Pensées et réflexions

Fil des billets

mercredi 31 mai 2017

Pensées 31 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Une simple pensée de gratitude dirigée vers le ciel est la plus parfaite des prières. » ( Gotthold Ephraim Lessing ) Nos prières sont simples et n’ont pas à être parfaites. Nous exprimons notre gratitude pour toutes les choses que la vie nous apporte. Nous remercions notre Ps de nous donner le courage et la sagesse de faire Sa volonté. Nous obtenons des solutions à nos problèmes, une capacité à faire face aux frustrations de la journée avec une sérénité que nous ne croyions pas possible et la force de mettre en pratique les principes du mode de vie dans notre quotidien.

En nous levant le matin nous disons : Merci la Vie, Merci mon Dieu. C’est une prière assez courte merci. La prière ne change pas l'attitude de Dieu envers nous, mais souvent elle change notre attitude personnelle envers Dieu si telle est Sa volonté. Quant à la méditation, c'est un moment magique de calme et de silence qui procure une détente physique, un calme émotif, une centration et la conscience spirituelle. Une bonne manière de maintenir la communication et d'améliorer un contact conscient avec Dieu tel que nous Le concevons, c'est d'adopter une attitude reconnaissante. Les jours où nous sommes reconnaissants, il semble se produire de bonnes choses dans notre vie. L'un des plus précieux dons que peuvent nous apporter la prière et la méditation, c'est sans doute le sentiment d'appartenance que nous en tirons. Nous savons que Dieu veille avec amour sur nous. Nous savons qu'en nous tournant vers Lui, ça ne change rien sinon en nous et tout va bien pour nous, ici-bas et dans l'au-delà. Il n'y a pas de séparation là aussi.

À même la sagesse des Étapes, des principes et des outils du mode de vie des groupes d'entraide nous apprenons à découvrir ce qui fait obstacle à notre croissance personnelle, tels que les conséquences de notre maladie et nos multiples défauts. Au cours de ce cheminement, nous sommes guidés par une Puissance supérieure à nous-mêmes. Ce cheminement ne dépend pas vraiment de quelque consentement inconditionnel de notre part à laisser Dieu nous soulager de tous nos défauts. Souvent nous avons l'illusion que plus nous nous acharnons contre nos défauts, plus grande est leur emprise sur nous ou plus nous réussirons à en venir à bout. Nous sommes tout aussi impuissants devant nos défauts que devant notre dépendance ou notre codépendance. La Sixième Étape nous demande de dire « oui » au miracle qui est déjà en cours et à la série de métamorphoses qui l'accompagnent. « Il n’y pas de joie sans gratitude. » ( Brene Brown, voir https://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability?language=fr) La sagesse des Étapes nous invite à identifier, avouer et corriger nos faiblesses. Cette vie est graduellement redressée par notre Ps. « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs permanentes que nous voudrons rechercher. » ( 12x12, 10e Étape, page 106 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mardi 30 mai 2017

Pensées 30 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

Être présent dans notre moment tout aussi présent, c’est nous éveiller à la dimension de notre entité spirituelle et à la vérité de la Vie. C’est être catapultés ou propulsés dans ce qu’il plaisait à Bill W. « d’appeler la quatrième dimension de l’existence » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap. 1 L’histoire de Bill, page 10 ). Si nous pouvons demeurer en cet instant silencieux et assez présents avec ce qui est vraiment ici maintenant, il n’y a pas de moment autre que ce moment-ci. Nous nous sommes éveillés dans ce petit bout d’éternité. Dans ce coin de paradis, nous pouvons y demeurer et y 'découvrir le bonheur’. Plusieurs croient que quand on est dans un espace difficile où tout semble coincer et être souffrant, qu’on est dans l’illusion. Et ces mêmes quand tout va bien, que la vie coule, et même si on a de la peine à le croire parce qu’on n’y est peut-être pas encore habitué, nous sommes dans notre réalité, connectés à notre centre, à notre coeur. Que ça aille bien ou non, nous sommes mêlés par cette illusion de séparation avec notre prochain et avec notre Ps. « Nous sommes ici pour nous éveiller de l’illusion de notre séparation. » ( Thich Nhat Hanh )

Si nous sommes fondamentalement éveillés et présents dans l'ici et maintenant, nous vivons alors sans jugement, sans peur ou désir. Nous vivons dans un état de gratitude. Nous vivons et ressentons l'amour dans le monde qui nous entoure. L’illusion de la séparation a disparu. Nous vivons avec un sens d’unité avec toutes les choses et sommes sensibilisés à la dimension impersonnelle et éternelle de nos existences. Nous voyons les autres comme des êtres égaux éveillés, même si eux-mêmes n’en sont pas conscients. Ça comprend aussi le royaume de la nature comme au coeur de notre jardin qui nous entoure. Nous sommes compatissants et nous agissons le plus souvent avec intégrité. Il y a quelque chose à l’intérieur de nous-mêmes qui nous pousse à vivre honnêtement.

Nous savons que nous pouvons être mêlés par l’illusion de la séparation. L’expérience de vie que nous sommes en train de vivre ne nous appartient pas vraiment. Au beau milieu de cette métamorphose amorcée qu'est notre rétablissement, nous savons que notre Être suprême nous guide dans ce processus. Nous ne pouvons pas arrêter nos pensées. L’effort même de chercher à arrêter nos pensées peut ne sembler qu’un renforcement de notre mental. Tout ce que nous arrivons à faire c’est souvent de nous détendre et de vivre dans le présent avec ce tout qui est déjà présent. Si nous pouvons voir, entendre, ressentir, goûter, toucher en ce moment, alors nous sommes dans le moment présent et nous pouvons faire l’expérience d’un profond sentiment de paix et de silence qui peut émerger alors. Comme notre esprit se repose dans le calme et le silence, une porte intérieure s’ouvre laissant entrer un silence infini et éternel. Ce silence infini et éternel est l’essence même de notre Être. C’est notre vraie nature. C’est l’essence de toute existence. C’est le « JE SUIS ».

Dans leurs témoignages, les membres des groupes d'entraide nous racontent comment le chaos est venu traverser le seuil de leur porte, mettre leur âme sens dessus dessous, puis comment ils ont appris tranquillement à vivre avec le calme et le silence et à se rétablir. Et ça se produit souvent, pour ne pas dire tout le temps, en engageant une relation avec une Puissance supérieure qui peut, nous aussi, nous aider à combler cette illusion de vide et de séparation que tous et chacun nous ressentons ou avons ressenti dans notre cœur. Et cet enfer, cette illusion nous a amené à vouloir geler cette souffrance qui en était générée. Si nous sommes qui nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à cette maladie qui nous a amené à ces excès de gel et ensuite à notre dégel et rétablissement grâce à notre gPs et tout ça dans le calme. « Si nous parlons avec calme, franchise et sans rien cacher, les résultats sont satisfaisants. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l’oeuvre, page 88 ) — « Et pour en donner rapidement la preuve , le parrain décrit volontiers, avec simplicité et sans prétention, ses propres défauts anciens et actuels. Cette façon de faire calme et pourtant réaliste de faire son inventaire est extrêmement rassurante. » ( 12x12, 4e Étape, pages 50-51 ) — « Une réflexion calme et attentive sur nos relations peut nous aider à nous connaître plus en profondeur. » (12x12, 8e Étape, page 90 ) Calme et détendu ! Cal-me et dé-ten-du !

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 29 mai 2017

Pensées 29 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

Les rituels de prière nous aident à accéder à la signification personnelle et universelle de symboles et de métaphores même dans l'absurdité ou la confusion. Nous avons parfois besoin de ces moyens avec lesquels nous cherchons l'ordre dans le chaos. Nous donnons ainsi une voix à notre expérience humaine et spirituelle. Les rituels sont la langue de la collectivité et en même temps de l'âme. Ils suscitent la vérité, l'honnêteté, le respect et un sens de l'ordinaire à travers une expérience extraordinaire de la vie au jour le jour. N’est-ce pas étrange que tant d’êtres humains, indépendamment de leur société d'origine, soient engagés dans des rituels de prière ? Et depuis quelques temps, la pratique de la prière a pris une autre dimension. Elle est devenue plus simple, plus flexible.

Soeur Jeanne D’Arc Bouchard, a.m.j. a donné cette prière du matin toute simple à plusieurs alcooliques qui ont passé par l’Hotel-Dieu de Roberval : ‘Mon Dieu, donnez-moi la grâce de vivre ma vie, celle pour laquelle Tu m’as créée, et, sans condition… donnez-moi la grâce d’enlever les peurs de mon coeur et de ne jamais douter de Toi.’ Nous pouvons aussi dire ‘…merci de me donner' plutôt que ‘donnez-moi'.

