Pensées et réflexions

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vendredi 31 mars 2017

Pensées 31 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Il serait malheureux d’avoir écrit tout cela (notre inventaire) pour le ranger ensuite dans un tiroir. Ces défauts grandissent lorsque nous les gardons sous silence et meurent lorsque nous les étalons au grand jour. ( Texte de base, page 40 ) « Nous sommes malheureusement aussi malades que nos secrets. » ( aphorisme entendu souvent dans les réunions de groupes d'entraide ) Au fil des ans, nous avons rencontré beaucoup de gens violentés qui ont eu par la suite d’énormes difficultés à se sortir du cercle vicieux de la manipulation et du ressentiment. Les abus sexuels et physiques laissent des cicatrices profondes chez toutes les victimes. Souvent les victimes se blâment elles-mêmes. Pour se libérer de l'abus, il faut briser la conspiration du silence et de tromperies perpétrées par les agresseurs. Seule la vérité, aussi pénible qu’elle puisse l’être, peut vraiment nous libérer. Le secret nous tient enchaînés à nos agresseurs. « En révélant mes secrets et, par conséquent, en me débarrassant de mon sentiment de culpabilité, je peux changer ma façon de penser et en changeant ma façon de penser, je peux me changer moi-même. » ( Réflexions quotidiennes, page 130 ) Et… « Lorsque j’ai partagé mes secrets les plus profonds et les plus obscurs, j’ai ressenti du soulagement. J’ai également ressenti de la confiance en une autre personne, et je me suis rendu compte qu’elle me faisait confiance elle aussi. » ( Les Voix du Rétablissement, page 113 ) Dévoiler nos secrets, c'est enlever le voile qui les recouvre, c'est découvrir une chose (un événement souvent tragique ou traumatisant) qui était souvent cachée, ignorée. Dévoiler nos secrets, c'est apprendre de ces derniers, et c'est aussi enseigner, transmettre ces nouvelles connaissances en faisant apparaître au grand jour ce qui était resté couvert jusque là. Nous allons divulguer, révéler, démasquer, démentir, divulguer, découvrir en levant, en ôtant le voile. « La nature, pendant la nuit, en dévoile ( de secrètes beautés) à son amant. » ( Bernard de St-Pierre ) C'est ainsi qu'un jour de printemps se lève ce matin et fond cette couverture blanche qui cache encore bien des mystères. « J'ouvre la fenêtre — la fenêtre — pleine de printemps. » ( Haïku de Tenada Santoku )

« Chat échaudé craint l'eau froide » dit le dicton. Nous pouvons avoir de la difficulté à accorder notre confiance à quelqu’un qui ressemble à une autre personne qui nous a trahi. Nous ne pouvons pas avoir la même confiance aveugle deux fois avec une même personne ou avec une autre mais dans une situation identique. Les enfants ont cette confiance toute fraîche et emprunt d'une belle naïveté. La confiance est cette relation qui naît, non pas que de l’échange de confidences mais plutôt de l’échange de secrets. La confiance fonctionne toujours avec le secret et le secret avec la révélation, cette révélation que nous voudrions pouvoir taire mais que nous brûlons de dire, même si le dire fait du bien, ça fait aussi bien souvent atrocement souffrir. « La sagesse est unique car elle possède la forme que nous lui donnons. Elle est secrète. Elle est sacrée car elle est le divin qui sourit en chacun de nous.» ( Laurence E. Fritsch, Le petit livre des jours )

Révéler sous le seau de la confiance à un ami, à un parrain ou une marraine, c’est vouloir dire sans prendre le risque d’être jugé, c’est exprimer nos angoisses, notre fragilité, c’est livrer quelque chose d’intime à quelqu'un d'exceptionnel, un témoin éclairé. Le récepteur est aussi humain que nous et il peut aussi souffrir de l’impact que peuvent avoir les mots et les histoires que nous lui communiquons. Et si c'était une façon pour sa Ps de le ou la faire grandir lui aussi ? Mis à part les rares personnes qui peuvent effectivement entendre beaucoup de choses, il y a à l’autre extrémité les pervers, les manipulateurs qui veulent gagner notre confiance pour ensuite mieux nous détruire. La révélation et la confiance qu'elle induit font que celui ou celle qui la formule comme celui ou celle qui la reçoit, deviennent des êtres exceptionnels aux yeux l’un de l’autre. Elles créent une possibilité d’intimité de lien qui est parfois impossible autrement à façonner.

Pour éviter de mettre les membres de notre groupe d'entraide dans une situation inextricable, de peut-être les perdre et de souffrir affreusement de cette perte, il faut livrer nos secrets trop douloureux qu'à une personne de confiance comme notre parrain ou notre marraine. Pour ne pas mourir étouffé par le poids de nos secrets, il est impératif pour notre parrain ou notre marraine de ne pas se mettre à les porter pour nous. Après tout, ces témoins éclairés sont aussi le cœur et l'oreille, l'amour et la compassion de notre Ps. « Le mystère divin et le mystère humain ne sont qu'un mystère ; en Dieu se garde la mystique de l'homme et dans l'homme le secret de Dieu. » ( Nicolas Berdiaev, Le Sens de l'acte créateur )

Le mode de vie qui nous est suggéré dans les groupes d'entraide, c'est à la base la mise en pratique des Douze Étapes. Ainsi nous découvrons quelques vérités fondamentales sur nous-mêmes. Ce processus qui consiste à dévoiler nos secrets, à les exposer et à scruter notre caractère révèle notre vraie nature. Au fur et à mesure que nous commençons à nous connaître nous-mêmes, notre Ps nous amène à nous rétablir, à devenir ce que nous sommes vraiment conformément à notre véritable identité humaine et spirituelle.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 30 mars 2017

Pensées 30 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Comment en fin de compte, peut-on léser une autre personne ? Pour définir ce mot d’une façon concrète, nous pourrions dire que c’est le résultat d’un conflit d’instincts d’où résultent pour les autres des dommages physiques, mentaux, émotifs ou spirituels. » ( 12x12, 8e Étape, page 91 ) Certains jours, nous semblons vivre dans un monde de conflits. À d'autres moments, c'est un monde d'harmonie qui nous entoure. Souvent, l'apparente issue d'un conflit semble dépendre du rapport de force entre les opposants et à d'autres moments, de considérations de justice et d'équité. Il est souvent impossible de comprendre comment les conflits se produisent et de là, en arriver à faciliter leur résolution de manière pacifique et constructive, au bénéfice des deux parties. Et si ç'a lieu gagnant - gagnant, c'est tout un pas pour l'humanité. « À l'impossible nul n'est tenu » ( Proverbe français du XVe siècle ) Nous ne pouvons exiger de quiconque ce qu'il lui est impossible de faire. C'est pour tout ce qui est impossible et tout ce qui est possible que nous avons une Ps.

Ces certains jours où nous semblons vivre dans un monde de conflits, nous devrions nous interroger et nous observer, le conflit n'est pas nécessairement extérieur. Les psychologues nous disent que le conflit est souvent le résultat d'une « violente opposition dans notre psychisme entre des forces spirituelles, intellectuelles, affectives, morales... antagonistes, ressenties, dans un état de tension pénible, comme s'excluant réciproquement. » Car le conflit est souvent à l'intérieur de l'âme et l'âme peut nous sembler être en conflit avec le corps. Le corps réagit en nous révélant des perturbations sur le plan de la santé. En chaque individu, notre éducation peut aussi entrer en conflit avec les facteurs héréditaires qui semblent nous pousser malgré nous dans telle ou telle direction. Notre hérédité et notre maladie ont fait de nous des égocentriques dépendants et codépendants avec un problème de volonté déchaînée, avec un problème de forces en conflit, tantôt en équilibre et tantôt en rupture d'équilibre, même lorsque nous sommes en rétablissement. Nous sommes tantôt en ivresse mentale, tantôt abstinents et malgré tout déprimés, tantôt sobres et en même temps sereins.

Un conflit intérieur peut être aussi psychique, aigu, très profond, toujours douloureux, souvent tragique, parfois pathétique. Semblant tiré son origine d'un cruel conflit psychologique, soit un conflit affectif, sentimental, soit un conflit cornélien entre la passion et le devoir, soit des conflits moraux, métaphysiques, soit un conflit de soi avec soi, pris entre accomplissement du devoir et réalisation de notre bonheur, entre affirmations de notre volonté et de nos désirs, nous sommes quelquefois devenus des êtres déchirés par ce ou ces conflits qui nous tourmentent. Et si c'était une façon de notre Ps de chercher notre attention et de nous ramener dans Sa Paix, dans Son amour puisque nous nous sentons séparés dans ces instants ? N'est-ce pas la nature de notre maladie de rechercher le chaos, le conflit ou la catastrophe comme pour justifier notre déraison ou notre compulsion ? « L'espoir c'est dangereux. L'espoir peut rendre un homme fou. » ( Frank Darabont, extrait du film Les Évadés )

Quoi qu'il arrive dans notre rétablissement, nous n'avons pas à désespérer, car il y a toujours de l'espoir. Cet espoir réside dans notre relation de confiance avec notre Puissance supérieure. Nous ne sommes centrés sur Dieu, tel que nous Le concevons, que si telle est Sa volonté. Comme nous avons confiance en la force et la gouverne de notre Puissance supérieure, les conflits de la vie n’ont plus à nous entraîner dans 'l'océan du désespoir'. « La volonté ne peut rien sans l'espoir. L'amour sans l'espoir devient une chose morte. » ( Alain Grandbois, Délivrance du jour )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 29 mars 2017

Pensées 29 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

L'un des plus grands défis dans notre cheminement spirituel est de parvenir à reconnaître notre impuissance à lâcher prise, à nous abandonner. S'abandonner, c'est s'en remettre à l'intelligence de notre cœur, de notre identité, plutôt qu'à notre personnalité, jusqu'à ce que l'équilibre entre les deux se produise. La résistance est un des freins majeurs à notre croissance spirituelle et aussi à l'origine des souffrances. L'abandon est une disposition d'esprit, une attitude d'ouverture, de confiance, et de réceptivité. Nous ne pouvons lâcher prise puisque nous n'avons jamais eu prise. Et la vie va nous amener à graduellement abandonner cette illusion de prise, de contrôle ou de maîtrise. « ... il n'y a rien de plus facile à dire et de plus difficile à faire que de lâcher prise. Il ne s'agit là ni d'un mol abandon de soi ni d'une obéissance aveugle. Dans ce lâcher-prise réside la paix de l'esprit. » ( Santoka, Zen, saké, haïku ) Le but de notre existence est d'apprendre les leçons de toutes les épreuves et souffrances que nous traversons. La reddition de notre personnalité devant notre identité vient quand notre Ps y tient. Notre résistance est illusoire et vaine car elle ne nous permet pas d'éviter les épreuves que nous rencontrerons inévitablement à nouveau jusqu'à ce nous ayons compris les leçons que notre Ps veut nous enseigner. Que nous recevons sereinement ou non ces enseignements, nous nous enrichissons de chaque moment de notre vie et découvrons ainsi l'abandon et la vulnérabilité.

