Pensées 01 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Plusieurs d'entre nous croyons que nous avons tous un « côté sombre », côté pervers, givré ou gelé qui peut nous conduire à faire des choses cruelles, agressives, violentes physiquement ou psychologiquement. Souvent l'accomplissement de cet acte donne l'illusion d'assouvir vengeance, haine, rancœur, stress, agressivité, peine, peur, etc. un instant et c'est après que nous nous rendons compte de la portée négative, exagérée, gratuite, futile, etc... Mais pourtant, tous et chacun nous l'avons fait... Certains de ses actes répréhensibles sont considérés comme « un coup de folie passagère ». « Choisir de guérir nos blessures du passé, c’est éviter à nos enfants et aux générations suivantes d’avoir à les porter. » ( Auteur inconnu ) Même les gentils explosent voir à la fin le texte du Dr George R. Bach et Dr. Herb Goldberg tiré du livre L'agressivité créatrice.

Notre côté sombre n'est pas mauvais : c'est une partie de nous que nous concevons comme être humain. Dieu fait son œuvre au travers de notre côté sombre pour accomplir ses buts et pour réaliser Son Plan. Nous pouvons examiner en profondeur nos motivations, ainsi que les peurs et anxiétés qui accompagnent notre quotidien. Nous ne pouvons remettre à Dieu nos motivations injustes et nos craintes. Nous pouvons juste reconnaître que telle est Sa volonté. Nous pouvons aussi réaliser qu'aucun niveau de succès ou d'épanouissement personnel ne peut combler les fausses croyances ou illusions de trous créés par nos besoins non satisfaits d'amour et d'affection.

Si dans notre côté sombre nous y découvrons d'autres tendances compulsives, nous pouvons réaliser que notre Puissance supérieure c'est Dieu et qu'Il gouverne totalement notre vie personnelle, ainsi que les circonstances qui entourent notre vie. Nous pouvons faire confiance à notre Être suprême pour tous les détails de notre vie, même les plus petits. Si dans notre côté sombre nous y découvrons des tendances narcissiques : nous pouvons réaliser qu'aucune dose de réussite ou de reconnaissance de la part des autres ne peut étancher notre soif intérieure permanente de savoir que nous sommes à la hauteur et de satisfaire notre besoin d'être estimé, aimé. Si dans notre côté sombre nous y découvrons des tendances paranoïdes : nous pouvons faire confiance à Dieu qui est notre protecteur, et qu'Il sera notre rempart ou forteresse contre toutes les présumées attaques qui se lèvent contre notre rétablissement (réelles ou imaginaires). Si dans notre côté sombre nous y découvrons des tendances codépendantes : nous allons apprendre que nous ne sommes pas responsables des attitudes et des réactions des autres, et que faire plaisir à Dieu est plus important que recevoir l'approbation des gens qui nous entourent. En tant que codépendants, nous n'avons pas la responsabilité de répondre aux attentes de tout le monde, nous ne pouvons pas toujours sauvegarder la paix. À certains moments, allez savoir pourquoi, nous sommes utilisés par Dieu pour que les gens se sentent mal à l'aise avec certains comportements inacceptables. Si dans notre côté sombre nous y découvrons des tendances passives-agressives ( Une personnalité passive-agressive n'exprime extérieurement son agressivité qu'à travers une façade passive. Par exemple, ce type de personnalité exprime la colère principalement de manière subtile, par des insinuations ou des comportements non-verbaux, souvent niés si ces comportements sont explicités par le sujet qui les subit. Il s'agit d'un mécanisme de défense qui, le plus souvent, n'est que partiellement conscient. ), nous allons apprendre qu'une motivation issue d'une vision inspirée par Dieu est plus efficace que la manipulation des autres. C'est en suivant ce processus d'apprendre à mieux nous connaître et à progressivement accepter notre côté sombre que plusieurs d'entre nous croyons pouvoir éviter son paradoxe destructeur. Avec le temps, nous pouvons nous rétablir tout aussi aisément, alors que nous cheminons calmement et par la grâce de Dieu.