« Mon secret est simple. Je prie. » Mère Térésa Le mode de vie nous invite à communiquer avec une Puissance supérieure et nous suggère de faire l'expérience de la prière. Au cours des réunions, nous sommes invités à vibrer au rythme des battements du cœur de notre fraternité. La prière est tout simplement une conversation de tendresse et de gratitude. Cette conversation avec Dieu tel que nous Le concevons peut se faire à voix haute ou peut être silencieuse, simple ou compliquée. Parfois, nos sentiments sont profonds et ne peuvent s'exprimer facilement avec des mots. Notre Ps comprend ces sentiments et ces craintes. Nous pouvons simplement «être » et nous en remettre à la présence de Celui ou de Celle qui ne se soucie pas vraiment de nous. La guérison spirituelle est alors enclenchée. En faisant « comme si », nous apprenons tranquillement à faire confiance à Dieu. La prière est la nourriture de l'âme ou est-ce vice versa si l'âme est bien nourrie, c'est là que la prière fait son apparition. Nombreux sont ceux et celles qui ont trouvé un terrain de croissance spirituelle par cette simple nourriture. Pour nous, c'est un doux appel de gratitude envers Dieu qui nous invite à Le remercier par la prière. C'est merveilleux d'être en cette présence de Dieu ou est-ce vice versa Dieu nous invite tout simplement à « être » en Sa présence. C’est seulement sur une belle table de banquet où cette nourriture de l’âme est étalée ! Voir la prière de la grenouille d’Anthony de Mello à la fin, un souvenir de notre intensif pour hommes seulement à St-Damien et regarder ce vidéo qui parle de conscience du même auteur si vous en avez le temps : http://www.rentrer.fr/archives/2014/07/03/30332627.html .

En nous adonnant à l'écriture d'un journal, nous pouvons commencer à nous nourrir de ces conversations avec Dieu et apprécier ses douces réponses et un sentiment d'appartenance à Dieu. Quelquefois, nous cherchons à imposer à Dieu notre façon de voir le monde. Nous pouvons être tellement occupés à parler ou à répéter des paroles suggérées que nous manquons d'écouter la petite voix calme. Dans le calme et le silence, nous pouvons entendre aisément le murmure divin. Dieu tel que nous Le concevons aspire à nous parler assez souvent dans cette quiétude.

Les groupes d'entraide sont entre autres des endroits où nous pouvons recevoir l'amour, l'amitié et la nourriture spirituelle, tous ces cadeaux que la volonté et la grâce de Dieu tel que nous Le concevons ont prévu pour nous aujourd'hui. À mesure que nous progressons dans notre rétablissement et que notre foi en notre Puissance supérieure grandit, nous allons accueillir la vie avec toute sa palette de couleurs et avec toutes les émotions qu'elle nous offre. « De la même manière, si nous nous détournons de la prière et de la méditation, nous privons d'un soutien vital notre esprit, notre coeur et notre inspiration. … Nous avons tous besoin comme d’une lumière de cette réalité de l’existence de Dieu, de Sa force comme d'une nourriture, et de Sa grâce comme de l'air vivifiant. » ( 12x12, 11e Étape, page 109 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 28 mai 2017

Pensées 28 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

Les Douze Étapes rédigées au printemps de 1938 par William Griffith Wilson (Bill W.) constituent l’aboutissement d’une aventure humaine extraordinaire, vécue par ce brillant courtier de Wall Street qui cherchait désespérément à s’arracher de l’enfer de ce besoin impérieux d’alcool. Le trajet personnel de Bill W. est en lui-même un genre de rite d’initiation : de la souffrance destructrice à une prise de conscience majeure, à un éveil spirituel. Bill W. a raconté son expérience spirituelle dans de nombreux témoignages qui se retrouvent dans plusieurs publications des AA dont Transmets-le. Lois, sa femme, nous a fait aussi le récit de leurs aventures dans Lois se souvient. Le film Quand l’amour ne suffit plus raconte aussi les ravages de la maladie familiale qu’est l’alcoolisme. À l’automne 1933, Bill se retrouve au Towns Hospital de New York pour une nouvelle cure de désintoxication. Dans cet hôpital, travaille le Dr Silkworth qui envisage de traiter l’alcoolisme comme une manifestation d’allergie. Pour les personnes atteintes par cette allergie, la consommation d’alcool, sous quelque forme que ce soit, est strictement exclue : « Une fois l’habitude créée, écrit le Dr Silkworth, on ne peut plus la briser. S’enchaîne alors la perte de confiance en soi et en l’humanité. Dès lors, les problèmes s’accumulent et deviennent étonnamment difficiles à résoudre ».

Pour la première fois, quelqu’un parlait de l’alcoolisme non pas comme d’un manque de volonté ou d’un défaut moral, mais comme d’une maladie, trouble reconnu par la recherche médicale un peu plus tard. Ce discours frappe Bill W. à tel point qu’il fera de l’aveu d’impuissance de l’alcoolique devant l’alcool le fondement de la première des Douze Étapes, avec son corollaire : l’abstinence totale — car, comme disent les AA : « Pour nous, un verre c’est trop, mille jamais assez !». Une force qu’il décrit lui-même comme une forme de déraison, « une démence insidieuse » lui fait régulièrement reprendre ce premier verre, bientôt suivi de beaucoup d’autres, qui enclenche un processus de terreur, de haine, de dépression et de pensées suicidaires. « Le seul remède que nous pouvons conseiller est l’abstinence totale. » (Dr W. D. Silkworth, Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. L’opinion d’un médecin, page xxxiii ) — « Il y a trois ans, lorsque le Dr Silkworth , notre directeur médical, souleva l’idée d’utiliser une méthode spirituelle pour aider les alcooliques, j’ai pensé que c’était une idée de fou, mais j’ai changé d’avis. » (12x12, 2e Tradition, page 154) — « Cependant, lorsque le courtier lui a donné la description de l’alcoolisme et de sa nature désespérée, telle que le Dr Silkworth la voyait, le médecin s’est mis à chercher une solution spirituelle avec une détermination jamais démontrée auparavant. ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd.avant-propos de la 2e Édition, page xvii )

« Le bonheur n’est pas une destination c’est un mode de vie. ( Anonyme ) Ils ont défini ensemble ce mode de vie suggéré maintenant par plus de 552 différents groupes d’entraide (en 2008) qui nous offrent une méthode simple pour trouver qui nous sommes réellement. Nous découvrons nos qualités et nos défauts, ce que nous aimons à propos de nous-mêmes et, également, les choses dont nous ne sommes pas si fiers. Grâce à ce pouvoir guérisseur des Douze Étapes, ce mode de vie spirituelle, nous commençons à comprendre que nous sommes des individus, créés pour être ce que nous sommes par notre Puissance supérieure telle que nous La concevons.

Si vous en avez le temps, voyez ce long vidéo clip (45 min.) d'un partage que Bill W. a donné à Toronto en 1965 : http://www.youtube.com/watch?v=XQQ2g6ZjDEQ

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 27 mai 2017

Pensées 27 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

La majorité d'entre nous vit des hauts et des bas. Dans notre vie quotidienne, nos problèmes semblent bien réels. Selon notre perception de ce monde, notre Puissance supérieure peut prendre l'aspect de ce que nous voulons la voir prendre. Il en est de même pour notre corps. Il ne peut être que ce que l'esprit veut qu'il soit, et plusieurs affirment que le corps n'a pas de conscience propre. Nous lui faisons porter le poids de notre culpabilité et de nos peurs et nous lui demandons de combler le manque, cette illusion de vide intérieur qui nous pousse à tous les excès tant physiques qu'émotionnels comme la « rumination » qui mène à la déprime. Dans ces conditions d’abus ou d’excès répétés, la maladie se manifeste.

Le corps est la manifestation physique de l’illusion de séparation, il est l’habit que revêt l’homme depuis ses premiers jours sur terre, moments où dès lors il a senti et sent depuis une séparation d'avec Dieu. Au coeur de cette illusion, l'ego fait de ce corps, sa demeure. Et le monde est né, créé de cette pensée. Dieu pour sa part ne voit pas de séparation entre Lui et son enfant. Tant que nous persistons à croire en cette séparation, nous avons la certitude que ce que nous vivons ici est la seule réalité possible et que Dieu nous a abandonné à ce monde hostile. La solution de Dieu pour nous éveiller, c'est de passer par la maladie et l'illusion de séparation, de manque, puis de nous inviter à changer notre mode de vie. Notre Dieu d’amour va nous éveiller doucement ou brusquement, lentement ou rapidement, et va même jusqu'à nous donner le désir de cet éveil. « La Douzième Étape rappelle également que chacun de nous a connu, comme résultat de la pratique de toutes les Étapes, ce qu’on appelle un réveil spirituel. » ( 12x12, 12e Étape, page 119 )

Les membres des groupes d'entraide nous apprennent à être attentifs à nos émotions, à les nommer comme sentiments ou ressentiments et à les exprimer lorsqu'ils ou elles nous partagent leur expérience, leur force et leur espoir. Ces apprentissages nous apprennent à bâtir un pont entre les aspects morcelés de chacun de nous-mêmes ( notre ego malade ), notre Puissance supérieure, et la totalité de notre être ( notre identité et notre personnalité ). Nous ne pouvions imaginer que nous avions perdu la raison, entre autres parce que nous nourrissions l'illusion d'une séparation entre nous-mêmes et Dieu.

