Pensées 26 décembre 2017

Bonjour à toutes et à tous

« Jean Untel, bon membre des AA, déménage, disons, à Middletown, aux États-Unis. Désormais seul, il constate qu'il ne pourra peut-être pas rester abstinent, ni même survivre s'il ne transmet pas à d'autres alcooliques ce qu'il a lui-même reçu tout à fait gratuitement. » ( 12x12, 2e Tradition, page 152) La solitude (de solus « seul ») est l'état, ponctuel ou durable, d'une personne seule, c'est-à-dire d'une personne qui n’est engagée dans aucun rapport avec autrui. Il y a de nombreuses façons de faire face à la solitude. La plus courante ( pas vraiment la meilleure ) c'est d'aller chercher à l'extérieur toute la sécurité que nous ne trouvons pas en nous-même. Cette stratégie est employée par beaucoup d'entre nous qui manquent plus ou moins profondément d'estime de soi. Ignorants toutes les immenses richesses dont nous disposons déjà sur le plan spirituel, nous devenons à ce moment dépendants de quelque chose d'extérieur à nous-mêmes. Sans aucun contact social ou affectif avec d'autres êtres humains, l'enfant ne se socialise pas (syndrome de l'enfant sauvage qui dans les cas extrêmes ne sait pas qui il est, ni d'où il vient… ) ou se socialise différemment comme l'histoire de Lord Greystoke ( Tarzan d'Edgar Rice Burroughs ) avec les grands singes.

Le sentiment de solitude est souvent vécu comme un manque, un vide à combler, une souffrance. Pour certaines personnes, la solitude peut être une démarche intérieure voulue comme celle choisie par les ermites et anachorètes, tandis que pour d’autres, elle est un boulet. Dans toutes les grandes confessions religieuses, la solitude est indispensable à l'exploration spirituelle que plusieurs appellent l'expérience mystique. Antoinette Mayrat définit la solitude de deux façons : la solitude objective et la solitude subjective. La solitude objective est un fait observable, c’est l’isolement qui est la privation de compagnie humaine, la mise hors du circuit social, l'ermitage ou le désert. Cette solitude est parfois choisie comme de se retirer dans une maison de retraite ou de réflexion. La solitude subjective est un phénomène du vécu qui échappe à l’observation et au contrôle. Elle est de l’ordre du sensible. C’est un état d’âme ressenti en mode émotionnel. Ce sentiment peut être douloureux et angoissant pour la personne qui l’éprouve. Plusieurs auteurs ont fait la différence entre un état d’isolement et le sentiment de solitude. L’état d’isolement correspond à la solitude objective, le sentiment de solitude à la solitude subjective. Un état d’isolement n’engendre pas nécessairement un sentiment de solitude. Celui-ci peut naître chez des personnes parfaitement bien entourées.

Pouvons-nous vaincre la solitude indésirable ou simplement la vivre comme une émotion désagréable ? Il y a un genre de solitude qui nous fait souffrir et ça se produit lorsque nous croyons résister à de telles circonstances, celles que notre gPs a prévu pour nous. Même si l'intention divine derrière la souffrance semble être de nous ramener vers notre Être suprême, nous pouvons mettre de côté la peur de regarder profondément en nous-mêmes et faire face à qui, à comment nous sommes, à nos espoirs, nos attentes et nos ambitions, nos limitations et nos craintes. Nous pouvons rompre la timidité qui nous isole en prenant l'initiative de tenter de nouvelles relations et d'élaborer de nouvelles stratégies pour les contacter et communiquer avec elles. Nous n'avons rien à perdre. La crainte du rejet est un élément dissuasif qui nous nuit dans le processus de nous faire de nouveaux amis ou connaissances. L'objectif est important, nous pouvons faire quelques petits pas. Il y a sûrement d'autres personnes qui peuvent être disposées à rencontrer quelqu'un comme nous. Lorsque nous nous refermons sur nous-mêmes, nous reconnaissons la défaite. Pour la plupart d'entre nous, la solitude nous fait mal, et nous nous sentons mieux en ayant quelqu'un à qui parler et à qui partager notre intimité et notre mode de vie. « On a mis quelqu'un au monde — On devrait peut-être l'écouter. » ( Luck Mervil, Solitude dans la foule )

Comme résultat de notre rétablissement avec le mode de vie des Douze Étapes, nous savons que nous ne sommes plus seuls. Lorsque, nous avons le sentiment d'être une victime, lorsque ça fait yeark ! ou urk ! en dedans, nous pouvons y voir un signal d'alarme, un avertissement de notre Ps que la situation n'est pas dans notre meilleur intérêt et que maintenant nous pouvons faire des changements. C'est simple, la force qui nous pousse vers ces changements et qui nous remplit de joie de vivre, c'est notre Dieu d'amour.

