Pensées 13 janvier 2018

Bonjour à toutes et à tous

Nous nous sommes aperçus que nous avions en notre for intérieur un temple ou sanctuaire que Dieu tel que nous Le concevons n’ait jamais quitté. ' La paix n’est pas le contraire de l’agitation. C’est l’absence d’agitation.' (Amma) « L’état d’esprit que tu as à l’église ou dans ta cellule, emporte-le avec toi dans le monde, dans son agitation et son inconstance. » ( Maître Eckhart ) Au tréfonds de chacun de nous, il y a un merveilleux sanctuaire de l'âme, un lieu saint, un centre, une petite voix intérieur qui s'y fait entendre, et où nous pouvons revenir sans cesse. C'est là que l'Éternité frappe à la porte de notre cœur. Notre Ps nous réchauffe en nous faisant entrevoir la magnifique destinée qu'elle a prévu pour nous : que même dans la froidure de l'hiver, il y a cet été invincible en nous. Cette force nous appelle à trouver en elle ce foyer chaleureux. Obéir à ces appels, s'en remettre joyeusement, corps et âme, sans réserve, à cette lumière intérieure, c'est le commencement du rétablissement et de la vie véritable. C'est là que la vie créatrice cherche à naître en nous. Cette lumière intérieure nous éclaire sur le plan de Dieu et projette sur notre visage de vieilles ombres en même temps que de nouveaux reflets de Sa gloire.

C’est la « shekinah » (résidence) de l’âme, la Présence de Dieu parmi et en nous, une lumière brillante et glorieuse, enveloppée dans une colonne de nuée et de feu. C'est Dieu qui se manifeste en chacun de nous. Nous connaissons tous déjà cette présence et cette lumière, puisque c'est grâce à cette lumière en chacun de nous que nous sommes en rétablissement. Nous nous imaginons souvent que c'est l'homme qui prend l'initiative et Dieu lui répond. Et s'il n'y avait pas de séparation, si l'initiative partait de notre Ps bien vivante au-dedans de nous et que c'est la réponse qui monte en nous. Dieu, tel que nous Le concevons, Celui qui nous aime, nous révèle Sa lumière et Ses ténèbres. Et tout ce que nous prenions pour notre propre initiative est en fait la réponse attestant de Sa présence en nous. « …nous ayant réduits à cet état d’impuissance absolue, vous nous annoncez que seule une Puissance supérieure peut nous délivrer de notre obsession. » ( 12x12, 2e Étape, page 27 ) Il y a en dedans et au plus profond de nous un tel sanctuaire — un lieu de compassion, de sagesse et de paix. Tout ce que nous devons vivre comme dans une vie de plénitude repose dans ce sanctuaire. Souvent, nous cherchons en dehors de nous-mêmes, à la recherche de sens ou de sensations qui, selon nous, devraient nous donner une valeur ou compenser pour un manque d'amour.

À toute heure du jour, nous pouvons tous revenir à cette place, cet endroit apaisant — cette source d'intégrité et de divinité en nous. Notre contact conscient avec Dieu tel que nous le concevons est cette connexion à cette source intérieure qui se manifeste en nous. Grâce à la compassion et l'amour de notre Père, nous en venons à connaître notre vrai Soi, notre identité (l'âme humaine de Kant). Sur notre chemin de rétablissement, nous découvrons que la source divine est bien en nous, nichée profondément dans ce sanctuaire intérieur qui nous attendait comme si nous revenions à la maison sans toutefois ne l'avoir jamais quitté.

Pour nous libérer des craintes de l’existence, de ces peurs et menaces que font peser sur nous certains individus, certaines situations, pour cicatriser toutes les blessures personnelles, un jour nous est révélé le principe de l'infini pardon, de l'infinie bonté et de l'infinie rédemption de notre Ps et de son amour. Nous sentons intimement le besoin de nous ouvrir à l'infinie miséricorde divine pour nous savoir radicalement compris dans la faiblesse de notre nature blessée et dans la force qui nous a été donnée de survivre à ces blessures et de les panser.

« On nait, on meurt. C’est mieux si entre les deux on fait quelques chose. » ( proverbe tibétain ) Notre Ps, cette source de tout don parfait place entre nos mains continuellement la sagesse, l'honnêteté, l'ouverture d'esprit et la bonne volonté qui nous permettent d'être dignes de ce trésor immense qu'est l'amour, la clémence et la grâce de Dieu. Ou est-ce vice versa ?