« La plus grande chimère dans ce monde est l’illusion de la séparation. » ( Guru Pathik ) Plusieurs croient que l’homme est moralement et essentiellement séparé de Dieu, que l’homme est la création de Dieu, que la création est distincte et séparée du Créateur pour toujours. Certains s'imaginent que le mal est le résultat du péché de l'homme et de sa rébellion envers Dieu, c'est-à-dire de sa séparation d'avec Lui. Pour nous, l’homme n'est pas séparé de Dieu et qu'il n'a pas besoin réellement de repentir, si ce n'est pour dégonfler l'orgueil de cet ego 'malade'. Une fois que la séparation avec Dieu est reconnue comme une illusion, nous pouvons alors croire en l'unité avec Dieu, en Son pardon et Sa miséricorde. Et peut-être qu'il n'y a pas de réelle séparation entre nous et les autres ? Voyons-nous le monde tel qu’il est ou tel que nous le croyons être… un moment d’éternité, ce plus ou moins grand morceau de gâteau virtuel, cette parcelle de joie que la vie nous offre ?

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 26 mai 2017

Pensées 26 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

L’angéologie décrit 72 anges dont les noms originels s’inspireraient du sens caché d’un extrait de l’Exode (XIV, 19-21), un passage de la Bible qui décrit la traversée de la Mer Rouge par Moïse et le peuple hébreu. Ces trois versets seraient la source du nom des soixante-douze anges représentant les pouvoirs et qualités divines auxquels s’ajoutent un suffixe -el donnant une force dite d'élévation et masculine et par le suffixe -iah lui accordant une polarité dite réceptive et féminine. Les anges (du grec 'aggelos' : messagers de Dieu) sont sensés être des créatures intermédiaires qui servent de messagers entre la divinité et l’homme. Quant à la nature des anges, l’Église catholique les regarde comme des substances incorporelles, intelligentes, supérieures et gardiennes de l’âme de l’humain. Le judaïsme a aussi sa part de magie, de démons et d’anges. Tout comme pour le judaïsme, la référence aux anges est fondamentale dans la tradition musulmane. C’est par l’intermédiaire de l’ange Gabriel (en arabe Djibril), l’’envoyé illustre’ que le prophète Mohammed reçut la révélation du Coran dans la grotte de Hira, dans la montagne de la lumière (Jabal An-Nour) située à 4km de la Mecque.

Les amis que nous nous faisons et qui sont membres de ces groupes d'entraide, ces fraternités ou mouvements qui nous proposent 12 étapes comme mode de vie pour nous sont des anges, une forme terre-à-terre d'entités non éthérés et purifiés qui malgré tout nous soulèvent quand nos ailes ne se rappellent plus comment voler... comme voler au secours d'une personne qui souffre encore. « Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère. » ( Gilbert Keith Chesterton )

Ces anges « sur deux pattes » ou terrestres nous transmettent et nous apprennent l’amour, la dignité, la bonté, etc. Une façon d'être bien en paix, de se sentir apaisé, se trouve au centre de chacun de nous. C'est notre ouverture d'esprit aux points de vue des autres et à la volonté de Dieu qui nous garde en vie et nous permet d'être bien, heureux et utile. Merci, mon Dieu pour les inspirations et les expériences de vie que nous partagent les autres, ces « anges » que tu choisis pour nous guider. La pratique des Étapes et ce cadeau divin que sont l'abstinence et l'amour nous rattachent à la vie et dissipent toute illusion de séparation.

« Selon toute probabilité, nos handicaps les plus sérieux nous auront laissé quelque répit. Par moments, nous connaissons une véritable paix d'esprit. Pour ceux d'entre nous qui n'avaient connu jusqu'ici que l'agitation, la dépression ou l'angoisse — en d'autres mots pour nous tous — cette paix toute neuve arrive comme un présent inestimable. » ( 12x12, 7e Étape, page 83 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 25 mai 2017

Pensées 25 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Voir, entendre, toucher, sont des miracles et chaque partie et chaque particule de moi-même est un miracle. » ( Walt Whitman, Feuilles d'herbe ) Notre généreuse Puissance supérieure agit dans notre vie quotidienne en faisant de nous des miracles et, d'une certaine façon, grâce à Lui ou à Elle, nous nous métamorphosons, nous nous rétablissons. Nous aidons aussi les autres à se rétablir. Nous aimons notre Dieu d'amour, tel que nous Le concevons et aussi nous aimons et servons nos frères et sœurs de ces fraternités — c'est cette spiritualité qui vit en nous ! Notre gPs vit et s'exprime dans nos vies et nous invite à rencontrer les personnes et les gens qui nous entourent grâce à notre propre rétablissement de tous les jours, à nos témoignages et à notre écoute.

Dieu tel que nous Le concevons vit en nous. Il est important pour nous et donne un sens à nos vies. Nous savons que cette gratieuse Puissance supérieure agit en nous et nous La remercions et souhaitons qu'il en soit ainsi pour toute la journée aujourd'hui si telle est Sa volonté.

« Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle. » ( Albert Einstein ) Le mode de vie des groupes d'entraide nous suggère après avoir admis que nous avions probablement perdu la raison, (le contrôle et la maîtrise) dans beaucoup de domaines de notre vie, d'en venir à croire qu'une Puissance supérieure peut nous redonner la raison puis quand c'est le cas, de lui confier notre vie et notre volonté. Notre abstinence comme le courage et la foi qui nous font confier à Dieu la conduite de notre vie sont de véritables miracles d'aujourd'hui. Le plus grand miracle de notre vie, c’est d’avoir retrouvé et la raison et un sens à la vie, grâce à l’amour. « …nous ayant réduits à cet état d’impuissance absolue, vous nous annoncez que seule une Puissance supérieure peut nous délivrer de notre obsession. Or, il s’en trouve parmi nous qui refusent de croire en Dieu, d’autres qui ne le peuvent pas, et d’autres encore qui croient sans doute que Dieu existe mais doutent sincèrement qu’Il veuille accomplir ce miracle. » ( 12x12, 2e Étape, page 27 ) « Pour que les changements que nous désirons accomplir se produisent, nous devons laisser aller nos motifs déraisonnables mais toujours confortables, de la même façon dont les arbres modifient leurs couleurs, et finalement laissent aller tout leur feuillage. » ( Marie Lindquist )

Nous sommes conscients que la vie spirituelle est une forme de miracle. Nous n'avons pas besoin d'aller nulle part, si ce n'est régulièrement dans une réunion de notre groupe d'entraide, pour avoir accès à la lumière et à la sagesse divine, pour faire cette expérience de l'éternité. Chaque moment présent est animée par l'énergie spirituelle. Chaque particule d'énergie divine est présente dans tout ce qui vit. Nous ne pouvons pas nous sortir ou nous séparer de notre Ps même si nous le voulions. Que nous sentions ou non cette présence, cette vérité existe toujours. Le temple où réside notre Être suprême est en chacun de nous. Le contact avec le Divin se produit dans n'importe quel endroit ou activité. Cette spiritualité implique une révolution, car elle dissout tous les dogmes et les hiérarchies, toutes les séparations entre la vie ordinaire et spirituelle, le sacré et le profane, tout ce qui est banal et mystique. Que nous le sentions ou non, Dieu tel que nous Le concevons est présent intimement, normalement et consciemment en toutes choses, toutes activités et dans tous les miracles de chaque jour.

Voyez ce vidéo clip en anglais de la meilleure définition d'un réveil spirituel que le Père Joseph Martin décrit comme un miracle : http://www.youtube.com/watch?v=zrFMEX32iBk&feature=related. Father Martin est l'auteur de la plus simple description de l'alcoolisme (et de toutes les dépendances) : « Quand ça dérange peu importe quel domaine de votre vie, c'est ça votre problème. » La solution qui nous a été offerte est un mode de vie qui consiste en 12 Étapes et qui a comme résultat « un triple miracle : physique, émotif et spirituel. » ( 12x12 OA, 12e Étape, page 117 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mercredi 24 mai 2017

Pensées 24 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

De la même façon que la graine germe toujours en direction de la lumière, notre GPS (grande ou gentille Puissance supérieure ) ou notre boussole qui s'appelle Ps nous indique une voie vers la sagesse : celle qui nous amène à vouloir aimer et à progresser, c'est-à-dire à devenir plus matures, sobres et abstinents. La sagesse nous place devant deux grands défis : celui du rétablissement et celui des relations (l'amitié et l'amour sous toutes leurs formes). Pour bien s'orienter vers la lumière, le premier pas consiste souvent à se tourner vers notre enfant intérieur. Évidemment, cet enfant dans notre corps d'adulte est encore très vulnérable et rempli de besoins auxquels il nous faut porter attention pour lui permettre d'évoluer, de grandir. Notre identité (notre vrai moi, cet enfant intérieur, doué et divin) est le centre de notre conscience et nous conduit parfois à l'état de victime, car cet enfant a été blessé, a survécu et aujourd'hui cherche à se rétablir. Si l’enfant intérieur doit passer par ces rites de passage ( voir cet exemple magnifique au bas de la page — rituel cherokee ), c’est que toute notre entité a besoin de cette vulnérabilité pour changer et plus tard pouvoir aider les autres qui se présentent avec les mêmes blessures. Notre gPs sait que nous avons besoin de ces souffrances pour mettre fin à ce combat et cette résistance, pour nous abandonner à Sa volonté.

Nous pouvons reprendre contact avec notre enfant intérieur, l’accueillir dans ce qu’il a à dire et à exprimer. En écoutant ses peines comme ses besoins, nous pouvons découvrir ses talents cachés et sa créativité. Nous pouvons aussi accomplir des actes d’amour afin d’apaiser ses blessures et de l’aider à grandir ...