Merci la Vie !!!
Gilles

--------------------------------------------

Voici l'une des leçons les plus utiles que j'ai apprises dans Al-Anon : Si je ne veux pas être un paillasson, je dois me tenir debout. En d'autres mots, même si je suis incapable de contrôler ce que les autres disent, font ou pensent, je suis responsable de mes choix.
Quand je regarde en arrière, je peux accepter que bien des fois le comportement inacceptable me visait, mais c'était moi qui restais là et l'acceptais et qui, souvent, revenais pour en subir davantage. J'étais un participant volontaire dans une danse qui nécessitait deux partenaires. J'avais l'impression d'être une victime, mais de plusieurs façons j'étais consentant.
Aujourd'hui, comme résultat de mon rétablissement dans Al-Anon, je sais que je ne suis pas démuni. J'ai le choix. Lorsque, comme autrefois, j'ai le sentiment d'être une victime, je peux considérer cela comme un signal d'alarme, un avertissement que je participe peut-être (en pensées ou en actes) à quelque chose qui n'est pas dans mon meilleur intérêt. Je peux résister à la tentation de blâmer les autres et examiner plutôt ma propre implication. C'est là que je peux faire des changements.

Pensée du jour
Endosser la responsabilité de mes propres choix peut me donner beaucoup de force. Aujourd'hui, j'agirai dans mon meilleur intérêt.

« ... je ferais bien d'accepter le défi de m'occuper de mon propre rétablissement avant de perdre un temps précieux à désirer que l'alcoolique se transforme…» La sobriété : un nouveau départ

Al-Anon, Le Courage de Changer, 26 décembre, page 361

--------------------------------------------

Enfant, j'ai grandi en attendant que mes parents m'offrent l'amour dont j'avais besoin. Quand j'ai quitté la maison, j'ai transféré cette attente sur mon compagnon alcoolique. Je vivais pour son amour et j'attendais qu'il modifie ces comportements qui, selon moi, me faisaient souffrir. Tant et aussi longtemps que je me suis accrochée à l'espoir qu'il allait finir par m'aimer comme je le désirais, je suis demeurée prisonnière de l'alcoolisme.
Après avoir assisté aux réunions Al-Anon pendant un certain temps, j'ai réalisé que j'avais consacré une bonne partie de ma vie à attendre que les autres changent afin de pouvoir être heureuse. J'avais gaspillé tellement de temps à essayer de changer les choses sur lesquelles je n'avais aucun contrôle. Quand j'ai finalement accepté le fait que je ne pouvais pas contrôler la consommation d'alcool de mon compagnon, j'ai été libérée. J'ai également pris conscience de mon impuissance devant les membres de ma famille.
Un certain regret a accompagné ces réveils spirituels, mais Al-Anon a fait en sorte que je sois occupée à m'informer au sujet de l'alcoolisme en tant que maladie et à aller de l'avant avec les Étapes. Je me suis demandé pourquoi je devrais essayer de me battre contre l'alcoolisme, alors j'ai décidé d'admettre que l'alcoolisme était plus fort que moi. Maintenant, je suis libre de découvrir cette personne en moi qui est pleine d'entrain, amusante, bienveillante, et digne d'être aimée. Aujourd'hui, j'apprends à m'offrir cet amour et cette acceptation inconditionnels que je désirais tant obtenir des gens qui n'en avaient pas à offrir.

Pensée du jour
Que puis-je changer afin d'être heureux ? Est-ce réaliste ?