Paradoxalement, plus nous aspirons à la libération et plus nous nous en approchons, et souvent étrangement plus nous résistons. Que nous soyons prêts à recevoir ses enseignements ou non, notre Ps nous fera évoluer vers notre éveil spirituel, même si nous semblons faire absolument tout pour éviter des situations qui nous remettent en cause et des épreuves qui nous permettent d’évoluer. En fait, certains d'entre nous passons notre temps à imaginer les choses telles que nous voudrions qu'elles soient, au lieu de les recevoir telles qu'elles sont : des cadeaux de la Vie. Nous cherchons le Divin mais quand Il frappe à notre porte, nous refusons de Lui ouvrir, trompés par toutes sortes d'illusions que Lui-même permet.

Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas nous occuper de tout ce qui arrive, c'est laisser les autres gérer leur propre destin que leur Ps a prévu pour eux.
Lâcher l'illusion de prise, c’est materner les autres quand c'est la volonté de notre Dieu d'amour, c'est aussi leur permettre de vivre leur propre réalité.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas rejeter, résister, c’est au contraire accepter notre quotidien.
Lâcher l'illusion de prise, c’est reconnaître notre impuissance — le résultat final est entre les mains de notre Être suprême et aussi, tous les pas qui mènent à ce résultat final sont les siens.
Lâcher l'illusion de prise, c’est juger moins et aimer plus.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas nous montrer indifférents, c'est simplement admettre que nous ne pouvons agir à la place de quelqu’un d’autre.
Lâcher l'illusion de prise, c’est quelquefois couper les liens, et prendre conscience que nous ne pouvons contrôler autrui.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas être passif, c'est au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement, des apprentissages qu'il y a là pour nous.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui, c'est donner le meilleur de soi-même au meilleur de notre entendement.
Lâcher l'illusion de prise, c’est parfois prendre soin des autres et se sentir concerner par eux sans embarquer dans leurs bottines.
Lâcher l'illusion de prise, c’est parfois assister et aussi surtout encourager.
Lâcher l'illusion de prise, c’est accorder à autrui le droit d’être humain.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas qu'harceler, sermonner ou gronder, c'est tenter de déceler nos propres faiblesses et de nous en défaire (Les autres sont nos miroirs).
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas adapter les choses à nos propres désirs, c'est prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier sachant très bien que nos besoins sont comblés.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui, c'est nous efforcer de devenir ce que nous rêvons de devenir.
Lâcher l'illusion de prise, ce n’est pas craindre le passé, c'est vivre notre instant présent.
Lâcher l'illusion de prise, c'est nous en remettre à Dieu tel que nous Le concevons.

« Si nous nous accrochons encore à quelque chose dont nous ne voulons pas nous départir, nous demandons à Dieu de nous aider à y renoncer. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 page 85 ) Les membres des groupes d’entraide nous apprennent à vivre, à nous centrer sur quelque chose de bon pour notre rétablissement (le mode de vie et la vie spirituelle), à reconnaître cette illusion de prise, de puissance et de volonté et aussi à honorer la gouverne de Dieu et Sa grâce.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 28 mars 2017

Pensées 28 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Dans les groupes d’entraide, les membres disent aux nouveaux venus qu’il n’y a pas de jugement au sein de leur groupe et deux minutes plus tard, ces mêmes personnes nous disent : ‘Tiens-toi avec les gagnants !’ L’attitude supplée parfois à l’aptitude, les deux sont des cadeaux divins. Essayons de trouver auprès des gagnants certains des facteurs qui pourraient nous aider à garder une certaine sérénité, même sous le coup d’une dure souffrance morale. Il est certain qu’il ne faut pas attendre d’être plongé dans la douleur pour mettre en pratique certaines attitudes mentales, certaines façons de penser ou plutôt de voir les choses. Ces aptitudes aidantes pour garder cette harmonie, cette paix intérieure en cas de grandes difficultés, servent aussi pour toutes les situations de notre vie, heureuses ou non. Ces aptitudes aidantes dans certaines situations traumatisantes ou blessantes nous empêchent parfois de confier notre vie puisque alors nous pouvons avoir peur de nous sentir comme en chute libre sans parachute... comme dans les mains de notre Ps.

Les gagnants sont les gens qui sont des battants et qui font des choses que la plupart des gens ne veulent pas faire...
1. Les gens qui sont des battants ( et nous entendons souvent : « Tiens-toi avec les gagnants !» ) vivent avec leurs humeurs. Leurs engagements ne les empêchent pas de vivre leurs émotions. Les personnes qui font ce qu’elles doivent faire même si elles n’en n’ont pas envie, accomplissent une grande partie de ce qui est fait dans le monde ! Quelquefois, ils ou elles ont du succès, et parfois, ils ou elles ne sont pas souvent heureux malgré leur bonne fortune.
2. Les gens qui sont des battants mesurent leurs paroles. Ils tournent sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler. Ils ou elles finissent par ne pas s'exprimer et partager qui ils ou elles sont vraiment, si ce n'est avec un confident, comme un parrain ou une marraine.
3. Les gens qui sont des battants tempèrent leurs réactions. Combien de temps pouvons-nous nous contenir avant de perdre notre sang froid, avant d'exploser ? 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-BOUM ! La plupart des gentils explosent après avoir ravalé leur colère et même leur rage pendant longtemps. Les autres implosent.
4. Les gens qui sont des battants respectent leur emploi du temps. Si nous ne déterminons pas nous-même comment disposer de notre temps, c'est sûr que d’autres peuvent le faire pour nous ! Et si la gouverne de notre vie était de l'apanage ou une prérogative de notre Ps...
5. Les gens qui sont des battants gèrent leur argent. Certains apprennent à vivre avec que ce qu’ils gagnent et partagent le reste. D'autres n'en ont jamais assez ! Pas assez d'alcool, de bouffe, de portefeuilles à gérer, d'amis sur Facebook ou Twitter...
6. Les gens qui sont des battants ne sont pas des amuseurs, des batteurs de femmes ou d’enfants. Ils entretiennent des relations saines avec ceux et celles qui les entourent et évitent les personnes à comportements toxiques.
7. Les gens qui sont des battants prennent soin de leur santé. De cette manière, ils ou elles peuvent travailler davantage et et arrêter avant de s’épuiser et peuvent se réjouir de ce qu’ils ou elles ont accompli.

L’énergie que la plupart d'entre nous déployons pour tenter d'être en paix et en harmonie malgré les évènements de notre vie est incroyable. Cette somme d'énergies révèle la nature même de notre ego malade. Notre identité se rebiffe, réagit à tout ce qui apparaît nous mettre en danger malgré la barrière de protection de notre personnalité. Notre résistance au changement a érigé un mur bâti par notre personnalité, mur auquel nous nous heurtons et qui devait au départ nous protéger. Notre réaction face à cette immense carapace prend mille et une formes, par la colère, la peur, le désespoir... Dans cette lutte intérieure entre notre identité qui aspire à sa libération et notre personnalité qui cherche à tout prix à l’empêcher, réside le dilemme auquel nous sommes confrontés. Et il arrive toujours un moment où ce paradoxe atteint un paroxysme, lorsque nous sommes confrontés à nos limites et nous retrouvons face à nos contradictions. « Tel est le paradoxe de rétablissement dans le mouvement des AA : la force surgissant d’une défaite complète et d’une impuissance totale ; la perte de son ancien style de vie pour en trouver un nouveau. » ( Le mouvement des AA devient adulte, page 57 )

Ce moment signifie que la Vie nous ouvre un passage, en nous offrant l’opportunité de transformer l’énergie de notre résistance en une énergie d’amour, de confiance et d’abandon. S’abandonner à cette force, c’est voir les chaînes de la peur et de l’illusion disparaître. « Tu n'obtiens jamais assez en te battant, tu obtiens l'inattendu en étant plus conciliant. » ( Lawrence G. Lovasik, The Hidden Power of Kindness )

Les groupes d'entraide nous apprennent à laisser quelqu'un nous aimer, et pour cela, nous avons besoin d'être vulnérables. Pour être vulnérables, nous pouvons abandonner l'illusion de contrôle. Pouvons-nous nous refermer, fuir ou plutôt prendre le risque de partager nos folies, nos peines et nos joies ? Nous pouvons désormais recevoir et donner les accolades et les encouragements que nous recevons déjà des autres membres. Ces derniers nous comblent de l'acceptation et de l'affection auxquelles nous avons toujours aspiré.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 27 mars 2017