  • ... en redécouvrant cet enfant intérieur qui siège en chacun de nous, qui réagit et nous mène dans ce qui semblent des impasses, souvent à notre insu,
  • ... en l’honorant, en l'accueillant et en apprenant à lui donner tout l'amour dont il a le plus manqué pour guérir ses blessures,
  • ... en l’aidant à franchir les étapes de croissance qu’il n’a pas pu franchir ou que la vie l'a invité à sauter pour survivre,
  • ... en redonnant aussi la parole à l’enfant divin, joueur, spontané, créatif pour qu’il retrouve une place saine dans la vie de l’adulte à l'intérieur duquel il habite,
  • ... en réinventant les rôles respectifs de l’adulte et de l’enfant en soi,
  • ... et en contribuant ainsi à ce que chacun soit à sa juste place, celle qu'il occupe aujourd'hui.

... pour atteindre le but ultime de ce processus : éclairer, enrichir et faciliter la vie de chaque jour.

« C'est leur foi ingénue qui amena les frères Wright à croire qu'ils pourraient construire une machine volante. Et ils réussirent. Sans cette confiance, ils n'auraient rien accompli. … Lorsque d'autres nous ont montré qu'ils s'en étaient sortis par la puissance de Dieu, nous avons commencé à nous sentir comme ceux qui prétendaient que les frères Wright ne pourraient jamais voler. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous les agnostiques, pages 59-60 ) Cette confiance nous permet d'être enseignantes, vulnérables. Dans les réunions des groupes d'entraide nous apprenons à devenir vulnérables, à prendre ce risque, à exprimer nos émotions honnêtement et ouvertement. Nous sommes nourris et encouragés par l'amour inconditionnel de nos compagnons. Dans la mesure où nous pratiquons des principes spirituels comme les Étapes et les Traditions, nous trouvons la force et la liberté, tant en nous-mêmes que chez ceux et celles qui nous entourent, notre conjoint, notre famille et plus. Nous devenons capables d'être nous-mêmes et d'apprécier la compagnie des autres, capables d'être heureux, joyeux et libres. N'est-ce pas là un miracle en soi ?

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mardi 23 mai 2017

Pensées 23 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Il nous est suggéré de pleinement consentir à tendre vers la perfection. Un certain délai, notons-le, peut être excusé. » ( 12x12, 6e Étape, page 77 ) Pour certains, c’est plus long en effet. Nous ne sommes pas parfaits, nous sommes des êtres humains en rétablissement et en progression. Reconnaître nos faiblesses et avouer nos défauts nous permet de commencer ainsi à recouvrer notre santé spirituelle si telle est la volonté de notre Ps. Nous faut-il accepter nos défauts (mieux, les assumer) ou bien les ignorer nos faiblesses (les fuir) ? Dieu lui-même, tel que nous Le concevons, nous aime-t-il plus sans nos faiblesses ou moins avec nos défauts ? Il n'attend pas que nous devenions des saints, Il nous compte déjà parmi Ses enfants. Son dessein, Sa volonté s'accomplit à travers nos limites ou malgré elles. « L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre. » ( Woody Allen, Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture )

Une certaine tradition religieuse prédominante pendant bien des années nous a habitués à penser que nous devons être absolument irréprochables pour être de vrais fils et filles de Dieu, pour être aimés de Dieu. Notre société elle-même, par sa culture de la performance, a fini par nous convaincre de la nécessité de cette recherche de perfection et continue, par toutes sortes de moyens, de nous encourager dans cette quête effrénée de l'être parfait. Difficile, dans ces conditions, d'avouer nos faiblesses et nos défauts ! Difficile d'être nous-mêmes, sans que les autres nous jugent, nous « catégorisent » et nous tiennent pour des excentriques ou des vauriens... D'où le besoin de chercher à être parfait, le besoin de posséder, le besoin de recevoir des chirurgies esthétiques (incluant l'injection de botox) ou bariatriques (incluant la liposuccion), le besoin de renier notre passé, notre famille lorsqu'elle nous fait honte, etc. Cette honte qui est comme une tache de goudron qui même lavée laisse une trace indélébile de son pourtour. La réalité nous rattrape un jour ou l'autre. « L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête. » ( Pascal )

La bonne forme spirituelle ou la santé spirituelle est belle et bien présente même lorsque nous sommes incapables de remercier Dieu tous les jours de nous éclairer, de nous faire voir Sa volonté et de nous donner la force de l’exécuter. C’est Lui qui met aussi les remerciements dans notre esprit et sur nos lèvres, qui nous donne la lumière et l’énergie et cette Source est sans fin. Heureusement, Il a mis fin à cette illusion de séparation que nous croyions entretenir avec notre Dieu d’amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 22 mai 2017

Pensées 22 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

ATTENTION ! Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse. L'O.M.B. (Organisation Mondiale du Bonheur) prévoit que des milliards de personnes seront contaminées dans les dix ans à venir.

Voici les symptômes de cette terrible maladie :
1- Tendance à nous laisser guider par notre intuition personnelle (par une Puissance supérieure à soi) plutôt que d'agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnement du passé.
2- Manque total d'intérêt pour juger les autres, nous juger nous-même et nous intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3- Perte complète de la capacité de se faire du souci (cela représente l'un des symptômes les plus graves).
4- Plaisir constant d'apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont, ce qui entraîne une disparition de l'habitude de vouloir changer les autres.
5- Désir intense de nous transformer nous-même pour développer nos potentiels de santé, de créativité et d'amour.
6- Attaques répétées de sourires, ce sourire qui dit « merci » et donne le sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.
7- Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.

Si nous voulons continuer à vivre dans la peur, les conflits, la maladie et le conformisme, évitons tout contact avec des personnes présentant ces symptômes. Cette nouvelle maladie est extrêmement contagieuse. Si nous présentons déjà des symptômes, sachons que notre état est probablement irréversible. Les traitements pharmacologiques peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes, mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal. Aucun vaccin anti-bonheur n'existe. Comme cette maladie du bonheur provoque une perte totale de la peur de mourir qui est le pilier central des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels que grèves de l'esprit belliqueux, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, cercles de partages et de guérison, crises collectives de fou rire.

Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite comme résultat de ces étapes à connaître un réveil spirituel, et de tels réveils sont tout aussi contagieux. La meilleure chose à faire est de se rapprocher de ces personnes qui manifestent ces symptômes : une tendance à penser et à agir spontanément, une diminution de la tendance à juger et à interpréter les actes des autres, une évidente capacité de savourer chaque moment, et de fréquentes « attaques » de sourire.

Comme la vie contenue dans la semence enfouie dans la terre fertile de notre jardin, nous sortons de notre dormance hivernale lorsque la terre se réchauffe. Une soudaine prise de conscience peut déclencher chez chacun de nous un éveil spirituel si telle est Sa volonté. Notre itinéraire de rétablissement est un cheminement intérieur qui commence par une étincelle, par magie. L’appel à cette vie spirituelle vers laquelle notre Ps nous amène et que nous proposent les Douze Étapes provoque une prise de conscience assez particulière chez l’alcoolique et souvent chez les autres membres de sa famille s’ils entrent eux aussi en rétablissement. « La famille sera peut-être obsédée par l’idée que tout bonheur à venir ne peut se construire que sur l’oubli du passé. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 140 ) Certains membres de la famille en arrivent à se souvenir et à ne plus souffrir en se remémorant ce qui les a amené à cet instant présent… à pardonner. « Ce qui préserve le présent de la plupart des hommes, c’est l’oubli du passé. ( Adrienne Choquette )

Nous vivons de plus en plus de fréquents épisodes d’une immense reconnaissance, une plus grande réceptivité à l'amour prodigué par les autres membres, par notre conjoint et ou famille et un incontrôlable besoin de redonner de cet amour. Nous remercions ces anges, ceux et celles qui sont en rétablissement, qui partagent et entretiennent cet éveil spirituel et ce bonheur. Nous remercions ces anges qui sont aimants, aimables et merveilleux.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 21 mai 2017

Pensées 21 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

Si nous sommes reconnaissants, nous allons valoriser ce que les autres font pour nous et nous voulons leur montrer d’une manière ou d’une autre notre gratitude. Nous avons eu le courage d'affirmer que nous ne pouvions pas y arriver seuls et que nous avions besoin de l’aide des autres. Cela demande habituellement de l’humilité et une grandeur d’âme qui ne sont pas ou peu là au départ. Ce sont souvent les humiliations qui nous amènent à reconnaître notre impuissance comme des gens privilégiés qui cheminent depuis qu’ils ont admis leur propre incapacité à faire tout tout seuls. Cette affinité crée des liens solides.

Nous formons tous des liens affectifs, qu'ils soient familiaux, amicaux, ou amoureux. Ces relations que nous développons sont des liens qui se sont établis et ces liens sont pour la plupart des liens de cœur et de tendresse. Si nos parents nous ont donné des preuves d'affection, d'amour, d'attention, de reconnaissance, nos relations dépendent de ce que nos cellules, notre inconscient et notre conscient, gardent en mémoire. Nous portons en nous cet héritage, ces marques de souffrances, de douleurs, de nos parents et de la façon dont eux-mêmes ont été éduqués, élevés, par leurs propres parents. Plusieurs croient que ça se répète, et à moins que nous voulions rompre avec ces vielles coutumes ou habitudes qui nous embêtent la vie littéralement, elles reviennent sous forme différente et toujours cachée.