« J'allais découvrir le bonheur, la paix et une raison d'être grâce à un mode de vie qui se révèle incroyablement plus merveilleux de jour en jour. » — « J’ai éprouvé une impression de victoire suivie d'une sensation de paix et de sérénité que je n'avais jamais ressentie auparavant. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.1 l’histoire de Bill, page 10 et page 16 ) « Il n’y a point de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. ( Lao Tseu ) Et en amalgamant tout ça pour notre rétablissement, nous pouvons dire que le mode de vie mène au bonheur, et que la quête du bonheur nous y a mené. La quête du bonheur est comme ce symbole du printemps : un brin de muguet fait d’une clochette d’amour, d’une autre d’instant présent, de bonne volonté, d’honnêteté, d’amitié et d'une autre mêlée de folie et de sérénité. « Ne sois pas trop gourmand dans ta quête du bonheur et qu’il ne t’effraie pas. » ( Lao Tseu )

Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite tous et chacun à examiner notre côté sombre et ainsi nous rétablir par la grâce de notre gPs, et aussi soigner dans ce processus notre esprit et notre cœur. C'est là, la route de la liberté. Nous pouvons (Certains disent : « Nous devons...») marcher dans le noir pour trouver la lumière, nous pouvons cheminer dans la peur pour atteindre la paix. Nous pouvons cesser de combattre qui que ce soit ou quoi que ce soit et nous permettre un petit brin de « folie » rafraîchissante aujourd'hui. Wow !

Merci la Vie !!!
Gilles

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Lors d'une récente réunion Al-Anon, on nous a demandé de compléter la déclaration suivante : « Si seulement se produisait, je serais heureux. » Plusieurs d'entre nous avons été tentés de répondre que nous serions heureux si ceux qui nous sont chers devenaient sobres ou vivaient leur sobriété différemment. Mais il y avait aussi d'autres « Si seulement » qui maintenaient en nous un sentiment de privation : Si seulement mon patron, ma famille, mon travail, le gouvernement, les finances changeaient dans le sens que je veux, je serais heureux. Il est devenu évident que plusieurs d'entre nous avions mis notre bonheur en attente à cause de choses hors de notre contrôle. Nous avons donc appliqué la Première Étape et admis que nous étions impuissants devant ces personnes, ces endroits et ces choses. Ces « si seulement » rendaient notre vie incontrôlable, mais une Puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous rendre la raison. Plusieurs parmi nous avons décidé d'abandonner nos « si seulement » à une Puissance Supérieure. Quand nous l'avons fait, nous avons cessé de nous comporter comme des victimes, d'attendre que les choses changent. Nous avons choisi de prendre, en ce moment même, une part plus active dans notre recherche du bonheur.

Pensée du jour
Il y a plusieurs domaines de ma vie que je ne peux changer. Ce que je peux changer, c'est mon attitude. Aujourd'hui, je suis capable d'accepter ma vie telle qu'elle est. À l'instant présent, je peux être reconnaissant et heureux de ce que j'ai.

« Il y a dans la vie tellement, tellement de choses susceptibles de nous rendre toujours heureux. La plupart des gens posent des conditions au bonheur. On peut être heureux seulement si on ne pose aucune condition. » Arthur Rubinstein

Al-Anon, Le Courage de Changer, 1er mai, page 122

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Aujourd'hui, je sais que j'étais la parfaite protectrice. Mon comportement autocratique privait mon mari de toute responsabilité. J'essayais vainement de le contrôler et de le garder « sec ». J'ai fini par ne plus éprouver que de la haine et du dégoût envers mon mari et l'alcool. Il me semblait que ma vie n'avait aucun sens, et je me sentais privée d'une épaule sur laquelle m'appuyer, une place où pleurer en toute sécurité.
Puis j'ai été conduite à Al-Anon, où j'ai appris à faire quelque chose juste pour moi : me rétablir. J'ai appris que je n'étais pas responsable des actions de mon mari, alors je n'avais pas à avoir honte. J'ai appris que je ne pouvais pas le sauver, mais que je pouvais me sauver moi-même. C'était ma chance de descendre du carrousel de la négation avant que je glisse dessous et qu'il m'écrase.
J'ai surtout appris que ma façon d'aider n'aidait pas vraiment. Je devais faire les choses différemment. Dans mon pays, aux réunions Al-Anon, on dit que le détachement c'est « laisser aller avec amour ». Je me sentais incapable de le laisser aller avec amour. Par contre, j'ai décidé que je pourrais le laisser tomber en douceur.
C'est ce que j'ai fait, et ma vie a lentement commencé à reprendre du sens. J'ai commencé à prendre soin de moi. Je m'exerce à penser de manière positive en utilisant les Étapes et les slogans. La prière et la méditation m'aident à devenir plus équilibrée et plus satisfaite. Je pleure sur l'épaule de ma marraine quand j'ai besoin de réconfort, et nous discutons des outils du programme qui peuvent m'aider dans la situation que je vis. La maladie de mon mari a enrichi ma vie en me conduisant à Al-Anon. Avec l'aide d'amis ayant la même vision des choses, j'ai eu la chance de réaliser mes erreurs et d'en tirer des leçons. Pour moi, voilà la clé du véritable bonheur.

