Pensées et réflexions

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dimanche 1 décembre 2019

Pensées 01 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

En mettant les Douze Étapes en pratique, nous avons commencé à vivre comme résultat un réveil spirituel. Un fait étonnant, c'est un même réveil spirituel qui nous a fait d'abord découvrir les Étapes. « La Première Étape nous proposait un étonnant paradoxe : nous avons découvert qu'il nous était totalement impossible de nous défaire de l'obsession alcoolique sans nous reconnaître d'abord impuissants devant elle. » ( 12 x 12, Douzième Étape, page 122 ) Et « …le grand paradoxe qu'on trouve chez les AA réside dans cette certitude que nous avons de pouvoir difficilement conserver le don précieux de notre sobriété si nous ne le donnons pas à d'autres » ( 12 x 12, Cinquième Tradition, page 171) Pour illustrer ce qu'est un paradoxe, nous pouvons poser cette autre question : Qui est-ce la poule ou l'œuf qui est venu en premier ?

Le paradoxe de l'œuf et de la poule est l'un des plus anciens et le plus représentatif des cercles vicieux : « Qu'est-ce qui est apparu en premier : l'œuf ou la poule ? » Si on nous répond « C'est l'œuf », nous demandons « Mais qui a pondu cet œuf ? ». Si on nous répond « C'est la poule », nous demandons « Mais cette poule sort bien d'un œuf, non ? ». Le paradoxe vient du fait qu'aucune réponse ne parait satisfaisante. Selon les scientifiques, les oiseaux sont des « dinosaures transformés » et spécialisés. Dans la mesure où les dinosaures étaient des ovipares, la question devient alors : « Qu'est-ce qui est apparu en premier : l'œuf ou le dinosaure ? » La science offre peu d'éléments de réponses... Si les poissons ont pondu des œufs bien avant que les poules n'existent, nous pouvons dire que c'est l'œuf qui est apparu en premier. En effet, cela signifie que toutes les évolutions qui ont conduit à la poule sont sorties d'un œuf. En définitive, la question reste floue et sans réponse : « Quelle est l'origine de l'œuf, de la sexualité, de la vie ? »

Et Dieu créa la poule. Ce paradoxe qui tourmente l’humanité et les philosophes en herbe depuis la nuit des temps est empreint d'une évidence : l’œuf a devancé la poule. La clé de cet énigme millénaire se trouve dans le fait que le matériel génétique n'évolue pas ou presque ou son évolution n'est que peu ou pas perceptible durant la vie d'un organisme vivant. Par conséquent, le premier oiseau à devenir une poule a dû d'abord exister en tant qu'embryon à l'intérieur d'un œuf. Il est possible de conclure que la première matière vivante membre de l'espèce doit être cet œuf. L'œuf était nécessairement avant la poule. Le premier poulet a dû sortir d'un œuf pondu par une autre espèce. Et c’était bien un œuf de poule puisqu’il contenait un embryon de poulet. Reste encore à savoir si l’idée de l’œuf de poule se définit par rapport à son contenant ou au parent. Les professeurs de philosophie peuvent encore ruminer là-dessus et nous 'pondre' de belles réflexions. Ces débats sont souvent stériles et 'couvent' des éléments d'ivresse mentale.

Aujourd’hui, nous célébrons l’anniversaire de notre envoi quotidien. Merci à la Vie qui nous permet cela. Durant chaque jour de ce mois important pour notre abstinence et notre sobriété, nous avons en ajout un chapitre du livre Vivre sans alcool, nouvelle édition révisée en 2012. Et Les Réflexions de Bill sont terminées et reprendront en janvier. C’est aussi un paradoxe qui explique bien l’adaptation de l’évolution, la sélection naturelle, celui de la Reine rouge (voir à la fin).

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 30 novembre 2019

Pensées 30 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Les glurges sont des canulars circulant principalement sur Internet, au travers de lettres-chaînes que vous ne devez pas briser d’après l’expéditeur et que vous devez transmettre par courriel ou par Facebook, le destinataire étant alors invité à le renvoyer à un maximum de ses contacts. Nous les trouvons également sous la forme de rumeurs propagées de manière orale et c'est de cette manière que prennent naissance les légendes urbaines. Un glurge est une histoire sirupeuse, souvent mélodramatique, qui va jusqu'à provoquer la nausée ou mettre mal-à-l'aise le lecteur. Le terme glurge est une onomatopée anglaise imitant le vomissement que l'exagération du côté exemplaire d'une telle histoire inspirerait. Le terme a été inventé par un contributeur du site Snopes dans les années 1990. Cet exemple de triste glurge circule sur le web depuis 1998 et nous en recevions une version à chaque année. Nous pouvons nous en passer. Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'œil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie poupée contre lui. Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : « Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ?» La dame lui répondit avec un peu d'impatience : « Tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter. » Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes, puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée. « C'est la poupée que ma petite sœur désirait plus que tout pour Noël, elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait. » Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement : « Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite sœur se trouve maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte ». Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. « Elle est partie au paradis. Papa dit que maman va aller au paradis bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur ». Mon cœur s'est presque arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit : « J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin. » Puis il m'a montré une photo de lui, prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant : « Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas ... J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur. » Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouillai dans mon sac à mains, en sortis quelques billets et je demandai au petit garçon : « Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ? » — « OK, dit-il, il faut que j'en ai assez. » Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura : « Merci mon Dieu pour m'avoir donné assez de sous. » Puis il me regarda et dit : « J'avais demandé à Dieu de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches... » Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignais en poussant mon panier.

Je terminais mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.

Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ? Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon du magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa sœur était tellement grand, tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a enlevé ses deux êtres chers…



Tous les moyens sont-ils bons pour lutter contre l'alcool au volant ? Devons-nous lutter contre l'abus d'alcool et l'alcoolisme ? Quant à l'histoire touchante de ce glurge, elle semble s'inspirer d'une chanson des années 70 intitulée « Roses For Mama » de C.W. McCall ( http://www.youtube.com/watch?v=Mq0XhuFOOXU ) et n'a rien d'authentique. Avant d'envoyer un texte à un de vos contacts posez-vous la question : Est-ce qu'une chaîne de pourriels a une utilité réelle… comme ici dans la lutte contre les conducteurs ivres ? Même l'organisation texane, et maintenant internationale, MADD ( Mères contre l'alcool au volant ) n'utilise pas de tels procédés et passe beaucoup de temps à démentir de telles campagnes.

« Mais que dire du véritable alcoolique ?… …Son comportement vous rend perplexe, en particulier par son manque de contrôle. Il a des gestes absurdes, inexplicables et tragiques lorsqu'il boit. Il fait penser au Dr Jekyll et M. Hyde. Il est rarement à moitié ivre. Il est plutôt, en tout temps, plus ou moins ivre à en perdre la raison. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.2 Il y a une solution, pages 24-25 ) Father Joseph Martin posait la question ainsi : « Est-ce que ça pose un problème dans notre vie ? » ( « Ça » signifiant l’alcool, la drogue, la bouffe, le jeu, tout abus de substance ou de comportement toxique ) Il ajoutait : « Bien, si c’est ‘ça’ notre problème, c’est de ça qu’il nous faut nous rétablir. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 29 novembre 2019

Pensées 29 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Tout change, apparaît et disparaît. » ( Bouddha ) et pareillement « Tout change continuellement. Vous devez l'accepter et agir en conséquence. » ( Swami Prajñanpada ) Nous entendons souvent dire qu’il y a une solution à presque tous nos problèmes… probablement à la plupart de nos problèmes : c'est l'acceptation. Son contraire, la résistance est synonyme de souffrance. Quand nous sommes perturbés, c’est souvent parce que nous ne pouvons accepter une personne, un endroit, une chose, une situation ou des évènements de notre vie. Dr Elisabeth Kübler-Ross en travaillant aves des personnes endeuillées a décrit les cinq phases du deuil, du déni à l'acceptation, qui s'appliquent à tous nos deuils, y compris les plus anodins. Vérifions ça chacun chez nous : rappelons-nous, par exemple, notre dernière cuite, notre dernière frénésie alimentaire ou de contrôle. Eh bien, il y a de fortes chances pour que nous soyons passés par chacun de ces cinq stades ! Dans la réalité, les choses ne sont jamais aussi claires que dans la théorie, et les cinq stades ne se suivent pas gentiment à la queue leu leu. Nous pouvons voir surgir du déni en pleine phase de marchandage. Et la révolte peut faire résurgence au beau milieu de ce que nous prenions pour de l'acceptation. Cela ne veut pas dire que cette dernière n'ait pas existée et cela signifie qu'elle n'est pas encore solidement ancrée dans notre vie. Par contre, une fois l’acceptation vraiment installée, il peut se produire la chose suivante : même ayant définitivement renoncé à nous remettre à boire ou à nous geler, la maladie peut libérer en nous une énorme énergie qui peut, éventuellement, nous faire connaître une rechute passagère comme l’ivresse mentale. « La tristesse n’est qu’un mur entre deux jardins. » ( Khalil Gibran ) La sérénité est aussi de chaque coté du mur. « Je pense que les personnes les plus tristes font tout en leur possible pour rendre les gens heureux, parce qu’ils savent ce que c’est que de se sentir complètement inutile et ils ne veulent pas que personne d’autre ait à vivre ça. » ( Robin Williams )

La sérénité est présente que lorsque nous acceptons l'élément qui nous dérange exactement tel qu'il est et doit être en ce moment présent. La pleine acceptation de nos erreurs et préjugés, de nos problèmes et de nos illusions nous amène à en rire. Rien, absolument rien ne se produit dans l'univers de Dieu, tel que nous Le concevons, par erreur. Nous nous apercevons plus de la présence de Dieu lorsque nous faisons taire le monde extérieur autour de nous et que nous nous connectons avec notre monde intérieur, ce sanctuaire où nous ressentons l'amour profond de Dieu pour nous et pour tous, source de toute acceptation. C'est toujours très apaisant. C'est presque comme si nous sentions une force qui nous étreint d'une manière très douce et très aimante. Nous nous sentons grandement purifiés, nourris et pacifiés. Quand nous nous centrons dans cet espace, il n'y a pas de jugement ou quelque chose qui puisse nous distraire de la paix et de la joie que nous pouvons y ressentir.