Nous sommes tous des miroirs, les uns pour les autres. Quelques soient nos liens affectifs, ils nous renvoient quasiment tous vers nos limites les plus profondes. Car notre âme est friande d'évolution et choisit toujours la ou les personnes avec lesquels des liens seront possibles afin de soigner ce qui nous ronge au plus profond. Les hommes nous renvoient souvent à l'image du père ou de notre partie masculine qui est en nous et les femmes nous renvoient habituellement à l'image de la mère ou de notre partie féminine qui est également en nous. Nous avons tellement tissé de liens autour de nous depuis notre plus jeune âge qu'il paraît impossible de tous les répertorier. Si nous regardons d'un point de vue spirituel, tous nos liens n'ont fait que servir un but, celle de notre âme à la recherche d'une forme d'harmonie, de rétablissement et d'amour. Notre âme est toujours attirée vers des personnes qui correspondent à nos vieux démons, à nos schémas familiaux ou à des archétypes ancestraux. C'est pour cette raison (plusieurs disent déraison) que nous sommes charmés ou séduits par telle ou telle personne, des personnes qui n'auront rien à voir avec nous, ou avec nos goûts, mais, tout simplement parce que ce n'est pas que notre personnalité qui choisit, mais bien tout simplement notre Ps. Et toujours cela s’inscrit dans une démarche de rétablissement de notre ego malade, de dégonflement de notre personnalité, notre « faux moi », et du regain de notre identité, notre « vrai moi ».

En cheminant avec le mode de vie des groupes d’entraide, nous découvrons cette Puissance supérieure, qui nous guide vers des relations qui vont nous aider à développer notre plein potentiel, notre moi divin. Merci pour ces relations qui parfois nous choquent et nous réveillent, qui enfin nous mettent en valeur et deviennent ces relations remplies d'égalité, de respect, de dignité et d'amour. Merci de nous donner parmi ces résultats concrets, qui sont énumérés dans notre liste de bienfaits : cette estime de nous-mêmes et de donner à nos amis leur pleine valeur qu’ils ou elles découvriront avec le temps. « Lorsque nous assistons aux réunions des AA, ce n’est pas seulement pour notre profit personnel mais aussi pour apporter à d’autres le réconfort et le soutien de notre présence. Lorsque vient notre tour de parler dans une réunion, c’est une autre façon de porter le message des AA. » ( 12x12, 12e Étape, page 124 ) Merci pour ces occasions de donner ce que nous avons reçu. Merci pour ces liens amoureux et affectifs où chaque jour nous pouvons mettre le mode de vie en pratique, et où nous pouvons prendre conscience de nouvelles vérités à notre sujet. Merci de les accueillir la plupart, comme notre Ps nous les présente, car c’est à leur contact que nous apprenons qui nous sommes et que nous changeons. Toute personne ou tout événement qui nous montre qui nous sommes nous est profitable dans la mesure où notre Ps nous permet aussi d’être « enseignante » et de saisir Son message. « Les pensées sont comme les fleurs, celles qu’on cueille le matin se conservent le plus longtemps fraîches. » ( André Gide ) Merci la Vie !!! Gilles

Lire la suite...

samedi 20 mai 2017

Pensées 20 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Un jour à la fois » est un slogan de presque tous les groupes d’entraide qui utilisent les Douze Étapes. Cette stratégie très efficace de considérer la vie à court terme, comme de petites séquences ou tranches de vie, permet de composer avec notre réalité, celle de la journée, de l'heure ou de la minute qui nous presse ou nous envahit. La mer roule les galets une vague à la fois et en produit un sable fin après de milliers d'années de ce manège incessant. Est-ce qu'il a déjà eu un philosophe ou un humoriste qui a posé la question aux galets pour s'informer s'ils étaient tannés de se faire rouler ?

Un jour à la fois ( auteur inconnu ) Peu importe le but que l’on poursuit dans la vie, peu importe les efforts à déployer, on est sûr d’arriver au sommet si, chaque jour, on fait son petit trajet. Quoi qu’il arrive, il ne sert à rien de regarder au loin, mieux vaut rassembler ses forces chaque matin et faire de son mieux au quotidien.

ou voir le vidéo clip d'André Breton qui chante Un jour à la fois : http://www.youtube.com/watch?v=n0pM7RQDX38

Le slogan Vivre un jour à la fois est utilisé par les membres des groupes d'entraide qui reconnaissent que le rétablissement de leur maladie se fait un jour à la fois et plusieurs disent même un moment à la fois. L'individu qui tente de se sevrer d'une substance aussi toxique que peut le devenir l'alcool, le contrôle, la colère ou le sucre peut réussir à traverser seulement une journée et ne pas tenter d'envisager sa vie entière sans ces substances ou comportements toxiques car cette pensée risquerait d'être trop envahissante. Une journée sans ces substances ou comportements toxiques est une victoire, un pas de plus d'abstinence et de sobriété.

Cette philosophie de vie peut être utilisée lorsque nous tentons de remettre de l'ordre dans notre vie. Elle peut nous aider à traverser des moments très difficiles en nous permettant d'obtenir de petites victoires à chaque jour. Elle implique également que nous vivions dans le moment présent et non dans le passé ou l'avenir. Pour les plus jeunes, ça nous libère du poids de toutes ses années à venir à faire des meetings, à partager avec son parrain ou sa marraine.

« Il faut que, jour après jour votre protégé et vous marchiez ensemble sur le chemin du progrès spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent de vivre un jour à la fois et c'est probablement la meilleure façon d'atteindre notre objectif à long terme : l'abstinence et cette dernière n'est atteignable qu'en vivant ensemble un éveil spirituel et ne maintenant que tous les jours un contact conscient avec notre Ps. Les membres abstinents nous partagent comment recevoir, accepter, utiliser et remercier ma Puissance Supérieure pour la force et la sagesse dont Il/Elle nous fait grâce. Merci la Vie !!! Gilles

Lire la suite...

vendredi 19 mai 2017

Pensées 19 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« À la différence de l'amour fraternel et de l'amour érotique qui s'établissent préférablement entre égaux, le relation de la mère et de l'enfant implique par sa nature même une inégalité, l'un ayant besoin d'un soutien total et l'autre le lui donnant. C'est en vertu de ce caractère désintéressé, altruiste, que l'amour maternel a été considéré comme la forme suprême de l'amour et comme le plus sacré de tous les liens affectifs. Toutefois, nous semble-t-il, l'accomplissement véritable de l'amour maternel ne réside pas dans l'attachement de la mère à son bébé, mais dans l'amour qu'elle témoigne à l'enfant en croissance. En fait, les mères sont en grande majorité des mères aimantes aussi longtemps que l'enfant est petit et se trouve encore dans une complète dépendance vis-à-vis d'elles... ... Une autre motivation, susceptible d'entrer en ligne de compte, est la volonté de puissance, le désir de possession. Pour une femme dominatrice et possessive, l'enfant constitue un objet naturel de satisfaction dans la mesure où il est démuni et complètement assujetti à sa volonté...

... Mais l'enfant va grandir. Il doit émerger de la matrice, se détacher du sein maternel ; il doit, en fin de compte, devenir un être humain complètement séparé. L’essence même de l'amour maternel est de veiller à la croissance de l'enfant, ce qui signifie vouloir que l'enfant se sépare. Ici réside la différence fondamentale avec l'amour érotique. Dans ce dernier, deux personnes jusqu'alors séparées deviennent une, fusionnent. Par contre, dans l'amour maternel, deux personnes n'en faisant qu'une jusqu'alors en arrivent à se séparer. Et il importe que la mère, non seulement tolère, mais souhaite et même favorise cette séparation. Ce n'est qu'à ce stade que l'amour maternel devient une tâche extrêmement difficile, qu'il exige du désintéressement, la capacité de donner tout et de ne rien vouloir sinon le bonheur de l'être aimé. » ( Erich Fromm, L'art d'aimer )

Ce que nos parents avaient de plus précieux, ils nous l'ont transmis : et c’est l’amour, la capacité d’aimer et de se donner avec désintéressement la plupart du temps. Dans une famille dysfonctionnelle, cette transmission vitale ne se fait pas aisément, si elle est existante. Pourtant c'est ce que nous avons besoin pour trouver une forme d'équilibre et d'épanouissement. Cette transmission toutefois n’est pas innée ou simple. L’éducation à l’amour, si elle se fait bien sûr dans l’enfance et surtout dans la petite enfance, ne doit pourtant pas s’arrêter là. Aujourd’hui, nous pouvons comme grands-parents accompagner nos petits-enfants dans leur vie affective s’ils ou si elles le désirent et le détachement est même un peu plus facile. Tout amour au sens plein se vit dans la spiritualité et aussi dans l’entraide.