Merci la Vie !!!
Gilles

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Al-Anon me donne une grande liberté spirituelle en m'encourageant à trouver une conception personnelle de Dieu et à accorder aux autres la même liberté. Jusqu'à ce que je puisse penser à Dieu en termes qui avaient du sens pour moi, je n'ai pas été capable de vraiment confier ma vie à une Puissance Supérieure.
Mon concept de Dieu évolue. Il change et croît à mesure que je continue à changer et à croître. Comme c'est merveilleux, car je perçois maintenant une Puissance Supérieure Qui est aussi vivante que moi ! Jamais dans ma vie je n'ai rêvé de trouver une telle source de sérénité, de courage et de sagesse.
Il y a un but unique à mon cheminement dans la vie. Je suis le seul à pouvoir vivre ma vie et j'ai besoin de l'aide de Dieu tel que je Le conçois afin de la vivre pleinement. Ancré dans la foi, je peux tenir bon dans mon cheminement et faire face à l’avenir avec confiance.

Pensée du jour
Jadis j'avais peur de vivre ma vie. C'est que je ne savais pas comment faire et je pensais qu'il n'y avait personne pour me l'apprendre. Maintenant, j'ai en mon for intérieur une ressource pour me guider dans les nombreux chemins de la vie. Je ne suis pas seul pour faire le trajet.

« Au milieu de l'hiver, j'ai finalement appris que j'avais en moi un invincible été. » Albert Camus

Al-Anon, Le Courage de Changer, 13 janvier, page 13

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Au début, je n'ai vraiment pas apprécié que mon groupe procède à un inventaire de groupe. je serrais les dents et j'étais impatiente d'en arriver à la « vraie » réunion. Je me disais qu'au moins, si je ne prenais pas part aux discussions, l'inventaire finirait plus vite. Toutefois, étant donné que je désirais me rétablir, j'ai examiné mon comportement et j'ai découvert une tendance. Je refusais non seulement de participer aux inventaires de groupe, mais je m'investissais à peine dans le groupe. Je restais à l'écart, isolée même lorsque j'étais entourée par mes compagnons dans la fraternité.
Lorsque j'ai commencé à me sentir lésée par les décisions de mon groupe, j'ai examiné ma tendance plus sérieusement. Cet effort m'a permis de me rappeler ce que je ressentais adolescente en grandissant dans un foyer marqué par l'alcoolisme — ignorée, invisible, et insignifiante. Les décisions étaient souvent prises sans que mes idées ou mes sentiments soient pris en considération. J'ai fini par décider que je n'essaierais même plus de me faire entendre. Je me suis dit que cela n'avait pas d'importance.
J'ai été vraiment choquée de constater que je me comportais de la même manière dans mes groupes Al-Anon. Lorsque je permettais au groupe de prendre des décisions sans ma participation, choisissant encore une fois de me taire, je perpétuais le rôle de victime qui m'avait tant fait de tort.
J'ai finalement décidé qu'il valait mieux risquer de parler plutôt que de nourrir un ressentiment. Lorsque j'ai commencé à prendre part aux affaires du groupe, j'ai remarqué que les autres membres écoutaient ce que j'avais à dire. Ils m'accostaient après les réunions pour me remercier d'avoir exprimé des choses auxquelles ils pensaient eux aussi. Lentement, mon estime de moi a augmenté. Je suis importante, mais je devais prendre le risque de le découvrir.

Pensée du jour
Notre Puissance Supérieure pourrait bien utiliser ma voix pour communiquer à mon groupe la réponse qu’il recherche.

« Le sentiment réconfortant d'être tous égaux nous encourage à prendre une part active au travail de notre fraternité. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions d’Al-Anon, page 111

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 13 janvier, page 13

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On ne guérit pas du jour au lendemain

« Nous ne sommes pas guéris de l'alcoolisme ; nous bénéficions seulement d'un sursis quotidien, lequel dépend du maintien de notre forme spirituelle. » Les Alcooliques Anonymes, page 96

Le fantasme le plus courant chez les alcooliques semble être celui-ci : « Pourvu que je ne boive pas, tout ira bien. » Quant à moi, une fois que le brouillard s'est dissipé, j'ai pu voir pour la première fois le gâchis qu'était devenue ma vie. J'avais des problèmes familiaux, professionnels, financiers et juridiques ; je m'accrochais encore à de vieux préjugés religieux ; j'avais tendance à fermer les yeux sur certains aspects de ma personnalité, car ils auraient facilement pu me convaincre que j'étais un cas désespéré et qu'il ne me restait plus qu'à m'évader, encore une fois. Le Gros Livre m'a guidé dans la solution de tous mes problèmes. Mais cela ne s'est pas fait du jour au lendemain, automatiquement et sans efforts de ma part. Je dois toujours reconnaître la clémence et la grâce de Dieu qui me soutiennent dans tous les problèmes auxquels je fais face.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 13 janvier, page 21