Pensée du jour
Puis-je « laisser aller » la personne alcoolique avec amour, ou à tout le moins la laisser tomber en douceur ?

« Laissez-le tranquille. Écartez-vous de son chemin. Entrez en vous-même. Allez aux réunions. Confiez-le à Dieu. » Forum Favorites, volume 4, page 142

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 1er mai, page 122

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Guérir le cœur et l'esprit

Nous avons avoué à Dieu, à nous-mêmes et à un autre être humain la nature exacte de nos torts. Les Douze Étapes et les Douze Traditions, page 64

Puisque Dieu se manifeste vraiment à moi par l'intermédiaire des autres, il est évident que si j'éloigne les autres, j'éloigne aussi Dieu. Il est plus près de moi que je le pense et je peux le connaître en aimant les gens et en me laissant aimer d'eux. Par contre, je ne peux ni aimer ni être aimé lorsque je laisse mes secrets bloquer le chemin.
Je suis gouverné par la partie de moi-même que je refuse de voir. Il faut donc que j'accepte d'examiner mon côté sombre si je veux guérir mon esprit et mon cœur. C'est là la route de la liberté. Je dois marcher dans le noir pour trouver lumière, je dois cheminer dans la peur pour atteindre la paix.
En révélant mes secrets et, par conséquent, en me débarrassant de mon sentiment de culpabilité, je peux vraiment changer ma façon de penser et en changeant ma façon de penser, je peux me changer moi-même. Mon avenir dépend de mes pensées. Ce que je pense aujourd'hui détermine ce que je serai demain.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, page 130

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Nous ne combattons plus

Nous avons cessé de combattre qui que ce soit ou quoi que ce soit, même l'alcool. Cette fois, la raison nous est revenue. Nous réagissons sainement et normalement, et nous constatons que cela arrive automatiquement. Notre nouvelle attitude devant l'alcool est vraiment un don de Dieu.
C'est là le miracle. Nous ne combattons pas, mais nous n'évitons pas non plus la tentation. Nous n'avons même pas eu à jurer de ne plus recommencer. Au contraire, le problème nous a été enlevé. Il n'existe pas pour nous. Nous ne nous sentons ni effrayés ni suffisants.
Voilà ce que nous vivons, et il en est ainsi tant que nous restons spirituellement en forme. Les Alcooliques Anonymes, page 78

Alcooliques Anonymes, Réflexions de Bill, page 121

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1er mai - Pensée A.A. pour aujourd'hui
Le programme A.A. est un programme de charité parce que le vrai sens du mot charité c'est de nous soucier assez des autres pour désirer véritablement les aider. Pour obtenir pleinement les avantages de cette méthode, nous devons essayer d'aider d'autres alcooliques. Nous pouvons essayer d'aider quelqu'un, tout en pensant que nous n'y avons pas réussi, mais cette semence germera peut-être un jour. Nous ne savons jamais les résultats que même une seule de nos paroles peut produire. Mais le point principal, c'est de désirer vraiment aider les autres, avec ou sans succès. Ai-je la véritable charité ?

Méditation du jour
Toutes les choses matérielles, l'univers, le monde, même nos corps peuvent bien être la Pensée éternelle exprimée sous forme de temps et d'espace. Plus les physiciens et les astronomes réduisent la matière, plus elle devient une for­ mule mathématique, ce qui est une pensée. En dernière analyse, la matière est pensée. Quand la Pensée éternelle s'exprime en terme d'espace et de temps, elle devient matière. Nos pensées, dans le système de l'espace et du temps, ne peuvent rien connaître directement, sauf les choses matérielles. Mais nous pouvons conclure qu'en dehors de la prison de l'espace et du temps existe l'éternelle Pensée que nous appelons Dieu.

Prière du jour
Je demande d'être une expression véritable de la Pensée éternelle. Je demande que les pensées de Dieu accomplissent leur œuvre par l'entremise de mes pensées.