« Je ne m’intéresse qu’aux qualités des gens. J’ai moi-même des défauts alors comment me permettre de juger ceux des autres ? » ( M. Gandhi ) « Les défauts des autres peuvent être flagrants, mais il y a de bonnes chances que nos façons d’agir soient partiellement la cause des difficultés. Chaque matin au cours de notre méditation, nous demandons à notre Créateur de nous enseigner la patience, la tolérance, la bienveillance et l’amour. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 page 93 )

Dans les groupes d’entraide, dès que nous découvrons que notre vie est remplie d’un Dieu d’amour, tel que nous Le concevons, et à partir du moment où nous transmettons cet amour à d'autres personnes qui sont affectées comme nous d'une ou de ces dépendances et/ou codépendance, et aussi aux membres de notre famille élargie, nous ressentons une richesse spéciale, difficile à expliquer. « Ce qui précède pourrait peut-être laisser penser que les alcooliques, dans notre Mouvement, sont devenus soudainement une belle grande famille de gens heureux et pacifistes. Bien sûr, ce n’est pas du tout le cas. Nous demeurons des êtres humains et nous nous disputons. Avant d’en arriver à une certaine harmonie, le Mouvement avait l’air plus chaotique qu’autre chose du moins en surface. » ( 12x12, 10e Tradition page 200 ) Seule la grâce de Dieu a réussi à en venir à nous libérer de ce chaos intérieur. « Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. Ces contrefaçons elles-mêmes ont engendré un vaste processus de mise au point progressive qui, par la grâce de Dieu, nous a conduits où nous en sommes aujourd’hui. » ( 12x12, 4e Tradition, page 165 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

jeudi 18 mai 2017

Pensées 18 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Dans son livre Zorba le Grec, Nikos Kazantzakis décrit la rencontre entre son personnage et un vieil homme en train de planter un arbre. « Qu'est-ce que tu es en train de faire ?», demande Zorba. Et le vieil homme de répondre : « Tu le vois très bien, ce que je suis en train de faire, mon fils, je plante un arbre. » « Mais pourquoi planter un arbre, demande Zorba, si tu ne dois pas le voir porter de fruits ? » Et le vieil homme réplique : « Moi, je vis comme si je n'allais jamais mourir. » Cette réponse suscite un vague sourire chez Zorba qui, en s'éloignant, s'exclame avec une pointe d'ironie : « Comme c'est étrange ! Moi, je vis comme si j'allais mourir demain !» (Réflexions quotidiennes, 29 mars )

Devons-nous vivre comme si chaque minute était la dernière ou comme si nous ne devrions jamais mourir ? Cette ambition de vivre pleinement est louable. Derrière cette idée se cache l'idée qu’il y a une vraie urgence à faire ce qu’il nous plait, que ce qui n’est pas fait maintenant est peut être perdu et qu’il faut dès à présent profiter au maximum de tout. Aujourd'hui, c’est le premier jour du reste de notre vie. Grâce à notre mode de vie, nous n'avons plus à porter le fardeau de nos deuils, de nos remords, de nos échecs, de nos peurs. Envisager chaque jour comme le premier ou le dernier tout à coup nous allège de ces poids, nous apporte une bouffée d’optimisme, une subtile dose d’énergie et la possibilité de respecter notre rythme, notre croissance.

« Dès que j'ai cessé d'argumenter, j'ai commencé à voir, à éprouver des choses. Aussitôt, en douceur et petit à petit, la Deuxième Étape a commencé à s'infiltrer dans ma vie. Je ne puis préciser dans quelle circonstance ni à quel jour je me suis mis à croire en une Puissance supérieure à moi-même, mais aujourd'hui, il est certain que cette foi, je l'ai. » ( 12x12, 2e Étape, page 29 ) Cette foi, elle est venue discrètement dans notre vie. « J’aime vraiment la vie. Il faut vivre comme si c’était le premier jour, comme si l’on sortait de la mort et qu’on voulait tout embrasser. Il faut se jeter dans les choses sans savoir. » ( Rolando Villazon, ténor mexicain, http://www.youtube.com/watch?v=e3XBR-DacZE&feature=related : Bésame mucho ) Ce que nous voulons avoir fait avant de mourir, nous pouvons commencer à dresser notre « bucket list » et à le faire aujourd’hui. Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à vivre comme si notre rétablissement était un miracle, une grâce divine et à partager cette nouvelle liberté, aujourd'hui, celle d'être nous-mêmes et aussi la liberté d'être meilleurs que jamais.

Il y a quelques années aujourd'hui, nous avons passé quelques jours à St-Agnès au monastère de la Croix glorieuse. Nous nous sommes partagés nos inventaires de couple ( www.quandladrogue.com/index-1.html ) que nous avions préparé au préalable et ce fut bénéfique pour chacun de nous. Dieu choisit toutes sortes de façons et tous les moments pour marquer l'allégresse, la joie, la libération qui vient avec chacun de ces moments dans notre vie de couple. Merci de vivre de merveilleux événements qui nous rappellent que nous pouvons entre autres nous amuser et jouir de la vie sans nous geler, sans outremanger, en restant dans Sa présence, puisqu'il est impossible d'agir autrement. Nous aimons vraiment la vie. Et aujourd’hui, comme chaque jour dans toute son intensité, est le premier jour du reste de notre vie commune, de notre vivencia ( notre expérience, vécu ). Nous avons fait des choix peu communs récemment après 44 ans de vie. Nous avons discuté de nos années à venir… et des compromis que nous avons à faire afin de nous respecter l’un l’autre… dans notre façon de vivre. Nous en sommes venus à un entente pour aujourd’hui… et pour les « demain » qui deviendront des « aujourd’hui ». Un jour à la fois ! C’est pas facile de SE respecter tout en ne brimant pas le conjoint …. On devient tricoté-serré et quand on coupe un fil, tout le tricot semble vouloir se démailler… En en parlant avec d’autres, l’un et l’autre, nous nous apercevons même que nous ne sommes pas les seuls à vivre ces brouhahas !!! La vie est bonne. Faut avoir le courage de nos convictions, de nos limites… et être prêt à vivre avec les conséquences du respect de soi et de l’autre. « La distance est la mesure étalon du respect dans le couple : trop loin, je t’ignore ; trop près je ne te vois plus. » (Patrick Estrade) Pour les porcs-épics, être trop près ça peut faire mal et ça peut même être blessant. C’est ce que certains appellent 'garder une petite gène'.

‘Par une froide journée d’hiver, un troupeau de porcs-épics s’était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s’éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se chauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu’ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux souffrances, jusqu’à ce qu’ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendit la situation supportable. Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur, pousse les hommes et les femmes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu’ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c’est la politesse et les belles manières.’ (Arthur Schopenhauer ) Ainsi, selon Arthur Schopenhauer, l’homme ne peut ni vivre seul, ni vivre en promiscuité, la fraternité est donc l’exemple même de cette distance médiane par laquelle les hommes se supportent tout en restant utiles les uns aux autres. Les hommes gardent leurs distances grâce aux règles de vie en société, ce qu’il nomme politesse, courtoisie. Les membres des groupes d’entraide ont les 12 Traditions pour bien vivre et se rétablir ensemble.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mercredi 17 mai 2017

Pensées 17 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre. » ( Jean Giono, Que ma joie demeure ) Tous et chacun, nous pouvons éprouver la joie de vivre. Ce que nous éprouvons dépend de l’objet de nos pensées, sur quoi souvent nous sommes centrés. Notre système de pensées peut nous entraîner dans un tourbillon de craintes, de mauvais souvenirs, d'inquiétudes inutiles qui vont nous mettre dans un état de souffrances désagréables, source de mauvaises humeurs qui vont déclencher des résultats désastreux dans tous les domaines de notre vie, l'équivalent d'une ivresse mentale ou d'un chaos probablement semé par l'équivalent d'un battement d'aile de papillon en quelque part. Un test irréfutable d'ivresse mentale, ce sont les émotions que cela déclenche en nous. Si nous commençons à ressentir des ressentiments, du doute, des peurs ... nous pouvons réagir tout de suite et passez à notre liste personnelle de joie de vivre que nous pouvons constituer. Il s’agit de noter tout ce qui nous apporte en joie et nous permet de nous sentir bien immédiatement. Certaines de ces solutions ne peuvent que s'appliquer qu'à nous. Prévoyons pour tous les cas de morosité et pollution négative de notre esprit, premiers pas de griserie ou d'ivresse mentale. Voici quelques exemples de notre liste personnelle de joie de vivre :
• Voir une comédie, une émission de Gags de Juste pour rire ou regarder un bon Polar.
• Faire du sport : une marche dans le bois à la recherche du champignon rare ou d'une belle fleur printanière, une randonnée en vélo. • Appeler quelqu’un que nous aimons et qui peut nous faire rire ou qui a une conversation riche et pétillante comme membre en rétablissement.
• Écouter de beaux clips vidéos comme l'hymne au printemps : http://www.youtube.com/watch?v=OYF9BwF8Fkw
• Lire un livret stimulant comme Heureux, joyeux et libres, nous rappelant de ne pas nous prendre trop au sérieux ou un livret qui nous aide vraiment sur le parrainage comme En Tête à Tête,
• Faire une recherche intéressante avec Google sur le réseau internet.
• Dessiner ou assembler un dessin et une pensée qui correspondent, les partager.
• Penser à un projet enthousiasmant et sentir la joie et tout le plaisir de vivre dès que celui-ci se réalise.
• Écouter un air de musique de chambre ou de spa sur Galaxie ou autre.
• Faire une courte relaxation, une longue méditation ou se donner un Reiki ou un massage métamorphique.
• Manger des repas santé et prendre du thé vert ou de l'eau entre les repas.
• Préparer une sortie et des repas d'amoureux.
• S'abandonner et serrer quelqu’un que nous aimons dans nos bras (accolades, hugs).
• Rédiger un article sur un sujet passionnant comme ces courriels quotidiens.
• Élaborer les éléments d'un atelier de croissance personnelle.
• Préparer un voyage pour rendre visite à nos enfants et petits enfants.
• Danser avec passion.
• Donner un massage à quelqu’un que nous aimons ou nous faire masser.
• Nous rappeler un bon souvenir ou un endroit que nous pouvons visualiser.
• Faire un exercice stimulant de respiration, apprendre et pratiquer la technique Nadeau.
• Écrire des idées personnelles et les colliger dans son Journal.
• Travailler dans son jardin, biner et préparer des plantes ou boutures pour donner à des amis et pour égayer notre coin de vie et le leur.