« La seule personne qui peut m'aimer comme j’aimerais être aimé, c'est moi. » Le Courage de Changer, page 107

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 26 décembre, page 361

--------------------------------------------

Accepter et le succès et l'échec

Et encore, comment réussirons-nous à composer avec ces semblants de succès et d'échecs ? Pouvons-nous les accepter, les uns comme les autres, et nous y adapter sans découragement ni orgueil ? Pouvons-nous accepter avec courage et sérénité la pauvreté, la maladie, la solitude et le deuil ? Pouvons-nous sans broncher nous contenter de satisfactions plus modestes, mais parfois plus durables, si les succès plus éclatants et plus remarquables nous sont refusés ? Les Douze Étapes et les Douze Traditions, page 128

Après avoir trouvé les AA et cessé de boire, j'ai mis un certain temps à comprendre pourquoi la Première Étape contenait deux parties : mon impuissance devant l'alcool et ma difficulté de vivre. J'ai longtemps cru également que pour bien pratiquer les Douze Étapes, il me suffisait de « transmettre ce message à d'autres alcooliques ». C'était aller un peu vite et oublier que les Étapes sont au nombre de douze et que la Douzième comporte, elle aussi, plus d'une partie. J'ai fini par comprendre qu'il me fallait « mettre en pratique ces principes » dans tous les domaines de ma vie. En bouclant ainsi la boucle des Douze Étapes, non seulement je reste abstinent et j'aide quelqu'un d'autre à le devenir, mais je peux également transformer mon mal de vivre en joie de vivre.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 26 décembre, page 369

--------------------------------------------

26 décembre - Pensée A.A. pour aujourd'hui
Je suis heureux de faire partie du mouvement A.A., de cette grande fraternité qui existe dans le monde entier. Je ne suis qu'un membre parmi tous les A.A. mais, tout de même, j'en suis un. Je suis reconnaissant de vivre aujourd'hui, alors que je peux aider le mouvement A.A. à se développer, alors qu'il a besoin de moi pour mettre l'épaule à la roue et aider à l'œuvre du mouvement. Je suis heureux de pouvoir me rendre utile, d'avoir une raison de vivre et un but dans la vie. Je veux perdre ma vie dans cette grande cause et ainsi la retrouver de nouveau. Suis-je reconnaissant d'être un membre A.A. ?

Méditation du jour
Ces méditations peuvent nous enseigner la détente. Nous pouvons rendre service à notre prochain au moins un peu. Et nous pouvons être heureux en le faisant. Il ne faudrait pas trop nous en faire pour ceux que nous ne pouvons pas aider. Nous pouvons prendre l'habitude de laisser à Dieu les conséquences des actes que nous posons. Nous pouvons avancer dans la vie en faisant de notre mieux, mais sans aucun sentiment d'urgence ou de tension. Nous pouvons jouir de toutes les bonnes choses et de la beauté de la vie, et en même temps avoir profondément confiance en Dieu.

Prière du jour
Je demande de consacrer ma vie à celte grande cause. Je demande d'obtenir la joie et la satisfaction qui sont les fruits du bon travail bien fait.

Vingt-quatre heures par jour, Hazelden, page 363

--------------------------------------------

PENSÉE DU JOUR
Le temps écoulé depuis notre arrivée au Programme est important ou non, selon ce que nous faisons de ce temps. Plus nous nous ouvrons à la guérison qu'apportent l'acceptation et l'abandon, plus nous grandissons. Par contre, nous pouvons nous asseoir aux réunions pendant des années et demeurer aussi fermés et craintifs qu'à la première réunion. À chaque réunion, nous avons le choix. Nous pouvons nous ouvrir à la chaleur et à l'acceptation qui nous attendent ou nous pouvons rester fermés. Notre Puissance supérieure utilise ces moments pour nous toucher en se servant des autres.

MÉDITATION DU JOUR
Je demande à Dieu d'accepter de faire ma part et ne pas m'asseoir sur mes lauriers.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Les cadeaux de la croissance et de la guérison sont à ma portée. Je n'ai qu'à m'ouvrir pour les accepter.

Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement, 26 décembre

--------------------------------------------

Une Puissance qui ne fait jamais défaut

« En apprenant à faire confiance à cette Puissance, nous commençons à surmonter notre peur de la vie. » Texte de base, page 32

Nous sommes des gens qui avons l'habitude de mettre tous nos œufs dans le même panier. Plusieurs d'entre nous avaient une drogue de choix qui était leur favorite. Nous comptions sur elle pour traverser chaque journée et nous rendre la vie supportable. Nous étions fidèles à cette drogue ; en fait, nous nous abandonnions à cette drogue sans réserve. Puis, elle s'est retournée contre nous. Nous avons été trahis par la seule chose sur laquelle nous comptions, et cette trahison nous a démolis.
Maintenant que nous sommes arrivés tant bien que mal dans les salles de rétablissement, il se peut que nous soyons tentés de compter sur un autre être humain pour répondre à nos besoins. Il se peut que nous ayons une attente du même genre envers notre parrain (marraine), notre conjoint ou notre meilleur ami. Cependant, il est dangereux de dépendre des autres qui sont eux-mêmes loin de la perfection. Il se peut qu'ils soient en vacances, en train de dormir ou de mauvaise humeur lorsque nous avons besoin d'eux.
Notre dépendance doit s'appuyer sur une Puissance supérieure à nous-mêmes. Aucune force humaine ne peut nous rendre la raison, prendre soin de notre volonté et de notre vie, et être inconditionnellement disponible et aimante chaque fois que nous sommes dans le besoin. Nous plaçons notre confiance en Dieu tel que nous Le concevons, car seule cette Puissance ne nous fera jamais faux bond.