Vingt-quatre heures par jour, Hazelden, page 124

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PENSÉE DU JOUR
Les gens ont besoin de se protéger eux-mêmes sans faire de tort aux autres. Je peux apprendre à protéger mon état de bien-être sans blesser les autres. Que j'aie à dire non, ou à dire à quelqu'un que je n'aime pas ce qu'il fait, ou dire à quelqu'un que je souffre, ou encore à demander qu'on réponde à mon besoin ou à me permettre qu'on y réponde, je dois le dire ou le faire sans démolir personne. J'ai besoin de m'occuper du problème, non de la personnalité. J'accepte toutefois la responsabilité sans blâmer les autres.

MÉDITATION DU JOUR
Aide-moi à savoir que, lorsque je suis honnête, je n'ai pas besoin d'être sur la défensive.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je dois m'affirmer.

Émotifs Anonymes, Aujourd’hui Seulement, 1er mai

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L’estime de soi et le service

« Le fait d'être engagé dans les services me donne le sentiment d'avoir de la valeur. » Narcotics Anonymous, page 212

Dans la plupart des cas, lorsque nous sommes arrivés à Narcotiques Anonymes, il ne nous restait que très peu d'estime de nous-mêmes. Plusieurs membres disent qu'ils ont commencé à développer l'estime d'eux-mêmes par le service dès le début de leur rétablissement. En effet, il se passe quelque chose qui ressemble à un miracle lorsque, grâce à nos efforts pour rendre service, nous commençons à avoir un effet positif sur la vie des autres.
Après trente jours d'abstinence, la plupart d'entre nous n'ont pas beaucoup d'expérience, de force ou d'espoir à partager. En fait, il y aura même des membres qui nous diront carrément que ce que nous avons de mieux à faire pour le moment, c'est d'écouter. Pourtant, même au bout de trente jours seulement, nous avons quelque chose à offrir au dépendant qui vient juste d'arriver dans une salle N.A. et qui s'efforce de rester abstinent vingt-quatre heures. Le nouveau membre N.A., celui qui n'a que le désir d'arrêter de consommer mais pas d'outils, peut difficilement s'imaginer qu'on puisse demeurer abstinent un an, deux ans ou dix ans. Mais il ou elle peut s'identifier à ces gens qui, d'un air à la fois fier et incrédule, prennent un porte-clés de trente jours d'abstinence.
Le service est notre unique cadeau, c'est quelque chose que personne ne peut nous ôter. Nous donnons et nous recevons. Grâce au service, plusieurs d'entre nous entreprennent le cheminement parfois long qui leur permettra de jouer un rôle productif dans la société.

Juste pour aujourd'hui, je serai reconnaissant de pouvoir servir.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 1er mai, page 129

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Un brin de folie au printemps Même pour le roi est rafraîchissant. Emily Dickinson

La vie c'est quelque chose d'austère et de sérieux, n'est-ce pas ? Tout dépend de la façon dont on l'envisage. J'ai parfois tendance à prendre les choses trop au sérieux, particulièrement en ce qui concerne mon horaire chargé ainsi que l'importance que j'accorde à chacune des tâches que je compte faire dans les heures qui viennent. Une membre racontait un jour à son groupe qu'un samedi matin, à son réveil, elle s'était mise comme d'habitude à faire mentalement la liste des choses qu'elle prévoyait accomplir au cours de la matinée. Puis, elle décida de mettre cette liste par écrit. Lorsqu'elle eut terminé, elle avait rempli une feuille recto verso avec une liste de tâches dont l'exécution aurait exigé plusieurs jours de travail ininterrompu. Moi aussi, j'ai découvert que prendre les choses trop au sérieux pouvait me rendre tout à fait irréaliste.

Pensée du jour : La fièvre du printemps ne coïncide pas nécessairement avec le calendrier, mais si elle éclate, je peux très bien envisager de me permettre un petit brin de « folie » selon ma fantaisie.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 122

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« Nous ne pouvons changer quoi que ce soit dans notre vie si nous n'avons pas reconnu que la chose à changer est bel et bien là. En nous aidant à savoir qui nous sommes, la Cinquième Étape nous donne accès au changement, et à une qualité de vie insoupçonnée. » Les Douze Étapes et les Douze Traditions des Outremangeurs Anonymes, page 56