Nous avons trouvé tous un endroit où nous nous sentons chez nous. Dans les salles de réunions des groupes d'entraide nous apprenons à trouver un équilibre. « Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin. » ( Jacques Deval, Afin de vivre bel et bien ) Et cet équilibre est souvent acquis par la prière et la méditation. Et cet équilibre que Dieu et les autres dans notre vie nous apportent nous permet de vivre ici et maintenant et en autres des moments de calme, de paix, d'appartenance et de sécurité. Nous pratiquons la gratitude pour tous les miracles qui se produisent dans notre quotidien. Nous savourons dès maintenant la beauté offerte par chaque jour, aussi éphémère soit-elle, et nous rendons grâce à notre Puissance Supérieure de pouvoir en être témoin. Nous avons aussi trouvé un endroit apaisant en nous. «… rappelons-nous toujours qu’en réalité, la méditation est un exercice intensément pratique. Ses premiers fruits se manifestent par l’équilibre émotif. Elle nous permet d’élargir et d’approfondir la communication qui nous relie à Dieu tel que nous Le concevons. » ( 12x12, 11e Étape, page 113 )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

mardi 16 mai 2017

Pensées 16 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

Les groupes d’entraide nous apprennent à bien vivre notre relation avec notre Puissance supérieure et à coopérer avec Lui ou Elle. Nous y avons appris que nous n’étions pas séparés de ce Dieu, tel que le nous Le concevons. La volonté divine n’est pas toujours explicite pour le futur et les directives précises ne sont pas la règle même pour le moment présent. Dieu tel que nous Le concevons semble nous fixer plutôt un cadre dans lequel Il nous laisse libre d’accomplir Sa volonté. Pour nous, notre Dieu d’amour veut le bien de Ses enfants, donc notre bien à tous, cela n’exclut pas les épreuves et maux de toutes sortes. Dieu ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de Ses enfants. Au contraire, Il leur accorde souvent ce que leur cœur désire puisque c'est Lui qui y implante le désir. Il y implante aussi la confiance en Sa bienveillance et en la providence. « Nous avons déjà dit et répété que la bonne volonté est indispensable. Sommes-nous prêts maintenant à laisser Dieu nous enlever toutes les choses que nous avions reconnues comme répréhensibles en nous ? » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.6 À l'oeuvre, page 85 )

« L’expérience, c’est le résultat des bêtises qu’on a faites de bonne volonté.» ( Louis Pelletier-Dlamini ) Nous croyons que Dieu fixe d’avance presque tous les détails de la vie de tous Ses enfants. Il nous laisse la liberté d'action et de choix entre ce qui nous paraît bien ou mal selon la volonté de Dieu. Notre Dieu d'amour nous accorde la sagesse de mettre en œuvre et d'agir avec sagesse, de prier, de méditer, d'examiner les circonstances, de consulter un conseiller sage et expérimenté (parrain ou marraine), de se laisser instruire par l'expérience de la vie avec bon sens et réalisme et de considérer nos émotions : paix, harmonie ou trouble et chaos. Dieu accorde à Ses enfants une réelle possibilité d'agir selon Sa volonté. Dieu tel que nous Le concevons peut intervenir de façon contraignante pour que nous nous soumettions humblement à Sa volonté et que nous soyons prêts à renoncer éventuellement à nos projets. Nous croyons que nous pouvons faire acte de foi et honorer Dieu : PÈRE ... QUE VOTRE VOLONTÉ SOIT FAITE.

« La Bonne Volonté est la Volonté de Dieu. » ( Baden-Powell ) Quand nous nous conformons à la volonté de Dieu dans notre vie (OUPPS ! — Pouvons-nous vraiment agir autrement ?), nous vivons du contentement, nous baignons dans l’harmonie et la joie. Pour nous, la crainte ou le doute peuvent nous tourmenter même lorsque nous exécutons la volonté de notre Puissance supérieure. Un jour à la fois, nous apprenons à faire confiance à tous nos moments de lucidité et d'éternité. Notre bonheur consiste à suivre la volonté de notre Dieu d'amour dans cette bonne heure.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

lundi 15 mai 2017

Pensées 15 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Notre impuissance nous posait un véritable dilemme : il fallait trouver une force grâce à laquelle nous pouvions vivre, et ce devait être une Puissance supérieure à nous-mêmes. Évidemment. Mais où et comment trouver cette Puissance ? » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.4 Nous, les agnostiques, page 51 ) Nous pouvons même prendre notre groupe d'entraide comme cette force supérieure.

Les groupes d'entraide nous suggèrent que notre Puissance supérieure à nous-mêmes, Dieu pour la plupart d'entre nous, a pour nous un amour infini et inconditionnel, qu'Il répond à toutes nos questions. « Ce sont les questions qui sont le sel de la vie. Les réponses, il faut s'en garder : elles peuvent tuer. » ( Benoîte Groult ) Le sel quand il tombe sur une plaie, une blessure non guérie, ça peut exacerber notre souffrance. « Dieu est celui qui est feu, sel et vent et qui reste insaisissable comme la respiration de la vie. » (Père Jacquemont) Notre Être suprême nous donne tout ce dont nous avons besoin, y compris le souffle de vie et le désir de passer à l'action. Le poète madelinot qui connaît bien le feu, le sel et le vent, Georges Langford chante : « Le 15 de mai, arrangez-vous pour qui fasse beau…»

Le 15 de mai —Georges Langford
J’m’en vas chercher les clés de mon château
Le 15 de mai, arranger vous pour qu’y fasse beau
J’vais graduer au moi de mai
Si j’peux passer mes examens
J’ai décidé de me marier
Çà coûte pas cher çà fait du bien !
J’ai tout c’qui faut, j’ai un p’tit char
Une job en vue dans un bureau
J’ai même une femme qu’est vierge encore
Qui sait la dactylo

J’pense que j’vais faire une belle p’tite vie
Ma femme cuisine comme y’en a pas
J’ai reçu mes cartes de crédits
C’est bon partout, même au États
J’aurai plus besoin d’lire du tout
Racine, Camus, François Villon
Même le journal prendra son trou
J’ai ma tévé-lisions

Moi qu’a passé tout mon passé
À espérer qu’l’avenir arrive
J’vais v’nir au monde au moi de mai
Çà doit être tout un « kick » de vivre
J’me vois déjà à mon chalet
Avec ma bière et mes enfants
Ma femme a r’passer mon gilet
À laver mes bas blancs

http://canada.soifind.com/videoplayer.aspx?vid=yCgyaLPG-MM&title=Les+dunes+du+sud+aux+Iles+de+la+Madeleine

Paulo Coelho a écrit : ‘L’homme ne pourra jamais cesser de rêver. Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture du corps.’ Nous croyons que plus que le rêve, l’amour et la spiritualité nourrissent l’âme. Merci chère Ps de permettre que pour aujourd’hui dans nos cœurs, notre abstinence, nos amours et notre rétablissement y fasse beau. Un 15 de mai, il y'a de ça 45 ans aujourd'hui, Denise et Gilles nous nous sommes rencontrés aux Iles de la Madeleine et notre Dieu d'amour permet que nous vivions cette histoire d'amour encore aujourd'hui. Depuis, le 15 de mai et même les Iles de la Madeleine n’appartiennent plus qu’aux Madelinots, ni au calendrier. Quoiqu’en dise Albert Cummings, c’est aussi à nous, dans nos cœurs. Merci cher Dieu d’amour pour cette lumière et tout cet amour ! Mais qui sait de quoi l’avenir est fait. Quelquefois l’amour n’est pas toujours suffisant…

