Enfance et adolescence du toxicomane

Certains événements survenus dans l'enfance ou l'adolescence favorisent parfois la toxicomanie: - la consommation excessive de tabac, d'alcool ou de médicaments par les parents:

- l'interrogation ou la découverte par l'adolescent d'une filiation dissimulée par les parents;

- la perte d'un frère ou d'une sœur; l'enfant vivant est considéré non comme un individu à part entière mais comme un substitut de l'enfant mort; - le père est absent ou ne représente pas la loi; il ne donne pas à l'enfant limites, interdits, valeurs et espoirs; - le père est supposé ne pas faire jouir la mère.

La prise de toxique n'est parfois que demande de reconnaissance, appel, «crise» d'adolescence. Une réponse adaptée de la famille - en modifiant les jeux relationnels, en posant des limites et en clarifiant les rapports à la loi - peut permettre au jeune de se structurer et le besoin du produit de disparaître.

La prévention repose sur des mesures officielles: information des adultes. aides apportées aux toxicomanes (soins. lieux de vie, réinsertion sociale) et à leur famille (centre d'accueil, de guidance ou de thérapies). lutte active contre le trafic de la drogue.

Mais que pouvons-nous faire individuellement? - Développer la solidarité envers le toxicomane et sa famille.

- Assurer à nos enfants une présence du couple parental, affective et effective (limites, interdits, valeurs, espoirs).

- Savoir prendre des mesures éducatives et sanitaires avec l'aide des professionnels de la santé et des spécialistes.

Le médecin de famille est souvent le premier soignant interpelé. Il a un rôle important à jouer auprès du toxicomane et (éventuellement) de sa famille. Il saura tenir compte de la nature du produit consommé, de la quantité et de la régularité des prises. de la personnalité du patient. de son âge. de son état général et du contexte social. Il tentera de nouer une relation de confiance permettant d'attendre et de préparer une demande de sevrage. Il donnera les informations nécessaires sur les centres de soins spécialisés, assurera un soutien pendant et après la cure.

Le médecin, comme toute personne en relation

avec un toxicomane, aura la difficile tâche d'être à l'écoute, fiable et ferme, de ne pas se laisser abuser, manipuler ou fasciner, de fixer les limites, de rappeler les lois, Il ne devra pas se laisser décourager par les rechutes qui peuvent. à long terme, favoriser la structuration de J'individu.

La cure de désintoxication, mot clef dans la prise en charge des toxicomanes, mythe et réalité, « synonyme» de guérison, est une phase nécessaire mais non suffisante du processus thérapeutique. Elle doit être préparée et n'être entreprise qu'à la demande du sujet lui-même. Elle peut être assurée en services hospitaliers ou en cure ambulatoire avec l'aide de centres spécialisés et soutenue par une aide psychothérapique.

L'urgence existe, lors de crises de convulsions. comas. etc.; les centres d'urgence et de soins peuvent y répondre mais sevrage, désintoxication et thérapie ne peuvent être entrepris en urgence.

La post-cure peut se dérouler dans des lieux divers; centres communautaires, familles d'accueil. lieux de vie.

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