« Aujourd'hui, l'acceptation est la réponse à tous mes problèmes. Quand je suis perturbé, c'est parce qu'à mes yeux, il y a une personne, un endroit, une chose ou une situation — un aspect de ma vie — que je trouve inacceptable, et je n'ai pas la sérénité tant que je n'accepte pas cette personne, cet endroit, cette chose ou cette situation comme étant exactement ce qui doit être à ce moment-là. Rien, absolument rien n'arrive par erreur dans ce monde créé par Dieu. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. (16) L’acceptation était la réponse, page 464 ) L’acceptation, c’est d'abord un autre cadeau de notre Ps qui vient bien souvent longtemps après l'admission de la présence d'un problème ou d'une dépendance. C'est une façon de vivre et de laisser vivre qui nous permet de reconnaître la volonté de notre Puissance supérieure dans tous les moments de nos vies, même ceux qui font yeark ou qui sont tristes, pénibles ! « Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur. » ( Albert Camus )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 28 novembre 2019

Pensées 28 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

La vie est en perpétuel changement et nous demande de nous adapter constamment à des situations nouvelles. Notre adaptation aux changements est souvent possible même en présence d'une insécurité profonde ou d'un climat de crainte. « Il n'existe rien d'immuable excepté le changement. » ( Bouddha ) Bouddha rappelait à ses moines de remettre en question même ses propres enseignements. L’évolution perpétuelle de chacun nous amène souvent à devoir abandonner les méthodes, techniques et maîtres qui nous ont servi jusque là, et aussi les croyances qu'ils portent ou que nous portons.

Jung a dit que nous passons la moitié de notre vie à escalader une échelle, et l’autre à réaliser que nous l’avions adossée au mauvais mur. Personne ne nous dit que ça va être simple et facile. L’envie de fuir – l’ennui, la routine, les contraintes du quotidien, l’alcoolisme, toute autre dépendance ou codépendance… – précède la vision d’une nouvelle existence possible. Ce que nous voulons d’abord, c’est cesser de subir, de souffrir, et redevenir heureux et libres dans notre cheminement. Dans le déséquilibre, le chaos ou la dysharmonie qui nous arrache au confort d’une vie familière, il nous faut nous remettre à réfléchir, à devenir honnête. C’est le début d’une errance qui, peut-être, deviendra l’odyssée de notre vie. Le brouillard avant l’île de la Sérénité.

Dans nos relations interpersonnelles, nous pouvons tenter de voir l’autre, si ce n’est d’un œil neuf à chaque fois, du moins comme un être en perpétuelle évolution, et lui donner à chaque rencontre le bénéfice d'une certaine évolution, même si elle est imperceptible. À un niveau plus global, l’humanité évolue en permanence, et la conscience du monde est à chaque instant renouvelée. Aussi, nous croyons que nous devons garder le changement comme perpétuel à notre esprit, afin de savoir nous y adapter en permanence au présent. C’est peut être aussi ce que veulent nous dire les vieux membres et les sages lorsqu’ils nous invitent à vivre l’instant présent. Le chemin intérieur n'est en aucun cas tout tracé, il consiste d'avantage à surfer sur les vagues que la vie nous offre, en nous adaptant à chaque instant aux nouvelles circonstances.

Plus nous retrouvons de la confiance en la vie, en notre Ps, plus nous en venons à croire que notre Puissance supérieure prend soin de nous en toutes circonstances. Toutes les fois qu'une situation nouvelle se produit dans notre vie, qu'il y a un déséquilibre momentané, nous recherchons la paix et la confiance plutôt que l'insécurité et l'angoisse. Le changement est essentiel à la vie et aller dans ce même sens revient à accepter que nous participons d’abord en nous soumettant au déséquilibre et ainsi au grand mouvement de la vie. « Certaines personnes te rejetteront, car ta lumière est trop intense pour eux, c’est comme ça. Continue de rayonner. » ( Martin Luther King )

« Des milliers d'hommes et de femmes, en chair et en os, affirment catégoriquement qu'après en être venus à croire en une Puissance supérieure à eux-mêmes, avoir adopté une certaine attitude envers cette Puissance et avoir accepté de se prêter à certaines choses simples, ils ont vu un changement spectaculaire s'opérer dans leur façon de vivre et de penser. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.4 Nous, les Agnostiques, page 57 ) La vie est en perpétuel changement, pas tous les jours spectaculaire. À mesure que tranquillement nous cheminons, nous prenons conscience que les gens qui nous ont blessés et bien souvent qui nous ont aussi aimés à leur façon dans notre enfance faisaient du mieux qu'ils pouvaient avec ce qui leur avait été donné. Tout en cheminant, nous rencontrons aujourd'hui des gens qui nous blessent, bien souvent qui nous aiment et qui ravivent les blessures d'antan. En mettant en pratique le mode de vie, toutes ces émotions et ces souvenirs pénibles s'apaisent doucement. Notre cheminement est guidé dans une direction par la grâce et la gouverne de notre Ps et c'est cette force qui nous rend prêts à changer et à prendre certaines mesures.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 27 novembre 2019

Pensées 27 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Aujourd’hui, il nous suffit d’avouer nos pensées ou nos actions fautives, d’essayer d’imaginer l’attitude plus souhaitable que nous aurions pu prendre, et de décider, avec l’aide de Dieu, de mettre ces leçons à profit, sans oublier, bien sûr, de réparer nos torts si nous avons négligé de le faire. » ( 12x12, 10e Étape, page 105 ) Regrets (notre côté givré) , gratitude (notre côté divin) et bonne volonté font partie de ce processus de changement à travers duquel notre Ps, notre parrain et le mode de vie nous accompagnent.

« La reconnaissance est la mémoire du cœur. » ( Hans Christian Andersen ) Être reconnaissant c'est reconnaître que nous sommes redevables à un tiers qui nous a procuré un bienfait. La reconnaissance est une opération de l'esprit : c'est une évaluation, un jugement, un remerciement. Cette appréciation est toujours accompagnée d'une certaine dose de contentement. La reconnaissance suscite aussi de l'affection. Le bienfait reçu de cette personne (ou d'une entité comme une Ps ) est si précieux à nos yeux que nous aimons cette personne ou cette entité de nous l'avoir procuré. « La reconnaissance donne un sens à ton passé, apporte la paix pour aujourd’hui et crée une vision pour demain. » ( Melody Beattie ) La reconnaissance implique toujours un mouvement pour souligner l’importance de ce que nous avons reçu. C'est une expérience qui génère de la générosité. Il y a une certaine subtilité dans la différence entre la reconnaissance et la gratitude. Elle se manifeste aussi dans la nécessité d'expression ou de réaction. Ainsi, nous avons l'impulsion d'exprimer notre reconnaissance pour parachever notre expérience. Dans le cas de la gratitude, c'est différent : nous avons l'impression ou le besoin de dédommager ou de compenser pour rétablir l'équilibre. C'est comme si dans le cas de la reconnaissance, nous nous devons à nous-même d'être expressif alors que dans le cas de la gratitude, nous devons quelque chose à quelqu'un pour réussir à avoir une impression d'équité.

Être reconnaissant envers une autre personne pour ce que nous sommes grâce à elle, pour ce que nous possédons, est bien plus qu'une vertu ou qu'une qualité. La gratitude est un état d'esprit permettant de reconnaître que nous sommes redevables pour ce que nous possédons, pour ce que les autres font de nous à leur contact. La gratitude est le sentiment que nous éprouvons devant tous les cadeaux de la vie, chaque service rendu, une bénédiction avec laquelle nous ressentons de la reconnaissance. Notre attitude de gratitude nous amène si telle est Sa volonté, à une forme de bonheur, de beaux moments présents. « Je ne suis pas un de ces mecs compliqués et confus. Je ne cherche pas le secret de la vie… Je passe juste de jour à jour, prenant ce qui vient. » ( Frank Sinatra ) Merci pour ce que Tu me donnes jour après jour.

« La gratitude ! C’est un merci avec l’intention et l’expression de nos valeurs profondes. » ( Michel Hébert ) La gratitude est l'inverse du regret et du désespoir et aussi une forme de reconnaissance à l'égard d'une personne vis-à-vis de laquelle nous nous sentons obligés. Il n'y a dans la gratitude souvent qu'une impression d'obligation qui ne s'avère pas nécessaire. La gratitude nous permet d'apprécier ce que nous avons plutôt que des objets inaccessibles de nos désirs. La gratitude un jour nous envahit, nous murmurons un remerciement dans une méditation et/ou dans une petite prière. La gratitude nous permet d'apprécier si telle est Sa volonté la qualité et la richesse de l'échange et du partage. Notre Ps démarre ainsi avec nous notre journée et nous guide à chacun de nos pas sur le chemin de l’heureuse destinée et de la plénitude même quand il fait encore nuit, même quand nous y voyons moins clair.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 26 novembre 2019

Pensées 26 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Quiconque est, directement ou indirectement, lié à la vie d'une personne atteinte d'une maladie comme l'alcoolisme ou toute autre forme de dépendance est embarqué avec la personne atteinte dans une série de mécanismes de défense et de survie dont le principal est le déni. Le déni c'est lorsque nous faisons ce que nous disons que nous ne ferons pas, ou nions ce qu'ils ont fait ou ce que nous avons fait. Il y a trois types fréquents de réactions à ces situations et nous pouvons jouer à différents moments l'un ou plus d'un de ces rôles : le secoureur, la victime et le provocateur. Ces trois types de réactions sont de bons exemples de codépendance. Et j’ai un ami qui est venu me partager sa récente descente aux enfers dans ces trois rôles d’autodéfense et d’automutilation… « Je crois en un jour à la fois. Vous avez aujourd’hui, c’est ce que vous avez. » ( Al Pacino )

Le secoureur ou sauveur prive l’alcoolique ou le dépendant du processus de l’apprentissage par la correction de ses propres erreurs et le conditionne à croire qu'il trouvera toujours un protecteur qui viendra à sa rescousse, même si les secoureurs soutiennent avec insistance qu'ils ne lui porteront plus jamais secours. Ils l'ont toujours fait et la personne atteinte croit qu'ils le feront toujours. De telles opérations de sauvetage peuvent avoir un caractère tout aussi compulsif que le fait de boire, de se geler ou de répéter des comportements toxiques ou destructifs.