Pensées 27 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous,

« Bienheureux ceux qui ne se prennent pas au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage. » ( Anonyme ) Les bienheureux se distinguent beaucoup de ceux et celles qui accumulent des biens ou qui se vautrent dans des heures de plaisir. En fait, ceux-ci mettent plutôt l’emphase sur l’être que sur l’avoir, le savoir, sur la spiritualité plutôt que sur la matérialité, etc… Les gens biens et heureux sont :
1. Disponibles au changement — Les gens heureux possèdent cette aptitude à tout remettre en question. Les changements sont perçus comme des défis ou une occasion de croissance personnelle et non pas comme une menace à leur bonheur. « Si nous nous trouvions dans une situation favorable, nous ne redoutions plus sans cesse un revirement malheureux, car nous avons appris que les revers peuvent se transformer en précieux atouts. » ( 12x12, 12e Étape, page 137 )
2. Capables de profiter du moment présent — Les gens heureux prennent le temps de vivre le moment présent sans être constamment envahis par des inquiétudes passées ou futures. Ceci ne les empêche pas pour autant de faire des projets ou de réfléchir à leurs problèmes. « Si vous suivez les directives d’une Puissance supérieure, vous finirez par vivre dans un monde nouveau et merveilleux, quelles que soient les circonstances actuelles ! » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.7 Au secours des autres, page 113 )
3. Ouverts à bien se connaître — « Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n'a pas fini de s'amuser ! » ( Joseph Folliet ) Les gens heureux sont conscients de leurs forces et de leurs faiblesses. Ils sont cohérents avec ce qu'ils sont, ce qu'ils croient et ce qu'ils font. De plus, ils acceptent dans la mesure du possible que les autres n'adhèrent pas aux mêmes valeurs ou priorités de vie. « Lorsqu’il y a une crise, c’est auprès d’eux qu’on trouve les opinions modérées, les connaissances éprouvées et la sagesse sans prétention de l’expérience. C’est vers eux qu’on se tourne pour résoudre les conflits douloureux. ». ( 12x12, 2e Tradition, page 153 )
4. Passés à l'action — C'est en prenant des risques que les chances d'être heureux ou heureuse augmentent. « C'est parmi les gens qui réussissent qu'on retrouve le plus haut taux d'échecs ! » ( Robert Blondin ). L’action permet une meilleure connaissance de soi et de son environnement. « Pour que la foi soit vivante, elle doit s’accompagner du don de soi, d’une action constructive et désintéressée. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.7 Au secours des autres, page 106 ) « Ne priez pas pour une vie facile, priez pour avoir la force d’en endurer une difficile !» ( Bruce Lee )
5. Capables de s'abandonner — Pour contrer l'incertitude de la vie, la tentation est grande de vouloir tout contrôler, de prévoir l'imprévisible. Jusqu'à un certain point, les gens heureux choisissent plutôt de « lâcher leur illusion d'emprise » face à tout ce qui est incontrôlable, tout. Ils préfèrent faire confiance à la vie et composer avec les imprévus. Les relations amoureuses en sont un bon exemple. Les gens trouvent souvent l'amour au moment où ils cessent de le chercher. Les gens riches sont rarement ceux qui courent après la fortune. « Nous, les alcooliques, sommes des hommes et des femmes qui avons perdu la faculté de maîtriser notre consommation d’alcool. Nous savons que jamais un alcoolique véritable ne retrouve cette maîtrise. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Chap.3 Autres données sur l’alcoolisme, page 34 )
6. Capables de demeurer humbles — Règlement 62 : « De grâce, ne vous prenez pas tant au sérieux ! » ( 12x12, 4e Tradition, page 169 ) Quelquefois devant les ruines d'un rêve, nous pouvons en arriver à rire de nous-mêmes. « Tous les gens qui se prennent au sérieux me font éclater de rire… » ( Robert Laffont )

« Bienheureux celui, qui ayant appris à triompher de toutes les passions, met son énergie dans l'accomplissement des tâches qu'imposent la vie sans s'inquiéter du résultat. » ( Ludwig van Beethoven ) Le bonheur passe par la capacité à profiter de l'instant présent, l'ici et le maintenant. Le désir (avenir) et la résistance (passé) sont presque tout le temps à la base de la souffrance. S'affranchir du désir et de la résistance, c'est accepter le monde tel qu'il est, tel que notre Dieu d'amour veut bien qu'il soit. C'est vivre toutes nos expériences comme un don de Dieu, comme l'accomplissement de Sa volonté. Même le désir et la résistance sont des dons, des cadeaux «bien ou mal emballés» par notre Ps.

Ce n'est pas facile à admettre ou à voir sur le moment, dans le feu de l'action et pourtant, les événements les plus difficiles de nos vies cachent plus souvent qu'autrement des leçons importantes et un coup de chance incommensurable. La vie nous donne parfois un de ces coups de main qui ressemble à une gifle. « Dans chaque existence humaine, il vient un jour, une heure, un bref instant où Dieu, tout à coup, daigne apparaître dans toute son évidence et nous tend brusquement la main. » ( Roger Martin du Gard ) Dieu tend la main à son peuple. Et curieusement, le mot laïque vient de ce mot grec Laos qui signifie signifie le peuple de Dieu. La laïcité est un idéal positif de neutralité, de liberté de conscience, de l’égalité des croyants, des agnostiques et des athées. Ce n’est pas un idéal négatif de ressentiment ou d’hostilité contre la religion.

Malgré quelques séismes et tsunamis dont certains récurrents pendant longtemps, nous recevons de notre Ps la capacité de dépasser la souffrance et de prendre conscience que vivre le moment présent est une grande étape sur la voie du bonheur. Chaque instant présent est précieux. La vie est tout à la fois précieuse et imprévisible. Nous ne savons pas combien de temps elle va durer, peut-être juste une bonne heure. Nous ne voulons pas gaspiller une seule minute sur l'apitoiement, l'inquiétude, la culpabilité, le ressentiment, la colère. Et pourtant, nous devons vivre ces émotions désagréables quand elles sont présentes, les reconnaître pendant au moins les dix minutes suivantes, les partager et réaliser que nous sommes la personne que notre Ps désire que nous soyons à tous les moments de notre présent. Puis nous pouvons passer à autre chose que si telle est Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 26 mars 2017

Pensées 26 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Si nous mettons nos activités en accord avec la volonté de Dieu, si nous dépendons de Dieu pour la mettre en place, elle réussira quels que soient l’opposition et les problèmes auxquels nous avons à faire face. L’enjeu est plus ou moins important ! Ce n’est pas un truc à mettre en œuvre, du genre petite pensée magique. Est-ce que nous pouvons agir contre la volonté de Dieu ? Est-ce possible ? Est-ce que nous pouvons admettre que nous ne pouvons être en désaccord que si telle est Sa volonté ?

Les critères de Dieu peuvent être un peu spéciaux, illogiques à nos yeux. Dieu a en vue notre croissance spirituelle et notre bonheur. Cela peut impliquer qu’Il veut quelquefois nous faire passer par des épreuves et des échecs qui font de nous la personne qu'Il désire que nous soyons. La vie spirituelle n’est pas un chemin parsemé de pétales de roses. Nous pouvons percevoir quelle bénédiction Dieu tel que nous Le concevons avait prévu pour nous que beaucoup plus tard. Et dans le moment présent, ça se peut que ce soit peu agréable.

Lorsque nous nous arrêtons à une question donnée, nous cherchons à mettre mon cœur dans une disposition d'ouverture. Nous ne laissons pas le résultat à un sentiment ou à une simple impression, quoique Ses intentions parfois nous sont signifiés de drôles de façons. Car si nous agissons en réaction et ça nous arrive quelquefois, nous risquons de nous faire de grandes illusions. Puis nous cherchons la volonté de notre Dieu d'amour à travers les gens et les événements, en partageant et en écoutant. Nous pouvons tenir compte du hasard et des circonstances providentielles. Dans nos prières, nous remercions Dieu de nous révéler personnellement et continuellement Sa volonté. Ainsi, c’est en étant rempli de gratitude envers notre Ps que nous prenons des décisions avisées au meilleur de nos capacités et de nos connaissances. Si notre esprit est en paix et continue à l’être, nous pouvons nous mettre en action dans ce que notre Être suprême a décidé pour nous. « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » ( Proverbes 3:5-6 )

Les groupes d'entraide nous suggèrent de nous abandonner à une Puissance supérieure et de reconnaître que nous avons besoin d'aide, d'un parrain (marraine) et d'un mode de vie (les Douze Étapes) pour réellement vivre une vie — une vie remplie continuellement d'expériences qui nous en apprennent tous les jours davantage sur la volonté de Dieu tel que nous Le concevons à notre égard. Le mode de vie nous suggère aussi de confier notre volonté et notre vie aux soins de cette force qui nous habite, de nous laisser guider par un témoin lucide, un conseiller spirituel qui est passé par les mêmes chemins. « Ne faut-il pas soumettre le problème à notre parrain ou à notre conseiller spirituel, et demander avec ferveur l'aide et l'inspiration de Dieu, quitte entre-temps à prendre la résolution de faire à n'importe quel prix notre devoir lorsque nous le connaîtrons clairement ? » ( 12x12, 9e Étape, page 97 )

Avoir une foi efficace signifie que nous devons mettre nos croyances en pratique. À notre réveil (matinal et spirituel), plusieurs d'entre nous demandent à Dieu de les guider. Nous n'avons pas vraiment à Lui demander de nous donner la force et la sagesse de passer à l'action en faisant des choix judicieux dans notre vie puisque Dieu est notre guide et, grâce à Lui, nous sommes libérés chaque jour de l'emprise de nos maladies. Il ne nous reste qu'à Le remercier.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 25 mars 2017

Pensées 25 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dans l’âme unie à Dieu, c’est toujours le printemps. » ( Jean-Marie Baptiste Vianney, le curé D’Ars , Pensées choisies et petites fleurs d’Ars ) Ce Dieu tel que nous Le concevons, le curé d’Ars l’appelait simplement et familièrement « le Bon Dieu ». Comme s’il pouvait en avoir un bon et un mauvais. Cette ‘bondieuserie’ au départ peut paraître de nature enfantine et va nous amener à plonger dans la bonté infinie de notre Dieu d’amour que nous allons découvrir petit à petit. C'est le processus progressif et continu qui est inséré dans la 2e Étape : « Nous en sommes venus à croire...» À tout moment, la bonté de Dieu nous est révélée par Son amour. Cette bonté de Dieu que nous voyons à l’œuvre se manifeste aussi dans Sa fidélité inlassable, dans Sa présence et Sa constance. Quand comme le curé d’Ars nous employons le terme de Bon Dieu, nous sentons toute la force de l’amour qui transparaît dans ce mot : l’amour du curé d’Ars pour ce Dieu tel que lui Le concevait et l'amour que le Seigneur nous donne à travers Sa bonté. En fait, plusieurs disent que le seul véritable bonheur constant que nous ayons sur terre, c’est d’aimer Dieu tel que nous Le concevons et de savoir que ce Dieu d'amour nous aime.

Dans les groupes d'entraide, nous découvrons que Dieu a la bonté de nous donner plusieurs cadeaux : des journées d'abstinence et de sobriété, une vie remplie de paix et de contentement, la capacité d'aimer et d'être aimé par un être cher de même que la possibilité de servir les autres dans le mouvement, dans notre famille et dans notre communauté.

