jardin. » ( Shrî Aurobindo, Aperçus et pensées )

J'ai faim, dit Dieu
Dieu habite parmi les plus humbles des hommes.
Il est sur le tas de poussière, au milieu des forçats en prison.
Il se tient à la porte avec les délinquants juvéniles, demandant du pain.
Il accourt avec la foule des mendiants, partout où se distribuent des aumônes.
Il est parmi les malades.
Il fait la queue avec les chômeurs devant les bureaux de placement.
Il faut donc que celui qui voudrait rencontrer Dieu visite les cachots et l'hôpital avant d'aller à l'église, qu'il vienne en aide au mendiant debout devant sa porte avant de lire sa Bible.
S'il ne visite la prison qu'après être allé au temple, n'a-t-il pas retardé d'autant sa rencontre avec Dieu ? 
 S'il va d'abord à l'église et seulement ensuite à l'hôpital, n'ajourne-t-il pas d'autant sa contemplation de Dieu ? 
 S'il néglige de secourir le mendiant à sa porte, pour s'accorder la joie de lire la Bible, il court le danger de voir Dieu qui habite parmi les petits, s'en aller ailleurs.
En vérité, celui qui oublie les chômeurs oublie Dieu.
Toyohiko Kagawa, Méditations

Voir aussi à la fin le poème de Anthony de Mello sur ce même thème de rencontre avec Dieu.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 23 juillet 2019

Pensées 23 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Dieu n'abandonne jamais Ses enfants, mais Ses desseins sont insondables, et Il construit notre route à l'aide de nos propres pas. » ( Paulo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière ) Nous sommes des enfants de ce Dieu tel que nous Le concevons. Il nous communique la vie et le bonheur de ce moment d'éternité. Saint Augustin considérait le désir du ciel comme étant non seulement l'expression de la vertu d'espérance mais aussi comme portant en lui un grand acte d'amour, capable de détacher notre cœur de tous les biens passagers et des plaisirs de la terre pour l'attacher de plus en plus intimement à Dieu. Tous les biens matériels et les plaisirs de la terre sont pour nous des cadeaux de la vie à chacun de ses habitants temporaires. Ce ne sont pas des éléments essentiels ou nécessaires, bien que plusieurs apparaissent comme indispensables. Plusieurs passent beaucoup de temps à demander à leur Être suprême pour quelques ou d'innombrables possessions qu'ils n'ont vraiment guère besoin.

« C'était le début d'une authentique relation avec les hommes et avec Dieu. » ( 12x12, 5e Étape, page 64 ) Pour nous ce n'est pas uniquement le début mais bien la découverte que nous avions entretenu une illusion d'être séparés de notre Ps, de nos frères et soeurs humains, de ce grand tissu qui se nomme humanité. « Les dieux jettent les dés et ne demandent pas si nous avons envie de jouer. » ( Paulo Coelho, Sur le bord de la rivière Piedra )

Neale Donald Walsch a écrit dans son livre Conversations avec Dieu : « Vous devez cesser de voir Dieu comme étant séparé de vous, et de vous voir comme étant séparés les uns des autres. La seule solution est l’Ultime vérité : rien, dans l'univers n’est séparé de quoi que ce soit. Tout est intrinsèquement relié, irrévocablement. » « Dieu, qui connaît le mieux les capacités des hommes, cache ses mystères aux sages et aux prudents de ce monde, et les révèle aux petits enfants. » ( Isaac Newton, Écrits sur la religion ) Lorsque nous croyons vivre d'après notre seule volonté, nous avons aussi l'illusion de ne penser que par nous-mêmes, et de penser seulement à nous-mêmes. Nous oublions que nous ne formons qu'une petite parcelle indivisible du monde et que, quelle que soit la force personnelle dont nous disposons, elle nous vient d'une Puissance supérieure. Nous n'avons pas vraiment de choix et pour nous c'est ok comme ça. Puisque c'est Dieu tel que nous Le concevons qui mène. De temps à autre, notre Ps nous permet de croire que nous sommes les esclaves de notre volonté personnelle, d'avoir des revendications déraisonnables et d'être frustrés parce que la planète ne tourne pas dans le sens que nous le voulons. Et aussi Elle nous permet de croire que nous pouvons capituler, lâcher notre illusion de prise, chercher à connaître la volonté de Dieu, obtenir la force de l'exécuter, et refaire la paix avec le monde. Réfléchir, prendre des initiatives et élaborer des projets sérieux, c'est l'expression de la volonté de Dieu qui est la source de ces idées et impulsions et aussi l'énergie qui nous habite pour les réaliser. « N'oublie pas que c'est dans ton cœur d'enfant de Dieu que la terre et le ciel se rejoignent vraiment. » ( Josemaria Escriva de Balaguer ) La tête (en symbolique le ciel) et le cœur (en symbolique la terre) sont quasi inséparables depuis que la guillotine a été remisée. Cette illusion de séparation ressemble à celle que nous avons entretenu entre notre Ps et nous-mêmes. Nous formons tous ensemble un tout sur le plan personnel et impersonnel, un grand tissu humain sur cette terre. Merci de faire partie de ce tout.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 22 juillet 2019

Pensées 22 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Lorsque nous voyons ce qu’il y a de mieux chez les autres, c'est aussi ce qu'il y a de mieux chez nous. Il y a toujours quelque chose à aimer chez les autres. Si nous ne trouvons rien de bien, de bon à reconnaître chez les autres, nous sommes probablement nous-mêmes dans une période noire, très sombre, et nous sommes probablement en train de nous attarder sur nos propres défauts et faiblesses. Ceux et celles que nous côtoyons, ceux et celles qui nous ont permis de nous rétablir, font de nous un reflet de ce que Dieu, tel que nous le concevons, a comme intention pour chacun de nous. Il a cette influence sur tous et chacun.

« Aimons toujours ce qu'il y a de meilleur chez les autres et ne craignons jamais ce qu’il peut y avoir de pire en eux ». ( Grapevine - janvier 1962 — Réflexions de Bill, page 203 ) Il nous arrive de considérer nos émotions comme des obstacles, des erreurs ou des faiblesses. Nous avons cherché à les geler, à les contrôler et à les empêcher de se manifester quelquefois sous des anesthésiants comme des tonnes de nourriture ou parfois seulement quelques aliments déclencheurs. Par exemple, au moment où nous nous adressons à une certaine personne qui nous intimide, nous devenons nerveux et tendu et nous considérons que c'est un dur moment à passer ! Nous voudrions être à notre meilleur, mais au lieu de ça nous rougissons, nous bafouillons. La plupart du temps, ça ne nous dérange pas d'être énervé, seul chez nous, mais à ce moment, toutes nos réactions nous nuisent en nous empêchant de faire ce que nous voulons. À chaque moment, nos réactions émotives nous indiquent dans quelle mesure nos besoins sont satisfaits ou sont insatisfaits. Elles nous montrent jusqu'à quel point la situation ou les évènements nous conviennent vraiment ou pas du tout. Soit la situation ou soient les événements font yeark ! ou chantent dans nos cœurs quelque murmure comme yum-yum ! « La haine n’est le plus souvent que de l’amour blessé, que nous maltraitons encore plus avec l’accumulation de nos ressentiments. » ( Jacques Salomé ) L’amour blessé, est quelquefois un passage obligé.

Toutes ces circonstances peuvent dégénérer jusqu'à une cuite sèche. « La colère, ce luxe que peuvent parfois se payer des gens mieux équilibrés, pouvait nous garder indéfiniment dans une sorte d'ivresse émotive. Souvent, ces 'cuites sèches' dans nos sentiments nous ont conduits directement à la bouteille. Il en était de même des autres émotions fortes, comme la jalousie, l'envie, l'apitoiement ou l'humiliation. » ( 12x12, 10e Étape, page 101 ) Nous pouvons comparer l'état d'ivresse mentale à un escalier pernicieux qui descend vers un état de crise psychologique. C'est le passage dangereux que nous empruntons si nous refusons de prendre au sérieux nos émotions et si nous refusons de tenir compte des messages qu'ils cachent. Cet escalier très glissant nous pousse à continuer toujours vers un bas-fond ; seuls, c’est impossible de changer de direction. Notre Ps, le rétablissement et l'entraide peuvent nous permettre de rebrousser chemin vers une vie saine et satisfaisante. Tous les êtres humains, y compris tous les membres de nos groupes d'entraide et nous-mêmes, souffrent jusqu'à un certain point de faiblesses émotives. « On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui. » ( Jean-Paul Richter ) Les objectifs de notre Puissance supérieure semblent être de nous permettre de développer de la tolérance, de nous refléter nos propres faiblesses et de découvrir ce que signifie l'amour authentique du prochain. Cet amour attise cette étincelle qui rapidement s'enflamme. Grâce aux Douze Étapes et à l'amour des autres membres de nos groupes d'entraide en rétablissement, nous en venons à nous épanouir ensemble et devenons des êtres humains pleins de vitalité tels que notre Puissance supérieure veut que nous soyons. Nous profitons alors de la vie. « Donnons à ceux et celles que nous aimons des ailes pour s'envoler, des racines pour y revenir et des raisons pour vivre. » ( Dalai Lama )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 21 juillet 2019

Pensées 21 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour. » ( Saint François de Sales ) L'amour, en potentiel en chacun, est notre pain quotidien, donne un sens à notre existence et est fait d'un élan vers soi et vers autrui. Il est vital d'aimer et de se sentir aimé comme de pouvoir partager le capital d'amour dont chacun est dépositaire. L’être humain a besoin d’être en relation avec les autres parce que dès avant sa naissance, il reçoit la vie de deux personnes qui font l'amour et grandit dans la dépendance de sa mère et de son père et puis des personnes de son entourage. Il faut presque trois ans à l’enfant pour acquérir l’autonomie, la station debout, la marche et la course, puis la parole qui lui permet d’exprimer ses besoins, car il dépend des autres pour sa survie, mais aussi de répondre à l’affection des siens, et d’exprimer sa capacité de « faire les choses tout seul ».