La victime est souvent une personne en lien d’autorité ou un compagnon de travail et permet à l’alcoolique ou le dépendant de continuer à boire, à manger, à jouer ou à consommer compulsivement d'une manière irresponsable sans perdre son emploi. La victime subit les conséquences à la place du dépendant. « Lorsque vous dites 'oui' aux autres, faites en sorte de ne pas dire ’non' vous-même. » ( Paulo Coelho )

Le provocateur est souvent le conjoint. Cette personne est blessée et bouleversée par ces épisodes répétés d'excès de ces comportements ; mais elle réussit à sauvegarder l'unité familiale malgré tous les ennuis engendrés par la maladie. Par contre, cette personne provocatrice reporte dans son mariage ou sa vie de couple, son amertume, son ressentiment, sa peur et son mal, et devient ainsi sournoisement la source de la crise. Les bourreaux comme les victimes se nourrissent de violence physique ou émotionnelle. « ... aussi bien la victime que le bourreau finissent par subir les conséquences des actes de violence, de l'oppression et de la brutalité. Pourquoi ? Parce que ce que vous faites aux autres, vous le faites à vous-même. » ( Eckhart Tolle, Nouvelle Terre, page 135 )

Le seul moyen qui s'offre un jour à nous, que nous soyons secoureur, victime ou provocateur ou la personne atteinte d'une maladie comme l'alcoolisme ou la dépendance, c'est de sauter en bas du carrousel de la négation, c'est de prendre le risque de trouver une solution d'aide pour nous-même. Chaque jour et même s'il continue à tourner en rond, nous descendons du carrousel qui lui ne s'arrête pas. La volonté de Dieu nous invite à choisir le rétablissement. « Vis chaque jour comme si c’était le dernier jour. Et fais des projets comme si tu étais là pour l’éternité. » ( Agatha Christie ) Chaque jour, nous sommes émerveillés par la sagesse et la simplicité du mode de vie des Douze Étapes. « Que ce soit de modem à modem ou face à face, les AA parlent le langage du coeur dans toute sa puissance et sa simplicité. » ( Les Alcooliques Anonymes, Avant-propos de la 4e Éd., page xxv )

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 25 novembre 2019

Pensées 25 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« S’ils en existent qui ne rêvent que d’être Blancs, l’avenir se chargera de leur faire comprendre que 'le séjour dans l'eau ne transforme pas le tronc d’arbre en crocodile'. » (Seydou Badian) Le crocodile est incapable, comme la plupart d’entre nous tous veulent bien le croire, de lâcher sa prise. Quand il attaque une proie et qu'il mord cette dernière, il ouvre grand ses mâchoires et il ne lâche pas prise à moins que ses crocs ne se brisent. Si ses crocs se cassent, ses crocs repoussent assez rapidement par la suite. Quand il a refermé sa mâchoire sur sa proie ou son ennemi, il ne lâche pas sa prise. Ses crocs recourbés comme des hameçons ne peuvent pas être retirés une fois enfoncés. Quand il perd un croc, un autre repousse aussitôt juste derrière. Sa bouche en comporte 48 en permanence. Avant de nous enfoncer dans une tentative de contrôle quelconque, nous pouvons nous demander si nous ne sommes pas un peu « croco » ou juste « accro ». Lâcher prise est devenu dans notre société, synonyme de calme ou d'attitude zen. Pourtant, lâcher prise, ce n’est pas que relaxer. Ce n'est pas que du détachement. Ça suppose pour certains une approche souple de la vie demandant du courage pour s'abandonner à une force, à un Être suprême, puisque c'est impossible de faire l'expérience du vide, de la séparation et de se confier en même temps à cette Puissance supérieure à nous-mêmes. Nous en venons en fait à faire graduellement l'expérience de la complétude de cette Présence divine.

Notre Ps nous invite à accepter un paradoxe, de tout perdre et de tout gagner en même temps. Notre attitude d'humilité n'est pas nécessaire pour que l'événement s'accomplisse en nous. L'expression Lâcher prise signifie pour certains « laisser s'accomplir », sans nous occuper de nos représentations, projections, désirs ou préjugés pour accepter ce qui est et nous confier librement à ce Dieu tel que nous Le concevons pour qu'Il nous aide à retrouver la raison. « N’insultez pas le crocodile lorsque vos pieds sont encore dans l’eau. » ( Proverbe africain ) Quand nous pensons à lâcher prise, nous pouvons nous rappeler qu’il y a un ordre naturel dans la vie — un enchaînement d'événements prévus par notre Puissance supérieure. Quand nous avons l'illusion d'avoir prise et aussi de lâcher prise devant une situation, notre Ps nous donne l'occasion de reconnaître que la vie se déroule selon son plan, que nous n'avons jamais eu prise, seulement l'illusion de prise, de mainmise, de contrôle. Imaginons que nous tenons nos mains, nos poings serrés. Un peu comme le crocodile avec ses crocs, serrons très fort pendant plusieurs minutes jusqu’à nous retrouver avec des jointures blanches, nos mains ressentent alors d’intenses et douloureuses crispations. Puis lâchons cette tension, lâchons notre 'prise'. Ouvrons les poings. Nous ressentons immédiatement un intense soulagement. « On ne peut pas lâcher-prise, on ne peut que percer l'illusion, la cause, les effets et l'absurdité de la prise… » ( Monko, Propos sur le Dharma )

« Les larmes, même de crocodile, expriment toujours une émotion. » ( Lamaslim ) Lorsque nous cherchons à appliquer ce principe de lâcher prise à notre mental, à nos émotions, à nos illusions de contrôle, la question et la réponse peuvent sembler obscures. Pourtant, c’est bien simple et en même temps inexplicable, il suffit d'ouvrir notre esprit si telle est Sa volonté et de continuer de recevoir ce que notre Ps a prévu dans son plan pour nous et pour aujourd'hui. « Si nous nous accrochons encore à quelque chose dont nous ne voulons pas nous départir, nous demandons à Dieu de nous aider à y renoncer » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.6 À l’oeuvre, page 85 ) Rappelons-nous que nous n’avons jamais eu prise bien que cette illusion eut été très forte. Alors comment lâcher prise puisque nous croyons que nous n’avons jamais eu prise. Seuls les crocs et aussi les joueurs de baseball peuvent avoir de prises.

Bonne Fête aux catherinettes, à toutes ces jeunes filles et femmes qui assument agréablement leur célibat et parfois partagent leur solitude !!!

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 24 novembre 2019

Pensées 24 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« L’abstinence totale est une chose tellement excellente qu’elle ne peut être portée à une trop grande échelle. Ma passion l’emporte jusqu’à m'abstenir totalement de toute abstinence. » ( Mark Twain, traduction libre d’une inscription autographe de l'auteur ) L'abstinence est le renoncement volontaire et durable à la satisfaction d'un appétit ou d'une envie. Dans la plupart des cas, le terme désigne l'abstention de rapports sexuels, d'alcool, de tabac voire de certains aliments ou types de nourriture ou d'une pratique addictive, toxique ou destructrice. Selon le dictionnaire, le mot s'abstenir signifie « se priver volontairement de ». Pour les Outremangeurs Anonymes, le mot abstinence signifie « l'action de s'abstenir de manger compulsivement ainsi que de s'abstenir des comportements alimentaires compulsifs tout en travaillant à atteindre ou à maintenir un poids santé ». Pour les Alcooliques Anonymes, le mot abstinence signifie se priver de boire de l'alcool sous toutes ses formes. Le rétablissement est bien plus que la simple abstinence. Malgré la définition faussée des dictionnaires du mot sobriété, les publications des groupes d'entraide nous invitent à une démarche qui mène un pas de plus que la simple abstinence. Le rétablissement est le résultat de l'application du programme des Douze Étapes des groupes d'entraide. La plupart d'entre nous en sommes venus à croire que la pratique quotidienne de l'abstinence est essentielle à notre rétablissement. « Pour beaucoup, une abstinence totale est plus facile qu’une modération parfaite. » ( Saint Augustin ) Pour nous, le rétablissement et l'abstinence conjointement nous mènent à la sobriété. Le rétablissement n’est pas une fin en soi, ni un résultat. Le rétablissement ne veut pas dire que nous sommes guéris. En fait, notre rétablissement est dû à une acceptation plus profonde de nos limites. Et cette acceptation arrive un jour comme un cadeau inattendu. Maintenant, nos maladies représentent moins, pour nous, une occasion de désespoir qu’un potentiel unique dont nous disposons. C’est là le paradoxe du phénomène du rétablissement : en acceptant ce que nous ne pouvons pas faire ou être, des buveurs, des mangeurs normaux, etc., nous découvrons qui nous pouvons être et ce que nous pouvons faire. Le Dr Bob décrit son cauchemar ainsi et ce qui fonctionne pour être bien malgré tout : « Je passe beaucoup de temps à transmettre ce que j’ai appris à ceux qui veulent l’entendre et qui en ont tant besoin. Je le fais pour quatre raisons :

  • 1. Par sens du devoir.
  • 2. Par pur plaisir.
  • 3. Parce que cela me permet de payer ma dette envers l’homme qui a pris le temps de me transmettre le message.
  • 4. Parce que chaque fois que j’aide quelqu’un, je me prémunis davantage contre une rechute possible.