La bonté de Dieu n'est pas toujours facile à vivre. La bonté de notre Être suprême est déconcertante : un don de Dieu n'est pas toujours ce que nous entendons naturellement par « cadeau ». Quelquefois, ces cadeaux sont « mal emballés ». Quels sont les situations toxiques et les irritants qui reviennent régulièrement dans nos vies ? Est-ce que nous revivons des événements et des émotions qui drainent nos énergies ? Ces cadeaux mal emballés n'ont ni le format ni l'apparence à laquelle nous nous attendons. Ce sont des invitations de notre Ps de nous ramener dans le moment présent à Son intention et à Son désir. La vie spirituelle est de ces cadeaux : par elle, notre Dieu d’amour nous offre Sa constante présence, réelle et virtuelle. Nous accédons par Sa grâce à tout ce qui nous arrive, même un contretemps ou un changement à notre horaire ou à notre petite routine. Notre Dieu d'amour passe par la bonne personne qui sait écouter et qui ne nous raconte que ses propres expériences d'abstinence : « Mon parrain ne m'a fait qu'une seule proposition : la sobriété. » ( 12x12, 5e Tradition, page 174 )

C’est par amour, sans rien attendre en retour, que ces cadeaux même mal emballés nous arrivent de notre Ps. Quoi que notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons nous donne, nous pouvons être sûrs qu'Il n'attend rien de nous. Nous par contre, nous nous attendons à ce que certaines personnes nous courent après, pleins d'attentions et nous inondent de tout ce qu'ils peuvent vouloir nous donner. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que Dieu nous invite à vivre, même si c'est ça qu'Il veut que nous vivions. Ne pas recevoir de cadeaux, c'est croire que nous pouvons nous fermer à la Vie, et ça, c'est aussi impossible à réaliser. Nous ne pouvons pas refuser tout ce que la Vie nous donne avec amour, venant de notre Père, de nos proches ou d'autres. Nous pouvons être simplement naturels. Nous pouvons utiliser simplement notre gros bon sens si telle est sa Volonté. Aujourd'hui, pour tout cela, nous avons plein de gratitude.

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 24 mars 2017

Pensées 24 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Les yeux sont l'organe du désir dont la forme sainte est l'Espérance. »
 ( Paul Claudel, Au milieu des vitraux de l’apocalypse ) « Chacune des Douze Étapes du mode de vie nous demande d’aller à l’encontre de nos désirs naturels… » (12x12, 5e Étape, page 61) … toutes dégonflent notre personnalité et révèlent ce que plusieurs d'entre nous en venons à croire comme la dysharmonie de notre ego malade, et pour plusieurs d'entre nous, il est très malade. C’est ce que ç’a pris pour nous amener jusqu’ici aujourd’hui et enfin un jour, nous inspirer et nous donner ce désir sincère ou non de nous rétablir.

Les besoins sont nécessaires à la survie physiologique d’une personne comme respirer, se nourrir, boire, se reposer, faire de l’exercice, etc. Ou encore essentiels à notre survie psychologique comme les besoins d’aimer et d’être aimé, de valoriser et d’être valorisé et de respecter et d’être respecté dans son identité et sa différence. Tous les autres « besoins » sont plutôt des désirs, des goûts, des préférences du fait qu'ils ne sont pas essentiels à la survie. Nous confondons le besoin lui-même avec le moyen utilisé pour y répondre qui lui n'est pas essentiel et correspond le plus souvent à un goût ou un désir. Ainsi, quelqu'un pourrait parler de son besoin de recevoir des fleurs ou de support pour assumer les tâches ménagères. En réalité, ce ne sont pas de vrais besoins. Le besoin réel sous-jacent dans un tel exemple, c’est de se sentir important, aimé et apprécié de l’autre. Être en attente ou avoir des désirs correspond à l'attitude que nous adoptons par rapport au besoin, par opposition à une autre attitude qui est celle d'une saine prise en charge du besoin.

Ce qui fait que l'attitude d'attente est malsaine, c'est qu'elle nous place dans un état de dépendance par rapport à l'autre et ce choix est nécessairement frustrant, car rarement satisfait. Peu importe la qualité de ce que l'autre est prêt à nous donner, si d'abord nous ne reconnaissons pas le besoin à la base comme nôtre et légitime, la réponse ne sera pas souvent la bonne, donc assez souvent insatisfaisante. L'attitude la plus saine par rapport à nos besoins, c'est d'abord de les considérer comme importants, assez pour nous en occuper en les assumant sainement.

L'homme a des désirs qui vont contre la nature, contre cette nature dans laquelle nous nous sommes incarnés : par exemple le désir d'immortalité, le désir de ne pas vieillir ... Ce sont des désirs qui vont contre certains processus naturels. Le vieillissement est un « processus naturel » et très réel pour tous et chacun de nous. La différence entre le désir et le besoin nous éclaire sur ce point : le besoin se soumet à la nature alors que le désir est infini, illimité, lié à notre imagination et surtout quasi insatiable. Curieusement, tous les deux ont une origine divine.

D'un autre côté, comment peut-il y avoir vraiment un ordre divin dans la nature humaine ? C'est l'homme qui croit organiser la nature pour qu'elle réponde à ses besoins... et à ses désirs. Le besoin humain n'est pas strictement lié à ce qui est vital, comme nous les percevons chez les animaux. Nos besoins et désirs sont humanisés, et en même temps, demeurent spirituels. La différence entre désir et besoin n'est plus si flagrante chez chacun de nous quand nous reconnaissons leur origine commune dans une force supérieure à nous-mêmes.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 23 mars 2017

Pensées 23 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

La renaissance, la résurrection, pour nous, n'est pas une doctrine philosophique ou une croyance. Le rétablissement ou ce nouveau printemps dans nos vies nous est offert comme un héritage, un bien qui nous est transmis sans mérite de notre part, un cadeau qui découle de notre filiation avec un Dieu d'amour. Ce cadeau comme tous les présents comporte une part d'étonnement et de surprise. Notre Être suprême se révèle à nous comme un Père qui nous aime avec tendresse. Nous en sommes venus à croire qu'Il nous a crées et qu'il nous offre tous les jours une vie spirituelle et éternelle. Il nous invite à nous accueillir avec confiance, en accueillant l’autre qui se présente quelquefois dans la détresse, parfois dans la tendresse.

« C’est le don que Dieu nous a fait et la transmission de ce don à nos semblables est le seul objectif qui anime aujourd’hui les AA dans tout l’univers. Il y a une autre raison à cet objectif unique : le grand paradoxe qu’on trouve chez les AA réside dans cette certitude que nous avons de pouvoir difficilement conserver le don précieux de notre sobriété si nous ne le donnons pas à d’autres. » ( 12x12, 5e Tradition, page 171 ) Lorsque nous prions, nous pouvons remercier Dieu tel que nous Le concevons pour tous les cadeaux de la vie. Et quand nous méditons, nous faisons de notre mieux pour nous mettre au diapason de la volonté de notre Puissance supérieure telle qu'elle se manifeste dans notre vie. Comment faire autrement ?

« La meilleure manière d’atteindre le bonheur est de le donner aux autres. » ( Baden-Powell ) La Vie nous fait de vrais beaux cadeaux. Il y a habituellement de la magie dans l’air quand nous recevons Ses cadeaux... Cette magie n’est que la matérialisation de notre vie spirituelle. Comment recevoir les cadeaux de la vie, surtout quand nous avons une idée assez vague de ce que peut être un don ? Comment recevoir un cadeau si ceux que nous avons reçu venaient de manipulateurs ou d'abuseurs ?

- Est-ce que nous méritons ces cadeaux ?
- Sommes-nous capables de recevoir ces cadeaux ?
- Est-ce que ces cadeaux en sont vraiment ?
- Est-ce que les émotions désagréables que nous ressentons sont des cadeaux ?
- Est-ce que certains de ces cadeaux ne vont pas s’envoler en fumée ?
- Quel va être pour chacun de nous le prix de ces cadeaux ?
- Allons-nous savoir déballer ces cadeaux parfois mal emballés ?
- Sommes-nous dignes de ces cadeaux qui n’ont pas de prix ?
- Que faire de ces cadeaux en fait ?

Nous pouvons identifier les émotions toxiques cachées derrière chacune de ces questions qui montent à la surface, jusqu’à ce que toutes nos peurs disparaissent. Commençons par dresser la liste de ces cadeaux et de ces peurs, par les regarder, les reconnaître (« naître à nouveau avec elles »), les apprivoiser... Qu'est-ce ce qui se cache derrière nos inquiétudes : expériences passées, programmations toxiques, soucis face à l’inconnu, traumas enfouis ? Le jeu en vaut la chandelle pour enfin accueillir à nouveau joyeusement les cadeaux de la vie dont les plus beaux sont les moments présents. « Le bonheur c’est l’acceptation de la vie quelle qu’elle soit. » ( George Sand )

La vie est un écho d'amour. Ce que nous envoyons, nous revient. Ce que nous semons, nous le récoltons. Ce que nous donnons, nous est rendu. Ce que nous voyons dans le cœur des autres, séjourne dans le nôtre. Tous les cadeaux de la vie n'ont qu'une seule source... ça le dit pour nous,... c'est la Vie.

Voyez ce vidéo clip de Stacey Kramer dans le cadre des conférences TED Le plus beau cadeau auquel j'ai survécu : https://www.ted.com/talks/stacey_kramer_the_best_gift_i_ever_survived?language=pt-br Stacey Kramer partage une parabole touchante de 3 minutes qui montre comment une expérience non désirée peut s’avérer être un cadeau mal emballé qui n’a pas de prix. Pour voir les sous-titres en français, cliquez sur «Subtiles» et choisissez le français (Canada).

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 22 mars 2017

Pensées 22 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Dans le hall de l’hôtel Mayflower à Akron, une petite ville du Middle-West, Bill W. a été hanté par ses vieux démons : ses obsessions de boire. Ce qui le sauva de ce bar d’hôtel qui clignotait et qui l’appelait au fond du corridor et lui permit de fuir ce nouveau terrible « premier verre », ce fut cette idée toute simple : il lui fallait d’urgence parler avec un autre alcoolique comme Ebby l’avait aidé en lui transmettant le message d’un être souffrant à un autre.

Bill obtint un rendez-vous avec un médecin, alcoolique lui-même, qui lui dit n’avoir que quelques minutes à lui consacrer, tant sa « gueule de bois » ne pouvait s’accommoder d’un « raseur » de New-York. En fait, l'histoire nous dit que la rencontre dura une dizaine d’heures. Ce que les deux hommes s’y dirent est resté confidentiel. Ce qu’il en est resté est capital : c’est l’identification d’un alcoolique à un autre, et la valeur thérapeutique sans égal d’une telle identification. Bill W. venait de rencontrer le Dr Bob, l’homme qui allait l’aider à écrire les Douze Étapes et à fonder les AA.