J’aime bien cette citation : « On ne mesure pas l’amour d’une personne à l’envie de coucher avec elle, mais au plaisir de dormir à ses côtés. » ( Pierre Brunet ) Et aussi celle-ci : « Il doit exister entre l’amour et l’amitié un sentiment infiniment précieux et délicat qui s’appelle la tendresse. » ( Marie-Bernadette Dupuy ) Nous ne sommes donc pas seuls à nous être sentis seuls ou mal aimés sur cette terre. Plusieurs gardent au fond d'eux-mêmes la nostalgie de cette époque de leur histoire personnelle, où quelques-uns s’occupaient d'eux et où ils se sentaient reliés à leurs proches par cet échange d'amour et à leur conjoint par mots d'amour et des mamours. Curieusement comme nous en avons reçu beaucoup et en même temps pour quelques-uns parmi nous trop peu, nous sommes enclins à donner beaucoup. Quelques-uns ont le sentiment d’avoir été frustrés sur le plan affectif, et ils cherchent à obtenir de leur entourage ce qu'ils estiment ne pas avoir reçu petits. Le manque affectif devient un besoin à satisfaire de toutes les manières possibles, au détriment de toute relation interpersonnelle. Plusieurs cherchent à prendre chez les autres ce qu’ils n’ont pas eu, au risque de les déposséder et de s’en servir par intérêt personnel pour assouvir ce manque virtuel qu’aucun être humain ne peut satisfaire.

Le frère Marie-Victorin dans son merveilleux livre La Flore Laurentienne, cette œuvre maîtresse dans laquelle il dresse l’inventaire floristique de la vallée du Saint-Laurent, au Québec nous suggère entre autres de nous faire une tisane avec les sommités fleuries de l’herbe à dinde, l’achillée mille-fleurs que nous retrouvons partout sur le bord des routes et des jardins, une tisane pour déclarer notre amour. Ce n’est peut-être pas suffisant pour devenir un bon chanteur de pomme. Il parle aussi de la savoyane, la cotise trifoliée ou racine jaune, pour éteindre les ‘feux sauvages’… de l’amour. En effet, ce bon guide nous décrit la racine de cette renonculacée comme offrant un large spectre antimicrobien et antibiotique naturel. Facile à trouver sous les érables à sucre (Acer saccharum) il suffit de regarder dans la mousse de sphaigne dans presque toutes les érablières d'au moins deux 'petites' régions connues comme les Appalaches et les Laurentides.

Juste pour aujourd'hui, nous avons besoin de reconnaître que nous sommes guidés, nous avons besoin de nous sentir aimés et puis un jour, nous découvrons que nous sommes comblés et soutenus par une Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous allons assister à une réunion, tendre la main à quelqu'un, et remercier notre Puissance supérieure pour notre abstinence, notre sobriété émotive et pour tous les cadeaux de chaque instant présent de cette journée.
« Soulagés de leur obsession alcoolique et incapables de s’expliquer la transformation de leur vie, ils en sont venus à croire en une Puissance supérieure et, dans la plupart des cas, à mentionner le nom de Dieu. » ( 12x12, 2e Étape, page 30 ) Nous en sommes venus à reconnaître l'amour dans des gestes simples qui se manifestent dans les témoignages et les gestes de nos amis les membres de nos groupes d'entraide. « L’amour, ce n’est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais faire des choses ordinaires avec tendresse. ( Jean Vanier )

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 20 juillet 2019

Pensées 20 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

En particulier en ces temps doux de l'année, si nous aimons tant nous investir dans nos jardins, c’est peut-être à cause de nos origines qui remontent à Adam et Ève au jardin d'Eden. « Si nous ne savons pas où nous allons, regardons au moins d’où nous venons. » (proverbe Bénin). Si nous venons d’un jardin... comment faire pour ne pas retourner vers un jardin ? « Eden » signifie délice. La région de la terre où se situait probablement ce paradis est assez controversée : certains pensent que ce serait l’Arménie (c’est là que l’Euphrate prend sa source). D’autres pensent que ce jardin des délices se situait en Babylonie à l’ouest du golfe persique. Il y a aussi un jardin botanique qui porte le nom de jardin d'Eden à l'Île de la Réunion qui est aussi un petit paradis pour ceux et celles qui l'ont visité. « Le paradis n'est pas un espace et ce n'est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c'est simplement d'être soi-même parfait. » ( Richard Bach, Jonathan Livingstone le goéland ) Pour quelques-uns d'entre nous, le paradis se situe en nous dans un contact conscient avec Dieu, tel que nous Le concevions, qui se situe où nous sommes ici et maintenant, en harmonie avec Sa volonté.

« Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le paradis. » ( Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine ) Les groupes d'entraide nous montrent qu'il faut cultiver le jardin de notre vie… Il n'y a pas de mauvaises herbes : il n'y a que des manques et des trop pleins. Puisse ce jour en être un de merveilleuses surprises pour chacun de nous, comme de découvrir des cornichons qui ne demandent qu'à être cueillis avant qu'ils ne soient trop gros. Et pour en être conscients et nous rétablir à l'aide de ses surprises, il nous faut que trois éléments essentiels : l'honnêteté, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté. Tout ce que nous avons à faire pour que ces merveilles se produisent, c’est de « pleinement consentir » et de le « demander humblement » ; pour chacun de nous, cela signifie que « de moi-même, je ne suis rien, c’est le Père qui agit en moi » ( Réflexions quotidiennes, page 210 ). « Il est le Père et nous sommes ses enfants. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 page 70 ) Cette Puissance suprême, ce Dieu tel que nous Le concevons tous et chacun à notre manière, agit en nous et chez chacun de nous, permet à toutes ces merveilles de nous surprendre. « Les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus. » ( Marcel Proust, Le Temps retrouvé ) Les vrais paradis sont ceux que notre Ps a prévu pour nous dans chacun des moments de cette journée que nous en ayons conscience ou non, que nous les nions ou non et même ceux que nous voyons comme des pierres d'achoppement et éléments d'un chaos. Et si ce désordre, ce chaos faisait partie du plan divin ? Voici quelques citations pour vos réflexions : « Le paradis n’est pas un lieu, c’est un état d’âme. » ( Georges Barbarin ) — « Le paradis n’est pas sur Terre, mais il y en a des morceaux. » ( Jules Renard ) et cette autre : « Le paradis de la terre se trouve entre les seins d’une femme, sur le dos d’un cheval, dans les pages d’un livre. » ( proverbe arabe )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 19 juillet 2019

Pensées 19 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. » ( Eleanor Roosevelt )

Le discours de Martin Luther King, Jr. « I Have A Dream » est considéré comme un chef-d'œuvre de rhétorique ( lire la traduction française de ce brillant discours à l'adresse suivante http://english-zone.com/holidays/mlk-dreamf.html ). Mais qu'est-ce que c'est que la rhétorique ? Platon a décrit la rhétorique comme « l'art de l'enchantement de l'âme ». Cicéron a écrit : « La rhétorique est un grand art qui comprend au moins la présence de cinq arts : création, disposition, élocution, mémoire et prononciation. » Francis Bacon a écrit : « Le devoir et le but de la rhétorique, ce sont l'art d'appliquer la raison à l'imagination pour y engager la volonté. » George Campbell a écrit : La rhétorique est « l'art ou le talent par lequel le discours est adapté à sa fin. Les quatre fins d'un tel discours sont d'éclairer la compréhension, l'imagination, solliciter la passion et influencer la volonté. » Dans ce discours, Martin Luther King, Jr. a parlé de voir ses rêves se réaliser, et principalement de son désir d'un avenir où les Noirs et les Blancs entre autres coexisteraient harmonieusement sur un pied d'égalité. Il avait livré ce discours célèbre le 28 août 1963, sur les marches du Lincoln Memorial : « I have a dream today ! » Voir le vidéo clip : http://www.youtube.com/watch?v=jzorKztL3hQ

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité. » ( Antoine de Saint-Exupéry ) Et aussi dans le même sens du même auteur : « Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve. » ( Antoine de Saint-Exupéry )

« Tout commence par un rêve. » ( Francis Bernier — https://www.youtube.com/watch?v=rWNqe-06so0 ) « La pratique des onze autres Étapes des AA oblige à des attitudes et à des gestes que ne sauraient imaginer la plupart des alcooliques qui boivent encore. » ( 12x12, 1ère Étape, page 26 ) Dieu tel que nous Le concevons a pris de drôles de moyens et de détours pour enchanter notre âme, pour nous charmer et nous attirer dans son giron. En nous rétablissant avec le mode de vie des groupes d'entraide, nous trouvons souvent qu'il y a plus de rêves qui se réalisent dans nos vies et se manifestent dans notre réalité, et ce, plus que nous n'aurions jamais pu l'imaginer. Juste pour aujourd’hui, nous remercions notre Puissance supérieure d’abord de nous donner des rêves qui sollicitent notre passion puis de permettre que nos rêves se réalisent selon Sa volonté. « Ce monde de rêve a fait place à un désir profond d’utilité, accompagné d’une conscience toujours plus vive de la présence de Dieu dans nos vies. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 147 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 18 juillet 2019