Juste pour aujourd'hui, je placerai ma confiance en une Puissance supérieure à moi-même, car Elle seule ne me laissera jamais tomber.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 26 décembre, page 378

--------------------------------------------

La vitalité ne se manifeste pas seulement dans la faculté de persévérer, mais aussi dans celle de recommencer. F. Scott Fitzgerald

Comme il serait injuste de considérer que j'ai tout raté parce que je dois recommencer du début. D'accord, j'ai fait un faux pas, une rechute. Et alors ? Toute création est un éternel recommencement. Le succès de toute entreprise, qu'il s'agisse de l'araignée qui tisse sa toile ou du savant qui fissionne l'atome, est fait de recommencements.

Mon désir de repartir à zéro est un signe de progrès ; il m'indique que je reviens au mode de vie en comprenant mieux et en saisissant mieux ma maladie. Loin de vouloir me cacher au fond de la pièce, je sens que j'ai quelque chose d'important à dire. D'ailleurs, le Gros Livre m'apprend que, pour s'engager sur le chemin du rétablissement, rien n'est aussi bon que d'aller au secours des autres. Une des façons de le faire est de partager ce que j'ai découvert : ma rechute, inévitable quand je m'éloigne du programme OA, a renouvelé ma foi en ce mode de vie.
Pensée du jour : Le terme « renouveau » témoigne pour moi de l'acceptation et de la liberté merveilleuses que les membres manifestent face à la maladie. Si les OA n'existaient pas, je n'aurais guère d'autre choix que de m'abandonner au chagrin mélancolique. Mais OA existe, et grandit et se renforce sans cesse — et moi de même.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 361

--------------------------------------------

« La force si puissante qui m'a conduit chez les OA veut aussi me conduire à la réalisation des promesses de ce programme. » Aujourd'hui, page 361

Aucune puissance humaine ne peut me soulager lorsque je me sens vide. Mais Dieu peut m'apaiser et Il le fera ! De mon côté, je n'ai qu'à lire, écrire, prier, rester en contact avec ma Puissance supérieure et avec les OA et mettre les Étapes en pratique. Il y a beaucoup plus de douceur pour moi dans le remède qu'il n'y en a jamais eu dans la maladie.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 26 décembre, page 361

--------------------------------------------

Pensée du jour
Je suis heureux de faire partie du mouvement J.A., de cette grande fraternité qui existe et qui aide tant ceux qui souffrent encore. Je ne suis qu'un membre parmi tant d'autres et je suis fier de faire partie de cette belle et grande famille. Je suis heureux de vivre aujourd'hui cette expérience qui me permet d'aider le mouvement J.A. à se développer et à dispenser son aide à tant de personnes souffrantes. Je suis heureux de me rendre utile, d'avoir une raison de vivre et un but dans la vie. Je veux me dépenser sans compter pour cette noble cause. Suis-je reconnaissant d'être un membre J.A.?

Méditation du jour
La méditation vous enseigne la façon de vous détendre. vous pouvez rendre service à votre prochain et être heureux de le faire. Il ne faudrait pas trop s'en faire pour ceux que vous ne pouvez pas aider. Vous pouvez avancer dans la vie en faisant de votre mieux, sans jamais vous presser, sans aucun sentiment de tension. Vous pouvez jouir de toutes les bonnes choses et pouvoir enfin admirer les splendeurs de la vie et, en même temps, avoir profondément confiance en Dieu.

Prière du jour
Je demande de consacrer ma vie à cette grande cause. Je demande d'obtenir la joie et la satisfaction qui sont les fruits du bon travail bien fait.