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Le don partagé

Il y a plus, chez les AA, qu'un ensemble de principes ; il s'agit d'une association d'alcooliques engagés dans l'action. Nous devons transmettre le message si nous ne voulons pas dépérir nous-mêmes ni laisser mourir ceux qui n'ont pas connu la vérité.

La foi, c'est plus que notre don le plus précieux ; notre première grande responsabilité est de la partager avec les autres. Puissions-nous, membres des AA, rechercher continuellement la sagesse et la bonne volonté qui nous permettront de bien remplir cette immense obligation que l’Auteur de tout don parfait nous a confiée.

1. Le Manuel de Service, page S1
2. Grapevine, avril 1961

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, page 13

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13 janvier - Pensée A.A. pour aujourd'hui
Quand nous buvions nous menions une vie anormale tant au point de vue physique que mental. Nous épuisions nos corps en les chargeant d'alcool. Nous ne mangions pas suffisamment et nous mangions ce que nous n'aurions pas dû manger. Nous n'avions pas suffisamment de sommeil ou bien celui que nous prenions ne nous apportait pas le repos. Nous nous ruinions nous-mêmes physiquement. L'alcool était pour nous une obsession et nous ne pouvions pas imaginer la vie sans alcool. Nous avions toutes sortes d'idées plus saugrenues les unes que les autres à notre propre sujet et au sujet des autres. Nous nous ruinions nous-mêmes mentalement. Depuis que je suis entré dans le mouvement A.A. ma santé est-elle meilleure physiquement et mentalement ?

Méditation du jour
Je crois que ma vie est purifiée comme l'or dans le creuset. L'or ne reste pas toujours dans le creuset ; il n'y reste que pour y être purifié. Je ne me laisserai jamais aller au désespoir ou au découragement. J'ai maintenant des amis qui désirent ardemment ma victoire. Si je faillissais à la tâche, je leur causerais du désappointement et de la peine. Je vais donc continuer d'essayer il vivre une vie meilleure.

Prière du jour
Je demande de toujours prier Dieu de me donner Sa force tandis que l'or de ma vie est purifié. Je demande qu'avec l'aide de Dieu je tienne le coup.

Vingt-quatre heures par jour, Hazelden, page 16

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PENSÉE DU JOUR
Désormais, je peux raisonnablement accepter que je vais commettre des erreurs tout au long de ma vie. C'est ennuyeux, mais je me fais de plus en plus à cette idée. Je pense que mes erreurs me manqueraient maintenant si elles disparaissaient tout à coup. Quand j'admets mes erreurs, c'est comme si j'accueillais une belle famille : elle est casse-pieds, mais elle est une partie de moi et j'ai appris à l'aimer (un peu). Si, comme la Dixième Étape le recommande, je poursuis mon inventaire personnel, je peux déceler mes erreurs presque aussitôt que je les commets et je peux les admettre promptement.

MÉDITATION DU JOUR
Je demande à Dieu de me rappeler de mettre régulièrement en pratique la Dixième Étape pour débusquer mes vieilles habitudes. Mon Dieu, aide-moi à prendre la responsabilité de mes erreurs et à faire face aux conséquences qui en découlent.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
La plus grande erreur que je puisse faire est de ne pas chercher à trouver mes erreurs.

Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement, 13 janvier

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Capituler pour gagner

« Le dépendant ne peut être secouru (...) que lorsqu'il admet être complètement vaincu. » Texte de base, page 29