Pensées 18 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Un merci est un sourire dissimulé dans les voiles enchevêtrées du cœur » ( Marie Mineza )

Merci (prière à l’origine inspirée de Michel Quoist modifiée légèrement)
Merci, chère Ps, Merci.
Merci pour tous les cadeaux que Tu m'as offerts aujourd’hui et la gratitude que tu mets dans mon coeur.
Merci pour tout ce que j'ai vu, entendu, reçu.
Merci pour l'eau qui m'a réveillé, le savon qui sent bon, le dentifrice qui rafraîchit.
Merci pour les habits qui me protègent, pour leur couleur et pour leur coupe.
Merci pour le journal fidèle au rendez-vous, pour le sourire du matin de mon amoureuse, les sérieuses réunions qui se poursuivent et le match gagné de l’équipe que je supporte.
Merci pour le camion-poubelle et les éboueurs qui l'accompagnent, pour leurs cris matinaux et les bruits de la rue qui s'éveille.
Merci pour mon travail, mes outils, mes 'efforts personnels', ces belles illusions que ma Ps entretient.
Merci pour le froid métal en mes mains, pour les services que ces outils me rendent dans le jardinage.
Merci pour Carol qui m'a prêté son temps, René qui m'a donné une belle citation pour illuminer mon matin. Merci pour la rue accueillante qui m'a porté, pour les devantures des magasins, pour les voitures, pour les passants, pour toute la vie qui coulait rapide entre les murs ajourés des maisons.
Merci pour la nourriture qui m'a soutenu, pour le jus d'oranges qui tantôt m'a désaltéré.
Merci pour la moto qui autrefois m'a conduit là où je désirais, pour le vent qui m'a caressé le visage et pour la Vie qui m'a salué au passage.
Merci pour les enfants que j'ai regardé jouer sur le trottoir d'en face,
Merci pour la planche à roulettes d’un voisin et pour l'air drôle qu'il avait lorsqu'il est descendu la côte à toute allure.
Merci pour les bonjours qu'on m'a souhaités, pour les poignées de mains que j'ai données, pour les sourires qu'on m'a offerts.
Merci pour ma chérie qui m'accueille à la maison, pour son affection discrète, pour sa parfois silencieuse présence.
Merci pour le toit qui m'abrite, pour la lumière qui m'éclaire, pour les messages FB qui chantent en moi comme les gratitudes de Véronique. Merci pour les traductions de la revue Lifeline qui illuminent mes matins.
Merci pour les boutures et jeunes plants de fleurs, un petit chef-d'œuvre de la nature dans ma fenêtre.
Merci pour la nuit paisible.
Merci pour les étoiles et la lune que je n’ai pas eu à décrocher.
Merci pour le silence.
Merci pour le temps que Tu m'as donné.
Merci la Vie.
Merci pour la grâce de Dieu, Sa rédemption, Son pardon.
Merci d'être là, cher Être suprême.
Merci de m'écouter, de me prendre au sérieux, de recevoir en Tes mains la gerbe de mes dons pour l'offrir à notre Père.
Merci pour TouT
Merci.

« Nous remercions Dieu du fond de notre coeur pour nous avoir permis de mieux Le connaître. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l’oeuvre!, page 85 ) Savoir dire merci, éprouver de la reconnaissance profonde ou même superficielle à l’égard de la Vie, des gens : ceux et celles que cette dernière met sur notre chemin et des événements. Et si c'est par cette attitude de gratitude que commence le bonheur ? Merci est le mot-clé d'un art de vivre qui se développe dès que nous avons appris à décoder cette gratitude, cette belle reconnaissance de notre épanouissement, de notre rétablissement et de la paix qui nous habite. Aujourd'hui, nos prières consistent surtout, pour ne pas dire « tout le temps », à remercier notre Puissance supérieure pour notre abstinence, pour notre sobriété et pour toutes les merveilles de ses dons. « … afin que les grâces reçues ne nous déforment jamais, et pour que nous puissions vivre pour toujours dans la plus profonde gratitude envers Celui qui est le maître de nos destinées. » ( 12x12, Traditions — version intégrale, page 217 ) Merci pour TouT.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 17 juillet 2019

Pensées 17 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches ? Archi-sèches ? Plusieurs membres des groupes d'entraide qui vivent avec succès le mode de vie des 12 Étapes se rendent compte qu'ils ont des moments où ils ont l'impression d'être en manque de sobriété émotive. Le manque de sobriété émotive dans les groupes d’entraide est qualifié par les expressions ‘cuite sèche’ ou 'ivresse mentale'. Pour les mêmes symptômes, la psychologie parle plutôt de comportements, de signes et symptômes avant-coureurs de psychose, ou de délire, c’est-à-dire d’une perte de contact avec la réalité (Délire : du latin de lira, hors du sillon, hors des rails, « déconnecté ».) En fait, la personne qui est atteinte d'une dépendance ou d'une codépendance et qui n'a pas consommé de nouveau ou répété les comportements toxiques typiques de ses gestes désordonnés de son actif et qui est ainsi affectée est habituellement déconnectée du mode de vie. « Nous croyons, pour la plupart, que la tolérance des travers et points de vue d'autrui, et le respect des opinions de chacun sont des attitudes qui permettent d'être d'un plus grand secours aux autres. Notre vie même, parce que nous sommes des ex-buveurs, dépend de notre souci constant des autres et de la façon dont nous pouvons leur venir en aide. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.2 Il y a une solution, page 23 ) Un nouveau livre est apparu depuis plusieurs mois sur les tablettes des publications La sobriété émotive : L’idée de grandir dans la sobriété est différente pour chacun de nous, et peut évoluer avec le temps. Mais une chose semble vraie : les récompenses dans la quête de la sobriété émotive sont la sérénité, l’équilibre émotionnel et une joie de vivre accrue. Ce sont des histoires choisies dans la revue AA Grapevine montrent que lorsque les personnes en rétablissement ont la volonté de travailler le programme pour trouver des solutions plutôt que de rester coincées dans leurs problèmes, elles peuvent laisser tomber la peur, mettre de côté les exigences égoïstes, pratiquer l’amour altruiste et se connecter davantage à leur Puissance supérieure, leur famille et leurs compagnons.

« L’ivresse est un changement de pays, on est à mille lieues de soi quand on est ivre. » ( Adolphe d’Houdetot ) Supposons quelqu'un qui se présente en état d'ivresse dans une réunion, dans un congrès des Alcooliques Anonymes et qui est tout à fait sûr de ne pas être alcoolique. Il peut être bien saoûl dans une réunion ou dans un congrès des AA mais il n'est pas alcoolique. « Oh non, jamais de la vie ! » Il vient là uniquement pour voir ce qu'il pourrait faire pour aider un de ses copains qui a un petit problème de p-poisson ! A-t-il perdu contact avec la réalité ? Ne tient-il pas des propos bizarres ? N'est-il pas en état de psychose ? Une psychose qui dans ce cas-ci peut être induite par une substance, l’alcool, la bouffe, le jeu ou par des comportements comme la recherche compulsive de contrôle. Le cuite sèche ou l’ivresse mentale se produit sans la substance mais en présence des mêmes comportements toxiques et souvent en l’absence aussi de parrainage et de réunions fréquentes. Pour acquérir une sobriété émotive, il nous a fallu et nous faut encore de la maturité, de l'équilibre, de l'humilité dans nos relations personnelles, dans nos relations avec nos semblables et avec Dieu.

Certains d'entre nous se refusent à l'expérience des autres qui les entourent. Certains membres cherchent encore la solution par leurs propres efforts et moyens : « Je suis capable tout seul ». C'est un peu comme ramer dans une chaloupe avec une seule rame. D'autres semblent parler de leurs expériences et de l'esprit du mode de vie et sont quand même incapables de le mettre en pratique dans tous les domaines de leur vie. C’est comme ramer dans une chaloupe avec une seule rame à la fois mais cette fois, en alternant d’un bord à l’autre et en godillant. Si Dieu nous a délivrés de notre dépendance ou de notre codépendance, il peut en faire de même avec nos défauts si nous sommes prêts à ce que ce Dieu d'amour les élimine et si humblement nous Lui demandons de les faire disparaître.

Avec l'aide de Dieu et du mode de vie des groupes d'entraide, nous sommes libres de vivre et d'aimer ; nous sommes capables de faire ce qu'il faut pour atteindre une sobriété émotive avec Sa grâce. Aujourd'hui, nous prenons soin de nous en établissant des limites raisonnables avec les gens qui nous entourent et en rétablissant les liens qui ont été brisés avec ceux et celles qui nous entourent. Aujourd'hui, nous arrivons à exprimer assez clairement ce que nous croyons acceptable et inacceptable, agréable et désagréable, ce qui fait monter un yeark, un ok ou même un yum-yum !

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 16 juillet 2019

Pensées 16 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Quelque chose change vraiment dans nos vies. La lumière divine nous sort de l’obscurité. Nous avons des souvenirs, des images de nuits profondes, de désert, de folie et de silence. Nous pouvons aujourd'hui réagir, méditer, nous tenir près de notre cœur, apprendre à dire merci, apprendre aussi l’humilité, le don et l’amour, et consentir à nous détendre et à nous apaiser. Au cœur de nos contradictions, nous pouvons reconnaître nos luttes, et tout accepter pour retrouver la Voie ( ou était-ce la Voix ? Ce besoin irrépressible de dire, de témoigner, de partager, d’écouter, d’entendre ce que ma Ps veut bien me communiquer ). Nous sommes enfants de Dieu... et de Lui… viennent notre destinée, la plénitude que nous ressentons. Dieu tel que nous Le concevons, merci aussi pour Ta présence, Ta bienveillance et Ta clémence à notre égard…

Les groupes d'entraide nous rappellent que chaque jour, nous méritons et bénéficions de l'amour de notre Puissance supérieure. Nous y avons découvert que nous sommes des êtres humains dignes de ce qualificatif, dignes d'amour, de respect, de beauté, de confiance, de paix et de détente. « C'est en se plantant qu'on devient cultivé. » ( proverbe yiddish ) Alors nous avons mis en terre les plants de tomates le 13 mai pour en déguster une cette semaine.