Dans la sagesse que Dieu leur a inspirée, Bill W. et le Dr Bob, les pionniers et fondateurs des Alcooliques Anonymes, ont lutté pour que le mouvement AA reste aux alcooliques. Comme le faisait remarquer Bill W., tout ce que nous avons à partager c'est notre vécu. Ce que nous n'avons pas vécu, nous ne pouvons pas le partager. En 2008, plus de 552 différents groupes d'entraide s’étaient inspirés du mode de vie des AA (Les Douze Étapes) et se rétablissaient ensemble de leur dépendance ou de leur codépendance. La fondatrice des OA Rozanne S. est décédée le 16 janvier 2013. Elle s’était inspirée à 100% du mode de vie des AA.

Il nous semble très précieux de pouvoir nous rassembler dans un esprit de fraternité et de souder ce dernier dans un partage de la souffrance et des émotions. Ceci ne nécessite pas l'expression des traumatismes vécus pour toute la fraternité réunie. Le partage à un parrain ou une marraine, un genre de témoin éclairé est préférable et plus aisé. Il est en effet reconnu que tout membre d’une famille dysfonctionnelle qui a vécu quelques traumatismes comme la violence, l’inceste, l’alcoolisme, ... et la loi du silence, est aussi envahie par la honte, la culpabilité et par la loyauté vis-à-vis de même groupe familial même s'il est complètement capoté. Les groupes d’entraide nous aident à rétablir les fractures subies dans nos relations familiales lorsque nous étions enfants et aussi à soigner les blessures vécues dans notre vie adulte.

« Si nous voulions vivre, nous devions nous libérer de la colère. Les crises et l’irritabilité ne sont pas pour nous. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap 5 Notre Méthode, page 74 ) Ce milieu thérapeutique et sécuritaire de l’entraide permet de briser le silence et l’isolement. Il nous invite aussi à reconnaître les difficultés, les peurs et les déceptions face à l'adulte qui sous les effets de l'alcool ou d'autres substances toxiques n'a pas assumé ses responsabilités parentales. Le partage de notre vécu et de notre situation nous libère d'une impuissance honteuse et culpabilisante, nous permet de survivre. Un enfant adulte aujourd’hui qui s’est senti le devoir de « sauver » un parent « alcoolique » répète souvent ces comportements avec des amis ou avec un conjoint qui ressemble souvent au plus haut point au parent. Allez voir ce clip de photos narré en anglais par Bill W. qui raconte sa première rencontre avec le Dr Bob S. : http://www.youtube.com/watch?v=HwIrecwfTy4

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’eau. Après 25 ans de sa promulgation par l’ONU, l’alimentation en eau potable n’est pas encore assurée partout, loin s’en faut, et de nombreuses zones agricoles souffrent encore d’une alimentation médiocre. Visitez www.unwater.org (Il y a de la traduction instantanée)

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 21 mars 2017

Pensées 21 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Bien que mon abstinence n’appartienne qu’à moi, je n’étais pas libre de choisir ce que je voulais qu’elle soit. Si je choisis une abstinence qui me permet de « nourrir le dragon », le dragon prendra des forces. » ( Outremangeurs Anonymes 2e Éd., L’abstinence et non la perfection, page 56 )

Soigner notre maladie implique beaucoup plus que la simple abstinence. L’abstinence même complète ne suffit pas. « Contrairement à la plupart de nos membres, il m’a fallu deux années et demie d’abstinence avant de perdre l’obsession de boire. Cette obsession ne me quittait presque jamais. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Le cauchemar du Dr Bob, page 203 ) Nous mettons en pratique les Douze Étapes et, bien qu’elles ne « guérissent » pas notre maladie, elles nous soulagent. Et à mesure que nous nous rétablissons, nous expérimentons plusieurs cadeaux de la vie comme le printemps, les premiers crocus et perce-neige qui se montrent le nez et s'ouvrent.

Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps) en est un de ces cadeaux. Cette saison se caractérise par un radoucissement du temps, la fonte des neiges, le bourgeonnement et la floraison des plantes, le réveil des animaux hibernants et le retour de certains animaux migrateurs. Astronomiquement, elle commence avec l'équinoxe de printemps ( le 20 mars cette année dans l'hémisphère nord) et finit au solstice d'été (le 20 juin dans l'hémisphère nord et le 21 décembre dans l'hémisphère sud, c'est-à-dire le moment où le soleil est au plus haut) au milieu de l'été. Dans le calendrier iranien, le premier jour du printemps, norouz (en persan: نوروز) est le premier jour de l’année. En italien, printemps se traduit par primavera. Habituellement, les premières primevères se montrent le nez dès que la terre est débarrassée des dernières traces de l’hiver, tout de suite après les perce-neige et les crocus. Disons que cette année, les primevères ont déjà affichées leur couleur. Pour les fleurs ça va prendre quelques semaines encore. Il y a des endroits où il y a sur le terrain jusqu’à plus d’un mètre d’accumulation de neige.

Le printemps est en zone tempérée la saison des giboulées. Il est caractérisé par une alternance de pluies, de journées ensoleillées et de la fonte des neiges. Le printemps, c'est l'une des richesses que pour plusieurs, Dieu a créées. Pour célébrer cette occasion même cette année, les japonais vont prendre le temps de s'asseoir sous les cerisiers en fleurs dont la floraison ne dure qu'une semaine. C'est une coutume qui permet de s'apercevoir que la vie est courte et que nous devons la vivre pleinement aujourd'hui entre deux secousses. Nous nous suggérons à tous et chacun de sortir notre petit chapeau de printemps. Le printemps est aussi souvent associé à la « saison des amours » et à la jeunesse : plusieurs parlent de printemps pour signifier l'âge d'une jeune personne : par exemple « Elle fête ses 22 printemps. »

L'HYMNE AU PRINTEMPS — paroles et musique de Félix Leclerc

Les blés sont mûrs et la terre est mouillée,
Les grands labours dorment sous la gelée.
L'oiseau si beau, hier, s'est envolé;
La porte est close sur le jardin fané...

Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner,
Photos d'enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps;

Mes cabanes d'oiseaux sont vidées,
Le vent pleure dans ma cheminée
Mais dans mon coeur je vais composer
L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté.

Quand mon amie viendra par la rivière,
Au mois de mai, après le dur hiver,
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre...

Vois, les fleurs ont recommencé,
Dans l'étable crient les nouveaux-nés,
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée:

Les bourgeons sortent de la mort,
Papillons ont des manteaux d'or,
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté (bis)

Allez voir le clip : https://www.youtube.com/watch?v=og6-KgMYtdA

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 20 mars 2017

Pensées 20 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous, et bon printemps

« Demain est la chose la plus importante de la vie. Il nous arrive à minuit encore tout propre. Quand il arrive il est parfait, et il se blottit dans nos mains en espérant que l'on a tiré quelque leçon de la veille. » ( John Wayne ) C'est un tantinet contradictoire avec l'esprit du moment présent. Demain n’existe pas vraiment. Comme l’annonce de « Beignes gratuits demain » dans un café d’Old Orchard, un canular, un bobard qui attirait les clients noctambules qui espéraient se goinfrer après minuit. « Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. » ( René Barjavel ) Le bonheur n’est pas demain, ni ailleurs… Le bonheur c’est ce moment présent inattendu auquel nous voulons que ressemblent tous les autres. Mais un jour quelqu’un a piqué notre fromage ? Le changement permet d’avoir accès au bonheur : https://www.youtube.com/watch?v=X2buVz1Ef9E en français — http://www.youtube.com/watch?v=FZaqGKZK7Q8 (en anglais, 11 min.)

Si le changement ne s’installe pas tranquillement, c’est l’espoir qui prend toute la place. Ce n’est pas simplement le faux espoir qui enchaîne ceux qui vont en son sens. C’est l’espoir lui-même. « Tu cesseras de craindre en cessant d’espérer. La crainte et l’espoir qui paraissent inconciliables sont pourtant étroitement unis. Le plus grand obstacle à la vie est l’attente qui espère demain et néglige aujourd’hui. » ( Sénèque ) L’espoir, dit-on, est notre phare dans la nuit. Notre lumière au bout d’un long et sombre tunnel. Le rayon de lumière, qui, contre toute attente, parvient à pénétrer nos prisons. Notre raison de persévérer, notre protection contre le désespoir (qui doit à tout prix, et donc à celui de notre santé et de celle du monde, être évité). Comment continuer si nous n’avons pas d’espoir ? « La peur ne peut se passer de l’espoir et l’espoir de la peur. » ( Baruch Spinoza )

Nos maîtres nous ont enseigné que l’espoir d’une meilleure condition future — comme l’espoir d’un paradis futur — est et doit être notre refuge dans la peine présente. Et nous nous souvenons tous de l’histoire de Pandore. Pandore se vit remettre une boite fermement scellée et se fit dire de ne jamais l’ouvrir. Mais, curieuse, elle l’ouvrit, et en sortirent les fléaux, les peines et les calamités, probablement pas nécessairement dans cet ordre. Elle referma la boîte trop tard. Une seule chose y était restée : l’espoir. L’espoir, selon la légende, était « le seul bien que contenait le coffret parmi tous les maux, et reste à ce jour le seul réconfort de l’humanité en cas de malheur ». Plusieurs confondent les mots « espoir » et « espérance ». « Espérance » dérive du participe présent du verbe « espérer ». « Espoir » a un sens plus général, voire plus indéterminé qu’« espérance », qui est pour plusieurs une vertu théologale. Pour nous, l'espoir est la foi et la confiance en l'amour. « Le drame réel et insoutenable est que la femme épouse l'homme en espérant qu'il va changer, et il ne change pas, alors que l'homme épouse la femme en espérant qu'elle ne changera pas, et elle change. » ( Jean Dion, Le Devoir - 22 Décembre 2001 ) Et voici une autre promesse du mode de vie comme facteur de changement et d’espoir : « Chaque jour, quelque part dans le monde, un alcoolique commence à se rétablir parce qu’il a reçu l’aide d’un autre alcoolique qui a partagé avec lui son expérience, sa force, son espoir. » ( Les Alcooliques Anonymes, Avant-propos de la 3e Édition, page xxiii )

Dans la religion chrétienne, les vertus théologales (comme la foi, l'espérance et la charité) sont des vertus ayant Dieu pour objet. Elles font partie des moyens que Dieu prend pour opérer certains changements en nous. Elles adaptent les facultés de l’homme à leur participation à la nature divine. Elles sont les conséquences de la grâce. Elles disposent l'homme à vivre en relation avec ce Dieu d'amour tel que chacun de nous Le conçoit. Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à découvrir une Puissance supérieure à la force de notre dépendance et/ou de notre codépendance — une Puissance déterminée à préserver la vie. Il nous suffit de croire qu'une telle Puissance supérieure existe. En venir à croire qu’une Puissance bienveillante supérieure à notre dépendance et/ou à notre codépendance existe, nous donne assez d’espoir et d'amour pour demeurer abstinents aujourd'hui, un jour à la fois.