Contrairement à la plupart de nos membres, il m’a fallu deux années et demie d’abstinence avant de perdre l’obsession de boire. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. 1ère Partie, le Cauchemar du Dr Bob, page 203 )

Le rétablissement n’élimine pas la souffrance et les difficultés. Il est plutôt marqué par la transition de la souffrance à la sérénité. Alors que nous étions plongés dans la maladie, nous vivions sans espoir. La maladie comportait pour nous une douleur uniquement porteuse de plus de douleurs encore. Et cette douleur semblait ne mener nulle part. Lorsque notre Ps a permis de nous laisser sans espoir et nous a juste donné un moment présent qui ne suscite que notre reconnaissance peu importe ses aléas, notre souffrance a enfin laissé la place à une paix intérieure : même si nous ressentions encore une grande douleur comme lors d'une ivresse mentale ou sèche, nous connaissions aussi une paix parce que cette douleur nous faisait enfin avancer vers de nouveaux progrès.

Nous remercions Dieu et les groupes d'entraide de nous avoir donné et de continuer à nous donner en cadeau l'abstinence, ce mode de vie des Douze Étapes et le miracle quotidien de notre rétablissement. Le miracle de l'abstinence est plus grand que chacun de nous. La spiritualité est cette partie divine et nourricière de notre entité. La pratique des Douze Étapes nous libère de nos motivations toxiques et autodestructrices. La spiritualité devient le centre de notre vie. Notre ego ne croit plus qu’il est le centre de l'univers. De toute façon, nous avons plein de gratitude que Dieu se soit servi de notre ego malade et de celui des autres qui forment notre famille élargie pour nous amener jusqu'ici et maintenant.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 23 novembre 2019

Pensées 23 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Un ami nous a fait parvenir cette citation attribuée à l'empereur Marc-Aurèle dont une partie ressemble étrangement à la prière de Sérénité attribuée à Reinhold Niebuhr : « Je suis plutôt impressionné de mesurer l'intérêt des gens que je rencontre pour une compréhension de la vie qui ait du sens et aide concrètement à transformer ce qu'on peut transformer, accepter ce qu'on ne peut transformer et avoir la sagesse de distinguer l'un de l'autre. » Et aussi voici l’un des cadeaux de la vie : « Selon toute probabilité, nos handicaps les plus sérieux nous auront laissé quelque répit. Pour ceux d’entre nous qui n’avaient pas connu jusqu’ici que l’agitation, la dépression ou l’angoisse — en d’autres mots, pour nous tous — cette paix toute neuve arrive comme un présent inestimable. » ( 12x12, 7e Étape, page 83 )
Nos journées sont riches des cadeaux que nous fait notre Dieu d'amour. S'il veut que nous sachions les découvrir et les vivre, nous allons être éblouis et heureux de tant de bénédictions. Bénir vient de mots latins : « bene dicere » qui signifient « dire du bien ». Dieu nous bénit, Il dit du bien de nous ... Qu'est-ce qu'Il peut faire d'autre ? Puisqu'Il nous aime… comme un père aimant ses enfants le fait. Il pense du bien de nous, il dit du bien de nous. Il ne voit en nous que ce qui est bien… Peut-être qu’il n'y a que du bien en nous ? Bénir ( dire du bien ) est le contraire de maudire (dire du mal ). Nous sommes ce que nous disons et avec la pensée et la parole nous sommes le reflet de la réalité que Dieu veut que nous arborons. Plusieurs cherchent avec des exercices compliqués pour revenir aux petits gestes du quotidien pour y découvrir tout simplement les intentions qui viennent du coeur, de notre côté divin. « C’est un curieux paradoxe qui fait que c’est au moment où je m’accepte tel que je suis que je deviens capable de changer. » ( Carl Rogers )

Nous allons être alors reconnaissants devant Dieu, même confiants parce que tous les jours Il renouvelle Ses cadeaux. « La vie est un cadeau si merveilleux que tout être généreux ne peut avoir qu'une ambition, l'offrir.» ( Jean Giraudoux ) Être sous la bénédiction de Dieu tel que nous Le concevons n'équivaut pas à couler une vie facile. La vie que nous vivons présentement est la meilleure que nous avons à vivre pour aujourd’hui, puisque c’est celle que notre Ps a prévu pour nous aujourd’hui et ce, malgré quelques cadeaux mal emballés qui nous surprennent. « Personne n’acquiert le génie, c’est un don de Dieu. Mais on peut acquérir la patience, le courage, la sagesse, la compréhension. ( Henry Miller )

La vie est une bénédiction et primitivement la bénédiction avait la signification d'une force de salut. Bénir quelqu'un, c'est le doter d'une forme de salut. En d'autres circonstances, la salutation que les êtres humains se transmettent entre eux correspond à une simple bénédiction comme l'hommage que nous rendons à Dieu ou à la gratitude envers un bienfaiteur. La source de toute bénédiction est divine et à l'origine de toute vie. Elle s'adresse toujours à tous les êtres humains et a pour objectif d'assurer leur bonheur. Pour la plupart des gens, les signes de la bénédiction sont une longue vie, la fécondité, la paix et la prospérité. Quand nous nous exclamons devant une personne qu'elle est bénie, nous reconnaissons sa réussite et son bonheur comme le résultat d'une action merveilleuse de Dieu.

Tout est don de Dieu, même les plus petites choses et c'est l'ensemble de ces petits présents qui fait une vie belle et sobre. Nos prières sont souvent un simple merci, et ces prières conviennent aussi bien en période de besoin et de détresse qu'en période d'abondance et de joie, aussi bien durant la tempête que dans le calme qui suit la tourmente.
Merci pour la courte nuit paisible qui vient de se terminer.
Merci pour Tes bénédictions. Merci pour nos trois grandes tites-filles, ces perles de nos enfants.
Merci pour les étoiles qui persistent encore faiblement.
Merci pour le lever de soleil qui s'annonce d'un horizon à l'autre.
Merci pour le silence. Merci pour le temps que Tu nous donnes et nous as donné.
Merci pour l’amour, la bonté, la beauté et la dignité — Merci pour la vie. Merci pour Ta grâce. Merci d'être ici et là, d'être tout cela, mon Dieu.

Merci la Vie !!! Merci pour TouT...
Gilles

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vendredi 22 novembre 2019

Pensées 22 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Albert Einstein a écrit : « Celui qui ne sait plus s'étonner est pour ainsi dire mort ; ses yeux sont éteints ». De par sa nature à conceptualiser et à généraliser, notre raisonnement tend à nous présenter un monde cristallisé ou pétrifié. Notre esprit cherche à cataloguer, répertorier, à identifier au détriment de la singularité de chaque expérience ou événement, et parfois au prix de l’émerveillement... Chaque manifestation de la vie est absolument unique et s’insère dans un vaste et merveilleux processus universel, dans le grand tissu vivant qu'est notre humanité. « Le sens de l'émerveillement est un gage de bonheur car la vie, pour peu qu'on sache lui forcer la main, ne refuse jamais à l'homme les occasions de s'émerveiller. » ( Ginette Quirion, Quarante ans et toujours en 3ème année )

Tu me relèves, Tu m’émerveilles… https://www.youtube.com/watch?v=rnztMhtUF6o<https://www.youtube.com/watch?v=rnztMhtUF6o> ( vidéo de Josh Groban - You Raise Me Up ) L’émerveillement se produit hors des sentiers du connu, lorsque le regard n’est plus sous le joug de concepts figés. Il est la reconnaissance du miraculeux dans « l’ordinaire » du quotidien, la perpétuelle redécouverte d’une vie éternellement naissante. Il est l’ouverture vers l'intérieur, la brèche par laquelle nous sommes inondés de la lumière de la spiritualité. Nous émerveiller, c’est laisser la vie pétiller et apparaître sous un regard naïf et lumineux en même temps. Il ne faut laisser le nuage qui nous oblige à froncer les sourcils à aussi cacher le feu qui habite dans nos yeux. « Le bonheur pour une abeille ou un dauphin est d'exister. Pour l'homme, c'est de le savoir et de s'en émerveiller. » ( Jean-Yves Cousteau )

« Quand le moineau construit son nid dans la forêt, il n’occupe qu’une branche. Quand le cerf étanche sa soif à la rivière, il ne boit pas plus que son estomac en peut contenir. Nous accumulons des choses parque nos cœurs sont vides. » » ( Anthony de Mello) Merci chère Puissance supérieure de mettre de l’abstinence et du rétablissement dans notre façon de vivre et de nous donner le bonheur de connaître une vie simple, agréable, sage, bonne et juste. « …nous avons commencé à nous sentir pénétrés de Son Esprit.» ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap.6, À l'oeuvre, page 96-97) Notre Dieu d'amour a choisi de nous faire évoluer vers une réalité saine, simple, joyeuse et pleine d'espoir qui nous remplit d'émerveillement, de gratitude et de respect admiratif. « La tendresse est respect et émerveillement de libre connaissance à travers la fibre de la fidélité… » ( Rina Lasnier, Miroirs) Nous émerveiller de la vie implique de nous sentir dans ce courant de la vie ( Go with the flow ! ) et déjà cela est merveilleux. « Laissez-vous entraîner par le courant de la vie… sans arme ni bagage. » ( Anthony de Mello ) Nous émerveiller c'est préserver un regard neuf à chaque instant de notre vie… c'est célébrer ce moment en exprimant notre tendresse à un être cher. « La courtoisie, la bonté, la justice et l’amour sont les notes clés qui nous permettent d’entrer en harmonie avec presque tout le monde. » ( 12x12, 10e Étape, page 104 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 21 novembre 2019