Au milieu de nos prières et méditations, nos cœurs chantent des louanges et expriment leur gratitude tandis que nous respirons une bonne bouffée d'air frais, au rythme de ces inspirations, de ce souffle de vie, tandis que nous écoutons les oiseaux ou le tonnerre d'hier soir et que nous nous rendons compte de la joie d'être vivants aujourd'hui. Merci mon Dieu ! « Aucun être humain n'éprouve d'autre joie que la sensation d'être vivant lorsqu'elle devient intense. » ( Pascal Quignard ) Et combien la vie est intensément magnifique en rétablissement…

« Il faut se concentrer sur ce qu'il nous reste et non sur ce qu'on a perdu. » ( Yann Arthus Bertrand ) Ce qui nous reste, c’est le moment présent et Sa présence. Bien souvent nous n'avons pas à nous taire intérieurement afin d'entendre ce que Dieu a à nous dire, car c'est aussi Lui la plupart du temps pour ne pas dire tout le temps qui s'exprime ainsi. Nous ne sommes pas séparés de Lui, même lorsque nous nous sentons seuls ou rejetés. Parfois par la prière et la méditation, Il se contente de nous apaiser en permettant de sentir tendrement Son amour dans le silence de nos cœurs. À d'autres moments, Il nous donne le courage et la bonne volonté de nous exprimer face à certaines personnes ou d'agir dans d'autres circonstances ou situations en regardant la réalité en face.

« Mon Dieu, je m'offre à vous pour que vous fassiez de moi et avec moi comme bon Vous semble. Délivrez-moi de l'esclavage de l'égoïsme pour que je puisse mieux faire Votre volonté. Éloignez de moi les difficultés de sorte que ma victoire sur elles soit, pour ceux et celles que j'aurai aidés, un témoignage de Votre force, de Votre amour et de Votre mode de vie. Que j'accomplisse toujours votre volonté ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap.5 Notre Méthode, page 71 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 15 juillet 2019

Pensées 15 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Ébahis du rétablissement spectaculaire d'un frère alcoolique, il nous arrivait de discuter de son cas entre nous en dévoilant des détails intimes et bouleversants que son parrain seul aurait dû connaître… Il était évident qu'il ne fallait pas révéler le nom d'un membre, s'il le désirait, non plus que son histoire. » ( 12x12, 12e Tradition page 208 ) « L'oreille est le chemin du cœur. » (Francois-Marie Arouet, nom de plume : Voltaire) Il s'agit en effet d'écouter la personne qui désire être écoutée et lui dire que nous pouvons l'aider ainsi. C'est souvent la première démarche que fait cette personne pour résoudre un problème ou pour comprendre ces émotions venant du cœur. Elle en parle devant nous qui l'écoutons. Parfois, c'est nous qui avons besoin de nous sentir écoutés. Une écoute attentive de l'autre suscite en nous des échos et réactions émotionnelles, bien naturelles. Il peut être nécessaire de différer l'expression pour laisser l'autre aller au terme de son propos.

Voici comment nos parrains et nos marraines nous écoutent :

  • - Laissons parler le / la filleule : comment pouvons-nous écouter si nous sommes en train de parler ou de réfléchir à ce que nous allons dire ?
  • - Mettons à l’aise le / la filleule : au départ, simplement parler de soi pour lui montrer que c'est possible.
  • - Montrons que nous voulons écouter, que nous sommes intéressés ( ne pas faire autre chose en même temps ).
  • - Evitons toute distraction, pas de téléphone.
  • - Nous mettre à la place de l’autre pour comprendre son point de vue est impossible. Nous ne pouvons pas vraiment user d’empathie.
  • - Soyons patient : ne pas interrompre, à moins que notre filleul soit en ivresse mentale ou en rechute, et pour faire cesser le délire qui accompagne ces états.
  • - Restons calme : nous énerver n’est le reflet des émotions que son propos éveille en nous.
  • - Ne faisons pas de critique, surtout pas agressive : cela entraîne de sa part des comportements de défense.
  • - N'hésitons pas à poser des questions : cela montre que nous écoutons et encourage l'autre à continuer.
  • - Nous ne pouvons pas être toujours attentif à l’autre, tout le temps. Est-ce nécessaire pour l'autre ?
  • - La plupart des parrains et marraines ont appris à écouter avec leurs propres écoutants.
  • - Ils ont un grand cœur et des grandes oreilles. Le meilleur parrain que la vie a mis sur notre chemin était sourd. Il n’a jamais répété une confidence. Et il ne s’est pas perdu dans des conseils accessoires.

Au sujet de l'écoute, j'ai trouvé ce poème (signé Mitch).
« Si l'oreille est le chemin du cœur et de l'âme...
alors, écoute, écoute...
Les rires des enfants qui éclatent au jardin
Écoute, écoute...
Le vent qui porte la bonne nouvelle
Écoute, écoute...
La mer qui bat la falaise, c'est le cœur du monde qui bat
et envoie son message
Écoute, écoute...
Le muet qui passe son message d'espoir
Écoute, écoute...
Ton amie qui te dit ô combien, elle a besoin de toi
Écoute... et ouvre grand ton chemin du cœur. »

Quand nous sommes submergés dans nos propres difficultés, nous sommes reconnaissants qu'aucun membre de nos groupes d'entraide ne nous surveille, pour nous dire que nous prenons non pas trop mais beaucoup de temps pour changer ou pour nous rétablir. Une bonne oreille qui nous écoute sans nous juger et un grand cœur peuvent s'avérer un grand bienfait et curieusement nous apprendre à faire de même. Souvent dans l'écoute, l'écoutant ( le parrain ou la marraine) est celui ou celle qui a besoin d'entendre un cadeau de la vie. Dans les groupes d'entraide, nous entendons souvent que nous avons deux oreilles et une seule bouche, que nous pouvons écouter deux fois plus que nous pouvons parler. Une autre belle façon d'écouter nous a été suggérée dans le livre Les Gnomes que nos enfants ont adoré : Dans chaque couple de gnomes quand ils avaient des difficultés de communication ou autre, l'un d'eux parlaient pendant dix minutes et l'autre écoutait sans donner de réponse. Puis le lendemain c'était le tour de l'autre, l'écoutant qui devenait l'écouté pendant dix minutes. Et si les dix minutes ne sont pas utilisées, nous demeurons en écoute l'un de l'autre, juste là et juste ça... que de l’amour. L’écoute et la communication ne sont pas suffisants — il y a trois essentiels à l'amour. Le sentiment d’admiration accompagne toujours les débuts amoureux. Ce délicieux aveuglement, ce plaisir d’être fier de l’autre seraient aussi la condition nécessaire de l’amour qui dure. L’attirance, qui chez l’homme est plutôt physique et chez la femme plutôt psychologique ; pour l’homme cela signifie avoir tendance à rechercher celle qui l’attire, à être en contact avec elle d’une manière ou d’une autre, à être avec elle. La femme généralement transporte son amoureux à la fois dans son coeur et dans son corps. Il y a deux éléments qui provoquent l’attirance, ce sont la beauté extérieure, d’une part, et la beauté intérieure d’autre part. La vie spirituelle ou impersonnelle est aussi un essentiel qui permet de partager vibrations, sensualité, mode de vie et gPs.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 14 juillet 2019

Pensées 14 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« S’il y a un problème, c’est qu'il y a une solution. S’il n’y a pas de solution, alors c’est qu’il n’y a pas de problème. » ( Bob Marley ) Si nous cherchons la solution d'un problème dans le moment présent et que nous voulons connaître la volonté de Dieu dans cette situation, le processus peut se résumer en quatre points — avouer notre impuissance, nous abandonner, prier, attendre : 1. avouer notre impuissance — Si nous désirons connaître la volonté de Dieu, nous devons avouer tous nos désirs secrets d'en venir à bout et les abandonner. Nous pouvons reconnaître notre propre faiblesse et notre impuissance et nous confier en Sa force. 2. nous abandonner — C'est-à-dire nous en remettre à Dieu, mettre de côté nos espérances, nos ambitions, nos désirs personnels. Cela signifie désirer par dessus tout suivre la voie de Dieu. 3. remercier — Pour plusieurs, prier signifie simplement que nous devons nous présenter devant notre Puissance supérieure, sentir ou non Sa présence et La remercier de continuer à nous guider. Nous pouvons nous aimer comme un de Ses enfants, affirmant notre désir d'accomplir ce qu'Il (ou Elle) a comme intention pour nous et notre confiance en Sa gouverne. Cela signifie aussi remercier pour tout : Merci mon Dieu ! 4. attendre — Si Dieu ne répond pas immédiatement, sachons comme à l'hôpital ou à l'urgence être patients et attendre, car telle est Sa volonté. Nous prions parfois pour obtenir une direction précise, et cependant quelquefois, aucune réponse ne vient, si ce n'est qu'une attente : la volonté de Dieu alors, c'est que nous restions là où nous sommes. Si nous avons vraiment confiance en ce Dieu tel que nous Le concevons, nous ne serons pas pressés de voir un résultat différent de notre présente réalité. Dieu nous révèle Sa volonté de différentes manières. Il peut se servir d'un voisin, d'un membre de notre famille ou de notre groupe d'entraide et de toute une nation comme la France qui célèbre sa fête nationale aujourd'hui. Célébrons les enfants des ancêtres de plusieurs et la Vie !