Joueurs Anonymes, 26 décembre

--------------------------------------------

Vivre sans alcool

26 — Se méfier des occasions de boire
Nous avons trouvé plusieurs façons de nous comporter dans les occasions où les gens consomment de l'alcool afin d'avoir du plaisir sans boire.
Au huitième chapitre, nous avons traité du bien-fondé de garder ou non de l'alcool à la maison après avoir décidé d'arrêter de boire. Nous avons alors reconnu que nous vivons dans une société fortement alcoolisée et que nous ne pouvons pas, en toute objectivité, espérer que cela change. Toute notre vie, il se présentera des occasions de boire. Il est probable que tous les jours, nous verrons des gens boire, des bars, et des réclames à la douzaine nous incitant à consommer de l'alcool.
Nous ne pouvons nous soustraire à toutes ces suggestions et il ne sert à rien de se plaindre. Nous n'éprouvons pas non plus le besoin ou le désir d'empêcher les autres de boire. Nous avons aussi découvert qu'il n'est pas nécessaire de nous priver de l'agréable compagnie de nos amis qui consomment de l'alcool. Bien qu'en début d'abstinence, il soit prudent de fréquenter des abstinents plutôt que des consommateurs d'alcool, nous n'avons aucunement l'intention de nous retirer du monde à tout jamais parce que tant de personnes boivent. Les personnes allergiques au poisson, aux noix, au porc ou aux fraises ne se réfugient pas dans les cavernes. Pourquoi devrions-nous le faire ?
Nous arrive-t-il d'aller dans des bars, des restaurants ou des clubs où l'on sert des boissons alcooliques ?
Oui, après quelques mois ou semaines, si nous avons une raison valable d'y aller. Si nous devons y passer quelques moments à attendre des amis, nous évitons de nous asseoir sur un tabouret de bar pour prendre un coca. Mais si sommes là pour un rendez-vous d'affaires ou une réunion mondaine, nous y participons activement, exception faite de l'alcool.
Au cours des premiers mois d'abstinence, il est sans doute plus sain de nous tenir à l'écart des copains avec qui nous buvions et de nos lieux de prédilection, et de trouver des excuses plausibles pour ne pas aller dans les soirées où l'alcool sera l'attraction principale. Il semble particulièrement important de fuir de telles occasions si elles nous rendent nerveux. Mais tôt ou tard vient le moment où les affaires, la famille ou l'amitié nous contraignent d'y aller, ou peut-être en avons-nous simplement envie. Même si nous ne buvons pas, nous avons élaboré diverses méthodes pour rendre ces occasions tolérables. Ici, nous faisons surtout allusion à ce grand cocktail ou à ces grands dîners amicaux où l'alcool coule à flots.
Si l'hôte ou l'hôtesse est un ou une amie avec qui nous pouvons être honnête, il être bon parfois de dire à l'avance que présentement, nous nous abstenons d'alcool. Bien sûr, nous ne sollicitons aucun traitement de faveur, mais il est réconfortant de pouvoir compter sur au moins une personne présente, tout à fait sympathique à nos efforts pour maîtriser notre problème d'alcool. Parfois, on peut aussi se faire accompagner d'une personne abstinente depuis plus longtemps, ou encore d'un compagnon au courant de notre situation et conscient de l'importance que nous attachons à l'abstinence.
Avant de partir, il est également profitable de vous entretenir avec un autre alcoolique rétabli ou avec un ami véritable qui se préoccupe de votre santé comprend parfaitement les contraintes de la situation. Au retour, faites en sorte de lui téléphoner pour lui en faire le récit. Un alcoolique rétabli ne saurait qu'être enchanté de ce genre d'appel. Croyez-nous ! Nous, membres des AA, sommes très heureux d'entendre un tel partage.
Avant de vous rendre à une réception, il est recommandable de manger un sandwich ou autre collation, même si vous savez que l'on y servira de la nourriture. Comme nous l'avons déjà mentionné, un estomac rempli nous protège contre les menaces de nombreuses situations difficiles. (Vous pourriez aussi apporter une petite réserve de vos menthes préférées ou d'un substitut diététique.) Cette précaution est encore plus importante si, lors d'une réception, vous prévoyez que l'heure de l'apéritif risque de se prolonger avant que la nourriture soit servie.
Si vous êtes prévenus du programme, vous pouvez préférer éviter l'heure de l'apéritif, du moins en partie, pour n'arriver que peu avant le dîner. Plusieurs d'entre nous agissent ainsi. Puis, si la consommation d'alcool doit se prolonger tard dans la nuit après le repas, nous avons conclu qu'il valait mieux partir tôt. Nous nous sommes rendus compte que les rares invités qui constatent notre départ ne s'en soucient guère. Ils sont trop occupés à boire ou à faire autre chose.
Dès notre arrivée à une telle réception, il est généralement recommandable de nous diriger directement vers le bar pour y prendre un soda au gingembre ou autre boisson. Personne n'est en mesure de savoir si le contenu de notre verre est alcoolisé ou non. Nous pouvons alors circuler et converser, le verre à la main, sans nous attirer de soupçons.
La première expérience de ce genre a été tout à fait révélatrice pour plusieurs. À notre grande surprise, nous avons découvert que (1) les autres personnes ne boivent pas autant que nous le pensions et que (2) rares sont celles qui nous surveillent ou se préoccupent si nous buvons de l'alcool ou non. (Les exceptions probables sont nos amis intimes ou nos parents qui se réjouissent de nos efforts pour résister à l'alcool.) Plusieurs croyaient que « tout le monde » buvait de l'alcool et se plaisaient à le répéter, et nous pouvions soutenir que nous ne buvions pas beaucoup plus que les autres buveurs de notre connaissance. Pour être francs, au rythme des années et de notre alcoolisme, nous nous dissociions de plus en plus d'avec les non-buveurs pour en arriver à croire que « tout le monde », oui, tout le monde que nous connaissons buvait. Une fois abstinents, lorsque nous observons « tout le monde », nous sommes surpris de constater que tous les gens ne boivent pas nécessairement et que plusieurs boivent beaucoup moins que nous le supposions.