Aujourd’hui, c’est l’équinoxe du printemps pour les fervents d’astronomie à 05 h 29 HnE (à Québec, longitude = 71° 18’ ouest, latitude = 46° 48’ nord) et le printemps nous arrive rempli d'espoir après plus de 90 jours d'hiver. Youpi ! Nous troquerons bientôt les tuques contre le chapeau de paille et la casquette, les flocons contre les papillons et les premiers crocus — une façon de célébrer dignement l’arrivée du printemps 2017 :o). En attendant nous pouvons toujours continuer à nous rétablir.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 19 mars 2017

Pensées 19 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Fitzhugh Dodson a écrit que tout se joue chez chacun de nous avant l'âge de six ans. Nous sommes, tous ou presque, porteurs d’émotions et de blessures ramassées dans notre petite enfance. Ce sont encore quelquefois des blessures ouvertes, tatouées ou présentes dans notre mémoire affective. Issues de situations inachevées qui côtoient des souvenirs limpides ou confus, anesthésiés ou refoulées, ces blessures de notre enfance nous ont transformés parfois en écorchés vifs. Quelquefois, une telle blessure a son origine dans un événement, un geste parfois banal, une parole incongrue, un ressenti ou un sous-entendu et a été vécue ou perçue comme de la violence. Le présumé agresseur ne nous a pas fait nécessairement violence, mais nous pouvons en avoir ressenti l’impact, comme une meurtrissure. Dans certains cas d'inceste, l'agresseur est seulement plus cajoleur, enjôleur, séducteur et plus affectueux que les autres adultes dans notre vie. La blessure n'en est que plus profonde.

Dans notre vie relationnelle d’adulte, nous sommes capables d’entretenir les blessures de notre enfance comme des rites de notre histoire familiale, à travers des rencontres et des relations qui sont toxiques pour nous et même si elles sont dysfonctionnelles, ce sont celles auxquelles nous nous sommes attirés et nous nous accrochons. Notre Ps nous mène à notre difficulté dans le but de nous orienter vers des rencontres vivifiantes qui vont tout doucement apaiser nos blessures, éviter leur retour dans notre vie affective et amoureuse. « À première vue, il lui paraîtra comme une chirurgie parfaitement inutile de rouvrir ces plaies du coeur dont certaines ont vieilli, ou sont peut-être oubliées, ou sont encore infectées et douloureuses.» ( 12x12, 8e Étape, page 88 ) Les blessures se dissipent au partage avec un témoin lucide ou éclairé, capable de nous accueillir 'anyway' (inconditionnellement).

L'enfant intérieur, l'enfant éternel ou divin, le « Petit Prince » sont des termes à l'origine issus de la psychanalyse jungienne. Pour Carl Gustav Jung, l'enfant intérieur est, dans ce cadre théorique, la part enfantine de l'homme et de la femme. Il s’agit pour lui d'un archétype de l'inconscient collectif.

Il y a presque toujours un enfant blessé, divin, humilié, survivant et surdoué en chacun de nous. Un enfant intérieur susceptible de se réveiller, de se faire entendre, de se manifester dans presque toutes les situations d’une vie d’adulte et de réactiver des sensibilités douloureuses. Il y a aussi en chacun de nous un enfant avide d’émerveillements, de découvertes et d’enthousiasmes, un enfant curieux, désireux d’entrer dans un mouvement d’étonnements et de croissance, un enfant susceptible de se relier à la dignité, à la beauté ou à l’amour.

L’alcoolisme, la dépendance d’une foule de substances toxiques et la codépendance font que notre enfant intérieur demeure en arrêt de croissance. « Les choses se compliquent et le mari devient un enfant malade et irresponsable qui exige des soins ; il faut sans cesse le tirer de situations embarrassantes et de ses mauvais pas. ( 12x12, 12e Étape, page 132 ) Le conjoint prend en charge cet ‘enfant’ de plus dans la maisonnée. Et l’alcoolique — le dépendant résiste à ce maternage comme à toute forme de contrôle.

Dans notre rétablissement, cet enfant en nous s’éveille, stimulé par l’émotion qui est né d’un événement heureux, tragique ou même traumatisant, et qui s’apaise par la qualité d’un regard, d’une écoute, ou l’accueil d’un membre de notre première réunion ou de notre groupe d’appartenance. Remercions notre Ps, Dieu tel que nous Le concevons aujourd'hui, d'être capable d'écouter et d'apprécier davantage l'enfant qui vit en chacun de nous, et qui est cette partie en nous qui veut faire confiance. Nous avons besoin de faire confiance à notre Ps qui va mettre en nous ce désir de nous ouvrir à nous-mêmes et à la vie, et de nous rétablir. Et même cette confiance, il va nous la donner en Son temps et en Son lieu.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 18 mars 2017

Pensées 18 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Désirer l’impossible, être insensible à la peine des autres, voilà deux grandes maladies de l'âme. » ( Bias de Priène, philosophe, avocat et homme d'État grec du VIe siècle av J-C ) Nous avons souvent cherché l'impossible comme nous battre contre notre dépendance et nous acharner à retrouver un contrôle perdu depuis longtemps. « Il est impossible de se déplacer plus vite que la lumière, et ce serait idiot car on perdrait son chapeau en route. » ( Woody Allen ) Nous avons déjà perdu notre chapeau et tout ce qu'il couvrait dans notre course vers l'amour et la lumière. La place de l'imagination dans le désir peut sûrement expliquer l'impossibilité et la veulerie de certains désirs. Pour la plupart d'entre nous, la satisfaction recherchée par le désir et apportée rarement par le désirable est assimilable au bonheur ou au plaisir. Ceux et celles qui veulent imposer le possible comme limite au désir ne semblent pas connaître la vraie nature du désir et de l'imaginaire. Le désir va au-delà d'un simple besoin et même d'un manque. En réalité, le désir suscite par lui-même un état de douleur ou de crise permanent tant qu'il est présent et non satisfait. « Lorsqu'ils se trouvent abattus par les coups redoutables que leur inflige l'alcool, la grâce de Dieu peut pénétrer en eux et chasser leur obsession. Leur puissant instinct de survie peut ici travailler de concert avec le désir de leur Créateur de leur donner une vie nouvelle. » (12x12, 6e Étape, page 71) Un désir en amène un autre. « Le grand bonheur vient du ciel. Les petites joies viennent des hommes. » (proverbe chinois)

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » — « Ce qui est illogique aux yeux des hommes est probablement divin. » — « Ce qui est logique aux yeux des hommes est probablement humain. » ( Gilbert Blanchette, thérapeute décédé ) Ouvrir son cœur à une Puissance supérieure à nous-mêmes, c’est le renoncement à l’orgueil qui nous enfermait si bien dans l’incrédulité, et l’acceptation d’une condition d’enfant dans la dépendance radicale de l’amour gratuit d’un Père ou d’un Dieu d’amour, tel que nous Le concevons. C’est difficile de nous reconnaître incapables de rien par nous-mêmes pour accueillir la grâce qui nous est accordée inconditionnellement, surtout quand nos valeurs familiales incluaient « Ne fais confiance à personne », « Avec de la volonté, on peut y arriver ». Gilbert Blanchette affirmait : « Que nous y croyons ou non, Dieu aurait déjà fait l’impossible pour nous. » Il appelait ça le principe christique de la rédemption où Dieu pardonne tout. Nous le constatons tous les jours à nouveau et ça réside dans le mystère et l'ambivalence de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu, dans l'illusion de séparation entre le Père et le Fils, entre notre Ps et nous.

« Soyons des hommes de désir et de prière… Ne croyons rien impossible. Dieu peut tout. » ( Charles de Foucauld ) Les groupes d'entraide nous suggèrent de confier nos craintes face à la conduite de notre vie à une Puissance supérieure (3e Étape : Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions. Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 66 ) Nous sommes alors en mesure d'agir efficacement là où nous le pouvons. Nous faisons ce qui est possible sous Sa gouverne, avec l'énergie qu'Il nous donne et nous laissons Dieu s'occuper de l'impossible. Remercier notre Puissance supérieure chaque jour nous est aussi nécessaire que de respirer. C'est aussi tout aussi simple.

« Ici, le possible est déjà fait, l’impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai de 48 heures ! » (proverbe français) Dieu a déjà fait l’impossible pour nous dans les premiers pas de notre rétablissement dès que nous reconnaissons notre impuissance. Et pour le miracle de notre complète métamorphose, il faut un délai, et c’est le mystère de notre résistance à la grâce et de la patience de Dieu. Et ce jour arrive pour quiconque confie sa volonté et sa vie à cette force, à cet Être suprême duquel nous allons nous rapprocher ( bien que ne soyons éloignés ). Ainsi vient une nouvelle liberté et un nouveau bonheur, ces résultats promis et offerts à tous ceux et celles qui mettent en pratique ce mode de vie spirituel. « Soudain, nous constaterons que Dieu fait pour nous ce que nous ne pouvions faire pour nous-mêmes. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. page 94 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 17 mars 2017

Pensées 17 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous et Bonne St-Patrick,

Pour communiquer avec Dieu... voici quelques règles à honorer...
Règle No 1 : Composons un numéro à l'aveuglette. Alors qui vraiment va choisir le bon code et le bon numéro ? Est-ce que le hasard existe ?
Règle No 2 : Une conversation avec Dieu n'est pas un monologue... Nous devons aussi L'écouter. Il veut vous dire des choses extrêmement importantes. Dieu tel que nous Le concevons a un message personnel pour chacun de nous ! C'est celui qu'Il nous achemine présentement.
Règle No 3 : Si nous tombons sur un répondeur, un peu de patience à développer. Dieu est toujours là.
Règle No 4 : Si cela sonne « occupé », c'est que notre esprit est préoccupé.
Règle No 5 : Si la communication est interrompue, c'est qu'une illusion est en cours : le contact semble avoir été coupé... pour le rétablir, prenons la décision de nous réconcilier avec votre prochain, nos ennemis, d'être fidèle dans les petites choses, d'être prêt à Le remercier de Son pardon. C'est à ce moment que la communication curieusement se rétablit. Était-elle vraiment coupée ?
Règle No 6 : Ne prenons pas l'habitude de téléphoner qu'en cas d'urgence... C'est tellement bon de Lui téléphoner simplement pour lui dire que nous l'aimons, pour tout simplement Lui dire : « Merci ! »
Règle No 7 : Ne communiquons pas avec Dieu rigoureusement qu’à des heures bien précises... Dieu n'est jamais dérangé dans son travail... Nous ne L'embêtons jamais. Même avec de multiples courts appels à toute heure du jour.
Règle No 8 : Le coût de la communication est gratuit... le nombre d'appels illimité… Ça, c'est super.
Règle No 9 : N'oublions pas régulièrement de vérifier notre répondeur... car ceux et celles qui nous appellent et nous adressent des messages sont des messagers de notre Ps...
Règle No 10 : Selon un vieux concept de conscience collective de Carl Jung, nous pouvons communiquer avec Dieu grâce à notre lobe temporal droit. Et tout le reste du corps ne sert-il que de support au lobe droit…?
Règle No 11 : Communiquer avec Dieu, c'est s'immerger dans cet émerveillement qui est naturel en nous. Plongeons dans le merveilleux, dans le ravissement !
Règle No 12 : Ne respectons pas les règles précédentes. Il n'y a pas de règles qui tiennent pour communiquer avec Dieu tel que nous Le concevons.