Pour les outremangeurs compulsifs, il y a un petit guide poche qui est très utile dans de telles situations où un problème nécessite une solution. (Voir à la fin) « Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu'il a été créé. » ( Albert Einstein )

« Pour les alcooliques, la vie qu’ils mènent est la seule qui soit normale. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’opinion d’un médecin, page xxx ) Avec les Douze Étapes des groupes d’entraide, les membres et les outils de rétablissement, et quelquefois avec de l’aide extérieure, nous avons tout ce qu’il nous faut pour libérer notre esprit de beaucoup de malaises pour retrouver une certaine harmonie et une apparence de normalité. Avoir l'air normal est très différent d'être normal. C'est normal pour un alcoolique de boire et pour un outremangeur de manger compulsivement. Ce qui est anormal, c'est qu'ils réussissent à être abstinents et en paix, un jour à la fois. Être acceptables aux yeux du monde est un dividende du rétablissement. Toutefois, ce n'est pas la même chose que le rétablissement. Nous pouvons profiter des bienfaits du rétablissement. Nous ne pouvons que prendre soin de nourrir notre lien avec leur véritable Source. Le rétablissement durable ne réside pas dans le fait que les autres nous acceptent. C'est dans la croissance intérieure engendrée par la pratique des Douze Étapes et par la vie spirituelle que nous y découvrons, que le rétablissement se produit et se maintient par la grâce et volonté de Dieu. Pour nous, tout ce qui existe nécessite Sa volonté.

Pour nos amis Français, bonne fête nationale qui commémore entre autres la prise de la Bastille en 1789.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 13 juillet 2019

Pensées 13 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ? » (Françoise Mallet-Joris, extrait d'un Entretien avec Claude Servan-Schreiber - Mars 1976) Le silence nous met en contact avec notre médecin intérieur.

« Le succès du sorcier est dû à la même raison que notre succès à nous. Tout malade porte son propre médecin à l’intérieur de lui-même. Il vient chez nous parce qu’il ignore cette vérité. Ce que nous pouvons faire de mieux, c’est donner une chance d’agir au médecin qui réside à l’intérieur de chacun. » ( entrevue avec le Dr Schweitzer dans le livre de Norman COUSINS, La volonté de guérir, éd. DU SEUIL (1980) page 60 ) La plupart des groupes d'entraide nous suggèrent de découvrir un Médecin intérieur capable de nous aider à nous rétablir, à retrouver la raison. Ce dernier, notre Ps, a une potion magique qu'il veut bien partager avec nous tous les jours. Un jour à la fois, c'est ce mode de vie des Douze Étapes qui va Lui permettre d'intervenir et d'opérer ces changements en nous. « En vérité l'homme qui veut contempler en face la gloire de Dieu sur la terre doit contempler cette gloire dans la solitude. » (Edgar Allan Poe, extrait de Nouvelles histoires extraordinaires) Dans notre groupe d'entraide et surtout dans notre groupe d'attache ou d'appartenance, l'avantage c'est que nous n'avons pas à faire ça seuls. Nous n'avons pas pour aujourd'hui à demeurer seul, dans le désert. Nous pouvons communiquer avec un membre de notre fraternité et curieusement, souvent sans aucun conseil de sa part, notre médecin intérieur va s'exprimer tout simplement par lui, à travers lui, par nous, à travers chacun de nous.

Notre médecin intérieur, notre Ps, se sert de notre parrain, marraine pour nous donner une oreille attentive et un grand coeur rempli d’amour et l’amour, c’est ce que nous sommes venus chercher sur terre. « Si vous en êtes venus à avoir une grande confiance en votre parrain et son tempérament et ses problèmes ressemblent aux vôtres, vous aurez alors fait un bon choix. D’ailleurs, votre parrain a déjà l’avantage de connaître un peu votre situation. » ( 12x12, 5e Étape, page 68 )

« C'est dans les choses simples de la vie — les choses simples parce qu'elles sont proches de la divine Vérité — que se trouve le vrai bonheur. » ( Dr Edward Bach ) Lorsque nous confions notre vie à Dieu, Il nous donne les moyens et le désir de percevoir notre vie plus clairement. Notre foi nous guide vers tout ce dont nous avons besoin. Nous avons confiance que Dieu prend soin de nous tout le temps, qu’Il est à l’oeuvre dans notre vie. Merci mon Dieu !

« Admire ce jour, Car il est la vie, La vie même de la vie… Donc, vis ce jour avec confiance. » Proverbe sanscrit

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 12 juillet 2019

Pensées 12 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Souvent les non voyants trébuchent non parce qu’ils ne voient pas mais parce qu'ils ne font pas confiance à leurs autres sens. Installés dans l’ombre, la noirceur ou le désert, ne sommes-nous pas chacun de nous tout aussi aveugles ? Notre Ps peut investir nos ténèbres virtuels de Sa lumière. Notre Ps apporte la lumière à notre pseudo obscurité ou sécheresse spirituelle. Il (ou Elle) nous permet de voir ce qui nous serait caché autrement. La foi est un don de ce Dieu Tel que nous Le concevons chacun et qui nous permet d’en venir à croire, sans en douter, qu'Il va nous aider à retrouver, au cœur de nos folies, notre raison. Et nous en avons bien besoin ! Parfois nous voudrions bien des explications. Nous pouvons tout aussi bien Le remercier pour tous ces dons. Et juste ça, c'est déjà beaucoup sinon tout. Un membre racontait que durant son actif, tout le monde lui disait qu'il était fou, et il niait ces faits, cette évidence de toutes ses forces. Puis dans son rétablissement, il raconte comment il a sombré dans la folie durant son actif et lorsqu'il témoigne de ses aventures, tout le monde lui dit que ce n'était pas si pire que ça. Pour plusieurs d'entre nous, il est impossible de glisser dans la folie, puisque le dommage est déjà fait. Oups !

Fred, un membre d'un bureau de comptables raconte ainsi son histoire : « J'avais pris note de vos opinions quant à la folie subite qui s'empare de l'esprit avant le premier verre, mais j'étais certain que cela ne m'arriverait pas après ce que j'avais appris. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.3 Autres données sur l'alcoolisme, pages 45-46 ) Nous sommes frappés d'insanité en ce qui concerne l'alcool, les drogues, la bouffe, les émotions, le jeu, etc. Notre premier verre, notre première bouchée compulsive et nous voilà embarqués sur une autre galère qui navigue en eaux troubles et qui rencontre des écueils et récifs menaçants. « La pire souffrance est dans la solitude qui l’accompagne » ( André Malraux )

Avec l'aide de notre Puissance supérieure et des membres des groupes d'entraide, nous cherchons à résoudre nos problèmes quotidiens et apprendre à surmonter les pierres d'achoppement dans notre vie. Aujourd'hui nous sommes ouverts, nous prenons le risque d'être nous-mêmes, de traverser la vie en nous servant de ces pierres de gué qui sont disposées sur notre chemin, de vivre une nouvelle expérience et de prendre le temps de dire merci. Souvent les pierres d'achoppement qui nous bloquent dans notre actif deviennent les pierres de gué de notre cheminement. De la souffrance vient la croissance et aussi la paix et la sérénité. Nous n'avons pas choisi la souffrance initiale ni celles que notre dépendance nous fait vivre. Notre Ps sait quand nous avons fini de souffrir et nous amène sur les voies du rétablissement. « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance . Il n’est même pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence. » ( Paul Claudel )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 11 juillet 2019

Pensées 11 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Ironiquement plus nous cachons nos sentiments, plus ils se manifestent. Plus nous les nions, plus ils grandissent. Les émotions et leurs pendants passés au peigne fin du rationnel, les sentiments, sont les couleurs de la vie de tout être humain. C'est ce qui nous fait avancer, nous fait exister pour nous, dans la société, avec les autres. C’est tout ce qui nous fait vibrer. C’est aussi la vibration même. L'impossibilité d'aller jusqu'au bout de nos sentiments, de les extérioriser ou de ne pas savoir comment les nommer ou les exprimer risquent souvent de nous faire basculer dans des pathologies bien connues de nous comme l'alcoolisme, la compulsion alimentaire, la codépendance et bien d'autres, parfois ça résulte en un cocktail de plusieurs dépendances. Quelquefois nos blessures et nos défauts font tellement mal que nous allons chercher un exutoire, une façon d’anesthésier ces souffrances, cet état ou illusion de manque. Même après des années d'abstinence, même si nous connaissons ces routes mal famées, elles nous attirent encore dans certaines situations chaotiques. Il faut absolument reconnaître, apprendre à les partager puis les accepter. Il existe bien sûr le risque de nous faire envahir par nos sentiments, de mal les gérer, mais c'est une question d'expérience, de temps et d'avoir le désir de cesser de manger de la m... à la petite cuillère. Il faut bien sûr que ce soit le désir de notre Ps de nous libérer de l’impact de ces énergies comme la peur, la surprise ou la joie… Ces réactions affectives transitoires sont souvent provoquées par nos réactions à notre environnement ou pour certains par notre gPs. Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus : https://www.aide.ulaval.ca/cms/Accueil/Psychologie/Developpement/Emotions