Anticipant de telles occasions, l'alcoolique nouvellement abstinent se demande quoi répondre si des amis ou des parents l'apostrophent ainsi : « Allons prendre un verre. »
« Que bois-tu ? » — « Quoi, tu ne peux pas être un alcoolique ! »
« Tu ne bois pas ? »
« Un seul verre ne peut faire de tort. »
« Pourquoi ne bois-tu pas » ?... et ainsi de suite.
À notre grand soulagement, nous avons constaté que ces questions se posent bien moins souvent que nous ne l'appréhendions et nos réponses semblent ne pas avoir autant d'importance que nous l'imaginions. Notre abstinence soulève moins d'émoi que nous l'avions cru.
Il y a une exception. De temps à autre, un gros buveur nous harcèlera au sujet de notre abstinence. De prime abord, il faut considérer cette attitude comme très suspecte. Les gens civilisés et bien élevés ne font tout simplement pas tant d'histoires sur ce que les autres peuvent boire et manger ou ne pas boire ou manger, à moins n'est-ce pas, qu'ils cultivent certaines idées fixes. Il nous paraît étrange qu'on veuille ainsi forcer à boire celui qui n'en a pas envie ; nous nous demandons surtout pourquoi souhaiterait-on voir boire à nouveau une personne qui a cessé à cause d'un problème d'alcool ?
Nous apprenons à nous tenir à distance de ces gens. Si vraiment ils sont eux-mêmes aux prises avec leur obsession, nous leur souhaitons bonne chance. Mais nous n'avons pas à justifier notre comportement, ni à eux ni à personne d'autre. Nous ne discutons pas non plus avec eux ni n'essayons de les faire changer d'avis. Là encore, notre attitude est : « Vivre et laisser vivre ».
Mais revenons à ces questions posées poliment et innocemment par des amis ou des parents bien intentionnés, et aux réponses possibles. Il y a probablement autant de façons d'aborder ces situations qu'il y a de non-buveurs, et c'est votre propre jugement qui pourra vous dicter la méthode la plus efficace et la plus appropriée.
Toutefois, l'expérience des Alcooliques anonymes accumulée au cours des ans permet de dégager les grandes lignes de nombreuses méthodes efficaces. Nous aurions tort de ne pas puiser à même ces réserves de sagesse.
La majorité (pas tous) croit qu'il vaut mieux pour nous de dire la vérité à notre entourage le plus tôt possible. Il n'est pas nécessaire de simuler car les gens bien intentionnés sauront reconnaître notre honnêteté et encourager nos efforts pour nous libérer de notre dépendance. Dire ouvertement aux autres que nous ne buvons pas contribue à renforcer notre propre détermination à ne pas boire. Il peut aussi y avoir un effet secondaire ; une telle déclaration est de nature à encourager, à l'occasion, celui qui éprouve le besoin ou le désir de ne pas boire.
Comme résultat, nous n'hésitons pas, les circonstances s'y prêtant, à déclarer : « Maintenant, je ne bois plus ».
Notre interlocuteur sera souvent satisfait de nous entendre dire : « Je ne bois pas aujourd'hui (ou cette semaine) », ou simplement « Non, merci », ou encore : « Je n'en ai pas envie ».
Si nous croyons nécessaire d'expliquer davantage, nous voulons le faire sans mentir, de manière à ce que les autres comprennent et acceptent facilement. Par exemple, il y a toujours les fameux prétextes : « raison de santé »... « diète alimentaire »... « ordre du médecin ». La plupart d'entre nous, à un moment ou un autre, ont lu ou reçu un tel conseil d'un médecin.
« J'ai eu mon quota », « J'ai bu ma part », « L’alcool ne me réussit pas », sont autant de réponses plausibles.
Bien qu'entre nous, les AA, nous n'employons pas l'expression « au régime sec », une expression que la plupart des gens comprennent et respectent, pourvu que nous ne les incitions pas à s'abstenir. Même si nous ne pouvons certainement pas recommander le mensonge à cause des malaises qu'il nous cause, il nous est arrivé, à l'occasion, de recourir à un petit mensonge inoffensif, à une de ces petites tromperies sans conséquence et parfois décrites comme stratagème indispensable à l'harmonie des relations sociales.
Lorsque nous devons marmonner des excuses préfabriquées parce que nous ne buvons pas, nous essayons de trouver des prétextes assez plausibles. « Je souffre d'un mal mystérieux », ou « Je suis en traitement », peut faire taire les autres, mais il est fort possible que ces réponses suscitent d'autres questions.
Il est généralement suffisant de dire : « Je suis allergique ». Techniquement, en termes purement scientifiques, nous disent maintenant les spécialistes, l'alcoolisme n'est pas une véritable allergie. Toutefois, le mot « allergie » caractérise assez bien notre état. Si nous consommons de l'alcool, il est certain que des conséquences regrettables s'ensuivront.
Lorsque nous invoquons cette raison, elle produit ordinairement l'effet désiré. C'est-à-dire que les gens acceptent que nous ne buvions pas présentement et cessent de nous en parler.
Lorsque l'on nous demande ce que l'on aimerait boire, il semble convenable et sensé de demander tout de suite une boisson non alcoolisée et de l'accepter avec empressement, même si ce n'est pas ce que l'on préfère. Nous pouvons prendre une eau gazeuse, un jus de fruit ou de légume, ou tout autre breuvage non toxique facilement disponible. (Nous pouvons feindre de boire, si vraiment le goût nous déplaît ou si nous n'avons pas soif.) Ceci nous met à l’aise et libère les hôtes compulsifs qui se sentent obligés de remplir les verres et tolèrent mal de voir un invité avec un verre vide dans les mains.