Pensées 21 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« Une autre illusion consiste à croire que les évènements extérieurs ont le pouvoir de nous faire du mal, que les gens ont le pouvoir de nous blesser. Ils n’ont pas ce pouvoir. C’est vous qui leur donnez. » ( Père Anthony de Mello ) Chaque expérience et chaque événement de la journée sont des outils précieux qui peuvent nous aider à nous réaliser. Les doux moments et les moments difficiles sont les outils avec lesquels Dieu nous façonne. « Enseigne-moi à faire ta volonté ! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite ! » ( Psaumes 143:10 ) Et Il nous a donné le Notre Père comme enseignement…

La prière n’est pas la façon d’obtenir ce que nous voulons. C'est plutôt la façon de nous préparer mentalement, spirituellement à devenir ce que Dieu veut que nous soyons. Non pas ce que chacun de nous désire et veut mais ce que Dieu veut pour chacun de nous. Même Jésus aurait lui-même dit cette prière : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne » (Luc 22.42). En fait, prier c’est aussi consentir à nous laisser façonner par Dieu. Cela implique une disponibilité, du temps, une ouverture d’esprit, le désir de devenir ce que Dieu veut que nous soyons. Et tout ça vient déjà de Lui. Prier, c’est nous mettre à la disposition de Dieu pour Le laisser faire en nous ce qu’Il veut qui s'y passe aujourd'hui. À travers la prière, Dieu désire nous placer dans une position d'acceptation et de gratitude pour les changements qu'Il effectue en nous. « Mon Dieu, je m'offre à vous pour que vous fassiez de moi et avec moi comme bon Vous semble. Délivrez-moi de l'esclavage de l'égoïsme pour que je puisse mieux faire Votre volonté… » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e éd.,chap. 5 Notre Méthode, page 71 )

Peu importe où nous en sommes aujourd'hui, la prière et la méditation nous aident dans tous les domaines de notre vie et surtout à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous Le concevons. L’un des grands avantages de notre mode de vie, c’est que nous pouvons ne pas essayer de comprendre Dieu, qui ou quoi qu’il ou qu'elle soit. Il se peut aussi que notre relation avec notre Puissance supérieure soit tellement fructueuse que nous n’éprouvions pas le besoin de comprendre comment s’articule cette relation. Notre Ps nous aide à pardonner à tous ceux et celles qui nous ont causé du tort en les voyant comme malades spirituellement. « Nous avons demandé à Dieu de nous aider à leur démontrer envers cette personne la même tolérance, la même pitié et la même patience que nous aurions été heureux de témoigner à un ami malade. Lorsqu’une personne nous blessait, nous nous disions : ‘Elle est malade. Que puis-je faire pour l’aider ? Mon Dieu, gardez-moi de la colère. Que Votre volonté soit faite.’» ( Les Alcooliques Anonymes, 4e éd.,chap. 5 Notre Méthode, page 75 )

Par la prière et la méditation, nous ne pouvons pas améliorer notre contact conscient avec Dieu, de connaître Sa volonté à notre égard et de recevoir la force de l’exécuter que si telle est Sa volonté. De cette façon, plusieurs de nos pierres d'achoppement ont été transformées par Lui en pierres de gué. Par la grâce de Dieu et pour aujourd'hui, nous jouissons d'une vie équilibrée et abstinente, même si quelquefois notre barque semble être bousculée par des vents violents et de fortes marées d'automne. « Une personne qui ne marche plus au son des tambours de la société et qui danse sur la musique qui jaillit d’elle-même : voilà une excellente définition de l’être éveillé. » ( Anthony de Mello )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 20 novembre 2019

Pensées 20 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Le 20 novembre, c’est la journée mondiale de l’enfance et c’est une occasion de sensibiliser l’opinion publique à la cause de la protection de l’enfance et pourquoi pas prendre le temps de nous mobiliser dans ce sens. Mais c'est également une journée festive où des animations dans de nombreux pays visent à faire se rencontrer les enfants. La date du 20 novembre a une portée symbolique puisqu'il s'agit de la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration des droits de l'enfant le 20 novembre 1959 et de la Convention relative aux droits de l'enfant le 20 novembre 1989. Le thème de cette année : Le vrai complice des violences c’est le silence, le secret. Les enfants ne doivent pas souffrir des problèmes de adultes et pourtant ils subissent toujours les dommages collatéraux de nos bêtises. Ils ont les victimes innocentes qui n’ont rien demandé. Pensons à les épargner !

La Déclaration des droits de l'enfant met l'accent sur le fait que l'enfant doit être respecté dans son individualité en tant qu'être humain, mais également protégé par sa famille et la société durant la période de fragilité que constitue son enfance. Il y est affirmé que « L'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d'amour et de compréhension. »

Même si la famille est le cadre naturel de cet épanouissement, la société toute entière a un devoir d'assistance envers les enfants pour lesquels ce cadre naturel serait défaillant. Par delà la volonté d'affirmer le droit des enfants à grandir dans un climat serein et protecteur, cette Déclaration pose également les bases d'une société plus fraternelle et solidaire. En effet, un des postulats qui fonde la Déclaration des droits de l'enfant est que « l'humanité se doit de donner à l'enfant le meilleur d'elle-même ». L’enfant représente l’avenir de l'humanité, et de l'éducation qu'il reçoit résulte notre futur à tous : « Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d'amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment qu'il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables ». Roméo A. Dallaire soutient que les enfants soldats, tous combattants de moins de 18 ans et au nombre de 300,000 dans plus de 14 pays subissent eux-mêmes des actes de barbarie (viols, meurtres, tortures travaux forcés, etc) et sont poussés à reproduire ces sévices contre quelquefois leur propre famille ou village.

La souffrance de l'enfant fait naturellement partie de sa vie comme l'air, la respiration, l'amour et pour plusieurs, ne s'apaise souvent que dans la mort. La souffrance n'est pas faite pour limiter notre vie ou nous limiter nous-mêmes que si tel est le plan divin. Elle est souvent le signe de notre résistance ou de notre recherche de vengeance. Notre Puissance supérieure se sert de la souffrance et/ou de la résistance pour attirer notre attention, pour nous mener vers un mode de vie plus sain et pour nous rétablir. Ce ne sont que d'autres façons de nous rappeler que notre Ps est toujours là pour nous offrir des occasions de grandir. Qu'est-ce que nous pouvons faire chacun de nous pour apaiser la souffrance d'un ou de plusieurs enfants aujourd'hui ? Et si cet enfant est aujourd'hui devenu un adulte, que pouvons-nous faire pour l'aider à trouver la paix ? Dans le 12x12 aux pages 33-34, la Deuxième Étape nous invite à remercier Dieu plutôt que de lui faire des demandes immatures pour quelquefois éviter ou fuir notre réalité : « Parfois c’était parce que Dieu n’avait pas daigné nous offrir toutes les douceurs de la vie que nous lui avions spécifiquement demandées, à la façon dont les enfants gâtés adressent des listes de cadeaux irréalistes au Père Noël. Le plus souvent cependant, nous avons essuyé une très dure épreuve et n’avions pu tenir le coup parce que, à nos yeux, Dieu nous avait abandonnés. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 19 novembre 2019

Pensées 19 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« La chose la plus importante en communication, c'est d'entendre ce qui n'est pas dit. » ( Peter Drucker ) Le dialogue donne accès aux autres et à l’apprentissage. Dès son plus jeune âge, le langage verbal et le non-verbal sont transmis à l’enfant dans l’univers familial. C’est grâce à eux que l’enfant apprend à construire des relations, à parler avec ses pairs et avec les adultes, à résoudre les conflits. Le langage s’apprend et nécessite d’être exercé. Les jeunes enfants apprécient les activités qui mettent en jeu le langage : essayer différents sons, associer des syllabes pour créer des mots amusants, tester la signification des mots ou recourir parfois à des « gros mots » afin d’observer leur effet sur les adultes. Enfin, le langage est un instrument qui nous permet, à nous parents, d’accompagner et de guider nos enfants. Ainsi ils apprennent à écouter, à obéir, à s’exprimer et à dire « Je t'aime ! ». La parole permet d’établir des règles de vie commune. Ce qui est dit doit être écouté, compris et respecté.

 Si les comportements humains s'expliquaient surtout par la logique, comment pourrait-il y avoir encore des dépendants et des codépendants, des excessifs et des obsédés de toute sorte ? Ni la raison ni la pensée positive ne peuvent venir à bout de nos problèmes émotifs. Et Dieu sait que plusieurs ont essayé et s'essayent encore aujourd'hui. La logique ne sert à rien lorsqu’il s'agit des craintes de toute sorte qui n'ont apparemment aucun fondement dans la réalité. Nous ressentons ce que nous ressentons, non pas ce que notre tête nous dit que nous devrions ressentir. Notre obstination à essayer de maîtriser nos émotions par la raison conduit à l'échec, à la frustration et à chercher à les anesthésier, à les geler avec quelques substances ou comportements destructeurs et toxiques.

« Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. » ( Marcel Proust ) Le langage du cœur est un outil de communication précieux que nous transmettons aussi à nos enfants. Notre langage du cœur vient d'abord de notre Puissance supérieure. Elle nous a appris et nous apprend encore chaque jour ce que nous sommes, ce que la vie signifie, que nous sommes d'origine divine, que notre destin est fixé dans un plan divin et qu'il existe un amour infini en nous et en chacun d'entre nous. Le langage du cœur ne ment jamais, ne trompe jamais. Le langage du cœur se reconnaît partout quelque soit la langue du communicateur, quelque soit son lieu d'origine. Le langage du cœur n'a pas de frontières. La sincérité des paroles, des gestes ou d'un regard s'y retrouvent toujours dans ce langage qui dépasse les limites du visible, de la raison et de la logique. 

La prière et la méditation ne sont pas logiques et pourtant elles sont efficaces. Là où l'intelligence rationnelle et la pensée scientifique échouent, nous mettons notre foi en une source d'aide qui échappe à notre intellect. Et curieusement, nous recevons tout ce dont nous avons besoin. Dans les groupes d'entraide, nous apprenons à prêter attention au langage du cœur, à ce qui est dit et aussi à ce qui n'est pas dit. « Que ce soit de modem à modem ou face à face, les AA parlent le langage du cœur dans toute sa puissance et sa simplicité. » ( Les Alcooliques Anonymes, avant-propos de la quatrième édition, page xxiv )

Merci la Vie !!!

Gilles

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lundi 18 novembre 2019

Pensées 18 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« L’amour, le sommeil, le sourire et le rire sont les plus beaux remèdes dans le monde. » ( Proverbe irlandais ) Le rire peut être provoqué par les chatouilles, une blague, une histoire drôle ou de l'humour venant d'une autre personne, le stress, la nervosité, l'inconfort, le rire d'autres personnes et le gaz hilarant. Très peu de choses sont connues sur le fonctionnement du rire dans le cerveau. Nous pouvons dire qu’il a des points communs avec le bâillement qui se produit lorsque l’organisme a besoin d’oxygène. C’est comme si le cerveau avait besoin d’un exutoire. Le rire est involontaire — c’est difficile de rire vraiment sur commande, ça se fait, ça s’apprend en rigolothérapie ou en yoga du rire. Le rire est contagieux : il y a de ces boîtes à rire qui se déclenchent parfois n’importe où en provoquant une hilarité générale. Le rire n’est pas un phénomène lié au langage, puisque le bébé humain rit bien avant de savoir parler. Si un parent fait « coucou » en se cachant derrière ou sous une serviette ou un cadre de porte, l'enfant s'éclate d'un rire franc. Contrairement à ce que nous pouvons penser, le rire n’est pas toujours une réaction à un mot d’esprit. Il peut même être déclenché par des choses tragiques, des phrases anodines ou des attitudes équivoques. Au salon funéraire à la suite de la mort de ma mère, mon frère m'a fait éclater d'un rire intense en commentant le boa noir que portait dignement une tante à nous. La tension était telle que ç’a déclenché un rire qui nous a permis une relâche saine. Dans ce temps-là, la culpabilité nous avait envahi comme si nous devions garder un certain décorum.

« Nous croyons donc que le rire et la gaieté peuvent être d'une grande utilité. Les gens de l'extérieur sont parfois scandalisés lorsque nous pouffons de rire au souvenir d'une expérience passée, en apparence tragique. » ( Les Alcooliques Anonymes, chapitre 9, La famille et le rétablissement, page 150 ) Rire sans raison, c'est affirmer la joie comme notre état naturel : nul besoin d'attendre une blague pour rire. C'est aussi apprendre à trouver notre bien-être à l'intérieur de nous, plutôt que de le chercher par les possessions, le pouvoir, et l'approbation des autres. Le délire ajoute une coche et une dimension d'espièglerie au rire. Ce n'est pas seulement l'action de rire qui compte, mais l'attitude qui l'accompagne : une ouverture à voir le monde à travers les yeux d'un enfant, dans l'émerveillement, où le monde se découvre en jouant. Une attitude qui peut ressembler à du « délire » aux yeux de l'adulte sérieux. Cette capacité de voir le merveilleux dans tout ce qui nous entoure, permet d'aborder la vie avec les yeux du coeur. Le rire a des vertus thérapeutiques popularisées de plus en plus par la rigolothérapie ( Dr Hunter 'Patch' Adams, Gesundheit Institute ) et par le yoga du rire (Dr Madan Kataria), en introduisant des dimensions spirituelles et créatrices. « Quand vous riez, vous changez. Quand vous changez, le monde entier change .» (Dr Madan Kataria) John Fitzgerald Kennedy a dit : « Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, arrangeons-nous au mieux avec la troisième. » C'est vrai que tout ce qui nous apparaît logique est d'origine humaine et que tout ce qui semble illogique a probablement une source divine. Malgré tout ce qui peut perturber notre stabilité émotive aujourd'hui, nous prenons le temps de célébrer et d'honorer la vie, de nous divertir, de rire et de profiter de la vie. Nous prenons soin de nous et de bien vivre. Aujourd'hui, nous remercions notre Puissance Supérieure de s'occuper de tout ça et de tout le reste.

« Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette inéluctable occurrence, nous n'avons qu'un instrument : le rire. » Cette citation d'Umberto Eco nous rappelle que c'est l'instant présent qui importe. Le seul et le meilleur moment est vraiment ici et maintenant. Il est peut-être à venir comme plusieurs le désirent. Nous n'en savons rien. Pour nous, le meilleur moment, c'est celui que nous vivons présentement tout espoir d'un meilleur, d'un plus plaisant, apaisant ou amusant nous fait renier la valeur de celui que nous vivons. Merci à tous ceux et celles qui comblent notre mémoire de souvenirs de fou rires mémorables et libérateurs lors de réunions de groupes d'entraides où l’idée de rire nous gagne tous un peu plus chaque jour. « Le rire c’est une poussière de joie qui fait éternuer le coeur. » ( Natalina Casarano )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 17 novembre 2019

Pensées 17 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Nous pouvons considérer l'échec et le succès, le génie et la folie, la création, l'imagination et la nature, le ciel et la terre à leur juste valeur. Pour nous, ils sont les résultats de l'intention de notre Puissance supérieure pour nous pour aujourd'hui. Et ainsi, nous ne sommes plus jamais seuls. « Dans la solitude, les goûts deviennent facilement des passions.» ( Mary Sarah Newton )

Antoinette Mayrat a défini la solitude ainsi : « C’est un état d’âme, vécu sur un mode émotionnel, douloureux, angoissé. Ce n’est pas être seul, c’est se croire seul et ressentir cette solitude comme le malheur d’être séparé des autres, perdu, abandonné, réduit à soi-même. ... La solitude, effective ou subjective, lèse un besoin fondamental de l’être humain, le besoin d’appartenance ; besoin d’être intégré à un tout, d’exister pour autrui. » Puis elle décrit de deux sortes de solitudes : la solitude objective et la solitude subjective. Pour Antoinette Mayrat,

  • la solitude objective est un fait observable, c’est l’isolement qui est la privation de compagnie humaine, la mise hors du circuit social. Cette solitude est parfois choisie par la personne qui désire laisser son logement et se retirer dans une maison d’accueil, par exemple, mais elle est subie si la personne est forcée de se retirer dans un endroit qu’elle n’a pas choisi.
  • la solitude subjective est un phénomène du vécu qui échappe à l’observation et au contrôle. Elle est de l’ordre du sensible. C’est un état d’âme ressenti sur un mode émotionnel. Ce sentiment peut être douloureux et angoissant pour la personne qui l’éprouve. Plusieurs auteurs ont fait la différence entre un état d’isolement et le sentiment de solitude. L’état d’isolement correspond à la solitude objective, le sentiment de solitude à la solitude subjective. Un état d’isolement n’engendre pas nécessairement un sentiment de solitude. Celui-ci peut naître chez des personnes parfaitement bien entourées. « Il n’est pire solitude que celle qui naît de l’indifférence des autres. Et chacun peut être victime un jour de l’indifférence et en souffrir. Alors pourquoi ne pas tendre la main à celui qui est seul ? » ( Martin Gray, Le livre de la vie )

« Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. » ( Guy de Maupassant, La Solitude ) La solitude (de solus « seul ») est l'état, ponctuel ou durable, d'une personne seule, c'est-à-dire d'une personne qui n’est engagée dans aucun rapport ou relation avec autrui. L'isolement et la solitude étaient recherchés par les ermites et anachorètes, mais la privation sensorielle peut même aller jusqu'à affecter le psychisme. L'isolement au trou est une punition même lors d'un emprisonnement. Pour nous, la solitude est l'émotion sentie à la suite d'un rejet ou d'un abandon significatif de notre enfance et aussi de semblables ressentiments que nous pouvons revivre à tous moments dans notre vie adulte. L'isolement est plus une situation ou un état physique que la vie nous amène à expérimenter. Plusieurs personnes peuvent être isolés sans se sentir seules puisqu'elles sont accompagnées de leur Ps dans chaque pas que nous franchissons. « En tant qu'alcoolique, nous nous rendons compte que nous devons travailler ensemble et rester unis, sans quoi nous finirons presque tous par mourir seuls. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Appendice I, page 626)

Une bonne stratégie pour rompre la solitude est de se satisfaire du moment présent et donc de qui nous sommes et de ce que nous avons. Les personnes qui optent pour cette stratégie d'un jour à la fois se distinguent des autres par une bonne estime de soi. En général, elles se connaissent assez bien ou sont en train d'y arriver à la suite d'un important inventaire personnel et d'une fréquente remise en question. Plus que de vouloir rompre la solitude, ces personnes l'acceptent telle qu'elle est voire même éprouvent un grand plaisir de se retrouver avec elles-mêmes. Ainsi au cœur de nous-mêmes, nous découvrons cette force, ce Dieu d'amour qui nous habite, qui se manifeste et qui nous invite alors à partager et communiquer avec les autres. Cet Être suprême nous accompagne partout et nous pouvons revenir dans ce havre de paix intérieure à tout moment quand nous le désirons par la prière et la méditation. « La capacité de t’aimer et d’aimer ceux qui t’entourent est un cadeau de Dieu qui te permet de vivre pleinement, courageusement et utilement dans un monde imparfait. » ( Les voix du rétablissement, page 181) Nous ne sommes plus jamais seuls ! À tous et chacun, merci d'être là !