Pour reconnaître la vérité à mon sujet, je dois être honnête, avoir le courage de dire la vérité et la bonne volonté de l'accepter. Il me semble parfois que je n'y arriverai jamais, mais la seule façon d'en finir rapidement avec cet exercice est de passer à travers.
Si je n'accepte pas que je suis malade, j'irai difficilement chercher des soins médicaux. Si je refuse de prendre mon remède, il est peu probable que je change et que je finisse par me rétablir. Tout cela se résume au prix que je suis prête à payer. Si mon temps, mon argent et mon énergie ne valent pas grand-chose, alors il est peu probable que je fasse tout ce que j'ai à faire pour me rétablir. Si au contraire mes priorités sont mon rétablissement, ma qualité de vie et les fruits de mon travail spirituel, alors je voudrai bien y mettre le prix et profiter de l'occasion pour grandir.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 1er mai, page 122

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Pensée du jour
Le programme J.A. en est un de charité, parce que le vrai sens de ce mot est le souci du bien-être des autres. Pour pouvoir bénéficier de notre méthode, il nous faut essayer d'aider le plus possible. Même si nous croyons que nos efforts ne sont peut-être pas d’une grande efficacité, nous pouvons être certains qu’ils porteront fruits à un moment ou à un autre. Une seule parole pourrait donner de grands résultats. Ce qui est important, c'est notre désir sincère de vouloir aider les autres joueurs. Ai-je un désir sincère d’aider ?

Méditation du jour
Toutes les choses matérielles, l'univers, le monde, même nos corps peuvent bien être la Pensée Éternelle exprimée sous forme de temps et d'espace. Plus les physiciens et les astronomes réduisent la matière, plus elle devient une formule mathématique de plus en plus difficile à comprendre. Finalement, on peut penser que matière est synonyme de pensée. Quand la Pensée Éternelle s'exprime en termes d'espace et de temps, elle devient matière. Nos pensées, dans le système de l'espace et du temps, ne peuvent rien connaître directement, sauf les choses matérielles. Mais nous pouvons conclure qu'en dehors de la prison de l'espace et du temps existe l'Éternelle Pensée que nous appelons Dieu.

Prière du jour
Je demande d'être une expression véritable de la Pensée Éternelle. Je demande que les Desseins Divins accomplissent leur œuvre par l'entremise de mes pensées.

Joueurs Anonymes, 01 mai

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1er mai

De grosses portes tournent sur de petits gonds. Des évènements extraordinaires partent de tout petits commencements. Je te le dis, ce qui a commencé à Findhorn d'une manière si modeste grandira et se développera en un mouvement universel, planétaire ; une révélation deviendra une révolution.
Mes chemins sont étranges et merveilleux ; ce ne sont pas les vôtres. Marche dans Mon chemin avec une foi et une confiance absolues, et vois se déployer Mer Merveilles et Ma gloire. Le printemps du Nouvel âge est là, il éclate en une parfaite harmonie, beauté et abondance; et rien de peux l'empêcher. Il y a un bon moment et une bonne saison pour tout, et c'est maintenant le bon moment et la bonne saison pour la naissance du Nouvel Âge. Alors ne t'attarde pas sur le passé, laisse tout derrière toi ; et vois ce que J'ai pour toi en ce magnifique jour nouveau. Vois se réaliser toutes Mes merveilles prometteuses, et rends grâce éternellement pour tout. Maintiens toujours devant toi la vision du nouveau ciel et de la nouvelle terre.

La Petite Voix, Eileen Caddy

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Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
L'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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Les «gentils 1 »



Tout le monde aime bien les «gentils» justement parce que leur principal souci consiste à tout faire pour plaire. Ils reflètent, plus que tout, cette peur des échanges agressifs dans une relation personnelle. Non qu'ils soient pacifistes ou lâches, car en temps de guerre, par exemple, ils n'hésiteraient pas à tuer.
Les « gentils » se préoccupent beaucoup de leur image de personne «sympathique» que tout le monde aime. Ils cherchent donc constamment à manipuler les gens et les situations de façon à éviter les conflits ouverts qu'ils détestent. De la sorte, ils n'ont pas à se soucier des critiques qu'on pourrait faire à leur sujet.
Sous la gentillesse se cache toutefois une grande réserve. Très peu de gens, sinon aucun même au sein de leur famille, deviennent assez intimes avec eux pour percer leur vraie nature. Ils ont un comportement essentiellement passif qui leur permet d'exprimer le minimum de sentiments et de n'établir que des relations superficielles avec les autres. Leur gentillesse sert aussi toutefois à manifester leur agressivité d'une façon indirecte et impersonnelle ; de cette façon ils manipulent les autres pour paraître toujours sous un jour favorable. Les autres les aiment, non parce qu'ils les connaissent bien, mais parce qu'ils ne les obligent pas à exprimer leur agressivité en s'opposant ouvertement à eux, en s'affirmant ou en se mettant en colère.
Les relations avec une personne « gentille » qui refuse d'exprimer ses émotions et de manifester son agressivité, dans les divers contextes sociaux décrits dans le présent chapitre, comptent parmi les plus compliquées qui soient. Invariablement, les « gentil s» suscitent des sentiments de culpabilité chez la personne qui s'oppose directement à eux. Après tout, comment peut-on se mettre en colère contre quelqu'un qui essaie seulement d'être « aimable » ? Si vous voulez vous opposer directement aux « gentils », vous risquez de vous heurter à des arguments du genre « Laissez-la donc tranquille, elle ne fait de mal à personne » ou « Il se mêle de ce qui le regarde, fais donc de même ». Il est donc important, pour préserver votre santé mentale, que vous soyez conscient de l'effet négatif ou destructeur que peut avoir leur comportement.
Dans ce but, vous devez vous poser la question primordiale suivante : quels besoins sa gentillesse satisfait-elle chez moi ?