Prendre place à une table jonchée de verres de vin lors d'un banquet solennel ne pose aucun problème particulier. Il suffit de retourner un verre pour signifier notre abstention à un bon garçon de table ou maître d'hôtel, même en Europe, royaume du vin. Comme substitut, nous demandons une eau de seltz ou une autre eau minérale gazeuse. Ainsi, lorsqu'un toast est proposé, presque personne ne nous remarque, en autant que nous levions un verre tenant un breuvage. Après tout, n'est-ce pas le geste symbolique amical tôt que la présence d'alcool dans un verre ou une coupe d'amitié qui donne à un toast sa valeur véritable ? Personne n'est obligé de répondre à des questions impolies ou indiscrètes. Lors des rares occasions où l'on nous en pose, nous pouvons soit les ignorer, contourner finement ou changer de sujet. Le cas échéant, rappelez-vous que, malgré les apparences, nous sommes des centaines de milliers d'alcooliques rétablis à nous ranger de votre côté et à très bien comprendre ce que vous faites, et pourquoi. Même si nous ne sommes pas présents de corps, nous pouvons vous assurer de notre soutien, autant de cœur que d'esprit.
Un autre incident s'est déjà produit pour plusieurs d'entre nous. Il n'est pas particulièrement sérieux ou alarmant, mais son récit pourra peut-être vous éviter d'être bouleversés si jamais vous y étiez exposés. De temps à autre, un ami ou un membre de notre famille, bien inspiré et bien intentionné, déclare haut et fort devant tout le monde que nous avons arrêté de boire et, croyant seulement nous aider, nous met ainsi dans l'embarras si nous n'avons pas assez d'aplomb pour dominer la situation.
Par exemple, la femme non alcoolique, dans la crainte fort compréhensible que nous puissions boire à nouveau et dans son désir excessif de nous protéger, échappera : « Il a cessé de boire ». Ou un ami zélé signalera sans réfléchir notre abstinence en désignant du doigt l'unique verre de jus de tomate sur le plateau de consommations en disant : « Celui-là, c'est pour toi ».
C'est très gentil à eux de vouloir nous aider et il faut n'y voir que leur bonne volonté. En toute justice, on ne peut s'attendre à ce qu'ils comprennent immédiatement ce que nous ressentons. Certains d'entre nous ne peuvent même pas identifier leur véritable état d'âme tant qu'ils ne sont pas parvenus à une certaine période d'abstinence et qu'ils n'ont pas atteint une certaine maîtrise personnelle.
Nous préférons naturellement avoir le privilège de nos propres choix, en privé et d'une manière discrète, sans avoir à l'étaler sur la place publique. Mais en devenant trop sensibles aux paroles ou aux gestes des autres, nous ne parvenons qu'à nous blesser nous-mêmes. Il vaut mieux essayer de faire bonne contenance en attendant que le moment passe. L’incident est généralement oublié en moins de cinq minutes. Redevenus calmes, plus tard, il nous sera possible d'expliquer que nous apprécions sincèrement leur sollicitude, mais que nous préférerions donner nos propres « explications ». Nous pourrions ajouter que nous aimerions apprendre à nous protéger nous-mêmes dans les événements sociaux, pour empêcher qu’une autre personne ne s’inquiète à notre sujet lorsque nous sommes laissés à nous-mêmes.
Après quelque temps, nous accédons à un état de paix profonde avec nous-mêmes et avec notre abstinence ; nous sommes assez détendus pour avouer l'exacte vérité, c'est-à-dire que nous sommes des « alcooliques rétablis », ou que nous sommes membres des AA.
Une telle révélation confidentielle sur notre propre compte, de personne à personne, ne contrevient pas à la tradition des AA de l'anonymat, qui suggère de ne révéler que les faits nous concernant personnellement et d'éviter toute publicité par les médias.
Parler ainsi de nous-mêmes avec aisance démontre que nous n'avons rien à cacher, que nous n'éprouvons aucune gêne à nous rétablir de notre maladie. Cette attitude contribue à nous revaloriser. De telles déclarations allègent des anciens stigmates injustement infligés aux victimes de notre maladie par des ignorants et aident à substituer une perception plus réaliste aux notions dépassées et stéréotypées d'« un alcoolique ».
Soit dit en passant, de pareils aveux pourront très souvent inciter une autre personne désireuse de surmonter un problème d'alcool à rechercher de l'aide.
Un dernier mot au sujet de ces occasions de boire. Certains alcooliques plus audacieux, lorsque l'incitation à boire devient pressante au point d'en être désagréable, s'excusent sans plus de cérémonie et quittent les lieux, sans se soucier de l'opinion des autres. Après tout, c'est notre vie qui est en jeu. Nous devons simplement prendre tous les moyens nécessaires pour protéger notre santé. Peu importe ce que les autres en pensent.