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

dimanche 14 mai 2017

Pensées 14 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

Un jour à la fois « …chaque fois que nous devrions choisir entre l’effort et le confort, la formation de notre caractère était oubliée au profit d’une course vers ce que nous pensions être le bonheur. » ( 12x12, 7e Étape, page 80 ) Deux citations de l’écrivain et philosophe français Bernard Le Bouyer (ou Le Bovier) Fontenelle tirées de son livre Bonheur nous ont même surpris par leur simplicité et leur pertinence : « Le plus grand secret pour le bonheur, c’est d’être bien avec soi. » — « Le grand obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à un trop grand bonheur. » Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent d'éviter de faire de projections au-delà de la présente journée. Nous pouvons planifier des événements, les noter à notre agenda. Notre agenda n'est pas en béton armé. Comme les jardiniers qui vont bientôt semer leur jardin, notre pouvons préparer la terre et faire un plan de ce que peut être notre côté « jardin ». Celui qui fait pousser les fleurs et les légumes et leur fournit tout ce dont elles ont besoin est notre Ps. Comme pour notre potager, Il nous comble de notre abstinence et d'une belle vie. Nous savons que nous sommes abstinents aujourd'hui, mais nous ne pouvons rien dire pour demain. C'est cette attitude qui nous assure la sobriété qui nous remplit de gratitude. Un jour à la fois ! Voici les paroles d'Un jour à la fois d'André Breton :

Un jour à la fois, Oh mon Dieu ( Renée Martel )

Je n'suis qu'un homme, rien qu'un pauvre homme
Aide-moi à croire à c'que je peux être, à ce que je suis
Montre-moi le chemin pour progresser
Mon Dieu, pour mon bien
Guide-moi toujours un jour à la fois

Refrain :
Un jour à la fois, ô mon Dieu
C'est tout ce que je demande
Le courag' de vivre, d'aimer
D'être aimé, un jour à la fois
Hier, c'est passé, ô mon Dieu
Et demain ne m'appartient pas
Mon Dieu aide-moi, aujourd'hui
Guide-moi un jour à la fois
Guide-moi un jour à la fois

Tu m'as tout prêté, la vie, la santé
Je veux croire en toi
En toutes tes bontés pour l'humanité
Une voix pour chanter, une âme pour aimer
Aide-moi à vivre, oui, aide-moi à vivre

Pour ceux et celles qui veulent entendre cette chanson :
http://www.youtube.com/watch?v=n0pM7RQDX38

‘Il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre, que ce soit en plein désert ou au coeur des grandes villes. Et quand ces deux personnes se rencontrent , et que leurs regards se croisent, tout le passé et tout le futur sont désormais sans la moindre importance.’ ( Paulo Coelho ) Merci mon Dieu de nous donner la bonne volonté de faire des choix sains et ce, non seulement en ce qui concerne notre alimentation, mais également dans nos relations, dans notre vie amoureuse et dans les soins que nous accordons à ceux et celles qui souffrent encore. « Il faut laisser l’alcoolique poursuivre son programme jour après jour… Il faut que, jour après jour, votre protégé et vous marchiez ensemble sur le chemin du progrès spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 113 )

« Tomber enceinte, mon garçon, c'est donner son cœur et son corps à quelqu'un qu'on n'a pas encore vu. C'est établir avec lui un lien presque indestructible. » ( Boucar Diouf ) Voir le texte suivant qui est superbe sur le rôle des mères et des grand-mères dont nous célébrions aujourd’hui la fête : https://www.facebook.com/BoucarDioufHumoriste/videos/662434207138350/ Merci aussi à la mère de mes enfants !!!

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

samedi 13 mai 2017

Pensées 13 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« La reconnaissance est la mémoire du cœur. » ( Hans Christian Andersen ) Être reconnaissant c'est découvrir que nous sommes redevables à un tiers qui nous a procuré un bienfait. La reconnaissance n'est pas qu'une activité mentale : c'est une évaluation qui est toujours accompagnée d'un peu de contentement. La reconnaissance suscite parfois de l'affection. Le bienfait reçu de cette personne est si précieux à nos yeux que nous aimons cette personne de nous l'avoir procuré. La reconnaissance implique toujours un mouvement pour souligner l'importance de ce que nous avons reçu. C'est une expérience génératrice de générosité. C’est aussi une expérience de bonté et de gratitude. Dans certains cas, nous voulons remercier celui qui nous a donné en lui redonnant quelque chose en retour ; dans d’autres cas, nous voulons faire bénéficier d’autres de cette bonté quand la nôtre est refusée.

La gratitude est aussi une forme de reconnaissance à l'égard d'une personne vis-à-vis de laquelle nous nous sentons comme obligés. Il y a souvent dans la gratitude une impression d'obligation. Nous considérons comme normal que notre Dieu d'amour se comporte comme un bon père, bien que nous nous trouvons quand même privilégiés. Nous ne sommes pas obligés à son égard bien que nous pouvons aussi avoir l'impression d'être en dette envers Lui.

« Le sentiment qu'on a pour la plupart des bienfaiteurs ressemble à la reconnaissance qu'on a pour les arracheurs de dents. » ( Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes ) Nous avons de la difficulté à remercier celui ou celle qui a pesé sur le bobo, qui a identifié notre problème souvent commun, même si ça s'est fait doucement et avec amour. Les membres des groupes d'entraide nous partagent cette reconnaissance, cette gratitude pour les souffrances de notre compulsion, cette gratitude pour ce rétablissement miraculeux permis par Dieu, cette gratitude pour le privilège d'être au service de nos frères et sœurs dans le mouvement, et cette gratitude pour les liens fraternels qui nous attachent toujours plus intimement à eux, en une camaraderie que peu d'associations connaissent. Notre infortune est devenue notre bonne fortune. « Les leçons de l'infortune sont presque toujours un bienfait. Elles ne sont funestes qu'aux âmes viles qu'elles paralysent pour toujours. » (Pierre Chauveau, Charles Guérin ) Bill W. parle de la peur « comme un fil mauvais et pourri, la trame sur laquelle nos existences étaient tissées. Elle a engendré des situations qui ont causé des malheurs que nous ne croyions pas avoir mérités. » ( Gros livre, page 76 ) Il la qualifie comme responsable de son infortune et des ennuis qu’elle a généré. Mais ç’a aussi pris ça pour l’amener à avoir le désir d’arrêter de boire.

« La réalité est une illusion produite par le manque d’alcool. » ( Jay McInerney ) — « La sobriété est une hallucination provoquée par le manque d’alcool. » ( Robert Ley ) En effet, l’abstinence donne tout un buzz. Et il y a bien plus que juste l’abstinence. « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs permanentes que nous voudrons rechercher. Après avoir ainsi revu notre journée, sans oublier de prendre bonne note de nos réussites et après avoir examiné nos cœurs sans crainte ni partialité, nous pouvons vraiment remercier Dieu pour les bienfaits que nous avons reçus et nous endormir la conscience en paix. » ( 12 x 12, 10e Étape, page 106 ) Merci mon Dieu pour notre bonne fortune ! Paulo Coelho a écrit dans cette même veine que le succès c’est d’être capable d’aller se coucher chaque soir l’âme en paix. Winston Churchill a écrit : « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Et Épicure lui avait écrit : ' ’homme qui a l’âme en paix n’est importun ni à lui-même ni aux autres. Épicure (accompagné de son disciple Lucrèce) disait que leur démarche conduisait le penseur vers une destination emplie de sagesse où s’exprime le bonheur. Pour parcourir ce chemin, il fallait entre autres choses se débarrasser des peurs qui les tiraillaient — peurs qui étaient le fruit de leur ignorance.

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

vendredi 12 mai 2017

Pensées 12 mai 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Ne craignez pas d'atteindre la perfection, vous n'y arriverez jamais. » ( Salvador Dali ) La perfection est une illusion et bien que virtuellement, elle nous invite à faire face à nos limites. Les Douze Étapes nous amènent à la pleine réalisation de ce que notre Ps a comme dessein pour nous et ça n'exclut pas la perfection. Pour Elle ou Lui, tout est possible. Nous pouvons atteindre notre plein potentiel en nous rétablissant et les trois essentiels au rétablissement sont un esprit ouvert, de l'honnêteté et une bonne volonté. Nous pouvons garder l'esprit ouvert sans effort conscient. Nos expériences nous incitent quelquefois à la fermeture. Nous avons l'impression que nos préjugés minent parfois notre cheminement personnel à travers ces expériences. Atteindre notre plein potentiel malgré le fait d'avoir grandi dans un famille dysfonctionnelle est un défi quotidien mais non une tâche inaccessible ou chimérique pour notre Ps. Chaque fois que nous faisons de notre mieux, nous parvenons à progresser si telle est Sa volonté. « La vie est une passion par laquelle la beauté passe à une perfection moindre. » ( Claire de Lamirande )

« Il nous est suggéré de pleinement consentir à tendre vers la perfection. Un certain délai, notons-le, peut être excusé. » ( 12 x 12, 6e Étape, page 77 ) Rien de plus simple… mais pas en courant… « Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que viser l'imperfection et l'atteindre. » ( Bertrand Russell ) Les membres des groupes d'entraide nous invitent à exprimer notre gratitude, à rendre grâce à Dieu, car désormais nous connaissons la voie à suivre pour atteindre notre but : une vie abstinente, saine et utile pour nous et pour les autres et une implication dans les services pour aider ceux et celles qui souffrent encore et maintenir cette abstinence. Merci mon Dieu ! Aujourd’hui, notre cheminement et notre vie reflètent la progression, et non la perfection. « L’homme est la perfection de l’Univers, l’esprit est la perfection de l’homme, l’amour est la perfection de l’esprit, et la charité est la perfection de l’amour. » ( St-François de Sales )

Merci la Vie !!!
Gilles

Lire la suite...

- page 1 de 82