Invariablement, les personnes qui sont en étroite relation avec un/e « gentil/le » protègent leur propre phobie de l'agressivité. Leur attirance pour ces personnes «gentilles», que tout le monde laisse en paix et à qui personne ne s'oppose jamais ouvertement, traduit leur refus de faire face à leurs problèmes affectifs, à leurs comportements d'enfants gâtés et à leur peur d'une véritable relation intime. Il existe entre les deux partis un accord tacite en vertu duquel personne ne réclame rien de l'autre.
Quels besoins satisfait le comportement « gentil » chez les deux parties? Voilà donc la question fondamentale à se poser. En gros, seules les personnes qui craignent les manifestations d'agressivité peuvent supporter les relations stagnantes, ennuyeuses et intolérablement superficielles qui sont seules possibles avec une personne « gentille ». Une fois qu'on a apprivoisé sa propre agressivité, les relations avec les « gentils » s'en trouvent facilitées. En voyant que vous vous affirmez et ne craignez pas de vous opposer ouvertement à eux ils comprendront que leur comportement essentiellement faux et manipulateur reste sans effets sur vous et ils changeront d'attitude ou mettront un terme à vos relations. En général, les personnes qui intègrent leurs conduites agressives, ne s'accommodent pas longtemps d'une relation avec un «chic type»; outre qu'elle soit destructrice, une relation de ce genre devient limitée et ennuyeuse. On se sent peut-être moins à l'aise au début avec une personne qui s'affirme ouvertement, mais elle apportera dans les rapports et dans les diverses situations sociales l'énergie indispensable pour qu'une relation évolue et reste affectivement saine.



1.- Les « gentils » créent autour d'eux une atmosphère qui empêche les autres d'avoir des réactions honnêtes et sincères, ce qui bloque leur propre développement affectif.
2.- Leurs proches finissent par se méfier d'eux ; en effet, leur comportement crée un sentiment d'incertitude et d'insécurité chez eux parce qu'ils ne savent jamais s'ils ne les laisseront pas tomber dans une situation critique où il faut entrer en conflit avec d'autres personnes.
3.- Les « gentils » bloquent le développement affectif de ceux qui sont en étroites relations avec eux parce qu'ils les empêchent de s'affirmer ouvertement et ne réagissent jamais sincèrement. Leurs proches sont forcés de diriger leur agressivité contre eux-mêmes, ce qui suscite chez eux des sentiments de culpabilité et d'angoisse.
4.- Comme ils sont toujours gentils, les autres ne peuvent jamais être sûrs que leur relation survivra à un conflit ou à une colère spontanés. Cette incertitude engendre une méfiance qui empêche leur relation d'évoluer vers une plus grande intimité.
5.- On ne peut pas se fier au comportement des « gentils » ; à intervalles réguliers et de façon inattendue, ils ont des accès de colère qui scandalisent leurs amis, qui n'étaient pas préparés à y faire face.
6.- En refoulant leur agressivité, les « gentils » s'exposent à des souffrances physiques qui prendront la forme de maladies psychosomatiques et à des souffrances psychologiques liées à une aliénation toujours plus grande.
7.- Le comportement des « gentils » est en quelque sorte irréaliste car ils n'expriment jamais de sentiments négatifs. Ils empêchent toute relation d'évoluer et deviennent eux-mêmes victimes de ce comportement destructeur.

1 Texte du Dr George R. Bach et Dr. Herb Goldberg tiré du livre L'agressivité créatrice.

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