Alcooliques Anonymes, Vivre sans alcool (moyens éprouvés par les membres des AA pour ne pas boire), pages 71-76

--------------------------------------------

26 décembre

Qu’attends-tu de la vie ? T’attends-tu au meilleur, ou es-tu de ceux qui ont toujours peur que le pire arrive, que les choses tournent mal ? Si oui, tu mérites ce qui t’arrive, car tu attires à toi ce que tu aimes ou ce que tu détestes et crains. Lorsque ta conscience est négative, tu attires à toi la négativité comme un aimant attire l’acier, et tu te trouveras en compagnie d’âmes qui te ressemblent, car qui se ressemble s’assemble. Lorsque ta conscience sera d’amour, quand tu seras débordant des joies de la vie et quand ton cœur sera rempli de gratitude pour tous et tout, tu te surprendras à attirer vers toi les âmes heureuses, joyeuses qui irradient l’amour et la joie où qu’elles aillent. Ta vie sera remplie de ce que la vie peut offrir de meilleur. Pourquoi ne pas voir le meilleur en chaque situation ? Visualise le meilleur qui est attiré à toi maintenant.

La Petite Voix, Eileen Caddy

--------------------------------------------

Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
L'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

--------------------------------------------

26_d_cembre_seule_personne_aim_CCp107_Dlepa.jpg