Vivre nos émotions et apprendre à équilibrer nos sentiments par des actes appropriés font partie de notre processus de rétablissement avec le mode de vie des groupes d'entraide. En rétablissement, il nous arrive d'avoir l'impression de ne plus pouvoir avancer. Un parrain disait que si nous nous sentions bloqués sur une étape, il fallait revenir en arrière et refaire l'étape précédente, puis passer à la suivante et ainsi de suite. Une fois le processus enclenché de nouveau, nous allons constater que notre passé va nous apparaître sous un tout autre oeil. « Nous découvrirons qu'en plusieurs occasions, les dommages causés aux autres ont peut-être été minimes, mais nous nous sommes infligés un dur choc émotif. Des conflits néfastes et très profonds persistent au niveau de notre subconscient. Au moment où ils se sont produits, nos émotions ont pu être mises à rude épreuve, créant de ce fait un effet négatif sur notre personnalité et notre vie. » ( 12x12, 8e Étape, page 90 ) Plusieurs membres croient souvent aider un nouveau en lui 'suggérant' : Surtout n’abandonne pas !!! Alors que souvent abandonner est la meilleure option pour qu’il ou elle réalise enfin qu’il ou elle perd son temps de se battre avec l’alcool et/ou toute autre substance. Et pour ceux et celles qui aiment ces genres d'émotions : « La pureté des émotions est individuellement masculine. La pureté des sentiments est collectivement féminine. » ( Claudia-May Waia Némia )

Notre gentille Puissance supérieure est toujours là. Et les membres nous offrent leur support et leur encouragement. Certains nous guident dans notre cheminement car leurs témoignages nous arrivent à point nommé, opportunément et avec une synchronicité étonnante. Certains nous apprennent ce qu’il faut faire et d’autres ce qu'il ne faut pas faire. « Si vous avez un problème d’alcool, nous espérons que vous pourrez prendre le temps de lire une des quarante-deux histoires personnelles pour vous dire : ‘Oui, cela m’est arrivé’ ; ou mieux encore : ‘Oui, c’est ainsi que je me sentais’ ; ou plus important : ‘Oui, je crois que ce programme peut m’aider, moi aussi.’ » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Préface, page xii )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 10 juillet 2019

Pensées 10 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Sur son bureau, Dr Bob avait une plaquette qui définissait l’humilité ainsi :
L'humilité ( Dr Bob et les Pionniers, page 222 )


L’humilité est une perpétuelle tranquillité du cœur.

C’est n’avoir aucun problème.
C’est ne jamais être fâché, vexé, irrité ou blessé.

C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver.

C'est ne pas sentir les attaques des autres.

C’est rester calme quand personne ne me louange.

 Et si je suis blâmé ou méprisé,
c’est trouver en moi un lieu béni,
où je puisse me retirer, refermer la porte,
m’agenouiller devant mon Père en secret,
et être en paix,
comme dans une mer profonde de calme, 

quand tout autour de moi semble trouble.
vidéo clip d'une allocution du Dr Bob en 1950 : http://www.youtube.com/watch?v=_TX9BTmcjhw

« Les défauts de l’âme sont comme les blessures du corps : quelque soin qu’on prenne de les guérir, la cicatrice paraît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir. » (François, duc de La Rochefoucauld) Nous ne pouvons pas que regarder nos cicatrices, nos blessures, nos défauts, nos qualités… notre nombril. Nous ne pouvons qu'à nous attarder sur l'œuvre de guérison qui s'opère en nous et chez les autres en nous rétablissant ensemble ; nous n'avons qu'à y participer, si telle est la volonté de de notre Ps. Comme c’est difficile de ne pas se regarder, encore plus de se comparer… Notre Dieu d'amour nous aime tels que nous sommes. Aucun de nous n’est une erreur de la création. Il nous veut debout et en même temps humbles. Il nous désire en cheminement, sur ce chemin de l’Amour qu’Il nous montre à tout moment. Il est toujours présent dans nos vies. C’est nous qui nous croyons quelquefois absents, parfois même séparés de Son regard, incapables de retrouver cette perpétuelle tranquillité du cœur.

Lorsque nous nous apercevons que nos meilleures tentatives pour nous libérer de nos blessures et de nos défauts aboutissent souvent au désastre, nous arrivons à reconnaître que nous n'avons jamais eu les commandes de notre vie. Nous en venons à admettre qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes peut être une entité bien plus compréhensive et tolérante face à nous que nous ne le sommes nous-mêmes. Ce processus est un immense soulagement, quel poids de moins sur nos épaules (ce poids qui n'a jamais été là et qui en fait seulement une illusion n'apparaît pas sur un pèse-personne, souvent parce qu'il est bien distribué entre nos deux oreilles).

Au fur et à mesure que nous mettons en pratique le mode de vie et les principes spirituels des groupes d'entraide, notre façon de voir les choses change. Nos attitudes s'expriment toujours dans nos actions. Souvent, ce n'est pas ce que nous disons, mais bien la façon dont nous le disons et dont nous agissons qui compte vraiment. Et comme l'a écrit Sophie dans l'édition de la Vigne de Fév.-Mars 2013 à la page 15 : « Si tu veux avoir ce que tu n'as jamais eu, fais ce que tu n'as jamais fait ! »

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 9 juillet 2019

Pensées 09 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » ( Jean 8, 12 ) La vie n'est pas fait que de ténèbres et d'épreuves. La lumière (Dieu tel que nous Le concevons) apparaît à travers les épreuves comme le soleil passe à travers les nuages ou comme un gros nuage qui passe et cache temporairement le soleil. Et c'est cette lumière qui nous éclaire et nous fait resplendir. Tout comme un miroir, nous réfléchissons cette lumière à nos frères et sœurs, parce que c'est cette lumière qui nous éclaire sur le projet que Dieu a pour nous. Comme nous sommes le miroir de la lumière de notre Ps, elle se sert de nous pour la retransmettre à nos frères et sœurs pour qu'eux aussi, aient la lumière dans leurs propres côtés sombres ou givrés. C'est pour cela que nous sommes des instruments de Sa Paix. Dieu se sert de nous par Sa lumière pour la transmettre à tous nos frères et sœurs pour que tous et chacun nous ayons accès ensemble à une vie spirituelle grâce à un rétablissement. Ou est-ce vice versa : un rétablissement grâce à une vie spirituelle ?

Certains membres des groupes d'entraide disent souvent que Dieu ne peut faire pour nous que ce qu'Il veut bien faire par nous. Nous avons aussi appris à être humbles en reconnaissant que c'est notre Être suprême qui agit, à travers chacun de nous. En sachant cela, comment pourrions-nous nous enorgueillir de nos réussites ou nous taper sur la tête pour un échec, un déboire, une désillusion, un écart ?

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix… » ( 12x12, 11e Étape, page 110 — Voir à la fin ) Nous ne sommes que des instruments, et tout ce que nous semblons accomplir est fait par cette Puissance supérieure, par cette grâce de Dieu qui s’exprime à travers chacun de nous. Nous sommes à notre place dans ces fraternités où nous avons appris qu'ensemble nous pouvons faire ce que nous avons jamais pu réussir tout seuls. « Dès que nous pouvons, ne serait-ce qu'un instant, entrevoir la volonté de Dieu, dès que nous commençons à considérer la vérité, la justice et l'amour comme les vraies valeurs, les valeurs éternelles de la vie, plus rien ne vient nous bouleverser de tout ce qui semble être la preuve du contraire dans l'ordre purement humain qui nous entoure. Nous savons que Dieu veille avec amour sur nous. Nous savons qu'en nous tournant vers Lui, tout ira bien pour nous, ici-bas et dans l'au-delà. » ( 12x12, 11e Étape, page 118 ) « Dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit. » ( Khalil Gibran ) Bon matin...

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 8 juillet 2019

Pensées 08 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

« En spiritualité, il est dangereux de marcher seul... Car l'essence de la vie intérieure, c'est l'obéissance. » ( Victor-Lévy Beaulieu, Moi, Pierre Leroi, prophète, martyr et un peu fêlé du chaudron ) Il est très facile de confondre le mot spiritualité avec le mot religion. Bien qu'axées autour de Dieu, tel que nous Le concevons, les Douze Étapes est un mode de vie spirituel et non religieux, et qui en même temps peut être religieux pour chacun de nous personnellement. Toute personne peut choisir sa propre Puissance supérieure. Un Dieu fait tel que nous le concevons. Peut-être comme plusieurs d'entre nous, aviez-vous mis de coté ce concept de Puissance supérieure parce que vous aviez appris que Dieu était un dieu vengeur, punitif ? Ou est-ce que ces représentants, ces hommes de Dieu vous ont démontré qu’ils n’étaient pas des êtres parfaits ? Bill W. nous propose ce bémol sur la perfection : « Il nous est suggéré de pleinement consentir à tendre vers la perfection. Un certain délai, notons-le, peut être excusé.» ( 12x12, 6e Étape page 77 )