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 16 novembre 2019

Pensées 16 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous La plupart d'entre nous sommes prêts à tout ce qui nous apparaît raisonnable et même quelquefois farfelu pour nous rétablir. Nous sommes aussi prêts à vivre tous les jours selon les Douze Étapes des groupes d'entraide afin de pouvoir conserver notre rétablissement si c'est la volonté de Dieu pour nous aujourd'hui. Nous le remercions pour ces cadeaux quotidiens que sont la patience, la tolérance, le respect et l'amitié des autres membres de ces fraternités. Dans les groupes d'entraide, l'unité est la valeur la plus précieuse. L'unité présuppose la tolérance sans recherche de domination ou de reconnaissance. « La tolérance ne devrait être qu'un état transitoire. Elle doit mener au respect. Tolérer c'est offenser. » ( Johann Wolfgang von Goethe, Maximes et réflexions ) La tolérance doit aussi porter sur ce qui trouble notre santé émotive, et nous apprendre à devenir notre propre meilleur ami, à nous aimer nous-même puis à tendre la main et notre amour aux autres. Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la tolérance, du respect de la liberté d'autrui, de ses manières de penser et d'agir, de ses opinions et croyances. Cette journée à l'initiative de l'Unesco est l'occasion de promouvoir une valeur qui se doit d'être commune à toute société : la tolérance. Clef de voûte des droits de l'homme, de la multiplicité et de la démocratie, elle s'avère incontournable pour la survie de toutes les communautés de chaque région du monde entier. L'intolérance se reconnaît à cette attitude hostile ou agressive à l'égard de ceux et celles dont nous ne partageons pas ni les opinions ni les croyances. Cette forme d’intransigeance ou de mesquinerie peut aller jusqu'à de la violence physique, verbale et psychologique. « Il y a des gens qui, à propos de certains problèmes. font preuve d’une grande tolérance. C’est souvent parce qu’ils s’en foutent. » ( Mark Twain ) Merci à tous ceux et celles qui ont brassé ma cage cette année avec nous sans amour, vous m’avez appris à développer ma tolérance... « Nous avons commencé à apprendre ce que sont la tolérance, la patience et la bonne volonté envers nos semblables, même envers nos ennemis, que nous avons vus comme des êtres malades. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 5 Notre Méthode, page 80 ) Heureusement pour la plupart d’entre nous, le mode de vie nous amende et doucement fait de nous des êtres plus faciles à vivre et assez plaisants à côtoyer. Pour les autres le processus est plus long et nous aide à développer plus de tolérance jusqu'à ce que nous développions du respect pour tous et chacun. Deux citations nous illustrent bien comment la tolérance est nécessaire dans nos relations : « L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi. » ( Eugène Beaumont, Penséier II ) — « S'il fallait tolérer chez les autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable. » ( Georges Courteline, La philosophie de Georges Courteline ) Merci la Vie !!! Gilles

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vendredi 15 novembre 2019

Pensées 15 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Les joueurs de hockey ou de football disent aux commentateurs qui les reçoivent en interview qu’ils donnent leur 110% et quelquefois ne peuvent pas livrer la marchandise sur la glace ou sur le terrain. Ils peuvent nous raconter toutes sortes de promesses un peu comme certains politiciens, mais peuvent-ils joindre le geste à la parole ? En d'autres termes, peuvent-ils appuyer leurs paroles par des actes ? Indépendamment de ce que nous pouvons penser de lui, Muhammed Ali pouvait très bien parler pour parler puis agir dans le même sens ! Quino a fait dire à Matilda (et Mafalda) : « J’aime les gens qui disent ce qu’ils pensent, mais surtout, j’aime les gens qui font ce qu’ils disent. » Le mot « babine », surtout employé au pluriel, désigne la lèvre pendante de certains animaux et, par extension et familièrement, les lèvres d'une personne. Au Québec, nous avons quelques expressions savoureuses utilisant ce mot comme « Là, mon vieux, va falloir que les bottines suivent les babines !» Moins savoureux : Il nous faut passer de la parole à l’acte. En anglais ça donne : « Talk the talk but also walk the walk » (Que nos bottines suivent nos babines !). Une expression américaine dit un peu moins éloquemment : « Put your money where your mouth is. » Et depuis quelques temps, nous avons aussi Babine, le chef d'œuvre du conteur Fred Pellerin qui nous amène dans l'univers virtuel du « fou du village » de Saint-Élie-de-Caxton, dans la région de la Mauricie. Il y avait bien avant la babineuse, terme dont Félix Leclerc affublait une femme qui parlait beaucoup. Et pour plusieurs, la mémoire serait située à l'intérieur des babines puisque dès qu'ils oublient quelque chose, ça se retrouve sur le bout de leurs lèvres.

Dieu nous a fait tel que nous sommes. Le nouveau ou la nouvelle qui se présente dans un groupe d'entraide est à l'écoute de ceux et celles qui non seulement peuvent parler du mode de vie, mais aussi de ceux et de celles qui le vivent. Il est quelquefois plus facile de prêcher de donner l'impression que nous mettons le programme en pratique qu'il ne l'est de le vivre. Personne n'est à l'abri de ce piège ! Qui, après avoir prêché aux autres et démontré que lui-même marchait sur l'eau est devenu un naufragé ?

Les mots « talk the talk » (Répéter le bon discours) portent en eux de nobles intentions et « walk the walk » (Transformer en action ou mettre en pratique notre discours) sont des expressions miroirs d’une vie honnête et authentique. Quand est-ce que nos mots ou paroles sont le reflet de nos comportements ? Certains témoignages nous racontent des histoires et des choses merveilleuses qui semblent inspirées de la sagesse divine. Si nous voulons dire aux autres quoi faire pour nous rétablir, nous ne devons pas oublier de joindre le geste à la parole, de vivre cette 'vérité' que nous venons d'exprimer. « Le changement ne se produira pas si nous croyons qu'il dépend d'une autre personne ou d'un autre moment. Nous sommes ceux que nous attendions. En ce moment, nous sommes le changement que nous recherchons. » ( Barack Obama) L'influence que nous pouvons avoir sur les autres même avec quelquefois de grosses bottines, sans délicatesse, en pratiquant le mode de vie dans notre quotidien est beaucoup plus grande que tout ce que nous pouvons faire ou dire pour les changer. De cette façon, nous avons appris que tout rapprochement avec notre Puissance supérieure était impossible puisque la séparation n'est que virtuelle. De même, nous avons aussi appris en nous rétablissant ensemble que le lâcher prise était tout aussi impossible puisque nous n’avions jamais eu prise si ce n’est que pour supporter nos illusions. « La plupart des gens ont la parole facile, mais leurs actes ont du mal à suivre…» ( sur la page Instagram IAMWRITTEN )

Bill W. raconte la visite de son ami d’enfance Ebby T. à l’hôpital ainsi : « Mon ami m’a promis que lorsque j’aurais fait ces démarches… que j’aurais en mains les éléments d’un mode de vie qui apporterait la solution à mes problèmes. Essentiellement, il suffirait de croire en la puissance de Dieu et de se montrer disposé, en toute humilité et en toute honnêteté, à établir et à maintenir ce nouvel ordre des choses. C’était simple mais pas facile ; il fallait y mettre le prix. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.1 L’histoire de Bill, page 16 ) Bill a ressenti une impression de victoire suivie d’une sensation de paix et de sérénité qui lui est venue en s’en tenant à l’humilité et à l’honnêteté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 14 novembre 2019

Pensées 14 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Nous sommes reconnaissants d'être en vie et bien vivants. Nous allons faire quelque chose aujourd'hui pour manifester notre reconnaissance pour l'honnêteté, l'espoir, la foi, le courage, l'intégrité, la bonne volonté, l'humilité, la discipline personnelle, l'amour, la persévérance, la conscience spirituelle, le service et les divers deuils de nos expériences passées que nous amènent notre Ps et la pratique des Douze Étapes par Sa grâce. « Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et aie confiance en ce qui sera. » ( Bouddha )

Dans les groupes d'entraide nous entendons souvent des membres se moquer de notre désarroi en nous lançant : 'Accepte ! Voyons, accepte !' Comment faire pour accepter et les petits bobos, et aussi les grands chagrins, les deuils ? Accepter de n'être plus comme avant. Accepter de ne pas savoir. Accepter le mystère, la différence, l’inconnu, le changement. Accepter d'être seul (e), même en couple ou en famille. Accepter de partager, toutes nos richesses et notre tristesse, et accepter d'être heureux (ses). Accepter le vieillissement comme faisant partie de la vie entre autres comme lors de la ménopause / l'andropause. Accepter de ne pas être aimés autant que nous le voudrions et vice versa de ne pas aimer tout autant. Accepter sa propre folie puis l'injustice et la folie dans le monde. Accepter ce que nous ne pouvons pas changer, pour mieux canaliser l'énergie dans ce que nous pouvons changer, en étant vigilants et en ayant confiance en l'amour inconditionnel de notre Ps, sans dogmes ni obligation, avec responsabilité et honnêteté. Surtout avoir la sagesse de discerner ce qui peut être changé de ce qui ne l'est pas... De la toute-puissance sacrifiée de notre personnalité, nous pouvons ainsi admettre notre défaite, puis toucher au bonheur en vivant notre mode de vie dans ce moment présent.