Être complètement vaincu, quel concept ! Cela doit vouloir dire capituler. Capituler : abandonner complètement. Se rendre sans réserve. Lever les mains en l'air et abandonner la lutte. Peut-être lever la main lors de notre première réunion et admettre que nous sommes des dépendants.
Comment sait-on qu'on a franchi la Première Étape qui va nous permettre de vivre sans drogue ? Nous le savons parce que, après ce pas de géant, nous n'avons plus jamais besoin de consommer... juste pour aujourd'hui. Voilà ! Ce n'est pas facile, mais c'est très simple. Nous travaillons la Première Étape. Nous acceptons d'être réellement des dépendants. « Une fois, c'est trop et mille fois jamais suffisant. » Nous nous sommes prouvés cela assez souvent. Nous admettons que nous ne pouvons pas maîtriser la drogue sous n'importe quelle forme. Nous l'admettons ; nous le disons à voix haute, si nécessaire.
Nous utilisons la Première Étape en début de journée. Pour une journée. Cet aveu nous libère, juste pour aujourd'hui, du besoin de revivre encore et encore notre dépendance. Nous avons capitulé face à cette maladie. Nous abandonnons. Nous laissons tomber. Mais, en capitulant, nous gagnons. Et c’est là le paradoxe de la Première Étape : nous capitulons pour gagner et, de cette façon, nous gagnons une force bien plus grande que tout ce que nous n'avons jamais pu imaginer.

Juste pour aujourd'hui, j'admets que je suis impuissant devant ma dépendance. Je capitulerai pour gagner.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 13 janvier, page 15

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C'est par coups répétés qu'on renverse les chênes les plus grands. John Lyly

Si je fais une rechute, je me reprends. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, et je compte sur la pratique répétée pour me forger une belle abstinence. Y a-t-il une autre solution ?
C'est encourageant de penser que je peux me reprendre et faire les choses différemment, sans me juger ni me condamner. Je peux, par exemple, me demander si j'écoute bien — et mets en pratique — les suggestions et les slogans du mode de vie tels que « les demi-mesures ne nous ont rien donné », « nous devons être prêts à tout », faisons en sorte que les choses « restent simples » et « un jour à la fois » ? Ce sont là des paroles sur lesquelles je peux m’appuyer lorsque je me débats contre la nourriture ou contre mes défauts.

Pensée du jour : Je ne perds pas mon temps à me faire des reproches ; en cas d'erreur, j'essaie plutôt de me reprendre.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 13

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« Rien ne nous oblige à être au-dessus ni au-dessous du reste des humains ; nous sommes comme tout le monde. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 56

Je termine présentement ma Cinquième Étape et j'en suis à la fois soulagée et excitée. Je sais que ma Puissance supérieure n'a jamais cessé de m'accompagner, de me guider et de me pousser doucement à avancer. Autrefois, je n'avais jamais eu l'impression de faire partie de la race humaine. J'estimais que je devais être supérieure aux autres sans quoi je ne valais rien du tout. J'exprimais ce sentiment en prétendant tout savoir.
Lorsque j'ai réfléchi à mon inventaire de Quatrième Étape, je me suis rendu compte que j'étais exactement comme les autres membres OA. D'ailleurs, j'avais souvent entendu les membres partager des choses semblables dans les réunions. Pourquoi me croyais-je différente ?
Le processus de la Cinquième Étape m'a ouvert les yeux et m'a fait voir la réalité de ma vie. J'ai constaté que je n'étais qu'une membre parmi tant d'autres, qui tend la main aux autres et à sa Puissance supérieure tout en essayant de recouvrer la santé.
En parlant avec ma marraine, je me suis sentie pleine d'humilité, acceptée et aimée. Je faisais enfin partie de la race humaine : ni meilleure ni pire que mon prochain. Quel programme incroyable ! Merci aux OA, aux membres et à ma Puissance supérieure.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 13 janvier, page 13

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13 janvier

Sans foi tu ne peux pas voyager sur ce chemin spirituel. Sans confiance il n'y a pas d'amour ; et sans amour la vie est vide. Ouvre ton cœur et laisse couler l'amour sans cesse, même si la vie, peut sembler difficile en surface. Elève-toi au-dessus des conditions et circonstances extérieures de la vie jusque dans les domaines où tout est lumière, tout est paix, tout est perfection et où il n'existe pas de séparation. 
Tu dois faire ce choix, et puis tu dois le réaliser. Ne permets à rien d'extérieur de te déprimer. Vois la splendide merveille cachée, telle une doublure d'argent, derrière chaque nuage sombre, et concentre-toi sur elle jusqu'à ce que le nuage se dissipe. Apprends à planer comme une alouette, loin, loin dans les hauteurs, en chantant des chants de louange et de grâce. Ne t'accroche pas aux voies de ce monde, au matérialisme, dans la vie. 
 Ce sont les voies de l'Esprit qui importent. Commence dès maintenant à vivre par l'Esprit et à marcher dans les chemins de l'Esprit.

La Petite Voix, Eileen Caddy

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Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
L'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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