« La lumière de l'esprit est invisible, caché dans tous les êtres. Les simples peuvent l’entrevoir, quand leur vision est vive et claire. » ( Les Upanishads ) Un homme à la recherche de l'illumination a trouvé son chemin jusque dans un village reculé de l'Inde, où un saint est reconnu pour y vivre et y enseigner. Après une quête longue et pénible, un commerçant local lui a affirmé qu’il pouvait trouver le gourou sur les marches d'une maison à proximité d’une certaine croisée de chemins. L'homme se précipita à cet endroit pour n’y découvrir qu’un homme en train de s’enivrer. Déçu, il retourna à la boutique et s’est plaint de n'avoir trouvé qu'un ivrogne. Le commerçant se mit à rire et lui dit : « C'est lui, le saint ! » Étonné, l'homme a fait valoir cette objection : « Mais pas un saint ne serait assis là à boire ainsi ! » — « En fait, répondit le marchand, ce vous avez vu, c’est une âme très avancée qui a maîtrisé presque toutes les leçons de la vie. La seule expérience dont il a besoin pour compléter son évolution c’est la compassion pour ceux et celles qui souffrent de toxicomanies. Une fois qu'il aura maîtrisé ce dernier volet de sa vie, il aura terminé ses incarnations sur terre. Si vous auriez parlé à cet homme, vous auriez découvert que derrière son apparence futile, se cache un grand maître et illuminé. »

Nous ne devons pas reconnaître que nos jugements et nos attentes peuvent nous empêcher de recevoir les bénédictions quand elles nous sont offertes. Nous pouvons avoir des idées préconçues sur ce qu'est une personne sainte ressemblerait ou comment nous pouvons agir. Mais les gens sages et saints viennent dans beaucoup d’emballages différents, parfois très différents de ceux auxquels nous nous attendons. Dieu ne nous présente pas toujours la vérité dans sa forme évidente, mais bien souvent dans son essence. Merci mon Dieu de nous garder l’esprit ouvert pour Le trouver dans tous les lieux. Merci de nous permettre d'être plus grands que nos jugements et nos attentes. Notre esprit et notre cœur sont ouverts pour recevoir les dons de la Vie.

Le premier pas à franchir en vue de résoudre un problème, peu importe sa nature, c'est de reconnaître son existence, briser le déni qui l'entoure. Il en est de même avec toutes nos dépendances et codépendances qui nous ont mené à la déraison et à la folie. Ensuite, l'important, c'est que nous ayons l'esprit ouvert à l'idée qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes peut, en fait aujourd'hui même, nous rendre la raison.

Le deuxième pas pour résoudre tout problème consiste à en venir à croire qu'il peut être résolu. Le fait que nous nous soyons rendus à une réunion d'un groupe d'entraide démontre que nous croyons à l'existence d'une Puissance quelconque, supérieure à nous-mêmes, qui peut nous aider à remettre de l'ordre dans notre vie. Nous avons découvert, seulement grâce à notre présence dans cette salle, qu'il se trouve là une force, qui d'une certaine façon, peut nous servir et nous aider à nous en sortir.

Le troisième pas pour résoudre tout problème, après avoir pris connaissance de l'existence d'une solution spirituelle, c'est de « croire » en cette solution et d'essayer de la mettre en pratique. L'amorce de cette solution, en ce qui nous concerne, a été d'admettre notre échec dans la gestion de notre problème et de reconnaître une Puissance supérieure, un Dieu capable d'en venir à bout. « Dieu est la solution, alors quel est ton problème. » ( Anonyme ) Et « Ne dis pas à Dieu : J’ai de GRANDS problèmes… Mais dis à chacun de tes problèmes : Problème : j’ai un GRAND Dieu ! » ( Anonyme )

« La spiritualité... demande d'abord une culture du cœur, une immense force, une détermination sans faille. Les couards ne peuvent satisfaire une morale. » ( Gandhi ) La plupart d'entre nous arrivent dans les groupes d'entraide avec diverses idées préconçues et négatives au sujet du mot « Dieu ». Pourtant le mot « Dieu » est utilisé très régulièrement sinon constamment dans les groupes d'entraide et ça effraie parfois des nouveaux venus. Nous utilisons le mot « Dieu » parce que nous le retrouvons dans les publications et parce qu'il transmet efficacement, à la majorité des gens, une idée de la Puissance, de la force qui soutient notre rétablissement. Nous utilisons ce mot pour nommer cette Présence qui est innommable, indescriptible et impersonnel : « Dieu tel que nous Le concevons », Celui qui rend possible l’impossible…

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 7 juillet 2019

Pensées 07 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

L’effet domino est une réaction en chaîne qui peut se produire lorsqu'un changement mineur provoque un changement comparable à proximité, qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite au cours d'une séquence qui peut nous apparaître linéaire. Le terme est utilisé comme une analogie à la chute d'une file de dominos, et se réfère à une suite d'évènements liés entre eux. Cette expression peut être employée de façon littérale (une série de collisions observées) ou de façon métaphorique (en présence de systèmes plus complexes). C'est le cas par exemple dans les finances personnelles, à la bourse et dans les milieux financiers sur le plan national ou international où peuvent se matérialiser ces réactions en chaîne. L'effet domino, un peu comme l'effet papillon, c'est aussi ce qui nous amène sur le plan personnel à évoluer vers le chaos, un certain bas-fond puis grâce à l'intervention d'une force supérieure à nous-mêmes à entrer dans un cheminement personnel et spirituel qui nous invite à changer notre mode de vie, à cesser de creuser notre bas-fond. C'est ainsi que le relèvement s'initie et se poursuit.

L' « effet papillon » est une expression qui décrit une autre métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos. En 1972, le météorologue Edward Lorenz fait une conférence à l'American Association for the Advancement of Science intitulée : « Predictability : Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas ? », qui se traduit en français par : « Prédictibilité : Un battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? » Ce scientifique avait accroché quelques touches de son clavier en préparant une prédiction de la météo à venir et cet effleurement a changé de façon insoupçonnée et spectaculaire ses prédictions. Notre condition initiale avant d'entrer en rétablissement était aussi prévisible qu'elle nous amènerait à vivre ce bas-fond nécessaire à l'admission de notre défaite et de notre impuissance. Notre Ps a effleuré notre vie, a provoqué cette tempête, cette chute dans cet abysse et puis cette accalmie tout au centre de notre être.

Dans le Gros Livre, Bill W. a ainsi décrit la visite de son ancien camarade de classe, Ebby T. et une suggestion de ce dernier qui a eu un « effet électrisant » : « Pourquoi ne choisis-tu pas ta propre conception de Dieu ? ( 4e Éd., page 14 ) — « C’était simple, mais pas facile ; … Je devais m’en remettre en toutes choses au Père de lumière qui règne sur nous tous. Ces propositions étaient radicales et révolutionnaires, mais à partir du moment où je les ai acceptées, l’effet a été électrisant. ( 4e Éd., page 16 ) Dans le livre Transmets-le qui raconte l’histoire de Bill W. au chap. 5 De l’enfer au sommet de la montagne, Dr W. D. Silkworth et Eddy T. transmettent chacun leur message à un Bill suicidaire et déprimé. C’est alors que Bill W. a vécu son expérience spirituelle.

Bill W. avait alors appris qu’il lui fallait en quelque sorte transmettre ce message d’espoir. « Lorsque vient notre tour de parler dans une réunion, c’est une autre façon de porter le message des AA. » ( 12x12, 12e Étape, page 124 ) En transmettant le message de rétablissement à d'autres personnes qui souffrent, nous portons une attention spéciale sur notre réveil spirituel sur l'intervention de cette Puissance supérieure qui s'exprime devant comme derrière notre expérience, notre force et notre espoir. Aujourd'hui, en voyant d'autres personnes qui souffrent ou souffraient comme nous se rétablir, nous reconnaissons Dieu en eux, et Son œuvre en nous tous. Le rétablissement engendre un accroissement de bonheur, de paix et de sérénité tout autour de nous par la grâce de Dieu et seulement si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 6 juillet 2019

Pensées 06 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Lise Bourbeau, auteure entre autres d'« Écoute ton corps » raconte que chacun de nous possède au plus profond de soi son jardin secret. Par contre, le corps de plusieurs personnes parle des problèmes qu'ont engendré ces secrets enfouis en chacun de nous depuis leur plus tendre enfance. Aujourd’hui, nous réalisons quelques-unes des réponses à la question pourquoi il semble si important de nous révéler et de nous trouver un accompagnateur fiable dans cette démarche plutôt que de devenir obsédé par nos secrets ou de tenter de les camoufler, de les étouffer, de les avaler ou de les geler. Pourtant… « C’est dans l’inconfort qu’on grandit. » ( Benjamin Disraeli ) Accompagner, c’est parrainer, c’est marcher sur le chemin d’une personne en cheminement, et pas sur le chemin que nous voulons que ce filleul emprunte.

« Beaucoup de faux pas ont été faits en restant immobile. »( Benjamin Disraeli ) « Il faut se rappeler que ce genre d’insécurité ( émotive ) peut se manifester à tous les niveaux où nos instincts sont menacés. … si je tiens compte aussi bien du présent que du passé, quels sont les incidents de ma vie sexuelle qui m’ont laissé dans l’anxiété, l’amertume, la frustration ou la dépression ? En évaluant honnêtement tous ces incidents, puis-je voir en quoi j’ai manqué ? Serait-ce à cause de mon égoïsme ou de mes exigences déraisonnables que je me suis retrouvé dans de tels embarras ? » ( 12x12, 4e Étape, page 58 )

Une petite voix intérieure s'exprime alors sans savoir d’où elle vient. Quelquefois, elle n'est pas petite, elle est forte et tonitruante. Même petite, nous l’entendons souvent sans savoir son origine. Des fois nous l’écoutons. Souvent nous faisons semblant de ne pas l’entendre et nous continuons à persévérer dans nos agissements toxiques comme si nous n’avions rien entendu. Ce que cette voix intérieure nous propose nous invite à changer notre mode de vie, celui auquel nous sommes habitués, nous bouscule dans notre routine, même si celle-ci nous procure souvent de l’insatisfaction, de la souffrance...