La sérénité n'est pas une libération de toute tempête, chaos ou crise. C'est plutôt une paix intérieure au beau milieu de la tempête non pas seulement l'accalmie après la tempête, pas seulement l'affranchissement du chaos, ni uniquement la délivrance de toute crise. En paix, nous passons par le sommet et le creux de chaque vague confiants que notre Ps nous conduit tous les jours à bon port. Les groupes d'entraide nous apprennent à recevoir ce que la vie nous présente comme un cadeau de notre Puissance supérieure quand nous mettons en pratique l'abstinence, les Douze Étapes et les Douze Traditions, les slogans, la documentation, le parrainage, les réunions, le service et par-dessus tout, lorsque notre Dieu d'amour nous permet un contact conscient avec Lui. De cela entre autres, nous sommes reconnaissants. « À la Onzième Étape, nous réalisions que s’il était vrai qu’une Puissance supérieure nous avait rendu la raison et nous avait rendus capables de vivre avec une certaine paix d’esprit dans un monde aussi bouleversé, alors il valait la peine de mieux connaître cette Puissance supérieure par un contact aussi direct que possible. » ( 12x12, 12e Étape, page 122 ) Ce contact direct permet le changement et le réveil spirituel.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 16 mars 2017

Pensées 16 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« À merles saoul, cerises amères. » ( proverbe français ) Le terme «saoul » dans ce proverbe signifie « gavé ». En l'absence d'appétit, quand nous avons trop mangé, le goût des aliments est altéré. Encore faut-il que l'appétit soit normal et le goût nécessaire. Chez les outremangeurs, la faim est insatiable et la frénésie de l'appétit est déraisonnable et incontrôlable. Pourtant « Il n’est sauce que d'appétit » ( proverbe français ). Pour le commun des mortels, le meilleur assaisonnement qui soit est la faim. En effet, pour monsieur et madame Tout'le monde, l’appétit donne du goût aux aliments. Pour les outremangeurs compulsifs, il en est tout autrement puisque que leur faim est sans borne tant qu’ils ou elles ne sont pas en rétablissement et stables émotionnellement.

Plusieurs d'entre nous avons un appétit différent en ce qui concerne la nourriture. Pourquoi ne serait-ce pas la même chose en ce qui a trait à la spiritualité ? Nous avons tout aussi simplement faim d’une vie spirituelle, et nous ressentons un léger petit creux (comme le déni légendaire d’Obélix : « Moi, gros ?), un besoin de remplir notre assiette différemment ou peut-être de varier notre menu en éliminant les aliments déclencheurs de frénésies ou encore de ne manger qu’aux repas et rien entre. Nous pouvons commencer à identifier l’origine de notre vide intérieur et le combler avec les trois premières Étapes. Regardons et tendons l'oreille, puisque comme le disait Joseph Joubert : « Les oreilles et les yeux sont les portes et les fenêtres de l'âme. » Prenons régulièrement le temps de nous rapprocher le plus possible d'un silence intérieur pour en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous aider à combler cette illusion de vide. Si nos pensées défilent à toute vitesse dans notre tête et que nous sommes préoccupés par mille et un désirs et plaisirs, nous aurons de la difficulté à nous connecter à notre intuition, à cette petite voix intérieure et à écouter ainsi notre Ps, à moins que toutes ces pensées qui envahissent notre esprit ne soient que là sous Sa gouverne. Il nous est souvent suggéré de ralentir ce tourbillon assourdissant qui émane de notre quotidien. Nous pouvons faire confiance en cette force, en cet Être suprême qui nous habite. Tenons pour acquis que toute la guidance dont nous avons besoin est déjà en nous et se manifeste à travers nos besoins, à travers nos désirs qui souvent grouillent et pullulent dans notre cerveau.

Tout ce qui est différent peut nous apparaître irréaliste ou déraisonnable. Nous croyons personnellement que tout ce qui est illogique et farfelu est divin. Ce dont nous avons besoin, c'est d'élargir notre horizon et à nous permettre d'explorer de nouvelles avenues en Son temps et en Son lieu. Notre sentiment de vide n'est pas un ennemi. C'est un allié précieux qui nous lance un signal de notre Ps qui voit une possibilité de croissance et qui nous invite à mordre avidement dans la vie.

La persistance du chaos, de l'ivresse mentale, de l'illusion de vide et de l'inconnu dans nos vies engendre une quantité d'interrogations et de peurs. Ces peurs nous ont guidés afin d'atteindre le bonheur, la sérénité et la quiétude. Chaque sommet spirituel atteint par chaque être humain récompense l'humanité toute entière de sa lumière reposante et écarte un peu plus la peur de notre route. Pourtant, même si chaque réponse, chaque nouvelle lumière, semble nous hisser un peu plus près de la vérité, du haut de chaque crête, se profilent de nouvelles montagnes à vaincre, de nouveaux pics à franchir. La clairvoyance, c'est le dénouement que nous croyions toucher qui tout à coup révèle l'étendue d'une nouvelle ignorance.

L'horizon tant espéré recule sans cesse, et par ce magique subterfuge, la prière et la méditation (peu importe la forme que nous allons choisir d'utiliser) nous permettent de saisir de mieux en mieux ce monde, nous entraînant peu à peu dans ce cheminement qu'est notre vie spirituelle. Avec le temps, et grâce aux Douze Étapes du mode de vie, nous allons constater qu'il est possible pour notre Puissance supérieure de nous libérer de nos inquiétudes déraisonnables, de nos peurs et de nos relations toxiques, dominatrices ou dépendantes avec les substances et les gens. Et que la vie n'est pas en fait un état continuel de crise ou de drame... même si nous avons à vivre des situations pénibles et des émotions désagréables de temps en temps. Ça aussi, ça passe.

« Nous désirons insister sur le fait que tout alcoolique peut se rétablir s’il est capable de faire face honnêtement à ses problèmes à la lumière de notre expérience, pourvu qu’il ne ferme pas son esprit aux concepts d’ordre spirituel. Il ne peut pas réussir en adoptant une attitude d’intolérance ou de rejet agressif. À notre avis, l’aspect spirituel de notre programme ne devrait poser de difficulté à personne. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. Annexe II L’expérience spirituelle, page 634 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 15 mars 2017

Pensées 15 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Qui veut élever en un instant une flamme puissante commence par l'allumer avec de faibles brins de paille. » ( 
Shakespeare, Jules César ) C'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort de Jules César. Assassiné par Brutus aux Ides (15) de mars, en 44 avant Jésus Christ, César a été tué, entre autres, parce que Brutus, son propre fils, lui reprochait entre autres d’avoir perdu son humilité. Peut-on être politicien et humble en même temps ?

L’humilité est un mot mal compris par tous et chacun. L’humilité est près de l’humiliation et chacun de nous possède sa propre définition de l’humilité. Ce qui est identique pour chacun de nous, est qu’au bout des limites de l’humilité, si nous allons plus loin, nous aurons l’impression de nous humilier. C’est cette peur du ridicule, du jugement, du mépris, du rejet et de l’exclusion qui nous empêche de repousser les limites de l’humilité.

Le mot humilité se rapproche du mot humus qui étymologiquement a donné le terme homme. L’humilité consiste, alors pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière. L’humilité est donc une attitude proprement humaine. L’homme n’est pas le seul être tiré du limon, il nous apparaît bien comme le seul à le savoir. Il est aussi le seul à pouvoir l’oublier. Au-delà de l’image de la terre (humus), le terme d’humilité renvoie en effet à l’idée d’une provenance étrangère, autre (d’une humidité quelconque et d'un souffle de vie). Ça semble nous indiquer aussi, du même coup, l’idée d’une incapacité à s’accomplir, à croître par ses seules forces. En un mot, il s’agirait d’avouer notre impuissance, (et peut-être plus tard nos défauts, nos manques et nos torts), pour que nous puissions attribuer notre relèvement à une Puissance supérieure à nous-mêmes. Cette impuissance n’est pas facile à admettre et semble, de prime abord, incompatible avec la dignité de l’être humain. Sa reconnaissance constitue pour plusieurs une intolérable humiliation. Intolérable mais combien nécessaire.

Est-ce une même chose d’être humble et d’être humilié ? Être humble, est-ce se rabaisser, se manquer de respect à soi-même ? Cela doit-il conduire, en particulier, à accepter que les autres nous traitent comme « moins que rien » ? Humilier quelqu’un consiste à nier sa dignité, ou du moins à manifester uniquement ses manquements et ses déficiences. Cela revient souvent à le réduire à son animalité, d'autres diront à sa dimension purement humaine. Humilité et affirmation de sa dignité d’être humain et spirituel sont, en vérité, compatibles, voire indissociables. « Nous avons compris que, pour devenir humbles, il n’est pas nécessaire d’y être contraints. Nous pouvons rechercher l’humilité de plein gré ou l’acquérir sous les coups de la souffrance. » ( 12x12, 7e Étape, page 84 )

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir cette fissure qui, dans la muraille de notre amour-propre, permet à la lumière de la raison de filtrer. Atteindre à une plus grande humilité est le principe de base de chacune des Douze Étapes de notre mode de vie. Car si grâce à sa Ps, elle n'est pas parvenue à un certain niveau d'humilité une étape à la fois, aucune personne dépendante ou codépendante ne peut demeurer le moindrement abstinente ou sobre. Aujourd'hui, nous faisons confiance à notre Puissance supérieure et nous nous en remettons à Elle ou à Lui dans tous les domaines de notre vie. Tout ce qui appartient à Dieu, c'est-à-dire tout, se déroule pour le mieux.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 14 mars 2017

Pensées 14 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Le sceptique, Dr Gregory A. Boyd, a établi que notre univers ne pourrait pas avoir créé des êtres personnels (c’est-à-dire aimants, rationnels, conscients, moraux, et motivés par un but) sans que notre environnement ne le soit aussi, parce que sinon il ne nous correspondrait pas, et ce serait comme si la nature accouchait d'un poisson alors qu'elle ne contient pas d'eau. (Gregory A. Boyd & Edward K. Boyd’s Letters from a Skeptic: a Skeptic Wrestles with His Father’s Questions about Christianity. — Correspondence 8 : Why believe in God in the first place? ). Et il y en a de toutes les couleurs dans notre univers… et dans notre aquarium.