« Aujourd'hui, l'acceptation est la réponse à tous mes problèmes. Quand je suis perturbé, c’est parce qu'à mes yeux, il y a une personne, un endroit, une chose ou une situation – un aspect de ma vie — que je trouve inacceptable, et je n'ai pas la sérénité tant que je n’accepte pas cette personne, cet endroit, cette chose ou cette situation comme ce qui doit être à ce moment-là. Rien, absolument rien n’arrive par erreur dans ce monde créé par Dieu. Tant que je n’ai pas accepté que j'étais alcoolique, je n'ai pas pu rester abstinent ; je ne peux pas être heureux à moins d’accepter la vie telle qu'elle est. Je dois m'appliquer davantage à changer ce qui ne va pas dans mon esprit et dans mes attitudes au lieu de vouloir changer ce qui ne va pas dans le monde. ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., L'acceptation était la réponse, page 464 ) — « L’acceptation est aujourd’hui, la clé de la qualité de ma relation avec Dieu. Je ne peux m’asseoir et ne rien faire en attendant qu’Il me dise quoi faire. Plutôt, je dois faire ce qui se présente à moi et je Lui laisse les résultats de tout ça ; cependant, peu importe la tournure des événements, voilà la volonté de Dieu à mon égard. Je dois garder mon esprit qui a magiquement tendance à exagérer sur mon acceptation et loin de mes attentes, car ma sérénité est directement proportionnelle à mon degré d’acceptation. Quand je garde cela à l’esprit, je me rends compte que je n’ai jamais été si bien. Merci mon Dieu pour les AA ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., L’acceptation était la réponse, page 468 )

C'est l'histoire de beaucoup de dépendants et de codépendants et c'est aussi la roue qui tourne… acteurs dans le plan divin de notre quotidien, ici et maintenant dans ce théâtre qu'est le monde. Accepter permet aussi de respecter ce que la nature, la vie, Dieu tel que Le concevons nous offre pour aujourd'hui ! Ce que nous sommes est un cadeau de la vie. Notre cadeau à la vie, c'est d'exprimer notre gratitude pour ce que nous sommes en train de vivre. Et même quand de prime abord, ça n’apparaît comme notre tasse de thé, c’est celle qu’Il nous offre pour aujourd’hui. « De temps en temps, il est bon d’arrêter notre quête du bonheur et d'être tout simplement heureux. « ( Guillaume Apollinaire )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 13 novembre 2019

Pensées 13 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Émouvants ces témoignages qui parlent de solitude, de bas-fonds, d'entraide et de spiritualité, ces récits mettent en scène des personnages que nous pourrions croiser dans la rue sans les voir. Pourtant, force est de reconnaître que chacune des histoires de ces perdants magnifiques, vient nous chavirer le cœur par le drame qui a bouleversé leur existence. Tout en nous faisant rire de bon cœur quelquefois par le ridicule et cet humour noir avec lesquels ces personnes souffrantes tentent parfois d'échapper à la sourde angoisse qu'apporte la dépendance ou la codépendance, elles nous amènent à découvrir comment l'entraide et notre Ps, ces forces issues de notre faiblesse commune peuvent paradoxalement nous aider à nous rétablir de cette maladie.

L'absence de sens de l'humour dans certains témoignages et certains groupes dévalorise le message. Pour plusieurs, la maladie, c'est sérieux. Ça ne veut pas dire que le rétablissement doit l'être. Le rôle de l’humour nous fait prendre conscience de notre humanité. Bien plus, le sens de l'humour est à la fois la plus pénétrante de nos capacités et la plus humaine de nos aptitudes : — nos capacités tournées vers la contemplation ou la perception du monde des hommes — nos aptitudes, celles qui nous permettent de le manipuler ou de le faire exister. Le monde des hommes est fondamentalement absurde et incompréhensible. C’est comme si extraire le comique de l’absurde de nos souffrances liées à la compulsion alimentaire, à l'alcoolisme ou à la codépendance et le reconnaître lorsqu'il se présente, nous aide à survivre et à ne pas tomber dans l'ironie, le sarcasme et le cynisme. Seuls ceux qui sont meurtris profondément et souffrent encore énormément n'arrivent pas à rire de leurs malheurs. La pratique du mode de vie et notre Ps graduellement met un baume sur des blessures qui ont laissé de vilaines cicatrices. « Même le maître architecte, devant les ruines de son rêve, avait su rire de lui-même ; ce qui constitue le summum de l’humilité. » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 )

« Mon Dieu, donnez-nous le rire
pour nous aider à voir le passé avec une certaine perspective,
pour affronter l'avenir avec espoir,
et de célébrer aujourd'hui,
sans nous prendre trop au sérieux. » Anonyme

Merci de faire partie de cette chaîne humaine de la vie. Nous avons tous besoin les uns des autres. Nous remercions notre Ps pour tout ce que la vie a à nous offrir et tout ce que le rétablissement peut fournir aujourd'hui. « Lorsque Dieu dit ’Non', c’est parce qu’il a quelque chose de mieux pour toi… » ( Anonyme ) Aujourd'hui, nous prions, non pour demander à Dieu tel que nous Le concevons de nous guider quotidiennement, mais plutôt pour le remercier pour tout et pour avoir mis et mettre en ce moment présent toute cette gratitude et cette gaieté dans nos cœurs. Merci de placer sur notre chemin ces clowns tristes, bien souvent des augustes, qui nous racontent comment l'humour et l'amour ont envahi leurs vies en se rétablissant pour remplacer les peines et ressentiments qui minaient leur bonne humeur.



Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 12 novembre 2019

Pensées 12 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

« En l'an de grâce …, … » — Lorsque les médiévaux, Gwendolyne et cie, écrivaient un document, ils débutaient ce dernier avec cette expression. La grâce et le charisme sont pour plusieurs deux synonymes. Nous appelons « charisme » le prestige, le charme ou l'ascendance d'une personne sur ses interlocuteurs ou sur son entourage. Le charisme vient souvent avec la prestance, la fascination exercée et la capacité de susciter de l'admiration. Ces qualités sont plus souvent naturelles qu'acquises par un travail sur soi, et ne sont pas liées à la fonction occupée. Les synonymes sont l’aura, le leadership. « L’ambition véritable consiste dans le désir d’être utile dans la vie et de marcher avec humilité sous le regard bienveillant de Dieu. » ( 12x12, 12e Étape, page 141 )

Le charisme, c’est « une qualité qui permet à son possesseur d’exercer un ascendant, une autorité sur un groupe ». Comme dans le titre du livre qui raconte l’arrivée des AA au Québec, L’ascendant d’un ambassadeur, c’est plutôt le charisme que l’autorité que Dave B. dégageait : « Les AA étaient leur seul but dans la vie, leur plus grande loyauté et leur principal amour. Leur méthode : lire le Gros Livre, suivre ses principes avec sincérité et demeurer abstinents. » (page 31) Il en est de même pour le fondateur des AA, Bill W. dans le film qui porte son nom. ( voir http://www.youtube.com/watch?v=WDjTW154WwQ ) Cette « qualité » peut se composer de plusieurs compétences qui peuvent se développer. La première compétence, c’est de savoir agir. Par exemple, avoir une vision claire de notre situation, grâce à l'intuition et aux messages intérieurs ou extérieurs de notre Ps. Un autre talent, c'est d'obtenir de ceux et celles qui nous entourent les informations dont nous avons besoin et d'être capable de les écouter. Puis une autre qualité, c'est de savoir communiquer. Nous pouvons partager ce que nous vivons en donnant des témoignages suffisamment proches du vécu de tous et chacun. Enfin grâce au génie de notre Dieu d'amour, il nous faut incarner notre vécu dans nos messages. Grâce à notre voix, notre regard, notre gestuelle, nos témoignages reflètent une certaine implication émotionnelle, de l’honnêteté dans notre discours et le rôle de notre Ps dans notre rétablissement. « La grâce de Dieu nous aide à marcher et nous soutient. Elle nous est nécessaire comme les béquilles à ceux qui ont mal aux jambes. » ( Le Curé d’Ars )

Notre Puissance supérieure nous permet de découvrir peu à peu la nature de la relation qui existe entre nous. Nous apprenons graduellement que nous pouvons toujours compter sur Lui. Aujourd'hui, nous vivons une bien belle vie. Nous remercions Dieu pour tout ce qu'Il a pu imaginer et imagine encore pour nous faire grandir, pour nous faire reconnaître son amour et sa grâce à travers chaque moment de la journée. La grâce divine en elle-même, concerne toutes les choses que Dieu nous donne gratuitement, uniquement par amour, indépendamment de nos œuvres.

« Si vous voulez une qualité, agissez comme si vous la possédiez déjà. » (William James) « Si tu veux ce que tu n’as jamais eu, fais ce que tu n’as jamais fait. » ( Anonyme — pour certains, c’est Périclès qui en est l'auteur ) Le mot grâce vient du mot grec « kharis ». Un charisme (kharisma) est un don fait par grâce (kharis). Dans le grec usuel, on employait le mot « kharisma » pour tout ce que l’on avait reçu gratuitement. Le charisme est la qualité d'une personne qui séduit, influence, voire fascine les autres par ses discours, par sa richesse intérieure et par ses actions. Dans les groupes d'entraide, l’usage le plus fréquent de l'expression « grâce de Dieu » se rapporte aux dons accordés quotidiennement à chacun de nous par notre Ps : notre abstinence et sobriété, une belle vie. Le règlement 62 aussi commence par « De grâce, ne vous prenez pas tant au sérieux ! » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 ) Bernard Le Bouyer de Fontanelle, écrivain du XV11e et chevalier de l’ordre de la Mouche à Miel, ajoutait à cette maxime : « ...De toute façon , vous n’en sortirez pas vivant. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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