Pour nous, cette voix intérieure provient de notre Puissance supérieure. Certains d’entre nous sont très sceptiques et ne croient pas que leur Ps puisse communiquer avec eux. Plusieurs ne réalisent pas encore que cette énergie de vie, cet Être suprême gère la plus grande partie de nos vies. La grande majorité des membres se tournent vers leur Ps pour obtenir du changement, tout ceci d'abord en doutant de cette force plus grande qu'eux-mêmes… Ils font un essai, un test... Grâce à cette petite voix intérieure qui nous invite à adopter le mode de vie des Douze Étapes, notre Ps nous aide finalement à découvrir des moyens concrets et pratiques sur l'art de nous révéler, tout en nous libérant de ces poids lourds du passé, ce qui apporte de précieuses réconciliations et parfois même des guérisons tout à fait inattendues, même dans nos relations personnelles. « S’il me semble que mon inconfort est attribuable à la conduite d’autres personnes, pourquoi suis-je si peu capable d'accepter les situations que je ne peux changer. Telles sont les questions fondamentales qui peuvent me révéler la source de mon malaise et m’indiquer si je suis en mesure de modifier ma conduite et de m’adapter avec sérénité à des règles de discipline personnelles. » ( 12x12, 4e Étape, page 58 ) L’inconfort, le malaise que nous ressentons ne sont que des moyens d’attirer notre attention que prend notre Ps. « Je n’étais pas atteint de cette maladie quand je suis arrivé ici. J’ai attrapé cette maladie, l’alcoolisme quand j’ai commencé à aller aux AA. Cette maladie entre par les oreilles et se transmet vite. Elle est contagieuse. » ( Anonyme ) Et c’est par le coeur que nous nous rétablissons.

Dans les groupes d'entraide, petit à petit, nous trouvons la voie (ou était-ce la voix) du rétablissement en demandant de l'aide, en téléphonant aux membres, en prenant des risques, en partageant avec un témoin éclairé, lucide, un parrain ou une marraine et en nous impliquant dans les réunions et en y allant pour écouter ou pour partager nos expériences avec les autres, en priant et en méditant. Notre Puissance supérieure, que certains disent aussi intérieure parfois gentille (gPs), nous invite à cheminer et à faire ce qu’il faut pour retrouver la raison, un corps sain et nul doute, pour accomplir Sa volonté. « Personne n’est capable de vous contrarier sans votre consentement. » ( Eleanor Roosevelt ) Alice Miller a écrit qu'avec l'aide d'un 'témoin lucide', tout être humain peut, s'il le veut et selon ses possibilités, ressentir en lui l'enfant réduit au silence, lui permettre d'accéder enfin à la parole et de se libérer des conséquences des blessures qu'il a subies jadis. Qu’est-ce qu’un témoin lucide ? « Le témoin lucide peut jouer dans la vie de l'adulte un rôle analogue à celui du témoin secourable auprès de l'enfant. J'entends par là une personne qui connaît les répercussions du manque de soins et de la maltraitance dans les premières années. De ce fait, elle pourra prêter assistance à ces êtres blessés, leur témoigner de l'empathie et les aider à mieux comprendre les sentiments – incompréhensibles pour les intéressés – de peur et d'impuissance issus de leur histoire. Et leur permettre ainsi de percevoir plus librement les options dont, aujourd'hui adultes, ils peuvent disposer. » ( Alice Miller — Notre corps ne ment jamais )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 5 juillet 2019

Pensées 05 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous

Tous les secrets servent la vie, même si nous avons parfois l'impression que certains secrets la détruisent. Comment et à partir de quand, un secret nous semble-t-il nuisible, destructeur, toxique à la fois pour celui ou celle qui le garde et aussi pour ses proches ? Plusieurs poètes font l'éloge du secret personnel allant jusqu'à affirmer qu'il est un joyau de l'intimité. Le secret nous apparaît comme essentiel dans la mesure où il est généré par notre Ps. Son petit côté « givré», caché, est souvent synonyme de carapace, d’armure, de bouclier de protection souvent aussi lourds à dresser, à porter que le secret lui-même. « Nous avions la secrète conviction de pouvoir flotter au-dessus du reste du monde par la seule puissance de notre intelligence. » ( 12x12, 2e Étape, pages 32-33 ) Nous n’allions pas dévoiler, ni avouer à qui que ce soit notre côté givré.

Depuis plusieurs décennies, les auteurs à succès de croissance personnelle nous mènent pas à pas à la découverte des secrets toxiques et familiaux. Chacun peut prendre conscience des effets néfastes de ce type de secrets et de leurs conséquences à travers la plupart des générations dans sa propre famille. Nous avons à peu près tous été témoins de ce que peuvent vivre intérieurement les personnes concernées ou obligées de taire de lourds secrets.

De nombreux secrets sont légitimes et sains. Par exemple, la vie sexuelle des parents peut être gardée secrète. C'est Ok d'interdire à l’enfant de passer le nez par la porte entrebâillée pour voir ce qui se passe dans leur chambre. L’enfant peut sentir que c'est une source de bonheur pour ses parents et aussi que ça fait partie de leur vie cachée, de leur intimité. Les « secrets de famille », eux, ont toujours pour effet d’exclure certains membres de la famille ou de l'entourage. Ils prennent souvent racine dans le désir de « protéger l’enfant ». Chaque fois, tout se passe comme si l’enfant tenu à l’écart « savait inconsciemment » la vérité et développerait une maladie ou une conduite tout aussi déviante semblable au secret toxique. Le secret de famille toxique possède plusieurs caractéristiques : il est dissimulé — il s'inscrit dans une histoire de famille dysfonctionnelle, dans un tissu inextricable de relations présentes et passées, d'émotions puissantes bien souvent refoulées, de croyances rigides — il est interdit de le connaître ou de le révéler — être exclus du secret de famille peut même altérer notre identité, et engendrer un manque de confiance en soi — être inclus dans le giron de ceux et celles qui connaissent le secret entraîne une illusion de pouvoir, crée de l'anxiété et de la honte — il provoque une souffrance chez un membre de la lignée, et souvent tous les enfants que ce stratagème devaient protéger au départ sont affectés par ces souffrances, multipliées par les secrets — cacher ce secret paralyse tout le réseau familial et consomme beaucoup d'énergie et engendre de la peur et de la honte chez tous ceux et celles qui gardent ce secret.

Le secret toxique ne s’oppose pas à la vérité, il s’oppose à la communication. Quand un enfant grandit dans une famille à secrets, il a évidemment l’impression qu’il existe un domaine qui lui est interdit de connaître, mais surtout il en vient à croire qu’être un adulte, c’est entretenir des secrets. Il se mettra donc à en fabriquer lui-même et à dissimuler des informations. Il s’opposera ainsi à la communication authentique de ce qu'il vit. Les secrets font « des ricochets » de génération en génération. Si nous avons vécu une situation dont nous ne pouvons pas parler parce que c’est interdit ou douloureux de le faire, nous développons d’autres modes d’expression : des attitudes étranges, des excès dans le but de geler la souffrance générée, des phrases équivoques... qu’inconsciemment nos enfants perçoivent et souvent imitent. Quand le clan familial impose le silence, les enfants fabriquent des images et répètent ces mêmes ou d'autres comportements tous aussi toxiques. Ils n'apprennent pas ça (ou ne l'ont pas appris) chez le voisin. Des personnes peuvent être aussi toxiques que leurs secrets. Notre vie peut être littéralement empoisonnée par ceux et par celles qui nous rendent la vie dure ! « Les gens vous inspirent ou vous aspirent… Choisissez-les bien ! » ( Hans F. Hansen )

Pour nous rétablir par la grâce de Dieu tel que nous Le concevons, nous avançons vers le chemin qui nous mène à une révélation possible, libératrice... Comme une bulle d'air qui est sous l'eau et ne cherche que la surface, tout être humain porte en lui le désir de se libérer de ces fardeaux harassants. Mais comment restaurer une véritable communication auprès des siens pour permettre cette libération, surtout quand le secret nous habite depuis bien des années ? Est-ce nécessaire ou même indispensable de «peter la baloune» en famille ? Comment sortir de ce silence accablant ? Pouvons-nous renoncer à la dissimulation, au mensonge ? Quels sont les mots qu’il faut pour le dire ? « Quand avons-nous fait preuve d’égoïsme, de malhonnêteté ou de manque de considération ? Qui avions-nous blessé ? Avions-nous inutilement suscité la jalousie, la méfiance ou la rancune ? Où étaient nos erreurs et qu’aurions-nous dû faire à la place ? » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e chap. 5 Notre méthode, page 78 )

Quelquefois, il nous faut une autre famille… comme celle avec laquelle nous vivons dans notre groupe d'appartenance. Les partages avec les membres de nos groupes d'entraide nous ont aussi appris et continuent à nous apprendre à être prêts à nous approcher et à partager l'un avec l'autre nos secrets intimes et souvent toxiques : la profondeur de notre déchéance, nos problèmes émotifs, ou même des méfaits que nous avons pu commettre. Ça s'appelle devenir vulnérable en présence d'un témoin éclairé : un parrain ou une marraine et ça, c'est très libérateur pour les deux personnes qui sont présents lors de ces confidences. Être près de quelqu'un c'est un risque, et c'est aussi une joie. La personne qui sait ce qui nous blesse sait aussi ce qui nous rend heureux ; elle est capable d'allumer une étincelle dans nos yeux, nous donne de l'élan et place une chanson dans notre cœur.

Merci la Vie !!!
Gilles

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