Il n'est pas nécessaire de chercher à prouver l'existence de Dieu. La plupart d'entre nous se fient graduellement à une Puissance supérieure pour retrouver la raison. Il y en a même parmi ceux-là qui vont aller jusqu'à confier leur vie à un Dieu d'amour. Grâce à la pratique quotidienne de toutes les Étapes, nous trouvons sur notre chemin cette arche triomphante par laquelle nous passons pour aller vers un autre jour de liberté, de gratitude et de service. Et cette arche, c’est l'amour.

C'est simple, nous prenons du temps pour dire à certaines personnes que nous les aimons. Si nous prenons ce temps, c'est souvent la seule façon dont nous pouvons bien ressentir qu'il vaut mieux donner de l'amour. Tout comme il est impossible de siffler et de mâcher de craquelins en même temps, nous ne pouvons pas donner de l'amour et être déprimé ou souffrir en même temps. Le Cours en Miracles enseigne entre autres qu’il y a seulement deux émotions, l’amour et la crainte ; à tout moment, nous ne vivons que l’un ou l'autre de ces émotions. Le meilleur antidote à la douleur, l'apitoiement sur soi, la solitude ou la dépression est de tendre la main et de donner de l'amour ou d'aider quelqu'un. Le Dr. Gerald Jampolsky a raconté dans un de ses livres qu'à un moment de sa vie, lorsqu'il a commencé à se sentir déprimé, il s'est mis à appeler quelqu'un qui était malade ou visiter une personne âgée et seule. Nous avons appris la même leçon quand un vieux monsieur qui semblait avoir un rayon de lumière dans les yeux et qui priait régulièrement dans la chapelle de l'hôpital nous a suggéré de procéder ainsi. À de nombreuses reprises, nous nous sommes sentis fatigués, malades émotivement, et nous avons dans ces moments difficiles le goût de rester en boule dans notre monde ou dans notre lit douillet. À la suite de cette visite ou d’un appel auprès d’une personne qui souffre comme un membre en rechute ou près de l'être, après avoir donné de nous-mêmes, nous nous sentons bien à 100 pour cent. Dans OA, le 12 de chaque mois, plusieurs membres en profitent pour loger un appel contact à des membres qui sont absents depuis longtemps.

Des études ont montré depuis longtemps que les gens dans les hôpitaux et les centres de réadaptation guérissent plus rapidement quand ils ont un animal de compagnie ou des plantes à entretenir. En effet, la zoothérapie a démontré que l’acte de donner de l'amour nourrit l'âme. Merci Gilles B. et Jasper. Si nous nous sentons un petit creux, nous pouvons faire une liste des personnes à qui nous pouvons donner de l’amour par un appel téléphonique, une visite, ou tout autre acte de bonté. Le simple fait de dresser cette liste nous aide personnellement considérablement, et d'agir dans ce sens, ça change notre vie. Nous pouvons passer au-delà de notre sens de séparation et de découvrir que la guérison spirituellement est jointe au service. L’amour nous guérit collectivement dès que nous désirons le partager et voilà ce qui est échangé dans tous les groupes d’entraide. « Nous n’avions même pas prié de la bonne manière. Nous avions toujours répété : ‘Réponds à mes désirs’ au lieu de dire : ‘Que ta volonté soit faite’. Nous n’avions jamais rien compris à l’amour de Dieu et à l’amour du prochain. Nous étions donc toujours déçus et donc incapables de recevoir la grâce qui nous rendait la raison. » ( 12x12, 2e Étape, pages 35-36 ) Ça se peut que l’amour soit incompréhensible seulement parce qu’il est divin.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 13 mars 2017

Pensées 13 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La vie est faite d'illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité. » ( Jacques Audiberti, L'Effet Glapion ) Certains illusionnistes appellent ça de la magie. Plusieurs croient que sous de multiples visages, dissimulant parfois leurs sourires sarcastiques sous des apparences trompeuses, ils peuvent entretenir des illusions qui entraînent tous les êtres humains de leur entourage (et eux-mêmes) à leur perte. Tel l’égaré du désert qui court sur le sable brûlant vers l’image tremblante d’une onde salvatrice, l’homme se précipite vers le néant en se laissant berner par un mirage d'illusions. Ces paraboles ne répondent pas à des questions comme qui est l'homme, d’où il vient et ce qu’il est censé accomplir sur la Terre. Pourtant, il est facile de trouver des réponses à ces questions dès que nous avons confié notre volonté et nos vies à un Dieu d'amour. L'homme est une créature merveilleuse dotée d'un potentiel fabuleux et divin comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité.

« Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l'intuition ; l'intuition est une illusion pour l'idée pure ; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême. » ( Fernando Pessoa, Traité de la négation ) Une illusion est un déguisement, une apparence qui change de forme en fonction de celui qui la regarde. C’est dans les faiblesses, déficiences ou défauts de l’être qui la contemple que l’illusion naît, vit et survit. Nous croyons que dans notre vie de tous les jours, notre Ps se manifeste en permanence dans tous les secteurs de nos existences, dans chacune de nos pensées et, encore davantage, dans chacun de nos actes. Chacun, à travers ses actes et ses pensées, est invité à vivre la couleur de Son éternité. L'homme recherche désespérément ce qu’il possède depuis toujours : sa nature divine, sa condition d’origine où il n'y a pas de séparation avec sa Ps, cette dépendance saine avec notre Être suprême, tel que nous Le concevons.

Les groupes d'entraide nous apprennent à découvrir et à vivre ces valeurs spirituelles comme l'amour inconditionnel, la joie, la patience, la bonté, la gentillesse, la fidélité, la maîtrise de soi et l'humilité, à les reconnaître comme les cadeaux quotidiens de notre Ps. La spiritualité suppose l'attachement à ces valeurs spirituelles plutôt qu'aux biens matériels, et à l'obéissance à la volonté de Dieu à notre égard. « Jamais nous ne nous excusons auprès de quiconque de dépendre de notre Créateur. Nous pouvons faire fi de ceux qui considèrent la spiritualité comme la voie de la faiblesse. Au contraire, elle est plutôt la voie de la force. L'histoire a démontré que la foi est synonyme de courage. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., chap. 5 Notre méthode, page 77 ) Deux ‘urantiens’ ont élaboré cette merveilleuse réflexion à partir des 4 accords toltèques sur les valeurs spirituelles (voir à la fin).

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 12 mars 2017

Pensées 12 mars 2017

Bonjour à toutes et à tous

Sur un plan spirituel, c'est notre Dieu d'amour tel que nous Le concevons qui seul est capable d'attirer l'humanité à Lui, d'apporter l'étincelle de vie à un cœur comme le nôtre. Il revient à Dieu de communiquer la flamme et d’embraser (ou embrasser comme vous voulez et seulement si elle le désire ) la femme ou l’homme ou est-ce vice versa, de communiquer avec l’homme et la femme et que le brasier s’allume ensuite… D’une manière ou d’une autre, le salut est accessible à tous parce que l’initiative est toujours d'origine divine.

La vie spirituelle est une longue marche qui ne demande pas persévérance, abnégation, courage, endurance un peu comme un marathon. Sur une longue distance, une course intelligente ne consiste pas à partir le plus vite possible mais bien de prendre son temps en fonction de la longueur. C'est un peu comme la vie. Certes, il est fondamental de prendre un bon départ dans notre rétablissement avec cette Puissance supérieure et de se rapprocher de Lui même si c'est suite à une émotion, à une bénédiction, à une illumination ou à un sentiment de mieux-être. Bien sûr, Dieu dans Sa grâce nous permet de ressentir des sensations agréables de Sa présence, de Son pardon, de Son réconfort, de Sa bonté et de Son amour. Nous croyons que Dieu aussi dans Sa grâce nous permet de vivre des événements désagréables, des tremblements de terre et des tsunamis physiques ou émotionnels.

Paul alors prisonnier, lié et enchaîné, a quand même réussi à écrire à Timothée : « C’est pourquoi, je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu... Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais (un esprit) de force, d’amour et de sagesse. » (2 Tm 1.6,7) Les dons spirituels sont les compétences que notre Ps nous accorde en vue du service, du rétablissement. Nous pouvons les voir comme des talents naturels ou des aptitudes cultivées. Mais plus souvent qu’autrement, les dons spirituels nous permettent d’abord de confier notre vie à Ses soins, de répondre à nos besoins et de relever les défis qui se présentent dans notre quotidien. « Dieu n’appelle pas les gens qualifiés. Dieu qualifie les gens qu'Il appelle. Est-ce que je suis à l’écoute ? » ( De l’espoir pour aujourd’hui, page 101 )

Remercions tous les jours notre Puissance supérieure telle que nous la concevons, Dieu (pour plusieurs) de ranimer en nous la flamme de Son amour, pour qu'un amour radieux et clair illumine nos pensées, nous libère de nos chaînes, de notre Pearl Harbor personnel et nous fait voir dans tout ça Sa volonté. Dans le 12x12 à la page 111 tout de suite après la prière (de St-François), il a une simple suggestion de médiation : « Détendons-nous, comme si nous étions allongés sur une plage ensoleillée, respirons profondément l'atmosphère spirituelle dont nous enveloppe la grâce de cette prière. Disposons-nous à nous laisser prendre, à être tonifiés, à être soulevés par ce vif courant d'énergie spirituelle, de beauté et d'amour que transportent ces paroles magnifiques. Contemplons maintenant la mer et méditons sur son mystère ; levons les yeux vers l’horizon lointain, dépassons-le pour découvrir toutes ces merveilles encore inexplorées. »

Merci la Vie !!!
Gilles

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